Réligions-Spiritualités

De nombreux blogueurs ont souhaité que l’on parle davantage de la réligion et de la spiritualité qui sont les socles sur lesquels reposent toutes les recettes mystiques qu’ils ont l’occasion de découvrir ou expérimenter.

Certains,par scrupule ou peu informés sur la licéité de quelques recettes,ont éprouvé le désir d’en référer à la Chari’a avant toute application et avoir un avis fiable et sûr.

D’autres,autant intéressés par les recettes que par la spiritualité,voudraient pouvoir obtenir des réponses à leur questionnements et expériences spirituelles.

Avec enthousiasme il leur est dédié une rubrique distincte des « recettes mystiques ».

Elle est ouverte à tous,sans distinction de réligion,pour échanger sur les expériences spirituelles,les différents dogmes réligieux et les aspects du mysticisme dans toutes les réligions.

C’est un espace d’échange et de partage dans un esprit mutuel de comprendre la foi et les expériences de « l’autre »,celui qui pratique une réligion différente de son frère,appréhender les sources d’autres vies mystiques.

Bien que distincts,ésotérisme (recettes et formules mystiques) et mysticisme(contemplation divine) ont des points communs,source de moult confusions.

Beaucoup de blogueurs le devinent sans pouvoir se l’expliquer et,au lieu d’entretiens et échanges individuels par mail,il est utile que nous partageions nos connaissances.

De nombreux autres qui évoluent individuellement cherchent des mots à leurs maux,demandent de l’aide et un accompagnement,des explications à ce qu’ils ne comprennent pas ou plus.

Certains autres doutent de leur évolution spirituelle,se posent mille et une questions dont les réponses les apaiseraient. On redoute ce qu’on ne connaît pas…

Pour la cohérence des posts et exposés,nous souhaitons évoluer par thèmes choisis par les blogueurs,après des thèmes généraux qui seront abordés cette semaine.

Toute remarque ou suggestion bienvenue.

Davidoffolle

LE COEUR,ORGANE SPIRITUEL

Le coeur,organe biologique,est le lieu de toutes les manifestations spirituelles,ce qui lui confère une fonction spirituelle.
Cette fonction ne peut s’exercer tant qu’il est  » noirci » par les impuretés et le péché,
C’est un miroir qu’il faut polir par le jeûne,les privations,qu’il faut débarrasser de ce qui l’obscurcit,le péché,l’attachement aux biens matériels,la non observance des principes religieux.
En effet,chaque faute ou péché laisse une marque sur le coeur et à la longue l’obscurcit comme il est dit dans le Coran,Sourate 83,verset 14 « Non,non! Ce qu’ils s’acquièrent rouille leurs cœurs ».
Les expériences spirituelles ne commencent qu’avec cette purification du coeur.

La profondeur des marques et tâches laissées sur le coeur spirituel sont fonction du nombre et de la nature des péchés,mineur ou majeur.
C’est pour prévenir cet obscurcissement total qu’il faut pratiquer régulièrement l’Istighfâr.
Ces marques peuvent être ôtées oû effacées par des actes spirituels déterminés en fonction du péché qui les ont values,et le zikr est le moyen le plus rapide et le plus certain,même si dans certains cas la faute demeure.

Les zikrs connus pour agir sur toutes les formes de péché et les marques qu’ils laissent sur le coeur sont :
La salat alà nabi
Lâ ilâha illallah
Istighfar
Hayou Qayoum

Les actes pieux connus pour polir le coeur sont :
Le jeûne
L’aumône
La retraite spirituelle
Les prières nocturnes

LE COEUR,BARZACH

De par ses fonctions organiques et spirituelles,le coeur est un  » barzach « ,un intermonde entre le corps( fonction biologique) et l’âme( fonction spirituelle).

Il tient une position centrale qui lui permet d’être en contact avec le réel( le corps et la vie),le sensible(zâhir) et le non sensible (bâtin)
D’où un autre sens du verset 20 de la Sourate Le Miséricordieux verset 20 :
» Il a donné libre cours aux deux mers pour qu’elles se rencontrent,comme il y a entre les deux un intermonde,elles ne se mélangent pas ».
La première « mer » désigne le monde sensible et la seconde le monde spirituel.
Le coeur joue le rôle d’intermonde où les deux sources communiquent.

Lorsque ce canal de communication entre le ciel et la terre qu’est le coeur est fermé (Le Coran dit  » apposer un sceau sur le coeur »),le fidèle est éloigné de Dieu et de toute piété!

Il devient sourd à tout rappel,tout prêche et s’ouvre aux lumières trompeuses du Monde au détriment de sa foi et de son salut.

Cela ne survient qu’en cas d’obscurcissement total du coeur par le nombre inqualifiable de péchés et de turpitudes sans repentir.

Ici se situe l’importance de l’Istighfâr. En effet tant que le fidèle,conscient de sa faute, demande pardon au Seigneur pour ses péchés,il ne connaîtra jamais cet état fatal pour sa foi car le coeur,même marqué conserve la capacité de se pôlir par le pardon.

Le but ultime de tous nos actes de dévotion,d’adoration et de piété est d’abord de maintenir cette communication ouverte,ensuite l’entretenir pour en retirer tout ce qui pourrait la boucher (péchés,actes d’impiété,mauvaise vie…) enfin l’élargir pour recevoir le maximum d’informations spirituelles.

L’élargir consiste à la « vider » de tout élément parasite qui pourrait corrompre ou perturber la communication. Ces éléments parasites peuvent être généraux (les marques laissées par les interdits réligieux) ou particulières à chaque individu (désir inconsidéré du Monde, quête effrenée de biens matériels…etc).

Lorsque ce canal de communication qu’est le coeur devient propre et libre de tout désir matériel et même humain,il est apte à recevoir les théophanies et illuminations divines sans aucun intermédiaire.

Toute l’aventure mystique revient à ce travail d’orfèvre qu’est pôlir le miroir du coeur afin que la communication soit complète et totale. La méthode nous est donnée : le respect scrupuleux des principes réligieux,l’ascèse et la bonté.

A chacun est transmis ce qui peut passer par son canal de communication.

Le rôle d’Ibliss est d’encombrer au maximum votre canal de communication jusqu’à la fermer totalement. Comment ? par le péché et et l’impiété qui laissent de grandes marques et parasites dans le coeur. Le combat consiste,à défaut d’éviter les péchés et leur marque,à « nettoyer » au plus vite chaque trace laissée par une faute,soit par une bonne action,soit par le jeûne,soit par l’istighfâr! Ne jamais laisser les fautes s’accumuler mais récurer régulièrement le canal de communication pour éviter qu’il se bouche totalement!

LES NOMS DIVINS DITS « ASMAOUL IDRISSIYA » OU « ASMAOUL ‘IZÂM »

Ce générique regroupe une série de 41 invocations commençant toutes par des « asmaoul housnâ »

exemple 1 : yâ hamîdal fi’âli zal manni ‘alâ jamî-i khalqihi biloutfihi  : HAMÎD

exemple 2 :yâ rahima koulli sarîkhin wa makroubin wa ‘iyâssahou wa ma’âzahou : RAHIM

exemple 3 :yâ qayoûmou falâ yafoutou chayioun mine hifzihi wa la yaoudouhou QAYOUM

On ne peut aborder ces noms sans évoquer leur source et leur origine ni présenter l’ordre mystique qui nous l’a transmis :

LA CHATTÂRIYA

Formation de l’ordre mystique Chattâriya

La Chattâriya est apparue en Inde au début du XVe siècle,fondée par Abd Allah Chattârî(mort en 1485). Originaire de la région de Boukhara,il migra en Inde orientale pour s’installer. Déjà rattaché à la ‘Ichqiya et à la Suhrawardiya,deux ordres soufis,il était contrarié par l’essor de la Naqchbandiya en Asie Centrale.

C’est ainsi qu’il prétendit posséder une voie meilleure à toutes les autres,la Chattâriya, de « chattâr »,mystique qui s’est séparé du monde. Son ordre s’implanta du Bengale au Gudjarat grâce à deux disciples connus,Cheick Mouhamad ‘Alâ Qâzîn et Zuhûr Bâbâ Hâmid(mort en 1524).

Deux disciples du Bengali Zuhûr Bâbâ Hâmid,Cheick Phûl(mort en 1539) et son jeune frère Mouhamad Ghawth(1500-1562) contribuèrent à la célébrité de l’ordre après la mort d’Abd Allah Chattârî dans le Malwâ(ouest de l’inde).

La confrérie fut célèbre dans dans le sous continent indien jusqu’à la fin du XVIIIe siècle puis sombra dans l’obscurité.

De tous ses disciples,celui qui nous intéresse est :

MOUHAMAD GHAWTH (1500-1562)

Etabli à Gwalior(ville de l’Inde),Mouhamad Ghawth entreprit une retraite spirituelle sur l’ordre de son Maître.

C’est ainsi qu’il s’installa sur une montagne dite « citadelle de Jîtar »,près de Chunar dans la vallée du Gange.

Il y est resté pendant 13 ans sans contact avec aucun humain et personne ne peut dire de quoi il s’est nourri toutes ces années sans ravitaillement.

Sujet de multiples expériences et illuminations spirituelles après toutes ces années et détenteur de beaucoup de secrets mystiques et ésotériques, c’est Mouhamad Ghawth qui est descendu de la montagne avec les Asmaoul idrissiya comme il l’explique lui même dans son plus célèbre ouvrage « Jawâhîr Khamsa »,écrit en Arabe en 1522 puis réédité en Persan en 1549.

Redoutable et redouté depuis lors,auteur de nombreux prodiges grâce aux pouvoirs de ces fameux noms,certains actes frôlant la magie,des Ulémas,à tort ou à raison,émirent contre lui une Fatwa de mort pour hérésie!

Il faut dire que,grâce à lui ou à cause de lui,de nombreuses dynasties se créèrent et furent défaites dans la région.

Il dut fuir Gudjarat un moment,fatwa de mort sur le dos,et put y revenir sous le règne de Akbar(1556-1605) qui le réhabilita et lui permit de s’établir à Gwalior où il mourut et fut enterré en 1562.

Sa tombe demeure aujourd’hui encore un centre de pélérinage.

(Bibliographie :Les Voies d’Allah ,popovic et Veinstein;La Chattâriyya,Marc Gaborieau;Gûzlâril Abrâr,Mouhamad Ghawth)

Expansion de l’ordre hors de l’Inde

Grâce à un relais établi en Arabie dans les Lieux saints de l’Islam, la chattâriyya continua à jouer un rôle important dans le monde.

A la fin du XVIe siècle,un chattâri du Gudjurat,Sibghat Allah Ibn Rûh Allah(mort à Médine en 1606),élève de Wâdjîh al Din,le disciple de Mouhamad Ghawth introduisit la Chattâriyya et y popularisa les livres de Mouhamad Ghawth. Son oeuvre y fut continuée par une lignée de disciples, dont un très connu Ahmad Chinnawî(mort en 1609),qui recevaient des étudiants de diverses régions du monde.

C’est ainsi que le recueil des « asmaoul idrissiya » de Mouhamad Ghawth fut connue dans le monde arabe musulman.

Dans cette carrière hors de l’Inde,la Chattâriyya conserve une réputation d’ésotérisme et de pouvoirs magiques qui font encore recette. Le « jawâhir alKhamsa » de Mouhamad Ghawth est toujours imprimée dans le monde arabe jusqu’au Maroc.

QU’EST CE QUE DONC CES FAMEUX NOMS REVELES PAR MOUHAMAD GHAWTH?

Il faut savoir que,avant Mouhamad Ghawth,aucun ouvrage ancien ne traite des « asmaoul idrissiyya ». Seul le « Jawâhir Khams » codifie la méthode et la pratique de leur utilisation.

La version qui est imprimée et sur le marché,celle de Mouhamad Bin Bayazîd al’Athâr,est une version expurgée et résumée de la version complète,celle de Ahmad Channawî,introuvable.(j’en ai une copie consultable.Pour la petite histoire,cette copie provient d’un original volé à la bibliothèque d’Alexandrie par un des gardiens et vendu à un touriste qui m’a permis de le reproduire en 1991.Il y a prescription depuis longtemps.)

PARTICULARITE DES NOMS:

Ces séries de 41 Noms dits « idrissiyâ » sont des formules en langue arabe mais des formules qui s’affranchissent de toute règle de construction grammaticale et qu’il n’est pas permis de corriger ni rectifier.

Règles de lecture

En effet,bien que comportant des fautes évidentes de langage,ces invocations sont à réciter à la lettre,sous peine d’effets inverses,contraires ou autres que ceux souhaités.

Exemple 1

yâ hamidal fî’âli zal man-ni ‘alâ jamî-i khalqihi biloutfihi (1ere lecture)

yâ hamidal fa’âli zal man-ni ‘alâ jamî-i khalqihi biloutfihi (2e lecture)

vous remarquez que dans la 1ere lecture on pronnonce « fi’âli » et dans la 2e « fa’âli »,nuance verbale. Selon que vous choisissez l’un ou l’autre vous devenez riche ou misérable au point de manquer même du strict minimum et toute personne que vous fréquentez subit la même chose!

Exemple 2

yâ mouzilla koulla jabârin ‘anîdin biqahri ‘azîzi soultânihi (1ere lecture)

yâ mouzilla koulla jabârin ‘anîdin biqahrin ‘azîzin soultânouhou (2e lecture)

vous remarquez dans la 1ere lecture « qahri ‘azîzi soultânihi » et dans la 2e « qahrin ‘azîzin soultânouhou » soit Kasra et tanwin. Selon la lecture que vous choisissez vous n’aurez pas les mêmes résultats ni les mêmes effets,souvent contre vous mêmes.

Règles d’utilisation

Contrairement à toutes les invocations ou zikrs,il est absolument interdit d’interrompre le zikr d’aucun de ces noms une fois que l’on s’y met,même en cas de maladie. C’est un engagement à vie sous peine des pires réprésailles et calamités immédiates et les initiés le savent mieux que quiconque!!!

Ensuite,les invocations sont à faire à heures fixes et immuables. Si vous choisissez la première fois de les faire le matin ou la nuit,à telle ou telle heure,vous y êtes tenus toute votre vie!

En effet il est dit que les rawhânes des noms invoqués viennent assister à votre zikr et une fois présents à l’heure fixée sans que vous soyez en zikr,ils vous jettent des sorts ou vous souhaitent le pire,ce qui vous arribe i-né-luc-ta-ble-ment!!! Selon le nom utilisé,le délai de réprésailles varie de la journée même à trois mois sans que vous n’y compreniez rien!

A cet égard,et au vu de certaines pratiques possibles avec ces noms,des plus diaboliques aux plus étranges,certaines du kufr à l’état pur(voir « jawâhir khams),ou en relation avec des esprits supérieurs puissants et dangereux,certains Docteurs de la Loi ont décrété l’emploi de ces noms « haram » et les ont rangé dans l’hérésie.

En effet les asmaoul idrissiyâ constituent la 3e partie du « jawâhir khams » originel et ce chapitre s’intitule « Evocation des Esprits par la Récitation des Noms Divins ». Cela constitua un des arguments de l’accusation d’hérésie et la Fatwa demandant la mise à mort de son auteur,Mouhamad Ghawth.

Délai de réponse des « asmaoul idrissiyâ »

Ce ne sont pas des invocations de l’urgence. Les rawhânes attachés à chacun des noms ne sont assujetis qu’après plusieurs années de pratique,en fonction du nom évoqué, si l’on se limite à des chiffres réduits de zikr journalier tel 360 fois,commun à la plupart de ces noms.

Il est possible de réduire ou raccourcir ce temps,selon la méthode de zikr choisie,certaines demandant une bonne connaissance de l’astrologie sinon on y laisse la vie. Toutes ces méthodes sont commentées dans le « Jawâhir Khams »,ouvrage de référence. Cependant il est capital d’en recevoir l’enseignement d’un Maître car tout ce qui est écrit n’est pas ce qui est ni ce qui se fait.

PAROLES  A MÉDITER:

Le développement d’une science la rend utile,accessible et agréable pour l’auditeur intelligent car sa raison peut saisir cette science indépendamment en réfléchissant.

Mais les science mystiques et ésotériques ne sont pas ainsi. Quand elles sont développées,elles s’altèrent,leur sens s’obscurcit,la raison les rejette car elle dépasse leur perception et ne peut les atteindre. Celui qui apprécie la science mystique quand elle est exposée et explicitée à une disposition et une intuition certaines pour elles. Mais ceci à condition que le coeur en soit convaincu et véritablement sûr. La raison n’y a aucune place à moins que cette science ne soit transmise par un être infaillible : dans ce cas le coeur de l’homme intelligent est rassuré. Les paroles d’un être faillible ne peuvent s’apprécier que par un initié expérimenté.

Si vous écoutez un individu qui parle de mystique en vous appuyant sur votre raison et votre compréhension,vous suivez votre compréhension et non la science qu’il vous délivre.

Non! Il faut les écouter le coeur vide,sans pré-acquis ni préjugé pour profiter de leur science et comprendre leurs paroles. Celui qui les approche,qu’il voie ce qu’ils lui apportent,prenne ce qu’il peut emporter et leur laisse ce qu’il ne peut supporter,ils en sont plus dignes que lui. Mais qu’il ne le transporte pas chez autre que ces mystiques,les conséquences néfastes se retourneraient contre lui. ( c’est en cela qu’il faut comprendre la raison de ne pas divulguer ces connaissances aux non initiés).

LA MÉDITATION (FIKR):

Ceux qui s’adonnent à la méditation méditent soit sur les Attributs de Dieu soit sur ses Actes car on ne peut méditer sur l’Essence Divine. Non seulement cela est défendu mais Dieu lui-même nous met en garde contre cela!

Ceux qui pratiquent la méditation sont  » voilés  » de même que ceux qui s’adonnent au zikr. Mais celui qui se contente de reproduire le zikr n’est pas voilé vis-à-vis de Celui qu’il invoque par son zikr.

Les Noms qui te rapprochent de Dieu sont les mêmes qui t’en éloignent car on ne se rapproche du Seigneur qu’en se conformant à son Ordre. Ses Noms sont ses voiles. Au delà il y a tes noms.

De même qu’il ne vient à toi que voilé par ses Noms,tu ne vas à lui que par les tiens. Telle est la quête des mystiques.

La prière de celui qui est en état d’extrême nécessité est exaucée ( Sourate Les Fourmis,verset 62),qu’il soit croyant ou impie. C’est la preuve que la proximité la plus grande est atteinte par tes noms et non par les Siens. On peut se rapprocher de Dieu par nos noms de n’importe qu’elle manière tandis que seul un croyant peut se rapprocher de Lui par Ses Noms à lui.

Le disciple qui fréquente ses contraires est en régression sur la voie. S’il fréquente ses semblables il est en distraction. S’il reste seul,il se retrouve dans la perplexité. S’il se tourne vers son Seigneur il demeure dans les voiles. S’il fréquente son Cheick,les portes lui sont ouvertes,les moyens lui sont facilités et Dieu se manifeste à lui par le Nom « Al Wahâb »(celui qui donne sans compter).

Hors du Maître point de salut,dès lors que l’on a choisi le voyage vers Dieu…

Dieu nous dit : »Et vers lui vous retournerez » dans de multiples textes du Coran. Efforcez vous de connaître le chemin par lequel vous êtes venus à l’existence car c’est par le même chemin qu’il faudra retourner à Lui.

Si vous connaissez le chemin avant le grand voyage de retour( la mort), vous serez homme d’intimité,vous y serez familiers,donc sans crainte car habitués à le parcourir. Sinon vous serez homme de solitude,terrifié,sans repères,égaré sans secours pour vous retrouver loin,très loin de votre destination…en Enfer! Dieu nous en éloigne…

ENSEIGNEMENT ET DISCIPLE:

La véritable intention,l’objectif réel d’un enseignement spirituel est de conduire à la transformation de l’Etre et non de lui proposer un nouveau système de croyance particulier.

Même si cela peut s’accompagner d’un code moral et de règles spéciales,ce n’est pas l’intention première.

La recherche de la Vérité et de la conformité à la volonté de Dieu sont cependant d’un niveau intérieur si subtil qu’un chemin précis doit être emprunté avec l’aide d’un Guide. Quelle que soit la stature spirituelle du Maître,il faut toujours des recommandations et instructions précises pouvant aider les disciples à se transformer.

Les méthodes,les techniques et les formulations peuvent être différentes mais elles concernent toutes un changement de niveau,d’état d’Etre et de conscience.

C’est à ce niveau de transformation cruciale de l’âme à l’esprit que se situe l’ascèse,passage difficile qui nécessite l’assistance d’un Maître spirituel pour conduire le disciple au-delà de son individualité limitée,des difficultés propres à ses connaissances,ses pré-acquis et son niveau psychique.

La difficulté vient du disciple lui-même,de tout ce qu’il a étudié ou acquis pour vérité,à ses certitudes et son aveuglement.

Si le chemin est difficile à emprunter,il est encore plus difficile à trouver ou identifier. Mis à part le souci de trouver le vrai guide,trouver le chemin requiert une quête sincère,ardente et persévérante du disciple qui,même avec l’appui d’un guide spirituel devra expérimenter lui-même ses propres tâtonnements.

Etre disciple demande donc une certaine qualification qui se développera et s’approfondira au cours de l’initiation intérieure. En effet,la compréhension est difficilement assimilée et changeante au départ.

Il faut un long processus de purification pour être en mesure d’intégrer peu à peu les vérités essentielles de l’enseignement. Le temps joue donc son rôle dans la quête mystique et il faut impérativement en tenir compte.

Pour passer d’un état d’être à un autre,il faut dépasser et traverser nombre d’obstacles et de pièges de la même façon qu’un navigateur doit affronter la mer,les vagues,le vent,les tempêtes,tous les éléments qui rendent la traversée périlleuse.

Dans toutes les traditions vivantes,on retrouve l’importance du Maitre spirituel,du Guide qui instruit,enseigne et oriente les élèves selon leur itinéraire personnel.

En effet,il est très difficile de concevoir un enseignement spirituel sans la présence vivante d’un Maitre qui l’incarne à la fois par sa présence,sa parole et ses instructions précises.

Le disciple étant limité par ses propres connaissances,logiques ou cartésiennes,n’est pas suffisamment outillé pour déchiffrer ou comprendre le symbolisme des enseignements car,d’un état d’être à un autre les règles sont différentes et la logique du Monde Réel n’est pas celle du Monde Spirituel.

Pour celui qui a toujours appris et su que « 1+1=2 », comment lui faire admettre et accepter ensuite que « 2=1 » si un Maître ne lui dévoile pas tout le mécanisme qui conduit à l’égalité « 2=1″ ? Parler de mécanisme sous-entend  » procédé « , »étape » de démonstration. L’on comprend ainsi que l’initiation spirituelle procède par étapes,de niveau à niveau.

NAISSANCE DE LA PENSÉE MUSULMANE,LE QALAM:

Les deux grandes crises qui ébranlèrent l’Islam à ses débuts furent celle du Califat,la plus importante,et celle causée par le contact des fidèles musulmans avec les civilisations étrangères. En effet,après la rencontre des armes il y eut celle des idées. Les musulmans ont vite compris que la soumission des peuples ne pouvait plus se faire par la seule force matérielle car une plus grande force se présentait,celle de la pensée.

L’Islam avait besoin alors d’un corps de doctrines pour défendre ses dogmes.

1- Le problème du Califat

Ce problème se présenta très épineux au départ et donna naissance à trois sectes qui,loin de limiter le différend au seul champ politique,l’étendirent jusqu’aux considérations religieuses et morales.

La première secte fut celle des Khawârij qui rejetèrent catégoriquement l’arbitrage entre l’Imam Ali et Mu’âwiya et posèrent le principe de la libre élection du Calife parmi les musulmans,sans tenir compte ni de sa tribu ni de ses liens de parenté avec Rassoul ( sas ). Ils établirent ensuite et surtout que le Calife,une fois élu,ne pourra plus quitter le pouvoir ni avoir recours aucun arbitrage.Il sera destitué dans le seul cas où il n’aura pas observé fidèlement la Loi de Dieu.

En résumé le choix du Calife est démocratique puisque c’est le peuple qui choisit. D’après leurs principes donc,les califâts d’Abu Bakr et de ‘Omar sont légitimes. Celui de ‘Osman l’est tant qu’il s’est conformé à la loi;dès qu’il a commencé à destituer les gouverneurs et désigner ses propres parents à leur place il devint infidèle et il eut fallu alors le destituer.

De même,Ali était le chef légitime des croyants puisqu’il fut choisi à l’unanimité et non à cause de ses liens avec Rassoul (sas); mais il devint infidèle en acceptant l’arbitrage avec Mu’âwiya. Et,logiques avec eux-mêmes,les Khawârij,après avoir condamné Ali et Mu’âwiya comme infidèles,se choisirent un chef! Cette attitude des Khawârij,politique à ses débuts,ne tarda pas à se doubler de considérations théologique et morale,ce qui conduisit à la séparer en vingt fractions différentes.

La deuxième secte fut celle des Chi’a ( les chiites ) qui étaient partisans d’une théocratie. Mouhamad (sas) ayant été élu Prophète par Dieu et non par les croyants,il appartient à ses héritiers légitimes d’être à la tête de la communauté des fidèles. Il y avait deux héritiers légitimes,’Abbas et Ali,chacun ayant ses partisans.

La lutte s’engagea entre les deux factions comme elle s’engagea aussi entre eux et les partisans de Mu’âwiya,le gouverneur de Syrie,qui devint Calife mais que les chi’ites regardent comme un usurpateur du pouvoir.

Khawârij et chi’ites devinrent les ennemis de Muâwiya et de ses partisans,les Umayyades,qu’ils taxaient d’infidélité. Cependant,les Murji’a,qui forment la troisième secte,soutinrent que Khawârij,chi’ites et Umayyades sont tous des fidèles,et que si certains d’entre eux se sont induits en erreur et dautres non,c’est à Dieu qu’il revient de déterminer le fautif et non aux fidèles. ils appuient leur thèse sur l’argument suivant: tous les sectaires croient en Dieu et son prophète,ils ne sont donc pas des infidèles( kâfir). Et comme c’est Dieu qui connaît le fond des cœurs,nous devons nous remettre par conséquent à son jugement.

Le premier noyau des Murji’a comprenait d’abord quelques fidèles qui n’ont pas voulu participer aux luttes qui détruisaient les musulmans à la fin du califât de ‘Osman. Ils se regroupèrent ensuite en secte pour répondre aux Khawârij et aux chi’ites. On les regarde comme un groupe « d’isolés » qui ont préféré rester à l’écart et ne pas se prononcer sur tel calife ou tel fidèle.

Le principe de la situation intermédiaire

Telle fut la position de chacune des sectes envers les différents califes. Chacune de ces sectes formaient une véritable école dont les maîtres et disciples cherchaient des arguments pour appuyer leurs thèses.

Al Hassan al Basri présidait une réunion d’argumentation un jour où on lui demanda :

 » Vous,homme versé dans les sciences de la religion,vous savez que de nos jours certaines gens traitent d’infidèles ceux qui ont commis un grand péché car ils soutiennent que par suite de ce péché on a quitté la communauté des croyants. Ces gens sont les Khawârij. Par contre d’autres,les Murji’a,affirment que le grand péché ne peut nuire si on a la foi et que les actes extérieurs qu’accomplit l’homme ne font pas partie intégrante de la foi. Qu’en pensez vous? »

A sa place répondit un de ses élèves:  » Je ne dis pas que celui qui a commis un grand péché est absolument croyant ni absolument infidèle mais je soutiens qu’il est dans une situation intermédiaire,ni croyant ni infidèle ». L’élève,Wâsil ben ‘Ata s’eloigna ensuite d’eux,suivi dautres disciples. Al Hassan dit alors : » Wâsil se sépare de nous.il est devenu scissionniste ( mu’utazila) ».

La question qui a été posée à Al Hassan visait incontestablement les deux parties qui ont pris part à la bataille du Jamal et de Siffin ( Ali et Mu’âwiya).

Ainsi,avec Wâsil naissait une nouvelle secte,celle des Mu’utazila. Cette secte édifiera tout un système philosophique dans lequel la Raison occupe une place primordiale.

Ce furent les premiers penseurs de l’Islam,à l’origine du Qalam,philosophie religieuse islamique.

2-Le problème du déterminisme et du libre arbitre

A la fin des guerres de conquête et d’expansion,le tassement des luttes intestines, le deuxième grand problème après celui du Califât,qui préoccupa les musulmans, épineux lui aussi ,fut celui du déterminisme et du libre arbitre.

La question devait inéluctablement se poser aux conquérants qui avaient pénétré des territoires déjà influencés par la philosophie grecque,le christianisme ou le manichéisme,tels la Syrie,l’Irak et la Perse. Il est évident que la position des musulmans ne pouvait être nette sur le sujet.                                                                                      En effet,si des chrétiens,des juifs et des persans embrassaient la nouvelle religion,ils gardaient quand même leurs anciennes convictions sur beaucoup de sujets non résolus en Islam,parmi lesquels précisément le problème du déterminisme et du libre arbitre. Bien plus,ces nouveaux convertis exercèrent une influence considérable sur les musulmans qui se heurtaient pour la première fois à des systèmes philosophiques bien établis alors qu’eux cherchaient à en établir un. C’est ainsi que des chrétiens convertis à l’Islam propagèrent autour d’eux la croyance au libre arbitre alors que c’est plutôt la croyance à la prédestination qui prévalait déjà en Islam à cette époque.

Ce premier courant d’idées soutenant le libre arbitre était représenté,en Islam,par Ma’bad alJohni et Ghaylân alDimishqî,tous deux disciples d’un chrétien de l’Irak,nommé Susan,converti à l’Islam qu’il renia ensuite pour retourner au christianisme. Ma’abad frequentait le groupe d’alHassan alBasri et comptait déjà plusieurs adeptes à Basra. Wâsil avait donc connu Ma’abad puisque le principe du libre arbitre s’est formé autour d’alHassan. Quant à Ghaylân,fils d’un affranchi du Calife Osman,il vivait à Damas. Excellent orateur et très éloquent,il fut un défenseur très zélé du libre arbitre,il eut les mains et les pieds coupés sur ordre du calife Umayyades Hishâm ben Abdel Malik.

Les défenseurs du libre arbitre sont appelés les Qadariyya,le verbe qadara signifiant le pouvoir qu’à l’homme de produire ses propres actes et d’en être responsable.

Wâsil ben ‘Ata sera donc le continuateur de Ma’abad alJohni et le principal défenseur du libre arbitre à Basra. Il aura à combattre un autre courant,opposé et aussi puissant,celui du déterminisme dont le principal représentant est alors alJahm ben Safwân,un affranchi de Khorâssan qui vécut à Koufa.

Les déterministes sont appelés les Jabriyya,de l’arabe majbour qui signifie déterminé. Ils soutiennent que l’homme n’est point libre mais que Dieu lui a prescrit certains actes qu’il doit nécessairement exécuter. Les actes de l’homme sont donc aussi déterminés que les mouvements de son corps et ceux des corps bruts qui obéissent aux lois immuables de la physique.  » De même,disent-ils,que nous disons que l’arbre produit des fruits,que la pierre tombe,que l’eau coule,que le soleil se lève,ainsi nous disons: un tel a obéi,tel autre a désobéi alors qu’en réalité les deux séries d’actes sont absolument identiques,c’est à dire déterminés « .

Il faut reconnaître que les versets du Coran sur lesquels pouvaient s’appuyer les partisans du déterminisme sont nombreux. Ainsi ces versets  » Allah a mis un sceau sur leurs coeur et leurs oreilles et un voile recouvre leurs yeux. A eux est réservé un grand châtiment. »  » Nous avons envoyé à chaque peuple un apôtre leur dire « Servez Allah et rejetez Thâgout. Parmi eux il en fut qu’Allah dirigea et parmi eux il en fut que l’erreur entraîna ».  » Celui contre qui a été prononcé la parole du châtiment,peux-tu le délivrer du feu? ».  » Mais mon avis ne vous serait d’aucune utilité; si je désirais vous aviser et qu’Allah veuille vous égarer. Il est votre seigneur et c’est à Lui que vous retournerez ».

Parler de la philosophie islamique nous ayant conduit à aborder des positions litigieuses sur le déterminisme et le libre arbitre chez les Qadariya et les Jabriya,il est important de donner la position de la Sunna sur les deux concepts.

Soulignons d’emblée que croire à la prédestination est un principe fondamental de la foi. La nier c’est rejeter la religion.

Bien que de nombreux versets coraniques valident chacun des deux courants,il est évident pour nous que la vérité se situe à un autre niveau. De tous les commandements de la Loi,nous avons des directives,des commentaires ou des explications tirées du Coran ou de la Sunna. Sauf les sujets qui touchent au déterminisme ou au libre arbitre. On nous demande d’y croire,sans plus. Ce n’est pas que Dieu et son Prophète(sas) s’y refusent mais parce que tout commentaire ou explication est au-dessus de l’entendement et la compréhension humaines. S’y aventurer c’est s’égarer certainement et absolument.

Le Messager lui-même (sas) de son vivant avait interdit d’en discuter et personne n’en discuta jamais pendant sa vie et après sa mort,ni calife ni compagnon.

Il est plus sage pour nous de les suivre et considérer toutes ces polémiques comme vaines car les partisans du libre arbitre ont été excommuniés par les quatre Imams sunnites…

MAITRE ET DISCIPLE:

Il n’est pas de méthode unique ni figée pour la direction du disciple. Certains sont aptes à l’adoration pure,à la pratique des œuvres formelles et à suivre la voie des justes; d’autres sont prédisposés et faits pour la Proximité Divine, suivre la voie des Rapprochés des êtres  » désirés  » par Dieu grâce à la nature de la relation de leur coeur avec Dieu et avec les autres en conformité avec la Sunna.

Chacune des deux voies,celle des Justes et des Rapprochés a ses débuts et ses étapes finales. Il s’agit de semer la graine dans la terre qui lui convient.

Le Maitre régit les êtres intimes de ses disciples. Il connaît parfaitement chaque individu et ce qui lui convient. Toute personne qui avance sur le chemin,désirant que le Guide le mène où il  pense ou croit accéder fait preuve de mauvaise disposition et n’aboutira jamais nulle part.

A chacun est donné en fonction de ses dispositions selon la volonté de Dieu et le Maitre est soumis à cette même volonté car il vous dirige selon le plan de Dieu et non de lui-même.

Les relations Maitre-disciple sont particulières et n’obéissent pas à une logique rationnelle. Tantôt cordiales et franches,tantôt distantes et froides sans explication précise. C’est votre propre nature qui crée ces états et le remède se trouve dans ces réactions. Le Maitre est dans son rôle et vous n’imaginez pas un seul instant la difficulté de la tâche: vous préparer à affronter le voyage vers la Vérité…

Le Maitre et le disciple se choisissent-ils ? Tout est prédéterminé. Chaque ruisseau ou cours d’eau grossit toujours en un même fleuve qui se jette dans le même océan. L’alchimie qui réalise cela est de l’ordre de Dieu.

Tel Maître a la seule faculté de te montrer le chemin sans pouvoir t’accompagner. Tel autre pourra te conduire jusqu’à la porte du Royaume et ne pourra faire plus. Un autre aura la capacité de te conduire jusqu’au Roi. De nombreux walis se sont entendus répondre par celui qu’il pensait pouvoir leur favoriser l’illumination spirituelle:  » c’est un Tel le vrai Maître qui te la donnera. Il est dans telle ville ». Certains se sont vus guider vers un Maitre par istikhar alors qu’ils ne le connaissaient pas…et ce Maître les attendait !

Dans tous les cas,si vous êtes sincères,remettez-vous en à votre Seigneur et demandez qu’il vous guide à lui. Une voie vous sera ouverte par sa Toute-Puissance.

Je ne le répéterai jamais assez, n’empruntez pas seul une voie dont vous ne connaissez pas le début,encore moins la longueur ni oú elle vous fera aboutir. Vous mangerez du pain de l’amertume et boirez l’eau du désespoir. Que d’épines et de ronces…livrés à vous mêmes,sans boussole ni repère. Que de montagnes froides et plaines désertes,que de souffrance et de douleur…

Et si jamais vous accédez un jour à la fin du voyage,la surprise est immense et vous rendra plus perplexe car vous n’y avez pas été préparés et ne possédez aucun code de déchiffrement. Le risque de mécréance est certain et peut vous être spirituellement fatal.

Seigneur,fais nous voir les choses comme elles sont et non comme elles nous apparaissent!

Seigneur,nous avons pour tout bien notre foi,ne nous la reprend pas,Seigneur,ce dépôt nous te le confions car tu es meilleur Gardien!

Seigneur pardonne aux plus faibles de notre communauté et ne nous juge pas selon la Loi ni la Justice mais selon l’immensité de ta misericorde. Nous attestons que le Messager (sas) a accompli sa mission,c’est nous qui avons failli…par ignorance! misericorde…miséricorde !

NE NOUS FIONS PAS AUX APPARENCES

Au Maroc vivait un homme connu pour sa vie ascétique,pieux et scrupuleux. il vivait de la pêche,se nourrissant d’une partie de sa pêche et faisant aumône de tout le reste. Ce cheick avait de nombreux disciples attirés par son mode de vie.

Un de ses fidèles voulut entreprendre un bref déplacement vers un autre pays de la région et s’en ouvrit au Maître qui lui dit :  » Quand tu y seras,porte mon salut à mon frère,un tel,et demande lui de me faire des bénédictions car c’est un des walis de Dieu ».

Voici ce que le disciple raconte:

 » J’entrepris mon voyage. L’on me conduisit jusqu’à la porte du wali dont m’avait parlé le Maître. Sa maison me parut celle d’un roi et j’en fus très surpris! Quand je demandai à le rencontrer,l’on me répondit qu’il était avec le Roi en son palais,ce qui me troubla encore plus! Après une attente d’une heure environ,il apparut dans des habits luxueux et un véhicule qui ne conviennent qu’à un roi. Mon trouble augmenta. Profondément déçu,j’allais renoncer à le rencontrer et me dit que je ne pouvais désobéir à mon maître.

On me fit entrer et je vis un grand nombre de serviteurs et un luxe insolent. Je m’adressai au maitre des lieux : « Ton frère,un tel,te transmet ses salutations ».                                                                                     Il me dit: » tu viens de chez lui? » Je répondis oui.                                                                                                   Il reprit :  » Lorsque tu retourneras,dis lui ceci : Jusqu’à quand désireras-tu les biens de ce monde? Jusqu’à quand t’intéresseras-tu au monde? Quand finiras donc ta recherche des biens? ».                           Ces mots me troublèrent plus que tout ce que j’avais observé.

Lorsque je retournai au Maroc auprès de mon maître,il voulut savoir si j’avais pu rencontrer le wali. Je répondis oui.  » Que t’as-t’il dit pour moi ? ». Je répondis « rien ».                                                                          Il me dit : » impossible! Tu vas me dire ce qu’il t’a dit ». C’est ainsi que je lui répétai tout ce que le wali m’avait confié.

Le maître pleura longtemps et me dit:  » mon frère t’a dit la vérité. Lui,Dieu a purifié son cœur du Monde mais le lui a offert.Quant à moi,il me l’a arraché mais l’a conservé dans mon coeur ».

LA SUNNA ET LA SCIENCE DU HADITH,UNE DES SOURCES DE LA LOI ISLAMIQUE

La sunna,autre source de la loi,regroupe l’excellent comportement du Prophète (sas),indiqué par la parole,l’action,le silence de l’Envoyé de Dieu (sas). Elle trace pour le croyant la meilleure voie à suivre.

Dieu nous dit : » wa mâ yantiqou ‘anil hawâ ,il ne parle  pas sous l’emprise de passion »,Sourate Najm,verset 3. Par conséquent,ses actes et propos religieux sont sous le privilège de l’infaillibilité et inspirés par Dieu.

Bien que Dieu n’ait rien omis dans le Livre ( sourate Les Bestiaux,verset 38), qui,mieux que son Messager (sas),pouvait nous commenter et expliciter le Coran,détailler,préciser et confirmer les commandements de Dieu et sa volonté ?

Beaucoup de prescriptions divines et obligations sont inscrites dans le Livre mais les détails et exécutions sont donnés  et développés par celui qui les a transmis,Rassoul ( sas) lui-même. C’est ainsi que sa Sunna devient une autre source de la Loi,et,pour certains,a la même valeur légale que le Coran,donc opposable à tous les croyants.

Temoins de sa vie,les Compagnons ( sahâba) sont les mieux qualifiés,avec les Suivants ( tâbi’oûna),à un moindre niveau,pour rapporter ses paroles et ses actes. Cette première génération qui a survécu au Prophète (sas) près de 40 ans est censée avoir consciencieusement observé sa conduite. Les adeptes des Suivants s’appliqueront ensuite à recenser,consigner et communiquer tout ce qu’ils pouvaient ou pensaient savoir de sa vie et ses faits et gestes.

La Sunna « authentique  » est,à l’origine,la coutume pratiquée sous les yeux du Prophète (sas),avec son accord exprimé ou tacite et soigneusement enregistré par eux. Une somme énorme d’écrits et de notes diverses et variées ainsi réunie va préciser,expliquer et compléter le Coran.

PREMIERE FORME DE LA SUNNA : LE HADITH

Dès le 1er siècle de l’hégire,la Sunna prend la forme du hadith,témoignage ou récit rapportant une décision attribuée à Mohamed(sas),la certification ( hudjat) d’une pratique quelconque ou sa confirmation.

un hadith se divise en deux parties : d’abord une chaîne ( silsilat) de personnes autorisées qui atteste que la transmission ( riwâya ) du récit s’est faite successivement de l’un à l’autre,en remontant du dernier râwî jusqu’au premier transmetteur qui l’a reçu d’un Compagnon : c’est l’isnâd,garant de l’intégrité et de la véracité du hadith.

exemple :  » un Tel nous a dit,d’après un Tel qui l’a reçu d’un Tel,lequel l’avait entendu d’un Tel que ». Suit ensuite le texte du témoignage.C’est de cette formule type que naîtra un nouvel instrument législatif. Dès lors,en effet que l’on tient pour correct tout acte,toute parole ou tout jugement qui peut être justifié par une tradition rattachée à un Compagnon,lequel,témoin oculaire ou auditif d’un comportement du Prophète (sas) ,l’aura transmis comme sa volonté,la Sunna devient le moyen le mieux indiqué d’expliquer les prescriptions coraniques,une source absolue pour la science du Livre,l’établissement et le développement du dogme et des normes juridiques.

On ira ainsi parfois loin,très loin pour rechercher les hadiths. Le premier risque,vu la facilité de formulation d’un hadith( silsilat,isnâd et riwâya) fut de collecter des récits falsifiés. En effet,les hadiths vont servir d’arme de combat dans les rivalités politiques. Les Omeyyades,les ‘Abbassides et les chi’ites vont l’utiliser dans leurs polémiques et chaque secte,chaque école avait ses hadiths.

L’invention de hadiths  » politiques » commence dès la moitié du 2ème siècle de l’hégire et des voix s’élevèrent contre les hadiths dont l’isnad est incomplet ou douteux. L’imam Châfi’i ( ra) est le premier des fondateurs d’école juridique qui opta catégoriquement pour leur rejet alors que l’on retrouvait des hadiths d’isnâd incomplet dans le  » Mouwatta » de l’imam Malick ( ra ). La méthodologie de tri des hadiths n’existait pas encore et c’est la rédaction des grands recueils du IIIe siècle qui permettra à la critique scientifique d’apparaître dans ses traits essentiels.

A partir du  IIIe siècle de l’hégire,le grand souci est de trier lès hadiths authentiques des faux. L’effort fut énorme mais l’islam,longtemps menacé par des idéologies diverses,s’acheminait enfin vers un apaisement des doctrines et prendre sa forme traditionnelle des quatre écoles juridiques Sunnites. La science du hadith jouera un grand rôle dans cette stabilisation.

LA SCIENCE DU HADITH:

La partie essentielle de la science nouvelle,la science du hadith,est la critique de la chaîne des transmissions(silsilat). L’isnâd,qui est « une des prérogatives de la religion « , a des synonymes divers qui soulignent son importance,tels  » jambes du hadith », » frein et rênes  » et va être l’objet de l’examen le plus minutieux. Le  » matn « ,le texte effectif du hadith sera moins sollicité.

L’examen qui décide de la prise en compte du hadith ( i’tibâr) porte d’abord sur le mérite des personnages de la chaîne de transmission.

L’information ( khabar) du transmetteur est considérée comme un témoignage et soumise au mêmes règles que le témoignage en islam,tant en ce qui concerne la capacité (ahlîya) du témoin que la réception ( tahammul) du texte et sa fixation par l’audition ( sama’) ou l’écriture ( kitâbat).

La qualité de l’isnâd dépend donc de l’honorabilité (‘adl), la bonne réputation,laquelle donne lieu à une constatation de sincérité ( tazkia) ou à un reproche (djarh), autrement dit une approbation ( ta’dil) ou un désaveu ( tadjrih).

La connaissance (ma’rifa) des  » hommes du hadith » conduit au classement des principaux transmetteurs en catégories successives ou séries ( tabakât) et en  » autorités fortes ou faibles ». La régularité et la continuité de la transmission, la circonstance qu’un autre transmetteur originel a rapporté le même hadith,ou qu’un deuxième hadith vient confirmer,même sous une forme différente,le texte de la première,confère à l’ensemble une valeur intrinsèque essentielle.

Les tares ( ‘illa) du hadith,dont la dénonciation ( ta’llîl) ou diagnostic altère la qualité,se retrouvent donc le plus souvent dans l’isnâd qui est dit : relâché ( moursal) lorsque dans la chaîne un Suivant( tâbi’oûn) a omis le Compagnon qui le rattache au Prophète (sas), ou lorsqu’on établit que deux transmetteurs annoncés comme successifs ne se sont jamais rencontrés ! Le HADITH peut être aussi interpolé ( moudradj), interverti ( maklûb), interrompu ( mounkata’) ou discontinu ( mou’allak).

Le vice peut aussi provenir du texte. Par exemple,le hadith est anormal ( shâdhdh) en ce sens que son premier transmetteur est en contradiction avec tous les autres; il est isolé ( fard),vacillant ( mouztarab) par ses textes discordants,enfin,interpolé dans le texte. La pire des tares est la fabrication de toutes pièces du récit,que l’on fait précéder d’un isnâd correct. On a alors un hadith présumé ( mawdou’). Les hadiths peuvent être contradictoires ( moukhtalaf). Il faut alors les concilier ( jam’) en examinant les arguments qui militent en faveur de tel texte plutôt que tel autre. On aborde alors la distinction entre l’abrogeant ( nâssik) et l’abrogé ( mansoûk) commune au Coran et à la Sunna.

Selon que le hadith est indemne de ces vices ou en est atteint,il est parfait ( sahîh ) ou bon ( Hassan) ou faible ( da’îf ).

Les hadiths dits  » parfaits » sont d’abord ceux qu’ont réunis deux auteurs appréciés entre tous,AlBoukhârî ( mort en 870 ) et Mouslim ( mort en 875 ), dans deux ouvrages différents baptisés Authentiques ( al Sahîhîn ) parce que les hadiths apocryphes en ont été sévèrement et très rigoureusement éliminés. AlBoukhârî,par exemple,n’a conservé que 8000 hadiths sur plus de 300 000 dont il a eu connaissance. Mais la matière du hadith parfait n’en n’est pas pour autant épuisée car la perfection a des degrés.

En effet on distingue à cet égard :                                                                                                                                                                                                                                                           1- Les hadiths rapportés par les deux auteurs

2- Ceux rapportés par un seul d’entre eux

3- Ceux admis par aucun des deux bien que remplissant les conditions exigées par les deux

4- Ceux qui remplissent les conditions de validation d’un seul des deux

5- Le hadith parfait selon l’opinion d’autres auteurs

La perfection de ces cinq catégories de traditions est incontestable et la connaissance qu’elle établit est elle même apodictique.

Les hadiths  » bons  » sont ceux de provenance connue,rapportés par des transmetteurs notoires.

Théoriquement,il est difficile de distinguer les hadiths  » bons  » des hadiths parfaits. La question est tranchée,en pratique,par le fait que les textes ainsi qualifiés ont été groupés dans des recueils et sont mis en œuvre par tous les jurisconsultes.

Pour le musulman,le hadith reconnu comme vrai par les autorités qualifiées est une interprétation ou commentaire de la parole de Dieu et une imitation de la conduite de son Prophète.

Davidoffolle

LE MARIAGE TEMPORAIRE EN ISLAM : LICITE,TOLÉRÉ OU INTERDIT ?

 

1 109 Responses to Réligions-Spiritualités

  1. Avatar de Modibo Modibo dit :

    Et Tierno nous raconta un épisode majeur de la vie de Cheikh Ahmed Tidjani. Celui-ci vivait alors au Maroc où il bénéficiait de la protection du Sultan.

    Au cours d’une conférence publique, un provocateur, désireux de lui nuire, lui posa une question piège: « Dieu aime-t-il-infidèle?» Étayant sa réponse de commentaires de versets coraniques, le Cheikh osa répondre: « Oui, Dieu aime l’infidèle.» Réponse redoutable> à l’époque.

    Ce fut un beau tollé. Indignés, les assistants quittèrent la salle. Seuls demeurèrent autour du Cheikh onze disciples fidèles, ceux-là mêmes qui, plus tard, seront à l’origine du développement de la Tidjaniya.

    Marcel Cardaire, lui-même fervent catholique, avait été touché par l’attitude d’ouverture et d’amour qui rayonnait de l’enseignement de Tierno Bokar. Laissons-lui la parole:

    La première leçon que les « frères en Dieu» apprenaient était une leçon de tolérance religieuse.
    Dans les cases des disciples de Tierno, l’enseignement que l’on nous rapportait, au rythme des saisons, prenait une valeur nouvelle. Il devenait une nourriture authentique. Dans ce pays de l’élémentaire technique, nous avons entendu des phrases simples qui tombaient de lèvres sim- ples.

    Les mots pénétraient mieux que s’ils avaient été prononcés dans un de ces temples ou une de ces mos- quées qui rendent plus hommage à la technique ou au raffinement de l’homme qu’à la majesté du Créateur. Et d’ailleurs, ces mots que nous avons recueillis ne ressemblaient en rien à ceux que l’on entend dans d’autres lieux de prière. C’était de la parole à l’état pur, de la parole qui n’était pas faite pour exalter l’homme – celui qui parle ou celui qui écoute – mais une véritable parole créatrice, celle qui, en honnête réciprocité, fait vivre Dieu au cœur du mécréant, anime la foi de cet autre et donne un sens à la vie de tous.

    Dans ces cases, nous avons entendu des sentences que nous eussions aimé voir s’inscrire en lettres d’or sur tous les frontons de tous les temples du monde. Quelle Université religieuse, quel al-Azhar, donnera la réponse au Sage de Bandiagara ?

  2. Avatar de lilia Rose lilia Rose dit :

    Pourquoi la polygamie ?Dédié a mon frère Davidoffolle ….J’espère qu’il me pardonne d’avoir exposer ce commentaire avant que lui meme nous en parle du sujet sur la Polygamie !!!

    La polygamie existe sous deux formes : la polygynie, c’est-à-dire un homme avec plusieurs épouses et la polyandrie qui signifie une femme avec plusieurs époux. Excepté le Coran, il n’y a pas un seul livre sacré qui dit « mariez-vous avec une seule femme », que se soit le Geeta, Vedas, Ramyan Mahabarata, la Bible,…dans tous ces livres, nul part vous verrez mentionné « mariez-vous avec une seule femme » c’est mentionné dans le Coran seulement. Si vous lisez les textes sacrés du Hindouisme, la plupart des rois ont eu plusieurs femmes, les rois comme Dashrat et Krishna ont eu plusieurs femmes. La polygynie est licite, quant à la polyandrie elle l’est pas, et cela pour différentes raisons:

    Dans le cas de la polygamie, les parents des enfants nés d’un tel mariage peuvent facilement être identifiés. Il est aussi facile d’identifier le père que la mère. Mais si une femme épouse plus d’un homme, seule la mère des enfants nés d’un tel mariage peut être identifiée. Quant au père, il est impossible de l’identifier. L’islam accorde une très grande importance à l’identification des deux parents. Plusieurs psychologues affirment que les enfants qui ne connaissent pas leurs parents, et plus particulièrement leur père, peuvent souffrir de divers désordres mentaux. Souvent, ils vivront une enfance malheureuse. C’est une des raisons pour lesquelles les enfants des prostituées connaissent pour la plupart une enfance malsaine. Si un enfant issu d’une union polyandre était admis à l’école et qu’on demandait à la mère le nom du père de l’enfant, elle devrait forcément donner deux ou plusieurs noms! Je n’ignore pas que les récents progrès en science permettent maintenant d’identifier la mère et le père à l’aide de tests génétiques. Par conséquent, cet argument, qui était valide dans le passé, pourrait l’être moins de nos jours. Si vous lisez les textes sacrés juives vous trouverez que la polygynie était autorisé et c’est seulement après le 11ème siècle que le rabain Gershom ben Yehudah (chevalier d’Israël) a publié un synode interdisant la polygynie.

    Allah dit dans le Coran Sourate An-Nisa chapitre 4 verset 129 :
    « Vous ne pourrez jamais être équitable entre vos femmes, même si vous en êtes soucieux. Ne vous penchez pas tout à fait vers l’une d’elles, au point de laisser l’autre comme en suspens. Mais si vous vous réconciliez et vous êtes pieux… donc Allah est, certes, Pardonneur et Miséricordieux.

    Ce passage nous dit qu’il est très difficile pour un homme d’être juste envers ces épouses. Donc la polygynie est limitée et conditionnée et qu’elle n’est pas une règle, mais plutôt une exception, donc ce n’est pas une loi ni une obligation comme le pense beaucoup de gens.

    Il y a cinq catégories de choses à faire et à ne pas faire en Islam :

    – La 1ère catégorie est obligatoire, c’est ce qu’on appelle FARD

    – 2ème catégorie est recommandé ou encouragé, MOUSTAHAB

    – 3ème catégorie est tout ce qui est permis, MOUBAH

    – 4ème catégorie est découragé, MAKROUH

    – 5ème catégorie est interdite, HARAM

    La polygynie tombe au milieu de ces cinq catégories c’est-à-dire tout ce qui est permis. Il n’y a pas une seule déclaration dans le Coran ou Hadith (parole du prophète) qui dit que si un homme se marie avec plus d’une femme est meilleurs que celui qui se marie avec une seule.

    Pourquoi l’homme a le droit de se marier avec plus d’une femme ?

    L’espérance de vie chez les femmes est supérieure à celle des hommes. Il y a un peu près autant de naissance de garçons que de filles. A propos de la santé, la science nous dit que le sexe féminin est plus fort que le sexe masculin.Concernant la nature de l’homme et de la femme, ils sont créé dans une proportion égale, mais la science nous dit que le fœtus d’une femme est plus fort que celui d’un homme. Les pédiatres nous disent que le système immunitaire de la fille est plus fort que ce lui du garçon, un enfant de sexe féminin peut lutter contre les microbes et le maladies mieux qu’un enfant de sexe masculin. C’est pour cela qu’au cours de la petite enfance, il y a plus de décès chez les garçons que chez la fille.

    Il y a beaucoup de guerre dans le monde, la plupart des victimes durant la guerre en Afghanistan étaient des hommes. Durant les guerres, plus d’hommes que de femmes sont tués. Selon les statistiques : il y a plus d’hommes que de femmes qui meurent dans les accidents, il y a plus d’hommes que de femmes qui meurt à cause de la cigarette. Donc il y a plus de veuves que de veufs.

    Il y a plus de femmes que d’hommes dans beaucoup de pays africains, asiatiques, ainsi que dans nos pays occidentaux. En Inde, chaque année, plus d’un million de fœtus femelle sont avorté et en raison du taux élevé de l’infanticide des filles, la population des femmes est moins que celle des hommes. Si ils arrêtent de pratiquer ce mal, dans quelques décennies la population mâle sera inférieure à la population femelle.

    Contraindre chaque homme à n’épouser qu’une femme n’est pas réaliste. Et même si chaque homme épousait une femme, il y aurait des millions qui resterait sans époux. La Grande-Bretagne compte 4.000.000 de femmes en plus que les hommes, sans compter les homosexuelles. L’Allemagne compte 5.000.000 de femmes en plus que les hommes. Les Etats-Unis comptent 7.800.000 femmes en plus que les hommes, à New-York il y a 1.000.000 de femmes en plus que les hommes de plus, un tiers des hommes de la population new yorkaise sont gay, c’est-à-dire sodomite. Donc si tous les hommes se marierait il y aurait tout de même 7.800.000 qui ne pourrait avoir de mari, en plus de cela, dans la société des hommes aux Etats-Unis, il y a 25.000.000 d’hommes sodomites, ces hommes ne souhaitent évidemment pas épouser une femme, donc encore 25.000.000 de femmes qui ne peuvent trouvé de mari. En Russie, il y a 7.000.000 de femmes en plus que les hommes. Sans compté les hommes en prison et les hommes qui n’ont tout simplement pas les moyens de se marier. Et seul Dieu sait combien il y a vraiment de femmes en plus que les hommes dans le monde.

    Maintenant supposez que votre sœur (ou n’importe quel femme) se trouve en Amérique et que le marché est saturé, c’est-à-dire que chaque homme a trouvé une femme partenaire pour lui, il y aura encore plus de 30.000.000 de femmes sans mari et supposez que votre sœur (ou cette femme) soit l’une de ces femmes malheureuses, la seule option qui lui reste c’est soit se marier avec un homme qui est déjà marié avec une femme soit devenir une propriété public et il n’y a pas d’autres options. Je pense que personne ne choisirait la deuxième option et que toute femme chaste opterait pour la première. La plus part des femmes n’aimerait pas partager leur mari avec d’autres femmes, mais en Islam, lorsque cela devient nécessaire, les musulmanes en accord avec leur fois pourraient supporter une perte personnelle pour éviter que d’autres soeurs musulmanes deviennent des femmes délaissées dont n’importe qui pourrait en abuser.

    Dans la société occidentale, il est courant pour un homme d’avoir des maîtresses et/ou plusieurs affaires extra-conjugales. Dans ces cas, la femme impliquée mène une vie déshonorante et instable. Ironiquement, cette même société est incapable d’admettre qu’un homme choisisse la polygynie, dans laquelle les femmes conservent une position digne et honorable dans la société et mènent une vie stable.
    Par conséquent, les deux seules options qui s’offrent à une femme incapable de trouver un mari sont soit épouser un homme marié, devenir une femme  » publique ». L’islam préfère donner aux femmes une position honorable en permettant la polygamie et en interdisant la débauche.

    Mais il y a des gens élégants qui préfèrent que leur sœur reste vierge. La science médicale dit qu’un homme ou une femme ne peut resté vierge durant toute sa vie. Elle ne peut pas resté vierge tout au long de sa vie sans s’adonner à des rapports sexuelles illicite ou des perversions sexuelles car chaque jour les hormones sexuelles sont libérées dans le corps. Et les grands hommes qui acclament d’avoir renoncé à ce monde sont impliqué dans des perversions sexuelles, abus sexuels, à cause de quoi ?

    Selon le rapport sur les prêtres et sœurs de l’église de l’Angleterre, la majorité s’adonnent à la fornication et l’homosexualité. Il n’y a pas de troisième option, la seule solution c’est de se marier avec un homme déjà marier ou de devenir une propriété public. Cela représente un danger pour la société. Quelle est la réponse dans la Bible ou les autres religions pour résoudre ce problème. L’Islam offre la solution.

    Il y a plusieurs autres raisons pour lesquelles l’islam a permis la polygamie limitée, mais c’est d’abord et avant tout pour protéger la chasteté de la femme.

    Biologiquement, il est plus facile pour un homme de remplir ses devoirs en tant que mari, même s’il a plusieurs femmes. Une femme qui se retrouverait dans une situation similaire, en ayant plusieurs maris, serait incapable de remplir ses devoirs d’épouse. La femme subit plusieurs dérangements psychologiques et comportementaux au cours des différentes phases de son cycle menstruel.

    Une femme ayant plus d’un mari et donc plusieurs partenaires sexuels court plus de risques de contracter une maladie vénérienne, ou MST (maladie sexuellement transmise), et de la transmettre à chacun de ses partenaires, de sorte qu’ils se retrouvent tous avec la maladie même si aucun d’eux n’a eu de relation extra-conjugale. Ce qui ne pourrait pas être le cas d’un homme qui a plus d’une épouse et qu’aucun d’eux n’a de relation extra-conjugale. Ces raisons dont nous venons de discuter sont celles qui viennent logiquement à l’esprit. Il y a probablement plusieurs autres raisons pour lesquelles Allah, dans Sa sagesse infinie, a interdit la polyandrie.

    Allah dit dans le Coran Sourate An-Nissa chapitre 4 verset 3 :
    « Il est permis d’épouser deux, trois ou quatre, parmi les femmes qui vous plaisent, mais, si vous craignez de n’être pas justes avec celles-ci, alors une seule, ou des esclaves que vous possédez. Cela afin de ne pas faire d’injustice. »

    La déclaration « épouser une seule » n’est mentionné dans aucun autre livre religieux excepté le Coran. De plus l’Islam a mis un limite supérieure pour la polygynie car elle existait déjà auparavant, certains hommes avaient des dizaines de femmes et voir des centaines pour d’autres.

    Donc vous pourriez avoir plus d’une femme à une seule condition c’est que vous soyez juste envers ces deux, trois ou quatre femmes, si l’homme a peur de ne pas être juste alors une seule suffit.

    Dans aucun autre livre religieux, que ce soit le Véda, le Ramayan, le Mahabharat, le Gita, le Talmud ou la Bible, nous ne trouvons de restriction quant au nombre d’épouses. Selon ces écritures, un homme peut épouser autant de femmes qu’il le souhaite. Ce n’est que bien plus tard que les prêtres hindous et l’église chrétienne ont restreint le nombre de femmes à une.

  3. Avatar de Modibo Modibo dit :

    Les trois degrés de la foi
    Ayant réfléchi à ce qu’il venait de dire, je lui demandai: – Tiemo, combien y a-t-il donc de sortes de foi?
    – 0 mon frère, répondit-il, je ne sais pas au juste. La foi n’est ni comptabilisable comme les habitants d’une basse-cour, ni mesurable comme la distance de Bandiagara à Mopti. On ne peut la peser comme le mil de Bankassi ou les fruits du marché de Doumu. Pour moi, la foi, c’est la somme de la confiance que nous avons en Dieu et le degré de notre convic- tion; c’est aussi la fidélité à notre Créateur. La foi se réchauffe ou se refroidit; elle varie suivant les gens et suivant les milieux.
    Pour simplifier, je schématiserai volontiers la foi ainsi: la foi su/bu, la première, que j’appellerai la foi solide; la foi sa ‘ilu, la seconde, que j’appellerai la foi liquide; enfin la foi ghaziyu, la plus subtile, qui est comme une vapeur gazeuse.
    J. Le premier degré de la foi convient au commun, à la masse, aux marabouts attachés à la lettre. Cette fi~ est soutenue et canalisée par les prescriptions imposées par une Loi elle-même tirée des textes révélés, qu’ils soient judaïques, chrétiens ou mu- sulmans. A ce stade, la foi a une forme précise; elle est intransigeante, dure comme la pierre d’où je tire son nom.
    La foi au degré su/bu est lourde et immobile comme unemontagne.S’illefaut,elleprescritlaguerrepar les armes, pour assurer sa place et se faire respecter.
    2. La foi sa ‘ilu (liquide) est la foi des hommes qui ont travaillé et affronté avec succès les épreuves du su/bu, de la loi rigide qui n’admet pas de compromis. Ces hommes ont triomphé de leurs défauts et se sont engagés dans la voie qui mène à la vérité. Les éléments de cette foi sa ‘ilu découlent de la connaissance; ils se rapportent aux vérités d’où qu’elles viennent, sans que l’on ait à considérer leur origine ou leur ancienneté. Ces vérités, recueillies et assemblées, forment un corps animé d’un perpétuel mouvement, d’une constante marche en avant, une marche de molécules d’eau qui sortent des creux de la montagne, ruissellent à travers diverses terres, s’accumulent aux obstacles, puis grossissent de rivières en fleuves pour, enfin, aller se jeter dans l’océan de la Vérité divine. Cette foi, tout comme son symbole liquide, mine les défauts de l’âme, ronge les rochers de l’intolérance et se répand partout, en prenant toujours la forme de son récipient. Elle pénètre les humains selon les accidents de leur terrain moral. La foi sa’ilu discipline l’adepte. Elle en fait un homme de Dieu capable d’entendre et d’apprécier la voix de tous ceux qui parlent du Créateur. Elle est vivi- fiante; elle peut se solidifier et prendre l’aspect de la grêle lorsqu’il faut traiter des âmes qui en sont restées au degré primaire. Elle peut se sublimer et s’élever en vapeur, comme la foi ghaziyu. dans le ciel de la Vérité. Elle établit le régime de la cité de paix où l’homme et l’animal vivent côte à côte, où les trois règnes vivent en frères. Ceux qui la possèdent s’élèvent contre la guerre.

    3. La foi ghaziyu est le troisième et dernier terme. C’est l’apanage d’une élite dans l’élite. Ses éléments constituants sont si purs que, dégagés de tout poids matériel qui les retiendrait à la terre, ils s’élèvent comme de la fumée dans le ciel des âmes pures et tendent à les remplir. Ceux qui parviennent à cette foi adorent Dieu en vérité et dans la lumière sans couleur. La Vérité divine fleurit dans les champs de l’Amour et de la Charité.

    Thierno Bokar, le sage de Bandiagara

  4. Avatar de Modibo Modibo dit :

    Histoire Soufie

    La scène se passe dans un atelier de mécanique.
    Le mécanicien achevait de remonter les cylindres d’un moteur quand il aperçut un cardiologue réputé, les bras croisés, attendant en retrait.
    « Docteur, viens voir quelque chose, crie le mécanicien. »
    Un peu surpris, le cardiologue s’avance, alors le mécanicien se redresse et en s’essuyant les mains, lui dit :
    -« Docteur, tu vois ce moteur ? Je viens de l’ouvrir, de démonter les valves et les soupapes et j’ai réparé tout ce qui était défectueux.
    Bref, je lui ai fait une opération à cœur ouvert.
    J’ai tout refermé et maintenant, ce moteur tourne comme un moteur neuf.
    > > Comment se fait-il que je gagne 25.000 par an alors que pour un travail identique, tu gagnes plus de 500.000 ? »
    Le cardiologue réfléchit quelques secondes et, sourire en coin, dit au mécanicien :-
    « Essaye de le faire pendant que le moteur tourne… »

  5. Avatar de Modibo Modibo dit :

    L’homme qui doute

    – Un homme un peu fou, mais, à y bien réfléchir, pas plus fou que la plupart des gens,
    rechercha passionnément un sage pour mettre fin à ses souffrances.

    Lorsqu’il l’eût trouvé, il lui dit :

    – Maître, ma vie est un enfer, je doute de tout !
    – J’en doute, répondit le Sage.

    – Comment pouvez-vous douter de ma parole, dit l’homme ?

    – Ce n’est pas de ta parole dont je doute, dit l’autre.Tu me dis que ta vie est un enfer, et je te crois. Tu me dis que tu doutes, et je te crois. Tu me dis que tu doutes de tout, et je ne te crois pas.

    – Pourquoi donc ?

    – Ce ne sont pas tes doutes qui t’empoisonnent la vie. Ce sont tes certitudes !

    – Je n’ai pas de certitude, je n’ai que des doutes, insista l’homme, et c’est cela qui est cause de mon malheur.

    – C’est ce que tu crois, en effet, Tu mets en doute ce que tu crois voir Dehors, Mais tu ne mets pas en doute ce que tu crois, Dedans.
    Ce que j’entends, moi, c’est que tu es certain de ne pas avoir de certitude, tu es certain de n’avoir que des doutes, tu es certain que cela est cause de ton malheur.

    – Si tu doutais de tout, tu douterais aussi : du fait que je puisse être un maître, du fait que ta vie est un enfer, et de ton doute lui-même !

    Comment peux-tu reconnaître un doute avec certitude ?

    Et quand tu me dis que tu doutes de tout, Pourquoi es tu venu me voir ?
    Pourquoi ne doutes-tu pas que je puisse faire quelque chose pour toi ?

  6. Avatar de Anaa 7777 Anaa 7777 dit :

    Du lexique pronominal comme quête radicale de l’identité divine à trouver.

    Tant que l’on n’a pas compris que celui qui questionne et celui qui répond (le tâlib et le matlûb) ne sont pas deux interlocuteurs distincts, mais bien le dédoublement épiphanique d’un même esprit, aucune lumière ne pourra abolir le voile illusoire mais tenace de la distinction entre Moi (Anaa) et Lui (Houwa). C’est la quintessence du message de Hallâj ramassé dans sa proclamation : « Anaa Al Haqq » Je suis Dieu, ou plus fidèlement, mon moi est devenu l’Etre vrai.
    Dire « Lui » à ce stade, certes, c’est reconnaître sa transcendance, mais encore traiter Allah (swt) comme un autre auquel on ne s’identifie pas. Car, quand disparaît vraiment l’illusion d’un autre à connaître, voici que le connaissant et le connu ne font plus qu’un, et que Lui devient Moi. C’est cela le tawhîd ésotérique des mystiques.
    Wa salam.

  7. Avatar de Habbas Ba Habbas Ba dit :

    salam aleykm warahmatullah

  8. Avatar de Modibo Modibo dit :

    Le son sacré

    Un voyageur s’était lancé dans un long et dangereux voyage sur les hauts plateaux du Toit du Monde dans le but de faire une étude sur la puissance de la musique en général, du son, en particulier et de ses utilisations dans le domaine religieux.

    C’est ainsi qu’il visita de nombreux monastères et notamment un où il trouva ce qu’il cherchait.
    Une trentaine de moines étaient installés devant un mur, totalement immobiles, et répétant inlassablement d’une voix très grave et très profonde le même son. Le voyageur demanda au moine qui l’accompagnait ce qu’ils faisaient :

    – Ils répètent le Son Sacré.
    – A quoi cela sert-il ?
    – A trouver Dieu, dans le meilleur des cas.
    – Et autrement ?
    – A obtenir des pouvoirs extraordinaires. Par exemple, la clairvoyance, ou la lévitation, ou le pouvoir de faire pleuvoir ou de prédire l’avenir…

    Un peu à l’écart, se trouvait un moine, assis en position du lotus, immobile à quelques pieds au-dessus du sol, et dont le corps rayonnait d’une lumière bleue et dorée. Très intrigué, le voyageur demanda :
    – Et celui-ci, qui est à part et qui ne fait rien, il ne répète pas le Son Sacré ?
    – Non.
    – Et pourquoi ?
    – Il n’a jamais fait les choses normalement. Il ne faut pas faire attention à lui. Il est sourd et muet.

  9. Avatar de Anaa 7777 Anaa 7777 dit :

    Rappel de quelques considérations sur la composition des mots

    L’étude de la composition des mots est la clé de tout enseignement. Car notre langue est construite sur une connaissance profonde des Lois et des fonctions qui ont déterminé la structure de tout ce qui existe. Le nom attribué à chaque chose est sa définition, exprimée par la valeur des lettres qui composent ce nom, et des signes qui l’écrivent. C’est pourquoi, l’on peut d’un seul mot exprimer une théorie. Ce n’est pas une langue de bavard ; c’est une langue de Sages qui connaissent les rapports analogiques du visible et de l’invisible, et enseignent l’abstrait par le concret. « Mais pour y accéder, il faut accepter une formation progressive qui est la montée vers le Temple… »
    Pour exemple, le mot « KOUN », le « Sois divin » renferme beaucoup de secrets par son poids mystique qui est 70. 70 est le PM de Ya Sin qui est un nom céleste du prophète (saw), et aussi le titre de la sourate 36, considérée comme le cœur du coran. A noter également que le nombre 36 est la racine du nom Allah (swt). 70+2 L = 72, PM de « Allahou Ahou ». La somme des valeurs de 1 à 70 = 2485. 24 est le PM de Houwa Ahad, et 85 est le PM d’Allahou Wahid. 24+85 = 109, PM d’Al Hakîm, de Hanane. La somme des valeurs de 1 à 109 = 5995, PM des 28 lettres de l’alphabet arabe. Quand on dilate Koun, on obtient 207, 6 lettres. Pour faire court, 207×6 L = 1242, PM de la dilatation des 14 lettres de lumière qui introduisent 29 sourates du coran.
    Par ailleurs, 2²+0²+7² = 53, PM d’Ahmad, nom céleste du prophète (saw)…
    Enfin, 207 est le bâtine de 702, PM du verset 22 de la sourate 89 : « Wa ja’a Rabbuka wal malaku saffan saffâ » « Et que ton Seigneur viendra ainsi que les Anges, rang par rang ».
    L’exubérance est un bon stimulant pour l’action, mais la lumière intérieure s’accroît dans le silence et la concentration…
    Wa salam.

  10. Avatar de Modibo Modibo dit :

    Le poème du Vin

    Il existe un vin auquel rien ne peut être comparé.

    Parmi ceux qui l’ont bu, les uns se sont tus, les autres ont témoigné de son existence en disant qu’il ne pouvait être nommé ou au contraire, en lui donnant un nom variant suivant les temps et les lieux.

    Mais au lieu de boire le vin, on s’est enivré de la personne et des paroles de ceux qui ont proclamé l’existence du vin.

    Puis sont venus ceux qui ont prétendu diversement être les seuls gardiens authentiques de la personne et de la parole des connaisseurs du vin et du nom donné au vin.

    À qui les suivra, ils ont promis, au terme d’un devenir non précisé, la connaissance du vin à laquelle eux mêmes espèrent parvenir un jour indéterminé.

    Mais au lieu de boire le vin, on s’est enivré de croyances et de pratiques. Ainsi est née la soumission à l’autorité de ceux qui ont accaparé l’image et le souvenir du vin et des connaisseurs du vin.

    Puis sont venus ceux qui ont fait de la personne et de la parole des connaisseurs du vin l’objet d’incommensurables études savantes. Mais au lieu de boire le vin, on s’est enivré de mots et de savoir.

    Ainsi est née la soumission à la science et aux docteurs de l’image et du souvenir du vin et des connaisseurs du vin.

    Puis enfin sont venus ceux qui se sont servis de la parole des connaisseurs et des commentateurs du vin pour faire croire qu’eux aussi étaient des connaisseurs du vin.

    Mais au lieu de boire le vin, on s’est enivré de magie et de fantasmes. Ainsi est née la soumission aux imposteurs de la connaissance du vin.

    Et ainsi va la vie, et moi, dans l’ivresse du vin à quoi rien ne peut être comparé.

    Note : Dans la tradition Soufie, ce texte (d’origine arabe) qui m’a été transmis par Henri Landier date probablement du 16ème siècle. Pour comprendre ce dont il s’agit, il suffit de remplacer le mot « vin » par le mot « Dieu ». le mystère du vin de Hafez enfin élucidé ?

  11. Avatar de Modibo Modibo dit :

    que ce merveilleux conte- tire du blog de la Transformation Interieure – berce notre nuit, maitres et élèves, frères et soeurs du blog….

    L’identité du Renard

    Un renard se trouva un jour nez-à nez dans un bois avec un jeune lapin.

    Qui es-tu, interrogea le lapin ?
    Je suis un renard, et si je voulais, je pourrais te manger.
    Comment peux-tu me prouver que tu es un renard, insista le lapin ?
    Le renard ne sut que répondre… Toujours, jusqu’ici, les lapins s’étaient enfuis à son approche sans demander leur reste. Mais le jeunot insista :

    Si tu peux me montrer un acte officiel prouvant que tu es bien ce que tu dis, alors je te croirai.
    Le renard fila chez le lion qui lui remit un certificat en bonne et due forme. Lorsqu’il fut de retour dans la clairière où l’attendait le lapin, il entreprit de lire à haute voix le document qui certifiait qu’il était bien un renard.

    Il en trouva les termes si flatteurs pour lui qu’il s’attarda sur chaque paragraphe avec délectation sans remarquer que son interlocuteur avait déjà déguerpi. Dès les premières phrases, en effet, le lapin avait compris et sans attendre la suite, s’était mis à l’abri dans son terrier. Personne n’entendit plus jamais parler de lui !

    Le renard s’en retourna à la tanière du lion. Une biche était là qui parlait au fauve.

    Je demande à voir, disait-elle, un document attestant que tu es bien un lion.
    Quand je n’ai pas faim, je n’ai pas besoin de me soucier d’en fournir la preuve à qui que ce soit, répondit celui-ci. Et quand j’ai faim, c’est toi qui n’a pas besoin de preuve écrite.
    Le Renard se tourna vers le lion

    Pourquoi ne m’as-tu pas dit de parler ainsi lorsque je suis venu te trouver pour le lapin
    Ah, mon cher ami, tu aurais du me préciser alors que le demandeur était un lapin ! J’ai pensé qu’il ne pouvait s’agir que d’un de ces stupides humains auprès de qui les lapins ont appris à se livrer à ce passe-temps futile !

    Note : Dans la tradition Soufie, ce texte (d’origine arabe) a été raconté par Idries Shah dans La Sagesse des Idiots, (Courrier du Livre éd.). Cette histoire enseignement traite bien sûr en apparence de la question de l’identité, mais entend aussi montrer comment la fonction mentale intellect est capable de créer de toutes pièces des complexités d’apparence philosophique sérieuse, mais dont l’intérêt s’effondre dès qu’elles sont mises à l’épreuve des faits.

    Envisagée dans la tradition Zen, à l’instar des soufis, l’image qui est employée pour décrire le caractère insaisissable de la réalité, face au concept verbal d’identité, est celle de ‘l’idiot’ qui essaye d’attraper l’eau avec une seule main. Certes, cela semble possible lorsqu’elle est gelée ou à l’état de neige. Mais seul un ‘idiot’ pourrait confondre la glace, la neige et l’eau. Aux niveaux des mots, tout est dans tout et réciproquement. Aux niveaux silencieux, il est prudent de vérifier ses perceptions, mais il n’y a rien à discuter avant d’avoir établi les faits.

  12. Avatar de lilia Rose lilia Rose dit :

    Si l’on recherche le mot « humanisme » dans le dictionnaire, dans Le Grand Robert entre autres, on peut principalement extraire trois définitions :
    1-Un mouvement de l’esprit représenté par les humanistes de la Renaissance et caractérisé par un effort pour élever la dignité de l’esprit humain et le mettre en valeur.
    2-La formation de l’esprit humain par la culture littéraire ou scientifique.
    3-Philosophie, théorie, qui prend pour fin la personne humaine et son épanouissement. Doctrine qui s’attache à la « mise en valeur de l’homme » par les seules forces humaines.

    En effet, en terre d’Islam, tout au long de son histoire, des figures éminentes de réputation universelle ont imprimé la vie intellectuelle. Pour eux, les sciences traditionnelles furent autant d’applications différentes des mêmes principes fondamentaux. Généralement médecin, poète, philosophe, astronome, mathématicien, etc., ils réalisèrent l’unité des champs de la connaissance comme autant de ramures de l’ « arbre cosmique »

    Je ne vais pas m’attarder sur ce point ; la recherche historiographique dans ce domaine ne peut qu’aboutir à l’évidence. Il suffit d’évoquer, pour cela, quelques noms, mondialement célèbres grâce aux nombreuses traductions existantes, tels que Jâbir Ibn Hayyân (connu sous le nom de Geber), Abu Raihân al-Birûnî (Alberuni), Ibn’Sinâ (Avicenne), Khayyâm ect….

    Pour en revenir aux mouvements scientifiques et littéraires en Islam, il ne serait pas inopportun de souligner ici, les recherches récentes constatés par le Professeur Nasr, dans son livre « La religion et l’ordre de la nature », sur le lien existant entre l’islam et l’humanisme de la Renaissance. Celles-ci « révèlent une relation historique aussi étroite que surprenante entre la littérature islamique, où la tradition de l’adab, et les studia humanitatis, une relation non moins étroite qu’entre la scolastique latine et la philosophie et la théologie islamiques

    D’après une tradition établie de l’islam, et même biblique, Dieu a créé l’homme à Son image (as-Sûrat), et lui a confié Ses qualités (aw’sâf), noms (asmâ) et attributs (sifât). Sur ce point, les deux vers suivants de Mawlânâ Jalâl ad-Dîn Rûmi, sont explicites : « Le Vrai (al-Haq) nous a créé à Son image,
    Nos qualités émanent de Ses qualités,
    Puisqu’Il est l’origine de la reconnaissance et quête la louange,
    La quête de l’éloge devient ainsi, nature de l’homme »
    Hâfez aussi, à sa manière, dit la même chose :« Sans Tes qualités (ou Ton visage) nulle trace de moi ne subsisterait, oh oui ! Je vois les faits mémorables de ma vie provenir de Ta Face ».

    Mawlânâ, en commentant le verset coranique concernant la création de l’homme et son statut de lieutenant (khalif) de Dieu sur terre, déclare :« Puisque la volonté et l’ordre de Dieu, depuis l’éternité, fut d’être manifesté,
    Puisque le contraire sans son contraire ne peut être conçu,
    Puisqu’au Roi sans pareil, Il n’a point de rival,
    Il créa alors un lieutenant noble et magnifique,
    Pour qu’il soit un miroir de Sa Royauté ».

    L’homme est donc par excellence, « miroir » du divin, reflétant Ses qualités, noms, et attributs. Il est conscience de l’Univers, la « clarté même du miroir du monde » selon l’expression du Sheikh al-Akbar Ibn’Arabî, ou l’« œil du cosmos » (ayn al-âlam) selon Shabestarî. En d’autres termes, l’homme se présente comme un écran dont l’existence révèle et manifeste la Réalité de la grandeur divine. L’homme-rival devient, paradoxalement, par un jeu de miroirs, le lieu-tenant (mazhar) de l’épiphanie divine, ou selon une terminologie akbarienne, Wajh al-khâss, la Face particulière par laquelle Dieu se manifeste.

    Dans cette optique de la quasi déiformité, l’homme atteint les degrés les plus sublimes de la dignité et de la grandeur divine ; il possède à ce titre, la faculté et la puissance de mettre à sa propre disposition (qowat at-taskhir) l’Univers tout entier.

    Cependant, comme un regard porté sur son image dans un miroir, la force de l’homme se mesure à la faiblesse de sa nature métaphorique et imaginaire ! étrangement, l’homme puissant apparaît dans ce qu’il n’est pas en réalité ; l’illusion se substituant à la réalité.

    Par conséquent, l’état ontologique de l’homme libre et puissant, au regard du divin, demeure éternellement l’état de servitude primordiale (ûbûdiyya).

    C’est très exactement dans cette perspective qu’Ibn’Arabi, grande figure du tassawûf, nous dit par une formule saisissante :

    « Le fait que tu aies été créé à l’image de Dieu, fait de toi le lieu de manifestation des Noms divins. Le fait que tu sois le lieu de manifestation des Noms divins, te confère l’excellence. Et c’est en raison de ton excellence, que l’on t’a commandé de te prosterner ».

    Et il ajoute en forme d’avertissement :
    « Comporte toi donc, selon ta propre nature, c’est-à-dire ta faiblesse (za’f), et non selon ta déiformité (sûrat al-îlâhiyya), car celle-ci te confère le statut de la seigneurie (robûbiyya) ».

    Il y a dans les propos d’Ibn’Arabî, un écho aux paroles de Lûqman, figure par excellence de la sagesse dans le Coran ; s’adressant à son fils, il dit :« Ne détourne pas ton visage des hommes.
    Ne marche pas sur la terre avec arrogance ; Dieu n’aime pas l’insolent plein de gloriole » .

    Cité en parabole, le Coran interpelle notre faiblesse, en ces termes : « Ne parcours pas la terre avec arrogance.
    Tu ne peux ni déchirer la terre, ni atteindre la hauteur des montagnes »

    « Ceux qui oublient Dieu ; Dieu fait qu’ils s’oublient eux-même » dit le Coran.
    Pour élargir notre perspective sur la nature de l’homme et l’histoire de l’humanité, je dois dire, pour résumer, qu’il y a en réalité et depuis toujours, deux humanismes : celui de l’orgueil et celui de l’humilité, si tant est que l’on puisse les qualifier ainsi.

  13. Avatar de Modibo Modibo dit :

    Troisième discours : De l’épreuve

    Lorsque le serviteur rencontre une épreuve, il commence par vouloir la surmonter par ses propres forces. S’il n’y parvient pas, il cherche alors l’aide des créatures: les sultans, les hommes du pouvoir, les gens de ce bas monde, les riches, ou bien les médecins lorsqu’il s’agit de maladies.
    Et si cette tentative ne résout toujours rien, alors il se tourne vers son Seigneur par la prière de demande, l’humble supplique et la louange.

    Ainsi, tant qu’il se sent capable de triompher par lui-même des obstacles, il ne se tourne pas vers les créatures ; et tant qu’il trouve assistance auprès d’autrui, il ne s’oriente pas vers le Créateur. Mais après cette dernière tentative, même s’il ne trouve pas de réponse auprès du Créateur, voilà qu’il se jette à Ses pieds dans un abandon total. Il persiste dans la demande et la louange, reconnaissant pleinement son impuissance et son indigence, avec à la fois, crainte et espoir.

    A ce moment là, le Créateur lui ôte la force même d’implorer, refuse de lui répondre, afin de l’amener finalement à se détacher de toutes les causes secondes et moyens habituels. Lorsque ce renoncement est accompli, le Créateur exécute Son Décret et manifeste Son Acte en lui. Le serviteur s’anéantit par rapport à tous les moyens et mouvements propres et demeure comme un pur Esprit (ruh). Il ne voit rien d’autre que l’Acte d’Allâh atteint la certitude dans le Tawhid [1]; attestant qu’il n’ y a nécessairement point d’agent, en réalité, sinon Allâh. Point d’incitateurs au mouvement ou au repos, point de mal ni de bien, ni de préjudice ni de bienfait, ni de don ni de refus, ni d’ouverture ni de fermeture, ni de mort ni de vie, ni d’honneur ni d’humiliation, qui ne soient dans la Main (le Pouvoir) d’Allâh. Il devient alors par rapport au destin comme le nourrisson entre les mains de la nourrice ou comme le mort entre les mains du laveur de morts, ou encore comme la balle sous les coups du maillet du joueur de Polo.

    Il se trouve retourné, déplacé, modifié, démuni de toute cause motrice que celle-ci soit sienne ou provienne d’autrui. Absent de lui-même, il est entièrement englouti dans l’Acte de Son Seigneur (Mawlâ). Il ne perçoit plus que Son Maître et Son Acte, ne reconnaissant nul autre dans tout ce qu’il voit, entend ou connaît.

    Ce sont Ses paroles qu’il entend. C’est par Sa science qu’il sait, par Son Bienfait qu’il se délecte, par Sa
    proximité qu’il est heureux, par Son rapprochement qu’il s’embellit et s’ennoblit. Par Sa Promesse il est apaisé et rassuré. Par Son discours, sa solitude se dissipe. De tout autre que Lui, il se désintéresse, et éprouve répulsion. Il se réfugie avec assurance dans Son Evocation d’Allâh (Dhikr) [2]. En Lui seul, il place sa confiance et à Lui seul il s’en remet totalement. Il s’éclaire à la lumière de Sa connaissance, et s’en revêt comme d’un habit. Il découvre les merveilles Ses sciences et est élevé à la dignité propre à la connaisance des secrets de Ses décrets.

    C’est à partir de Lui qu’il entend et prend conscience; puis il loue et remercie pour ce privilège et adresse des prières (dou’a) [3].

  14. Avatar de lilia Rose lilia Rose dit :

    Si le Coran se veut un livre de guidance, il prévient lui-même que la lecture qui pourra en être faite en égarera beaucoup : « Nombreux sont ceux qu’Il égare et nombreux sont ceux qu’Il guide » (Al-Baqara (La vache) ; 2:26). Face à ce constat, un « mode d’emploi » général de lecture y est donné : « Voici un Livre béni : Nous l’avons fait descendre sur toi afin que les hommes méditent ses versets, et que réfléchissent ceux qui sont doués d’intelligence. » (Sâd ; 38:22) ; « Très certainement Nous avons exposé [tout ceci] dans ce Coran afin que [les gens] réfléchissent. » (Al-Isrâ’ (Le voyage nocturne 17:41). Le Coran n’invite pas ses lecteurs à le lire comme on lirait une simple histoire, mais à réfléchir et méditer sur ses versets – réflexion sur leurs mots et significations, mais aussi sur le rapport entre les versets, la portée de leurs récits…

    Cet article a pour but de mettre en relief certaines caractéristiques à la fois du Coran et de la pensée qui pourront permettre à la réflexion de s’exercer sur un terrain plus clair. Toute réflexion féconde s’accompagne de conditions, l’une d’entre elles étant de prendre conscience des préjugés que nous avons au sujet de l’objet de notre réflexion. L’esprit humain a naturellement tendance à appréhender les choses au travers des propres catégories de son esprit et l’idée qu’il s’en est préalablement faite plus ou moins consciemment. Il échoue alors à saisir la spécificité de l’objet et ne fait qu’épaissir la couche de ses propres préjugés. Une réflexion sur le Coran implique donc préalablement de rendre capable de laisser l’objet se présenter lui-même sans l’avoir auparavant chargé de mille projections, et de saisir sa nature spécifique.
    Pour les lecteurs non arabophones, il nécessite parallèlement une prise de conscience de certaines difficultés de compréhension issues à la fois de la langue, de la culture, de l’histoire, et de sa propre psychologie.

    Le but de cet article n’est pas d’arriver à la conclusion selon laquelle il faudrait avoir lu des dizaines de volumes de commentaires et connaître parfaitement l’arabe avant d’ouvrir le Coran, mais plutôt d’attirer l’attention, sur la base d’une phénoménologie à la fois du Livre et du lecteur, sur leur spécificité respective afin de réduire certaines distances et « miroirs déformants » entre le sujet et son objet.

    Le Coran se présente avant tout lui-même comme un rappel.
    Rappel tout d’abord, du message délivré par l’ensemble des prophètes ayant précédé le prophète Mouhammad. Ce rappel est fondé sur l’invitation à n’adorer qu’un Dieu unique : « Aussi bien avons-Nous mandé à chaque nation un envoyé : « Adorez Dieu, éloignez vous de l’idole. » (sourate Al-Nahl (Les abeilles 16:36) et, en conséquence, à vivre sa foi dans le cadre d’une religion : « Il vous a légiféré en matière de religion, ce qu’Il avait enjoint à Noé, ce que Nous t’avons révélé, ainsi que ce que Nous avons enjoint à Abraham, à Moïse et à Jésus : « établissez la religion ; et n’en faites pas un sujet de division ». » (sourate Al-Shûrâ (La consultation 42:13).

    S’il est un rappel des révélations précédentes, le Coran est avant tout un rappel adressé à chaque personne : rappel de son origine, de sa vérité profonde et de ce à quoi elle est destinée : « Et certes Nous avons fait le Coran aisé pour que l’on se rappelle : y aura-t-il alors quelqu’un qui se rappelle ? » (Al-Qamar (La lune 54:17 ). Le lecteur ne doit donc pas d’abord rechercher dans le Coran d’obscurs mystères ésotériques, mais avant tout un rappel du sens de la création et de sa propre existence ; ce rappel menant l’homme à une véritable connaissance de lui-même, connaissance inséparable de celle de Dieu qui l’a façonné à Son image et en lui insufflant « son esprit ». Ouvrir le Coran implique donc d’avoir à l’esprit cette dimension du « ressouvenir » et de la connaissance de soi qu’il vise à produire chez le lecteur.

    Le Coran n’est donc ni un roman, ni un livre d’histoire, ni un ouvrage scientifique, ni un « mélange de genres », mais un livre à la vocation universelle dont le but est de guider l’homme quelle que soit l’époque à laquelle il vit et la culture à laquelle il appartient. A cette aune, l’ensemble de son contenu, y compris les histoires des prophètes et les événements passés qui y sont rapportés contiennent un message qui s’adresse à chacun.

    Un verset au sujet de la rencontre entre Moïse et Pharaon ne doit pas être perçu comme un fait du passé n’ayant rien à voir avec le présent, mais doit conduire son lecteur à se demander : que veut-on me dire personnellement à moi, aujourd’hui, au travers de cette histoire ? Lire le Coran implique donc d’avoir un état d’esprit universalisant.

    Les événements passés qui y sont rapportés ne doivent donc pas être circonscrits à une époque et une culture particulières – par exemple La Mecque et Médine du VIe siècle -, mais être considérés comme autant d’occasions d’enseigner des principes spirituels et d’éduquer l’homme. Le verset enjoignant les croyants à ne pas s’adresser au Prophète en haussant la voix invite l’ensemble des croyants à se parler de façon douce et respectueuse, l’enseignement de Luqmân à son fils l’incitant à respecter ses parents s’adressent à l’ensemble des croyants, tandis que l’histoire de Moïse et de Khidr invite chaque croyant à faire preuve d’humilité face à la sagesse cachée des plans et décrets divins. L’ensemble des récits du Coran sont les supports d’un enseignement à la portée universelle dans le but d’une réforme de soi. Pour cette raison, « il faut lire ce texte, non pas comme un livre d’histoires dans lequel on chercherait la trace d’événements du passé, mais comme un livre d’humanité dans lequel l’histoire elle-même n’a de valeur que dans la mesure où elle permet de former l’homme d’aujourd’hui et de demain.

    Dans ce sens, le récit de la rencontre entre Moïse et Pharaon vient nous enseigner qu’il faut accepter le message des prophètes, que les injustes connaissent une fin funeste, etc. A un niveau de lecture plus profond, Moïse et Pharaon symbolisent deux dimensions présentes en nous : l’une qui tend vers la foi et la soumission à Dieu, l’autre vers la rébellion et l’arrogance. Pharaon n’est que l’incarnation de la voix de notre âme qui nous incite à rejeter la croyance en ce qui n’est pas visible et à nous croire auto-suffisant. Les divers personnages de ces récits incarnent les complexités de l’âme humaine et participent à ce « rappel » passant à la fois par la connaissance et l’éducation de soi.

    Lire le Coran ne nécessite pas de connaître en détail l’histoire religieuse et les circonstances de révélation des différents versets, mais de réfléchir en quoi chacun des versets nous concerne aujourd’hui. En s’efforçant d’extraire les vérités intemporelles des événements particuliers, le lecteur saisira le sens profond du Coran et le lira, comme le recommandait le théosophe Sohrawardi, comme s’il n’avait été révélé que pour lui-même.

    Néanmoins, tout lecteur non arabophone souhaitant lire le Coran doit passer par une traduction. Outre les problématiques particulières liées à la traduction d’un texte sacré en général et du Coran en particulier dont la langue arabe et la rhétorique fait partie intégrante du sens et de la puissance du message, les mots dont le traducteur se sert pour traduire dans une autre langue ne sont pas « neutres » mais au contraire chargés d’un passé et de connotations particulières propres à chaque culture. Ils éveillent dans la conscience du peuple qui les utilisent une multiplicité de significations liées à son histoire ayant façonné ces représentations collectives. Le passé religieux d’une nation pourra ainsi avoir une influence sur la façon de penser et d’appréhender l’idée de religion. En traduisant le mot arabe dîn par « religion », le sens sera transmis, mais dans l’esprit d’un Français, ce mot pourra éveiller tout un ensemble de représentations : un prêtre, une église, une icône, une croix… mais aussi peut être l’inquisition, des persécutions, un contrôle des consciences… alors que des représentations totalement distinctes viendront à l’esprit d’un musulman ou d’un bouddhiste lorsque l’on traduira ce même mot dans leur langue.

    Il n’est pas ici question de défendre l’idée d’un relativisme linguistique sur la base duquel chaque mot prendrait un sens différent dans chaque culture, ce qui rendrait toute communication impossible, mais plutôt de souligner l’existence de certaines connotations et associations d’idées qui font automatiquement naître un mot dans l’esprit d’une personne lorsqu’on le prononce et qui constituent un filtre à travers lequel elle comprendra cette idée. Une lecture du Coran doit donc s’accompagner d’une prise de conscience de l’existence de ces faisceaux de représentations – positives ou négatives – issues de l’inconscient collectif, des médias, ou d’un vécu personnel à propos de l’islam qui habitent son esprit et sont susceptibles de biaiser sa réflexion.

    Prenons le mot arabe kâfir, qui revient régulièrement dans le Coran et est souvent traduit par le terme « infidèle » ou « mécréant » : pour un Français, ces termes auront tendance à susciter en lui des représentations très chargées négativement telle que l’inquisition, l’apostasie, la torture, etc., autant de représentations issues de sa propre histoire, celle de la chrétienté médiévale, qui a contribué à charger certaines expressions religieuses de connotations qu’elles n’ont pas dans un autre contexte. S’il n’a pas conscience de ces préjugés, ces mots auront tendance à produire un sentiment de rejet chez le lecteur et à « étouffer » le concept sous un ensemble de significations qui n’ont rien à voir avec l’idée originelle qu’il souhaite transmettre et son sens précis dans le texte coranique. Si le terme de mécréant évoque des événements à connotation politique et extérieure dans une conscience occidentale, il exprime dans le Coran un état psychologique intérieur : le terme de kâfir désigne originellement les agriculteurs qui sèment la semence dans la terre. Par extension, kâfir fait référence à toute personne qui enfouit la semence de la foi et refuse de reconnaître la vérité et l’essence réelle de son propre être. C’est donc avant tout une affaire entre l’homme et lui-même.

    Cette idée ne peut se comprendre que si elle est mise en rapport avec l’anthropologie coranique selon laquelle dans la pré-éternité, Dieu s’est révélé à l’homme comme étant son Créateur, imprimant ainsi la foi dans sa nature originelle : « Et quand ton Seigneur tira une descendance des reins des fils d’Adam et les fit témoigner sur eux-mêmes : “Ne suis-Je pas votre Seigneur ?” Ils répondirent : “Mais si, nous en témoignons… afin que vous ne disiez point, au Jour de la Résurrection : “Vraiment, nous n’y avons pas fait attention”. » (Al-A’raf ; 7:172).

    Selon le Coran, l’homme porte en lui « l’esprit de Dieu » et sait en son être le plus intime qu’il est lié à un Créateur. Sur cette base, être kâfir désigne non pas un anathème dogmatique disqualifiant quelqu’un sur le plan religieux et social, mais la réalité intime et psychologique de tout être qui « se voile la face » et refuse de reconnaître la vérité qu’il détient en lui.

    De même, le terme de fisq, souvent traduit en français par « perversité », et fâsiq par « pervers », éveille tout un lot d’idées négatives dans l’esprit du lecteur, dont l’idée de pervers sexuel à laquelle ce mot est souvent associé. Or, la racine du mot fisq en arabe a un sens bien distinct de ces connotations, qui s’enracine dans la vision de l’homme que nous venons d’évoquer : fisq désigne originellement la sortie du noyau de l’intérieur de la datte fraîche. Par extension, il fait référence à toute personne qui se déprend du vêtement de l’obéissance à Dieu et quitte la voie de son propre perfectionnement. Tout comme en sortant de la date, le noyau s’éloigne de son enveloppe sucrée et de ce qui fait sa valeur, de par leurs actes, les fâsiq gâchent et jettent loin d’eux ce qui fait la valeur de leur être.

    Certains mots arabes non traduits sont loin d’échapper à ce problème : retranscris tels quels en français, ils sont associés à tout un faisceau de concepts et d’idées propres au contexte culturel d’un pays ou à l’idéologie du moment, qui les étouffent et empêchent de saisir leur signification originale « dans le texte ». Le mot sharia en est un exemple typique : à peine lu ou prononcé, des images de religieux barbus sévères, de femmes voilées maltraitées, de châtiments corporels, d’absence de liberté sous toutes ses formes… ont tendance à venir à l’esprit. Or, en arabe, sharia vient du verbe shara‘a dont l’étymologie signifie le fait d’avoir accès à l’eau, à une source. Dans la langue commune, sharî’a désigne un chemin conduisant à une rivière – shâri’a ayant ensuite pris le sens général de « rue » en arabe. Par extension et employé dans un contexte religieux, sharia désigne également la route éclairée qui mène à la source symbolisant la foi et la vie. Elle est donc, pour celui qui l’emprunte, le chemin sûr et exempt de danger vers la félicité. L’eau étant un moyen de purification, la sharia désigne également la religion et ses préceptes spirituels dans le but de purifier à la fois le corps et l’esprit du croyant, et de le préparer ainsi à sa rencontre avec Dieu. Chemin, eau, vie, sécurité… nous sommes donc bien loin des connotations évoquées plus haut. Pour le Coran et pour le musulman, la sharia, et donc les règles édictées par Dieu, ne sont pas une violence insupportable faite à la liberté individuelle, mais un moyen d’avancer et de se réaliser spirituellement.

    Comprendre la signification originale des mots implique donc aussi de prendre en compte la vision du monde et de le l’homme proposée par le Coran, et de ne pas l’évaluer à l’aune des critères de l’humanisme, de l’individualisme et du libéralisme. Juger ce qui dépasse l’horizon de ce monde à l’aune de pensées qui ne dépassent pas le cadre du monde matériel n’aboutit qu’à manquer totalement son objet et à le réduire à ce qu’il n’est pas.

    Ce problème de réduction se retrouve également au niveau de la signification de certains mots arabes transposés tels quels dans des langues étrangères. Ainsi, l’usage usuel du terme jihâd le confine exclusivement à signifier un combat extérieur. Or, la dimension la plus importante du jihâd, dont la racine j-h-d exprime l’idée de déployer un effort, est le combat du croyant contre ses propres passions intérieures, sa colère, sa jalousie, son avarice… Si cette autre dimension la plus importante du jihâd a été évoquée par le prophète Mouhammad, elle est également présente dans le Coran : « Et luttez (jâhidou) pour Dieu avec tout l’effort qu’Il mérite. Accomplissez donc la prière (salât), acquittez-vous de l’aumône (zakât) et attachez-vous fortement à Dieu. » (Al-Hajj (Le pèlerinage 22:78) La « lutte » et le « combat » évoqués ici ne sont pas la guerre mais l’effort dans la religion, dans l’adoration, contre sa propre avarice en donnant une partie de ses biens en aumône, etc. Un autre exemple est celui du terme même d’islâm que l’on réduit souvent à un mot signifiant une simple « soumission », elle-même associée avec les idées négatives de passivité, de contrainte, etc. Or, islâm est un dérivé de la racine s-l-m qui contient les idées de paix, de sauvegarde et de protection. Le mot implique donc l’idée d’une démarche active et responsable de « remise confiante de soi à Dieu », ou encore d’ « adhésion consciente et active à la paix (salâm) de Dieu » ; bien loin de l’idée de soumission écrasante et passive qu’on lui attribue souvent.

    Par conséquent, outre le problème de la projection de représentations issue de la « valeur » distincte d’un mot lorsqu’il est traduit dans une autre langue, la traduction conduit également à effacer les sens multiples et connotations associées cette fois au mot originel arabe et à sa racine. Les exemples sont très nombreux, mais nous nous contenterons d’en évoquer deux autres. Al-Rahmân et al-Rahîm désignent deux attributs de Dieu abondamment cités dans le Coran exprimant l’idée, chacun avec une nuance particulière, que Dieu est miséricordieux. Ces termes sont dérivés de la racine r-h-m d’où est également issu le mot rahim désignant la matrice, le lieu où l’enfant se développe dans le ventre de sa mère et où se crée entre eux un lien profond. Formé à partir de la racine r-h-m, le mot arabe miséricordieux comprend donc l’idée d’un lien de création et d’amour similaire à celui qui unit un père à ses enfants, de protection bienveillante et maternelle, etc. Cette richesse de significations associées disparaît totalement dans une traduction, et appauvrit l’image de Dieu sous-entendue par ces termes et leurs racines. Le mot même d’Allah désignant Dieu est la contraction de al-ilâh qui signifie « le Dieu », « la Divinité », c’est-à-dire la seule et unique qui existe. Le mot même de Allah sous-entend l’unicité divine, idée que l’on ne retrouve pas dans le mot « Dieu ». Cependant, si l’on emploie ce terme tel quel dans une autre langue, il risque d’être compris par certains comme désignant exclusivement le « dieu des musulmans » et de mener à un contresens plus grave.

    La première étape d’une réflexion sur le Coran doit donc s’accompagner d’humilité et d’un effort de compréhension des mots dans le cadre de la vision du monde au sein de laquelle ils prennent tout leur sens. Pour ce faire, point n’est forcément besoin d’étudier la langue arabe et ses racines dans leur détail, mais de mettre de côté ses préjugés pour tenter de saisir l’esprit du message du Coran.

  15. Avatar de Modibo Modibo dit :

    S’il est un des bienheureux compagnons du Prophète Mohamed (psl) que l’on peut appeler soufi, dans l’acception la plus courante, il s’agit bien de Abou Dharr. Et comment ne pas être d’accord avec lui aujourd’hui quand il y a des gens si indigentes qu’elles n’ont pas les moyens d’acheter le suaire a leurs morts ? Quand il y a dans les hôpitaux des patients qui meurent non pas de leur maladie mais de la faim ?
    Voyons en quels termes Abû Dharr rapportait sa propre histoire :
    —  » Après ma conversion, je suis resté avec le Prophète — paix et bénédictions sur lui — afin de me former à l’islam et d’apprendre à lire le Coran.
    Il me dit :  » Ne parle à personne ici de ton adhésion à l’islam. Ils te tueraient.  »
    —  » Par Celui Qui détient mon âme entre Ses Mains, je ne quitterai pas La Mecque sans me rendre à la Mosquée sacrée et proclamer la Vérité au milieu des Quraïshites  » jurai-je.
    Le Prophète — paix et bénédictions sur lui — se tut. J’allai donc à la Mosquée où les Quraïshites étaient assemblés en pleine discussion. Je me mêlai à eux et criai du plus fort que je pus :  » Ô Quraïshites, je témoigne qu’il n’y a d’autre Dieu qu’Allâh et que Muhammad est son Messager. quot ;
    Mes mots eurent un effet immédiat sur eux. Ils sautèrent sur leurs jambes et s’exclamèrent :  » Attrapons-le, lui qui a abandonné sa religion.  » Ils bondirent sur moi et me frappèrent sans merci. Ils avaient clairement l’intention de me tuer. Toutefois, Al-`Abbâs Ibn `Abd Al-Muttalib, l’oncle du Prophète — paix et bénédictions sur lui —, me reconnut. Il se pencha sur moi pour me protéger de leurs coups. Il leur dit :  » Malheur à vous ! Voulez-vous tuer un homme des Ghifâr, alors que vos caravanes passent par leur territoire ?  »
    Là seulement, ils me relâchèrent. Je retournai chez le Prophète — paix et bénédictions sur lui —. Lorsqu’il vit mon état, il dit :
    —  » Ne t’avais-je pas dit de garder le secret sur ta conversion ?
    — Ô Messager de Dieu, dis-je. Mon âme avait besoin de s’exprimer, alors je l’ai laissée s’exprimer.
    — Va trouver ton peuple, ordonna le Prophète — paix et bénédictions sur lui —. Dis-leur ce que tu as vu et entendu. Invite-les à Dieu. Peut-être Dieu les comblera de bien par ton entremise et te récompensera à travers eux. Le jour où tu entendras que je me suis fait connaître ouvertement, alors viens à moi.  »
    Je quittai la ville et retournai vers mon clan. Mon frère m’interrogea : « Qu’as-tu fait ?  » Je lui expliquai que j’étais devenu musulman et que je croyais désormais à la vérité des enseignements de Muhammad. Il me répondit :  » Je ne suis pas opposé à ta religion. De fait, je suis moi aussi musulman et croyant.  »
    Tous deux, nous allâmes chez notre mère afin de l’inviter à l’islam. Sa réponse fut :
    —  » Je n’ai rien contre votre religion. J’accepte également l’islam.  »
    À partir de ce jour, cette famille de fidèles invita inlassablement les gens de Ghifâr à l’islam. Sa ténacité permit de convertir un grand nombre des leurs et d’instituer finalement la prière en congrégation.
    Abû Dharr était dans le désert lorsque le Prophète fuit vers Médine et lorsque les batailles de Badr, Uhud et Khandaq eurent lieu. À Médine, il exprima au Prophète — paix et bénédictions sur lui — sa volonté d’entrer à son service. Le Prophète — paix et bénédictions sur lui — accepta sa requête. Il était pleinement satisfait de sa compagnie et de ses services. Parfois même, il montrait une préférence pour Abû Dharr.
    Chaque fois que le Prophète — paix et bénédictions sur lui — le rencontrait, il lui témoignait sa joie par une tape et un sourire.
    À la mort du Prophète — paix et bénédictions sur lui —, la douleur empêcha Abû Dharr de rester à Médine. Il se retira alors dans le désert syrien, où il vécut pendant les califats d’Abû Bakr et de `Umar.
    Il se trouvait à Damas durant le califat de `Uthmân. Il fut attristé et consterné de voir le désir des Musulmans pour ce monde et leur goût du luxe. . De même, il désapprouvait la soif des musulmans pour les biens et les plaisirs matériels. Ses coreligionnaires le critiquaient, d’ailleurs, pour les insultes qu’il proférait à leur égard.
    S’étant querelle avec Moawiya aupres de qui l’avait envoyé le calife Omar (r.a) au sujet de l’aumône, le calife `Uthmân l’invita à rejoindre Médine. Il refusa les montures ainsi que les provisions de voyage qu’il entreprit a pied.
    En se présentant devant Ousmane, celui ci était avec Kab lui reprocha :
    – O abou dharr, je dois seulement exiger des musulmans qu’ils donnent de leurs biens ce qui est du a Dieu. Je n’ai pas le droit de leur demander d’abandonner leurs biens ni les forcer a donner l’aumone.
    – Tu dois faire ce que j’ai entendu dire le prophète.(psl) : il t’a été ordonne d’avoir des qualités généreuses cela veut dire donner l’aumône et prendre soin des pauvres, cela fait partie dev la religion et tu dois l’ordonner
    Kab dit : dans aucune religion, on ne force un homme qui s’est acquitté de l’aumône légale à faire davantage
    Abou dharr le frappa avec son bâton : depuis quand un juif se mêle-t-il des affaires musulmanes ?
    -Abou dharr, dit Ousmane, retiens ta langue et sois plus accommodant avec les hommes !
    -Dans ce cas, donne moi l’autorisation de me retirer d’au milieu des hommes car je ne puis vivre avec les hommes de ce temps… car le Prophète m’a dit : tu vivras seul, mourras seul et ressusciteras seul..
    `Uthmân lui suggéra alors de se rendre à Ar-Rubdah, un petit village près de Médine. Il s’y isola des gens, renonçant à leurs préoccupations terrestres. Sa vie était dédiée à la recherche de la demeure éternelle et non la satisfaction des plaisirs éphémères de ce monde. En cela, il s’inspira de l’héritage du Prophète — paix et bénédictions sur lui — et de ses compagnons.
    Un jour, il reçut la visite d’un homme qui trouva sa maison bien dépouillée. Il demanda à Abû Dharr :  » Où sont tous tes biens ?
    — Nous avons une maison là-bas [c’est-à-dire dans l’Au-delà], répondit Abû Dharr, où nous envoyons nos biens les plus précieux.  »
    L’homme comprit ce qu’Abû Dharr voulait dire. Il continua toutefois :
    —  » Mais tu dois bien posséder des choses tant que tu es ici.
    — Le propriétaire de cette maison ne nous laissera pas y demeurer à jamais, rétorqua Abû Dharr.  »
    Abû Dharr continua à mener une vie simple et frugale jusqu’à sa mort. L’émir de Syrie tenta une fois de lui envoyer trois cent dinars. Abû Dharr retourna l’argent en disant :  » L’émir de Syrie ne trouve-t-il pas un serviteur plus méritant de cette somme que moi ?  »
    En l’an 32 de l’Hégire, Abû Dharr mourut. Le Prophète — paix et bénédictions sur lui — avait dit de cet homme qui avait fait preuve d’abnégation :
    —  » La terre ne porte ni les cieux ne couvrent un homme plus vrai et fidèle qu’Abû Dharr. « 

  16. Avatar de Modibo Modibo dit :

    THIERNO BOKAR : Se mefier de sa propre poussiere….

    Quelle que soit la race d’un homme, lorsque l’Esprit cristallise en lui par l’effet de l’adoration 1 de Dieu, son âme devient semblable à un diamant mystique. La couleur ou la naissance d’un tel homme n’influe en rien sur la qualité de sa lumière spirituelle. Quels que soient sa dimension sociale ou le poids de sa naissance, s’il est parvenu à ce degre, aucun élément extérieur ne sera plus assez puissant pour le désagréger.

    Aux adeptes qui ont atteint ce degré, il ne reste qu’une recommandation à faire: se méfier de sa propre poussière, c’est-à-dire de l’admiration pour ce qui vient de soi-même. L’admiration de soi, si subtile et cachée soit-elle, peut pervertir l’âme de l’adorateur, même s’il est parvenu au degré spirituel dit « de diamant» où irradie la Lumière sans couleur et sans forme du Nom caché de Dieu.
    ( … ) Quand une âme accède à la vraie foi, elle se tient inclinée par modestie, tel un cavalier sur un coursier lancé à grande vitesse.

    Une âme emplie de Dieu ne se tient jamais droite et hautaine sur sa pointe. Craignant une chute toujours possible, elle s’inclinera, tout en tournant rapide- ment autour de la Vérité. Cette inclinaison lui donnera la tempérance et l’assurance nécessaires pour ne pas perdre l’aplomb.

    Il était lui-même d’une parfaite simplicité et étranger à toute pédanterie ou suffisance. Sachant considérer les choses de la vie avec humour, il aimait enseigner en amusant et nous répétait souvent, comme une mise en garde: « Toujours trop sérieux n’est pas très sérieux!»

  17. Avatar de Modibo Modibo dit :

    Tradition et évolution
    A une question sur les traditions, Tierno Bokar répondit:
    Respectez-les. Elles constituent l’héritage spirituel de ceux qui nous ont précédés et qui n’avaient pas rompu avec Dieu.

    Les traditions peuvent se présenter sous forme de contes plus ou moins longs de différentes natures: contes pour enfants, contes didactiques ou initiatiques. Quels qu’ils soient, méditez-les, cherchez à dévoiler le secret qui est enveloppé en eux. Creusez- les profondément, comme le feraient les chercheurs d’or dans les mines du Bourré.

    Chaque conte, chaque devinette est comme une galerie dont l’ensemble forme une mine de renseignements que les anciens nous ont légués par région, race, famille, et souvent d’individu à individu. Mais il va de soi que pour travailler profitablement dans cette mine et y circuler à l’aise, il faut y voir clair, autrement dit posséder une clef, ou un maître.
    (…)
    Lorsque des spéculations hasardeuses »prévalent sur les lois divines et les coutumes instituées par la sagesse traditionnelle – coutumes que nous apprécions mal, faute de connaissances suffisantes- alors les malheurs inéluctables viennent frapper le monde, contre lesquels les contemporains ne peu- vent rien.
    (…)
    Toutes les bouches; en ce temps, conjuguent le verbe « vouloir gagner» à la première personne de l’indicatif présent. Gagner devient un devoir impératif. Quant à la manière de gagner, on se préoccupe peu de savoir si elle est licite ou non.

    Ce temps est celui où l’honnête homme pauvre vit et meurt ignoré. Heureux est-il, encore, s’il n’est
    honni de tous, voire de ses propres parents!

    Certains, disait-il, croient qu’évoluer c’est rompre carrément avec toutes ses traditions pour adopter celles d’une race dont on admire, souvent par « snobisme « , le comportement. Pour nous, évoluer, c’est perfectionner notre patrimoine qui n’est pas fait seulement de nos demeures et de nos champs; c’est aussi aménager notre pensée, notre manière d’être tout entière.

    Ce qui vaut pour un pays tempéré ne peut convenir entièrement à un pays tropical. On voit nos enfants soudanais copier plus ou moins maladroitement Arabes ou Européens, selon leur formation. Ils sont pareils à ces chutes d’eau qui se perdent en ruisselant inutilement sur des dalles de pierre sans jamais rencontrer un lac pour apaiser leur course folle et stérile.

  18. Avatar de modibo modibo dit :

    «Cherche à travers les ténèbres de la vie matérielle et l’étoile brillante te guidera vers le jardin des beautés réelles et éternelles.» (Coran: Sourate 83, verset 3)

    Les vocables Spiritualité, mysticisme, soufisme révèlent une aspiration à un état mental qualitativement supérieur par rapport à celui du commun des mortels de toute religion, de toute croyance.
    Cette aspiration est un challenge car l’aspirant veut sortir par son propre effort du carcan commun. Se chercher, se jauger, se mesurer reviennent tous à se comparer aux autres et donc forcement a juger et donc être pénétré de son moi… égoïste !
    Or juger est la porte d’entrée de l’orgueil, suprême péché s’il en est !
    Vanité que tout cela ? Sans doute car la question est posée : apprend on à être soufi ou devient on soufi ? Suffit-il d’aimer les textes spirituels ou d’avoir un maitre pour espérer se prévaloir de cet état supérieur ?
    Le soufi se sait il soufi ? S’il devient conscient de son statut de soufi, n’en a t il pas perdu ipso facto la substance ? ……
    Bref, le sempiternel conflit entre statut et rôle… désir et volonté
    La triste fin de vie de Tierno Bokar, traqué jusque dans sa mort par d’illustres porte-étendards de l’islam confrérique soufisant, s’offre à notre analyse…

    A son exemple, et à beaucoup d’autres d’ailleurs, qui veut être reconnu soufi ?

    DE LA SAGESSE DE TIERNO BOKAR

    1/ C’est d’abord, bien entendu, l’amour de Dieu et l’unicité de Dieu. C’est la base, l’alpha et l’oméga de la révélation : Ecris le nom divin face à ta couche de façon qu’elle soit le matin, au réveil la première chose qui s’offre à ta vue.

    Au lever prononce-le avec ferveur et conviction comme le premier mot sortant de ta bouche et frappant ton oreille. Le soir à ton coucher, une fois étendu fixe-le comme le dernier objet entrevu avant de sombrer dans le sommeil. A la longue, la lumière contenue dans le secret des quatre lettres (°) se répandra sur toi et une étincelle de l’essence divine enflammera ton âme… Répéter sans cesse le nom d’Allah ou la formule attestant l’unicité de Dieu est un sûr moyen d’introduire en soi à souffle qui entretiendra en nous la chaleur mystique.»

    2/ «Il y a des degrés dans la connaissance religieuse, celle des croyants ordinaires, « blottis dans un petit coin de la tradition », puis celle de ceux qui se sont engagés résolument dans la voie qui conduit à la vérité, où l’homme et les autres êtres vivants se réconcilient dans la paix. Mais la troisième, qui la décrira ?»
    «Lumière sans couleur, obscurité brillante, c’est, enfin, le séjour de la totale Vérité : Ceux qui ont le bonheur de parvenir au degré de cette lumière perdent leur identité et deviennent ce que devient une goutte d’eau tombant dans le Niger ou plutôt dans une mer infiniment vaste en étendue et en profondeur…
    Mais l’union divine ne dispense pas, bien au contraire, de la pratique du devoir moral, qui se résume en peu de mots : amour, charité, pitié, tolérance.»

    3/Pour Tierno Bokar la violence est un scandaleux et inutile pis-aller :
    «Si l’on tue par les armes l’homme qu’anime le Mal, ce dernier bondit hors du cadavre qu’il ne peut plus habiter et pénètre par les narines dilatées dans le meurtrier pour y reprendre racine et redoubler de puissance. C’est seulement quand le Mal est tué par l’Amour qu’il l’est pour toujours …»

    4/// Questionné sur la guerre sainte, il avoue : « Personnellement je n’admire qu’une seule guerre, celle qui a pour but de vaincre en nous nos défauts… Parmi ceux-ci l’orgueil reste un des plus malfaisants » :

    5/// »Notre planète n’est ni la plus grande ni la plus petite de toutes celles que Notre Seigneur a créées… Nous ne devons nous croire ni supérieurs, ni inférieurs à tous les autres êtres.

    6/// »Les meilleures des créatures seront parmi celles qui s’élèvent dans l’amour, la charité et l’estime du prochain. Celles-là seront lumineuses comme un soleil montant tout droit dans le ciel. »

    7///L’humilité nécessaire conduit au sentiment de la fraternité humaine et à cette haute certitude que les chemins divers peuvent conduire à une unique Vérité. Grande et difficile leçon que refusent tous les fanatismes mais qu’inlassablement répétera Tierno Bokar.

    8///«Frère en Dieu, venu au seuil de notre zaouïa, cellule d’Amour et de Charité, ne querelle pas l’adepte de Moïse ni celui de Jésus, car Dieu a témoigné en faveur de leurs prophéties.
    – Et les autres ?
    – Laisse-les entrer et même salue-les fraternellement pour honorer en eux ce qu’ils ont hérité d’Adam… il y a en chaque descendant d’Adam une parcelle de l’Esprit de Dieu. Comment oserions-nous mépriser un vase renfermant un tel contenu ? »

    9///«L’arc-en-ciel doit sa beauté aux tons variés de ses couleurs. De même, nous regardons les voix des croyants divers qui s’élèvent de tous les points de la terre, comme une symphonie de louanges à l’adresse d’un Dieu qui ne saurait être que l’Unique.

    10///Un homme, quelle que soit sa race, dès que l’adoration illumine son âme, celle-ci prend l’éclat du diamant mystique. Ni sa couleur, ni sa

    11///«Celui qui apprendrait par cœur toutes les théologies de toutes les confessions, s’il n’a pas la charité dans son cœur il pourra considérer ses connaissances comme un bagage sans valeur. Nul ne jouira de la rencontre divine, s’il n’a pas de charité au cœur. Sans elle les cinq prières sont des gesticulations sans importance. Sans elle le pèlerinage est une promenade sans profit.»

    12///«Dieu est l’embarras des intelligences parce que tout ce que tu conçois dans ta pensée et matérialises par ta parole comme étant Dieu, cesse pas là-même d’être Dieu, pour n’être plus que ta propre manière de le concevoir. Il échappe à toute définition.»

    13///«La foi et l’incroyance sont comme deux champs contigus. La prière marque leur limite. Celui qui prie est appelé fidèle, quel que soit le poids de ses péchés. Celui qui ne prie pas est infidèle, quelle que soit la sagesse de sa vie.»

    14///«Tout homme bon ou mauvais est le dépositaire d’une parcelle de lumière.»

    15///«Il y a trois vérités : Ta vérité, ma vérité et la vérité.»

    16///«Quand un enfant naît ici bas, je vois ses parents ivres de bonheur se congratuler et annoncer l’événement à grands cris de joie. Quant un des leurs s’en va, je vois les parents affligés porter sur leurs visages et leurs vêtements tous les signes du chagrin et de la douleur.

    17///L’inconséquence humaine apparaît ainsi à ceux qui réfléchissent. Notre race humaine désire la vie et fuit la mort. Or, qu’est-ce que naître? C’est entrer dans un jardin d’où l’on ne pourra sortir que par la porte de la mort, unique issue, commune aux justes et aux injustes, aux croyants et aux incrédules.

    18///Qu’est-ce que mourir ? C’est renaître à la vie éternelle. L’homme qui meurt retourne au jardin paradisiaque où règne Dieu, l’éternelle source de lumière. C’est alors que nous devrions nous réjouir.»

  19. Avatar de Modibo Modibo dit :

    ce texte est une sagesse d’un soufi africain universel…. que l’histoire n’a pas retenu, hélas, a sa jute valeur… il n’aurait été reconnu que par les africains, on trouverait toujours a redire mais c’est le grand theodore Monod qui a, le premier de lui… al hamdoulilah !
    dans les textes spirituels partages ici il est toujours question de purifier le coeur afin d’en extirper le mal.. est ce a notre portee des alors que notre prophète Mohamed ( pal) pour cela a reçu le privilège de son maitre, notre maitre, allahou swt, d’être visite par des anges pour lui faire subir cette opération ?
    est ce juste possible en ce moment présent.. ? Tierno Bokar nous en parle….

    Les oiseaux noirs et les oiseaux blancs

    Ce jour-là, Tierno avait commenté ce verset : « Celui qui a fait le poids d’un atome de bien le verra ; celui qui a fait le poids d’un atome de mal, le verra » (Coran XC, 7 et 8).»

    Comme nous le questionnions sur les bonnes actions, il nous dit :

    – La bonne action la plus profitable est celle qui consiste à prier pour ses ennemis.
    – Comment ! m’étonnai-je. Généralement, les gens ont tendance à maudire leurs ennemis plutôt qu’à les bénir. Est-ce que cela ne nous ferait pas paraître un peu stupide que de prier pour nos ennemis ?
    – Peut-être, répondit Tierno, mais seulement aux yeux de ceux qui n’ont pas compris. Les hommes ont, certes, le droit de maudire leurs ennemis, mais ils se font beaucoup plus de tort à eux-mêmes en les maudissant qu’en les bénissant.
    – Je ne comprends pas, repris-je. Si un homme maudit son ennemi et si sa malédiction porte, elle peut détruire son ennemi. Cela ne devrait-il pas plutôt le mettre à l’aise ?
    – En apparence, peut-être, répondit Tierno, mais ce n’est alors qu’une satisfaction de l’âme égoïste, donc une satisfaction d’un niveau inférieur, matériel.
    Du point de vue occulte, c’est le fait de bénir son ennemi qui est le plus profitable. Même si l’on passe pour un imbécile aux yeux des ignorants, on montre par là, en réalité, sa maturité spirituelle et le degré de sa sagesse.»
    – Pourquoi ? lui demandai-je. C’est alors que Tierno, pour m’aider à comprendre, parla des oiseaux blancs et des oiseaux noirs.
    – Les hommes, dit-il, sont les uns par rapport aux autres, comparables à des murs situés face à face.
    Chaque mur est percé d’une multitude de petits trous où nichent des oiseaux blancs et des oiseaux noirs. Les oiseaux noirs, ce sont les mauvaises pensées et les mauvaises paroles.
    Les oiseaux blancs, ce sont les bonnes pensées et les bonnes paroles. Les oiseaux blancs, en raison de leur forme, ne peuvent entrer que dans des trous d’oiseaux blancs et il en va de même pour les oiseaux noirs qui ne peuvent nicher que dans des trous d’oiseaux noirs.

    Maintenant, imaginons deux hommes qui se croient ennemis l’un de l’autre. Appelons-les Youssouf et Ali.
    Un jour, Youssouf, persuadé que Ali lui veut du mal, se sent empli de colère à son égard et lui envoie une très mauvaise pensée. Ce faisant, il lâche un oiseau noir et, du même coup, libère un trou correspondant. Son oiseau noir s’envole vers Ali et cherche, pour y nicher, un trou vide adapté à sa forme.

    Si, de son côté, Ali n’a pas envoyé d’oiseau noir vers Youssouf, c’est-à-dire s’il n’a émis aucune mauvaise pensée, aucun de ses trous noirs ne sera vide. Ne trouvant pas où se loger, l’oiseau noir de Youssouf sera obligé de revenir vers son nid d’origine, ramenant avec lui le mal dont il était chargé, mal qui finira par ronger et par détruire Youssouf lui-même.

    Mais imaginons qu’Ali a, lui aussi, émis une mauvaise pensée. Ce faisant, il a libéré un trou où l’oiseau noir de Youssouf pourra entrer afin d’y déposer une partie de son mal et y accomplir sa mission de destruction. Pendant ce temps, l’oiseau noir d’Ali volera vers Youssouf et viendra loger dans le trou libéré par l’oiseau noir de ce dernier. Ainsi les deux oiseaux noirs auront atteint leur but et travailleront à détruire l’homme auquel ils étaient destinés. Mais une fois leur tâche accomplie, ils reviendront chacun a son nid d’origine car, est-il dit: « Toute chose retourne à sa source. » Le mal dont ils étaient chargés n’étant pas épuisé, ce mal se retournera contre leurs auteurs et achèvera de les détruire.

    L’auteur d’une mauvaise pensée, d’un mauvais souhait ou d’une malédiction est donc atteint à la fois pas l’oiseau noir de son ennemi et par son propre oiseau noir lorsque celui-ci revient vers lui.

    La même chose se produit avec les oiseaux blancs. Si nous n’émettons que de bonnes pensées envers notre ennemi alors que celui-ci ne nous adresse que de mauvaises pensées, ses oiseaux noirs ne retrouveront pas de place où loger chez nous et retourneront à leur expéditeur. Quant aux oiseaux blancs porteurs de bonnes
    pensées que nous lui aurons envoyés, s’ils ne trouvent aucune place libre chez notre ennemi, ils nous reviendront chargés de toute l’énergie bénéfique dont ils étaient porteurs.

    Ainsi, si nous n’émettons que de bonnes pensées, aucun mal, aucune malédiction ne pourront jamais nous atteindre dans notre être. C’est pourquoi il faut toujours bénir et ses amis et ses ennemis. Non seulement la bénédiction va vers son objectif pour y accomplir sa mission d’apaisement, mais encore elle revient vers nous, un jour ou l’autre, avec tout le bien dont elle était chargée.

    Source: extrait de « Vie et enseignement de Tierno Bokar, le sage de Biandagara » de ahmadou hampathe ba.

  20. Avatar de lilia Rose lilia Rose dit :

    La Prière, ses objectifs et ses significations
    Le problème de concentration dans la prière est une préoccupation universelle pour des millions de priants qui y sont confrontés quotidiennement.

    Un problème, car la prière rituelle occupe une place primordiale dans le système des rites en Islam et tout Musulman est tenu obligatoirement d’accomplir cette prière cinq fois par jour, sous peine d’être fautif vis-à-vis d’Allah. En effet, selon le Hadith, la prière est le pilier de la Religion, si elle est acceptée, le reste (des actes de piété du croyant) sera accepté, et si elle est rejetée, tout le reste sera rejeté aussi. Or, pour être acceptée, la prière doit remplir un certain nombre de conditions, et entre bien d’autres, elle doit être correctement accomplie selon un ordre prescrit précis. Et on sait que la prière rituelle consiste en une suite de gestes, de mouvements et de positions corporels pendant lesquels le priant doit prononcer des lectures prescrites. L’acceptation de la prière ou son rejet dépend en partie de l’accomplissement correct et selon l’ordre prescrit de tous les mouvements et lectures que chaque prière requiert. Il suffirait donc que le priant omet ou oublie d’accomplir une séquence de la prière, une lecture, un mouvement prescrit pour que sa prière soit invalidée ou défectueuse. Or de tels oublis sont fréquents chez un bon nombre de priants, vu nos soucis, nos préoccupations et nos stress quotidiens qui nous déconcentrent souvent, et nous font perdre le fil du déroulement de la prière. Il arrive à chacun de nous souvent pendant la prière de penser subitement à un ami qu’on a rencontré ou qu’on va rencontrer, à ce qu’on mange tout à l’heure, à une remarque désobligeante faite par un individu etc… Or ce sont ces idées qui envahissent sans cesse et l’une après l’autre notre esprit qui empêchent celui-ci de se concentrer sur le déroulement correct de la prière.

    D’autre part l’esprit est le centre de la pensée et l’entité dans laquelle naissent et passent les idées. Il doit être donc forcément toujours occupé par une pensée, tout comme un corps creux dans l’air ou dans l’eau ne peut rester une seconde inoccupé par l’air ou l’eau qui l’entoure. Or, nous accomplissons très souvent nos prières, dont nous connaissons le moindre et tous les détails par coeur, machinalement et notre esprit se trouve de ce fait par moment inoccupé, ce qui permet aux idées extérieures de s’y introduire pendant ces moments d’inattention et de nous distraire ou de nous déconcentrer. De là nous perdons le fil du déroulement de la prière, et nous savons plus si nous avons déjà accompli deux ou trois rak’ah par exemple.

    La preuve de l’importance de ce problème universel qu’est la concentration dans la prière est l’invention aberrante, par quelques esprits mercantiles, d’un instrument ou plutôt d’un gadget avertisseur qui rappelle au priant dans quelle rak’ah de prière il se trouve, afin qu’il ne se trompe pas dans le nombre de rak’ah qu’il a accomplies. Nous disons aberrante, car loin de résoudre le problème de la concentration, elle la supprime, et ce faisant, elle pallie un problème de forme au détriment du fond qu’elle annihile carrément, en vidant la prière de tout son contenu et en la réduisant à quelques gestes corporels creux. Car comme nous allons le voir dans les pages suivantes, la concentration est la première étape vers un état spirituel et de recueillement qui se situe au centre de tous les objectifs de cette obligation grandiose, et sans lequel l’acceptation de la prière est sujette à caution. En laissant à la boussole avertisseuse le soin de nous rappeler les étapes du déroulement de la prière, nous nous perdons même le peu d’effort de concentration que nous déployons pour suivre les différentes séquences de la prière, et par conséquent nous perdons tout espoir de parvenir un jour à cet état de recueillement total, tant souhaité par tous les croyants.

    Que faire donc pour garder et développer la concentration dans la prière et éviter d’être distrait par l’intrusion incessante des pensées et des souvenirs qui vaguent dans notre esprit ? La réponse qu’on entend souvent est qu’il n’y a pas un remède miracle à ce phénomène et que chacun à sa propre recette pour essayer de maintenir cette concentration si bien souhaitée par tous et chacun. Voilà quelques propositions à cet égard :

    Commencer la préparation de la concentration avec les préalables de la prière (le wudhû’) en essayant de nous départir de toutes nos préoccupations terrestres et de chasser de notre esprit toutes les pensées ne se rapportant pas à la prière et en récitant des salawât, des tasbih, ou des versets coraniques.

    On se met à respirer profondément, avant de commencer la prière, ce qui aide à la concentration, comme on le fait lorsqu’on se trouve devant un examinateur et que nous voulons ne rien oublier de ce que nous avons appris par coeur ou de ce que nous aurions à dire.

    Lorsqu’on s’apprête à commencer la prière, on essaie de s’imaginer dans une situation où on se trouverait devant une personnalité importante à qui on doit exposer nos idées ou nos doléances, ce qui nécessiterait un maximum de concentration, ou devant un examinateur ou un sélectionneur devant lequel le maintien de la présence d’esprit est indispensable.

    Lorsqu’on commence la prière, on fixe un point par terre ou devant soit et on se concentre sur ce point, pour empêcher notre esprit de se disperser ou de se distraire.

    On chasse systématiquement toutes les pensées intruses qui pénètrent l’une après l’autre dans notre esprit, ou en d’autres termes on procède à un effort constant de vidage systématique de nos préoccupations terrestres en nous concentrant sur les séquences de la prière.

    On se concentre sur la signification des mots que nous prononçons et les mouvements que nous effectuons, et chaque fois que nous sommes en train d’accomplir une séquence de la prière nous pensons à la séquence suivante pour ne pas laisser à une pensée intruse de se frayer un chemin vers notre esprit entre les deux séquences. Ou bien lorsque nous prononçons « qul huwa-l-lâhu ahad. » par exemple, nous pensons à la suite immédiate de cette lecture, à savoir « Allâhu-ç-çamad » et ainsi de suite. Ou encore, lorsque nous sommes en train d’accomplir la première prosternation de la première rak’ah, nous pensons à la seconde prosternation, et avant la fin de celle-ci nous nous rappelons que nous allons commencer la seconde rak’ah.

    En bref, l’essentiel pour le priant est de garder un état de concentration et de conscience dans la prière et chacun peut trouver le moyen le plus approprié pour lui de parvenir à cet état. Mais pour parvenir à cet état de concentration, l’effort soutenu et l’entraînement sont nécessaires.

    L’esprit est le centre de la pensée et les idées y naissent perpétuellement. Lorsque nous accomplissons la prière machinalement puisque nous savons par coeur toutes ses parties, notre esprit se trouve donc libre et toutes les pensées surgissent pour occuper l’espace inoccupé ou le vide créé par notre inattention. Il suffit donc que nous l’occupons avec les détails du déroulement de la prière pour faire barrage aux pensées intruses qui risquent de nous déconcentrer et nous faire oublier telle ou telle autre partie de la prière.

    Le priant peut imaginer qu’il y a derrière lui d’autres priants qui le suivent dans l’accomplissement de la prière et il est obligé donc de garder sa vigilance et son esprit alerte pour ne pas induire en erreur ceux dont il a la responsabilité.
    Si le problème de concentration se pose pendant la prière plus qu’ailleurs (lors d’un entretien avec une haute personnalité, un examinateur ou dans des cas semblables), c’est que dans le second cas, on est en présence d’un stimulus matériel ou physique qui maintient l’esprit de l’individu en état d’alerte, alors que dans la prière un tel stimulus n’existe pas, sauf bien entendu pour des adorateurs qui ont atteint un haut degré de spiritualité et qui ressentent très fortement la présence du Créateur devant eux sans Le voir physiquement.
    Il est instructif à cet égard de jeter un coup d’oeil sur ceux qui pratiquent le yoga, le zen ou la méditation pour développer leur capacité à la concentration qui se situe au coeur de ces pratiques. Pour un débutant qui veut pratiquer la méditation, laquelle consiste schématiquement à essayer de vider l’esprit ou d’en chasser toutes les pensées qui y pénètrent sauf une sur laquelle il se concentre exclusivement, on recommande au néophyte d’allumer une bougie par exemple et de concentrer toute sa pensée sur cette bougie. Une autre méthode d’entraînement à la concentration consiste à se focaliser l’attention sur une activité physiologique machinale, la respiration. Le débutant est appelé à se concentrer sur chaque inspiration et chaque aspiration ou/et à compter mentalement le nombre de secondes que dure chacune d’elles (l’inspiration et l’aspiration)..
    Ceci n’est qu’un entraînent et un exercice qui vise à maîtriser la concentration. Mais lorsqu’on devient un yogi confirmé ou un maître dans le domaine de la méditation, un tel support extérieur n’a plus de raison d’être. De même, les démarches, les pratiques ou les exercices précités pour le priant sont destinés au commun des mortels d’entre eux, et servent à lui faire acquérir la capacité à la concentration, alors que les mystiques chez qui prévaut le monde spirituel n’ont pas besoin de tels accessoires pour parvenir au sommet du recueillement pendant la prière où ils se trouvent totalement et exclusivement concentrés sur leur bien-aimé Créateur.

    Ceci dit, il est intéressant de voir ce que suggère à cet égard un grand savant et maître religieux,
    Pour avoir la concentration nécessaire dans la Prière, on doit observer
    a- certains préparatifs nécessaires avant la Prière et
    b- certaine discipline pendant la Prière
    Explication:
    a- On doit observer la taqwâ (la crainte révérencielle d’Allah) avant la Prière, c’est-à-dire que l’on doit s’abstenir de tout péché qui conduirait noircir la pureté naturelle du Coeur, car « les péchés polluent la pureté du Coeur! » et réduit par conséquence sa luminosité.

    b- On doit ériger un haut fil de sécurité autour du coeur de telle sorte qu’aucune pensée intruse et distractive ne puisse entrer dans son sanctuaire sacré. La pensée du priant doit être concentrée intensément sur Allah et personne d’autre qu’Allah ne doit y avoir accès.. Et si sa pensée commence à errer, il doit la ramener vers la bonne direction dès qu’il se rend compte de ce début de déviation.

    Notre conscience de la Magnificence d’Allah n’est pas suffisante (pour éprouver le plaisir de la communication spirituelle) et a besoin d’être renforcée, ce qui signifie que notre imân (foi) est faible et a besoin d’être consolidé.
    Quelques mesures pratiques dont :
    « Lorsqu’on commence la prière on doit focaliser notre attention sur la signification de la sourate al-Hamd et de la sourate complémentaire afin de maintenir le contact avec le Créateur »

    L’un des facteurs qui aide à la concentration est l’exercice du contrôle sur les organes de nos sens (les yeux, les oreilles, la langue etc) tout au long de la journée, étant donné que la concentration ne peut être obtenue qu’à travers sous des conditions préliminaires spécifiques dont la surveillance étroite de nos organes sensoriels
    Comment obtenir la présence d’esprit pendant la prière et comment contrôler nos pensées et nos sentiments ?
    réponse de nos savants :
    « Au Nom du Très-Haut. Du moment où votre attention est concentrée sur Allah, ne la laissez pas disparaître  »
    Comme on peut le remarquer dans ces échanges entre un commun des mortels et un grand Savant, ce qu’on cherche dans la prière ce n’est pas seulement comment accomplir la prière correctement pour s’acquitter d’une obligation pour être quitte devant Allah, mais aussi, et c’est la préoccupation ou le désir ardent de beaucoup de croyants, comment atteindre tous les objectifs sublimes liés à cette législation divine. Expliquons-nous, lorsqu’Allah nous ordonne de faire quelque chose, c’est sûrement parce que ce quelque chose nous est bénéfique, lors même que nous ne saurions pas quel est son intérêt ou son avantage pour nous, de même que lorsqu’Il nous interdit de faire quelque chose, c’est parce que ce quelque chose nous est nuisible, lors même que nous ignorerions quelle est sa nuisance. Nous accomplissons donc le premier et nous nous abstenons du second respectivement pour obéir à Allah et pour ne pas subir Sa colère. Mais lorsqu’Allah nous demande de lui obéir et de nous acquitter d’une obligation qu’Il nous impose, Il nous promet également une récompense spirituelle liée à cette obéissance. Donc en accomplissant la prière, non seulement nous cherchons à nous soustraire au châtiment d’Allah, mais nous aspirons aussi à obtenir la récompense spirituelle qui découle de l’acquittement de ladite obligation. Et s’il suffit un minimum – l’accomplissement correct de la prière- pour que nous puissions estimer nous être acquitté de cette obligation (la prière), l’effort pour la perfection est nécessaire pour pouvoir espérer l’obtention de la récompense spirituelle de la Prière. C’est dire que plus nous essayons d’accomplir la prière de la façon la plus parfaite possible, plus nous pourrons espérer avoir le mérite d’une grande récompense spirituelle, et tirer les plus d’avantages possibles que présente cet accomplissement. Ainsi, lorsque le hadith nous parle d’une « Prière acceptée ou agréée par Allah », il faudrait comprendre le terme « acceptation » dans un double sens, au sens propre et au sens figuré. Au sens propre, lorsqu’on accomplit la prière correctement et conformément aux règles prescrites, notre prière est valide, et nous pouvons estimer avoir obéi à Allah, nous être acquitté de notre obligation, être en règle avec Allah et rien de plus. Au sens figuré, lorsque « l’acceptation » est synonyme du mérite de la récompense spirituelle, dû aux efforts de perfectionnement dans l’accomplissement de la prière ou l’acquittement de l’obligation. Dans le premier cas, la concentration est requise pour l’accomplissement correcte de la prière, et dans le second, outre la concentration, la présence de coeur et d’esprit, le recueillement, la conscience d’être en présence d’Allah etc. sont nécessaires. En un mot, l’idéal pour tout croyant pieux est non seulement de s’acquitter correctement de son obligation, en l’occurrence, la Prière, mais aussi avec le plus grand recueillement possible pour espérer atteindre au plus grand nombre des avantages infinis de cet acte de piété sur lequel le Créateur, le Prophète (pbsl) et les Imams ont tellement insisté.

    Evidemment ce haut degré de détachement des préoccupations terrestres et la concentration totale sur la présence d’Allah devant le priant est souvent le propre des Prophètes, des Imams et des adorateurs vertueux; mais ce degré de spiritualité est ardemment désiré et prisé par tous les croyants, car après tout la raison d’être de la Prière et son objectif final est justement d’amener le croyant à ce stade, étant donné que le but de la création de l’homme est de lui permettre d’oeuvrer en vue d’atteindre à la perfection.

    Ce bref exposé sur le double sens de l’acceptation de la prière devrait nous permettre de mieux comprendre les différents versets coraniques ou hadiths du Prophète et des Imams, ainsi que des ‘ulamas qui évoquent souvent les conditions requises d’une prière agréée, ou la signification profonde de cette obligation centrale en Islam, comme on le constate et qui montrent que « la Prière représente chez le Musulman le degré le plus élevé de conscience et de réflexion sur la Vérité et sans cette conscience, on ne doit pas s’attendre à ce qu’elle (la Prière) produise l’effet escompté.
    Le Noble Prophète (pbsl) au Compagnon auguste, Abû Tharr al-Ghifârî :
    «Ô Abû Tharr! Deux rak’ah de Prière accomplies dans la sérénité valent mieux que l’accomplissement des Prières toute la nuit avec un coeur distrait».
    Ici nous comprenons que ce qui importe dans la pratique de l’adoration c’est la sérénité contemplative, la conscience de l’acte dans un climat de tranquillité de l’esprit, et non la quantité non accompagnée d’une élévation qualitative, car négliger celle-ci pourrait conduire à la non-acceptation de la Prière, cette négligence étant assimilée à une attitude de mépris envers elle.
    Le Saint Prophète (pbsl) a dit, en effet:
    «Quiconque accomplit sa prière à la légère n’est pas de moi, Par Dieu, il ne me rencontrera pas auprès du Bassin (au Paradis)».
    Selon l’Imam al-Sâdiq (as):«Par Allah, il arrive qu’un individu fasse la prière pendant cinquante ans sans qu’Allah accepte une seule de ses prières. Par Allah, si vous faisiez la prière pour un voisin ou un ami, il n’accepterait pas votre prière, si elle est faite à la légère. Or Allah Qui n’accepte que ce qui est Beau, comment pourrait-IL accepter un acte accompli avec dédain?

  21. Avatar de lilia Rose lilia Rose dit :

    Les poémes de Djalâl ad Dîn Rûmi, sont constitués de symbolique et de sens caché ou double sens des mots. L’oiseau y est le symbole de l’âme en quête de Dieu. « ku! ku ! » chante l’oiseau en persan « où ? où ? » entendu « où est Dieu ? ». Ou encore « hu! hu ! », une contraction de l’arabe « huwa » qui signifie « Lui ! Lui ! » c’est à dire Dieu .

    Dans l’univers de Rûmi tout se fonde sur la quête de l’Absolue, tout se mû par amour. Dans le Mesnevi chaque conte à une morale et un enseignement. Pour lire Rûmi, il faut se laisser guider par la beauté du texte, entrer dans son univers sans préjugé, et se laisser guider par son coeur. Rûmi nous apprend à changer de regard, saisir les signes de l’au-delà des signes. Son imagination nous fait rentrer dans un monde spirituel. L’imagination qui est une jonction entre ce bas monde et le monde spirituel. Les images sont des formes incorporelles perçues par l’esprit et le coeur, qui revoient à la réalité essentielle (Haqîqa) de ces formes.
    « Dépose le monde tel qu’on le connais, lit avec le coeur, découvre un nouveau langage ».

    O toi ! Tu es l’Abraham de notre temps. Toi aussi, tu dois égorger quatre oiseaux qui, tels des bandits, de grand chemin, font obstacle à ta route. Ils crèvent les yeux des hommes sensés. Il y a dans le corps humain quatre attributs correspondant à ses oiseaux. Si on les sacrifie, la voie de l’âme se libère.
    O Abraham ! Égorge-les, si tu veux que tes pieds soient déliés. Si tu désires ressusciter le peuple et le rendre éternel, tu devras les égorger vivant! Ces oiseaux sont le paon, le canard, le corbeau et le coq. Le coq représente le désir charnel, le paon la vanité, le corbeau le désir de longévité et le canard l’avidité.
    Le coq envieux, le paon prétentieux, le corbeau possessif, le canard pressé, tue-les et fais les revivre autrement, changés et bons.
    Les quatre oiseaux qui barrent la voie sont en réalité quatre caractéristiques corporelles, les sacrifier permet à l’âme de s’élever.
    Les quatre oiseaux immatériels qui barrent la Voie ont élu domicile dans le coeur des hommes. Ce sont en réalité des images de quatre mauvaises dispositions dans le coeur de l’Homme. Sacrifiez ces quatre oiseaux pour passer de la vie animale, à la vie spirituelle.

    Le canard représente la cupidité, le coq la luxure, le paon et son arrogance et le désir de l’immortalité du corbeau.
    Voila quatre extraits qui montrent leur symbolique :
    Le Paon
    Le moment est venu de décrire le paon qui se pavane. Son seul souci est de capter l’attention d’autrui sans même connaître la raison de cette manière d’agir. Il est comme un piège qui ignore tout du gibier car il n’est qu’un instrument et ne connaît pas la finalité. Quelle curieuse chose qu’un piège ! Il fonctionne mais n’en retire aucun profit.

    Ô mon frère ! Tu as réuni autour de toi tous tes amis. Tu as passé de bons moments avec eux puis, tu les as tués ! Depuis que tu es au monde, tu ne fais que cela. Tu essaies d’attraper les gens avec le piège de l’amitié. Mais, tu n’obtiendras rien de ton entourage. Une grande partie de ta vie s’est déjà écoulée. La nuit est en train de tomber et toi, tu songes encore à poser tes pièges ! Tu captures une bête, tu en libères une autre. C’est là le jeu d’un enfant ignorant. Quand viendra la nuit, tous tes pièges seront vides. Tout ceci n’est qu’un boulet, une entrave qui gêne ta marche. Tu te prends à ton propre piège et te prives de tes possibilités ! A-t-on jamais eu connaissance d’un chasseur victime de ses propres pièges ?
    Le seul gibier intéressant, c’est l’amour. Mais quel est le piège qui sert à sa capture ? Mieux vaut tomber dans les pièges de l’amour. Laisse tes pièges et va vers les siens.
    En ce moment même, l’amour me glisse à l’oreille cette vérité : « Il vaut mieux être le gibier que le chasseur. »

    La Marre
    Un jour, un faucon dit à un canard :
    – Viens habiter dans la prairie. Tu y connaîtras le bonheur. Quitte ta mare pour venir avec moi !
    Le canard répond :
    – Va-t’en ! Pour ceux de mon espèce, l’eau est le château fort de la joie.
    Pour le canard de notre ego, Satan est comme le faucon. Regardes-y à deux fois avant de quitter ta mare !

    Ô toi asservi au froid de l’hiver comme le corbeau
    Tu es privé du rossignol, de la roseraie et du jardin
    Écoute ! Si par négligence tu laisses échapper cet instant
    Tu feras bien des recherches, avec cent yeux et cent flambeaux.

    Il y a un canard au-dedans de toi.
    Son bec ne connais jamais de repos,
    fouillant dans l’ humide comme dans le sec,
    tel un voleur dans une maison vide,
    qui fourre tous les objets dans son sac,
    perles, pois chiches, ou n’importe quoi …
    pensant sans cesse « Il n’ y a plus de temps.
    Je n’aurai jamais une autre chance. »

    Je finis avec ce verset du noble Coran :
    « Et quand Abraham dit: «Seigneur! Montre-moi comment Tu ressuscites les morts», Allah dit: «Ne crois-tu pas encore?» «Si ! dit Abraham; mais que mon cœur soit rassuré».
    Prends donc, dit Allah, quatre oiseaux, apprivoise-les (et coupe les) puis, sur des monts préparés, mets-en un fragment ensuite appelle-les : ils viendront à toi en toute hâte.
    Et sache qu’Allah est Puissant et Sage.»

    Rûmi nous enseigne donc que couper le cou de ces quatre oiseaux revient à purifier son caractère. A polir et nettoyer son coeur de ses quatre taches jusqu’à le rendre lisse tel un miroir qui pourra accueillir le reflet de La Lumière Divine. « Cherche en toi, ces quatre oiseaux sacrifie- les pour pouvoir t’envoler. »

  22. Avatar de Modibo Modibo dit :

    chose rare pour être pointée, voilà une réflexion d’un grand intellectuel africain sur le zikr….

    Le Dhikr, signification et pratique – Amadou Hampaté Bâ

    La pratique du dhikr répond à une injonction Divine plusieurs fois répétée dans le Coran, sous différentes formes :  » Invoque le nom de ton Seigneur et consacre-toi à Lui avec une parfaite dévotion » (LXXIII, 8);  » Dis : DIEU (Allâh) et laisse-les (les hommes) à leurs jeux vains » (VI, 91);  » Souvenez-vous de Moi et je me souviendrai de vous » ( II, 152), ce verset que l’on peut également traduire :  » Mentionnez-moi, et je vous mentionnerai. »

    Le mot dhikr est lourd de sens. Il signifie à la fois mention, souvenir, commémoration, rappel. Il peut donc s’entendre soit au sens extérieur consistant à mentionner à haute voix le nom de DIEU (ce sera le « dhikr de la langue »), soit au sens intérieur de commémoration en soi du nom et de la présence de DIEU jusqu’à ce que le dhikr prenne possession de l’être tout entier (ce sera le « dhikr du coeur »). Dans l’étape ultime, le soufi se trouvera immergé dans la  » Présence sans dualité » (ce sera le « dhikr de l’intime », en rapport avec l’état d’Ihsân parfait).

    Dans les tourouq (confrérie), le dhikr est à la fois individuel et collectif. En plus de la récitation quotidienne solitaire, les frères se réunissent régulièrement pour les séances de dhikr collectif.

    C’est à l’occasion de ces séances collectives que l’on observe des différences entre les tourouq. Dans certaines – notamment chez les Derqawî et certaines confréries d’Orient – le dhikr collectif est accompagné d’une sorte de danse, ample mouvement rythmique du corps d’avant en arrière, en rapport avec un contrôle du souffle; dans d’autres, c’est la tête qui bouge (en avant et sur les côtés) avec visualisation du souffle en certains points du corps, notamment lors du dhikr de Lâ ilâha ill’Allâh, en rapport avec le symbolisme des différentes syllabes. Ailleurs, au contraire, notamment chez les Tidjani, on s’efforcera à l’immobilité (bien que le mouvement de la tête y soit également connu). La prière Perle de la perfection, en particulier, devra être récitée dans un état d’immobilité totale qu’il ne faut rompre à aucun prix. Signalons encore la danse giratoire particulière aux Mewlevi, disciple de Jalal ed-dîn Roumi.Comme on le voit, il s’agit surtout de différences extérieures qui correspondent à des tempéraments différents et, parfois, à des héritages culturels différents. Le fond étant pratiquement toujours le même, les musulmans ont ainsi toute chance de trouver, à l’intérieur de l’Islam, la tariqa qui correspond le mieux à leurs affinités ou à leur type de famille spirituelle.

    La vertu première du dhikr tient au fait qu’il s’agit, nous l’avons dit, de Noms sacrés tirés du Verbe révélé lui-même, donc porteurs d’une intense énergie spirituelle (1). Cette énergie se trouvera comme actualisée, déployée, par le nombre des répétitions, ce nombre ayant un rapport avec la valeur numérale des lettres qui composent le Nom Divin.

    Le grand danger serait toutefois de considérer le dhikr, en raison même de sa puissance, comme une « recette » pour accéder systématiquement à des états extatiques ou supérieurs. C’est d’ailleurs pourquoi il ne doit être pratiqué que sur autorisation expresse d’un moqaddem ou d’un maître. Lorsque le dhikr est collectif, donc plus intense, il doit être effectué sous la direction et le contrôle attentif d’un maître. L’objectif n’est pas de rechercher systématiquement des « états » (hal), mais de se rapprocher de DIEU en se vidant, grâce au dhikr, de tout ce qui n’est pas Lui.

    « Tout acte, a dit le prophète, ne vaut que par l’intention » (niyya). Il convient donc d’être très vigilant quant à son intention profonde lorsqu’on se livre à un exercice spirituel tel que le dhikr. Ce dernier est un moyen pour réaliser la purification progressive du coeur et réchauffer la foi, tout comme le souffle de la forge active le feu qui fera fondre le métal. Mais le moyen ne saurait être considéré comme une fin en soi. La seule fin, c’est DIEU, qui doit être adoré pour Lui-même et non pour les dons qu’Il est libre de nous octroyer ou non.

    Le dhikr contient en lui-même son propre antidote. La mention perpétuelle du Nom de DIEU, qui mène à percevoir progressivement sa réelle présence, conduit en effet le coeur à s’abaisser et à s’abîmer devant son Créateur et, finalement, comme le demande l’Ihsân, à « vivre sous son regard ».

    Selon une définition du grand mystique Al-Junayd, le tasawwuf (soufisme) consiste en ce que  » DIEU fait mourir l’homme à son moi afin qu’il vive en Lui « . Un autre grand soufi, Abou Yazid al-Bistani, disait :  » Je me suis desquamé de mon moi comme un serpent de sa peau. »

    Cette mort à soi-même est appelée fanâ (littéralement extinction, comme s’éteint la flamme d’une bougie) tandis que la Vie en DIEU et par DIEU, qui est son corollaire, est appelée baqâ : surexistence (continuité, permanence).

     » Le rôle des soufi, disait Mohammed Abduh (2), est de guérir les coeurs et d’éliminer tout ce qui voile l’oeil intérieur. Ils s’efforcent d’établir leur demeure en l’Esprit, devant la Face de Celui qui est la très haute Vérité, jusqu’à ce qu’ils soient, par Lui, retirés de tout ce qui est autre, leur essence étant éteinte en Son Essence, et leurs qualités en Ses Qualités » (3).

    Mais quelle parole pourrait mieux exprimer cet état de fanâ/baqâ (extinction de soi/vie en DIEU et par DIEU) que ce hadith qudsi ou « hadith saint » dans lequel DIEU, par la bouche du prophète, parle à la première personne, hadith qui a été médité par les soufi de tous les temps :
     » Que mon serviteur ne cesse de s’approcher de Moi par des oeuvres surérogatoires (4) jusqu’à ce que Je l’aime. Et quand Je l’aime, Je suis l’ouïe par laquelle il entend, la vue par laquelle il voit, la langue par laquelle il parle, la main par laquelle il saisit.  » Une variante ajoute :  » Quand Je l’aime Je le tue, et quand Je le tue, c’est Moi qui suis sa rançon. »

    On pourrait dire que tout le soufisme est basé sur ce hadith, tant pour la méthode (les oeuvres surérogatoires) que pour l’objectif suprême : l’investiture Divine (baqâ) après la mort à soi-même (fanâ).

    Certes, avant d’atteindre de tels degrés, il existe bien des étapes intermédiaires et bien des épreuves, sur le chemin où nous guette constamment le Makarou, l’ « illusion Divine » (5).C’est pourquoi l’aide d’un maître est nécessaire. Les limites de chacun dépendront de ses dispositions propres, de la qualité de son effort, et, finalement, de la libre grâce Divine.

    Par une attitude de tawakkul (abandon conscient à la volonté Divine), le croyant sincère s’efforce de réaliser en lui, selon la parole de Hallaj (6), une « totale conformité aux décrets de DIEU sur lui » et de vider son coeur de tout ce qui est « autre que DIEU », afin de s’offrir à sa Présence.

    Dans un autre hadith qudsi, DIEU dit :  » 70 fois par jour (ou 70000 fois, selon une variante), Je regarde dans le coeur de mon serviteur pour y entrer. Hélas, le plus souvent, Je le trouve plein de lui-même, et Je me retire. »

    Croire que cette mort à soi-même doit nécessairement s’accompagner d’un retrait hors du monde et d’une fuite de ses responsabilités serait cependant une erreur – encore que la retraite spirituelle puisse parfois être nécessaire à une certaine étape. Ce serait contraire à l’esprit même de l’Islam qui se veut totalité et qui engage l’être dans tous ses aspects. L’Islam n’est pas fuite vers le sacré, mais intégration consciente du sacré dans tous les plans de l’existence. Il s’agit de vivre au milieu du monde, là où l’on se trouve, non plus au nom de son ego mais avec DIEU, en DIEU et par DIEU.

     » Toute la vie, la vie de chaque jour, doit être remplie de la présence de DIEU et du désir de Le servir » (Ghazali). C’est au coeur même de la vie et de l’action qu’il faut nous tourner intérieurement vers DIEU. Tel est, précisément, l’objet suprême du soufisme : faire participer au Sacré non seulement les pratiques canoniques prescrites, mais, selon la parole d’Hasan el-Basri, « tous les gestes de la vie quotidienne »;  » faire de sa propre vie un lieu de la manifestation Divine », disait Ibn el-Arabi.

    Un jour, un homme vint trouver Tierno Bokar et lui dit :

    – Tierno, je suis inquiet pour moi-même. Je n’ai pas le temps de réciter beaucoup de Coran, ni de pratiquer de longs dhikr, ni de faire beaucoup de retraites spirituelles ou de jeûner en dehors du Ramadan. Qu’adviendra-t-il de mon âme ?

    – Que fais-tu dans la journée ? lui demanda Tierno.
    – Chaque jour, je travaille dans les champs du matin au soir pour nourrir ma nombreuse famille, répondit le brave homme.
    – Sois tranquille, lui dit Tierno. C’est ton travail qui est ta prière. Si tu accomplis ton travail le plus parfaitement possible et dans l’intention de plaire à DIEU qui te l’a imposé, alors, ton travail devient adoration, au même titre que le dhikr ou les jeûnes de ceux qui n’ont rien d’autre à faire.

    Il n’y a donc, pour la vie spirituelle, ni époque ni lieux privilégiés. Au sein même du travail le plus astreignant, il est toujours possible d’accomplir chacune de ses tâches  » au nom de DIEU » (Bismillâh) (7) et de s’efforcer de vivre chaque instant en sa Présence. Les soufi ne se sont-ils pas appelés eux-mêmes les « fils de l’instant » ?

    La vie en DIEU, liée à l’abandon confiant en sa Volonté, est équilibre entre le haut et le bas, entre l’intérieur et l’extérieur qui s’unissent en elle. Selon la parole du prophète :
     » Travaille pour la vie de ce monde comme si tu devais vivre mille ans, et pour la vie future comme si tu devais mourir demain. »
    Que DIEU nous assiste !

    source : Vie & enseignement de Tierno Bokar (Amadou Hampaté Bâ)

  23. Avatar de Anaa 7777 Anaa 7777 dit :

    De « l’enseignement secret de formules d’invocation » (Talqîn)
    Cette pratique qui tend aujourd’hui à disparaître, découle d’un usage prophétique. On rapporte qu’après s’être assuré qu’il n’y avait aucun non-musulman dans sa maison, le prophète s’y serait enfermé avec des Compagnons et leur aurait fait répéter la formule « Lâ Ilaha Illâh LLâh » (Il n’y a de divinité que Dieu), en leur expliquant le bénéfice spirituel qu’ils retireraient de cette répétition (Ibn Hanbal). Il aurait également enseigné à Ali (Ra) l’invocation de Dieu, en lui faisant fermer les yeux et prononcer trois fois Lâ Ilaha Illâh Llâh.
    « Celui qui ne possède pas d’ascendance spirituelle dit un adage soufi, est tel l’enfant bâtard. »
    Le talqîn a précisément pour vertu de relier l’initié à sa lignée spirituelle, et ainsi d’en faire un maillon de la chaîne initiatique. Les soufis ont comparé le talqîn à une semence plantée en terre : pour que cet enseignement porte ses fruits, il faut « l’arroser » par une pratique régulière du dhikr. Ce rite qui a perdu souvent sa teneur initiatique, pouvait se révéler si puissant que l’initié, selon Sha’rânî, percevait le langage de toutes les créatures, y compris celui des objets inanimés.
    Source : Eric Geoffroy, Le soufisme tel qu’il se vit.

  24. Avatar de Anaa 7777 Anaa 7777 dit :

    Du « Manuel du Guerrier de la Lumière »
    Paulo Coelho auteur de ce livre, simple et précieux, déroule plusieurs séquences de la posture du Guerrier de la Lumière face aux vicissitudes de la vie.
    « Un guerrier connaît la valeur des choses. Il décide de ses actes en se fondant sur l’inspiration et la foi. Cependant, il rencontre parfois des personnes l’invitant à intervenir dans des luttes qui ne sont pas les siennes, sur des champs de bataille qui ne l’intéressent pas. Elles veulent l’entrainer dans des défis importants pour elles, mais pas pour lui.
    Dans ces moments-là, il sourit et témoigne son amour, mais il ne cède pas à la provocation.
    Un véritable guerrier de la Lumière choisit toujours lui-même son champ de bataille ».
    Wa salam.

    • Avatar de Anaa 7777 Anaa 7777 dit :

      Il existe des résidus émotionnels produits dans les méandres de la pensée. Ce sont les douleurs passées qui n’ont plus d’utilité. Certaines personnes aiment se perdre dans des enchevêtrements d’attitudes bourreau/victime, et tombent dans des discours stériles et vaseux. A mon sens, il faut reactiver la qualité, et éviter la théâtralisation du débat spirituel. Wa salam.

  25. Avatar de modibo modibo dit :

    DEDICACE A TOUS LES PARENTS DU BLOG

    Lettre d’Abraham Lincoln au professeur de son fils :

    Il aura à apprendre, je sais, que les hommes ne sont pas tous justes, ne sont pas tous sincères.
    Mais enseignez-lui aussi que pour chaque canaille il y a un héros; que pour chaque politicien égoïste, il y a un dirigeant dévoué…

    Enseignez-lui que pour chaque ennemi il y a un ami,

    Éloignez le de l’envie, si vous pouvez, enseignez lui le secret d’un rire apaisé.

    Qu’il apprenne de bonne heure que les despotes sont les plus faciles à flatter…

    Enseignez-lui, si vous pouvez, les merveilles des livres…

    Mais laissez-lui un peu de temps libre pour considérer le mystère éternel des oiseaux dans le ciel, des abeilles au soleil, et des fleurs au flanc d’un coteau vert.

    À l’école, enseignez-lui qu’il est bien plus honorable d’échouer que de tricher…

    Apprenez-lui à avoir foi en ses propres idées, même si tout le monde lui dit qu’elles sont erronées…

    Apprenez lui à être doux avec les doux, et dur avec les durs.

    Essayez de donner à mon fils la force de ne pas suivre la foule quand tout le monde se laisse entrainer…

    Apprenez-lui à écouter tous les hommes mais apprenez-lui aussi à filtrer tout ce qu’il entend à travers l’écran de la vérité, et à en recueillir seulement les bonnes choses qui passent à travers.

    Apprenez-lui si vous pouvez, à rire quand il est triste…

    Apprenez-lui qu’il n’est aucune honte à pleurer,

    Apprenez-lui à se moquer des cyniques et à prendre garde devant une douceur excessive…

    Apprenez-lui à vendre ses muscles et son cerveau au plus haut prix, mais à ne jamais fixer un prix à son coeur et à son âme.

    Apprenez-lui à fermer les oreilles devant la foule qui hurle et à se tenir ferme et combattre s’il pense avoir raison.

    Traitez-le doucement, mais ne le dorlotez pas, parce que seule l’épreuve du feu forme un acier fin.

    Qu’il ait le courage d’être impatient et la patience d’être courageux.

    Apprenez-lui toujours à avoir une immense confiance en lui même, parce que dès lors, il aura une immense confiance envers l’Humanité.

    C’est une grande exigence, mais voyez ce que vous pouvez faire…

    Il est un si bon garçon, mon fils!

  26. Avatar de Modibo Modibo dit :

    Un homme de bien traite autrui comme il voudrait être traite… Il exerce une influence, disons, civilisatrice..
    L’homme généreux traite les autres comme il espère être traite….
    Le sage est celui qui sait comment doivente être traités les autres….
    Vaut il mieux être bon, généreux ou sage ?
    Celui qui a la sagesse n’est plus obsédé par l’obligation d’être bon ou généreux…il fait ce quil faut, il est comme il faut !
    Bon vendredi !

  27. Avatar de modibo modibo dit :

    après la Bible et le coran, le livre le plus lu est Le Prophete de Khalil Gibran, un penseur chrétien mort il y a bientot 90 ans ! ce livre est donc une référence pour plusieurs générations, plusieurs personnes, transcendant les religions, les opinions et les avis….pour ne pas dire que tout le monde, en fait, s’y retrouve !

    aussi est ce avec une très grande joie que je partage avec vous une de ses très belles et émouvantes proses relative a la prière, substance de la religion, de toute religion qui selon lui est tout acte, toute réflexion, notre vie !

    La prière
    Puis une prêtresse dit, parle-nous de la Prière.
    Et il répondit, disant :
    Vous priez quand vous êtes dans la détresse et le besoin ; puissiez-vous également prier dans la
    plénitude de votre joie et en vos jours d’abondance.
    Car qu’est-ce que la prière sinon la dilatation de votre être dans l’éther de la vie ?
    Et si c’est pour votre réconfort que vous déversez votre trouble dans l’espace, c’est aussi pour votre plaisir
    que vous répandez l’aurore de votre cœur.
    Et si vous ne pouvez que pleurer quand votre âme vous appelle à la prière, elle devrait vous aiguillonner
    encore et encore, en dépit de vos pleurs, jusqu’à ce que vienne en vous le rire.
    Quand vous priez, vous vous élevez dans les airs à la rencontre de ceux qui sont en train de prier en ce
    même instant, et que vous n’auriez jamais rencontré en dehors de la prière.
    Aussi, que votre visite en ce temple invisible ne soit qu’extase et tendre communion.
    Car si vous entrez dans le temple sans autre but que de demander, vous n’obtiendrez rien :
    Et si vous y entrez pour vous mortifier, vous ne serez pas élevé :
    Ou même si vous y entrez pour solliciter le bonheur pour les autres, vous ne serez pas entendu.
    Il suffit d’entrer dans le temple invisible.
    Je ne puis vous apprendre comment prier avec des mots.
    Dieu n’écoute point vos mots, sauf lorsque Lui-même les prononce à travers vos lèvres.
    Et je ne puis vous apprendre la prière des mers et des forêts et des montagnes.
    Mais vous qui êtes nés dans les montagnes et les forêts et les mers, vous pouvez trouver leur prière en
    votre cœur,
    Et si seulement vous écoutiez dans la tranquillité de la nuit, vous les entendrez dire en silence :
    « Notre Dieu, qui êtes notre moi-ailé, ta volonté en nous est notre volonté.
    Ton désir en nous est notre désir.
    C’est ton élan en nous qui voudrait transformer nos nuits, qui t’appartiennent, en jours, qui t’appartiennent
    aussi.
    Nous ne pouvons rien te demander, car tu connais nos besoins avant même qu’ils ne soient nés en nous :
    Tu es notre besoin, et dans le don de plus de toi même, tu nous donnes tout. »

    • Avatar de Anaa 7777 Anaa 7777 dit :

      Assalam. Bonne contribution. Comme l’a écrit le préfacier, le livre, « Le prophète » serait-il la nouvelle alliance de tous les livres saints? Car Gibran était aussi épris du Coran que de la Bible. Et, le nom qu’il a donné au « prophète » est Al Moustapha, l’élu d’Allah (swt), un autre nom du prophète Muhammad (saw). Les symboles et autres allégories proviennent essentiellement de la Bible, et plus spécifiquement des Evangiles. Pour exemple, « Votre père sait ce dont vous avez besoin avant que vous ne le lui demandiez ».
      Cette imprégnation des deux religions est bien rendue par le commentaire qui accompagne le texte du livre. Wa salam.

      • Avatar de Modibo Modibo dit :

        ouf… je parlerai d’universalité pour rester plus fidèle a sa pensée. Il disait :
        « votre pensée préconise le judaïsme, le brahmanisme, le bouddhisme, le christianisme et l’islam. dans ma pensée, il n y a qu’une seule religion universelle dont les chemins sont variés, mais les doigts de la main aimante de l’Etre suprême. vous avez votre pensée et j’ai la mienne. la mienne est la pensée d celui qui est perdu dans son propre pays, de l’etranger dans sa propre nation, du solitaire parmi ses proches et amis.« 

  28. Avatar de Modibo Modibo dit :

    Dix-huitième discours :
    De l’interdiction de se plaindre
    (p.85)

    Discours complet :

    Le conseil est le suivant : ne se plaindre à personne de ce qui vous arrive, ni à un ami, ni à un ennemi.
    N’accusez pas votre Seigneur pour ce qu’Il opère en vous et envoie de calamités.
    Montrez (aux autres) plutôt le bien dont vous jouissez et la gratitude.
    Même enjoliver en manifestant de la gratitude pour un bienfait inexistant est meilleur que dire la vérité en se plaignant à votre entourage.
    Mais qui donc est démuni du bienfait venant d’Allah ? Allah dit :
    « Si vous (essayez) de compter les bienfaits d’Allah, vous ne pourriez les énumérer »
    Combien de bienfaits t’accompagnent sans que tu en prennes conscience ?

    Ne te repose sur aucune créature, ni n’en fais ton intime. Que nul ne sache ce que tu endures. Que ton intimité soit avec Allah Seul . Ne te repose qu’en Lui, et ne te plains de Lui qu’à Lui. Ne vois pas de « second » (auprès de Lui).

    Nuire ou favoriser, attirer ou repousser, élever ou rabaisser, appauvrir ou enrichir, mouvoir ou arrêter, ne sont au pouvoir d’aucune créature.
    Toutes choses sont la création d’Allah , sont dans Sa Main. Leur marche se fait par Son Ordre et Sa Permission, et elles s’écoulent toutes vers un délai fixé. Elles sont toutes auprès de Lui, selon une mesure (établie).
    Nul ne peut avancer ce qu’Il a retardé, ni retarder ce qu’Il a avancé.
    Allah dit : « Si Allah vous touche par un mal, nul ne peut l’ôter sinon Lui-Même, et s’Il veut pour toi un bien, nul ne peut l’empêcher. Il atteint par ce bien qui Il veut d’entre Ses serviteurs, et Lui est toujours Celui qui pardonne, le Très Miséricordieux » (Coran X, 107)

    Si tu te plains de Lui alors que tu jouis de la sécurité et d’un bienfait, réclamant davantage (ziyâda), ignorant sciemment, par déconsidération ce que tu possèdes déjà de bienfait et d’intégrité, Il se fâchera contre toi et fera disparaître ces avantages, justifiant ainsi tes doléances, augmentant ton affliction, intensifiant ton châtiment, te réduisant à l’impuissance, te diminuant au point que tu chuteras dans Son estime

    Vraiment prends garde à ne pas te plaindre, même si l’envie de le faire laboure tes chairs comme une morsure de tenailles. Malheur à toi, et encore malheur à toi (si tu te plains) ; Allah, Allah, et toujours Allah ; (rappelle-toi) le salut, le salut ; prends garde, prends garde. [1]

    La plupart des calamités qui tombent sur le fils d’Adam [2] sont provoquées par sa plainte contre son Seigneur.
    Comment peux-tu te plaindre de Lui, alors qu’Il est le plus Miséricordieux des miséricordieux, le meilleur des juges, Sage et infiniment informé, Bon et Très Miséricordieux, Aimable avec Ses serviteurs, jamais injuste, pareil à un médecin proche, sage et ami, plein de compassion ?
    Peux-tu soupçonner une maman miséricordieuse (de faillir à la charité) ? Le Prophète a dit : « Allah est plus miséricordieux avec Son serviteur qu’un mère avec sa progéniture ».

    Respecte les convenance, ô malheureux, cela te mènera à avoir de la patience lors des afflictions, si celle-ci te fait habituellement défaut. Puis exerce ta patience si tu n’as pas encore la force de ressentir la satisfaction et l’agrément lors de l’épreuve. Ensuite, accepte et agrée si tu es toujours là [3] ; ou éteins-toi si tu n’es plus ; ô toi, Soufre Rouge, où es-tu ? Où peut-on te trouver ? Où es-tu visible ? [4] N’entends-tu pas Sa Parole « Il vous est prescrit de combattre et c’est une obligation qui vous pèse. C’est ainsi qu’il vous arrive de détester ce qui vous convient et, au contraire, de rechercher ce qui vous est nuisible. Allah sait (ce qui vous est utile et ce qui vous est nuisible), vous ne savez pas » (Coran XII, 213).

    Il a replié de devant toi la science de la réalité des choses et t’en a voilé. Ne manque pas au respect des convenances en haïssant ou en aimant selon toi-même. Mais respecte la Loi sacrée dans tout ce qui t’advient, si vraiment tu te tiens dans l’état de « piété » (taqwâ) [5] lequel constitue le premier pas (sur la voie d’Allah).
    Ensuite, obéis à l’Ordre (amr), dans l’état de wilâya (sainteté, proximité) et d’extinction (humûd) de la passion, sans l’en écarter. Cela constitue le deuxième pas.
    Et sois satisfait de l’Acte divin (qui s’accomplit dans le présent). Reste en accord avec lui éteins-toi (fanâ’) dans les états (successifs) de badaliyya, de gawtiyya, de qutbiyya et de sidiqiyya, ou fin ultime [6].
    Ecarte-toi (pour permettre le passage) du chemin du destin (qadar), n’entrave pas sa Voie, ramène en toi ta nafs et ta passion, garde ta langue de la plainte.

    Si tu agis de la sorte et qu’un bien advienne, le seigneur augmentera le bien, la joie et le délice.
    Si c’est plutôt un mal qui est survenu, Il te protégera dans ce mal même, à l’ombre de Son obéissance. Il éloignera de toi tout blâme, et te maintiendra « absent » en Lui tout le temps nécessaire jusqu’à la cessation de ce mal au moment préétabli. Tout comme la nuit prend fin laissant place au jour, ou le froid de l’hiver est suivi de l’été.

    Ce sont là des modèles (de lois) proches (à ta portée). Prends-en note pour ton édification.

    Mais il y a des péchés, des crimes, des souillures résultant des nombreuses sortes de désobéissances. Or la compagnie du Noble (Allah) ne sied qu’au pur (tâhir), celui qui est débarrassé des impuretés des péchés et des fautes. Allah n’accepte sur Son seuil que le bon (tayyib) [7], dépourvu de toute prétention. Tout comme la compagnie des Rois ne sied qu’à un homme propre, préservé de toute impureté ou odeur nauséabonde.

    Or les afflictions (du destin) sont des expiations (mukaffarât) et des purifications.
    Le Prophète a dit : « La fièvre de toute une journée constitue l’expiation d’une année ».
    Et sa parole est véridique.
    ____________________

    • Avatar de Anaa 7777 Anaa 7777 dit :

      Assalam. J’ai lu avec intérêt votre contribution. Vous quotez vers la fin: « Mais il y a des péchés, des crimes, des souillures résultant des nombreuses sortes de désobéissances. Or la compagnie du Noble (Allah) ne sied qu’au pur (tâhir), celui qui est débarrassé des impuretés des péchés et des fautes. Allah n’accepte sur Son seuil que le bon (tayyib) [7], dépourvu de toute prétention. Tout comme la compagnie des Rois ne sied qu’à un homme propre, préservé de toute impureté ou odeur nauséabonde. »
      Or, l’un des fondements clés de l’Islam est la MISERICORDE. D’ailleurs, Rahma (Miséricorde) a pour PM 253 qui est le batine de 352, PM de Qur’an qui est considéré comme un guide et une Miséricorde pour le croyant.
      Par ailleurs, dans un haddith qoudsi, Allah (swt) déclare: « Ma Miséricorde l’emporte sur ma colère ». Au regard de ces référents, n’ y-a-t-il pas une contradiction, ou une interrogation par rapport à votre texte? Wa salam.

      • Avatar de Modibo Modibo dit :

        WA aleyka salam ! Dois juste préciser que ça n’est aucunement ma contribution mais le dix huitième discours de cheikh Abel khadr djeylani r.a.
        Mais encore une fois remettons tout entre les mains de allahou et que sa volonté se fasse car comme il le dit : je dirige qui je veux vers ma lumière…( verset de la lumière)…
        Et toute lumière, à plus forte raison la divine, est si éblouissante que l’on peut se perdre naturelllment et de bonne foi en conjectures dans notre tentative avide de la contempler…..

        • Avatar de Anaa 7777 Anaa 7777 dit :

          Assalam frère. L’artiste a chanté: « On a tout compris ». Mais je ne voudrais pas prolonger le débat à force de chicanes… Car vous avez éteint la lumière, avec votre réponse qui ne moissonne pas la profondeur et la qualité que j’espérais.
          Wa salam.

          • Avatar de Modibo Modibo dit :

            Vous vous rendez compte donc cher grand maître que je ne suis qu’une goutte en face de votre océan…. Allah me pardonne d’avoir éteint une lumière…. Mais je pressens que ce ne devait etre qu’une étincelle pour qu’une goutte ait pu lui faire rendre l’âme !

            • Avatar de Anaa 7777 Anaa 7777 dit :

              Assalam frère. Mon posting était tout juste une provocation. Pour vous connaitre, et que vous vous connaissiez aussi. Vous avez bourdonné, vous vous êtes mouché aussi. Le voyage continue, pour la découverte de soi et du « SOI ». Bon djoum’ah.

  29. Avatar de Anaa 7777 Anaa 7777 dit :

    DE LA REALISATION SPIRITUELLE.

    Plusieurs ouvrages gnostiques enseignent les étapes et les rangs du cheminement soufi, notamment « Le langage des oiseaux » d’Attar. Dans cette histoire, les oiseaux doivent traverser sept étapes, sept vallées périlleuses avant d’arriver au but.
    Schématiquement, on peut les dérouler comme suit: La première vallée qui se présente est celle de la recherche (talab) ; celle qui vient ensuite est celle de l’amour (‘ishq), laquelle est sans limite ; la troisième est celle de la connaissance (ma’rifat) ; la quatrième celle de l’indépendance (istighnâ’) ; la cinquième celle de la pure unicité (tawhid) ; la sixième celle de la terrible stupéfaction (hayrat) ; la septième enfin celle de la pauvreté (faqr) et de l’anéantissement (fanâ’), vallée au-delà de laquelle on ne peut avancer…
    Si j’ai retenu le vécu de l’imam Ghazzali, c’est parce que la septième vallée réfère à la sourate 89 (Al Fajr). Et, cette sourate renferme 7 versets dont le PM est 7777.

    « Voici le passage décrivant les Sept Vallées, inspiré de la propre expérience de Ghazzali. Le livre dont il est tiré, écrit au II siècle, est considéré comme un manuel d’enseignement mystique. Il s’agit de : « L’éléphant dans le noir » de Idries Shah

    LES SEPT VALLÉES
    Sache, Ô mon frère, que l’adoration est le fruit de la connaissance, le bénéfice de la vie et le capital des vertus. Les hommes aux nobles aspirations ont pour but et objectif d’atteindre à une vision intérieure pénétrante. C’est leur « summum bonum » et leur Paradis éternel. « je suis votre Créateur », dit le Coran. « Adorez moi. Vous serez récompensés et vos efforts ne seront pas vains.»
    Pour l’homme, l’adoration est donc essentielle, mais elle est entourée de difficultés et d’épreuves. Le chemin qui y mène est tortueux, semé d’obstacles, plein de traquenards et de coupe gorge, hanté de mauvais génies. Par contre, l’aide est rare et les amis peu nombreux. Mais il faut que ce chemin soit dangereux, car, dit le Prophète . « Le Paradis est entouré de souffrances et cerné de tribulations, alors que l’Enfer abonde en plaisirs faciles et qu’y règne la libre jouissance des passions. » Pauvre homme ! il est faible, ses obligations sont lourdes, les temps sont durs et la vie est courte. Mais le voyage d’ici bas à l’au delà est inévitable et s’il néglige de prendre avec lui les provisions nécessaires, il est sûr de périr. Mesurez la gravité de la situation. Par Allah, notre sort est pitoyable, certes, car beaucoup sont appelés et peu sont élus.

    Lorsque j’ai découvert que le chemin de l’adoration était si difficile et si dangereux, j’ai décidé d’écrire certains ouvrages dont le Ihya ulum iddin, où j’ai indiqué les méthodes et les voies qui permettent de surmonter ces difficultés, d’affronter hardiment les dangers et de parcourir le chemin avec succès. Mais certains n’ont voulu voir que les formes extérieures de mon oeuvre, et n’en ont pas compris le sens caché, le but profond ; non seulement ils ont rejeté [2] le livre mais ils l’ont traité d’une manière indigne de musulmans. Mais je ne me suis pas découragé. Le Coran lui même n’a t il pas été ridiculisé et qualifié de « contes pour enfants » ? Je ne me suis pas senti offensé non plus ; j’avais pitié d’eux car ils ne savaient pas ce qu’ils se faisaient à eux mêmes. Maintenant, je hais les débats, mais je dois faire quelque chose pour ces hommes. Donc par compassion pour mes frères, je prie Dieu de m’éclairer de façon à ce que je puisse entreprendre cette tâche autrement.

    Ecoutez donc ceci : ce qui est nécessaire avant tout pour réveiller l’homme de la léthargie où l’a plongé l’oubli, et l’orienter vers le chemin, c’est la grâce de Dieu, qui incite l’esprit à méditer ainsi :

    « Je suis le réceptacle de tant de dons la vie, le pouvoir, la raison, la parole et je me trouve mystérieusement protégé de bien des soucis et de bien des maux. Qui est mon bienfaiteur ? Qui est mon sauveur ? Je dois trouver la juste manière de lui prouver ma reconnaissance, sinon les dons seront repris et je serai détruit. Ces dons révèlent leur dessein, tout comme les outils aux mains d’un artisan, et le monde m’apparaît comme une oeuvre d’art qui élève mes pensées vers le peintre, »

    La Vallée de la Connaissance
    Le monologue intérieur conduit le chercheur jusqu’à la Vallée de la Connaissance, où la foi implicite dans le Messager divin montre la voie et lui dit :
    Le Bienfaiteur est l’Unique qui n’a pas d’associé. Il est ton Créateur omniprésent, bien que caché, dont il te faut suivre intérieurement et extérieurement les commandements. Il a fait en sorte que l’homme bon soit récompensé et le méchant puni. C’est maintenant à toi de faire le choix, car tu es responsable de tes actions. Acquiers la connaissance sous la direction des ulémas qui craignent Dieu, avec une conviction qui ignore l’hésitation.
    Lorsqu’il a traversé la Vallée de la Connaissance, l’homme se prépare à l’adoration, mais sa mauvaise conscience lui fait des reproches en disant : « Peux tu frapper à la porte du Sanctuaire ? Eloigne toi car tu es chargé d’abominations ! »

    La Vallée du Repentir
    Le pauvre pêcheur tombe dans la Vallée du Repentir, lorsqu’il entend une voix lui dire : « Repens toi, repens toi ! car ton Seigneur est Pardon. » Là il reprend courage et se relève tout joyeux pour continuer.

    La Vallée des Obstacles
    Puis il arrive dans une vallée rocailleuse où se trouvent quatre écueils principaux : les tentations du monde ; les séductions des gens; Satan, le vieil ennemi ; l’ego immodéré. Pour venir à bout des difficultés, il doit avoir recours à quatre contre forces : mener autant que possible une vie retirée ; éviter de fréquenter n’importe qui ; lutter contre le vieil ennemi, et se contrôler au moyen de la piété.
    Rappelons que les quatre contre forces doivent affronter quatre autres problèmes psychologiques qui sont :
    1) l’angoisse de ne pas pouvoir subvenir à ses besoins du fait de la retraite
    2) les doutes et les inquiétudes à la pensée que les problèmes personnels puissent venir troubler la tranquillité d’esprit
    3) les soucis et les difficultés qui résultent du manque du manque de contact social car lorsque l’homme désire servir son Dieu, Satan l’attaque ouvertement et secrètement de tous côtés
    4) les événements désagréables et les souffrances inattendues tissées par son destin

    La Vallée des Tribulations
    Ces problèmes psychologiques jettent le pauvre adorateur dans la Vallée des Tribulations, Dans cet état, l’homme se protège par :
    1) la confiance en Dieu pour sa subsistance
    2) l’invocation de Son aide lorsqu’il est réduit à l’impuissance
    3) la patience dans les souffrances
    4) la soumission joyeuse à Sa Volonté.

    La Vallée des Orages
    En traversant cette redoutable Vallée des Tribulations, l’homme pense que le voyage ne sera pas facile mais, à sa stupéfaction, il découvre que le service est inintéressant, que les prières sont méca¬niques, et que la contemplation est sans attrait. Il est indolent, mélancolique et stupide. Perplexe, déconcerté, il entre alors dans la Vallée des Orages. L’éclair fulgurant de l’Espoir l’éblouit et il tombe en tremblant lorsqu’il entend le son assourdissant du ton¬nerre de la Crainte. Ses yeux noyés de larmes imitent les nuages, et ses pensées pures sont comme des éclairs. En un instant se résout le mystère de la Responsabilité humaine, avec ses récompenses pour les bonnes actions et ses punitions pour les actes mauvais. Dorénavant, son adoration ne se fera plus du bout des lèvres et son travail quotidien ne sera plus une besogne fastidieuse. S’élevant vers les hauteurs, il volera sur les ailes de l’Espoir et de la Crainte.

    La Vallée Insondable
    Le coeur léger, d’humeur joyeuse, il poursuit sa route lorsque soudain apparaît la Vallée Insondable. En approfondissant la nature de ses actes, il s’aperçoit que ses bonnes actions étaient motivées par le désir de gagner l’approbation de ses compagnons, ou par l’orgueil. Il voit d’un côté le monstre à tête d’hydre de l’hypocrisie, et de l’autre l’ensorcelante Pandore de la Vanité, avec sa boîte ouverte. Rempli de désespoir il ne sais que faire lorsque, enfin, l’Ange de la Sincérité émerge des profondeurs de son cœur et le prend par le bras et l’aide à traverser la Vallée.
    Il exprime sa gratitude pour la faveur Divine et continue d’avancer, lorsqu’il est envahi par la pensée des multiples faveurs reçues par son être indigne, et de son incapacité à témoigner pleinement sa reconnaissance.

    La Vallée des Hymnes
    Voici maintenant la Vallée des Hymnes où, mortel, il s’est efforcé de chanter les hymnes de louange à l’Être Immortel. La Main Invisible de la Miséricorde Divine a alors ouvert la Porte du jardin d’Amour ; il y est poussé corps et âme, car tous les deux ont directement et indirectement joué leur rôle. ici s’achève le Voyage.
    L’Adorateur vit maintenant parmi les hommes comme un voyageur, mais son coeur vit en Lui dans l’attente de répondre à l’ordre final, « 0 âme, sois en paix ! Retourne auprès de ton Seigneur tout à fait satisfaite ! Et reste parmi Mes Serviteurs ! Et entre dans Mon Paradis. » (Coran, sourate 89, al Fajr) ».

    • Avatar de Anaa 7777 Anaa 7777 dit :

      Assalam. Commentaire des 4 derniers versets de la sourate 89 (Al Fajr) par l’Emir Abd El-Kader.

      « Ô, toi, âme pacifiée
      retourne vers ton Seigneur, agréante et agréée
      Entre parmi mes Serviteurs
      Et entre dans Mon paradis »
      (Cor. 89: 27-29)

      « Cette âme que son Seigneur interpelle ainsi, en la décrivant comme « pacifiée, agréante et agréée », Il lui ordonne- et cet ordre est en fait une autorisation, une permission et une marque d’honneur -d’entrer parmi Ses serviteurs, ceux qu’il s’attribue expressément, qui ont été choisis par Lui. Il s’agit là de ceux qui connaissent leur véritable relation à la servitude et à la Seigneurie, c’est-à-dire de ceux qui savent qu’en nommant le « serviteur » on ne désigne pas autre chose qu’une manifestation particulière du Seigneur telle que la conditionnent les caractéristiques du serviteur: la Réalité essentielle est « Seigneur », la forme extérieure est « Serviteur ». Le serviteur est un « Seigneur » manifesté sous la forme d’un « Serviteur » et, sous l’apparence de l’adorateur, c’est Lui-même qui S’adore Lui-même.
      L’entrée dans Son paradis (fi jannatihi) consiste pour le serviteur [conformément au sens de la racine JNN] à s’occulter (ijtinan) dans Son Essence. Celui qui y parvient a traversé les voiles des créatures et des Noms divins. Pour lui se sont évanouies les déterminations créaturelles illusoires qui n’ont de réalité qu’au niveau des perceptions sensibles. N’étaient ces perceptions, il n’y aurait que l’Être pur, absolu.
      Alors, la créature étant « enveloppée » par Dieu, son ipséité disparaît – sous le rapport de son statut existentiel, mais non sous celui de la réalité permanente. Au contraire, quand l’Ipséité divine est « enveloppée » par la créature, elle demeure dans son immuable transcendance et n’est jamais affectée par aucun changement.
      Cette interpellation et cet ordre divin ne s’adressent cependant à l’âme que lorsqu’elle a dépassé l’étape de la « science de la certitude » pour atteindre celle de la « réalité de la certitude », grâce à l’expérience spirituelle authentique et au dévoilement parfait, et cela à propos de deux choses.
      Il faut en premier lieu que cette âme ait la certitude que Dieu est un Agent libre qui fait, conformément à Sa science et à Sa sagesse, ce qui convient, comme il convient, dans la mesure qui convient, au moment qui convient; avec pour conséquence que, sous quelque rapport ou de quelque point de vue que ce soit, il ne peut y avoir d’acte plus parfait et plus sage que celui-là, et que si le serviteur avait accès à la Sagesse divine et à la connaissance de ce qu’exigent les circonstances, il ne choisirait pas d’accomplir un autre acte que celui-là. Dès lors que l’âme possède cette certitude, elle atteint la station de l »‘agrément » à la volonté d’Allah, elle est « pacifiée » et l’accomplissement des décrets divins n’ébranle pas son immuable sérénité.
      En second lieu, elle doit avoir la certitude, fondée sur l’expérience spirituelle et le dévoilement intuitif, que Dieu est le seul Agent de tout ce qui procède de Ses créatures sans aucune exception. Que la créature joue, par rapport à un acte donné, le rôle de cause, de condition ou d’empêchement, c’est en réalité Dieu qui « descend » du degré de Son absoluité – sans cesser pour autant d’être absolu -dans cette forme qu’on appelle condition, cause ou empêchement. Il fait ce qu’II fait au moyen de cette forme. Il pourrait s’en passer s’Il désirait agir sans elle, mais tel est Son libre choix et telle est Sa sagesse. L’acte est donc attribué à première vue à cette forme, alors qu’il n’appartient réellement qu’à Lui, seul, sans associé.
      Alors l’âme sera « agréée » auprès de son Seigneur, puisque d’elle ne peut procéder aucun acte, et que par conséquent rien ne peut faire qu’elle cesse d’être agréée. L’agrément et l’amour de Dieu pour Ses créatures constituent l’état originel. C’est par eux qu’il les a existenciées et ils sont la cause de cette existenciation. Celui qui sait qu’il ne possède ni l’être ni l’agir, celui-là se retrouve dans cet état originel d’agrément et d’amour divin.
      Qu’Allah, de par Sa grâce et Sa générosité, nous place, nous et nos frères, au nombre de ceux qu’englobe l’interpellation de ce verset ! Ainsi soit-il! »

  30. Avatar de Anaa 7777 Anaa 7777 dit :

    Des grands Initiés. La théologie savante, ésotérique dit Maspero, est monothéiste dès le temps de l’Ancien.
    Hermès, qui est le sommet et le centre de l’initiation égyptienne, a dit de Dieu : « Aucune de nos pensées ne saurait concevoir Dieu, ni aucune langue le définir. Ce qui est incorporel, invisible sans forme, ne peut être saisi par nos sens ; ce qui est éternel ne saurait être mesuré par la courte règle du temps : Dieu est donc ineffable.
    Dieu peut, il est vrai, communiquer à quelques élus la faculté de s’élever au-dessus des choses naturelles, pour percevoir quelque rayonnement de sa perfection suprême, mais ces élus ne trouvent point de parole pour traduire en langue vulgaire, l’immatérielle vision qui les a fait tressaillir. Ils peuvent expliquer à l’humanité les causes secondaires des créations qui passent sous leurs yeux, comme les images de la vie universelle. Mais la cause première demeure voilée, et nous ne parviendrons à la comprendre qu’en traversant la mort. »

  31. Avatar de lilia Rose lilia Rose dit :

    J’étais une gouttelette dans l’Océan du Mystère,
    et maintenant je ne retrouve plus cette gouttelette.

    « On demanda un jour à l’Océan pourquoi il était couvert d’une robe bleue qui annonçait le deuil, et pourquoi son eau était agitée comme si le feu la faisait bouillonner. Il répondit que ses vêtements bleus annonçaient la douleur qu’il éprouvait d’être séparé de Dieu et que c’était le feu de son amour qui le faisait bouillonner. »

    Dans la République des Oiseaux, la Huppe, messager de Salomon, apporta une Invitation au Voyage d’une espèce nouvelle.
    Plus d’un protesta, et même s’il partit, le soleil, le froid, la faim, la soif, la fatigue taraudèrent l’ardeur de sa foi.
    Pourtant, là-bas, (la Huppe l’a dit) on trouvait le royaume de Sîmorg.
    Et qui donc, malgré les sept vallées, n’eut point envie d’y accéder ? Nous envions ces oiseaux. Hélas ! Trente seulement survécurent. Et là-bas, tout d’abord, ils n’aperçurent pas l’oiseau fabuleux. Ils aperçurent seulement un miroir et ce miroir a réfléchi leurs corps fatigués.

    La Huppe les avait-elles trompés ? Non.
    S’ils ne l’ont pas trouvé, c’est que Sîmorg se trouvait au fond de leur âme.
    Ainsi s’exprime l’identité de Sîmorg et simorg (trente oiseaux).
    nul ne traduit mieux qu’un Khayyâm ou un Attar, par de belles images l’Ineffable.
    Vu dans les détails, le Langage des Oiseaux ne perd nullement son intérêt.
    Première difficulté posée : le problème du Mal.
    « Dans ce chemin, dit le poète, il n’y a point de différence entre le bien et le mal. Avec l’amour, en effet, ni le bien ni le mal n’existent plus… »
    Plus loin, il précise : « En effet, tant que tu vis individuellement, le bien et le mal existent pour toi ; mais lorsque tu es perdu dans ce soleil, tout devient Amour ».

    Nous voilà, en réalité, bien loin d’un quelconque amoralisme nietzschéen. Nous voilà transportés dans une région supérieure où compte seul l’« amour », ce « feu » dont la Raison n’est que la « fumée ». Cette négation de la morale quotidienne peut, néanmoins, nous sembler parfaitement immorale ; en vérité, si nous le croyons, c’est que notre point de vue.est devenu anthropocentrique.

    Notons que, de soi, le christianisme lui-même ne rejette pas ce concept. Cet état où le mal disparaît s’appelle vision béatifique. Les saints peuvent y atteindre. « Ils voient trop clair pour vouloir faire mal ».
    « Le bien, enseignait le prophete (sws), vient de Dieu ; mais c’est notre nature qui a créé le péché. »
    D’où la deuxième difficulté : comment vaincre cette faiblesse ?
    Ici, la conception s’apparente nettement à celle de l’Inde. Bien avant Duhamel, les sages ont méprisé l’Idéal fébrile et vain d’une civilisation matérialiste. Le monde extérieur, disent-ils, n’est là que pour s’opposer, pour alourdir nos âmes, du poids de nos karmans, c’est-à-dire : de nos désirs, de nos passions terrestres. Ce sont de pareils karmans dont la plupart des hommes se réclament, croyant que les plus légitimes d’entre ces karmans sont seuls méritoires devant Dieu.
    A ces énergies mal employées, le poète se propose de donner un but : « Si tu veux m’obéir, tu porteras ce qu’on ne trouve pas au pays de Simorg. Est-il, en effet, convenable, d’y porter ce qu’il y a déjà ? Là se trouve la science ; là se trouvent les secrets ; là se trouve l’obéissance des êtres spirituels. Portes-y abondamment l’ardeur de l’âme et la peine de l’esprit car personne ne doit porter là autre chose. Les soupirs d’amour qui y parviennent y portent le parfum du cœur. »

    « …I1 n’y a, dit-il, de remède à la mort que la mort. »
    Difficulté suprême : il faut, à tout prix, renoncer. L’épreuve est terrible.
    « Quand même tu atteindrais de la main ce trône glorieux, ne cesse pas un instant de prononcer les mots du Coran : N’y a-t-il rien de plus ?… »
    « …Tu entendras jusqu’à l’éternité ce cri : Avance encore. Il ne t’est permis ni d’aller en arrière, ni de t’arrêter… »
    Ici, nous touchons du doigt la terrible ascèse du désir. Cette idée ne nous est nullement inconnue nous avons eu , Don juan, Faust. Mais chez les mystiques religieux, ne l’oublions pas, cette force est sagement dirigée vers Dieu.
    Non, dit Attar dans une parabole ; il ne suffit pas de brûler le bout de ses ailes à la flamme. Fais mieux encore… »

    Comme dirait Ram Linssen, nous devons dépasser les deux premiers stades du moi pour accéder à la phase de l’éclatement. Nous serons pareils à l’aurore, dont parle Maître Eckhart, cette aurore qui se fond dans la splendeur solaire.
    Néanmoins, même devant Sîmorg, le doute renaît. Sîmorg traduit ce trouble : « Comment l’œil d’une créature pourrait-il atteindre jusqu’à moi ? Le regard de la fourmi peut-il atteindre les Pléiades ?… »

    En même temps se pose peut-être le problème de l’humaine Solitude, l’humaine Claustration, l’impuissance charnelle à réaliser pleinement son Amour.

    Sîmorg continue :
    « Tout ce que tu as cru ou vu n’est ni ce que tu as cru, ni ce que tu as vu et ce que tu as dit ou entendu n’est pas non plus cela. Lorsque vous avez franchi les vallées du chemin spirituel, lorsque vous avez fait de bonnes œuvres, vous n’avez agi que par mon action et vous avez pu voir ainsi la vallée de mon essence et de ma perfection. Anéantissez-vous donc en moi glorieusement et silencieusement, pour vous retrouver vous-mêmes en moi ».

    La bonne solution demeure celle de la confiance absolue.
    « Un troisième papillon se leva, ivre d’amour ; il alla se précipiter éperdument sur la flamme. Il s’embrasa complètement, et son corps devint rouge comme le feu lui-même. »
    Évidemment, le principal reproche qu’on peut adresser à cette mystique, c’est de faire trop facilement fi de notre nature au profit d’une hypothétique Fusion. De plus, les Orientaux qui prétendent retrouver la source de vie, paraissent la détruire au fond de nous.
    La Religion valorise tout autrement notre vie ; le rationalisme aussi : tous deux donnent la prédominance à l’humain.
    En tout cas, pour peu que nous ayons découvert la célèbre Vanité des Vanités chère au Koheleth, pour peu que la Mort nous ait frôlés, pour peu que le problème du Mal nous obsède, ces théories prendront pour nous d’indicibles attraits.
    Et même si notre humanisme nous interdit une adhésion totale, souvenons-nous du poète :
    « Repliement sur soi, adoration de soi », direz-vous. Non. Repliement sur Dieu qui est en nous, profonde communion avec ce Dieu qui se trouve dans tout. Participation à l’immense force créatrice.

    Là est le secret du grand amour, la fraternité panenthéiste.

  32. Avatar de Sags Sags dit :

    Salam aley kum , Frères et soeurs, Maitres et enseignants… Juste pour m’informer , le BLOG MHD A ETE DISLOQUE ou a subit une suspension sur le NET?????? ON n’arrive plus a accédé au GRAND BLOG!!! Qu’est ce qui se passse… ALLAH swt veille sur Nous!!! MERCI d’avance MAMAN LILIA…

  33. Avatar de Modibo Modibo dit :

    Extrait de l’ACCES AU MYSTERE DE ABDEL KHADR DJEYLANI

    SOIXANTE DIX HUITIEME DISCOURS :

    Des gens du combat spirituel (mujâhada) et de l’examen de conscience (mahâsaba), des hommes de la ferme résolution (alhu al-‘azm) et de leurs qualités
    (p.303)

    Le sheikh énumère et développe ici les dix propriétés (hisal) expérimentées par les gens du combat spirituel, telles que :

    « Ne pas prêter serment au nom d’Allah ni véridiquement ni mensongèrement, ni volontairement ni involontairement »,

    « S’écarter du mensonge proféré aussi bien pour plaisanter que pour tromper »,

    « Prendre garde au non-respect d’une parole donnée. Et même s’abstenir totalement de promettre »,

    « Eviter de maudire quoi que ce soit dans la création et de nuire fut-ce à la plus infime portion du créé….. »,

    « Eviter de formuler des prières pour la perte de quiconque, même si l’on a subi une injustice… »,

    « Ne pas témoigner catégoriquement de l’ « association » (shirk), de l’impiété (kufr) ou de l’hypocrisie (nifâq) d’une personne d’ «entre les gens de la qibla ». Cette qualité est plus proche de la miséricorde, plus élevée en degré (spirituel) ; c’est le parachèvement de la Sunna. Cette attitude est la plus éloignée de [la prétention à] s’immiscer dans la Science d’Allah, la plus éloignée [du risque] d’être banni par Lui, la plus proche de Sa Satisfaction (ridâ) et de Sa Miséricorde. »

    « Eviter de porter son regard vers les péchés et de mouvoir ses membres dans leur direction… »

    « Eviter d’être, peu ou prou, à la charge que quelqu’un (al-halq) pour sa nourriture quotidienne… »

    « Cesser d’espérer obtenir quelque chose des humains (al-adamiyyn), de convoiter quoi que ce soit leur appartenant… », et enfin faire preuve

    « d’humilité (tawâdu’). En effet, c’est par elle qu’est renforcé le dévot (‘abid), que sa demeure spirituelle est élevée et que se trouvent parachevées la gloire et l’éminence auprès d’Allah et des créatures….. »

  34. Avatar de Modibo Modibo dit :

    Être prêt ! Moralement, cela s’entend comme être disponible….. Le,maître doit être prêt à enseigner, le disciple tout autant à apprendre…. Mais chez un maitre cette disponibilité est toujours contradictoire avec le désir d’enseigner qui s’avère des fois un piège tenDu par la vanité, l’orgueil…. Qui ferme les portes de son arrivée au stade ou il est prêt à demander… Qui ne peut demander, peut il donner ? Qui ne sait pas écouter pourra t il parler ? Et comment ose t il, des lors, juger ?

  35. Avatar de Anaa 7777 Anaa 7777 dit :

    Assalam. « Ce n’est pas parce qu’on ferme les yeux, qu’il fait nuit », a dit le Sage. La spiritualité ne se limite pas à quelques sentences soufies… Le chien aboie, la caravane passe…

    • Avatar de Modibo Modibo dit :

      Un autre sage à dit : l’erreur fondamentale de l’homme est de penser qu’il est vivant alors qu’il s’est endormi dans la salle d’attente de la vie….
      Je retiens cette belle citation de Saadi : le chemin ne se trouve pas sur la rosaire, la robe ou le tapis de prière…. Il est dans le service de l’homme… Être au service de…… Une belle quête de soi, non ?

  36. Avatar de Modibo Modibo dit :

    Un roi prit un jeune homme comme favori. Malgré toutes la faveurs dont il jouissait, le jeune homme doutait de la loyauté de son protecteur…. Il allait ainsi donc chaque soir nourrir les chiens royaux ..
    Un jour, le roi entra en colère contre le jeune homme et ordonna qu’il soit jeté aux chiens…
    Mais ceux ci le connaissant si bien refuserent de lui faire du mal…..

  37. Avatar de Anaa 7777 Anaa 7777 dit :

    Des voies d’acquisition des sciences.

    Gloire à Allah (swt) qui a éclairé les cœurs de ses élites serviteurs, puis a éduqué leurs âmes de la meilleure façon, comme il a ouvert la porte de la science monothéiste aux savants en leur accordant la clé du Savoir.
    La connaissance humaine s’acquiert par deux voies, à savoir : l’enseignement humain et l’enseignement divin. On n’insistera pas sur l’enseignement humain qui est la voie habituelle, et le chemin tangible que reconnaît l’ensemble des êtres humains.
    En ce qui concerne l’enseignement divin, il est de deux sortes : 1) le savoir prophétique, et 2) le Savoir mystique.
    1) Le Savoir prophétique.
    Cela consiste à ce que la personne lorsqu’elle est parfaite, s’efface d’elle l’impureté de la nature et le méfait de la convoitise, de l’espoir. Sa vue se sépare des turpitudes de ce bas-monde. Puis elle dirige sa force vers son concepteur et créateur. Elle s’attache à la générosité de son créateur.
    Ainsi Allah le Très Haut, par sa meilleure grâce fait face à cette personne de façon totale et la regarde d’une vision seigneuriale. Alors, l’ensemble des sciences parvient à cette personne, et l’ensemble des images se gravent en elles sans enseignement ou réflexion. La preuve de cette affirmation est le dire d’Allah (swt) à son prophète (saw) : « Il t’a appris ce que tu ne savais pas ! ».
    D’où la science des prophètes est d’une classe plus honorable que l’ensemble des sciences des créatures. Car dérivant d’Allah le Très Haut, sans aucun intermédiaire et moyen. La preuve de cela aussi se trouve dans l’histoire d’Adam (saw) et des anges.
    En effet, les anges ont appris tout le long de leur vie et ont eu connaissance des nombreuses voies d’acquisition des sciences et devinrent ainsi les créatures les plus instruites. Cependant qu’Adam (saw) n’était pas instruit car n’ayant pas appris ou connu un maître. Alors, ils se vantèrent de lui et s’enorgueillirent en disant : « Nous te glorifions et te sanctifions, nous connaissons les réalités des choses ! » Adam s’en remit à son créateur en détachant son cœur de l’ensemble des créatures. Puis se dirigea par l’imploration vers le Seigneur le très Haut. Il lui apprit alors tous les noms. Et c’est Adam (saw) qui informa les anges de plusieurs faits du savoir et choses occultes.
    La preuve fut faite alors pour les pensants que le savoir occulte issu du message divin est plus fort et plus complet que les connaissances acquises par l’enseignement. La science issue du message divin devint ainsi l’héritage des prophètes et de droit des messagers.
    Allah le très haut a clos la porte du message divin à partir de notre prophète Bien-Aimé Muhammad (saw). Il fut le messager d’Allah (swt) et le sceau des prophètes. Il fut le plus instruit des hommes et le plus éloquent des arabes et non arabes. Il disait : « Mon Seigneur m’a éduqué de la meilleure éducation. »
    2) Le Savoir mystique
    Le savoir mystique est celui qui se manifeste sans intermédiaire entre la personne et son concepteur. Car il est comme la clarté de la chandelle divine qui se déverse sur le cœur. Le savoir mystique est un don pour ceux qui sont aptes pour la prophétie et la sainteté. Comme il en fut pour Al Khadir tel qu’Allah (swt) a dit le concernant : « Nous l’avons instruit de notre part de savoir ». Comme le prince des croyants ALY IBN ABI TALAB (ra) a dit : « J’ai rentré ma langue dans ma bouche, alors, il s’est ouvert dans mon cœur mille portes du savoir. Chaque porte ayant mille portes. » Il a dit également : « Si l’on élevait une chaire pour moi, j’aurai pu juger les Juifs à partir de leur Thora, et les chrétiens à partir de leur Evangile, puis les musulmans à partir de leur Coran. »
    L’on ne peut atteindre ce niveau, seulement par l’enseignement humain. Au contraire l’on s’élève à ce niveau par la force du savoir mystique.
    Ainsi, lorsqu’ Allah (swt) veut du bien pour un serviteur, il lève le voile entre lui et la personne. Il apparaît en elle les secrets de certains phénomènes. Alors, elle s’exprime d’eux comme elle le veut et à qui elle le veut parmi les serviteurs.
    La réalité de la sagesse s’obtient du savoir mystique et tant que l’homme n’aura pas atteint ce niveau, il ne peut être sage. Car la sagesse est des dons d’Allah (swt) : « Il donne la sagesse à qui il veut, et à qui l’on donne la sagesse, il aura reçu un grand bienfait, et cela ne se rappelle que ceux qui réfléchissent » (Coran).
    Cela parce que ceux qui ont atteint le niveau du savoir mystique, n’ont nullement besoin d’une grande révision et de la fatigue de l’enseignement. Ils apprennent peu, et agissent plus, comme ils se fatiguent peu et se reposent longuement.
    (Source : Epitre sur la science divine. AL- GHAZALI)

  38. Avatar de Modibo Modibo dit :

    Un jeune homme demanda à voir un maître. Son secrétaire lui dit : pour voir le maître, il te faut d’abord trouve une réponse a une question. Si tu réussis, le maître t’acceptera comme lève dans trois ans…
    Il prit la question et s’en alla. Peu de temps après, il revint avec la réponse qu’il avait trouvée..
    Le secrétaire du autre le félicita et lui dit :
    Tu peux vaquer à tes occupations et attendre les 3 années passent pour venir intégrer les classes…
    L’homme se hasarda : que serait il arrive si j’avais pas trouve le code de l’énigme ?
    Le secrétaire lui répondit : oh, dans ce cas, tu aurais été admis immédiatement en classe !
    .

  39. Avatar de Modibo Modibo dit :

    Invité chez un riche personnage, un élevé fut surpris d’y retrouver son maître très bizarrement et outrageusement pare dans cette assemblée faisant ripaille !
    Au comble de l’étonnement, il avisa son maître en apparte :
    – que t’est il arrive, maître ?
    – allons donc ! La question n’est pas de savoir ce qui m’est arrivé mais qu’est il arrive à ces gens…. Il m’aurait pris pour autre chose qu’un imposteur, ils ne m’auraient pas admis en leur sein. Ils me tolèrent parce qu’ils peuvent rire de moi. Je peux tirer ainsi parti de la situation pour les aider à comprendre !
    Assalamou aleykoum

    • Avatar de Dramane Dramane dit :

      Bonsoir a tous les maîtres et Élèves,
      Pour en apprendre plus sur le saint coran et l’islam en général, j’aimerais savoir quels sont les versets (leurs références )les plus recommander pour avoir:
      Le savoir;
      La protection du tout puissant;
      L’amour des êtres vivants;
      La richesse ;
      La souveraineté ;
      L’intelligence et une bonne mémoire ;
      Et si possible l’histoire liées a ces versets et les noms de DIEU.

      Merci pour la contribution de tout un chacun, pour nous permettre d’élargir nos connaissances. Que DIEU vous rétribue !

  40. Avatar de Modibo Modibo dit :

    On demanda à un sage :
    – pourquoi tolérés tu des questions idiotes ?
    – pour bénéficier de la connaissance des questions du genre de celles que tu qualifiés d’idioties..

    Tout autant que le prodige suscite notre admiration, l’enfant maladroit se fait aimer par ses erreurs et nous met sur la voie de l’action juste…

  41. Avatar de Idrissa Ouattara Idrissa Ouattara dit :

    salam aleykum a vous chers maitres je suis vraiment heureux d’avoir decouvert ce blog dans cette triste periode que je traverse.Je suis etudiant jai brievement connu un sheik avec qui on discutait bcp spiritualite mais qui ne ma pas initie il me donnait juste des zikrs a faire et des invocations je me demande donc est ce que les prieres et zikr que vous pourriez me donner a l’avenir pour des problemes marcheront…si Oui pourrais je avoir une priere et des zikrs pour augmenter ma foi en ALLAH ma piete et ma crainte reverentiel en l’Unique pck je me suis laisser tenter par bcp de vices du bas monde et je regrette amerement.Si cest possible aussi d’avoir un maitre qui m’aiderait a revenir sur le droit chemin par ses conseils quotidiens ses connaissances j »en serai tres ravi et DIEU le tout puissant le lui rendra cela au centuple…Merci d’avance mon email est idrissouattara45@gmail.com

  42. Avatar de Modibo Modibo dit :

    Un insomniaque alla demander conseil à un médecin qui était en meme temps un dévot.
    – apprends des prières par cœur et récite les toute la nuit !
    -cela me guérira t il de mon insomnie ?
    – non, mais elle cessera de te préoccuper…

  43. Avatar de Modibo Modibo dit :

    Un jeune homme donna un jour une petite somme à un vieil homme. Le lendemain, ce dernier aperçut le jeune homme sous forte escorte le conduisant vers le gibet pour un crime dont on l’accusait..
    L’ancien s’écria aussitôt : le roi est mort !
    Dans le mouvement de foule qui s’ensuivit, le jeune pût s’échapper..le vieil homme fut arrête et le roi lui demanda :comment pus tu souhaiter ma mort ? Comment as tu pu faire une chose pareille ?
    – les cris que j’ai poussés pour annoncer ta mort ne t’ont fait aucun mal. mais ils ont sauvé une vie.

    Le roi fut si surpris qu’il fit libérer le vieil homme….

  44. Avatar de Modibo Modibo dit :

    Un aspirant vint un trouver un maître. Ce dernier lui posa la question : le fils de mon père n’est pas mon frère. De qui est ce que je parle ?
    Le candidat fut incapable de répondre…
    – de moi, bien entendu ! Dit le maître..maintenant, rentre chez toi et ôte de ton esprit l’idée de te faire disciple.
    Le jeunot rentra. Ses voisins lui demandèrent ce qu’il avait appris. Tout fier, il leur dit : si je dis que le fils de mon père n’est pas mon frère, je parle de qui ?
    – de toi, firent en chœur les voisins
    – vous vous trompez reprit le jeunot. Le fils de mon père, c’est le soufi de la ville voisine. C’est lui qui me l’a dit !

  45. Avatar de AmantCidratoulMontaha AmantCidratoulMontaha dit :

    Dans un livre de Judy Hall (en anglais : Past Life Astrologie) il est écrit qu’en astrologie il y a trois dilemmes ou paradoxes, et ma réflexion porte sur leur correspondance respective en géomancie. Déjà je comprends que leur conception de la vie karmique diffère de la vision admise du coran (l’âme ne fait pas plusieurs aller retour dans dounya). Mais déjà certains interprétateurs pourrait s’appuyer sur le fait que Dieu nous ressusciterait dans des formes que nous même on ne connaît pas. De là il y a clivage des interprétateurs en deux groupes : la majorité disant que la résurrection parle du jour du jugement dernier, et l’autre groupe stipule qu’il ne faut pas ajouter de précision que la parole divine en soit ne portes.

    1/ le dilemme « Mystique – Pragmatiste »
    « Le contact de Neptune et de Saturne dans un thème astrologique est connu comme le dilemme « mystique – pragmatiste ». Cet individu aura à la fois le comportement neptunien (mysticisme, spiritualité, fuite en avant) et une vie saturnienne de pragmatisme, limitation et restriction. Le saturnien suit les règles et dogmes d’une religion ; c’est un prête ou suiveur d’un secte établi (qui peut être souvent du puritanisme). Le neptunien passe l’expérience de l’unité avec l’univers ; c’est un yoga qui va méditer au sommet des montagnes.
    L’âme dans cette configuration (cet aspect astrologique) veut retrouver l’ancienne unité mais pourra bien passer l’expérience d’une fuite en avant dans la fantaisie, la délusion, ou l’illusion. La planète saturne veut que toute chose faite dans une limite bien définie ; toutes les responsabilités doivent être assumées ; toutes les dettes doivent être payées. Dans la vie présente, l’âme est tiraillée entre rester spirituelle et essayer de faire une vie. Le challenge est de devenir spirituel et même temps être ancré dans le monde matériel. »

    2/ le dilemme « Expansion – Contraction »
    « Lorsque Saturne clash avec Jupiter l’âme a été très misérable, circonspect, et au-delà d’une vie de galère alors qu’elle n’avait même pas peur de prendre une liberté totale (et prendre la vie du bon coté). C’est comme si souffrir d’un désordre bipolaire. Saturne devient surcharger par les tâches et les responsabilités, Jupiter veut planer dans l’infinité des possibilités. Ainsi, souvent l’âme avec cette combinaison se contente de ce qui est simple (et sauve) plutôt que de réaliser sa pleine potentialité. Cette âme pourrait se retirer et vivre dans le confort de la bonne nourriture et d’autres addictions, en dehors de toutes les ennuies (et d’autres de même type). Pour résoudre ce dilemme, l’âme doit avoir la foi et l’optimisme et même temps rester pratique. »

    3/ le dilemme « Changement – Maintien »
    « Mettre Saturne et Uranus ensemble est comme essayer de conduire (une voiture) en ayant un pieds sur le frein et l’autre (pieds) sur l’accélérateur. Une montagne inamovible est percutée par une force irrésistible. L’in – conventionnel (le non – conventionnel), le changeable Uranus est un catalyseur imprédictible essayant d’amener à une révolution des consciences. Cette planète veut le changement, le changement, et plus encore. Saturne essaye de maintenir le statu quo à tout prix, elle vit à travers les règles que Uranus craint. Les gens connectés à ça pourraient être des Enseignants, des administrateurs, ou policiers, versus les Scientifiques, les révolutionnaires, ou inventeurs. Le challenge est de trouver une voie ordonnée pour apporter le changement, en maintenant le meilleur de l’ancien et l’aspect le plus pratique du nouveau. »

    A quelle « dilemme ou paradoxe géomantique » c’est trois « dilemme ou paradoxe astrologique » pourrait respectivement correspondre ? En géomancie il y a telle d’autres classements qui pourraient être l’équivalent de ce classement qu’on trouve en astrologie ? Et la géomancie astrologique comment elle peut être perçue ?

  46. Avatar de Modibo Modibo dit :

    Ils périrent tous de mort violente dans une catastrophe et furent surpris de se retrouver dans monde qui ressemblait beaucoup à celui-ci.
    Rien n’y manquait, aménagements plaisants et amusements variés….
    Ils furent stupéfait d’apprendre qu’ils étaient en enfer.
    Ceux qui aimaient les vies excitantes étaient comblés de même que ceux qui voulaient l’argent. Toutes les ambitions étaient satisfaites…
    De nombreux démons étaient à leur service leur obéissaient et exécutaient leur moindre souhait..
    Un jour ils sollicitèrent de rencontrer le commandant des démons.
    – c’est que…nous vivons une vie merveilleuse, y a rien à dire sur ca…. Mais nous avons comme l’impression que quelque chose en nous se dessèche et se dépérit, que personne n’est plus empathique, nous perdons les biens qui viennent à nous si facilement….
    – ah oui ? Dit le commandant des démons. C’est l’Enfer, n’est ce pas !

  47. Avatar de lilia Rose lilia Rose dit :

    Les niveaux de dhikr

    Un des commentateurs du Coran a dit, à propos de la parole de Dieu :
    Il en est en effet parmi eux d’iniques envers soi-même, d’autres tenant un juste milieu, d’autres enfin qui l’emportent par les oeuvres de bien, avec la permission de Dieu. (35:32)
    qu’il s’agit respectivement de ceux qui pratiquent le dhikr de la langue, de ceux qui pratiquent le dhikr du coeur, et de ceux qui n’oublient jamais leur Seigneur.

    ibn `ata allah a dit :
    Celui qui prononce la Parole de l’Unité a besoin de trois lumières : la lumière de la guidance, la lumière de l’assouvissement et la lumière de l’aide divine.

    Celui auquel Dieu accorde la première lumière est immunisé (ma`soum) contre l’association d’un partenaire à Dieu. Celui auquel Dieu accorde la deuxième lumière est immunisé contre les grands péchés et contre l’indécence. Et celui auquel Dieu accorde la troisième lumière est protégé (mahfouz) contre les pensées et les actions corrompues qui sont le lot des insouciants.
    La première lumière appartient à  » ceux qui se trompent eux-mêmes « , la deuxième à  » ceux qui sont tièdes  » et la troisième à  » ceux qui surpassent les autres par de bonnes actions « .

    On interrogeait al-Wasiti (que Dieu soit satisfait de lui) sur la rappel de Dieu. Il dit :
    C’est la sortie du champ de bataille de l’insouciance vers les grands espaces de la vision directe (moushahada) sur la montagne de la victoire sur la peur et de l’intensité de l’amour.

    Une des caractéristiques particulières du souvenir de Dieu est qu’il est en relation directe avec le souvenir que Dieu a de nous. Dieu l’Exalté dit :
    Aussi, souvenez-vous de Moi, et Je Me souviendrai de vous (2:152).
    Seydina Moussa, (que la paix soit sur lui) a dit :  » O mon Seigneur, où est Ta résidence ?  » Il répondit :  » Dans le coeur de Mon serviteur croyant « . Cela signifie le repos du coeur procuré par le rappel de Lui.

    Mouhammad ibn al-Hanafiya (que Dieu soit satisfait de lui) a dit :
    En vérité les anges baissent les yeux en présence de celui qui se souvient de Dieu, de la même façon que les gens baissent les yeux devant la lumière.

    La remise des péchés grâce au dhikr :
    On raconte qu’un serviteur de Dieu avait coutume d’assister à des assemblées de dhikr avec des péchés haut comme une montagne, puis qu’un jour il se leva et quitta l’une de ces assemblées débarrassé de ses péchés. C’est pourquoi le Prophète (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui) appelle ce genre d’assemblée un verger du Paradis quand il dit :  » Si vous passez près d’un verger du Paradis, n’oubliez pas d’y jeter un regard « , et quelqu’un demanda :  » Que sont les vergers du Paradis ? ce à quoi il répondit :  » Les assemblées de dhikr « .

    abu al-darda’ raconte :
    Le Prophète (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui) a dit :  » En vérité, le Jour de la Résurrection, Dieu élèvera ceux qui porteront la lumière sur leur visage. Ils seront transportés à bout de bras sur des chaires de perles, et les gens les envieront « . Entendant cela, un bédouin arabe tomba à genoux et dit :  » Montre-les nous (ajlihim), ô Prophète de Dieu !  » (c’est-à-dire  » décris-les nous « ) Il répondit :  » Ce sont ceux qui s’aiment les uns les autres uniquement pour l’amour de Dieu. Ils viennent de tribus, de pays et de cités différents. Ils se réunissent pour le rappel de Dieu l’Exalté, et se souviennent de Lui « .

    Quelqu’un a dit, à propos de la parole de Dieu concernant Seydina Souleyman, (que la paix soit sur lui) que je lui inflige une punition sévère (27:21)
    qu’elle signifie :  » En vérité je le conduirai loin des assemblées de dhikr « .
    al-Jounayd (que Dieu soir satisfait de lui) dit, à propos de la parole de Dieu
    qui me fera mourir puis revivre (26:81)
    qu’elle signifie :  » Il a été la cause de ma mort à l’insouciance (à Son endroit), puis Il a été la cause de ma vie dans le rappel de Lui « .
    al-Hassan al-Basri (que Dieu le prenne en miséricorde) a dit :
    Aucun groupe de personnes ne se rassemble pour le rappel de Dieu l’Exalté, avec au milieu d’eux un des habitants du Paradis sauf si Dieu a accordé à ce dernier la faveur d’intercéder pour eux tous « .

    Le dhikr des grenouilles
    Seydina Dawoud – (que la paix soit sur lui) a dit :  » Je vais louer Dieu d’une louange telle qu’aucune de Ses créatures n’en a jamais faite auparavant « . Une grenouille l’interpella :  » Serait-ce que tu te vantes auprès de Dieu de ta louange, alors que depuis soixante-dix ans ma langue est humide du rappel de Lui et que je n’ai rien mangé au cours des dix dernières nuits parce que j’étais occupée à prononcer deux phrases ?  » David dit :  » Que sont ces deux phrases ?  » La grenouille répondit :  » O Toi qui Te loues Toi-même sur chaque langue ! O Toi l’Unique dont on se souvient à tout endroit !  »

    On raconte dans le nouzhat al-noufous wa al-afkar (La récréation des esprits et des pensées) qu’un ange annonça un jour à David :  » O David, comprends ce que la grenouille est en train de dire ! Alors il l’entendit dire :  » Gloire et louange à Toi jusqu’aux frontières ultimes de Ta connaissance ! David dit :  » Par Celui qui a fait de moi un prophète, en vérité je vais chanter la louange de mon Seigneur de cette manière « .

    Les commentateurs ont dit que les paroles prononcées par la grenouille étaient :  » Gloire au Roi, le Saint !  » (soubhan al-malik al-qouddous) alors que al-Baghawi propose :  » Gloire à mon Seigneur très Saint !  » (soubhan rabbi al-qouddous), et que pour Seydina `Ali (que Dieu soit satisfait de lui) ces paroles sont : Gloire à Celui qui est adoré jusque dans les abysses de la mer !

    Le dhikr du prophète Younous, Jonas
    Seydina `Ali (que Dieu soit satisfait de lui) a raconté qu’à l’époque de Jonas (que la paix soit sur lui), vivait une grenouille qui avait dépassé l’âge de quatre mille ans. Elle ne cessait jamais de glorifier Dieu. Un jour elle dit :  » O mon Seigneur, personne ne Te glorifie comme je le fais !  » Jonas dit :  » Je dis la même chose que cet animal !  » et il dit :
    Gloire à Toi autant de fois que chacune de Tes créatures dit :  » Gloire à Toi !  »
    et gloire à Toi autant de fois que chacune de Tes créatures ne dit pas :  » Gloire à Toi !  »
    et gloire à Toi conformément à l’ampleur de Ta connaissance et à la lumière de Ta Face et à l’ornement de Ton Trône et à la portée de Tes paroles !

    Les plaies d’Egypte
    Dans un rêve, la grenouille représente une personne juste. La grenouille répandit de l’eau sur le feu de Seydina Ibrahim, (que la paix soit sur lui) pour l’aider à y échapper. Quant à une multitude de grenouilles, elle représente la punition.

    L’Exalté a dit :
    C’est pourquoi Nous leur envoyâmes l’inondation, les sauterelles, les poux, les grenouilles, le sang : autant de signes distincts, que négligea leur superbe : c’était un peuple de crime. (7:133)

    al-razi dit que la nation de Pharaon dit à Seydina Moussa,(que la paix soit sur lui) :  » Quel que soit le signe que Tu nous apportes, pour nous ce ne sera rien de plus que de la simple magie et nous ne croirons pas en toi « . Moïse invoqua Dieu contre eux, et Dieu envoya sur eux un déluge, nuit et jour. Ils cherchèrent secours auprès de Pharaon, qui chercha secours auprès de Moïse, qui chercha secours auprès de Dieu. Dieu détourna d’eux la pluie et fit s’apaiser les vents. La terre produisit de la végétation et des fruits en abondance. Quand ils virent cela, ils dirent :  » Est-ce de cela que nous avions peur ? C’est un grand bienfait pour nous !  » Et de nouveau ils ne crurent plus.

    Dieu leur envoya les sauterelles, qui dévorèrent la végétation jusqu’à ce que la détresse devienne extrême et que le soleil soit caché par la multitude de sauterelles. Ils cherchèrent secours auprès de Moïse, qui chercha secours auprès de son Seigneur. Dieu leur envoya un vent qui précipita les sauterelles à la mer. Alors ils dirent :  » Ce qui nous reste de ce que nous avions planté est suffisant « . Et de nouveau ils ne crurent plus.

    Dieu envoya les poux sur eux. sa`id ibn jubayr a dit que c’était des larves qui provenaient du blé. Selon thalabi, il s’agissait d’une espèce de tique. `ata’ al-khurasani a dit que c’était les poux bien connus, et on a aussi prétendu qu’il s’agissait de moustiques, ou de sauterelles sans ailes. Ils ne laissèrent pas même une feuille verte car ils les dévorèrent, et quelque chose comme une maladie contagieuse s’attaqua aux corps des gens. Ils cherchèrent secours auprès de Moïse, qui chercha secours auprès de son Seigneur. Dieu envoya un vent chaud qui brûla les poux. Ils ne croyaient toujours pas.

    Alors Dieu envoya sur eux une multitude de grenouilles aussi épaisse qu’une nuit noire. Le grenouilles envahirent leurs plantations, leur nourriture et jusqu’à leur lits, mètre par mètre. Ils cherchèrent secours auprès de Moïse, qui chercha secours auprès de son Seigneur. Dieu fit périr les grenouilles et envoya une pluie qui les transporta jusqu’à la mer. Ils ne croyaient toujours pas.

    Dieu leur envoya une pluie de sang telle que leurs rivières devinrent rouges de sang. On dit aussi que Dieu leur infligea un saignement de nez permanent. Pendant sept jours, ils burent du sang. Puis ils dirent :  » O Moïse, si tu nous débarrasses de cette fange (al-rijz), en vérité nous mettrons notre croyance en toi  » (cf. 7:134 :  » Si sur nous tu dissipes la terreur, oh oui ! nous te croirons, et renverrons avec toi les Fils d’Israël « ). sa`id ibn jabir dit que la  » fange  » (ou la  » terreur « ) était la sixième forme de punition, qui était la peste, alors que pour d’autres l’expression englobe les cinq plaies déjà mentionnées.

    al-razi dit – et c’est un point de vue très solide :  » wahb dit qu’ils endurèrent chaque affliction pendant une période de quarante jours « .
    Allongement de la prononciation de lâ ilâha illâ llâh

    ibn `Abbas (que Dieu soit satisfait de lui et de son père) rapporte que le Prophète (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui) a dit :
    Le jour où Dieu créa les cieux et la terre, Il créa un ange et lui ordonna de dire lâ ilâha illâ llâh. L’ange en prolongea la prononciation et ne s’arrêta que lorsque la trompette sonna.

    Selon un des Compagnons, à quiconque dit lâ ilâha illâ llâh en prolongeant la prononciation, marquant ainsi son intention de magnifier Dieu, Dieu remet quatre mille péchés graves, et s’il n’en a pas commis quatre mille, Dieu remet la différence à sa famille et à ses voisins. Cela est rapporté dan un hadith :
    Quiconque dit lâ ilâha illâ llâh en prolongeant la prononciation, marquant ainsi son intention de magnifier Dieu, quatre mille péchés graves sont effacés du registre de ses péchés.

    Il est donc louable, ainsi que le dit Nawawi (que Dieu l’Exalté le prenne en Sa miséricorde), d’allonger la prononciation. Le Prophète (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui) a également dit :
    Quiconque allonge sa prononciation lorsqu’il dit lâ ilâha illâ llâh, Dieu le fera résider au Paradis dans la Demeure de Majesté, ainsi qu’Il S’est Lui-même nommé quand Il a dit :  » Seule perdure la Face de ton Seigneur, pleine de majesté, digne de vénération  » (55:27), et Dieu lui accordera la faveur de contempler Sa face gracieuse.

    Anas ibn Malik (que Dieu soit satisfait de lui) a rapporté que le Prophète (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui) a dit :
    O êtres humains ! Pour celui qui dit lâ ilâha illâ llâh en s’étonnant de quelque chose, Dieu crée pour chaque lettre un arbre portant autant de feuilles qu’il y a de jours en ce monde, chaque feuille implorant pardon pour lui et louant Dieu en son nom jusqu’au Jour du Jugement « .

    On a dit que la prononciation de cette phrase (lâ ilâha illâ llâh) a sur le flanc d’iblis le même effet qu’une gangrène sur le flanc d’un être humain. al-qadi `iyad raconte dans shifa que, selon ibn `abbas, l’inscription suivante est placée sur la porte du Paradis :
     » Il n’y a de dieu que Dieu, Mouhammad est le Messager de Dieu  » : quiconque dit cela, Je ne le punirai pas.
    J’ai vu, dans une explication du verset
    Tenez-lui langage conciliant dans l’espoir qu’il médite ou qu’il craigne. (20:44)

    le récit suivant.
    Moïse dit :  » O Seigneur, comment un mot peut-il être conciliant ?  » Dieu répondit :  » Dis-lui : es-tu prêt à un compromis ? Tu as suivi ton ego depuis quatre cent cinquante ans ; suis maintenant ton intention pendant une seule année, et Dieu te pardonnera tous tes péchés. Si ce n’est pas une année, que ce soit un mois. Sinon, une semaine. Sinon, un jour. Sinon, une seule heure. Si tu ne le peux pas pour une heure, dis seulement, dans un souffle  » lâ ilâha illâ llâh  » afin que je puisse t’apporter la paix « .

    Après que Moïse eut transmis le message, Pharaon rassembla ses armées et leur dit :  » Moi je suis votre seigneur très-haut !  » (79:24). Alors, les cieux et la terre s’agitèrent et plaidèrent devant Dieu le Glorieux et Exalté pour que Pharaon soit mis à mort. Dieu dit :  » Il est tel un chien. Seul le bâton est bon pour lui. O Moïse, lance ton bâton !  » (cf. 7:117, 27:10, 28:31) Moïse lança son bâton, qui devint un énorme serpent, et les magiciens de la cour de Pharaon se soumirent immédiatement. Pharaon s’enfuit dans sa chambre à coucher. Moïse dit :  » Si tu ne sors pas, j’ordonne au serpent de te suivre là où tu es « . Pharaon dit :  » Donne-moi un peu de temps !  » Moïse répondit :  » Je n’ai pas l’autorisation de te donner un sursis « . Mais Dieu l’Exalté lui inspira :  » Accorde-lui un délai, car en vérité Je suis le Clément et Je ne me hâte pas de punir « .

    Pharaon commença à se soulager quarante fois par jour, alors qu’auparavant il se soulageait une fois tous les quarante jours. Moïse lui donna un sursis. Quand vint le jour, Pharaon dépassa ses limites et se rebella.  » Aussi Dieu le saisit-Il d’une peine exemplaire dans la vie dernière comme dans la première  » (79:25), c’est-à-dire qu’Il le punit en le noyant à cause de ses paroles précédentes ( » Moi je suis votre seigneur très-haut « ) et Il le punit de la Géhenne à cause de ses paroles récentes, quand il avait dit :  » Je ne vous reconnais d’autre dieu que moi  » (28:38).
    Ibn `abbas a dit :  » Voici la première parole, car l’autre vint plus tard, et entre les deux s’écoulent quarante années « .

    J’ai vu cité dans le livre zoumrat al-`ouloum wa zouhrat al-noujoum (La flèche des sciences et la clarté des étoiles) que le Prophète (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui) avait dit :
    Seydina Jibril l’Archange Gabriel m’a raconté : j’étais à côté de Dieu, attendant, au moment où Pharaon a dit :  » Qu’est-ce donc que le Seigneur des univers ?  » (26:23). Aussitôt j’étendis deux de mes ailes pour aller le frapper du châtiment, mais Dieu l’Exalté dit :  » Attends, ô Gabriel ! C’est celui qui a peur du cours du temps qui se hâte de punir !  »

    Dans le même livre, on raconte aussi que quand Pharaon dit :  » Moi je suis votre seigneur très-haut « , Gabriel voulut ébranler la terre sous son pied. Mais lorsqu’il demanda la permission à son Seigneur l’Exalté, Il ne la lui donna pas et lui ordonna de plutôt ignorer Pharaon.

    al-`ala’i dit, dans son explication de la sourate al-Qasas (qu’iblis) se rendit auprès de Pharaon alors que ce dernier était dans son bain et dit :  » O Pharaon, je t’ai permis toutes les transgressions, mais je ne t’ai jamais dit de proclamer la seigneurie absolue !  » Et il lui donna quarante coups de fouet et le laissa en colère. Pharaon lui dit :  » O iblis, dois-je retirer ma revendication ?  » Il répondit :  » Cela ne serait pas correct de la retirer maintenant que tu l’as proférée !  »

    Un groupe d’incroyants parmi les quraysh se rassembla, avec le  » pharaon  » de cette communauté – abu jahl – chez abu talib, pendant la maladie ultime de ce dernier. abu jahl lui dit  » Tu sais ce qui s’est passé entre nous et le fils de ton frère. Alors, avant de mourir, obtiens de lui ce qui est juste pour nous et de nous ce qui juste pour lui « . abu talib appela le Prophète (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui) et lui dit :  » Mon neveu, voici les nobles de notre peuple. Laisse-les en paix et ils te laisseront en paix « . Il répondit :  » Es-tu d’accord pour que je leur demande de dire une seule chose ?  » abu jahl (que Dieu le maudisse) dit :  » Nous serions même d’accord pour t’obéir si tu nous demandais d’en dire dix !  » Alors le Prophète dit :  » Dites lâ ilâha illâ llâh « , ce sur quoi ils dirent :  » Serais-tu en train de nous demander de réduire tous nos biens à un seul ? Vraiment, tu nous demandes une chose étrange !  » et ils se dispersèrent. abu talib dit alors :  » O Mouhammad, tu ne leur as rien demandé d’excessif « ,ce qui veut dire  » rien de difficile « .

    À propos de la parole de Dieu
    Juge entre nous dans le Vrai, sans transgression, guide-nous au droit de la voie (38:22),
    qui veut dire  » Ne t’égare pas dans ton jugement ! « , le Prophète (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui) espérait que son oncle embrasserait l’islam, et il lui dit :  » Dis lâ ilâha illâ llâh, afin que je puisse intercéder en ta faveur au Jour de la Résurrection « . abu talib répondit :
     » Si c’était ce peuple – les quraysh – qui va penser que je le dis par peur de la mort, certes je le dirais !
    Que Dieu soit exalté loin au dessus des paroles de ceux qui agissent mal -, qui est de maudire Dieu et Son Messager. Il est donc obligatoire d’être prudent pour l’éviter.

    • Avatar de SOUMAREKHOUNDA1885 SOUMAREKHOUNDA1885 dit :

      Merci beaucoup au fond du cœur donc ceux qui disent que les wasifa et khadratoul djouma sont des bidas ne connaissent rien du zikre merci je vous suit depuis merci à vous

  48. Avatar de Modibo Modibo dit :

    DEDICACE AU TRES MAITRE GARIB

    O apprenant, sache que :

    – souvent tes besoins peuvent être satisfaits. Mais rarement en donnant des instructions précises à ceux qui savent mieux…

    – estimer qu’un homme est bon en jugeant par les apparences ne vaut guère mieux que d’estimer qu’il est mauvais au vu des signes extérieurs..efforcé toi d’apprendre ce qui est juste en vérité au lieu de suivre ce qui a l’heur de te plaire !

    – Moïse tomba malade. Il refusa tous les remèdes qu’on lui présentât. L’aide de Allahou me suffit, disait il ! Allahou aza WA djala, cependant, ordonna à Moïse de prendre les remèdes. » en refusant de reconnaître la mission de la médecine, tu as mis en question la sagesse de celui qui a doté les remèdes de leurs vertus »

    – si la feuille qui s’étiole transmet par son apparence qu’elle à besoin d’eau, alors considère ce message comme la manifestation du commandement du créature de la feuille adresse à toi. Si vous tenez à recevoir personnellement un ordre de la Source originelle, demandez-vous pourquoi l’instrument de la communication à été place devant vos yeux. Est il la pour que vous l’ignoriez ?

  49. Avatar de Anaa 7777 Anaa 7777 dit :

    Assalam. Allahou Akbar, Bismillahir-Rahmânir-Rahîm. L’épée de la mission prophétique en vue du triomphe de la Vérité.
    « Ensuite, je l’ai interpellé du fonds, depuis le centre de lui-même en lui déclarant : Je t’aime quand tu abandonnes le monde fini. Je t’estime quand cesse l’activité des esprits. Descends, surgis, divulgue le cœur de la véracité, domine. Empare-toi du secret de la vie et place-le au sein de qui tu veux éclairer. Dégaine l’épée de la revanche divine, sers – t’en pour défendre ton minaret, et taille en pièce les adversaires. Ensuite remets – t’en à ma décision, et laisse faire ton fils spirituel, car c’est lui qui prendra la relève. » Annonce lui seulement : « Désormais, on sera modelé dans l’abolition de par ma subsistance, et on sera peu empressé au dévoilement ; on me contemplera dans les attributs, on ne me contemplera plus dans les essences, car mon être s’en est retiré. Désormais, si l’on croit entendre, comprendre, connaître, montrer ou transmettre, si l’on prétend séparer ou rassembler, on ne me saisira plus. C’est dans la perception directe qu’apparaîtront les choses (qui me concernent) aux hommes de l’extérieur. »
    Ensuite Allah (swt) me dit : « si tu accèdes à la perception, tu deviens le moyen médian. Alors, celui qui t’est inférieur regarde vers toi, et celui qui t’est supérieur revient vers toi de bonne grâce, et tu ne trouveras plus personne qui te surpasse dans la perception. »
    Source: Ibn ‘Arabi, Le Livre des Contemplations Divines
    Rideau.

  50. Avatar de Modibo Modibo dit :

    HISTOIRE SOUFIE..
    Un homme honnête, bon et travailleur qui n’avait jamais abusé de personne, n’avait pas cependant réussi sa vie.
    Il s’appelait Obstiné. Il était continuellement trahi, exploite et ridiculise sans que cela ne lui fit aucune peine car il se disait que la vilenie d’autrui ne pouvait entamer sa propre droiture, en quoi il ne se trompait pas.
    Obstiné pratiquait le bien, la charité et la générosité dans toute la mesure de ses moyens faisant confiance à la justice qui-il en était convaincu- ne pouvait manquer de couronner une telle existence.
    Mais il n’avait point l’esprit en paix. Aussi alla-t-il voir un soufi lui demander conseil. Ce dernier lui dit que pour celui qui veut parvenir à une réalisation de soi, l’honnête te, l’effort et la bonté sont d’une importance capitale.
    – es tu sur d’être honnête ? Est ce que tu ne serais pas, en fait, en train de contrebalancer ta générosité par une égale dose de pernicieuse tendance à t’obstiner à n’agir que selon ton opinion ?
    Le soufi lui instruisît des manières de s’observer et se corriger. Obstiné n’était point satisfait…. Comment peut on se meprendre a ce point de sa vie exemplaire ? Le soufi se gourrait, conclut-il.

    Il se resolut alors d’aller rendre visite au grand saint al Kazim. Il lui fallait modifier le cours dneson destin et les perspectives de son développement spirituel…

    Chemin faisant, dans une région sauvage, il rencontra shir, un tigre.
    Il répondit à l’étonnement du tigre qu’il allait voir le grand saint….le tigre lui demanda de glaner un conseil également en sa faveur auprès du grand saint car, lui aussi, se sentait misérable et mal en train et voulait améliorer son état… Obstiné promit.

    Il Arriva au bord d’une rivière et vit un gros poisson Mahi, moitié dans l’eau, moitié au dehors… le poisson lui confia qu’il était ts malheureux car il n’arrivait pas à nager sans savoir la raison…il lui demander de demander au saint Kazim de le secourir… Obstiné promit.

    Il arriva auprès d’un groupe de 3 hommes qui s’échinaient au travail dans un champ sablonneux.
    – Nous sommes trois fils d’un homme de bien qui vient de mourir. Il nous a laissé cette terre nous enjoignant de la labourer. Mais elle est si pauvre ! Demande au grand saint comment nous pourrions nous en sortir…
    Obstiné promit et s’en fut.

    Il arriva auprès du maître et se présenta : je suis venu chercher de l’aide auprès de toi, pour moi et pour trois autres hommes, un tigre et un poisson..
    Il narra au complet les problèmes de ses tristes commanditaires auxquels le saint prodigua des conseils.
    Il voulut présenter à son tour ses problèmes mais le saint l’interrompt : les conseils pour toi sont inclus dans les Conseils prodigués aux autres !

    Obstiné reprit la route, se demandant comment comment se retrouver dans le discours du saint homme.

    Il retrouva les trois frères et leur informa que le saint leur commandait de creuser exactement au milieu du champ. Ils y découvriront un trésor…selon les désirs de leur défunt père…
    Obstiné les aida au travail et ils mirent à jour un trésor inestimable. Ils proposèrent à ce dernier d’en prélever une bonne part mais Obstiné refusa. Faire son devoir ne se récompense pas, dit il !

    Il retrouva Mahi, le poisson. Le saint demandait de le frapper au côté gauche de la tête pour pouvoir nager…alors Mahi demanda à Obstiné de le frapper. Le coup fit detacher unengrosse boule dialant de la tete du poisson.. Aussitôt après le coup, Mahi se mît à nager et s’ébattre. Obstiné lui présenta le diamant mais le poisson lui dit qu’il n’en avait nul besoin et qu’il pouvait le prendre, avant de disparaître dans l’eau.
    Obstiné secoua la tête puis jeta la boule de diamant dans l’eau et poursuivit son chemin.

    Il aperçut le tigre qui courir vers lui.
    – et alors, que le conseille le saint ?
    – il te demande, mot pour mot, pour ameliorer ton etat de dévorer un insensé. C’est le seul remède.fais le et tu n’auras plus d’ennuis, conseilla-t-il enfin au tigre.
    -toi non plus ! Rugit le tigre en bondissant sur lui….

  51. Avatar de Anaa 7777 Anaa 7777 dit :

    Assalam. Histoire soufie. Un chercheur de la Vérité se rendit auprès d’un maître, et lui posa la question suivante : « Quel est le droit du guide spirituel envers le disciple, et quel est celui du disciple envers le maître ? » Le maître ne répondit pas et laissa passer quelques jours, puis demanda au disciple de se rendre dans une certaine ville, pour emprunter à une personne 100 pièces d’or, destinées aux dépenses de la communauté.
    Il exécuta l’ordre du maître et prit l’argent. Sur le chemin du retour, s’étant arrêté dans une taverne pour passer la nuit, il vit une jeune prostituée fort belle dont le prix était de deux pièces d’or.
    Après un moment d’hésitation, il préleva les deux pièces d’or sur la bourse de la communauté, et invita la prostituée dans sa chambre. Au moment de passer à l’acte, il vit soudain son maître surgir d’un coin en criant, et, effrayé par cette vision, il s’évanouit.
    Le lendemain, lorsqu’il regagna la maison de la communauté, le maître l’appela et lui dit : « Le droit du maître envers le disciple, c’est de voir ses ordres exécutés sans entrave pour le bien de tous ; et le droit du disciple envers le maître, c’est que le maître le détourne d’un acte qu’il pourra regretter plus tard, et qui est dicté par son âme enténébrée, et non par son esprit ».
    Il faut savoir grandir, et voler haut…

  52. Avatar de Modibo Modibo dit :

    DEDICACE AU GRAND MAITRE SABAWOL

    Le vénérable Saadi rapporte : le chemin n’est qu’au service de l’homme….

    Un homme découvrit un renard sans pattes. Curieux e savoir comment l’animal s’y prenait pour subsister, il se mît à l’epier… Il vit un lion arriver tenant de la viande entre ses dents. Devant le’ renard, le lion déposa la viande et s’en fut. Le renard se jeta sur sa part..
    notre homme se résolût qu’il devait faire de même. Il attendit longtemps….
    Il eut fAim, il faiblit et dormit.
    Il entendit en songe une voix qui lui disait : ne te conduis pas comme un renard estropie ! Sois un lieu de sorte que tu Puisses acquérir quelque chose et en laisser une part aux autres !

    Asalamou aleykoum rahmatoulaye WA barakatou

  53. Avatar de Anaa 7777 Anaa 7777 dit :

    Assalam. La sourate 62 qui a pour titre « Djoumou’ah » est consacrée au Vendredi, un jour capital pour le Musulman. La prière du vendredi est obligatoire du fait du verset 9 de la sourate 62 : « Ô vous qui avez cru, quand on appelle à la prière du jour du Vendredi,
    accourez à l’invocation de Dieu… »
    Le Prophète (saw), d’après Ibn Maja et Ahmad, aurait dit que « le jour du Vendredi est le maître des jours, le plus important auprès de Dieu. Il est plus important que le Jour du Sacrifice et le Jour de la rupture du jeûne. Il comprend cinq éléments distinctifs : C’est un Vendredi que Dieu a créé Adam, c’est un Vendredi que Dieu fit descendre Adam sur terre, c’est un Vendredi que Dieu se saisit de l’âme d’Adam, c’est dans la journée du Vendredi que se trouve une heure où Dieu exauce les demandes de son adorateur, quelles qu’elles soient, tant qu’il ne demande pas quelque chose d’inutile. Et c’est un Vendredi que viendra l’Heure dernière. »
    La précellence du vendredi sur les autres jours est explicitée dans ce hadith de El Bokhari : « Nous, venus les derniers, nous serons les premiers au jour de la Résurrection, bien que les autres aient reçu leurs livres révélés avant nous. Ce jour (vendredi), était le jour qui leur avait été prescrit, mais ils ont controversé à son sujet. Dieu nous a guidés vers ce jour, en sorte que les autres peuples viennent à notre suite : les Juifs le lendemain ; les Chrétiens le surlendemain ».
    Le numéro de la sourate qui est 62, est le PM de Hamîd, un attribut divin et un nom prophétique.
    62 + 4 (nombre de lettres) = 66 PM d’Allah (swt) et aussi de Wakil. 62×4 = 248, PM de Alif Lam Mim, Allahou, Lâ Ilâha Illa HOUWA. A noter que la sourate comporte 11 versets, PM de HOUWA, et son rang au niveau de la révélation est 110, PM de Lâ Ilâha Illa HOUWA.
    La somme des valeurs de 1 à 62 = 1953. 53 est le PM de Ahmad (saw) et 19 est le PM de Wahid. C’est le nombre qui structure tout le Coran. Par ailleurs, 1953 est l’un des secrets de la Salatoul Fatihi… Enfin 62+582 = 644, 22 lettres, 5 mots. 582 est le PM de « Al Hamdou lillahi Rabbil ‘Alamine ». 644+22 L = 666, soit 6×111. 666+5 M = 671, PM oriental de la sourate 89 (Al Fajr), verset 14 « Car ton Seigneur demeure aux aguets »…
    « Voici la grâce d’Allah (swt). Il la donne à qui il veut. Et comme elle est magnifique, celle qui a été accordée au Prophète (saw) et à sa Communauté ».
    Excellent Djouma.

  54. Avatar de Anaa 7777 Anaa 7777 dit :

    Commentaire: La quête des clés du Trésor (Le Livre des contemplations divines)
    Dieu a produit des fleuves et des chemins pour aider l’homme à se diriger (Coran, XVI, 15.). L’auteur met en perspectives les principales étapes du cheminement spirituel conduisant à l’Unité. La connaissance divine est figurée dans le texte par « l’Océan englobant » dont les fleuves constituent les moyens d’accès. Les fleuves sont symbolisés par l’Evangile, la Thora, les Psaumes de David, et enfin le Coran qui « se jette dans la mer de l’Amour ». Tous ces quatres fleuves aboutissent à un seul et unique océan qui les contient tous. Les clés évoqués dans le texte sont les clés du TAWHID, c’est à dire l’unité divine. Mais avant de plonger, le navigateur doit parcourir l’océan jusqu’au septième millénaire, qui marque la fin de l’ascension divine. Alors, et seulement alors, il peut « enlever ses vêtements », qui sont ses attributs créaturels, et s’immerger, pour s’emparer des clés du Trésor caché. Selon un hadith, Dieu a dit: « J’étais un Trésor caché, j’ai aimé à être connu ». Au terme de cette contemplation, le pèlerin découvre avec stupeur l’Unicité divine. Cette sentence finale est témoignée dans le Coran à la sourate 20, verset 14: « …Anallahu la ilaha illa ANA… Ce qui signifie: Je suis Dieu, il n’y a de Dieu que MOI.

  55. Avatar de Anaa 7777 Anaa 7777 dit :

    LA QUETE DES CLES OUVRANT LES TRESORS DE L ‘ESSENCE
    …Ensuite Dieu me fit sortir, et me conduisit vers la troisième demeure où il me fit pénétrer. Arrivé là, je vis des trésors cadénassés et dépourvus de clés. « Où sont les clés de ces coffres? » lui demandai-je. Il me répondit: « Je les ai jetées au fond de l’océan englobant. » Puis, il fabriqua à mon intention un vaisseau avec lequel je parcourus le grand océan pendant six millénaires. Lorsque ce fut enfin le temps du septième millénaire, Dieu me dit: « Enlève tes vêtements, car tu te trouves au beau milieu de l’océan. Maintenant, plonge pour t’emparer de ces clés, car c’est là qu’elles se trouvent EN DEPOT, PLACEES DANS UN LIVRE EXPLICITE (Sourate 11, verset 6). Ibn Arabi, Le livre des contemplations divines.

    • Avatar de lilia Rose lilia Rose dit :

      Et ceux qui professent l’efficacité des « aspirations (ou énergies) spirituelles », ne cessent de se tenir sur leurs voies claires et précises jusqu’à ce que des panneaux annonciateurs brillent pour eux, portés par les mains des Esprits Supérieurs qui résident au Degré de la Proximité à la Station de la Parole Bouche-à-Bouche, panneaux sur lesquels des « Ecritures » bien tracées et saintes se lèvent pour eux, comme « témoins » de la réalisation qu’ils ont obtenue, et leur confèrent le transfert de ce mode à un autre mode, par voie de sublimation. Alors le voile est enlevé, et ce qui avait été caché est mis à découvert! Alors est défait le bandeau, retiré le verrou, ouverte la serrure! Alors les « aspirations-énergies » propres à cet autre mode s’unifient pour scruter la Réalité Une, et l’être ne concoit plus qu’une seule aspiration » et rien d’autre. De cette « aspiration » unique procèdent des influences qui portent effet sur la Réalité Pure.
      Kitab al fana’ fi al muchahada d’ibn ‘Arabi ….

  56. Avatar de Anaa 7777 Anaa 7777 dit :

    Assalam. DE LA CONNAISSANCE MYSTIQUE
    La connaissance mystique est la science absolue, issue de l’expérimentation directe et non de la spéculation intellectuelle, qui concerne Allah (swt) et ses attributs.
    Les grands maîtres soufis comparent l’homme à la gouute d’eau, et Allah (swt) au vaste océan, pour illustrer l’incapacité humaine à percevoir dans sa totalité la majesté et l’étendue du Seigneur.
    Il est cependant donné à chacun la possibilité d’intérioriser certains attributs divins, et d’approcher dans la mesure de ses moyens l’océan de la connaissance spirituelle…
    Malgré l’impuissance de la constitution humaine à boire toute l’eau de la mer, certains états lui permettent de s’y plonger l’espace de quelques instants, et de découvrir avec son coeur, des grands mystères divins. Car la connaissance absolue concerne le domaine des mystères.
    (Source: Le Soufisme, Voie de sagesse et d’amour). Wa salam.

  57. Avatar de lilia Rose lilia Rose dit :

    QUESTIONS POSEES AU PROPHETE MOUHAMMAD (SWS)
    Les Juifs se réunirent.et tirèrent du Pentateuque des questions pour les
    adresser à notre Prophète (sws),afin que par la réponse qu’il donnerait on vît
    clairement s’il était un Prophète de Dieu ou non et si ses prétentions étaient
    fondées sur le mensonge ou sur la vérité.L’une de ces questions était
    l’histoire des gens de la caverne; une autre l’histoire de l’archange qu’on
    appelle al-Rou’h: une autre,l’époque du jour du Jugement.Ils firent donc
    partir un envoyé,adressèrent une lettre à Médine et dirent au Prophète d’Allah:
    Fais-nous connaître la réponse à ces questions.Or,ils dirent à celui qu’ils
    avaient envoyé: Ecris tout ce qu’il dira des gens de la caverne,afin que nous
    voyons s’il dit la vérité ou non: écris également tout ce qu’il dira au sujet
    de l’archange Rouh. les envoyés allèrent à Médine …
    Les questions qu’ils adressèrent à notre prophète (sws) étaient au nombre de vingt-huit.
    Cet évènement eut lieu à l’époque où le Prophète (sws) partit pour la Mecque et où
    il manifesta l’Islam.Il dit aux infidèles Qoraïschites: Je suis l’envoyé d’Allah
    et le Coran que je récite est la parole de Dieu.On n’ajouta pas foi à ses
    paroles,les polythéistes de la Mecque s’élevèrent contre lui et dirent: C’est
    de toi-même que tu tires le Coran.Allah a dit: « Si vous êtes dans le doute au
    sujet de ce que nous avons envoyé à notre serviteur,apportez un chapitre qui
    soit semblable à ceux du Coran et appelez à votre aide vos témoins autres que
    Dieu si vous êtes sincères » (Sourate II.- vers.23).
    Ensuite Abou-Djahl et N’alïd-Ibn-Moghîra allèrent trouver les Juifs de Khaïbar,
    les Banou-Qoraïdza,ceux de Fadac et de Wâdi’I-Qourâ,ils les réunirent et leur
    dirent: Vous êtes Juifs,vous avez reçu du ciel un livre et nous n’en avons
    point reçu.Il faut que vous tiriez du Pentateuque les questions les plus
    difficiles afin que nous les adressions à Mouhammad. S’il y répond.nous saurons
    qu’il est un véritable prophète et nous croirons en lui.Les Juifs examinèrent
    le Pentateuque tout entier et en tirèrent les questions les plus difficiles au
    nombre de vingt-huit et ils dirent: Adressez-lui ces questions,si sa réponse
    est d’accord avec ce qui se trouve dans le Pentateuque,vous saurez qu’il est un
    véritable prophète et il faudra croire en lui.
    VOICI LA REPONSE SUR LA QUESTION 13 POSEE SUR L’HISTOIRE DES PROPHETES.
    13). Combien Dieu a-t-il eu de prophètes sur la terre et combien y a-t-il eu
    d’apôtres parmi eux? Par les prières de combien de prophètes Dieu a-t-il
    ressuscité des morts et quels étaient ces prophètes et ceux qui ont été rappelés
    à la vie? Qui étaient-ils?
    Quant à cette question: « Combien Dieu a-t-il eu de prophètes sur la terre?
    Combien d’entre eux ont eu le caractère d’apôtre? Par les prières de combien de
    prophètes des morts ont-ils été rappelés à la vie et quelles furent les
    personnes qui ressuscitèrent de la sorte? » Le Prophète répondit: Dieu a eu cent
    vingt-quatre mille prophètes,et trois cent treize d’entre eux ont été apôtres.
    ont vu Jibrail (as),et ont reçu de lui les révélations de Dieu.Le premier de ces
    apôtres a été Adam (as),et le dernier,Mouhammad (sws).Parmi ces prophètes.il y en
    eut quatre qui s’exprimèrent en langue syriaque: Adam: Seth,fils d’Adam: Noé (as)
    et Idrîs (as).Il y eut quatre prophètes d’entre les Arabes,qui s’exprimèrent en
    arabe.Ce furent: Houd ,Scho’aïb (as) et Mouhammad (sws).Quant à ceux par
    par les prières desquels des morts revinrent à la vie.L’un d’eux fut Moïse et le premier
    mort qu’il rappela à la vie fut cet homme que l’on trouva mort au milieu des enfants
    d’Israël: et personne ne savait qui l’avait tué. Moïse dit: Dieu vous ordonne de
    tuer un taureau et de toucher avec sa queue le cadavre de cet homme jusqu’à ce
    qu’il parle.Car cette action fut pénible aux enfants d’Israël et la vie leur
    devint à charge.Ensuite Moïse pria et on toucha le mort avec la queue du
    taureau.Ce mort parla et dit: « C’est un tel qui m’a tué « . Moïse (as) prit ce
    meurtrier, et lui fit souffrir la peine du talion.Les enfants d’Israël furent
    ainsi délivrés des peines et des querelles que ce meurtre avait causées.Ce
    récit est long: il sera rapporté en son entier avec l’histoire de Moïse.
    Il y eut encore soixante et dix personnes qui revinrent à la vie par les prières
    de Moïse.Ce furent ces hommes qui étaient partis avec Moïse pour comparaître
    devant Dieu.Lorsque Moïse (as) conversa avec Dieu,comme il est dit dans le Coran:
    « Dieu a parlé à Moïse » (S. IV. vers. 164),un nuage blanc descendit et se tint
    alentour de Moïse et Dieu lui envoya le Pentateuque sur des tables.Or,ces
    soixante et dix hommes dirent: Nous voulons voir Dieu.Au même instant,la
    foudre descendit du ciel et tomba sur eux.Il furent tous entièrement brûlés,
    comme il est dit dans le Coran: « Lorsque vous dites: ش Moïse,nous ne croirons
    point en toi jusqu’à ce que tu nous montres Dieu d’une manière évidente,la
    foudre tomba sur vous,et vous voyiez. » (S. II. vers. »).Moïse regarda ces
    soixante et dix hommes,ils étaient tous morts.Il s’ écria: « O Seigneur,si tu
    l’avais voulu,tu aurais pu les faire périr auparavant » (S. VII. vers. 155 ).
    Or.Moïse (as) savait et il pensait que Dieu les avait faire périr parce que leur
    peuple avait adoré le veau.C’est pour cette raison qu’il s’écria: O Seigneur,
    si tu avais voulu les fait périr,tu aurais pu le faire auparavant et
    m’envelopper dans le même châtiment.Si le peuple a adoré le veau d’or,la faute
    en est-elle à ces hommes? ش Seigneur,rends-les à la vie.Dieu exauça la prière
    de Moïse et il ressuscita ces soixante dix hommes,comme il est dit dans le
    Coran: « Nous vous avons ensuite ressuscité,afin que vous rendissiez grâce »
    (S.II, vers. 56).Cet événement eut lieu du temps de Moïse (as).
    La même chose eut encore lieu du temps de Jésus ,fils de Marie.Des hommes
    morts revinrent à la vie par ses prières.Le premier homme qui ressuscita par les
    prières de Jésus (as) fut Sâm,fils de Noé (as).Voici quelle fut la cause de cet
    événement.Lorsque Jésus dit: « Je suis prophète de Dieu »,on lui demanda des
    miracles qui continuassent sa mission.Jésus répondit: En vérité,je viens à
    vous avec un signe de la part de votre Seigneur.Pour vous,je forme de la
    glaise comme la figure d’un oiseau,puis je souffle dedans: et,par la
    permission d’Allah,cela devient un oiseau.Et je guéris l’aveugle-né et le
    lépreux,et je ressuscite les morts,par la permission d’Allah.Et je vous
    apprends ce que vous mangez et ce que vous amassez dans vos maisons.Voilà bien
    là un signe, pour vous,si vous êtes croyants! (S.111, vers. 49).
    Effectivement.Jésus (as) ressuscita les morts et il fit avec de la terre une chose
    qui avait la forme d’un oiseau. ensuite,il souffla sur cet oiseau.Jésus (as) avait
    dit: Je ferai de telle et telle manière.Or,les hommes dirent: Venez,afin que
    nous éprouvions ses paroles: et ils dirent à Jésus (as) : Donne une âme à cet oiseau.
    Jésus prit un peu de terre et il en fit une figure d’oiseau: ensuite.il pria
    Dieu.Dieu exauça sa prière: il envoya une âme à cet oiseau,lequel,par l’ordre
    de Dieu,devint un oiseau qui volait.On rapporte que cet oiseau citait le même
    qui vole pendant la nuit,et auquel on a donné le nom de chauve-souris.Lorsque
    les hommes virent cela,ils s’écrièrent: Celui-ci est un magicien.Jésus (as) leur
    répondit:Si vous le voulez,je prierai et rappellerai à la vie un homme mort
    depuis longtemps.Ces hommes tombèrent tous d’accord et dirent: Il faut que nous
    cherchions un homme mort depuis de longues années afin que,si Jésus (as) peut le
    ressusciter,nous sachions qu’il est prophète de Dieu et qu’il est véridique.
    Or,il n’y a aucun homme mort depuis plus longtemps que Sâm,fils de Noé (as) : c’est
    celui-là qu’il doit ressusciter.Ensuite.ils firent part à Jésus de ce qu’ils
    avaient décidé.Jésus (as) demanda : En quel lieu est le tombeau de Sâm,fils de Noé ?
    On lui répondit : Dans tel endroit.Jésus (as) forma une réunion d’un grand nombre de
    personnes et fixa le temps où il ferait le miracle afin que tous les hommes se
    trouvassent dans le lieu convenu.Une foule nombreuse se mit en route et se
    réunit au tombeau de Sâm.
    Jésus (as) s’avança ensuite avec majesté et pria.Dieu exauça sa prière.Jésus (as)
    poussa un grand cri et dit O Sâm,Fils de Noé (as),lève-toi par la volonté de Dieu.Au
    même instant,le tombeau s’entrouvrit et Sâm leva la tête hors du tombeau.Les
    cheveux et la barbe de Sâm étaient devenus blancs comme du coton.Lorsque Jésus (as)
    prononça ces paroles: « O Sâm,fils de Noé (as) ».Sâm répondit: Que me veux-tu,ô
    esprit de Dieu? Jésus lui demanda : Qui es-tu? Il répondit: Je suis Sâm,fils de
    Noé (as).Jésus (as) ajouta: Et moi,qui suis-je? Sâm répondit: Tu es un prophète de Dieu.
    Jésus lui dit: O Sâm,pourquoi tes cheveux sont-ils blancs.tandis qu’à l’époque
    où tu mourus,il n’y avait ni cheveux,ni barbe blancs,ni parmi les Péris,ni
    parmi les hommes et que la blancheur des cheveux et de la barbe ne s’est
    manifestée que du temps d’Abraham (aws) ? Sâm répondit: O Esprit de Dieu.la chose est
    comme tu l’as dit: ô prophète de Dieu.J’avais les cheveux et la barbe noirs:
    mais lorsque tu m’appelas,j’ai pensé que le jour du Jugement était arrivé,
    parce qu’on me réveillait: et par un effet de crainte et de terreur du jour du
    Jugement,mes cheveux sont devenus blancs comme tu le vois.Ensuite.Jésus dit à
    Sàm: Veux-tu que je demande à Dieu qu’il t’accorde une nouvelle vie,que le
    nombre de tes jours s’accomplisse une seconde fois,et que tu habites encore ce
    monde? Sâm répondit: O Esprit de Dieu,comme il me faudrait encore éprouver
    l’amertume de la perte de la vie,j’aime mieux que tu pries Dieu pour que je
    reprenne la place que J’ai occupée jusqu’à présent.Je ne pourrais pas supporter
    une seconde fois l’amertume de la perte de la vie,car cette perte est fort
    douloureuse.Jésus (as) pria,Sâm redescendit dans son tombeau et le tombeau reprit
    l’état dans lequel il était auparavant,de manière que l’on aurait assuré que
    rien n’en était sorti.Tout le peuple qui était présent vit ce miracle et un
    grand nombre de personnes crurent en Jésus (as).
    D’autres hommes ressuscitèrent du temps de Daniel,et par ses prières.C’était
    ces hommes au sujet desquels Dieu a dit: « N’as-tu pas regardé ceux qui sont
    sortis de leurs demeures au nombre de plusieurs milliers,dans la crainte de la
    mort,etc… » (S.11, vers. 243).La cause de cet événement fut que la mort
    dévasta leur ville,parce qu’une épidémie s’y était déclarée.Un grand nombre de
    personnes moururent de cette maladie.Le peuple qui habitait cette ville dit
    alors: il nous faut fuir cette maladie contagieuse et partir de cette ville.Ils
    étaient plusieurs milliers d’hommes.Enfin,lorsqu’ils furent partis de la ville
    et qu’ils eurent fait une parasange,la mort les frappa,et toute cette
    multitude mourut à la même place.Des hommes venus d’autres pays voulurent
    mettre ces morts dans le tombeau; ils ne purent pas le faire à cause du grand
    nombre de cadavres.Ces hommes travaillèrent en joignant leurs forces et
    élevèrent une muraille autour des cadavres.Les années s’écoulèrent,la chaleur
    du soleil et le froid frappèrent ces corps morts et tous devinrent poussière.
    Mille ans après cela,Dieu envoya le prophète Daniel.Lorsque Daniel arriva à la
    muraille dont nous avons parlé,il fut étonné de toute cette histoire et il pria
    Dieu. Dieu exauça sa prière et ressuscita tous ces hommes qui vécurent de
    nouveau dans ce monde.Leur postérité devint nombreuse et ils virent les enfants
    de leurs enfants jusqu’au temps où le terme de leur vie fut accompli…
    REPONSE A LA QUESTION RELATIVE AL – ROU’H.
    Le Prophète (sws) parla encore sur ce sujet,parce que l’ange Jibrail (as) lui apporta
    un verset dans lequel il lui disait: O Mouhammad,réponds-leur et dis-leur: Ils te
    questionneront au sujet d’Al-Rou’h, dis : Al-Rou’h est du nombre des choses de
    mon Seigneur,etc. (S.XVII, vers. 85).Cela signifie: Ils te questionneront
    au sujet d’Al-Rou’h; réponds-leur: Al-Rou’h n’est point du nombre des choses
    qui me concernent;il est du nombre des choses qui concernent Allah et,jusqu’à
    présent, Allah ne m’a rien fait connaître à ce sujet.

  58. Avatar de lilia Rose lilia Rose dit :

    Les associateurs (moushrikoune) ont dit au Prophète -salla Allahou ‘alayhi wa salam- :
    « Ô Mouhammad, définis-nous l’origine de ton Seigneur. » Alors Dieu subhanahu wa ta’ala a fait descendre Sourate le monothéisme pur ( Al-Ikhlâs 112)
    {Dis : ‹Il est Dieu, Unique. Dieu, Le Seul à être imploré pour ce que nous désirons. Il n’a jamais engendré, n’a pas été engendré non plus – C’est Dieu qui n’engendra ni ne fut engendré, car toute chose engendrée meurt, et toute chose qui meurt est héritée. Tandis que Dieu Tout-Puissant, Très-Haut ne meurt pas, et n’est pas hérité, – Et nul n’est égal à Lui›}. »

    Ikrima : -qu’Allah l’agrée- : « Les juifs ont dit : « Nous adorons ‘Uzayr, fils de Dieu. » Les chrétiens ont dit « Nous adorons le Christ, fils de Dieu. » Les mazdéens ont dit « Nous adorons le soleil et la lune. » et les associateurs ont dit « Nous adorons les idôles. » Alors Dieu fit descendre sur Son Envoyé : Dis : ‹Il est Dieu, Unique. »

    Il est l’Unique, l’Un, qui n’a pas d’homologue, de semblable, ou de ministre, parce qu’Il est le Parfait en tout Ses attributs et Ses actes.

    Allah, Le Seul à être imploré pour ce que nous désirons.
    C’est Lui dont les créés ont besoin, pour leurs affaires et demandes.

    Ibn Abbâs -qu’Allah l’agrée- : « Il est le Maître dont la prédominance est bien accomplie, le Noble dont la noblesse est bien accomplie, le Majestueux dont la majesté est bien accomplie, le Tout indulgence dont l’indulgence est bien accomplie, le Connaissant dont la connaissance est bien accomplie, le Sage dont la sagesse est bien accomplie, et c’est Lui dont sont accomplis tous les genres de noblesse et de prédominance. C’est Lui Dieu. Transcendance à Lui. »

  59. Avatar de Anaa 7777 Anaa 7777 dit :

    LES ANGES DANS L’ISLAM

    par Pierre Lory

    Les questions se rapportant aux anges paraissent souvent comme marginales, gratuites, voire dérisoires parmi l’ensemble des réflexions sur la religion. Parler du ‘sexe des anges’ reviendrait à s’abîmer dans des spéculations sans réel enjeu, détournant les esprits des perspectives de fond de l’exégèse, de la métaphysique ou de la morale. Nous pensons qu’il n’en est rien. L’œuvre déterminante de Henry Corbin est là pour démontrer que l’angélologie s’insère au contraire au plus profond de la question sur le monothéisme . Nous voudrions présenter ici quelques réflexions sur ses développements dans la pensée musulmane classique, et en quoi les anges, malgré leur apparente discrétion, y représentent un rouage essentiel dans l’assomption du cosmos en Dieu, terme final de toute création.
    Si nous partons des textes fondateurs de la Tradition musulmane – à savoir le Coran, les enseignements attribués au prophète Muhammad, à ses Compagnons et aux premières générations de savants – nous rencontrons d’emblée dans l’univers la présence de trois communautés d’êtres conscients :
    Les hommes sont la catégorie qui nous semble la mieux connue – qui nous semble seulement, car à vrai dire sa nature et son rôle restent un mystère y compris pour les humains eux-mêmes. Une singulière mission semble avoir été confiée à Adam et à sa descendance. Conçu comme lieutenant (khalîfa, calife) de Dieu sur la terre , recevant l’hommage de la prosternation des anges , l’homme a également assumé la charge d’un mystérieux « dépôt » dont la teneur n’est pas précisée par le texte : « Nous avons proposé le dépôt aux cieux, à la terre et aux montagnes ; ils ont refusé de le porter et ont pris peur. L’homme s’en est chargé, car il est très injuste et très ignorant » (Coran XXXII 72). Ainsi, le caractère faible et enclin au péché qui distingue les hommes tant des anges que des animaux apparaît comme corrélat ou contrepartie de l’assomption d’une part grandiose des desseins de leur Créateur. C’est cette ignorance fondamentale, cette part d’ombre incluse dans la nature humaine qui rend l’homme capable d’accomplir sa mission dans le monde terrestre dense, lourd, ténébreux.
    Les djinns sont mentionnés à plusieurs reprises dans le Coran. Il s’agit d’êtres dotés d’un corps subtil, mais nettement distincts cependant des anges en ce qu’ils ont été faits de feu (Coran XV 27) et non de lumière comme ceux-ci, et qu’ils habitent sur terre et non dans les cieux. En fait, leur condition est proche de celle des humains, car ils naissent, meurent et se reproduisent comme eux. Comme eux, ils sont appelés à obéir à Dieu, sont susceptibles de lui désobéir et de mécroire, et seront rétribués à la fin des temps par le Paradis ou l’Enfer. Leur rôle dans l’économie du salut des hommes est cependant marginal. Les djinns rebelles (parfois assimilés aux démons, shayâtîn, les ‘satans’) peuvent en effet constituer une tentation pour certains hommes – sorciers ou devins notamment – par les services qu’ils peuvent leur fournir. Ils ne peuvent en tout cas guères aider les humains, ni matériellement ni spirituellement, même dans le cas de djinns vertueux et croyants. C’est plutôt l’inverse qui serait vrai, puisque tous les djinns sont appelés à recevoir et mettre en oeuvre le message divin proclamé par les prophètes monothéistes – Muhammad en particulier, explicitement mentionné dans ce rôle dans le Coran (LXXII 1-17).
    La troisième catégorie des êtres conscients est celle des anges. Le rôle général des anges dans la religion musulmane par rapport au reste de la création est assez paradoxal. Le dogme affirme leur existence. En effet, le Coran fait état à de nombreuses reprises de leur présence et de leurs activités. Mais d’autre part, ce rôle semble relativement neutre, effacé. Il s’agit apparemment d’un rôle de simple exécutant. Toutefois, une analyse plus serrée permet de distinguer ce qui se cache derrière la figure multiforme des apparitions angéliques.

    I. Les anges dans le Coran et la tradition
    L’affirmation de l’existence et de la dignité des anges fait partie intégrante du dogme : « (…) Qui ne croit pas en Dieu, en ses anges, en ses Livres, en ses prophètes et au Jour Dernier est dans un égarement complet » (Coran IV 136). « (…) La piété, c’est de croire en Dieu, au Jour Dernier, aux anges, au Livre et au prophètes (..) » (II 177). « Quiconque est ennemi de Dieu, de ses anges, de ses prophètes, de Gabriel et de Michel … Dieu est l’ennemi des mécréants » (II 98). Aucun croyant ne peut se risquer à voir en eux de simples métaphores de l’action divine.
    L’angélologie coranique semble dépendre pour une bonne part de la tradition judéo-chrétienne. Ses sources sont à la fois biblique et aggadique. On reconnaît la visite des anges à Abraham pour lui annoncer la naissance d’un fils et la destruction du peuple de Loth (XI 69 s. ; XV 51 s. ; LI 24 s.), ou encore l’Annonce faite à Marie (XIX 17-21). Des traces de l’angélologie gnostique ne sont pas à exclure. Quoiqu’il en soit, le concept d’ange était connu et courant en Arabie au 7e siècle dans la société polythéiste. Le Coran accuse précisément les polythéistes d’avoir adoré des anges en en faisant des divinités féminines (LIII 26-27). Il y aurait eu en quelque sorte un syncrétisme entre tradition biblique et polythéisme local.
    La nature des anges est lumineuse, affirme une parole attribuée à Muhammad (hadîth) : « Les anges ont été créés de lumière, les djinns d’un feu ardent, et Adam de cette manière qui vous a été décrite ». Leur rôle est évoqué de façon allusive. Ils « exaltent la gloire de Dieu nuit et jour » (Coran XXI 20). Ils forment un ‘conseil’ autour de Lui , à la manière des assemblées coutumières autour des chefs dans les cités arabes (XXXVII 8 ; XXXVIII 69). En fait, leur diversité paraît grande ; il semble qu’il existe plusieurs catégories de communautés angéliques. Le Coran mentionne notamment les « Rapprochés » (IV 172). Leur apparence elle est elle aussi variable : « Louange à Dieu, créateur des cieux et de la terre, qui a établi les anges comme messagers dotés de deux, trois ou quatre ailes. Il ajoute à la création ce qu’Il veut ; Dieu est omnipotent ». Les anges occupent des fonctions très diverses. Certains écrivent pour Dieu les actions des hommes : « Veillent sur vous des gardiens * de nobles scribes * qui savent ce que vous faites » (LXXXII 10-12). Le rôle de « l’ange de la mort » est signalé incidemment (XXXII 11). Le hadîth évoque l’action de deux anges d’aspect terrifiant, Nakîr et Munkar, qui apparaissent au défunt peu après leur mort physique, les interrogent sur leur foi, et commencent à les tourmenter s’ils n’arrivent pas à répondre correctement. Plus généralement, des anges occupent les sphères célestes, soutiennent et organisent tout le cosmos. Les anges sont également les agents de Dieu au moment de la Résurrection, quand Séraphiel soufflera dans la trompe. Ce sont des anges – et non des démons – qui seront préposés au tourment des damnés en Enfer : « O vous qui croyez ! préservez-vous ainsi que vos familles d’un feu dont le combustible sera les hommes et les pierres, surveillé par des anges durs et rudes, ne désobéissant jamais à Dieu, accomplissant ce qu’il ordonne » (Coran LXVI 6 ; et LXXIV 30-31).
    La mission des anges qui nous retiendra ici est bien sûr celle qui a trait à leur rapport actif avec les hommes. Les anges interviennent activement dans l’histoire. Ainsi à l’occasion de la bataille de Badr en 624, où une petite troupe de Musulmans défit une armée de polythéistes bien supérieure en nombre, le Coran affirme « Lorsque vous imploriez le secours de votre Seigneur, Il vous exauça : Je vais vous aider d’un millier d’anges déferlant les uns à la suite des autres » (VIII 9 s.). Mais leur rôle est bien sûr avant tout de guider les hommes sur la voie du salut. Les anges de la révélation apparaissent ici comme les figures les plus importantes. Le plus souvent identifié est l’ange Gabriel. A Abraham ils viennent annoncer la naissance d’un fils ainsi que la destruction du peuple de Loth, nous l’avons vu. Ils annoncent également une progéniture à Zacharie (III 39), Marie (III 42, 45 ; et XIX 17, où l’ange est désigné comme « notre Esprit ». Comme « Esprit de sainteté » (rûh al-qudus), il « assiste » Jésus (II 87, 253 ; V 110). C’est lui qui transmet la révélation divine à Muhammad, par exemple dans la référence coranique à « l’Esprit fidèle » (XXVI 193) qui lui est rapportée ; et la littérature du hadîth et de l’hagiographie du Prophète décrira avec moult détail son rôle, son apparence, son comportement. Le Coran affirme : « Celui qui est ennemi de Gabriel (qu’il sache que) c’est lui qui est descendu apporter cette révélation sur ton cœur, avec la permission de Dieu » (II 97 ; et LXVI 4).
    En bref, on constate donc la présence des anges à tous les degrés et à tous les moments de la création divine .

    II. Les anges et le destin des hommes
    Ceci avancé, en quoi leur présence transforme-t-elle la vie des hommes ? En termes crus, « à quoi servent les anges » dans la vie des musulmans ordinaires, mis à part leur rôle affirmé d’invisibles intermédiaires des volontés divines ? Car a priori, ne sont que des transmetteurs des grâces divines ; c’est Dieu qui est le seul et unique décideur et pourvoyeur de bienfaits comme d’épreuves. Leur manifestation est certes quotidienne et prend des formes extrêmement variées. Les ‘rêves sains’; par exemple sont considérés comme des messages divins envoyés au dormeur. Ces messages, affirment plusieurs traditions, sont transmis au croyant par l’ange Siddîqûn, qui représente en quelque sorte pour eux ce que Gabriel fut pour le prophète Muhammad. Cependant, les croyants ne sont pas invités à marquer une vénération séparée à leur endroit. Au contraire, on l’a vu, le Coran met en garde contre tout culte qui leur serait adressé, car il représenterait une forme de polythéisme, c’est à dire le péché le plus impardonnable que puisse commettre un être humain.
    Ce serait une erreur cependant de croire que les anges jouent dans la pensée et la spiritualité islamiques un rôle purement passif, et donc négligeable. Plusieurs exemples nous sont fournis dans la littérature et la vie sociale à l’époque classique.
    Prenons l’astrologie, science liée à la vie sociale social comme au domaine philosophique et initiatique. La dégradation contemporaine de cette discipline ne doit pas nous faire oublier que pour la plupart des penseurs religieux de l’Islam classique, les sphères célestes étaient peuplées par différentes classes d’anges. Si la position des astres induisait ou à tout le moins révélait des événements dans l’ordre du monde terrestre, c’était le résultat de l’influx que les anges de chaque ciel déversaient sur celui qui leur était inférieur. Certes, cette action des anges se trouve ici rigoureusement subordonnée aux décrets divins, et c’est en ce sens que l’astrologie a été rendue conforme au dogme musulman . Il n’en reste pas moins que pratiquer l’astrologie, ou en recevoir les diagnostics était bel et bien un moyen de communiquer avec les anges, de traduire pour les hommes quelques éléments de leur langage et de leurs actions. Or cette discipline s’appliquait pratiquement à tous les domaines de la vie, depuis celui de la politique et de la guerre, à ceux beaucoup plus triviaux de la vie sociale : recherche de la richesse, de l’amour, de la santé. Elle concernait même les aspirations les plus élevées des serviteurs de Dieu, puisque plusieurs figures majeures de la mystique musulmane racontent les ascension accomplies par eux dans le domaine célestes, dans la rencontre avec les anges par conséquent.
    Parfois, l’idée que les sphères célestes sont habitées, animées par des êtres angéliques a étayé de puissantes constructions philosophiques : celles de Fârâbî notamment, ou plus encore Avicenne . On ne peut pas non plus omettre de mentionner l’œuvre de Sohrawardî d’Alep, dont tout le système doctrinal est fondé sur une vision des processions angéliques .
    Mais le domaine où le rôle des anges paraît le plus intimement lié avec le devenir humain est la science des lettres, équivalent musulman de la kabbale. Elle conçoit la création du monde à partir des vingt-huit lettres de l’alphabet arabe combinées de façon de plus en plus complexe ; la densité croissante des relations entre lettres-éléments produit à chaque niveau un monde plus dense, et ce jusqu’à aboutir à une densité maximale avec le milieu matériel terrestre. Or les premières combinaisons de lettres éléments sont précisément identifiées aux anges ; plus encore, ces lettres primordiales sont elles-mêmes des anges. C’est seulement ainsi qu’on peut comprendre ce déroutant passage des Illuminations de La Mecque ou Ibn ‘Arabî décrit les lettres de l’alphabet comme une communauté régie par des règles et une hiérarchie propres . Les conséquences d’une telle angélologie sont évidemment immenses pour toute une partie de la pensée soufie. Elles ont d’ailleurs largement débordé ce domaine précis pour envahir celui des diverses sciences occultes, toutes consacrées à la captation de ces énergies angéliques : si les anges sont eux-mêmes des paroles, la connaissance ésotérique du langage permettra d’avoir accès à la connaissance de leur être essentiel, dans l’espoir d’utiliser leurs pouvoirs de quelque manière. Pour le grand ésotériste maghrébin al-Bûnî (13e siècle) par exemple, chaque verset coranique est un ange : les versets décrivant le Paradis sont des anges bienveillants, ceux évoquant l’Enfer sont des anges de rigueur. Chaque mot renvoie à un ange qui est son sens ésotérique. Le niveau ontologique supérieur à chaque ‘parole-ange’ est lui-même l’ange de cette parole ; les lettres isolées constituent le sommet de cette hiérarchie, et la lettre alif, la première de l’alphabet, est elle-même l’ange de toutes les lettres . A un niveau plus terrestre, il arrive que des soufis à l’état de transe sacrée se mettent à parler dans des ‘langues’ inconnues ; les énonciations de ces glossolalies sont appelées ‘syriaque’ (suryâniyya), mais ne correspondent pas du tout au parler araméen désigné ordinairement par ce terme. Pour les soufis, il s’agit de la langue des anges. Non pas d’un idiome particulier qui serait utilisé par le peuple des anges, mais l’effet, la trace de leur présence – eux qui sont parole en eux-mêmes – dans l’âme des extatiques.

    III Les anges et le dévoilement du mystère
    Arrivé à ce point, on peut constater combien les anges constituent une catégorie d’être éminents, indispensables au fonctionnement du cosmos ainsi qu’à la vie spirituelle des hommes. Mais la question posée plus haut demeure, et l’impression qu’au fond leur fonction reste celle de sublimes instruments de l’omnipotence divine. Or les données que nous fournissent le Coran et la Tradition musulmane ne sont pas toujours en concordance avec cette conception toute en harmonie épurée.
    Prenons tout d’abord le récit, fondateur entre tous, de la création d’Adam apparaissant dans le Coran, II 30-34. Au départ de ce pacte complexe qui lie ensemble le Créateur, ses anges et les humains, nous trouvons en effet cette scène archétypale et assez énigmatique. Dieu manifeste devant le conseil des anges son désir de créer l’homme (Adam) et l’établir comme son lieutenant (khalîfa, calife) sur la terre. Les anges expriment alors craintes ou réserves à l’idée qu’un être aussi pécheur et corrupteur qu’Adam y occupe une telle fonction : « Vas-Tu établir sur terre quelqu’un qui y répandra la corruption et y versera le sang ? ». Cette objection à l’ordre divin est lourde d’implications, elle suppose chez les anges une possibilité de contestation, de réaction. « Je sais ce que vous ne savez pas », rétorque le Créateur, qui façonne Adam, lui enseigne « tous les noms » puis met les anges en demeure d’égaler l’homme dans cette science. Ceux-ci avouent leur ignorance face aux desseins divins et, lorsque Dieu leur ordonne alors de se prosterner devant Adam, ils s’exécutent – à l’exception d’Iblîs/Satan, qui sera maudit. Cette séquence, très brève (cinq versets) ne manque pas d’obscurités et de non-dits, mais sa richesse symbolique ne s’est pas épuisée au cours des siècles.
    Une question latérale est soulevée par les passages coraniques sur la rébellion d’Iblîs/Satan qui, au moment où Dieu demanda aux anges de se prosterner devant Adam, refusa de s’exécuter par orgueil et présomption. Dieu le maudit alors, tout en lui permettant d’agir comme tentateur des hommes jusqu’à la fin des temps. Là aussi, l’exégèse se trouve dans l’embarras. Car si Iblîs a vraiment désobéi à Dieu, cela suppose là encore que les anges ne soient pas impeccables par nature. Si l’on admet par contre qu’il n’était pas un ange, mais un djinn, comme l’affirme un autre verset , se pose la question de sa présence dans le conseil suprême ; et en quoi l’ordre de la prosternation le concernait-il ? Quoiqu’il en soit, le monde des anges a bel et bien partie liée avec l’erreur, avec le mal. On peut même dire que c’est dans ce conseil angélique que le premier péché, la première transgression a été posée – par Iblîs en l’occurrence. Préfigurant le destin des hommes, il s’est proclamé ‘grand’ lui-même, s’est séparé, individualisé par rapport à Dieu .
    Passé ce premier acte de rébellion, il est admis que, dans chacune de leurs missions, les anges se comportent comme des serviteurs fidèles de Dieu, à Qui ils obéissent parfaitement sans manifester la moindre autonomie. C’est du moins l’impression générale, mais il existe dans le Coran un second passage qui jette un doute ou du moins quelque obscurité à ce sujet. Le verset 102 de la 2° sourate déclare : « (Les mécréants) ont suivi ce que les démons avaient divulgué sous le règne de Salomon. Salomon n’était pas mécréant, mais bien les démons : ils enseignaient la sorcellerie et ce qui avait été révélé aux deux anges Hârût et Mârût à Babylone. Ceux-ci n’enseignaient rien à personne sans dire « nous ne sommes qu’une tentation, ne sois pas mécréant ! ». (Les démons) apprirent ainsi comment séparer le mari de sa femme. Mais ils ne sauraient nuire à personne sans la permission de Dieu. Ils ont appris ce qui leur nuit, sans leur être utile (…) ». Le verset est peu clair, et a laissé les exégètes dans la perplexité : ils n’eurent guère d’autre ressource que de conjecturer une trame compatible à la fois avec la lettre coranique et avec le dogme de l’impeccatibilité des anges. Certains ont supposé que Hârût et Mârût étaient des anges déchus, désobéissants ou simplement négligents, ayant confié des secrets de magie à des êtres – démons terrestres et hommes – qui n’en étaient pas dignes ; mais cette explication implique que des anges aient bel et bien commis des péchés. D’autres ont fait valoir que la magie a été révélée délibérément par Dieu aux peuples de la terre, à qui il revient d’en faire un usage licite – comme le fit Salomon fils de David – ou d’y trouver une occasion de pécher – ainsi les démons et les sorciers impies.
    Au total, nous nous trouvons ici face à une intrication d’affirmations mal articulées voire contradictoires. Comment arriver à réconcilier ces récits énigmatiques : prosternation des anges devant Adam, supériorité de la nature humaine, abaissement de certains anges …Une réponse réside, nous semble-t-il, dans la connivence profonde existant entre l’être humain et l’être angélique.
    Il existe pour plusieurs courants de fond de la pensée soufie de l’époque classique, une profonde complémentarité entre les natures angéliques et humaines. Encore le terme de ‘nature’, d’origine hellénique, est-il peu approprié dans cette zone-ci de la vie religieuse en Islam ; mieux vaudrait lui substituer la notion de ‘statut’. Ce qui fait en effet qu’un homme est un homme, ce n’est pas une constitution naturelle, perdurante en toute circonstance ; mais c’est un statut précis que l’intention divine lui a attribué pour un moment déterminé. Que cette intention divine se modifie, et le statut de la créature changera du même coup, comme ces clans rebelles transformés en singes, selon un passage assez laconique du Coran (II 65).
    Comment comprendre ce passage graduel du statut d’homme à celui d’ange ? Ici, le recours à la science des lettres permet d’éclairer les perspectives. Chaque être humain, nous dit Ibn ‘Arabî, est la manifestation terrestre d’un ‘nom’, c’est à dire d’une combinaison complexe de lettres, d’autres noms. Ce nom propre exprime son essence, et s’adapte au conditionnement actuel de l’individu, à sa position précise dans le réseau immense des relations qui lient ensemble les entités célestes aux terrestres, et les terrestres entre elles. Mais ce réseau n’est pas figé, il est le lieu d’un nombre incessant de permutations et d’échanges dans la morphologie et la syntaxe immense qui régit l’univers. Chaque être humain est appelé à découvrir, au delà des variations des mondes inférieurs, ce véritable et grand nom qui est à la fois le germe et l’accomplissement de sa propre existence. Or ce nom intérieur, cette matrice qui engendre l’individu, c’est son ange, cet archétype céleste qui cherche, par sa manifestation dans le monde terrestre, à accomplir en acte tout ce qu’il recèle en puissance. On ne saurait mieux cerner la nature de l’ange, qui n’est pas un être existant en soi et pour soi, mais une énergie, un germe céleste tout tendu vers l’accomplissement de la mission que la Sagesse divine a placée en lui.
    Cette révélation en l’homme lui-même de sa propre face cachée qui est son ange se trouve comme exemplifiée à l’extrême par la figure coranique de Jésus. On sait que Jésus est évoqué dans le Coran d’une manière étonnante et paradoxale à plus d’un égard. Le Coran insiste sur le fait qu’il n’était qu’un homme, aucunement divin, mais simple serviteur de Dieu, que lui et sa mère « consommaient des aliments » (V 75). Cependant, il mentionne très explicitement sa naissance d’une vierge. Bien plus, Jésus parla dès sa naissance pour disculper sa mère du péché dont on l’accusait. Il accomplissait des miracles étonnants – donnant la vie à un oiseau d’argile, guérissant des lépreux et des aveugles, ressuscitant des morts, autant de prodiges que les Musulmans ne revendiquent nullement pour leur propre prophète. Et finalement, Jésus ne meurt pas. On croit l’avoir crucifié et tué, mais ce n’est qu’une apparence – un sosie, propose la Tradition majoritaire. Le vrai Jésus, lui, a été enlevé au ciel sans être passé par la mort. Le hadîth précise qu’il reviendra à la fin des temps combattre les armées du mal dirigées par l’Antéchrist ; il instaurera un régime de paix générale sur la terre, puis mourra – pour connaître, ultérieurement, la Résurrection finale avec le reste de l’humanité. Plusieurs commentateurs mystiques du Coran on déchiffré ce destin tellement insolite comme celui de l’homme nouveau, celui qui naît d’esprit – d’un esprit qui est précisément son ange. Le récit de l’Annonciation précise que Marie fut fécondée par le souffle de l’Esprit – messager. Une partie de la personnalité de Jésus reflétait les qualités angéliques de ce messager, suppose l’exégèse. C’est en ce sens que le Coran qualifie Jésus de « parole de Dieu et Esprit émanant de Lui » (IV 171). Jésus manifesta donc à la fois une nature humaine – celle du fils de Marie – et une nature angélique. On peut noter qu’il est désigné comme un des « rapprochés (de Dieu) », reprenant un titre qui est aussi appliqué aux anges, nous l’avons vu plus haut (cf Coran III 45). C’est à cause de la présence en lui de ce souffle divin vivifiant qu’il peut donner la vie à des objets ou à des hommes ; mais les textes soufis précisent bien que son miracle consistait à faire passer de la mort de l’ignorance à la vie de la connaissance divine, de la gnose. L’homme vivifié par son maître intérieur, son ange personnel, ne peut mourir, il est à présent lié à jamais au monde divin éternel. Sa mort est purement apparente, elle est résorption dans une dimension céleste, inaccessible aux regards. Il est comme la préfigure de l’homme accompli, dont l’ego s’est trouvé aboli dès sa naissance, et qui a manifesté durant sa vie terrestre les qualités d’un être déjà ’éternisé’ . ; ce à quoi renvoie indirectement le rôle eschatologique que lui attribue la Tradition

    Au total, le destin de Jésus interprété selon cette approche en fait la métaphore de la deuxième naissance, celle de l’éclosion de la présence angélique dans la personne du soufi. Cette union de l’homme et de l’ange est célébrée en termes imagés dans toute la poésie persane. C’est à elle que réfère sans doute une bonne part de la poésie amoureuse exprimée avec tant de sensibilité par des Sanâ’î, Rûmî ou Hâfez. On suppose qu’il s’agit de poésie mystique, ce qui semble l’évidence. Mais s’adresse-t-elle au Dieu immense, transcendant et inconnaissable – ou bien plutôt à sa Face personnelle imprimée dans chaque humain ? Nous inclinons à préférer la seconde alternative, celle de l’aspiration amoureuse pour chaque homme à rejoindre l’ange intérieur qui l’habite et le guide.

  60. Avatar de AmantCidratoulMontaha AmantCidratoulMontaha dit :

    Salam Aléïkum,
    Je lisais assidument un livre intitulé  » Zhul-nun l’égyptien », un livre à couverture verte, d’un savant soufi qui avait l’habitude de repondre les questions en trois points successifs. Aussi un autre livre en format poche qui est Une compilation de l’Imam Ghazali composé uniquement de Hadiths qoudouss et de versets coraniques. Je n’ai plus ces livres et j’ai du mal à les decrire aux libraires pour en avoir une copie dure; Ces livres existent-il en version numerique?

  61. Avatar de lilia Rose lilia Rose dit :

    Buchrakum khilâni,
    Ceux qui s’endettent envers Allah,
    Ceux qui s’approchent de Lui
    Ne craignent rien aussi longtemps
    Qu’ils restent dans le Parti d’Allah

    O ! Mes frères ;
    Que j’aime de tout mon cœur,
    Sur vos cercles plane la clémence d’Allah
    Sur vos cercles de sagesse et d’amour

    Que Dieu soit satisfait de vous
    Qu’Il daigne vous pardonner.
    Ne formez-vous pas le Parti du Clément ?
    N’êtes-vous pas Ses représentants ?

    Votre Tarîqa ne peut dévier,
    Ni vos amis,
    Car vous voyez la manifestation de Dieu
    Dans toutes ses créatures,

    Car vous vous acheminez vers votre extinction en Lui,
    Grâce à Son ressouvenir
    Car vous vous êtes déjà arrêtés
    Sur le seuil de la porte qui ouvre sur Lui

    Oyez la bonne nouvelle :
    Vous êtes maintenant
    Proches de Lui,
    Vous êtes dans Sa Présence

    N’y a-t-il pas parmi vous
    Des Mourides en extase ?
    Des Mourides aimés ?
    Des Mourides amoureux ?

    Oyez la bonne nouvelle
    Le voile s’est levé,
    Qui vous cachait Allah

  62. Avatar de lilia Rose lilia Rose dit :

    « Lui, l’Initial et le Final, le Manifeste et le Caché ; Lui, Connaissant de toute chose » (Al-Hadîd (Le fer) ; 57 : 3)
    Comment pourrait-Il avoir besoin, fut-ce un seul instant, d’un remplaçant, Lui, le Seigneur du monde, du visible et de l’invisible et dont la domination s’exerce en acte sur tout l’être, par la science et le regard ? Aucun groupe de personnes ne peut se retirer pour une réunion sans qu’Il y soit présent et soit témoin de tout ce qui se dit et au courant de ce pourquoi elles sont réunies ; comment alors se désignerait-Il un remplaçant ?

    « Ne vois-tu pas qu’Allah sait ce qui est dans les cieux et sur la terre ? Pas de conversation secrète entre trois sans qu’Il ne soit leur quatrième, ni entre cinq sans qu’Il n’y ne soit leur sixième, ni moins ni plus que cela sans qu’Il ne soit avec eux, là où ils se trouvent. Ensuite, Il les informera, au Jour de la Résurrection, de ce qu’ils faisaient, car Allah est Omniscient. Al-Mujadila (La discussion ; 58 : 7)

    Un jour, l’Envoyé de Dieu (ps) s’entretint avec des représentants chrétiens venus à Médine au sujet de Jésus, fils de Marie (as), disant que Jésus était un serviteur de Dieu et non Son fils. Il apporta des arguments en vue de prouver cela et compara le cas de Jésus à celui d’Adam que Dieu a créé à partir de terre, sans parents, comme cela est d’ailleurs admis par toutes les religions du Livre, y compris les Evangiles :

    « Pour Allah, Jésus est comme Adam qu’Il créa de poussière, puis il lui dit: « Sois », et il fut. (La famille de ‘Imrân ; 3 : 59)

    Cela revenait à dire en substance aux docteurs du Christianisme : vous qui avez accepté la création d’Adam sans père et même sans mère, de par les enseignements de l’Ancien et du Nouveau Testament, comment vous montrez-vous incrédules au sujet du fait que Dieu puisse créer Jésus (as) sans père, alors qu’Il a créé Adam sans père ni mère ?

    Mais les docteurs chrétiens persistèrent dans leurs croyances et ne cédèrent pas devant les arguments de l’Envoyé de Dieu (ps). Comme la question s’était déplacée du domaine de la raison et de la preuve vers l’espace de la passion et de la dispute partisane, Dieu donna l’ordre à Son Prophète (s) de proposer le jugement de l’ordalie (mubâhala) pour couper court à la discussion :

    « A ceux qui te contredisent à son propos, maintenant que tu en es bien informé, tu n’as qu’à dire : « Venez, appelons nos fils et les vôtres, nos femmes et les vôtres, nos propres personnes et les vôtres, puis proférons exécration réciproque en appelant la malédiction de Dieu sur les menteurs.(La famille de ‘Imrân; 3 : 61)

    Après avoir reçu ce commandement divin, l’Envoyé de Dieu (ps) convoqua l’Imam Ali, l’Emir des croyants, Fatima al-Zahrâ, les imams Hassan et Hossein (la paix sur eux tous) et ils se rendirent tous vers la place publique où devait se tenir le jugement de l’ordalie. Mais cette foi imposante, cette gloire céleste jeta le désarroi parmi la délégation des chrétiens qui décidèrent de se retirer de cette épreuve et de retourner chez eux.

    Ce qui attire l’attention dans ce cas de la (mubâhala) est la parole du Prophète (ps) adressée aux docteurs de la religion chrétienne disant : venons tous avec tout ce qui nous est cher, avec tout notre être, tournons-nous vers Dieu et invoquons sa malédiction sur ceux d’entre nous qui sont des menteurs.

    En examinant de plus près cet appel du Prophète (ps), on voit que dans cette épreuve qu’il propose, il n’est pas seulement question d’invoquer la malédiction auprès de la Présence divine pour faire descendre la malédiction sur les menteurs car dans ce cas, il aurait dit : « Rendons nous devant Dieu et demandons-Lui de maudire les menteurs. » Or il est question plutôt de ce que « nous allons, nous-mêmes, faire retomber la malédiction de Dieu sur ceux dont la croyance est fausse, qu’il soit clairement établi entre les mains de qui sont les rênes du califat divin et devant la Présence divine, qui tient de la part de Dieu la délégation du pouvoir pour faire descendre la malédiction et infliger aux menteurs le châtiment.

    C’est alors que l’étendue de cette charge sublime nous fera comprendre que la malédiction est un acte de Dieu, non Sa parole. Comme cela est arrivé à Iblis qui a été atteint par un acte divin qui le frappera jusqu’à la Résurrection :

    « … Et sur toi malédiction jusqu’au Jour de l’allégeance » (Sâd ; 38 : 78). »

    Par conséquent, dans cette scène, il n’est pas question que le Prophète (s) se prépare pour l’ordalie en prononçant des phrases comme « Mon Dieu, maudis les menteurs ! » ou « que la malédiction de Dieu soit sur les menteurs ! » car il est du domaine de ses attributions universelles, par la permission de Dieu – exalté soit-Il -, d’avoir entre ses mains les rênes de la malédiction et, de par son statut de représentant de Dieu, de faire retomber le châtiment divin sur les injustes et les menteurs. Il s’agit ici d’une réalité universelle qui relève de la catégorie des actes et de l’agir et non pas de celle de la parole ou du discours.

    Bien entendu, il faut aussi garder à l’esprit ce point que la réalité de la malédiction ne consiste en rien d’autre qu’en la suspension de la bonté et de la clémence divine.

    Parce que la correspondance existant entre la bonté et la malédiction est en termes de logique du même genre que la correspondance existant entre le néant et l’avoir.

    C’est-à-dire que lorsqu’il n’y a pas de lumière s’installe ipso facto l’obscurité et la privation de science n’est rien d’autre que l’ignorance et l’illettrisme. L’absence de bonté est la malédiction même. Et on ne peut pas évoquer la malédiction, face à la bonté divine, comme une chose dotée de l’être. Il s’ensuit que seul pourrait faire descendre la malédiction de Dieu sur les pécheurs celui qui aurait en main la clef de la bonté divine.

    Ainsi, cette clé qui parfois ouvre la porte et parfois la ferme, se trouve dans la main du Représentant parfait de Dieu, en l’occurrence le Noble Prophète (s) et les Immaculés participant à cette clé céleste sont les Gens de sa Maison , c’est-à-dire Ali, Fâtima, Hassan et Hossein (as). Il s’agit de questions qui jouent un rôle essentiel dans la connaissance du Prophète de Dieu et des Gens de sa Famille (ps). C’est la raison pour laquelle lorsque nous voulons exprimer notre vénération à ces éminents représentants de Dieu, nous leur disons : « Toute victoire, toute bénédiction, tout soutien matériel, toute nourriture, etc., nous parvient par votre intercession. C’est par votre intermédiaire que Dieu, exalté soit-Il, ouvre ou referme les portes de Sa bonté et de Sa miséricorde et c’est par votre présence bénie que la pluie vient arroser la terre et que le ciel est empêché de retomber sur la terre… »

    « C’est par vous que Dieu a ouvert la création et c’est par vous qu’il la clôturera. C’est par vous qu’il fait tomber la pluie et c’est par vous qu’il retient le ciel de tomber sur la terre, par Sa permission… »

  63. Avatar de Anaa 7777 Anaa 7777 dit :

    Assalam. Khotbat Al Bayan
    Du haut de la chair de Kufa l’Imâm Ali (ra) prononça ce prône :
    O hommes interrogez moi avant que vous ne me perdiez ,
    car je suis le trésorier de la science ,
    je suis la montagne de la magnanimité ,
    je détiens les clés de l’invisible ,
    je suis le secret des secrets ,
    je suis l’arbre des lumières,
    je suis le guide des cieux,
    je suis le confident des laudateurs,
    je suis l’ami intime de Gabriel (AS),
    je suis l’élu pur de Gabriel (AS),
    je suis le conducteur du tonnerre,
    je suis le témoin du pacte,
    je suis la face de dieu,
    je suis l’œil de dieu,
    je suis la main de dieu,
    je suis la langue de dieu,
    je suis la lumière de dieu,
    je suis le trésor de dieu dans les cieux et sur la terre,
    je suis la puissance ,
    je suis le rétributeur au jour de la rétribution ,
    je suis le juge du jardin et du feu,
    je suis le jardin et le feu,
    je suis l’Adam as primordial,
    je suis le NOE (AS) primordial,
    je suis le compagnon de NOE (AS) et son sauveur ,
    je suis le compagnon de job l’éprouvé et son guérisseur ,
    je suis le compagnon d’Abraham (AS) et son secret ,
    je suis le commandeur des initiés ,
    je suis la source de la certitude ,
    je suis le tonnerre,
    je suis le cri de la vérité (Coran XXIII:41 et l’42) ,
    je suis l’heure pour les négateurs ,
    je suis l’appel qui réveille les habitants des tombes ,
    je suis le seigneur du jour de la résurrection,
    je suis le dresseur des cieux,
    je suis la lumière de la guidance,
    je suis les plus beaux noms par lesquels on l’invoque ,
    je suis l’arbitre des actes des créatures,
    je suis parmi elles le vicaire du Dieu créateur ,
    je suis le seigneur de la première création,
    je suis le déclencheur du premier déluge,
    je suis le déclencheur du second déluge,
    je suis avec le calame et j’étais avant le calame (Coran LXVIII:1 et XCVI :4 ),
    je suis avec la table (bien gardée) et j’étais avant la table bien gardée (Coran LXXXV:22),
    je suis le seigneur de la pré éternité primordiale,
    je suis le régisseur de l’ univers primordial lorsque ni votre ciel ni votre terre n ‘étaient encore venus à l’existence,
    je suis celui qui dans la préexistence conclut le pacte avec les esprits et celui qui leur déclara , par ordre de l’éternel, « Ne suis je pas votre seigneur »( Coran VII:172),
    je suis l’étendard des biens guidés,
    je suis le guide des pieux,
    je suis la certitude,
    je suis le chef des initiés,
    je suis celui qui parle par révélation divine,
    je suis le gouverneur des astres et leur régisseur par ordre de mon seigneur et grâce a la science qu’il m’a réservé ,
    je suis celui qui remplira la terre de justice et d’équité comme auparavant elle débordait d’oppression et d’injustice ,
    je suis l’occulté , l’attendu pour la grandiose affaire ,
    je suis la montagne, un livre couvert d’inscriptions, la demeure fréquentée, la voute élevée, la mer débondée (Coran LII: 1-6),
    je suis le maitre de l’herméneutique (du livre sacré) ,
    je suis le commandeur des évangiles,
    je suis le savant de la Torah,
    je suis l’archétype du livre (Coran III : 7 ;XIII:39;XLIII: 41),
    je suis la parole tranchante (Coran XXXVIII:20),
    je suis le premier ,
    je suis le dernier,
    je suis le caché,
    je suis le manifeste,
    je suis la lumières des prophètes ,
    je suis l’amitié des amis de DIEU,
    je suis ADAM (as) et SETH (as) ,
    je suis MOISE (as) et JOSUE (as) ,
    je suis Jésus as et Simon as ,
    je suis hanbatha des noirs ,
    je suis Bashir des turcs ,
    je suis Jirjis des francs,
    je suis l’illuminateur du soleil, de la lune et des étoiles,
    je suis le préposé de la résurrection,
    je suis le préposé de l’heure,
    je suis le créateur ,
    je suis le crée ;
    je suis le contemplateur,
    je suis le contemplé,
    je suis le seigneur de la Kaaba,
    je suis le mois de ramadan,
    je suis la nuit du décret (Coran XCVII :1-3),
    je suis celui qui donne,
    je suis celui qui prend,
    je suis l’intérieur de l’espace sacré,
    je suis le pilier des peuples,
    je suis la lumière des lumières,
    je suis porteur du trône divin avec les anges dévoués,
    je suis la perle des huitres,
    je suis la montagne de QAF,
    je suis la clé des mystères,
    je suis la lampe des cœurs,
    je suis l’éclat de toute beauté et d ‘intelligence,
    je suis le secret des lettres,
    je suis le sens des tawasin,
    je suis l’ésotérique des hawamim,
    je suis le seigneur des alif, lam,mim,
    je suis le NUN et le calame (Coran LXVIII:1)
    je suis la lampe des ténèbres,
    je suis celui qui consolide les hautes montagnes,
    je suis celui qui fait sourdre les sources d’eaux,
    je suis celui qui fait tomber la pluie,
    je suis celui qui fait pousser les feuilles aux arbres,
    je suis celui qui fait éclater les couleurs et les fruits,
    je suis le dispensateurs des nourritures,
    je suis le résurrecteur des morts,
    je suis celui pour qui le soleil revient deux fois vers son trajet et celui que le soleil salua deux fois,
    je suis celui qui pria dans les deux directions de la prière,
    je suis le héros de Badr et de Hunayn,
    je suis celui qui fit traverser la mer à moise as,
    je suis celui qui noya pharaon et ses armées,
    je suis celui qui parla par la bouche de JESUS (as) alors qu’il était au berceau ,
    je suis celui qui parle toutes les langues,
    je suis celui qui traverse les sept cieux et les sept terres en un clin d’œil,
    je suis le MAHDI (AS) de tout les instants ,
    je suis le Jésus as du temps,
    je suis le maitre de la balance ,
    je suis le compatissant ,
    je suis le miséricordieux,
    je suis l’élevé ,
    je suis le plus élevé ,
    je suis l’abeille reine des initiés ,
    je suis la certitude de ceux qui savent avec certitude,
    je suis le lion du clan des banu Ghalib ,
    je suis ALI IBN ABI TALIB.
    Ramadan karim.

  64. Avatar de MOUQADAM53(Consultant en spiritualité Tidjaniya) MOUQADAM53(Consultant en spiritualité Tidjaniya) dit :

    O CHERS FRÈRES ET CHERS DU BLOG… MISE EN GARDE. POUR PARLER DE SPIRITUALITÉ FAUT EN ETRE AUTORISÉ, A PLUS FORTE RAISON DONNER DES RECETTE DE CETTE SPIRITUALITÉ A CEUX N AYANT PAS DROIT.. AU POINT MÊME CERTAINS SE DEMANDE S IL PEUT RECITER DJAWRATOUL OU SALATE FATIHI POUR LEUR BESOIN…. A TOUS CEUX JE DIS NON … S ILS AIMENT LE PRIERE SYNTHÉTIQUES .. QUI S INITIENT A LA VOIE … ON PEUT PAS DETESTER UNE MÈRE ET AIMER SES ENFANTS…. POUR CE QUI NOUS CONCERNE … J AI EU L AUTORISATION D INITIER ET DE PARLER AU NOM DE LA VOIE… TIDJANIYA SANS DEMANDER… JE N AUTORISE PAS LA DJAWRATOUL KAMAL 65 FOIS ET LA SALATE FATIHI A CELUI QUI N EST PAS TIDJAN… CHEICK Boukhari A PASSÉ DES DES RETRAITES AVANT D AVOIR ACCÈS A CETTE SALATE MAIS IL NE DEVAIT PAS DEPASSE JE PENSE 1000 FOIS CETTE SALATE CAR C EST L HERITAGE DES MOUHAMADI DONT CHEICH TIDJAN RA EST LE QOUTOUB… ALORS TOUS CEUX QUI ONT DONNÉ NOS ZIKRE SANS ETRE MAITRE TIDJAN ET DOIVENT SE REPENTIR ET RETOURNER AUPRÈS DE LEUR MOUQADAM POUR LE RENOUVELLEMENT DU SERMENT…

    • Avatar de Mouhammaddoua Mouhammaddoua dit :

      Assalamou aleykoum les maîtres
      J aimerais bien savoir la technique utilisée pour faire le zikr de la salatoul fatiha en grand nombre s il voit plait.
      Pour ma part juste pour faire 500 je dois passer du temps dessus alors ne parlons pas de 1000 ou 5000.
      Comment faites vous?

      • Avatar de tidjiani tidjiani dit :

        Frere Mouhammaddoua
        A mon avis il faut etre assidu à la pratique de la Salatoul Fatihi. Le rodage viendra avec le temps.
        Il faut surtout beaucoup en faire pendant la nuit et faire des retraites spirituelles de trois jrs avec objectif de boucler 12000 Salatoul Fatihi.
        In cha’Allah ça viendra tout seul.
        Un conseil: Il ne faut surtout pas se presser dans la récitation. Une Salatoul Fatihi bien prononcée vaut mieux que 1000 escamotées.

    • Avatar de AmantCidratoulMontaha AmantCidratoulMontaha dit :

      Aïe! yayayi!… l’épée de Damoclès …. l’origine de Salatoul fatihi ne remonte t-il pas à l’ère avant la tidianiya? …. l’Imam Ghazali n’a t’il pas ecrit sur la spiritualité?… Dans les magazins Fnac (et sur Amazone) il n’y a t’il pas un rayon special dedié aux livres de la spiritualité?…

      • Avatar de soumarekhouneda soumarekhouneda dit :

        bonjour Mouhammaddoua,comme la bien dit Mouqadam 53 il faut avoir l’autorisation d’un cheikh avant de zikr la calat fatihi ou le diawartou kamal sinon pour des nombres…..donc si tu as des problemes a faire 500fs donc ne parle pas de 1000 ou de 5000 wa salam.Nous les inities on peut faire 12.000 ou 24.000fs sur place dans notre chambre dans une heures wa salam.

  65. Avatar de MOUQADAM53 MOUQADAM53 dit :

    Salam a tous je viens depose ma valise dans cette partie du blog afin d apporte ma contribution spirituel…. Slm a tous

  66. Avatar de Sags Sags dit :

    SALAM ALEYKUM aux MAITRES ET A MAMAN. J’ai une question sur laquelle je voudrais un éclaircissement si c’est pas trop demander: UNE FEMME PEUT ELLE DIRIGER UNE PRIÈRE ISLAMIQUE?

  67. Avatar de lilia Rose lilia Rose dit :

    l’imam ‘Ali Ibn Abi Talib (as)
    L’Imam dit : Celui qui s’érige en maître pour éduquer les autres doit commencer par son auto-éducation. Il doit édifier les autres par sa conduite avant de les édifier par ses paroles ; un maître qui veille à être son propre éducateur, mérite plus de vénération que celui qui éduque les gens et les instruit.
    O monde ! Va-t’en ! Est-ce à moi que tu t’attaques ? Cherches-tu à me séduire ? Tu es loin d’y réussir. Trompe un autre que moi. Je n’ai nul besoin de toi. Je t’ai répudié trois fois, d’une manière définitive. Ton séjour est court, ton importance minime et l’espoir en toi est infime.
    Je souffre de la pénurie de la provision, de la longueur du chemin, de l’étendue du voyage et de l’ampleur du but à atteindre.
    Je vous recommande cinq choses qui justifieraient toute peine pour y parvenir : Que chacun de vous n’espère qu’en Dieu, ne redoute que le péché, n’ait point honte s’il est interrogé sur une chose qu’il ignore, de répondre : je ne sais pas ; qu’il n’ait point honte d’apprendre ce qu’il ignore ; pratiquez la patience car elle est pour la foi ce qu’est la tête pour le corps ; un corps sans tête est inutile, de même qu’une foi sans patience.
    Sur la terre existaient deux protections contre le châtiment divin ; l’une a été enlevée ; tournez-vous vers la deuxième et tenez-vous fermement à elle.
    La protection enlevée était dans la personne du Messager de Dieu (que Dieu le bénisse et lui accorde sa grâce) ; l’autre qui nous reste est le repentir. Dieu a dit : « Dieu ne les châtiera pas tant que tu es au milieu d’eux ; Dieu ne les châtiera pas quand ils se repentent ».
    Celui qui entretient de bonnes relations avec Dieu, Dieu veillera à ce que de bonnes relations s’établissent entre lui et les autres.
    Je qualifierai l’Islam comme personne ne l’a fait avant moi. L’Islam est résignation ; la résignation est certitude ; la certitude est croyance ; la croyance est reconnaissance, la reconnaissance est acquittement de ses devoirs ; l’acquittement est action.
    L’Imam dit : l’avare m’étonne : il se hâte vers la misère qu’il fuit, manque la richesse qu’il convoite, traîne dans ce monde l’existence des pauvres, subit dans l’éternité le châtiment des riches.
    Je suis étonné par l’orgueilleux qui, hier, était sperme et demain sera cadavre en putréfaction ; je suis sidéré par celui qui doute de Dieu alors qu’il voit la création, par celui qui oublie la mort alors qu’il voit les morts, par celui qui renie la deuxième naissance alors qu’il a déjà vu la première, par celui qui édifie dans un monde éphémère et oublie le monde éternel.
    Tenez-vous en garde contre le froid à son début et accueillez-le vers sa fin car il agit sur les corps comme sur les arbres : en automne il flétrit et au printemps il fait fleurir.
    La magnificence du Créateur rend petite la créature à vos yeux.
    Quatre choses données en attirent quatre autres : sera comblé celui qui loue Dieu ; sera exaucé celui qui invoque, accueilli qui se repent, pardonné qui fait pénitence, comblé qui loue le Seigneur.
    Parlant de la populace l’Imam dit : Tout rassemblement d’hommes est source de bien hormis celui de la populace : sa réunion est nuisible et sa séparation bienfaisante.
    On lui dit : nous avons appris les méfaits de son rassemblement, éclairez-nous sur l’utilité de sa séparation. Les artisans, répondit-il, retournent alors à leurs métiers : le maçon à sa truelle, le tisserand à sa toile et le boulanger a son four. Ils redeviennent utiles à la communauté.
    Des Juifs lui ont dit :
    « A peine avez-vous enterré votre Prophète, que la dissension s’est installée au milieu de vous ».
    L’Imam leur dit : Nous disputons de son représentant et non de son Message. Alors que vous autres, à peine les pieds séchés de la traversée de la mer vous avez dit à votre Prophète en voyant un peuple attaché à ses idoles :
    « O Moïse ! Fais-nous un Dieu semblable à leurs dieux ».
    Il ajouta : « Vous êtes un peuple ignorant ».
    L’Imam dit aussi : Dieu a imposé la part du pauvre dans les biens du riche. Le pauvre ne connaît la faim que par suite du gaspillage des riches. Dieu demandera compte à ces derniers.
    J’ai triomphé de tout assaillant hormis la misère qui m’a vaincu. Si je la révèle elle m’humilie et elle me tue si je la cache. La misère est presque une impiété.
    La grande richesse consiste à se détourner totalement des biens des autres.
    Faisant ses condoléances aux parents d’un décédé l’Imam dit : Ce fait n’a commencé ni se s’achèvera avec vous. Votre ami ne voyageait-il pas ? Considérez-le comme tel, s’il ne vous revient pas vous irez à lui.
    A Jaber Ben Abdallah Al Ançari l’Imam dit : O Jaber ! Quatre hommes font prospérer la religion et la vie en ce monde : un savant se servant de sa science, un ignorant qui ne dédaigne pas d’apprendre, un généreux qui ne refuse pas de donner et un pauvre qui ne troque pas l’éternité contre ce monde. Si le savant perd sa science, l’ignorant renoncera à apprendre, si le riche retient ses dons, le pauvre troquera l’éternité contre ce monde.
    O Jaber ! Celui à qui Dieu accorde ses faveurs avec abondance sera trop sollicité par les gens. Or celui qui s’acquitte de ses devoirs grâce à ces faveurs les prépare à durer et à se perpétuer alors que celui qui les néglige s’expose à les perdre définitivement.
    Vous êtes maître de vos paroles tant que vous les retenez ; mais une fois que vous les proférez-vous en devenez l’esclave. Gardez votre langue comme vous tenez cachés votre or et votre argent. Il arrive qu’une parole prive d’une faveur et attire une disgrâce.
    Compter sur le monde malgré ce que vous en constatez est ignorance ; agir médiocrement au service du bien, alors que la récompense est certaine, est une grave perte ; faire confiance à quiconque avant de l’éprouver est faiblesse.
    Le monde est tellement insignifiant aux yeux de Dieu que c’est le seul endroit où il est désobéi. La grandeur de cet endroit réside en ce qu’on ne peut gagner les faveurs de Dieu qu’en renonçant aux biens terrestres.
    Renonce à ce monde et Dieu t’en fera voir les défauts ; mais ne te laisse pas égarer car tu es surveillé.
    Parlez et on vous connaîtra car votre personnalité est révélée par vos discours.
    Tout ce dont vous vous contentez, vous suffira.
    Le sort est inconstant : un jour il te sourit et un autre il te boude, ne te grise pas dans les jours fastes, ne perds pas patience dans les jours sombres.
    Le père et l’enfant ont des droits l’un sur l’autre : le droit du père sur l’enfant est celui de la pleine obéissance, sauf dans l’impiété, l’enfant a droit à un beau nom, une bonne éducation et à l’étude du Coran.
    Que le descendant d’Adam est misérable ! Son terme lui est inconnu, ses maux lui sont voilés, son acte est noté, la punaise le fait souffrir, le hoquet l’étouffe et la sueur le fait puer.
    Faites le bien et n’en dédaignez rien : le moindre bien est en soi grand et le peu abondant.
    Au jour du Jugement la plus grande angoisse sera celle d’un homme qui aura amassé des biens contrairement aux ordres de Dieu et les aura légués à un autre qui les aura utilisés selon les préceptes divins. L’héritier gagnera la vie éternelle et l’autre entrera en enfer.
    Le plus perdant des hommes et le plus défaillant est celui qui s’épuisa à amasser des biens alors que le destin ne favorisait pas ses desseins : il quitta le monde avec amertume et aborda l’éternité en déshérité.
    L’indulgence est un voile protecteur, la raison une épée tranchante ; voile le défaut de ton caractère avec ton indulgence et réprime ta passion avec ta raison.
    L’homme ne doit pas se fier à deux choses précaires : la Santé et la Fortune ; alors qu’il paraissait sain le voilà soudain malade et de riche qu’il était, il devient pauvre.
    Lors d’une fête l’Imam dit : ce n’est point une fête sauf pour celui dont Dieu agrée le jeûne et la prière ; mais toute journée est fête tant que Dieu n’y est pas désobéi.
    Le combattant qui trouve la mort au service de Dieu n’a point plus de mérite que celui qui pardonne tout en étant puissant : sa clémence le rend comparable aux anges.
    Le plus grave des péchés est celui que sous – estime son auteur.
    Aime modérément ton ami et hais de même ton ennemi, le premier pouvant devenir un ennemi et le dernier se transformer en ami.
    A des gens qui le louaient en sa présence l’Imam dit : Seigneur ! Vous me connaissez mieux que moi-même ; je me connais mieux qu’ils ne me connaissent. Faites que nous soyons meilleurs que ce qu’ils pensent et pardonnez-nous ce qu’ils ignorent de nous.
    Redoutez la révolte du généreux affamé et celle de l’infâme rassasié.
    Le cœur de l’homme est méfiant. Il devient affable envers celui qui se le concilie.
    La personne à qui il revient le mieux de pardonner est celle qui dispose du pouvoir le plus large pour punir.
    La vraie générosité est volontaire. Celle qui est accordée sur demande l’est par complaisance et pour éviter le blâme.
    La patience est double : l’une face à ce que vous détestez et l’autre devant ce qui vous séduit.
    La richesse en exil est patrie, la misère dans la patrie est exil.
    Les biens alimentent les désirs.
    Les cœurs sont aussi sujets à l’ennui que les corps, divertissez-les avec les belles pensées.
    O Descendants d’Adam ! Tout ce que vous amassez au-delà de vos besoins, vous le thésaurisez pour les autres.
    Les cœurs ont leurs moments de désir, d’affabilité et d’hostilité. Abordez-les lorsqu’ils sont en état de désir et d’affabilité, car un cœur en proie à la haine est incapable de discernement.
    Un bien médiocre qui dure est préférable à un bien abondant qui crée l’ennui.
    N’aie pas honte de donner peu car la privation sera bien moindre.
    Quand le sort favorise un être il lui prête les qualités des autres, et quand il lui tourne le dos il le dépouille de ses propres qualités.
    Fréquentez les hommes de sorte qu’ils vous pleurent à votre mort et vous chérissent de votre vivant.
    (48) Le plus impuissant des hommes est celui qui n’a pas su se faire des amis, le plus impuissant encore est celui qui perd ceux qu’il aurait acquis.
    (49) Les méchants s’attachent aux défauts des gens et négligent leurs qualités, telles les mouches qui ne hantent que les lieux infectés.
    Si le temps se dégrade les vertus se dévalorisent et deviennent nuisibles. Les vices trouvent acquéreur et deviennent rentables. Alors le riche aura plus à redouter que l’infortuné.
    La mort du fidèle est son repos, celle de l’impie est repos pour les autres.
    L’exécution est à la promesse ce que la grâce est au visage.
    O fils d’Adam ! Tu n’es qu’un cumul de jours ; chaque jour qui fuit emporte une fraction de ton être.
    Celui qui pratique incessamment une chose devient célèbre par elle ; celui qui vous affectionne par intérêt se lasse de vous une fois satisfait ; celui qui est réputé par sa sagesse s’entoure de respect.
    Seigneur ! Il suffit à ma fierté que vous soyez mon Dieu et à ma gloire que je vous sois soumis. Vous êtes tel que je le veux : faites de moi celui que vous voulez.

  68. Avatar de Sags Sags dit :

    SALAM ALEYKUM TOUS LES GRANDS ET ILLUSTRES MAITRE,aussi a maman LILIA ROSE!! IL PARAIT IL QU’IL Y A 13 SIGNES DANS L’ANNÉE , JE SOUHAITE UN ÉCLAIRCISSEMENT! UNE PERSONNE EN A PARLER , JE NE ME RAPPEL PLUS!! S’IL VOUS PLAIT GUIDEZ MOI! MAITRE GARIB? MABDIR, MAITRE BASSIROU!

    • Avatar de BASSIROU CAMARA BASSIROU CAMARA dit :

      Oh!!! mon ami SAG,c,est trop trop vague (13 signes dans l,année) même ABDULAYE GARIB1-2-3-1000 ETC…l,ermite mage du blog, n,a pas la réponse à cette question ok ? (interdit de rire c,est le carème). Reformule toi vite,je t,attends impatiemment.

    • Avatar de Sags Sags dit :

      salam akey kum MON GRAND ET ILLUSTRE MAITRE INCONTESTABLE BASSIROU CAMARA, Veille m’excuser d’oser vous demander des explications sur un fait que j’ai entendu parler quelque part! En effet Maitre , je voulais savoir si dans le Mystique on peut,parler de 13 SIGNES ASTROLOGIQUES AU LIEU DE 12 ?? IL parait il que le 13ième SIGNE représente une période qui se situé entre (NOVEMBRE DÉCEMBRE ET JANVIER) ??? Que dit le MYSTIQUE ISLAMIQUE?

    • Avatar de Abdoulaye-garib12 Abdoulaye-garib12 dit :

      @salam simbo BASS
      @salam karamogo Sags

      s9
      v36.
      Le nombre de mois, auprès d’Allah, est de douze [12 mois], dans la prescription d’Allah, le jour où Il créa les cieux et la terre. Quatre d’entre eux sont sacrés : telle est la religion droite. [Durant ces mois], ne faites pas de tort à vous-mêmes. Combattez les associateurs sans exception, comme ils vous combattent sans exception. Et sachez qu’Allah est avec les pieux.

      • Avatar de BASSIROU CAMARA BASSIROU CAMARA dit :

        Oui maître GARIB,idéologiquement parlant,mais existentiellement,notre SAGS avait besoin des renseignements sur un 13ème signe du zodiaque qui n,est autre que le serpentaire(al hayyah en arabe),c,est à ce titre que je le renvoie sur la page recettes mystiques d,où il me lira à satisfaction.

        • Avatar de Sags Sags dit :

          SALAM ALEY KUM MES MAITRES , en effet c’est un renseignements ! Je vous suis redevable pour la réponse! C’est bien de cela qu’il s’agit! Encore Merci Mes illustres Maitres de m’avoir accorder votre précieux temps moi un simple élève! encore merci, je cours visiter la page! WASALAM!

  69. Avatar de BASSIROU CAMARA BASSIROU CAMARA dit :

    Bonjour, aimons le prophète MOHAMMED (PSL) de tous nos cœurs !

  70. Avatar de Ba Ami Ka le Prince baminataden dit :

    Salam le blog
    Papy Bass j’etais,je suis et serai toujours là !!! Pour apprendre !
    Papy Bass et tous autres personnes d’ éclairer ma l’enterne sur le mot nour qui apparaît sous deux formes ou indiquant deux choses différentes: le premier en rapport avec le soleil qui est répété 33fois dans le saint coran et le second avec l’intelligence est répété 49 fois dans le coran.
    Selon le général ana7777 le mot Noor à pour PM 256 qui est égale au PM d’une figure géomantique .
    Quand on dit au début était la lumière !!!
    Ma question est de savoir à quelle lumière doit- on faire allusion ???
    Papy Bass mon refut était d’amener BAROKIA à mettre plus d’accents sur les bienfaits du jeun sur le plan: physique mental et spirituel chez le jeune musulman ( ce que je peus dire est qu’il permet de se connecter plus facilement sur plan spirituel de soigner certaines maladies ……
    Bamary ka le ( écolier)
    Baminataden.

    • Avatar de BASSIROU CAMARA BASSIROU CAMARA dit :

      Bonjour, le robot qui est sur cette page des religions/spiritualités en charge de supprimer d,office mes prêches, n,est autre que la main invisible du génial marabout sabaly poulo danedio télécommandée par son maître bamynatadén(Rire). RDV sur la page des 30 hommes d,où, sabaly,bamynataden et bassirou les complèteront à 33(RIRE),nombre correspondant aux 33 articulations de la colonne vertébrale de l,homme ou des 33 grains du chapelet de l,astrologue garib(rire).J,ai belle et bien la réponse à ta question,mais prudence,nous sommes sur une page d,où il m,est interdit de parler de l,islam(rire) : noûr,49 et les 7777 de ana.Bon dimanche à tous et à toutes !!!

    • Baminata le coranologue multifonctionnel

  71. Avatar de BASSIROU CAMARA BASSIROU CAMARA dit :

    Bonjour le blog ! Juste un essaie

  72. Avatar de Dibo Dibo Dibo Dibo dit :

    Je n’arrive pas à comprendre pourquoi beaucoup de gens se plaignent de la suppression de leurs postes. Cela n’encourage pas les bonnes volontés. Il va falloir revoir ça. Bascam ne mérite pas ça. Il fait parti des meilleurs professeurs qui animent ce blog…

  73. Avatar de BASSIROU CAMARA BASSIROU CAMARA dit :

    Bonjour/bonsoir le blog ! Bonjour maîtres le PATIENT du sankaran,DIBO DIBO du mali,ABDUL du blog,MEITEABOU83,MANDIR ! IL va falloire que je déserte cette page que j,avais tant aimée en ce mois de carème.Mais,désolé,le modérateur supprime mes postes depuis lundi jusqu,avant-hier mardi.Pourtant j,avais ouvert un gros document(hadiss al haqik) agrée,accepté,validé et confirmé par notre prophète MOHAMMED lui même(DLBS).

    • Avatar de lilia Rose lilia Rose dit :

      Bonsoir cher Mufti du blog MHD ,tous les messages sont dirigés vers les pages correspondantes, les doublons dans la corbeille et aucun message du MUFTI préferer du blog a l’horizon ,il faut revoir au niveau de ta boite d’envoie ,désolée pour cet incidence ,je compte sur toi pour nous gratifié de ces recettes agréé et accepter pour nous et que je puisses validée, confirmer la réception sur cette meme page ….
      sincèrement désolée
      A bientot

  74. Avatar de Patient Patient dit :

    Bonsoir au blog
    Bonsoir maitre BASSIROU.Votre élève le Patient est en « semi-kalwa » en d’autre terme « kalwa partielle » ( rireee).Maitre KAWOU m’a introduit dans un labo(rire). Mais je précise que je fais l’usage d’un verset simple je ne rêve même pas au talsam ou autre nom car je ne suis pas djinnelogue ou rouhanialogue et surtout IL (BASSIROU CAMARA) est loin de moi.
    Bon moi de carême l’AS BASSIROU CAMARA.

  75. Avatar de Modibo Modibo dit :

    Par simple curiosité intellectuelle, je voudrai comparer les wirds tijanes, mourides et khadres qui sont les confréries les plus populaires dans l’ouest africain…. Je demande de l’aide car je ne suis pas à proprement parler un « adepte » d’une confrérie sinon du blog mahudien (lol)…. En clair, je voudrai, frères grands maîtres, apprentis et fans, la llister pour chaque confrérie des litanies…. Merci !

  76. Avatar de BASSIROU CAMARA BASSIROU CAMARA dit :

    Louange à dieu,seigneur des mondes,et que bénédiction et salut soient accordés au sceau et dernier des prophètes,notre maître Mouhammad ainsi qu,au reste des prophètes.Dieu a assigné à toute l,humanité de suivre la voie qu,il lui a tracée.Et ce depuis qu,il a institué Adam,l,ancêtre du genre humain comme vicaire sur terre.Depuis,l,homme n,a cessé,à travers les temps,de violer les prescriptions divines, de les altérer et de les falsifier.Dieu envoya alors des messagers pour reconduire les hommes dans la voie de rectitude de laquelle ils s,égaraient.La vie et la prédication de ces messagers constituent un exemple sublime de lutte pour la cause de Dieu-à lui la transcendance et l,exaltation.La prophètie est une de la part de Dieu et non un rang auquel on accède par la piété,le culte et la continence. Bonne fin de soirée débutant le saint RAMADAN !

    • Avatar de Abdul £ Abdul dit :

      Maitre Bassirou
      Content de vous lire Sur cette page consacrée à la religion et compte vous suivre à long du mois de carême pour mieux appréndre avec vous.

      —A Honneur touts les Maitres et lecteurs
      A la veille de Ramadan June 5, 2016
      Dieu m’a béni ma famille avec la
      La Naissace de Mon Premier Garçon.

      Je Demande votre Benidiction !

      Bonne Ramadan Tous et Toutes
      In the Name of Allah !

    • Avatar de Dibo Dibo Dibo Dibo dit :

      Content de vous lire ici et impatient de vous voir dévoiler sur la page « index des plantes », les plantes pour aider les gastrites à jeûner conformément aux exigences de l’islam.

  77. Avatar de meiteabou83 meiteabou83 dit :

    salam as tous les maitres je voudrais la transcription du nom YA ZALTAWLÎ en arabe

  78. Avatar de mandir mandir dit :

    Lillahi asma’oul housna fad’ouhou biha.
    bijahi seydina Mouhamadou rassoulillahi wa houwal aminou
    wa bibarakati ghawsoul a’zam wa houwal Abdoul qadir jilani

    1. Yaa Allaahu anta robbunaa laa ilaaha illaa anta

    2. Yaa Rahmaanu narjuu rahmatak

    3. Yaa Rahiimu irhamnaa

    4. Yaa Maaliku A’thinaa min mulkika

    5. Yaa Qudduusu Qaddis Fithratanaa

    6. Yaa salaamu sallimna min aafaatid dunyaa wa’adzaabil aakhirah

    7. Yaa mu’minu aaminaa wa-aamin ahlanaa wa baladanaa

    • Avatar de mandir mandir dit :

      8. Ya Muhaiminu haimin auraatinaa wa-ajsaadanaa

      9. Yaa Aziizu Azziznaa bil’ilmi walkaramah

      10. Yaa Jabbaaru hab lanaa min jabaruutika

      11. Yaa Mutakabbiru bifadhlika ij’alnaa kubaraa

      12. Yaa Khooliqu ahssin kholqonaa wa ahssin khuluqonaa

      13. Yaa Baari’u abri’naa minal schirki walmaradhi walfitnati

      14. Yaa Mushawwiruu sawirnaa ilaa ahsanil kholqi wal haali

  79. Avatar de lilia Rose lilia Rose dit :

    Louange à Dieu Tout-Puissant

    (Quand l’Imam se mettait à réciter des invocations, il commençait par louer Dieu Tout-Puissant et par faire Son Eloge !
    Louange à Dieu, le Premier sans premier avant Lui, le Dernier sans dernier après Lui, que la vue de ceux qui regardent n’arrive pas à voir, que les conjectures de ceux qui décrivent sont incapables de qualifier.
    Il a produit par Sa Puissance les créatures à partir de rien et les a inventées selon Son Vouloir; Il leur a ensuite fait suivre le chemin de Sa Volonté et les a envoyées dans la voie de Son Amour.
    Elles ne peuvent retarder ce qu’Il a fait passer en avant vers Lui ni avancer ce qu’Il a retardé de Lui.
    Il a établi pour chaque esprit d’entre elles une part de nourriture connue, prise de Ses Ressources. Nul ne diminue ce qu’Il a rendu abondant ni n’augmente ce qu’Il a rendu déficient.
    Ensuite, Il lui a fixé un délai déterminé dans la vie et lui a placé un terme limité vers lequel il se rend chaque jour de sa vie et duquel il se rapproche au fil des années, jusqu’à ce que, ayant atteint sa limite ultime et épuisé le compte de ses ans, [Dieu] le saisisse [pour l’amener] à quoi Il l’avait appelé: Sa Récompense généreuse ou Son Châtiment redoutable.
    ( Afin qu’Il rétribue ceux qui font le mal d’après leurs actes et qu’Il rétribue ceux qui font le bien en leur accordant une très belle récompense ) (LIII, 31) en toute justice de Sa Part.
    Combien Ses Noms sont sanctifiés et Ses Bienfaits manifestes! ((Nul ne L’interroge sur ce qu’Il fait mais eux [les hommes] seront interrogés)) (XXI, 23).
    Louange à Dieu! S’Il avait privé Ses serviteurs de la connaissance de la Louange qui Lui revient pour les bienfaits ininterrompus qu’Il leur donne et pour les bienfaits manifestes qu’Il répand sur eux, ils auraient disposé de Ses Grâces et ne L’auraient pas loué, ils auraient joui de Ses Subsistances et ne L’auraient pas remercié.
    En étant ainsi, ils seraient sortis des limites de l’humanité pour celles de l’animalité, ils seraient comme ce qu’Il a décrit dans Son Livre clair: (( Ils ne sont comparables qu’à des bestiaux et plus égarés encore, loin du droit chemin) (XXV, 44)
    Louange à Dieu pour ce qu’il nous a fait connaître de Lui-même, pour nous avoir inspiré de le remercier, pour nous avoir ouvert les portes du savoir de Sa seigneurie, pour nous avoir ouvert les portes du savoir de Sa Seigneurie, pour nous avoir montré la sincérité/loyauté dans Son Unicité, pour avoir écarté de nous l’incroyance et le doute en ce qui Le concerne, d’une Louange par laquelle nous vivrons longuement parmi les créatures qui Le louent, par laquelle nous précéderons ceux qui vont au-devant de Sa Satisfaction et de Son Pardon; d’une Louange par laquelle Il illuminera les ténèbres du monde intermédiaire, par laquelle Il facilitera pour nous la voie de la Résurrection, par laquelle Il ennoblira nos demeures lors de la station des témoins, le jour où (( Toute âme sera récompensée en fonction de ce qu’elle a acquis, personne ne sera lésé. (XLV, 22), (Le jour où nul ami ne pourra rien faire pour son compagnon, le jour où les hommes ne seront pas secourus) (XLIV, 41), d’une Louange qui s’élève de nous vers le plus haut des degrés élevés du Paradis (‘Iliyyînes) dans ( Un livre écrit dont sont témoins les Proches (de Dieu) (LXXXIII, 20-21); d’une Louange par laquelle nos yeux prendront plaisir lorsque les regards seront stupéfaits et par laquelle nos visages s’éclaireront lorsque les peaux noirciront; d’une Louange par laquelle nous serons libérés du feu douloureux de Dieu pour [entrer] dans le noble Voisinage de Dieu; d’une Louange par laquelle nous rivalisons avec les Anges rapprochés et par laquelle nous nous joignons aux Prophètes envoyés dans la demeure de la Stabilité qui ne disparaît pas et à l’endroit de Sa Grandeur qui ne change pas.
    Louange à Dieu qui a choisi pour nous les beautés de la création, qui nous a fait parvenir les bonnes ressources, qui nous a fait la faveur de nous rendre maîtres de l’ensemble de la création.
    Ainsi, toute créature nous est soumise par Sa Puissance, se rend à notre obéissance par Sa Force.
    Louange à Dieu qui nous a fermé la porte du besoin d’autres que Lui. Alors comment pourrions- nous prononcer Sa Louange? Ou quand pourrions- nous nous acquitter de Le remercier? Non! Quand? (Jamais! Au grand jamais!)
    Louange à Dieu qui a établi en nous les instruments de l’extension, a placé pour nous les instruments de la contraction, nous a dotés des esprits de la vie, nous a munis de membres pour les activités, nous a nourris de bonnes subsistances, nous a fait acquérir de Ses Faveurs et nous a comblés de Ses Bienfaits.
    Ensuite, Il nous a donné des ordres pour mettre à l’épreuve notre obéissance et nous a prescrit des interdits pour éprouver notre reconnaissance; nous nous sommes alors détournés (de la voie) de Ses Ordres et nous nous sommes hissés sur les terre-pleins de Ses Interdits; Il ne s’est pas alors empressé de nous punir ni ne s’est hâté de nous frapper de Sa Vengeance. Au contraire! Il a pris son temps, avec indulgence, par Sa Miséricorde et a attendu notre retour/repentir avec mansuétude par Sa Bonté.
    Louange à Dieu qui nous a indiqué [la voie] du repentir que nous n’avons pas connue que par Sa Faveur.
    Aussi, si nous ne prenons en considération de Sa Faveur que cela, alors combien est bon Son Bienfait auprès de nous, combien est immense Sa Bonté à notre égard, combien est considérable Sa Grâce envers nous, car en ce qui concerne le repentir, la règle n’était pas ainsi pour nos prédécesseurs!
    En effet, Il nous a ôté ce que nous ne pouvions pas [porter], il ne nous a chargés que de ce que nous pouvons porter, nous imposant une charge légère et ne laissant à aucun d’entre nous ni argument ni excuse. Ainsi, est perdu celui d’entre nous qui s’est égaré loin de Lui et est heureux celui d’entre nous qui aspire à Lui.
    Louange à Dieu pour toute louange que font le plus proche de Ses Anges, le plus noble de Ses créatures, le plus agréé auprès de Lui de Ses laudateurs; d’une Louange qui surpasse toutes les autres louanges comme notre Seigneur surpasse toutes les créatures.
    Louange à Lui ensuite pour tout Bienfait qu’Il nous a fait, à nous ainsi qu’à l’ensemble de Ses serviteurs passés et à venir, au nombre de l’ensemble des choses que Son Savoir embrasse et dont le nombre (de chacun de (ces bienfaits) augmente et se multiplie à jamais, éternellement jusqu’au jour de la Résurrection; d’une Louange pour laquelle il n’y a pas de limite à sa fin (illimitée) ni de compte à son nombre innombrable, ni d’atteindre pour son but infinie, ni d’interruption pour son terme perpétuelle; d’une Louange qui soit un lien pour accéder à l’obéissance à Lui et à Son Pardon, une corde [pour atteindre] Sa Satisfaction, un moyen [pour obtenir Sa Rémission, une voie pour parvenir à Son Paradis, un gardien contre Son Châtiment, un abri contre Son Courroux, un soutien pour Lui obéir, un obstacle à Sa désobéissance et une aide pour s’acquitter des droits qui Lui sont dus et (accomplir) les devoirs envers Lui; d’une Louange par laquelle nous jouissons du bonheur parmi les bienheureux de Ses Proches et grâce à laquelle nous serions dans le rang des martyrs succombant sous les épées de Ses ennemis, car Il est en effet un Maître Digne de Louanges.

  80. Avatar de lilia Rose lilia Rose dit :

    Sa prière sur le Messager de Dieu ( que Dieu prie sur lui et sur sa famille ) après cette louange

    Louange à Dieu qui nous a fait don de Mouhammad, Son Prophète (que Dieu prie sur lui et sur sa famille) à l’exclusion des autres nations passées et des générations précédentes, par Son Pouvoir que rien ne réduit à l’impuissance, aussi grandiose soit-il, auquel rien n’échappe, aussi subtil soit-il. Il (Dieu) a scellé par nous tout ce qu’Il a créé et a fait de nous des témoins contre tout négateur, Il nous a rendus plus nombreux, par Sa Grâce, face à ceux qui ont diminué en nombre.
    Mon Dieu, prie sur Mouhammad, Ton Fidèle à Ta Révélation, Ton Choisi parmi Tes créatures, Ton Elu parmi Tes serviteurs, l’Imam de la Miséricorde, le Commandant du bien, la Clef de la bénédiction.
    En effet, il mis son âme au service de Ta Cause et a exposé son corps aux choses pénibles, pour Toi; il a appelé ouvertement ses proches à Toi, il a combattu sa famille à la recherche de Ta Satisfaction et il a rompu ses liens de parenté pour vivifier Ta Religion; il a éloigné les proches à cause de leurs abjurations et il a rapproché ceux qui étaient loin pour leur accueil favorable; il s’est allié aux plus éloignés pour Toi et s’est montré hostile envers les proches pour Toi; il s’est appliqué à diffuser Ton Message, il s’est épuisé à appeler [les gens] à Ta Religion et il s’est préoccupé de conseiller les gens [dignes] de Ton Appel; il a émigré dans une terre d’exil, éloignée du lieu d’origine de sa tribu, du lieu où il avait vécu, où il était né, qui lui était familier, tout cela parce qu’il voulait rendre Ta Religion puissante et qu’il recherchait Ta Victoire face aux mécréants, jusqu’à arriver à réaliser ce qu’il avait tenté avec Tes ennemis et à achever ce qu’il avait organisé avec Tes Proches-amis, alors, il les (Tes ennemis) affronta, demandant la victoire grâce à Ton Aide et renforçant sa faiblesse par Ton Soutien.
    Il fit alors irruption au coeur de leurs maisons et passa à l’offensive contre eux au sein de leurs résidences jusqu’à ce que Ton Ordre fût établi et que Ta Parole fût élevée, malgré l’opposition des associationnistes.
    Mon Dieu, élève-le, pour tous ses efforts pour Toi, au plus haut degré de Ton Paradis, jusqu’à ce que nul ne l’égalise en son rang, ni ne soit rétribué au même niveau, ni qu’aucun Ange proche ni Prophète Messager ne l’égalent.
    Donne-lui, parmi les membres purs de sa famille et sa communauté de croyants, la bonne intercession, la plus majestueuse que Tu ais promise, ô Celui qui accomplit Ses promesses, ô Celui qui est fidèle à Sa Parole, ô Celui qui change les mauvaises actions en oeuvres bonnes en les doublant, car Tu es le détenteur de la Faveur incommensurable, (le Très-Généreux, le Très-Noble)….

    Sa prière pour les Porteurs du Trône et pour tout Ange proche

    Mon Dieu, prie sur les Porteurs du Trône qui ne s’arrêtent jamais de Te glorifier, qui ne se lassent pas de Te sanctifier ni ne se fatiguent de T’adorer, qui ne préfèrent pas lésiner leurs efforts dans [l’accomplissement] de Ton Ordre ni ne sont insouciants dans leur amour envers Toi;
    Isrâfil, le détenteur de la trompette, au regard fixe, qui attend Ton Autorisation et l’échéance de Ton Ordre pour souffler [dans la trompette] et réveiller les otages gisants des tombes,
    Mikâ’îl, bénéficiant des honneurs auprès de Toi, d’un rang élevé pour son obéissance envers Toi;
    Gabriel, le dépositaire sûr de Ta Révélation, l’obéi par les habitants de Tes Cieux, le haut placé auprès de Toi, le proche de Toi; l’Esprit qui est chargé des anges des voiles et l’Esprit qui procède de Ton Ordre;
    Alors, mon Dieu, prie sur eux tous, ainsi que sur les anges qui, au-dessous d’eux, sont les habitants de Tes Cieux, les dépositaires de Tes Messages, qui ne connaissent pas la lassitude dans leurs efforts, ni l’épuisement des langueurs et des abattements; que les passions/envies ne distraient pas dans leur glorification (de Toi), que l’oubli provenant de l’insouciance ne fait pas interrompre l’apologie qu’ils T’adressent; qui, les yeux baissés, ne cherchent pas à regarder vers Toi, qui, la tête courbée, ne cessent pas de désirer ce qui est auprès de Toi, s’adonnant [au plaisir] d’évoquer Tes Bienfaits, humbles devant Ta Grandeur et la Majesté de Ton Orgueil; qui disent, en regardant l’enfer pétiller au-dessus de ceux qui T’ont désobéi: “Gloire à Toi! Nous ne T’adorons pas d’une adoration digne de Toi!”, alors prie sur eux, ainsi que sur Tes Anges spirituels, les détenteurs du rang de la proximité auprès de Toi, les porteurs du Mystère à Tes Messagers, les confidents de Ta Révélation, ainsi que sur les peuplades des Anges que Tu T’es réservées pour Toi-même, que Tu as dispensées [du besoin] de manger et de boire pour Te sanctifier, que Tu as installées dans les profondeurs de Tes Cieux superposés; celles qui se tiennent sur leurs côtés [dans l’attente de la descente de l’ordre de l’accomplissement de Ta Promesse, les gardiens de la pluie et [les Anges] qui poussent avec force les nuages; celui qui fait entendre, de sa voix criante, le vacarme des tonnerres – et lorsque les nuages sont entraînés par lui dans leur course rapide, ils se frôlent et les éclairs de la foudre étincellent – et les accompagnateurs de la neige et de la grêle, ceux qui descendent avec les gouttes de la pluie quand elles tombent; ceux qui supervisent les réservoirs des vents ; ceux qui ont la charge des montagnes pour qu’elles ne disparaissent pas et ceux auxquels Tu as fait connaître le poids des eaux et la mesure de ce que contiennent les fortes pluies et ce qu’elles entraînent avec elles en sable; et Tes Anges messagers envoyés aux habitants de la terre, qui font descendre l’épreuve détestée et l’aisance bien-aimée; les nobles copistes pieux; les nobles gardiens scribes; l’Ange de la mort et ses auxiliaires ainsi que Munkar, Nakîr et Rûmân, l’épreuve de la tombe; ceux qui tournent autour de la Maison peuplée; Mâlek et les gardiens; Rudwân et les portiers des Paradis; ceux (( qui ne désobéissent pas à l’Ordre de Dieu et font ce qui leur est commandé) (LXVI, 6); ceux qui disent: (( “Que la paix soit sur vous, parce que vous avez été constants – la demeure finale est excellente”) (XIII, 24), et les soldats (les anges du Châtiment divin) qui, si on leur dit: ((Saisissez-le! Qu’on lui mette un carcan! Jetez-le dans la fournaise!) (LXIX, 30), se hâtent de le faire et ne lui accordent aucun répit; ceux que nous avons omis d’évoquer et dont nous ne connaissons pas la place auprès de Toi ni de quel ordre Tu les as chargés; les habitants de l’air, de la terre et de l’eau; ceux qui ont la charge des créatures; alors prie sur eux le jour où chaque âme arrivera ((accompagnée d’un conducteur et d’un témoin)) (L, 21) et prie sur eux d’une prière qui ajoute de l’honneur à leur honneur et de la pureté à leur pureté.

  81. Avatar de lilia Rose lilia Rose dit :

    Le verset 32 de la Sourate 24, qui concerne le mariage dans l’Islam, nous affecte tous. L’Islam est un mode de vie holistique. Il guide l’être humain dans chacun des aspects de sa vie : physique, spirituelle, éthique, jurisprudentielle, théologique.

    Il est mentionné dans le Saint-Coran comme un acte accompli par les compagnons de Rassoul Allah quand ils étaient avec lui. Allah (swt)en parle dans le verset 24 de la Sourate Nissa (Les femmes )
    les compagnons du Saint-Prophète (saw )pratiquaient le mariage temporaire mais au moment de la guerre de Khaybar, on leur a annoncé que le Mouta’a avait été abrogé. Boukhari cite la narration de Ibn Abbas qui rapporte : « J’ai demandé à Ali bin Abou Talib concernant le mariage temporaire. Il m’a alors répondu « le jour de Khaybar, le mariage temporaire a été abrogé en même temps que le fait de manger de la viande d’âne » » Notre réponse à Boukhari est que le verset 24 de la Sourate 4 a été révélé en l’an 9 A.H. alors que Khaybar a eu lieu en l’an 7 A.H. Comment est-il possible d’abroger quelque chose qui n’a pas été instaurée ?

    D’autres disent que la Sourate Mouminoune (Les croyants, n° 23) abroge le verset sur le Mouta’a. La Sourate Mouminoune a été révélée durant la dernière partie de la vie de notre Saint-Prophète (saw) à Mekka tandis que le verset sur le Mouta’a a été révélé en l’an 9 A.H.et que Rassoul Allah était à Medine

    Dans le Sahih Mouslim, nous trouvons une narration de Ibn Abbas. Il raconte que ses amis et lui donnaient comme Mahar des fleurs ou des dattes. Il ajoute : « Nous le faisions à l’époque de Rassoul Allah puis de Abou Bakr jusqu’au second calife. » C’est en effet le second calife de l’Islam qui a mis fin au Mouta’a

    Ali ibn Abi Talib a dit : « Si le second calife n’avait pas abrogé le mariage temporaire, personne n’aurait commis l’adultère.
    Le sujet du mariage a été examiné de près dans ce monde de plus en plus moderne et cette globalisation. Les gens se posent des questions sur le mariage temporaire tel que le mouta’a, le mariage missi’ar et orfi. Les jeunes aussi bien en Orient qu’en Occident se demandent si ces mariages sont encore applicables ou non dans leurs vies.

    LA POLÉMIQUE SUR LE MARIAGE TEMPORAIRE ET PERMANENT source SHIA ….

  82. Avatar de Sags Sags dit :

    Autant pour moi frère, MERCI INFINIMENT de cette réponse!!? JE N’OUBLIERAIS PAS!! Q’UALLAH Y METTE LA BARAKA ET NOUS GUIDE VERS LE DROIT CHEMIN! WAL LAHOU ALAM!!!!

  83. Avatar de mandir mandir dit :

    Quel est le verset qui a institué le mariage temporaire ?

    Le verset qui aurait instauré le mariage temporaire : Sourate 4 Verset 24

    « Puis de même que vous jouissez d’elles, donnez-leur leur récompense comme une chose due. Il n’y a aucun péché contre vous à ce que vous concluez un accord quelconque entre vous après la fixation de la récompense. Dieu est savant, sage »

    Il ne fait aucun doute que ce verset fait directement allusion au mariage temporaire comme le Tafsir Ibn Kathîr nous l’indique et bien d’autres exégéses. Il est aussi fait mention de jouissance. Le verbe « jouir » est employé pour dire que le but principal de ce mariage est de satisfaire son désir selon les lois de la religion et non en débauché.
    mais le terme le plus approprié ici serait peut être le terme LIBIDO ou pulsion biologique et physiologique, qui est naturel en l’homme.
    Il faudrait pourtant garder à l’esprit que l’islam est une religion de mesure et Allah (swa) connaît ce qu’il y’a dans les cœurs. Le contexte de ce mariage temporaire est déterminant (situation de guerre de voyage ou d’exil…). Ou s’arrête le licite en mariage temporaire et ou commence la débauche ou la fornication? C’est très difficile à dire.

    Et il est possible qu’il y ait naissance d’enfants, or le but dans ce contexte n’est pas de fonder une famille, mais plutôt de satisfaire licitement ses pulsions. C’est pour cela qu’en arabe ce mariage est appelé zawaj mout‘a, ce qui signifie mariage de jouissance ou de plaisir.

    Aussi Dieu parle de « ajr » (récompense) et non de « mahr » (dot) ou « sedaq » (don) comme dans le mariage traditionnel. Il ne s’agit aucunement d’un salaire comme on paie les prostituées. Il faut traduire par « récompense ». En effet, il s’agit de rehausser la condition de la femme en lui donnant une somme d’argent, une bague, un collier ou une rose, chacun selon ses moyens. Cela pour témoigner du respect à cette femme qui devient son épouse. La « récompense », ni même la « dot » ou le « don » n’exprime absolument pas l’idée que ce serait le prix d’achat de la femme.

    C’est un cadeau de respect que la femme n’a pas de raison de refuser. Il y a une tournure d’esprit bien étrange de certaines femmes qui ont l’impression qu’en acceptant quelque chose, on les achète alors que quand elles ne reçoivent rien elles se sentent comme soulagées d’avoir accompli un acte de liberté. Alors qu’en réalité, elles se sont souillées gratuitement sans faire payer l’atteinte portée à leurs corps. Mais en cas de besoin, elles n’hésiteraient pas à se prostituer, à vendre ce corps.

    En effet, il faut un accord où les conditions de la femme et de l’homme soient posées. L’entente tacite ne suffit pas. Voilà ce qui nous fait échapper à l’engrenage de la turpitude et du vice.

    Si Dieu est dur et sans concession pour les comportements déviants, c’est qu’Il a permis le mariage temporaire qui a toute la souplesse nécessaire pour s’adapter aux besoins de toutes les communautés de tous les temps.

    Le problème juridique qui se pose dès à présent est :

     » Quel est le verset qui a abrogé le Mariage Temporaire ?  »

    Maintenant répondant aux personnes qui nous expliquent que cette sunnah a été interdite par des Hadiths très controversé.

    Le Mariage Temporaire a été institué par un verset du Coran. Pour que cette Sunnah soit interdite, elle doit être abroger par un autre verset. Or, il n’y a aucun verset qui abroge cette sunnah.

    Car dans l’Islam il y a une hiérarchie des normes, au dessus il y a la parole divine : les verset du Coran. Puis les hadiths Qudsi qui sont les paroles de Dieu mais qui ne rentre pas dans le cadre religieux du Coran. Et enfin, les Hadiths en régle générales …

    Comment un hadith peut-il abroger un verset du Coran ?
    Nous n’avons pas la prétention d’avoir raison ou de trancher définitivement sur cette question délicate.
    En revanche, nous ouvrons la porte à une réflexion saine sur une question dont la prise en charge, si elle est faite avec passion sans la responsabilité, ni la raison pourrait sembler entacher l’Islam. Mais en vérité. Elle n’entachera tout au plus que la conscience de celui qui voudra manipuler le livre saint au profit de sa passion profane (qui diffère des pulsions saines).
    Wa Allahou a’lam

    • Avatar de mandir mandir dit :

      Comment pratiquer le Mariage Temporaire ?

      Après avoir soulevé les questions posées par la mariage temporaire, voyons-en la procédure. Pour montrer que c’est la femme qui devrait être demandeuse de ce type de mariage pour n’être pas abuser et par respect pour elle, c’est elle qui commence à parler en disant en arabe :

      – Zawajtuka nafsi fil mudatil ma‘lumati ‘ala çidaqil ma‘lum.

      – Qabiltu, répond aussitôt après l’homme.

      Mais ils peuvent dire la même chose en français ou en tout autre langue dans le même ordre:

      – Je me marie avec toi pour la durée convenue contre la dot convenue.

      – J’accepte.

      Compte tenu des conditions de vie des jeunes dans la société et du conservatisme borné des adultes, il n’est nullement besoin de la présence des parents, du maire ou d’une autorité religieuse. Le mariage temporaire peut se faire sans intermédiaire.

      Aussi il faut noter qu’en Islam, le mariage traditionnel n’était possible autrefois qu’avec une Musulmane, une chrétienne sincèrement pratiquante ou une juive sincèrement pratiquante.

      Ces deux dernières sont désormais plus que difficiles à trouver de nos jours. Les origines religieuses ne suffisent pas.

      Il faut le témoignage d’une pratique vraiment sincère et constante. C’est pourquoi la précaution, selon nos Anciens, veut que le Musulman ne se marie qu’avec une Musulmane. Il est clair qu’une Musulmane ne peut se marier qu’avec un Musulman ou un jeune d’origine musulmane qui croit en Dieu dans les 2 types de mariage, traditionnel et temporaire. Nos mêmes Anciens affirment qu’au contraire dans le mariage temporaire, l’homme peut se marier sans distinction de culture et de religion.

      • Avatar de lilia Rose lilia Rose dit :

        Le but de l’institution du mariage est de fonder une famille et assurer la pérennité de la descendance. Un tel objectif ne peut se réaliser que dans le cadre du mariage définitif et non par un mariage temporaire dont le but n’est rien d’autre que satisfaire les désirs sexuels.Une telle femme est une épouse qui a ses droits. L’absence de pension et de répartitions des appels avec les autres épouses de l’homme ne lui enlèvent pas son statut de femme mariée. La femme insoumise est aussi une épouse, quoi qu’elle n’a pas droit à la pension et à la rotation. Il en est de même pour une fille mariée très jeune, c’est vraiment surprenant qu’on se serve de la négation d’un jugement pour justifier le rejet du sujet lui-même. Les liens de mariage unissent deux personnes et impliquent certains droits, dans le mariage temporaire, on a pas l’intention de mener la vie en couple sans fornication ni péché. Au contraire on veut juste forniquer. Si ce genre de vie de couple constitue une protection pour l’homme contre la fornication, tel n’est pas le cas chez la femme qui peut décider à tout moment s’offrir à tout homme qui se présente. Elle sera alors semblable à ce qu’un poète décrit ainsi : « une balle frappée avec des crosses de polo, enlevée par un homme, puis par l’autre….
        .

        • Avatar de mandir mandir dit :

          Assalam,
          Avis convaincant et pertinent : « une balle frappée avec des crosses de polo, enlevée par un homme, puis par l’autre…. » . Et pour faire le plaidoyer contre le Mariage temporaire, je dirai aussi que la femme n’est pas une chaussette encore moins des sandales que l’on change à tout bout de champ ou que l’on laisse s’user sous le poids des pieds, mais une couverture de miséricorde et mieux une couronne que l’homme doit savoir bien porter, valoriser et honorer.
          Certains de nos amis chi’ites qui sont partisans de cette forme de Mariage temporaire ne vont peut être pas tarder à intervenir sur la question dont les enjeux et les implications sont à la fois religieux, moraux, sociaux, économiques et même sanitaires.

    • Avatar de mandir mandir dit :

      Pourquoi tant de réticence concernant le Mariage Temporaire?

      C’est la corruption de notre esprit habitué à la rigidité des moeurs décadentes, qui nous fait éprouver de la réticence, cette réticence qui cache mal cette chienne sensualité qui fait que les imams des mosquées ont peur ou tout simplement ne pensent même pas, tant ils s’y font bien, à dénoncer les comportements déviants.

      Par exemple, en Hollande, le pays le plus bas en matière de bonnes moeurs, le gouvernement a organisé une grande réunion où il a invité les imams à faire accepter aux fidèles musulmans la pratique courante de l’homosexualité lors de leurs interventions et sermons du vendredi. Tous ont incliné la tête. Les temps sont durs. Surtout que là-bas, on a déjà légalisé le mariage homosexuel.

      Si les Européens souffrent aujourd’hui d’égarement, les Musulmans portent une grande responsabilité. En effet, par jalousie et rivalité les uns vis-à-vis des autres, la majorité des docteurs de la loi ont renoncé à prôner le mariage temporaire. C’est bien par jalousie et par rivalité et non pour suivre la prétendue sagesse du calife Omar, que la plupart des Musulmans se sont égarés.
      NB: Je dois rendre à CESAR ce qui est à CESAR.
      Les idées et la plupart des textes proviennent de ALI DANI.
      ALI DANI est l’auteur du FOURQANE atomique: dont je trouve l’analyse pertinente bien que j’ai quelques réserves dans la mise en pratique de certaines règles licites.
      Ce n’est pas par hasard que le prophète Mohamed (SAL) confessait: que le divorce est l’acte licite qu’il haïssait le plus.
      Par ailleurs, certaines personnes converties nouvellement à la religion musulmane, témoignent qu’ils n’auraient jamais étaient musulmans s’ils se contentaient seulement d’apprécier l’islam à travers le comportement et la pratique de présumés musulmans.
      Aussi, il faut savoir raison garder.
      Allah nous ordonne: « FASTAQIM KAMA OUMIRTA »
      Mais Il nous rassure aussi: « LA YOUKALIFOU LAHOU NAFSAN ILLA WOS AHA »
      Et Allah est le plus savant.

    • Avatar de Sags Sags dit :

       » »Waalmuhsanatu mina alnnisa-i illa ma malakat aymanukum kitaba Allahi ‘alaykum waohilla lakum ma waraa thalikum an tabtaghoo bi-amwalikum muhsineena ghayra musafiheena fama istamta’tum bihi minhunna faatoohunna ojoorahunna fareedatan wala junaha ‘alaykum feema taradaytum bihi min ba’di alfareedati inna Allaha kana ‘aleeman hakeeman  »’ ENCORE MASHALLAH POUR TOUS!

    • Avatar de mandir mandir dit :

      Quelques approfondissements pour cerner davantage la question:
      le Mariage temporaire comme mariage de jouissance, mariage de raison ou mariage de foi et de responsabilité?

      Si l’on se réfère à l’histoire de la législation islamique, nous trouvons que les Musulmans s’accordent sur le fait que le Prophète (P) ait institué le mariage temporaire dans des conditions particulières. Mais certains Musulmans pensent que ce mariage ait été abrogé ce qui signifie que ce qui été considéré comme licite est devenu illicite. Certains autres Musulmans pensent que ce mariage a été permis deux fois et abrogé deux fois. Mais les sources islamiques chi’ites affirment, en se basant sur des rapports traditionnels, que ce mariage n’a pas été abrogé. Elle soumettent, en même temps, les rapports affirmant l’abrogation de ce mariage, à un examen minutieux, tout en présentant des Traditions affirmant que la prohibition était du genre administratif émanant du deuxième calife ‘Umar Ibn al-Khattab qui aurait dit: « Il y avait, au temps du Prophète, deux jouissances qu’il avait permises. Quant à moi, je les défends et je punirai ceux qui s’y adonneront ».

      Et comme on sait que personne ne pourra interdire ce qui a été permis par le Messager de Dieu (P), on ne peut que comprendre la prohibition en question en tant que prohibition administrative dictée par un intérêt limité à un moment bien déterminé.

      Quoi qu’il en soit, la jurisprudence islamique chi’ite part d’une considération selon laquelle la législation concernant ce mariage n’a pas été changée, alors que la jurisprudence islamique sunnite part d’une considération selon laquelle cette législation a été abrogée à partir de l’abrogation de la permission émanant du Prophète (P).

      Les jurisconsultes chi’ites citent une Tradition émanant de l’Iman ‘Ali qui dit: « Si ‘Umar n’avait pas prohibé (le mariage de) la jouissance, personne en dehors des malheureux n’aurait commis l’adultère », ou selon, une autre version, « très peu de gens auraient commis l’adultère ».

      C’est donc sous cet angle qu’on peut discuter cette question qui constitue un objet de controverse entre les Musulmans et, peut-être aussi, entre les non musulmans. C’est ce que nous avons remarqué lorsque ash-Shaykh Rafsanjani (président de la République Islamique de l’Iran) avait posé la question dans l’un des Discours du Vendredi. Les agences de presse étrangères se sont alors pressées, dans leurs titres et dans leurs analyses, à parler de ce qu’elles ont considéré comme un appel à la libération ou même au libertinage sexuel. Ainsi, l’idée qu’on peut se faire de ce mariage l’identifie à des simples états de licence sur le plan sexuel, licence qui pourrait arriver, dans l’imagination de beaucoup de gens, à la limite de l’anarchie totale. On peut aussi croire que ce mariage entraîne beaucoup de problèmes sociaux dans la mesure où il constitue une affaire particulière et limitée aux deux personnes concernées. Cela peut entraîner maintes problèmes de nature sociale en liaison avec ce que représente les termes de la « libération » ou du « libertinage » sexuels auxquels il pourrait s’identifier au niveau des conséquences et des faits, sans qu’il en soit ainsi sur le plan juridique.

      Nous pouvons étudier la question, après l’avoir fondée et justifiée, du point de vue légal, par la référence aux discussions jurisprudentielles compétentes. Il n’est point besoin de dire qu’il ne s’agit pas ici d’une approche jurisprudentielle qui traiterait la question du point de vue de sa valeur positive ou négative… Il s’agit seulement d’envisager la question du point de vue social et de s’interroger: le mariage temporaire constitue-t-il ou non un besoin social nécessaire pour trouver une solution au problème sexuel? Cette question est fondée, bien sûr, sur le fait que le mariage permanent peut constituer une solution à ce problème en raison de ses conséquences positives au niveau de la vie sociale.

      Il est nécessaire, pour répondre à cette question, de l’étudier d’un point de vue historique. On constate, à cet effet, que le mariage permanent constitue une institution connue depuis toujours. Mais il allait toujours de pair avec les relations illégales qui ont constitué, elles aussi, un phénomène humain dominant tout comme le mariage permanent, et ce en dépit de la disproportion quantitative relative à l’étendue de chacun de ces deux phénomènes.

      La question qui se pose, à ce sujet, est la suivante: pourquoi l’homme a-t-il eu besoin de l’adultère ou des relations illégales tant que les relations légales étaient en vigueur surtout dans les vieilles sociétés où la polygamie constituait un phénomène ordinaire dans la mesure où la monogamie n’est devenue –que tardivement- l’institution légale de la législation civile occidentale influencée par la législation chrétienne dans ce domaine?

      Pourquoi ce phénomène a-t-il pris cet aspect?

      On peut dire, tout d’abord, que le mariage permanent n’a pas résolu le problème sexuel, car l’homme peut avoir besoin, dans beaucoup de situations, d’aller au-delà du mariage permanent, et ce lorsque ce mariage ne lui permet pas (par exemple, lorsqu’il est en voyage ou dans n’importe quelle autre situation exceptionnelle) de varier ou de renouveler ses relations sexuelles.

      On peut donc constater que les relations illégales étaient en vigueur dans les conditions où les possibilités du mariage permanent faisaient défaut, où lorsque certains penchants ou besoins imposaient le recours à des relations en dehors du cadre de ce mariage.

      D’où, on peut signaler que la législation, toute législation, doit –lorsqu’elle étudie l’intérêt de l’être humain à travers la confrontation qu’il fait avec ses problèmes- fermer toutes les brèches qui pourraient alimenter ces problèmes et les nourrir. Et si l’on s’accorde sur le fait que l’Islam considère la dimension sexuelle de la vie de l’homme comme un besoin naturel instinctif qui s’ajoute à ses autres besoins naturels sans ornements, sans sacralités, sans sentiments d’infériorité pour ce besoin et sans préjugés le considérant comme sale ou souillé car il est un besoin naturel tout simplement… si l’on s’accorde sur tous ces faits, nous trouvons qu’il n’est en rien nuisible ou humiliant pour la femme et pour l’homme de chercher à satisfaire ce besoin dans le cadre de la Loi.

      La relation sexuelle est très naturelle du point de vue islamique. Mais comme elle est en rapport avec la question des rapports relatifs, et des autres relations de ce genre, l’Islam cherche à situer cette relation à l’intérieur d’un cadre bien limité.

      On peut penser que l’Islam prend en considération le besoin qu’a cette relation sexuelle d’être stable. Cela est indispensable pour assurer la stabilité des responsabilités de la maison conjugale, sur le plan de la distribution des responsabilités et des droits de chacun de l’époux et de l’épouse. Le mariage permanent est ainsi institué pour répondre à ce genre de considérations.

      D’autres part, ce mariage peut ne pas être une solution dans certaines circonstances. Il y a des hommes et des femmes qui ne présentent pas, pour des raisons bien déterminées, le profil nécessaire pour le mariage permanent. Ainsi, et comme la question sexuelle est un besoin naturel de l’homme et de la femme, le mariage temporaire intervient, dans ces circonstances, pour constituer la solution qui leur donne le moyen d’organiser une relation temporaire, dans le cadre de la Légalité.

      Cela veut dire que l’Islam leur donne le moyen d’établir une relation sur la base d’un contrat, d’une dot et de certains autres engagements, comme ceux en rapport avec les conséquences et les fruits de ce mariage où l’enfant né de ce mariage est légitime à cent pour cent, sans différence aucune avec l’enfant né du mariage permanent. Cela fait de la relation sexuelle temporaire une relation conjugale où certaines responsabilités comme celles relatives à la pension et aux autres dépenses sont nettement inférieures dans la mesure où la nature de cette relation est différente de celle du mariage permanent dont les problèmes ne sont pas tout à fait les mêmes.

      Les paroles de l’Imam ‘Ali (P) disant: « Si Umar n’avait pas prohibé (le mariage de) la jouissance, personne en dehors des malheureux n’aurait commis l’adultère » nous font comprendre que l’adultère constituait un besoin dans la mesure où le mariage permanent ne satisfait pas tout ce besoin. Pour cette raison, il était nécessaire d’instituer un autre mariage pour compléter la satisfaction de ce besoin. Ce mariage est le mariage temporaire.

      On peut, d’une manière générale, comprendre et justifier la législation de ce mariage qui est, à notre avis, encore en vigueur, du point de vue de l’opinion qui lui est favorable. On peut dire aussi que ce mariage est intervenu pour proposer une solution du problème sexuel dans la vie humaine.

      Quant à savoir pourquoi la plupart des gens refusent ce mariage et pourquoi il existe tant de controverses à son sujet, la réponse est qu’il est considéré, par beaucoup de Musulmans, comme une relation illégale. Ainsi, ils le refusent comme ils le font à l’égard de toute autre relation illégale. Ce mariage n’est même pas familier dans les milieux islamiques chi’ites bien qu’ils le considèrent comme légal. Il est naturel pour les sociétés d’envisager beaucoup d’affaires peu familières comme elles le font avec les affaires illégales. Ainsi, les gens, même dans certaines sociétés chi’ites considèrent le mariage temporaire (le mariage de la jouissance) d’une manière plus dangereuse que celle avec laquelle ils considèrent l’adultère. Ils peuvent prendre une attitude mécontente vis-à-vis de l’adultère, alors que, vis-à-vis du mariage temporaire, ils prennent une attitude violente. C’est ce que nous avons remarqué dans les mass medias au début de l’avènement, dans le milieu chi’ite, du mouvement islamique engagé qu’on présente sous le nom de « fondamentaliste » (usuliyya). Les mass médias ont alors longuement évoqué ce mariage et son ampleur. Beaucoup de discours attaquaient le mouvement islamique à travers ce phénomène qui n’était même pas un phénomène, mais plutôt des cas individuels. Nous signalons que ceux qui attaquaient ce phénomène représenté par le mariage temporaire, n’avaient pourtant rien à reprocher aux relations illégales qui se font au nom de la liberté sexuelle. Le mariage temporaire, ou de « jouissance » est une affaire peu commune. Pour cette raison, les gens prennent à son égard la même attitude qu’ils prennent à l’égard de tout autre chose peu commune et peu familière. Mais on y ajoute aussi la part des mass médias qui cherchent, avec leur jeu de l’information-consommation, à marquer des points noirs sur le compte de tel ou tel mouvement ou orientation.

      LES LIMITES DU MARIAGE TEMPORAIRE

      Il existe un désaccord jurisprudentiel au sujet du mariage en général. Ce désaccord est présent chez les Sunnites et les Chi’ites à la fois et il se situe au niveau de la réponse à la question suivante: la femme vierge, pubère et adulte a-t-elle besoin de l’autorisation de son tuteur, son père ou son grand père paternel, pour valider son mariage, ou bien est-elle, tout comme l’homme pubère et adulte, dispensée d’une telle autorisation dans la mesure où la puberté et l’âge adulte font d’elle un être humain parfait et indépendant pour ce qui est de sa volonté et de ses décisions, ce qui lui donne la liberté de s’autodéterminer, de diriger ses affaires commerciales et ses engagements personnels?

      Il existe, chez les Sunnites et chez les Chi’ites, une tendance qui admet l’indépendance de la femme pubère et adulte au sujet de son mariage, tout comme c’est le cas de l’homme pubère et adulte. Cette tendance est fondée sur une considération voulant que la puberté et l’âge adulte confèrent à la personne concernée une personnalité juridiquement légale et entièrement indépendante sur laquelle personne n’a aucun droit de regard ou d’autorité.

      Mais il existe aussi une autre tendance pour laquelle personne n’a aucun droit de regard ou d’autorité.

      Mais il existe aussi une autre tendance pour laquelle la femme pubère et adulte doit demander l’autorisation de son père ou de son grand-père paternel. Une troisième tendance, extrémiste, donne au tuteur le droit de marier la femme, même sans son consentement.

      Toutes ces opinions ont un caractère jurisprudentiel et elles portent toutes sur la question de l’indépendance de la femme pubère et adulte quant à la décision au sujet de son mariage, abstraction faite de la nature de ce mariage.

      Il existe, en ce qui concerne cette question, deux avis différents dans la jurisprudence chi’ite: La première admet l’indépendance de la femme pubère et adulte quant à la décision du mariage. La seconde prévoit la nécessité de l’autorisation du père ou du grand-père paternel.

      Sur la base de ces deux avis, la qualification relative au mariage temporaire est la même que celle relative au mariage permanent. L’avis prévoyant l’indépendance de la femme, au sujet de sa liberté personnelle, lui donne généralement le droit de se marier après l’étude de la question, et ce qu’elle soit vierge ou non.

      Ceux qui ne prévoient pas l’indépendance de la femme font dépendre l’affaire de l’autorisation du père ou du grand-père paternel. Mais il est naturellement difficile pour le père ou le grand-père paternel d’admettre cette affaire, ce qui fait d’elle une affaire peu réaliste dans le mouvement de la législation.

      A partir des considérations que nous venons d’évoquer, on peut dire que la question n’est pas problématique dans ce domaine. Elle dépend de la volonté de la femme qui étudie ce mariage du point de vue de son intérêt tout comme elle le fait vis-à-vis du mariage permanent.

      Nous remarquons par exemple qu’il existe des femmes qui avancent dans l’âge et qui restent ainsi sans mariage, comme c’est les cas des femmes en état de célibat prolongé et qui ne trouvent pas l’occasion de se marier conformément au mariage permanent en raison de tel ou tel empêchement. Ces femmes peuvent sur la base de ces réserves, pratiquer le mariage temporaire dès lors qu’elles trouvent qu’elles ont intérêt à le faire.

      LES DÉPENSES DANS LE MARIAGE TEMPORAIRE

      Le mariage temporaire constituait une solution aux problèmes qui pourraient accabler l’homme dans le mariage permanent. Parmi ces problèmes, on peut signaler celui des dépenses et des responsabilités financières représentées par la préparation de la maison conjugale, l’achat des meubles et la satisfaction des demandes de l’épouse. Si ce genre de responsabilités était présent dans le mariage temporaire, il serait alors semblable, pour ce qui est des charges financières, au mariage permanent. L’homme ne pourrait alors plus résoudre le problème représenté sous certains de ses aspects, par son incapacité d’entretenir le ménage.

      CONFUSION DISSIPÉE

      Certains émettent une confusion au sujet d’une prétendue anarchie qui frapperait la filiation de la progéniture dans le mariage temporaire. Pour leur répondre, nous disons qu’il n’ont pas étudié la question du mariage temporaire ou « de jouissance » du point de vue jurisprudentiel. Pour des raisons ayant trait à la grossesse, la femme qui pratique ce mariage ne peut légalement avoir des contacts avec un homme qu’après deux menstruations consécutives au dernier contact avec l’homme du mariage précédent. Ainsi, le mariage temporaire n’entraîne pas le mélange des semences et ne conduit nullement à l’anarchie de la filiation.

      La nécessité d’une durée bien déterminée séparant deux mariages temporaires est essentielle pour ce genre de mariage ainsi que pour le mariage permanent.

      LES DEUX AVIS DU MARTYR MUTAHHARI ET DE AS-SAYYID MUHAMMAD TAQI AL-HAKIM

      Nous sommes d’accord avec les points de vue qui prônent la normalisation du contrat du mariage dit « de jouissance ». On pourrait ainsi le célébrer comme c’est le cas dans les noces du mariage permanent: en tant que Musulmans, nous croyons à la légalité et à la validité de ce mariage et nous le considérons aussi licite que le mariage permanent. Il nous est indispensable de le libérer et de lui donner libre cours dans la société pour résoudre un problème réel, d’une part, et pour en finir avec son statut comme « complexe » dans la mentalité des gens, d’autre part. Cela est nécessaire dans la mesure où toute législation qui ne se voit pas assez encouragée pour devenir un phénomène social risque d’être vécue comme un tabou par la mentalité sociale. On le voit bien actuellement dans la campagne menée systématiquement par certains contre la polygamie qui a commencé à être envisagée, dans certaines sociétés, comme un gros problème, comme quelque chose d’illicite: l’homme qui se marie une deuxième ou une troisième fois peut encourir un sévère refus de la part de la société qui le traite comme s’il entretenait une relation illégale. Toute la question doit se poser ainsi: ce mariage temporaire est-il ou non un mariage légal? S’il est légal et si sa légalité sert certains intérêts sociaux, on est obligé de le promouvoir en phénomène social, en l’enregistrant administrativement pour garantir les droits de la progéniture et en le célébrant comme on le fait lors du contrat du mariage permanent…

      L’INFLUENCE DU MARIAGE TEMPORAIRE SUR LA VIE FAMILIALE

      Le mariage de jouissance pose certains problèmes au niveau de la vie familiale, surtout au moment où on met la première femme au courant de l’affaire. On peut facilement comprendre les réactions de celle-ci, mais le besoin s’impose de partir d’une vision générale qui prend en compte le fait que toute législation ne peut être positive sous tous ses aspects, ni négative sous tous ses aspects. Toute législation possède ses aspects positifs et ses aspects négatifs et elle peut être illicite lorsque ses aspects négatifs sont plus sensibles que ses aspects négatifs. On trouve un exemple sur cette question dans les paroles de Dieu –qu’Il soit glorifié et exalté- prononcées au sujet du vin et des jeux de hasard: « Ils t’interrogent au sujet du vin et des jeux de hasard. Dis: « ils comprennent un grand péché et des avantages pour les gens. Mais le péché qu’ils comprennent est plus grand que leurs avantages ». Coran, « al-Baqara » (la Vache), Il, 219.

      Mais si les aspects positifs d’une législation sont plus sensibles que ses aspects positifs, elle peut aller dans le sens de la permission ou même de l’obligation.

      Pour cette raison, il est nécessaire de poser la question de la manière suivante: « Comment l’homme qui a besoin, d’une manière ou d’une autre, dans une condition ou dans une autre, de se marier temporairement… comment pourrait-il faire face à ce besoin? Devrait-il le refouler? Mais le refoulement peut conduire à des complexes psychiques. Devrait-il lui faire face en cherchant un moyen illégal pour le satisfaire? Mais cela nuit à la vie conjugale et souille la pureté de l’homme au point de le pousser à abandonner totalement sa vie conjugale.

      Nous pensons que les problèmes que peut susciter le mariage temporaire, notamment chez les époux modérés du point du vue de leurs pulsions instinctives, ne sont pas à même de saper les fondements de la vie familiale. Mais ils peuvent causer des ennuis. C’est normal. Le mariage permanent lui-même peut causer des ennuis.

      On peut aussi ajouter que, dans la société non islamique, les Musulmans ont besoin d’être immunisés contre la dissolution représentée par l’importance des relations illégales…

      Nous pensons que la pratique du mariage temporaire peut être plus urgente dans la société non islamique qu’elle ne l’est dans la société islamique.

      LES ASPECTS NÉGATIFS DU MARIAGE TEMPORAIRE. COMMENT LES RÉSOUDRE?

      Pour savoir si nous sommes capables de résoudre les problèmes ou non, il nous est nécessaire d’étudier chaque problème à part, il nous est aussi nécessaire d’étudier les vraies possibilités pour l’Islam de pénétrer dans le réel et de le transformer en fonction de ses besoins. Il en est ainsi car la solution des problèmes peut ne pas être fondée sur la législation, mais sur le fait que la législation peut ne pas posséder les moyens réels de s’imposer sur la vie sociale.

      Ainsi, nous pensons qu’en instituant le mariage permanent, l’Islam ou toute autre loi peuvent ne pas avoir besoin d’avoir recours à la pression pour pouvoir résoudre tel ou tel problème lié à ce mariage et ce du fait qu’ils ne possèdent pas les moyens réels, ayant ou non trait au pouvoir, indispensables pour apporter une solution.

      Il est donc nécessaire d’étudier chaque problème à part dans le but de les connaître et d’identifier les moyens disponibles de les résoudre.

      COMMENT RÉSOUDRE LE CONFLIT AU SUJET DES ENFANTS NÉS DU MARIAGE TEMPORAIRE?

      Il est possible, en cas de désaccord à ce sujet, que l’homme et la femme mettent l’affaire devant la justice. La femme doit alors prouver qu’elle était mariée à l’homme présumé être le père de l’enfant. Si elle ne possède pas une preuve, c’est à l’homme de jurer qu’il n’est pas le père. Il sera ainsi possible de rejeter l’accusation de la femme à partir des données apparentes de l’affaire. Ce genre de discorde n’est pas propre au mariage temporaire. Il peut aussi se rencontrer dans les mariages permanents non enregistrés officiellement.

      Nous savons qu’en Islam, la légitimité de l’enfant ne dépend pas de son enregistrement dans un tribunal. Il existe deux avis au sujet de la légalité du contrat de mariage. Le premier est celui adopté par l’école sunnite prévoyant la validation du mariage par deux témoins et le second, adopté par la jurisprudence chi’ite pour laquelle il est nécessaire d’avoir deux témoins pour valider le divorce et non le mariage.

      Ainsi, et dans le cas où le mariage permanent se fait sans deux témoins, où en la présence de deux témoins peu crédibles aux yeux de la justice, il est naturel que l’affaire soit portée devant le tribunal qui doit chercher à savoir si le mariage a été contracté ou non et si l’enfant est le fruit de ce mariage ou non. Toutes ces questions ont leurs réponses légales dans la jurisprudence islamique.

      Que dire si l’on trouve que les inconvénients du mariage temporaire sont plus sensibles que ses avantages?

      Une telle supposition n’est pas réaliste car on ne trouve pas dans la pratique, dans le réel, des cas où les inconvénients sont plus sensibles que les avantages. On peut trouver des cas où ce mariage est mal vécu, ou mal pratiqué, ce qui peut être aussi présent au niveau du mariage permanent. On doit donc penser aux moyens qui garantissent la bonne ou la meilleure pratique de ce mariage au lieu de le supprimer entièrement et entrer, par conséquent, dans une situation encore plus difficile.

      Il y a eu certaines controverses qui nous ont été présentées et nous avons pu les résoudre à la lumière de la Loi.

      PRUDENCE ET CONSCIENCE

      Nous devons dire à toutes nos générations que la question sexuelle n’est pas une simple affaire d’un instinct que l’homme cherche à satisfaire. Mais c’est une affaire qui est en rapport avec l’être humain, c’est-à-dire avec l’homme et la femme. Il est donc nécessaire, pour ceux qui se proposent de se marier temporairement ou même d’une manière permanente, de respecter l’humanité de l’homme et de la femme dans ce domaine et ce en s’efforçant de ne pas porter atteinte à l’humanité de l’être humain, surtout pour ce qui est de la femme qui est généralement la partie faible de la société. Il est indispensable donc de la respecter et de respecter son humanité et ses aspirations dans ce domaine.

      LE CONTRAT DE TAHRIM:

      Il existe un autre contrat où il ne s’agit ni de mariage ni de jouissance. C’est un avis jurisprudentiel qui répond au besoin qui s’impose parfois d’avoir une femme comme « mahram » (proche parent). Parmi les situations où on peut avoir besoin d’un tel contrat, on pense à une femme qui veut faire le pèlerinage mais ne trouve pas un proche parent pour voyager avec lui. Il existe à ce propos, un avis jurisprudentiel qui dit qu’il est possible de contracter un mariage avec la fille, non encore pubère ou même pubère et ayant plus de neuf ans, de la femme en question. Le mariage doit se faire avec l’accord du tuteur de la fille et il peut être permanent et suivi de divorce, ou temporaire et suivi d’une rupture accompagnée de l’abandon, par le mari, de ses droits pour la durée préfixée et allant au-delà de la durée du voyage. La mère de la jeune fille devient ainsi un proche parent de l’homme en question dans la mesure où elle est la mère de sa femme…. Il y a des jurisconsultes qui considèrent ce contrat comme valide s’il présente les conditions du contrat et la ferme volonté de consommer le mariage. D’autres jurisconsultes discutent la validité de ce contrat et les possibilités de la ferme volonté et concluent que ce mariage, possible du point de vue théorique, n’est pas réalisable du point de vue pratique.

      • Avatar de Sags Sags dit :

        SALAM ALEYKUM mon frère
        très belle EXPOSER et je t’encourage dans cette belle initiative de partage et d’entraide. Bonne continuation
        Que ya rahamanou t’assiste partout .

  84. Avatar de Sags Sags dit :

    Salam aleykoum à la grande Famille MHD et à tous nos Enseignants MAMAN LILIA ROSE ! et à nous tous les élèves! ALLAH NOUS DONNE LA SAGESSE! Y a t’il un FRÈRE qui SOUHAITERAIS m’aider à avoir une » »DU’A » »’ pour le zikr de : » » » » » » » » » »’ ALLÂHOÛMMA SOLLI ALA MAOU ÇOÛFI BILKARAMI WAL DJOÛDI ILÂ RAHMATANE MINA WA MATÂ ANE ILÂ HÎNE » » » » » » » » » » » » » »’…… Je sais que les MAITRES sont très occupés. Aussi je profite pour demander pardon à nos Maitres pour »’nos » comportement cette Année avant le RAMADAN!! QUE LA MISÉRICORDE d’ALLAH (SWT) s’étende sur Vous!

    • Avatar de mandir mandir dit :

      Le faire avec 161 basmala (bismilahi rahmani rahimi) dans les 4 directions en commençant par la gauche pour chasser toutes forces maléfiques (soit un total de 644)
      le faire 70 fois assis, 70 fois debout, 70 fois en marchant de préférence en période de pleine lune pour attirer tout bienfait (richesse, argent…)
      NB: 161 est l’adad de l’ismoullahi: al maniou
      644 est l’adad de l’ismou JALAL
      Allahou barik fik.

      • Avatar de Sags Sags dit :

        MASHALLAH! C’est à peu près le même procéder pour le ZIKR  »’ les 4 points cardinaux!!! ENCORE MERCI!! CEPENDANT POUR LA PLEINE LUNE, je comprend pas le zikr du verset plus haut se fait dans la nuit ou très tôt!! j’attend un mois lunaire ou une HEURE LUNAIRE POUR LE FAIRE??? MERCI DE m’éclairer!!! VOICI LE ZIKR » ((faire 2 rakaats avec la sourate ikhlâçou(12-fois) dans chaque rakaat…Faire le salam final puis entame le zikre ci-dessous. Le zikre (100*4=400) dont 100 dans chaque point cardinal*4 (il y a 4 points cardinaux) et on commence à l’EST puis l’OUEST ensuite côté DROIT enfin côté GAUCHE du zâkir. ECLAIREZ MOI MAITRE

        • Avatar de mandir mandir dit :

          SALAM MON FRERE,
          Je ne suis maitre mais tout au plus un chercheur, qui se suffira largement du vocable d’Abdul.
          Le ramadan est pour bientôt. Et la nuit de laylatoul qadr pourrait être le moment idéal: « laylatoul qadri khayroun min alfi chahr »; un moment pour booster ses barakât, ses darajat et ses maqamat.
          C’est vrai que pour attirer et s’élever ta recette est bonne avec les 4 fois 100 SALATOU MAWSOUF, mais moi j’aurais commencé par la droite, le dos de la qibla, la gauche et enfin la qibla.
          Alors pour repousser et chasser, je commence par la gauche et je finis par la qibla.
          qu’Allah rétribue nos intentions et qu’au delà des 4directions, qu’Il nous rétribue selon la boussole de notre cœur orientée résolument vers sa face.
          Ne m’oubliez pas dans vos prières.

  85. Avatar de lilia Rose lilia Rose dit :

    « Dis : « assurément si s’étaient assemblés les humains et les djinns (al-jinn, الجن( ّ
    sur de rapporter par semblable à ce Qorân ,
    ils ne rapporteraient par son semblable, et (même) si une partie
    d’eux était, pour une partie, manifestante » Et assurément déjà
    Nous avons fait Varier pour les gens, en ce Qorân , de tout
    exemple ; alors la plupart des gens n’ont opiniâtré que
    dénigrements » ; « Si Nous avions fait Descendre ce Qorân
    sur une montagne, assurément tu l’aurais vue
    révérencieuse, fissurée de l’appréhension de Dieu ; et tels exemples,
    Nous les Appliquons pour les gens ; peut-être réfléchiront-ils !
    Il Est Dieu ! Lui, il n’y a de Dieu que Lui, Le Savant de l’occulte
    et du témoignage, Il Est L’Origine, L’Arrangeant Il Est Dieu !
    Lui, il n’y a de Dieu que Lui, Le Possédant, Le Tout-Saint, La
    Paix, L’Assurant, Le Rassérénant, Le Considérable, L’Impérieux,
    Le Magnifique ; Gloire à Dieu ! De sur ce qu’ils associent Il
    Est Dieu ! Le Créateur, L’Exemptant, Le Configurant ; pour Lui
    les Noms Excellentissimes ; glorifie pour Lui ce qui est en les
    cieux et la terre ; et Il Est Le Considérable, Le Jugeant »
    L’Islâm est la dernière religion révélée, elle est destinée à
    l’ensemble de l’humanité, hier, aujourd’hui et demain. Cette religion
    est adoptée à partir d’un témoignage conscient en deux parties : Je
    témoigne qu’il n’y a de dieu que Dieu, Unique, sans associé, et je
    témoigne que Mouhammad est Son Serviteur et Son Envoyé.
    Lorsque vous entrez dans une maison, vous distinguez les murs bâtis
    par le maçon, des portes et fenêtres faites par le menuisier, ou encore
    les fils électriques montés par l’électricien, des tuyaux assemblés par
    le plombier. L’Univers, lui, nous montre une unicité absolue, de
    l’échelle quantique à l’échelle astronomique, des lois à l’énergie, la matière,
    la particule, l’atome, la molécule, la cellule, la planète,
    l’étoile, la galaxie… L’Univers est un ensemble cohérent et
    harmonieux, produit d’un Seul Principe Créateur et Organisateur. Il
    témoigne qu’il n’y a de dieu que Dieu, Unique, sans associé. Et il
    témoigne également que Mouhammad est l’Envoyé de Dieu.
    En effet, nous avons vu que tout l’Univers, tout ce qu’il contient et
    tout ce qui le constitue, petit et grand, sont musulmans, à savoir
    soumis-pacifiés à Dieu par ses lois. La science moderne a donc
    débuté par : « Il n’y a pas de dieu », pour ensuite affirmer et
    compléter la première partie du témoignage : « Il n’y a pas de dieu
    que Dieu, Unique, sans associé ». Enfin, elle a démontré la
    deuxième partie du témoignage, à savoir que tout ce qui est dans les
    cieux et sur la terre est musulman, soumis-pacifié à Dieu.
    « Dieu a Témoigné, et les anges (possesseurs) et les primés du
    savoir, que certes il n’y a de Dieu que Lui, Adressant par l’équité ;
    Il n’y a de Dieu que Lui, Le Considérable, Le Jugeant Certes la
    créance (religion) Chez Dieu est la Pacification (l’Islâm) ; et n’ont
    divergé ceux à qui a été Rapporté l’écrit que d’après que leur est
    venu le savoir, brigue entre eux ; et quiconque dénigre par les
    Signes de Dieu, alors certes Dieu Est Prompt au calcul »;
    « Est-ce qu’alors, différent de la Créance (Religion) de Dieu, ils
    briguent ? Et pour Lui s’est pacifié (soumis) quiconque en les
    cieux et la terre, de gré et contraint ; et vers Lui on les fait revenir
    Dis : « Nous avons assuré (cru) par Dieu et ce qui a été
    Descendu sur nous, et ce qui a été Descendu sur Abraham et
    Ismaël et Isaac et Jacob et les lignages, et ce qui été Rapporté à
    Moïse et Jésus et les annonciateurs (prophètes), de Leur Maître ;
    nous ne discernons entre aucun d’eux, et nous sommes pour Lui
    pacifiés (musulmans) » Et quiconque brigue, différent de la
    Pacification (l’Islâm), un créancier (religiosité), alors ce ne sera
    avancé (accepté) de lui et il est en la dernière l’au-delà des
    perdants » ; « Alors quiconque Dieu Veut Guider,
    Il Décortique sa poitrine pour la Pacification (l’Islâm) ; et quiconque
    Il Veut Égarer, Il Forme sa poitrine étroitement embarrassée comme
    s’il s’escaladait en le ciel, comme cela Dieu Forme
    l’intempérance sur ceux qui n’assurent (ne croient) »
    Cet exposé ne représente qu’une goutte d’eau d’un immense océan
    de preuves de l’existence de Dieu. Tout un chacun peut s’en assurer,
    une vie entière ne suffirait à recenser ces preuves innombrables et
    colossales. De nos jours, l’existence de Dieu n’est plus une énigme,
    une déduction, une intuition, et encore moins une croyance aveugle.
    La Foi jaillit de la connaissance objective des faits résultant de la
    réalité de notre monde. Elle est paisible, sereine et entière, et n’est
    pas assujettie aux soubresauts d’humeur et aux événements
    circonstanciels. Elle ne provoque pas la passion, le fanatisme, la
    haine, la rébellion et la violence. Elle est paix prêchant La Paix….

  86. Avatar de mandir mandir dit :

    ASSALAM
    EN GUISE DE CONTRIBUTION, J’OFFRE LA VERSION ARABE DE LA SALATOU AKBARIYAT DE NOTRE SOEUR LILIA ET SA TRADUCTION EN LANGUE ANGLAISE.
    Translation of Al-Salat Al-Akbariah
    In the name of God, Most Gracious, Most Merciful بسم الله الرحمن الرحيم
    (1) O God pour with abundance the bounties of Your Blessings and the purity of Your Salutations اللهم أفض صلة صلواتك و سلامة تسليماتك
    (2) on the first of the designations emanating from Divine Obscurity [Unknowable to man], and [who is] the last descending addition to the human kind على أول التعينات المفاضة من العماء الرباني و آخر التنزلات المضافة إلى النوع الإنساني
    (3) The one migrating from Makkah -« God was and nothing with Him » [Hadeeth] – to Madinah – « and He is now as He was » , المهاجر من مكة – كان الله ولم يكن معه شيء ثان – إلى مدينة – وهو الآن على ما عليه كان
    (4) in whose existence [knowledge of everything in all] the Worlds of the five levels of Divine Presence are taken account of -« and of all things have We taken account in a clear Book (of evidence) » [22:12]- and with mercy he gives all things [with due proportion] what they need/require [particular attributes with which to appear in manifestation], being generous – « We sent thee not, but as a Mercy for all creatures » [17:107] محصي عوالم الحضرات الإلهية الخمس في وجوده – كل شيء أحصيناه في إمام مبين – و راحم سائلي استعداداتها بنداه وجوده – و ما أرسلناك إلا رحمة للعالمين
    (5) The Dot of the [letter Baa, the first letter of] Basmalah that encompasses all that has happened and that happens, and the Dot of the Command roaming the circles of what becomes. نقطة البسملة الجامعة لما يكون ولما كان ، ونقطة الأمر الجوالة بدوائر الأكوان
    (6) The secret of the Divine Identity that flows in every thing, yet distinct from every thing. سر الهوية التي في كل شيء سارية وعن كل شيء مجردة وعارية
    (7) The Keeper of Vaults of Bounties, and the Store [of the bounties], whom Allah entrusted to distribute [according to Allah’s Will and Knowledge] on receiving things/creatures [all the attributes needed for things/creatures to appear, in different levels of manifestation] أمين الله على خزائن الفواضل و مستودعها ، ومقسمها على حسب القوابل و موزعها
    (8) The Word of the Greatest Name, and the Opener/Gate of the Secret Treasure كلمة الإسم الأعظم ، وفاتحة الكنز المطلسم
    (9) The Perfect Appearance combining Servitude and Lordship. The comprehensive start of existence combining [attributes of] what is possible to exist [creation] and what is imperative [The exterior aspect of Divine Qualities, the interior aspect of which are imperative and ancient] المظهر الأتم الجامع بين العبودية والربوبية ، والنشء الأعم الشامل للإمكانية والوجوبية
    (10) The high mountain [overseeing everything] that the appearance of assigned attributes [in order for things to come to existence] did not budge [him/mountain] from the constant situation of being fully established. And, the great ocean that the rottenness of Unmindfulness [being overwhelmed by appearances within creation] did not muddy [or affect his/ocean’s constant situation of being in] Purity of Certainty. الطود الأشم الذي لم يزحزحه تجلي التعينات عن مقام التمكين ، والبحر الخضم الذي لم تعكره جيف الغفلات عن صفاء اليقين
    (11) The Pen of Light ‘writing’ with Ink of High Letters, The Breath of the Merciful, flowing with roots of the perfect words القلم النوراني الجاري بمداد الحروف العاليات ، والنَّفَس الرحماني الساري بمواد الكلمات التامات
    (12) The most sacred emanation of the [unknowable] Essence, through which « Blueprints » [of everything.] [« Blueprint » is the word that comes to my mind now. There is probably a better translation] were set, and the sacred emanation of the [Divine] Qualities through which all the worlds and their provisions were formed الفيض الأقدس الذاتي الذي تعينت به الأعيان واستعداداتها ، والفيض المقدس الصفاتي الذي تكونت به الأكوان واستمداداتها
    (13) The place from which the Sun of the Essence comes out in the sky of the Names and Qualities, and the spring from which the light of emanations pour into the garden of relations and accumulations مطلع شمس الذات في سماء الأسماء والصفات ، ومنبع نور الإفاضات في رياض النسب والإضافات
    (14) The line of Unity [Wahdah] between the two half circles of Al-Ahadiah [the unknown Essence] and Al-Wahidiah [where the Divine Qualities and Names appear] , and the Medium of what descends from the [unreachable] Sky of Ancientness to the Land of Eternity خط الوحدة بين قوسي الأحدية والواحدية ، وواسطة التنزل من سماء الأزلية إلى أرض الأبدية
    (15) The smaller Image, from which the bigger Image branched [sprang / emerged / emanated / came into existence] , and the White Pearl that descended to [infused into / took the shape of] the Red Ruby النسخة الصغرى التي تفرعت عنها الكبرى ، والدرة البيضاء التي تنزلت إلى الياقوتة الحمراء
    (16) The Essence of [all] possible events [in existence] that cannot be empty of either Movement or Stillness [or cannot but be in a constant switch between Movement and Stillness], and Substance of the [Divine « spoken »] Word that is without Sounds [or Letters or describable in any physical or material manner] that has emerged from the secret vault of « Be » into the Apparent state [of existence] of « Becomes ». جوهرة الحوادث الإمكانية التي لا تخلو عن الحركة والسكون ، ومادة الكلمة الفهوانية الطالعة من كِنِّ كُنْ إلى شهادة فيكون
    (17) The Substance of the Forms that do not appear in one form/shape twice [the same Substance would appear in different forms (however slightly) for different persons at the same time, and differently also for the same person at different times] هيولى الصور التي لا تتجلى بإحداها مرة لاثنين وبصورة منها لأحد مرتين
    (18) The Quran [Revealed upon the Prophet PBUH, also a Sufi term for the Divine « Knowledge from Our own Presence » (18:65), it is knowledge of nature of things/blueprints, before the appearance of possible events] of the Gathered State [Al-Jam3, Sufi term that appears to be about the experience of Oneness of Sight or Oneness of Being] that encompasses what cannot come into existence [some kind of information that remains sort of abstract and does not come into « existence »] and the non-existent [things that come into « existence » but that existence is not « real », so they are « really non-existent » according to the concept of Oneness of Being] , and the Furqan [Name of the Quran, it generally means the distinguisher between Truth and False, also a Sufi term denoting the detailed knowledge of particulars in existence] of the Scattered State [Al-Farq, a Sufi term regarding sight of particular events, which is the norm for most people, but Sufis might experience that state along with experiencing the ‘Gathered State’ at the same time, literally sight of how things are at different levels of normal and mystical awareness] that separates between the Hadith [what came to existence after being nothing, Creation] and the Ancient [Al-Qadeem, beyond time, a description/name of God] قرآن الجمع الشامل للمتنع والعديم ، وفرقان الفرق الفاصل بين الحادث والقديم
    (19) Who fasts the day and stays at night with God [the Prophet was known, on occasions, to fast continuously for many days, but he ordered his companions not to try to do the same, because as he said « I stay the night with God who gives me food and drink », even though he ‘appeared’ to be with them without having normal food and drink], and who stays the night in prayer even though his eyes are closed and appears to be asleep, yet his Heart [Essence] is never asleep or absent. صائم نهار إني أبيت عند ربي ، وقائم ليل تنام عيناي ولا ينام قلبي
    (20) The medium between Existence and Non-Existence -« He has let free the two bodies of flowing water, meeting together » (55:19)- and the Link between coming to Existence [Hudooth] and Ancientness -« Between them is a Barrier which they do not transgress » (55:20)- واسطة ما بين الوجود والعدم -مرج البحرين يلتقيان- ورابطة تعلق الحدوث بالقدم -بينهما برزخ لا يبغيان-
    (21) The Summary [or final result of a calculation, etc.] of the Book of the First and the Last, and the Center of the Circle of the Most outward and Most inward. فذلكة دفتر الأول والآخر ، و مركز إحاطة الباطن والظاهر
    (22) Your most beloved, through whom You displayed the Beauty of Your Essence on the platform of Your Emanations, and assigned him as the center of Your Intentions in the Worship Place [or the gathering place] of Your Emanations حبيبك الذي استجليت به جمال ذاتك على منصة تجلياتك ، ونصبته قبلة لتوجهاتك في جامع تجلياتك
    (23) and bestowed on him the Robe of the [Divine] Qualities and Names, and crowned him with the Crown of the most grand Vicegerency [the first designation, being the Vicegerent trusted with all of Creation] و خلعت عليه خلعة الصفات والأسما ، وتوجته بتاج الخلافة العظمى
    (24) Whom You took in a night journey, in flesh, while he was awake, from the Haram Mosque [in Makkah] to Al-Aqsa Mosque, Until he ended up « Near the Lote-tree beyond which none may pass » (53:15), then he ascended to « a distance of but two bow-lengths or (even) nearer » (53:9) وأسريت بجسده يقظة من المسجد الحرام إلى المسجد الأقصى ، حتى انتهى إلى سدرة المنتهى و ترقى إلى قاب قوسين أو أدنىى
    (25) His « Heart » was pleased to « see » You where there is no morning or evening , « the heart in no way falsified that which he saw » (53:11) فانسرّ فؤاده بشهودك حيث لا صباح ولا مسا ، ما كذب الفؤاد ما رأى
    (26) and his sight was satisfied for[or to realize that] Your Existence [is] where there is neither something nor nothing, « (His) sight never swerved, nor did it go wrong » (53:17) و قر بصره بوجودك حيث لا خلاء ولا ملا ما زاغ البصر وما طغى
    (27) O God send Blessings on him, in a way that my [end of a] branch [my personal self / my specific image] is linked [so I see and realize the link] to my origin [the Muhammadan Truth] , and my particular being to my wholesome [the Muhammadan Truth] صلّ اللهم عليه صلاة يصل بها فرعي إلى أصلي و بعضي إلى كلي
    (28) so that my essence is united with his Essence, and my qualities with his [Qualities] [Such unity or « return to origin » appears to be considered the ultimate refinement of a human’s essence] لتتحد ذاتي بذاته وصفاتي بصفاته
    (29) and I will be delighted by « seeing » him [his Essence] and there is no more [the unreal/imagined] distinction [distance, between me and his Essence] و تقرّ العين بالعين ويفرّ البين من البين
    (30) and [O God] send Salutations to him, in a way that will help me not to fall behind in following him [towards God], and [in way that will help me] stay on the course of his Shari’ah and not swerve. و سلم عليه سلاما أسلم به في متابعته من التخلف وأسلم في طريق شريعته من التعسف
    (31) So, I can [or I am allowed to] open the Door of Your Love for myself using the Key of following him, and [so that] I can « see » You in my senses and parts through the Light of his Shari’ah and obeying him لافتح باب محبتك إياي بمفتاح متابعته وأشهدك في حواسي وأعضائي من مشكاة شرعه و طاعته
    (32) And, [so that] I can enter, after him, to the castle of « There is no god but Allah » and follow his footsteps to the seclusion of « There is a time for me with God » و أدخل وراءه إلى حصن لا إله إلا الله وفي أثره إلى خلوة لي وقت مع الله
    (33) Because he is Your Gate, any seeker of You has to enter through, otherwise all paths and doors will be closed [in the seeker’s face] and he will find that he is pushed back to where the animals are. [Man has the choice of being closer to animals or closer to Angels, based on his conduct, character and level of awareness. Details in Hekam Part 3, #47] إذ هو بابك الذي من لم يقصدك منه سُدّت عليه الطرق والأبواب ، ورُدّ بعصى الطاعة الى اصطبل الدواب
    (34) O God, O Lord Whose Veil is nothing but Light, and Him being concealed is nothing but the utmost Prominence, اللهم يا رب يا من ليس حجابه إلا النور ، ولا خفاؤه إلا شدة الظهور
    (35) I ask You by Your state when no conditions are applicable [even ‘Absolute’ is considered a condition by Sufis], in which You do what you select to do , أسألك بك في مرتبة إطلاقك عن كل تقييد ، التي تفعل فيها ما تشاء و تريد
    (36) and [I ask You] by Your revealing of Your Essence through the Luminous Knowledge, and by Your Appearance through Your Names and Qualities in the existence of Images/Ideas [that are only representing or pointing to the Truth] , و بكشفك عن ذاتك بالعلم النوري ، وتحولك في صور أسمائك و صفاتك بالوجود الصوري
    (37) to bless our Master Muhammad, in a way that would cleanse my inner sight with the Light sprayed in ancientness, so I would witness the non-existence of what has never been [in existence], and the eternal stay of [God] Who has always existed , أن تصلي على سيدنا محمد صلاة تكحّل بها بصيرتي بالنور المرشوش في الأزل لأشهد فناء ما لم يكن وبقاء ما لم يزل
    (38) and see things as they originally are: totally nonexistent, and having never even caught the smell of existence, let alone being existent [37 & 38 appear to be a prayer to be granted to go through the experience of Oneness of Being] و أرى الأشياء كما هي في أصلها معدومة مفقودة ، وكونها لم تَشَمّ رائحة الوجود فضلا عن كونها موجودة
    (39) and O God, by Blessing him [the Prophet], get me out of the darkness of my self-centeredness [strong attachment to « my » needs, « my » thoughts, « my » possessions, etc.] to the Light, and [get me out] of the grave of my corporeality [probably the confinement of consciousness to « personal » and « material » aspects is described as the « grave of corporeality ». Might be an indication of the substantial difference between ‘normal’ level of awareness compared to a level of awareness Sufis often talk about] to the Gathering [Sight of nothing but God] of the day of Judgment [When all creatures are gathered in one place. Each word on its own is clear, but not sure about the link between the two words جمع الحشر ] and to [or: then to] Scattering [Sight of particular beings, but as not having an existence of their own: All attributes seen on creatures are mere reflections of the Divine Names and Qualities] of the day of Resurrection [again not sure how the two words are linked here: فرق النشور ] و أخرجني اللهم بالصلاة عليه من ظلمة أنانيتي إلى النور ومن قبر جثمانيتي إلى جمع الحشر وفرق النشور
    (40) And pour on me from the sky of Your Knowledge of Your Unity what [the kind of knowledge with which] You purify me from the stain of association [with God, of things, others, or ultimately even « believing » that anything exists besides Him] [some words in this paragraph are probably borrowed and hence the paragraph appears to be pointing to verse 9:11] و أفض علي من سماء توحيدك إياك ما تطهرني به من رجس الشرك والإشراك
    (41) And revive me with the First Death and the Second Birth, and give me the Permanent Life on this Perished earthly world [« Having life after being dead » is probably pointing to 7:122] و أنعشني بالموتة الأولى والولادة الثانية ، وأحييني بالحياة الباقية في هذه الدنيا الفانية
    (42) And give me Light whereby I can walk amongst men [also 7:122], and see Your Face whithersoever I turn [1:115] without doubt or confusion, و أجعل لي نورا أمشي به في الناس و أرى به وجهك أينما تولّيت بدون اشتباه ولا التباس
    (43) looking with the two eyes of Gathering and Scattering, distinguishing, with absolute certainty, between what is False and what is True ناظرا بعيني الجمع والفرق ، فاصلا بحكم القطع بين الباطل والحق
    (44) guiding, with Your assistance, to You, and showing the way, with Your Permission, to You دالا بك عليك وهاديا بإذنك إليك
    (45) O The Most Merciful, O The Most Merciful, O The Most Merciful, يا أرحم الراحمين ، يا أرحم الراحمين ، يا أرحم الراحمين
    (46) Bless and Salute our Master Muhammad in a way that You will accept my prayer and fulfill my request, صلّ و سلم على سيدنا محمد صلاة تتقبل بها دعائي وتحقق بها رجائي
    (47) And [bless and salute] his family, those with « sight » and knowledge, and his companions, those with taste and scruple, و على آله آل الشهود والعرفان وأصحابه أصحاب الذوق والوجدان
    (48) [continue blessing and saluting] as long as the day and night continue ما انتشرت طرة ليل الكيان وأسفرت غرة جبين العيان
    (49) Amen, Amen, Amen آمين آمين آمين
    (50) And Peace on the Messengers, And Praise to God, the Lord and Cherisher of the Worlds [23:181-182] وسلام على المرسلين والحمد لله رب العالمين

  87. Avatar de mandir mandir dit :

    O Toi (Charité) en moi !
    Tu est le Chemin, la Vérité et la Vie, Nul ne vient à Dieu que par Toi
    Tard je t’ai aimée, Beauté si ancienne et si nouvelle, tard je t’ai aimée ! mais quoi !
    Tu étais au-dedans de moi et j’étais, moi, en dehors de moi-même !
    Et c’est au dehors que je te cherchais ;
    Je me ruais dans ma laideur sur la grâce de tes créatures,
    Tu étais avec moi et je n’étais pas avec toi,
    Retenu loin de toi par ces choses qui ne seraient point, si elles n’étaient en toi.
    Tu m’as appelé et ton cri a forcé ma surdité ;
    Tu as brillé et ton éclat a chassé ma cécité ;
    Tu as exhalé ton parfum, je l’ai respiré et voici que pour toi je soupire ;
    Je t’ai goûtée et j’ai faim de toi, soif de toi ;
    Tu m’as touché et j’ai brulé d’ardeur pour la paix que tu donnes.

    • Avatar de mandir mandir dit :

      J’aime par Toi et pour Toi. Et je ne veux plus aimer qu’en Toi.
      O Dieu de vérité, réalise mes volontés dans l’éternité de ta pure vérité.
      Accorde moi la pureté de cœur dans la clarté de ta sainte demeure
      Accorde moi un bouclier protecteur dans ta forteresse scellée Seigneur
      Accorde moi la force du vouloir, dans ta ferme volonté de gloire.
      Accorde moi une lumière salvatrice dans ta sainte lumière créatrice.
      Accorde moi la maitrise du souffle dans le rythme béni de ton souffle
      Accorde moi la contentement de l’esprit dans la contemplation du Saint Esprit.
      Accorde moi la béatitude de l’âme par l’embrasement de toute âme
      dans la ravissement de mon âme.
      Accorde moi la béatitude de l’âme par le réalisation de toute âme
      dans l’accomplissement de mon âme;.

  88. Avatar de lilia Rose lilia Rose dit :

    LA PRIERE POUR LE POLE
    Allahoumma accomplis Ta prière et Ton salut sur notre seigneur Mouhammad, la plus parfaite de Tes créatures, le Seigneur du peuple de Ta terre et du peuple de Tes Cieux, la Lumière suprême, le Trésor inviolable , la Perle incomparable et le secret épanoui, celui dont on n’a pas conçu un pareil, ni créé un égal !
    Et sois satisfait de son Lieutenant à notre époque , celui qui est de l’espèce habitant le « monde de l’Homme » , l’Esprit incarné et l’Unique-multiple, l’Argument d’Allâh dans les sentences et le Préposé d’Allâh entre Ses créatures et l’Exécuteur de Ses commandements parmi celles-ci par Sa justice, celui qui fait aux mondes grâce de sa spiritualité et qui les comble de la lumière de son rayonnement, celui q’Allâh créa à Son image , et envers lequel Il a fait prêter témoignage aux esprits de Ses anges , celui qu’Il a choisi dans ce temps afin qu’il soit une sécurité pour les mondes , celui qui est le Pôle de la sphère de l’Existence et le Réceptacle de l’Ouïe et de la Vue , de sorte que pas un atome ne bouge dans le cosmos si ce n’est par sa Science et ne s’arrête si ce n’est pas sa Décision, car il est la manifestation de la Vérité et la mine de la Justice !
    Allahoumma fais arriver mon salut à lui et fais-moi parvenir devant lui ! Répands sur moi de ses grâces et veille sur moi par sa diligence. Insuffle en moi de son Esprit afin que je sois vivifié par son Souffle et que je scrute mon essence intime en mode analytique, pour connaître ainsi le beaucoup et le peu, et pour voir mes mondes cachés se manifester par mes formes spirituelles variant avec la diversité des plans d’existence, de sorte que je réalise la synthèse du Premier et du Dernier, de l’Intérieur et de l’Extérieur , et que je sois avec Allâh perdu en adoration entre Ses attributs et Ses actes, sans que mon être conserve quelque chose de soi-même, ni de part attribuée, et qu’ainsi dans tout état je l’adore par lui, ou plutôt par la force et la vertu du Seigneur de la Majesté et de la Générosité .
    Allahoumma, ô Toi qui « rassemble les hommes au Jour sur lequel il n’y a pas de doute » , rassemble-moi « par lui », « avec lui » et « en lui », de sorte que je ne m’en sépare plus dans les deux « demeures » , et que je ne m’en détache plus dans les deux « états » , et même que je sois comme si j’étais lui, pour toute affaire dont il sera averti, mais cela par voie d’obéissance et d’apprentissage, et non pas par voie d’émulation ou de rivalité !
    Et je Te prie par Tes Excellents Noms qui exaucent les prières, de m’accorder cela par une faveur agréable ! Ne me fais pas retourner de Toi, déçu, ni de celui qui est ton Vicaire, car Tu es le Riche, le Généreux, alors que je suis le serviteur, l’inexistant !
    Q’Allâh prie sur notre Seigneur Mouhammad et sur toute sa Famille et tous ses Compagnons ! « Et louange à Allâh le Seigneur des Mondes » !

    (1) Cette prière s’appelle en arabe as-Salât al-Akbariyyah, c’est-à-dire la prière du plus grand des Maîtres spirituels, d’après le surnom de Muhy-d-Dîn Ibn ‘Arabî (Ash-Sheikh al-Akbar).
    la « Prière sur le Prophète » : La Fâtihah « celle qui ouvre » le Coran est un des symboles du Prophète. Le nom du Trésor se rapporte au hadîth qudsî, « J’étais un Trésor caché ; Je n’étais point connu. Or J’aimai à être connu ; alors Je produisis une Création aux êtres de laquelle Je me rendis connu, en sorte que par Moi ils M’ont connu » – « kuntu kanzan makhfiyan lam u’raf fa’ahbabtu an u’raf fa-khalaqtu-l-khalq khalqan wa-ta’arraftu ilayhim fabî ‘arafûnî ».
    ‘Abd al-Ghanî an-Nabulusî observe que le mot fabî, qui se traduit « en sorte que par Moi », a pour valeur numérale 92 comme le nom de Mouhammad (fâ’+bâ’+yâ’=80+2+10). Ceci signifie que le Prophète constitue dans son aspect profond la manifestation de Divinité.]
    Le Lieutenant du Prophète est le Pôle de la tradition islamique.ce texte s’applique d’une façon plus appropriée au Pôle de la Tradition primordiale et unanime, car le Prophète lui-même est conçu dans son aspect universel et intemporel.
    Le pôle est le détenteur du Grand Talisman, at-Tillasm al-A’zam, de la Divinité, ce qui contient une référence expresse au Trésor inviolable, al-Kanz al-Mutalsam (les mots tilasm et mutalsam sont de la même racine).
    On peut remarquer que l’idée d’ « inviolabilité » se trouve aussi dans le nom d’Agarttha, ainsi que dans les désignations de la Mekke comme al-Balad al-Amîn, le « Pays de la sécurité » ou al-Balad al-Harâm, le « Pays sacré » et d’autres semblables. La même idée réside dans la désignation de la Ka’aba de la Mekke comme al-Masjid al-Harâm « la Mosquée Sacrée ». Or il est dit que le Pôle de la tradition islamique est situé symboliquement au-dessus de la Ka’aba.
    D’autre part le Coran parle (sourate du Voyage nocturne, 17, 1) du voyage du Prophète de la Mosquée Sacrée à la Mosquée Éloignée – qui d’après l’interprétation habituelle sont respectivement la Ka’aba de la Mekke et le Temple de Jérusalem, – Il est permis de considérer ce voyage initiatique dans son aspect « fonctionnel », – ce qui n’exclut pas les autres interprétations faites à d’autres points de vue ( la « Prière sur le Prophète ») – comme étant le voyage du Pôle de l’Islam vers le Pôle Suprême de la Tradition primordiale et de toutes les traditions particulières, dont il reçoit par délégation son pouvoir. Mais pour écarter toute apparence de contradiction, il est utile de préciser que ces deux fonctions, situées dans le monde humain, ne sont l’une et l’autre que des particularisations à des degrés différents du principe cosmique universel qui formule la Loi, et qui est un des aspects du Prophète conçu dans sa fonction universelle. C’est en vertu de leur participation à la réalité suprême que le Pôle de la Tradition primordiale et unanime, et par suite celui de l’Islam en tant que « forme particulière » de cette tradition, peuvent le représenter en rapport avec des cycles plus restreints. Pour nous servir à cet égard d’une analogie, nous dirons que, tandis que Mouhammad (le nom terrestre du Prophète) n’est que l’individualité contingente et limitée par des conditions particulières à la fin du cycle humain, et que Mahmûd (le nom paradisiaque) est l’individualité dans toute son ampleur, enveloppant la totalité de ce cycle, Ahmad (le nom céleste) est la réalité universelle qui enveloppe les deux autres et tous les cycles particuliers, humains ou non-humains, individuels ou supra-individuels ; et le fait que ces trois noms proviennent de la même racine H M D qui contient l’idée de « glorification » exprimée à des degrés successifs de réalisation, est de nature à faire comprendre la réalité unique et indissoluble de cette apparente pluralité. Analogiquement, la pluralité des centres spirituels se réduit à l’unité de leur principe premier actualisé dans chacun d’eux à des degrés différents.
    L’expression ‘âlam al-Insân est l’équivalent textuel du terme sanscrit mânava-loka qui désigne le domaine de l’existence de l’homme, où se situe la fonction du Manu.
    La précision que le Pôle est un être qui appartient à ce monde est faite pour distinguer entre le principe non-humain permanent qui le constitue et le support de cette fonction qui est humain et qui comporte même des changements de personne comme toute autre fonction traditionnelle.
    C’est l’application au Pôle du hadîth : « Allâh créa Adam à Son image – khalaqa-Llâh âdama ‘alâ sûrati-Hi » ou d’après une variante : « à l’image d’ar-Rahmân – ‘alâ sûrati-r-rahmân).

    • Avatar de mandir mandir dit :

      ASSALAM LILIA,
      CE SERA UN PLAISIR D’AVOIR LE TEXTE EN ARABE OU LA TRANSCRIPTION PHONETIQUE DE CETTE SALATOU AKBARIAYAT OU SALATOUL QOUTOUBIYAT.
      NOUS NOUS EXCUSONS POUR NOS LONGUES ABSENCES ET POUR NOS APPARITIONS FURTIVES QUI FONT DE NOUS DES CONSOMMATEURS PASSIFS PLUTOT QUE DES PRODUCTEURS ACTIFS. MAIS HEURESEMENT QUE VOUS ETES TOUJOURS LA POUR BIEN TENIR LE FLAMBEAU ET LE HISSER TOUJOURS PLUS HAUT.
      QU’ALLAH SOUBHANA’HOU WA TA’ALA VOUS FORTIFIE ET VOUS SOUTIENNE EN PERMANENCE DANS CETTE OEUVRE COLOSSALE ET MAJESTUEUSE, QUI JE N’EN DOUTE PAS EST DEDIEE A SA FACE.
      NOUS REMERCIONS AU PASSAGE MOUHAMED DIOP : LE FONDATEUR DE CE BLOG, QUE NOUS NE REMERCIERONS JAMAIS ASSEZ.
      ENCORE MERCI A MOUHAMED DIOP. ET VIVE LILIA.

  89. Avatar de lilia Rose lilia Rose dit :

    EXTRAIT D’UN SERMON D’ALI SUR LA GRÂCE DEDIEU, LA CRÉATION DE L’UNIVERS ET DES ANGES, L’ÉLECTION DES PROPHETES, L’ AVENEMENT DU PROPHETE, LA REVELATION DU CORAN, LA LOI D’INSTITUTION DIVINE…
    Grâce soit rendue à Dieu que nulle expression ne saurait glorifier, en
    dénombrer les bienfaits ou lui rendre l’hommage requis, ni les regards les
    plus profonds l’atteindre, ni les intelligences sonder son essence.
    Son être n’a point de bornes ni de qualificatif, ni de terme ou de fin
    déterminés.
    Son Omnipotence a modelé les créatures. Sa miséricorde a répandu les
    vents ; il a consolidé la terre avec des rocs fermes.
    Le commencement de la foi est connaissance de Dieu, son
    couronnement est d’y croire, sa perfection est de proclamer son unicité :
    se dévouer à lui, c’est achever la foi en son unicité et rejeter toute
    multiplicité dans sa nature.
    Toute multiplicité se dédouble, tout dédoublement est ignorance de la
    nature divine ; toute ignorance est une désignation qui implique une
    limitation ; qui dit limitation dit dénombrement.
    Toute interrogation, Lui fixant un lieu ou une forme est une négation
    de Dieu.
    Etre incréé, existant éternellement avec tout sans comparaison et hors
    de tout sans différence, il agit sans notion de mouvement ni d’instrument,
    voit sans être vu de Ses créatures. Seul, il ne s’attache à aucun lieu ni en
    regrette la perte.
    CRÉATION DE L’UNIVERS
    Il a tiré l’univers du néant, l’a forgé de rien, sans effort intellectuel, ni
    expérience acquise, ni mouvement actué, ni hésitation ou préméditation.
    Il fixa le terme des choses, en harmonisa les divergences, percevant
    leurs limites, leurs fins, leurs semblables et leurs aspects.
    Puis il dégagea les espaces, les distances, les voies et les cours
    cosmiques et il fit couler des eaux aux vagues houleuses et hautes ;
    il les fit charger sur les ailes des vents furieux et de la tempête déchaînée.
    Puis il ordonna aux vents de renvoyer les eaux, de les brider et de les
    dompter. L’air s’y livra passage et les eaux s’y déversèrent.
    Il créa ensuite un vent stérile en permanence, violent, d’origine
    lointaine qu’il chargea de faire mouvoir l’eau haute, de soulever les
    vagues des mers. Ces vents agitèrent fortement les eaux, les dispersèrent
    dans l’espace et les remuèrent avec fougue.
    Puis de ces vagues démontées et écumantes, élevées dans l’air libre et
    le Cosmos ouvert, il façonna sept cieux dont le plus bas est formé des vapeurs condensées des vagues et le plus haut d’un toit inaccessible et
    d’une voûte sublime qui flottent sans support ni jointures.
    Il orna alors les galaxies d’astres et d’étoiles brillantes. Dans un
    firmament constellé et mouvant, Dieu fit graviter un soleil éclatant et une
    lune scintillante.
    LA CRÉATION DES ANGES
    Puis Dieu dégagea les hauts cieux qu’il peupla d’anges de toutes
    catégories ; les uns se prosternant sans s’agenouiller, d’autres
    s’agenouillant sans se dresser, d’autres en rangs impacts ou rendant
    hommage à Dieu sans se lasser ; ils ne sont pas assujettis au sommeil, à la
    distraction des esprits, à la lassitude des corps ou à l’inadvertance de
    l’oubli.
    Les uns sont dépositaires et confidents de ses révélations, porte-parole
    auprès de ses messagers, exécutants de ses décrets et ordres ; d’autres sont
    protecteurs de ses adorateurs, ou gardiens des portes des paradis.
    Quelques-uns ont les pieds fixés loin dans les profondeurs des terres
    tandis que leur tête traverse le firmament supérieur ; leurs corps émergent
    hors de tout espace ; leurs épaules s’adaptent aux piliers du Trône.
    N’osant fixer le regard sur le Trône, ils ont les ailes pliées autour, les
    voiles de la gloire et les rideaux de la puissance dressés entre eux et leurs
    inférieurs.
    Ils ne conçoivent guère Dieu sous une forme visible, ne Lui appliquent
    aucunement les attributs contingents, ne les délimitent nullement et ne lui
    reconnaissent pas de pair.
    CRÉATION D’ADAM
    Dieu rassembla du limon de tout ce qu’il y avait sur la terre
    d’élévations escarpées, de plaines, de doux et de salé, le trempa dans
    l’eau, le pétrit jusqu’à lui donner la viscosité de l’argile, puis en fit une
    forme avec côtes, jointures, organes et fragments divers.
    Il la solidifia, la durcit, lui fixa un laps de temps déterminé et un destin
    arrêté en lui insufflant de son esprit. Cet ensemble devint un homme doué
    d’entendement, de réflexion, d’organes sensoriels, réceptacle de connaissance, susceptible de distinguer le vrai du faux, de percevoir les
    saveurs, les goûts, les couleurs, et les divers genres de choses ; créature de
    similitudes harmonieuses, de contrastes discordants, d’alliages
    diversifiés ; mêlant le chaud au froid, le dynamisme à l’immobilité.
    Dieu présenta aux anges son œuvre et leur enjoignit de se prosterner
    devant elle et de l’honorer,
    « Prosternez-vous devant Adam », leur ordonna-t-il ; ils se
    prosternèrent tous hormis l’orgueilleux Iblis (Satan). Créé de feu, il
    méprisait l’homme, créé d’argile. Il demanda à Dieu un délai afin d’avoir
    le temps de tenter l’homme, de préparer et d’accomplir son œuvre néfaste
    et catastrophique.
    Dieu dit : « Ce délai t’est accordé jusqu’au Jour de l’instant connu de
    nous ».
    Le Seigneur installa Adam dans une demeure paisible et prospère. Il le
    mit en garde contre son ennemi Iblis.
    Tenté par le Démon qui ne lui pardonnait pas de vivre au Paradis en
    compagnie des anges, Adam faiblit et succomba aux tentations, troquant
    la joie contre l’angoisse, la certitude contre le doute et la quiétude contre
    le remords.
    Néanmoins, Dieu, par sa grâce sublime, agréa son repentir, lui promit
    de le réintégrer dans son paradis, et l’établit dans cette vallée d’épreuves
    pour la peupler de sa progéniture.
    CHOIX DES PROPHÈTES
    Le Seigneur – qu’il soit exalté – élit parmi les fils d’Adam des
    prophètes loyaux et fidèles qu’il chargea de la mission apostolique de
    porter la révélation et de l’annoncer.
    Quand la majorité des hommes trahirent leur engagement envers Dieu,
    dénièrent son droit transcendant, lui associant des partenaires, ils furent
    déviés par les démons de la connaissance de Dieu, renoncèrent à l’adorer.
    Le Seigneur leur envoya successivement ses messagers et ses prophètes,
    pour leur rappeler le pacte dont leur conscience était imprégnée et ses
    faveurs oubliées, leur renouveler le témoignage de la Révélation, les
    sommer de méditer en leur révélant les secrets les plus impénétrables et
    les prodiges de l’omnipotence : tels la voûte céleste suspendue au-dessus
    de leurs têtes, la terre qui leur sert de demeure, les ressources qui leur
    assurent la vie, les destins qui les exterminent, les maux qui les font
    vieillir, la succession des événements.
    Le Seigneur n’a jamais privé les hommes d’un apôtre messager d’un
    livre révélé, d’un argument convaincant et d’un droit chemin sans
    ambiguïté. Le nombre restreint des prophètes et la multitude des
    détracteurs n’ont eu aucun impact sur le message divin. Le précurseur
    annonçait celui qui le suivrait et témoignait pour celui qui l’avait précédé.
    Ainsi s’écoulèrent les siècles et se succédèrent les générations,
    passèrent les pères auxquels succédèrent les enfants.
    L’AVÈNEMENT DU PROPHÈTE
    Puis le Seigneur envoya Mouhammad (que son nom et celui des siens et
    compagnons soient bénis). Mouhammad accomplit ainsi la promesse faite
    par les prophètes, ses prédécesseurs. Dieu en fit le couronnement des
    prophètes ; il le rendit illustre par sa naissance et ses vertus.
    La terre était lors de l’avènement du Prophète partagée en sectes
    gouvernées par les passions et engagées dans des voies diverses : les unes
    confondaient le Créateur et les créatures, les autres niaient le Créateur ou
    adoraient d’autres dieux.
    Grâce au Prophète, Dieu tira les hommes de leur égarement, fit
    dissiper l’ignorance.
    Puis pour honorer le Prophète, le récompenser de sa loyauté, le tirer de
    ce monde éphémère d’épreuves vers le séjour éternel, Dieu le rappela
    auprès de lui.
    A l’instar des autres prophètes Mouhammad que son nom et celui des
    siens soient bénis laissa son message aux nations et leur traça un chemin
    éclairé par la foi et la sagesse.

  90. Avatar de lilia Rose lilia Rose dit :

    En tant que symbole du commentaire métaphysique, c’est dire toute l’importance de cette première lettre de l’alphabet et du point diacritique. Certains maîtres spirituels ont recours pour une exposition du principe de Non-dualité ou de la doctrine de l’Unité ou « tawhid »

    Le point est un symbole de l’Essence de Dieu lequel est occulté derrière les voiles de Sa Sacralité dans Sa Manifestation même à Ses créatures. Abdelkrim Jilli dit que : « Le point, en tant que tel, non dans sa spatialité divisible, ne se dénombre pas ni se divise…il n’est pas assignable à la vue, tout ce que tu projettes dans le monde corporel est susceptible de division, mais le point visible n’est qu’un symbole de ce qu’il est en réalité : Un, chose incomparable et indivisible. Le point en tant que symbole du Soi et essence des lettres n’est prononçable que par participation. En d’autres termes, il est le prononcé de toute prononciation. Pour illustrer ces propos, prenons, par exemple, la forme nue du « b » qui peut-être identique à celles du « ta » ou « tha » Comme leur forme de base est la même c’est bien les points diacritiques qui vont les distinguer ! En fait, il n’y a que le point qui est prononcé puisque le « b », le « t » ou le « th » ne se prononcent pas tout seuls. En somme, c’est par le point, tête de l’alif, que l’écriture commence et c’est par le point que les lettres se distinguent. « On considère que le point est la mesure par laquelle l’alif se mesure Lui-même. Il est une modalité du point. En effet, l’alif est composé de points multiples, juxtaposés, mais en réalité, le point du fait de sa nature totale ne se divise pas ni se multiplie. Il est présent en chacune de ses parties, sans être numérale en soi-même. C’est ainsi que l’explique que dans son opuscule « Al qahf wa raqim », Abdelkrim Al-jilli….

    « De la même manière, dans la création, le Principe suprême, avec Sa Perfection une et indivisible, est avec toute chose… dans le fond et dans la forme. D’ailleurs, le sens de L’alif , en soi-même, dérivé de la ulfah ( intimité, union ) et donc présent avec toute chose » « wa huwa ma’akum ayna mâ kuntoum » S.57 v. 4. L’Emir abdelkader, dans la halte souligne que sa Présence n’est pas comparable à notre présence ( spatiale, temporelle et individuelle ) Que sa Présence « ma’yyah » est son Etre qui ne se divise pas, ne se multiplie pas, ne se dissocie pas, ni s’associe. Son Exemple – et à Dieu appartient l’exemple le plus sublime – est comme l’image que réfléchie le miroir. L’Essence orientée vers le miroir fait exister et pourvoir ce qui est réfléchi dans le miroir. Mais en fait, l’image est illusion et il n’y a de vrai que l’Essence. Al –Jilli recourra au symbolisme du « b » en disant qu’en tant que vicaire, il s’étendra sous la lumière de l’alif, comme l’ombre s’étend, car l’ombre de toute chose est comme la chose, et l’étendue du « b » dans l’écriture est à la mesure de l’axe de l’alif. Il se voit en tant qu’ombre et sait que son existence n’est du qu’à lui. Sachant que l’ombre n’a d’existence que par l’objet dont elle projette.

    Ainsi dans le monde idéographique des lettres, il est la forme de chacune des lettres : ainsi le « b » est un alif étendu, le « jim » un alif recourbé, le « dal » un alif brisé et ainsi de suite pour les autres lettres quant à la forme.

    Dans la formule inaugurale du Texte sacré. La particule « bi » dans « bismillah » a une valeur instrumentale. Elle se traduit par « je commence », je requiers l’aide, je prends bénédiction « que ce soit par la parole déclarée ou une détermination qu’indique l’immédiateté de l’acte comme le fait de boire après la basmalla : Je bois ou je prends l’aide pour boire par le nom d’Allah. Lorsqu’on dit : « Bismillah , je fais ceci ou cela » cela veut dire « Par Allah, je fais ceci ou cela puisque le nom n’est autre que le nommé « idh laysa al-ism ghayr al mussamah » ( cette question ayant été l’objet de discussions chez les théologiens ….( jawharat at-tawhid ) Dans le Coran, Dieu dit « Béni est le Nom de ton Seigneur » S 55, v. 78.
    Pour Al-Jilli, le sens de la parole « Par Allah, je fais …» ne désigne que Lui même, agent de toi en toi. L’enseignement à tirer de tout cela, dit-il, c’est que si ta contemplation est au niveau des actes divins, tu diras que l’acte provient de ta nature en tant que créature et l’affirmation se rapporte à Lui, si la contemplation est au niveau des Noms divins tu percevras l’irréalité de la chose créée et si ta contemplation est au degré de l’Essence, tu verras l’apparition de l’unité de ton être dans Ses aspects d’unicité.
    Les savants divergent au sujet du Nom « Allah » certains disent qu’il dérive d’ilâh, un nom d’action avec le sens d’Adoré et que l’article déterminé « al » a été ajouté à « ilâh » ce qui a donné Allah ( l’alif du nom indéterminé ayant été assimilé ) D’autres disent que c’est un nom constant, non dérivable et ayant pour signification « l’Être nécessaire, Promoteur original de l’univers » Le Nom d’Allah est le Nom de l’Essence qui est le Soi de tout soi, la Personnalité de toute personnalité et le Moi de tout moi. Il est Celui qui réunit la chose et son contraire. C’est pourquoi il est dit que : « Allah réunit la chose et son contraire. Il est « ‘ayn al wujudi wal ‘adam » le principe de l’Être et du Non-Être. Al- Jilli, à propos de l’identité suprême, dira que si Allah se présente à toi comme une donnée à comprendre et incluant tous les aspects de la divinité et comme quelque chose de surajouté à toi. Cette représentation est imaginative est pur néant et n’a pas de réalité. Ce que tu maintiendras de dualité Seigneur-serviteur, transcendance-immanence dans le mode conjonctif ou unitif est pur égarement au regard de la Vérité et hétérodoxie. Ibn ‘Arabi dit dans les fusus dans le verbe de Noé énonce le tawhid véritable qui se fonde sur la doctrine, sous-tendue, de l’Unicité de l’Etre : Dieu et la création ne sont que les aspects et les qualifications d’une Réalité unique qui exclut toute « association » en dépit de la multiplicité actuelle inhérente à Sa Manifestation. Il formule cela sous une forme poétique :

    « Si tu proclames la transcendance tu relativises

    Et si tu affirmes l’immanence tu définis

    Si tu attestes les deux tu es dans le vrai

    Et tu es un guide respecté en matière de Connaissance

    Celui qui proclame la dualité est associateur

    Celui qui témoigne l’unité est unitaire

    Attention à la comparaison si tu te poses comme second

    Et attention à la transcendance si tu te singularises

    Tu n’es pas Lui et pourtant tu es Lui, et tu le vois

    Dans les choses mêmes libre et conditionné

    Les mots Dieu, créature, seigneur et serviteur ne sont qu’une différenciation conceptuelle qui se rapporte à une seule réalité elle-même. Ce que tu trouveras à partir du soi en toi c’est Lui. Dans son ouvrage « les chatons de la sagesse », dans son dernier chapitre traitant du Verbe Mouhammadien, Ibn ‘Arabi écrit : « La connaissance qu’à l’homme par soi-même précède la connaissance qu’il peut avoir par son Seigneur, car la connaissance de son Seigneur est en fait la connaissance de soi. C’est pourquoi le Prophète a dit : « Celui qui se connaît soi-même connaît son Seigneur »

    Les trois noms divins mentionnés dans la formule inaugurale reflètent un ternaire ou triade. Le terme Allah exprime l’Infini dans Sa transcendance absolue, Il est le riche en lui-même et Il représente les trois mondes, à savoir le Non-Être ou le non-manifesté dont on ne peut se représenter la contemplation ni la manifestation, l’Être ou le monde intermédiaire comportant l’ensemble des possibilités de manifestation et dont la contemplation et la manifestation sont possibles et enfin le monde de la manifestation ( ce ternaire se trouve symbolisé dans l’alif ).

    Le Nom ar-rahmân, grammaticalement c’est une forme emphatique adjectivale. Cette dernière lorsqu’elle s’applique à un nom de qualité donne à l’objet décrit un caractère extensif et indique l’intensité de cette qualité sur l’objet. C’est pourquoi le Nom « ar-rahman est extensif et s’applique en ce monde et dans l’autre. Mais, la rahmah dans l’autre monde est plus intense que dans ce bas-monde suivant la tradition prophétique rapportée : Allah a cent miséricordes, une dans le monde parmi les créatures par laquelle ils s’unissent et par laquelle ils se font mutuellement miséricorde et quatre-vingt-dix-neuf dans l’autre monde, auprès de Lui, qu’Il ne manifestera qu’au jour de la résurrection »

    Quant au Nom ar-rahîm, le secret de ce Nom est dans le fait que le monde trouve sa fin vers Allah, et que le crée retourne vers Lui. « inna lillahi wa inna ilayhi râji’un ».

  91. Avatar de Tahir107 Tahir107 dit :

    Salam,

    Dommage que maître davidoffole ne participe plus à ce blog mais je vous comprends. Sachez Maître Davidofolle que vous êtes le seul vrai maître de tout le blog et le seul qui mérite ce nom ici. J’ai beaucoup appris par vos posts et bien qu’Allah m’a fait la grâce de me donner un Maître, vous me rappelez mon propre maître.

    Vous ne collectionnez pas les recettes mais vous êtes un véritable Cheikh éducateur. Qu’Allah vous fasse bénéficier de Sa Présence pour l’éternité!! Si j’ai la chance que vous lisez ces quelques mots cher maître veuillez me contacter sur mon adresse mail vivi.75@live.fr

    Sinon que vous ne le souhaitez pas, je vous souhaite que le meilleur dans les deux mondes pour vous et vos proches! et faites une dou’a pour que moi pauvre faqir fillah j’atteigne ma destination et que je sois mis en présence de Mon Bien Aimé.

    Bien cordialement

    Faqir fillah Tahir

    • Avatar de mandir mandir dit :

      JE CONFIRME CHER FRERE,
      MAITRE DAVIDOFFOLE EST UN VERITABLE CHEIKHOUL TA’LIM, DOUBLE D’UN CHEICHOUL ADAB DE PAR SA TENUE ET SA RETENUE.
      IL EST RARE DE NOS JOURS DE VOIR UN MAITRE DETENIR LA SAGESSE( QUI EST UNE POSTURE) ET MAITRISER A LA FOIS:
      – DES CONNAISSANCES GNOSTIQUES (ARIF BILLAHI)
      – DES CONNAISSANCES RATIONNELLES (ILM).
      C’EST POURQUOI, JE TIENS AUSSI A LUI RENDRE UN HOMMAGE MERITE EN M’INQUIETANT TOUTEFOIS DE SON ABSENCE SINON DE SON LONG SILENCE.
      MAIS SACHE O MAITRE ET FRERE EN DIEU QUE, OU QUE TU SOIS, TU AS IMPRIME DANS BEAUCOUP DE POITRINES DES POULS ET DES SOUFFLES QUI RYTHMENT LEUR CADENCES DANS LA MELODIE DIVINE. WA ZIKROULLAHI AKBAR.
      QU’ALLAH VOUS PRESERVE SOUS SA LANTERNE LUMINEUSE ET VOUS GARDE DANS SA FORTERESSE SCELLEE AINSI QUE TOUS CEUX QUI S’EFFORCENT AVEC CONSTANCE ET PERSEVERENCE A REPANDRE SA PAROLE ( UN CLIN D’OEIL A NOTRE BIEN AIMEE QUI SE RECONNAITRA PAR CES MOTS),
      MAN KANA LILLAHI, KANA ALLAHOU LAHOU;

      • Avatar de Tahir Tahir dit :

        Merci frère pour ce beau message. Je n’ai rien d’autre à ajouterà ce que vous avez dit sinon que je me joins à vous dans votre dou’a.

  92. Avatar de lilia Rose lilia Rose dit :

    Notre Dieu et le Dieu de toutes les communautés opposées à la nôtre sont
    véritablement et réellement un Dieu unique, conformément à ce qu`II a dit en de
    nombreux versets: « Votre Dieu est un Dieu unique » (Cor. 2: 163; 16: 22; etc.) Il a
    dit aussi: « Il n’y a de dieu qu’Allah » (wa ma min ilahin ila Llahu, (Cor. 3: 62). Il en est ainsi nonobstant la diversité de Ses théophanies, leur caractère absolu ou
    limité, transcendant ou immanent, et la variété de Ses manifestations. Il S’est
    manifesté aux mouhammadiens au-delà de toute forme tout en Se manifestant en
    toute forme, sans que cela entraîne incarnation, union ou mélange. Aux chrétiens,
    Il s’est manifesté dans la personne du Christ et des moines, ainsi qu’il le dit dans
    le Livre. Aux juifs, Il s’est manifesté sous la forme de ‘Uzayr et des rabbis; aux
    mazdéens sous la forme du feu, et aux dualistes dans la lumière et la ténèbre. Et
    II s’est manifesté à tout adorateur d’une choses quelconque- pierre, arbre ou
    animal…- sous la forme de cette chose: car nul adorateur d’une chose finie ne
    l’adore pour elle-même. Ce qu’il adore, c’est l’épiphanie en cette forme des
    attributs du Dieu vrai- qu’il soit exalté!-, cette épiphanie représentant, pour
    chaque forme, l’aspect divin qui lui correspond en propre. Mais [au-delà de cette
    diversité des formes théophaniques, ce qu’adorent tous les adorateurs est Un,
    leur faute consistant seulement dans le fait de le déterminer limitativement (en
    l’identifiant exclusivement à une théophanie particulière).
    Ce point est capital : il n’y a qu’un seul Dieu et celui-ci se manifeste aux hommes selon
    diverses théophanies ou manifestations divines, c’est pourquoi il existe plusieurs
    religions, mais comme le manifesté n’est pas à proprement parler ce qui se manifeste, ce
    que les hommes peuvent dire et concevoir de Dieu reste en-deçà de ce qu’Il est
    réellement. On voit là comment la théorie d’Ibn Arabi du Wahdat el Wujud ou Unicité de
    l’Être, reprise et retravaillée par son disciple Abdelkader au 19° siècle, débouche sur une
    théologie quasi apophatique : au fond, comme beaucoup de maîtres soufis ont affirmé l’avoir
    expérimenté (comme par exemple Jallaludin Roumi (13° Siècle) si cher à Eva de
    Meyerovitch, poète mystique, fondateur de l’ordre des Derviches Tourneurs qui dit un jour : «
    La vérité est un miroir tombé de la main de Dieu et qui s’est brisé. Chacun en ramasse un
    fragment et dit que toute la vérité s’y trouve ») , ou bien le martyr El Hallaj (10° siècle) si cher
    à Louis Massignon, crucifié parce qu’il a osé crier sur la place publique dans un moment
    d’extase « Je suis la vérité ! », ou encore cet autre martyr du Soufisme moins connu,
    Sohrawardi, si cher à Henry Corbin, assassiné à Alep au 12° siècle sur ordre de Saladin, parce
    qu’il a osé tenter de concilier Zoroastrisme, Platonisme et Islam…) quand l’homme s’unit à
    Dieu, il n’y a plus de moi et de toi, l’Aimant, l’Aimé et l’Amour ne font plus qu’un, et plus
    aucun discours ne peut rendre compte de cette union, parce que l’ego parlant, se représentant
    le monde s’est éteint après ce que les Soufis appellent « Fana » ou extinction de l’ego. La
    théologie de l’Émir Abdelkader prône la tolérance, la fraternité entre hommes de religions et
    de cultures différentes, parce que pour lui il n’y a plus d’opposition entre fidèles et infidèles :
    « L’infidélité (kufr) n’existe pas dans l’univers, si ce n’est en mode relatif. Si tu es
    capable de comprendre, tu verras qu’il y a là un point subtil : à savoir que
    quiconque ne connaît pas Dieu de cette connaissance véritable n’adore en réalité
    qu’un seigneur conditionné par la croyance qu’il a à son sujet, et qui ne peut
    donc se révéler à lui que dans la forme de sa croyance. Mais le véritable Adoré est
    au-delà de tous les « seigneurs ».
    Finissons cet article consacré à l’Émir Abdelkader par de la poésie ! Car cet homme
    exceptionnel fut aussi poète, comme tous les Maîtres soufis ayant compris que parler de Dieu
    de manière exclusivement théologique ne suffit pas, ne convient plus quand c’est le cœur qui
    s’exprime… Voici donc deux poèmes en miroir écrits à sept siècles d’intervalle, le premier est
    de l’Émir, extrait du « Livre des Haltes », le deuxième de son Maître par delà les siècles,
    Muhieddine ibn Arabi, extrait de « L’interprète des désirs »… ces deux poèmes sont tous
    deux de merveilleux hymnes à l’Amour universel, donc à toutes formes d’amour…

    Poème d’Abdelkader
    « Dieu est l’essence de tout adoré et tout adorateur n’adore que lui »
    « Pour qui le veut le Coran
    Pour qui le veut la Torah
    Pour tel autre l’Évangile
    Pour qui le veut mosquée où prier son Seigneur
    Pour qui le veut synagogue
    Pour qui le veut cloche ou crucifix
    Pour qui le veut Kaaba dont on baise pieusement la pierre
    Pour qui le veut images
    Pour qui le veut idoles
    Pour qui le veut retraite ou vie solitaire
    Pour qui le veut guinguette où lutiner la biche ! »

    Poème d’Ibn Arabi :
    « Mon cœur est devenu capable d’accueillir toute forme
    Il est pâturage pour les gazelles
    Et Abbaye pour les moines
    Il est un temple pour les idoles
    Et la Kaaba pour qui en fait le tour
    Il est les tables de la Torah
    Et aussi les feuillets du Coran
    Je crois en la religion de l’Amour
    Où que se dirigent ses caravanes
    Car l’Amour est ma religion et ma foi »
    Bruno Etienne « Abdelkader, Isthme des Isthmes »

  93. Avatar de lilia Rose lilia Rose dit :

    Louange à Allah et que la paix soit sur Ses serviteurs élus et sur toi aussi ami intime,
    pur et noble ainsi que la miséricorde d’Allah et Ses bénédictions.
    Les termes techniques qu’utilisent entre eux les initiés réalisés parmi les gens d’Allah.

    Al-Hâjis : (La Pensée subite) :
    On exprime par ce terme la première pensée soudaine (al-khâtir), c’est une pensée
    seigneuriale qui ne trompe jamais. (Sahl ) l’appelait la cause première ou le coup de bec de la
    pensée (naqar al-khâtir). Lorsqu’elle prend un caractère réel dans l’âme, on l’appelle la
    « volonté (al-irâdah). Si elle se produit trois fois, on la nomme ; « aspiration » (hammân) et si
    elle se répète une quatrième fois on la nomme ; « décision ferme » (‘azmân). Lorsqu’on
    décide d’effectuer un acte, si la pensée porte sur un acte, on la nomme « but » (qasdân) et
    quand on exécute l’acte, elle devient ce que l’on appelle l’ « intention » (niyah)
    .
    Al-Irâdah (La Volonté) :
    C’est l’embrasement du cœur, on entend par là, la volonté du désir qui est son origine.
    La volonté naturelle se rattache au plaisir de l’âme et à la volonté de Dieu (al-Haqq), se
    rattache l’épuration (al-ikhlâs).
    Al-Murîd (Celui qui Désire) :
    Il s’agit de celui qui se dépouille de sa volonté propre. Abû Hâmid al-Ghazalî dit que
    ce sont ceux qui sont digne des Noms (divins) se vouent à Allah par le Nom

    Al-Murâd (Celui qui est Désiré) :
    Ce terme désigne celui à qui l’on éteint sa volonté propre et pour qui les choses ont été
    préparées. Il franchit le domaine de formes et des stations spirituelles intermédiaires sans
    souffrances.
    As-Sâlik (Le Cheminant) :
    C’est celui évolue à travers les stations spirituelles au moyen de son état personnel et
    non par sa science. La science (qu’il reçoit) devient pour lui une source (‘aynân)
    .
    Al-Musâfir (Le Voyageur) :
    C’est celui qui par sa réflexion voyage à travers les données intelligibles. C’est ce qui
    est désigné par l’instruction par l’exemple qui permet de passer du rivage de ce bas-monde à
    celui éloigné
    .
    As-Safar (Le Voyage) :
    C’est une désignation du cœur lorsqu’il s’est orienté vers Allah le Très Haut au moyen
    de l’invocation (dhikr).
    At-Tarîq (La Voie) :
    Ce terme désigne les prescriptions légales et formelles de Dieu qui ne souffrent
    d’aucune dispense.
    Al-Waqt (l’Instant) :
    Cela désigne ton état spirituel personnel au moment où tu vis cet état sans qu’il soit
    rattaché à ce qui est passé ou à venir.
    Al-Adab (L’Adaptation aux Convenances):
    Parfois on se sert de ce terme concernant le respect de la Loi sacrée, d’autres fois on
    l’utilise pour parler des convenances concernant le service rendu (al-khidmah), et enfin ce
    terme peut signifier les convenances permettant de s’adapter à Dieu. Celui à l’égard de la
    Loi sacrée concerne ses prescriptions formelles. Celui concernant le service rendu consiste à
    ne plus le considérer comme tel mais de saisir ce qui est vraiment véhiculé à ce moment.
    S’adapter aux convenances avec Dieu c’est connaître ce qui est à toi et ce qui est à Lui. Celui
    qui réussit à s’adapter convenablement aux situations (al-adîb), fait partie des gens de
    l’activité spirituelle

    Al-Maqâm (La Station Spirituelle):
    Cela désigne le fait de s’acquitter totalement des droits prescrits par la Loi sacrée.
    Al-Hâl (l’Etat Spirituel):
    C’est ce qui survient sur le cœur sans effort ni recherche. Parmi ses conditions,
    qu’il s’efface et laisse place { un état similaire et ainsi de suite jusqu’a ce qu’il devienne
    pur. Si rien de similaire ne lui fait suite, c’est la divergence qui se fait jour. Ceux qui
    voient les états se succéder sans interruption parlent de permanence de l’état, ceux qui
    ne voient pas d’état similaire parlent de rupture de continuité. On dit également que
    l’état est la variation des attributs de l’homme.
    ‘Ayn at-tahakkum (l’Affirmation de l’Autorité Personnelle) :
    C’est lorsque le Saint s’emploie à manifester son degré spirituel tel qu’il le connaît
    de façon à être vu.
    Al-Inzi’âj (La Nostalgie ou l’état de commotion) :
    C’est l’effet de l’exhortation dans le cœur du croyant. Cela signifie un engagement
    menant à la réalisation effective et à l’intimité (avec Allah).
    Ach-Chari’ah (La Loi Sacrée) :
    C’est l’engagement d’assumer la condition de la servitude (al-‘ubûdiyah)
    .Ach-Chath (Le Propos Extatique) :
    C’est un propos comportant sottise et prétention, il est rare que l’on puisse constater ce
    genre de propos chez les gens réalisés
    .
    Al-‘adl wa al-Haqq al-makhlûq bihi (La Justice et la Vérité par laquelle est
    produite la Création) :
    Cette expression désigne le premier exticencié qu’Allah a créé, ce qui se rapporte à Sa
    parole : « Et Nous n’avons créé les cieux et la Terre ainsi que ce qui se trouve entre eux,
    que par la Vérité »
    .Al-Afrâd (Les Solitaires) :
    Ce terme désigne les hommes (initiés) qui échappent au regard du Pôle (Al-Qutb)
    Al-Qutb wa huwa al-ghaûth (Le Pôle qui est aussi le Secours – le Sauveur):
    Cela désigne le seul être sur qui est en permanence posé le regard d’Allah en ce
    monde. Il réside sur le cœur d’Isrâfîl (paix sur lui)
    .
    Al-Awtâd (Les Piliers) :
    Cette expression désigne quatre hommes (initiés) dont la demeure correspond à celle
    des quatre points cardinaux du monde ; l’Orient, l’Occident, le Nord et le Sud. La station de
    chacun d’eux est en rapport avec celle de chacune de ces directions.
    Al-Bûdalâ’ (Les Substituts) :
    Ils sont au nombre de sept ce sont des gens qui lorsqu’ils voyagent laissent un corps à leur
    image afin que les gens ne savent pas qu’ils sont en voyage. C’est cela que l’on désigne par ce
    terme et pas autre chose, ils résident sur le cœur d’Abraham.
    Al-Nuqabâ’ (Les Lieutenants) :
    Ce sont ceux qui extraient les écorces des âmes, ils sont au nombre de trois cent
    .Al-Nujabâ’ (Les Nobles) :
    Ils sont quarante, et chargés d’aider les créatures à supporter leur fardeaux. Ils
    n’agissent que pour le bien d’autrui.
    Al-Imâmân (Les deux Imâms) :
    Ce sont deux personnes dont l’un se trouve à la droite du Sauveur (le Pôle) et son
    regard est tourné vers le monde de la Royauté. L’autre se tient à la gauche du sauveur et son
    regard est tourné vers ce bas monde (al-mulk) ; Il possède une station plus élevée que son
    compagnon, c’est lui qui remplace le Pôle (à sa mort).
    Al-Umanâ’ (Les Dignes de Confiance) :
    Ce sont les gens du Blâme.
    Al-Mâlamatiyah (Les Gens du Blâme) :
    Ce sont ceux dont les états intérieurs n’apparaissent pas à l’extérieur. C’est la
    catégorie d’initié la plus haute, leurs disciples évoluent dans les différentes sphères de
    l’initiation effective.

    Al-Makân (L’Endroit) :
    Cette expression désigne une demeure sur le tapis (al-bisât) qui ne convient qu’aux
    gens parfaits, ceux qui ont réalisé les stations et les états spirituels et les ont dépassés pour se
    fixer au-delà de la Majesté et de la Beauté. Ils n’ont ni attribut ni genre les qualifiant
    .Al-Qabd (La Contraction) :
    C’est l’état de peur dans l’instant spirituel (al-waqt). C’est aussi l’évènement qui
    échoit sur le cœur lorsqu’ elle est ressentie la nécessité d’être sanctionné et rééduqué. Quelqu’un
    d’autre a dit, c’est l’emprise de l’évènement dans l’instant spirituel.
    Al-Bast (Le Déploiement):
    Cela signifie, selon nous, l’être qui englobe toutes choses et n’est englobé par aucune
    d’entre elles. On dit aussi que c’est l’état de l’espoir, on dit encore que c’est un évènement
    qui indique l’acceptation, la miséricorde et l’intimité (al-uns).
    Al-Haybah (La Révérence) :
    C’est l’effet de la contemplation de la Transcendance divine dans le cœur, il est
    possible qu’elle soit rattachée à la beauté, celle de la Majesté transcendante.
    Al-Uns (L’Intimité) :
    C’est l’effet de la contemplation de la beauté de la présence divine dans le cœur. C’est
    aussi ce que l’on nomme, la Beauté de la Majesté.
    Al-Tawâjjud (L’Acte Divin Origine de la Réalisation) :
    C’est la recherche de la réalisation, on dit aussi que c’est la simulation de l’état de
    réalisation sans réalisation
    .
    Al-Wajd (la Touche Théopathique) :
    C’est ce qui survient soudainement au cœur comme états spirituels qui jusqu’alors
    échappaient à sa contemplation.
    Al-Wujûd (L’Etat Théopathique Accompli) :
    C’est la réalisation de Dieu lors de la touche théopathique (al-wajd)

    Al-Jalâl (La Majesté) :
    Ce sont les aspects contraignants (qahr) de la présence divine.
    Al-Jamâl (La Beauté) :
    Ce sont les aspects de miséricorde et de douceur de la présence divine.
    Al-Jam’ (La Concentration) :
    C’est une allusion à Dieu envisagé sans la création.
    Jam’ al-Jam’ (La Synthèse Totalisante) :
    C’est l’évanouissement total en Allah.
    Al-Farq (La Séparation) :
    Ce terme fait allusion à la création sans Dieu (al-Haqq), on dit aussi, c’est la
    contemplation de la servitude
    .Al-Baqâ’ (La Permanence) :
    C’est la vision de l’homme qui voit réellement l’autorité d’Allah sur toute chose.
    Al-Fanâ’ (l’Extinction) :
    C’est la vision qu’à l’homme de sa faiblesse au regard de l’autorité divine sur chaque chose
    .Al-Ghaybah (La Disparition) :
    C’est la disparition du cœur à toute science ayant court dans les états créés qui
    correspond à l’occupation des sens par les choses avec lesquelles ils rentrent en contact.
    Al-Hudûr (La Présence Consciente) :
    C’est la présence consciente du cœur avec Dieu lors de ses états de disparition (d’extinction).
    Al-Sahû (La Lucidité) :
    C’est le retour à la faculté sensible après une disparition à ce bas-monde provoquée
    par un évènement spirituel très fort
    Al-Sukr (L’Ivresse) :
    C’est une disparition provoquée par un évènement d’ordre spirituel très fort.
    Al-Dhûq (Le Goût) :
    C’est le début d’un dévoilement théophanique divin.
    Al-Churb (l’Absorption du Breuvage) :
    C’est le terme médian du dévoilement théophanique divin.
    Al-Rayi (Le Breuvage Bu à Satiété) :
    C’est la fin du dévoilement théophanique en toute station spirituelle.
    Al-Mahwa (L’Effacement) :
    C’est le dépassement des comportements habituels. On dit aussi, c’est l’arrêt de la (ou
    se soustraire à l’influence d’une) cause (‘illah). On dit encore, c’est ce qu’Allah a voilé et
    effacé.
    Al-Ithbât (La Confirmation) :
    C’est l’accomplissement des règles d’adoration. On dit également, c’est le maintien
    par la confirmation stable et ferme des modalités de jonction (de contact) (entre l’homme et
    Dieu).
    Al-Qurb (La Proximité):
    C’est observer scrupuleusement l’obéissance, cet état est accompli en accédant à la
    « distance des deux arcs »
    Al-Bu’d (L’Eloignement):
    C’est persister dans l’état de désobéissance, l’éloignement vient de toi et il varie selon
    la variation des états. Les circonstances indiquent le genre d’éloignement dont il s’agit, règle
    également valable pour l’état de proximité.

    • Avatar de lilia Rose lilia Rose dit :

      SUITE….

      Al-Haqîqah (La Vérité Principielle) :
      C’est le dépouillement des tes attributs que tu remplaces par les Siens en tant qu’Il est
      l’Agent agissant par toi, en toi et de toi, ce n’est pas toi (l’Agent réel). Un verset concerne
      cette notion : « Il n’y a pas une bête dont Il ne tient la mèche frontale »
      Al-Nafas (Le Souffle) :
      C’est un esprit auquel Allah donne le pouvoir sur le feu du cœur afin d’en éteindre les
      flammes.
      Al-Khâtir (La Pensée Soudaine):
      C’est ce qui survient sur le cœur et dans la conscience comme discours seigneurial,
      angélique, psychique ou satanique sans persistance. Cela peut être également tout
      « évènement » sans aucune préméditation de ta part.
      Les trois degrés de la certitude:
      ‘Ilm al-yaqîn (La Science de la Certitude) :
      C’est ce qu’engendre tout ce qui est d’ordre argumentaire.
      ‘Aîn al-yaqîn (L’Œil de la Certitude) :
      C’est ce qu’engendrent la contemplation et le dévoilement intérieur.
      Haqq al-yaqîn (La Vérité de la Certitude) :
      C’est la science qui nous parvient de la part et comme le souhaite le contemplé.
      Al-Wârid (L’Evènement Spirituel) :
      Ce sont les pensées soudaines et louables qui parviennent aux cœurs sans acte
      préalables pouvant les avoir provoquées. Il exprime aussi tout ce qui survient sur les cœurs de la part des Noms divins.
      Al-Châhid (Le Témoin Contemplatif) :
      C’est l’effet que la contemplation procure dans le cœur du témoin contemplatif. Le
      témoin contemplatif est en réalité la forme même du contemplé par le cœur.
      An-nafs (L’Ame)
      Ce sont les attributs de l’homme que l’on connaît
      Al-Rûh (L’Esprit):
      Il se rapporte à celui qui projette sur le cœur une science appartenant au monde du
      Mystère (al-ghayb) selon un aspect particulier.
      Al-Sir (Le Secret) :
      On dit ; le secret de la science est ce qui se rapporte à la réalité intime de celui qui
      possède cette science. Le secret de l’état se rapporte à la connaissance de ce qu’Allah a voulu et le secret de la réalité profonde se rapporte à ce qu’indique l’indication allusive reçue.
      al-Walah (Le Ravissement) :
      C’est le débordement provoqué par la touche théopathique (al-wajd).
      Al-Waqfah (L’Arrêt) :
      C’est le fait de s’arrêter entre deux stations spirituelles.
      Al-Fatrah (La Tiédeur) :
      C’est l’apaisement (khumûd) du feu incandescent initial.
      Al-Tajrîd (Le Dépouillement) :
      C’est le dépouillement du cœur et du secret de la dualité et du monde.
      Al-Tafrîd (La Singularisation) :
      C’est ta condition lorsque Dieu est présent avec toi.
      Al-Latîfah (La Subtilité) :
      C’est toute allusion se rapportant à une signification subtile qui se fait jour dans la
      compréhension mais que les expressions ne peuvent qu’évoquer. On désigne à ce moyen également l’âme parlante (nafs an-nâtiqah).
      Al-‘Illah (La Cause) :
      C’est une information divine avec ou sans cause intermédiaire.
      Al-Riyâdah (La Discipline Spirituelle) :
      La discipline du comportement consiste à abandonner les caractères naturels grossiers
      de l’âme et la discipline de l’aspirant consiste, elle, à se conformer à la nature du but visé.
      D’une façon générale, c’est une expression qui désigne le fait d’adapter (tahdîb) les caractères de l’âme (à l’objectif fixé).
      Al-Mujâhadah (Le Combat Spirituel) :
      Cela consiste à mener l’âme à ses limites corporelles et ainsi, de contrecarrer les
      passions (charnelles) en tout état.

      Al Façl (Le Discernement):
      C’est la conscience de ce qui te manque de ton Bien-aimé. Selon nous, c’est la
      conscience discriminante de ce qui te distingue de Lui après l’Union (Ittihâd).
      Al-Dhahâb (La Disparition) :
      C’est l’évanouissement extatique du cœur se traduisant par la perte de toute sensibilité
      corporelle lors de la contemplation du Bien-aimé, quel que soit celui-ci
      .Al-Zamân (Le Temps) :
      C’est le sultan
      . Al-Zâjir (Celui qui Contraint) :
      C’est l’exhortation de Dieu (al-Haqq) dans le cœur du croyant, c’est celui qui convie
      (vers Allah).
      Al-Sahaq (Le Broiement) :
      Cela désigne la disparition de ta composition sous la contrainte
      . Al-Mahaq (L’Anéantissement) :
      C’est ton extinction dans Son essence (ghaybihi)
      .Al-Sitr (Le Voile) :
      C’est tout ce qui te voile à l’égard de ce qui pourrait provoquer en toi l’extinction. On
      dit aussi, c’est tout ce qui constitue ce monde et le fait d’être prisonnier des habitudes. C’est enfin, le fait d’agir en fonction des effets des actes

      Al-Tajallî (La Théophanie) :
      C’est ce qui se dévoile aux cœurs comme lumières du monde des Mystères (anwâr al ghuyûb)
      .
      Al-Takhâllî (L’Isolement Volontaire) :
      C’est le fait de choisir l’isolement et le rejet de tout ce qui détourne de Dieu.
      Al-Muhâdarah (L’Acte de Présence) :
      C’est la présence des cœurs (avec Dieu) provoquée par une argumentation répétée.
      Selon nous, c’est la succession des Noms divins entre eux en fonction des réalités essentielles
      qu’ils véhiculent.
      Al-Mukâchafah (L’Acte du Dévoilement Intuitif):
      C’est la réalisation du dépôt divin par la contrainte, c’est aussi la réalisation du
      surcroît que procure l’état (de la réalisation effective en ce monde de la nature du dépôt).
      C’est enfin, la faculté de réellement comprendre les indications allusives.
      Al-Muchâhadah (L’Acte Contemplatif) :
      C’est ce qui se rapporte à la faculté de voir toute chose à la lumière du Tawhîd (de la
      métaphysique). C’est aussi la faculté de voir Dieu en toute chose et enfin, c’est aussi, la
      certitude la plus profonde qui ne laisse place à aucun doute
      .Al-Muhâdathah (L’Entretien Divin) :
      C’est le discours que Dieu adresse aux connaissants dans le monde d’ici-bas (‘alâm al mulk
      wa ach-chahâdah), comme l’appel du Buisson ardent lancé à Moïse.
      Al-Musâmarah (L’Entretien Confidentiel) :
      C’est le discours qu’Allah adresse aux connaissants dans le monde des secrets et des
      Mystères, Il le fait parvenir par l’Esprit fidèle sur ton cœur.
      Al-Lawâïh (Les Lueurs) :
      C’est ce qui luit des secrets apparaissant lors de l’élévation d’un état à un autre. Selon
      nous, c’est ce qui apparaît à la vue intérieure lorsqu’elle n’est pas restreinte par le poids des lumières essentielles. Cela n’est pas à comprendre de manière négative

  94. Avatar de lilia Rose lilia Rose dit :

    les sagesses du Shaykh al-’Alawî (que Dieu soit satisfait de lui), permettra aux lecteurs de jouir de ces trésors.

    -Les gnostiques sont des degrés : Connaissant de son Seigneur. Connaissant de soi-même. Néanmoins, le connaissant de soi-même est d’une Connaissance plus profonde que le Connaissant de son Seigneur.
    – Les voilés sont des degrés :
    – voilé à l’égard de son Seigneur, – voilé tu l’égard de soi-même. Néanmoins le voile de ce dernier est plus opaque que celui du voilé à l’égard de son Seigneur.
    -Les ascètes sont des degrés : « L’Ascète qui dédaigne les biens que Dieu a » « L’Ascète qui dédaigne ce qu’il possède ». Néanmoins, l’’ascète qui dédaigne les biens que Dieu a, est d’un ascétisme plus rigoureux que celui qui dédaigne les biens qu’il a en mains.
    -Celui qui connaît Dieu se détourne des Biens de Dieu. Mais l’insouciant de Dieu est insatiable des biens de Dieu.
    – La vision de la Vérité est désunion. L’union consiste à t’anéantir à toi-même et à la vérité.
    – Celui qui connaît Dieu en son âme retourne vers elle et cherche à satisfaire ses désirs.
    -L’ignorant ne peut appréhender L’Unicité de Dieu. L’inattentif ne peut Le contempler.
    – Deux contraires qui ne peuvent se rencontrer : « si tu es, Il n’est pas » ; « S’il est, tu n’es pas ». —Délaisse ton existence et tu seras appelé.
    – Celui qui met en acte la connaissance avant son temps est dépossédé te cette connaissance.
    -Ne te hâte pas de renter le coran jusqu’à ce que sa révélation soit achevée et dis :  »Seigneur, accrois ma connaissance !  » (C20- 114)
    -Tous ceux qui ont osé exprimer la Vérité sont passés immanquablement pour libertins. Ceux qui la taisent passent pour en être les détenteurs véritables.
    – Les défauts de l’âme (nafs) ne se sont multipliés que pour mieux offusquer les Lumières Célestes
    – La Vérité (Dieu) ne peut-être saisie par la vue, tandis qu’Elle nous perçoit. Et comment pourrions-nous La saisir alors qu’Elle est plus près de nous que nous-mêmes ! Est-il possible à l’œil de voir son essence ?
    – N’abandonne pas ton âme (nafs) ne la prends pas en aversion ; mais plutôt accompagne-la, et, interroge-la sur ce qui est en elle.
    – Celui qui a réalisé la Vérité de l’infinie plénitude (assamadanyyah) ne trouve plus de place pour l’altérité.
    – Le Tawhîd (Unicité) n’est pas un simple mot que formule la langue. Le Tawhîd est conviction et subconscient. « Un ignorant se délecte, peut être, de son ignorance alors qu’un savant souffre de son savoir. »
    -Il ne s’agit pas de connaître Dieu lorsque le voile tombe, mais de Le connaître, dans le voile même. « Il a une porte à l’intérieur de laquelle réside la Miséricorde tandis qu’à l’extérieur se trouve le châtiment. »
    – Il n’y a point un atome dans l’univers qui ne porte en lui un des Noms de L’Adoré.
    – Il ne s’agit pas de Le connaître dans tous Ses Noms Sublimes. Il s’agit de Le reconnaître dans chaque parole et dans chaque sens.
    – La connaissance de l’Unicité n’est pas ce que véhiculent les livres ou ce que bavardent les bouches, mais bien les traces que laissent les Amoureux et dont les lumières scintillent dans l’espace.
    -Le Tawhîd (Unicité) est semblable au feu. incendie toute chose sur laquelle il se pose et la purifie
    – Si l’on dévoilait le secret du Connaissant on connaîtrait la quintessence de la Prophétie.
    – Un connaissant n’entre point au Paradis à moins qu’il ne feigne d’ignorer la Vérité.
    – Si le lot qu’a le Connaissant auprès de Dieu, n’était que le Paradis, celui-ci serait pour lui ce que l’Enfer est pour le voilé « Mahjûb »
    – L’état du Connaissant au milieu des siens, ne peut se maintenir que s’il fait montre d’affectation.
    – De tous les hommes, les plus éloignés de leur Seigneur sont ceux qui dépassent la mesure dans leur affirmation de Son incomparabilité.
    – Il n’a d’affirmer Son incomparabilité au delà de toute mesure, mais de le connaître par analogie.
    -Les comparaisons fondées sur la certitude de Son unité valent mieux que les abstractions de celui qui est voilé de Son unité.
    -Si tu vois le connaissant absorbé dans le « Dhikr » sache qu’il est absent car s’il était présent, le silence lui conviendrait mieux.
    – La Vérité n’est point proche, de même qu’Elle n’est point éloignée
    – L’Approche se conçoit avec la dualité, la Vérité est Une.
    – La sincérité (Ikhlâs) dans l’action est l’écueil des Gens de la Connaissance. De même que l’absence de l’Ikhlâs constitue le danger pour les cheminants.
    – Qui reconnaît la Vérité dans les créatures s’évanouit en Elle, les perdants de vue, et il ne lui reste qu’Elle.
    -Celui qui recherche Dieu à travers autre chose que soi-même n’atteindra jamais Dieu.
    – Qui reconnaît Dieu à l’aide du raisonnement parlera le langage de l’infécondité sans en avoir conscience.
    – Celui qui cherche Dieu ailleurs qu’en lui-même dirige ses pas hors de son but.
    -Celui dont la station est égale à son état exprime involontairement le secret de Dieu.
    – Le « Ta » (tu) du discours est un châtiment. Le « Ha » (il) de l’abîme est une épreuve. Le « Nun » (je) de l’individualisme est une dualité. La vérité est au delà de tout cela.
    – Ne te limite pas seulement à la connaissance du Vrai au risque d’être voilé par Elle des mystères de la création.
    -La Connaissance qui ne prend appui sur aucun support peut être cause de régression.
    – N’atteint pas Dieu celui qui va vers Lui. N’en est pas distrait Celui qui s’appuie sur Lui.
    – Quiconque a goûté la douceur de l’entretien avec la Vérité, ne peut se défendre de converser avec les créatures.
    – Quiconque se détourne du monde se détourne de la Vérité. Quiconque ne loue pas les hommes ne loue pas Dieu.
    – Celui à qui se manifeste la Majesté Immense de l’Être, n’a plus conscience des attributs.
    – Celui qui se suffit de son arrivée ne peut qu’errer. Celui qui se désintéresse du voile Perd la Présence.
    – Celui qui cèle le Secret est voilé de Lui et celui qui le divulgue est un vaincu.
    -Celui qui n’accepte pas la fréquentation des superbes (orgueilleux), est lui-même un superbe (orgueilleux).
    . -Celui qui connaît Dieu ne L’adore plus ; c’est Son secret qui L’adore.
    -Celui dont la contemplation s’est fortifiée perd sa timidité première.
    -La perfection de la courtoisie exige le maintien du voile.
    -Demander l’accroissement manifeste l’ignorance chez un disciple.
    – La dernière désobéissance chez le « murid » est meilleure que son premier acte de piété.
    – La sagesse est semblable à la tolérance, on ne peut s’en servir qu’en cas de nécessité.

    • Avatar de mandir mandir dit :

      SALAM MA SOEUR DE COEUR,
      DE CHEIKH BADAWI A CHEIKH ALAWI,
      DE CHEIKH JILANI A CHEIKH TIJANI,
      TU NE CESSE DE RAVIR MON AME.
      DANS CE TABERNACLE DES EPERDUS D’AMOUR,
      TU RE-ECRIS LE MEMORIAL DES AWLIYA-OU LAH
      MA JUMELLE DE COEUR, MA RABBIAL ADDAWIYA.
      C’EST A TRAVERS TA PLUME QUE JE REALISE, QUE JE VIS LE SENS ET L’ESSENCE DE CE BLOG.
      VIS LONGTEMPS MA LILIA A MOI ET NOTRE LILIA A TOUS,
      JOUIS PLEINEMENT ET DURABLEMENT DES DELICES DU SEIGNEUR.
      CAR TA PLUME MIELLEUSE APAISE, RECONFORTE ET SUFFIT.
      SALAMOU ALEYNA WA ALA IBADI LAHI SALIHINA.

      • Avatar de lilia Rose lilia Rose dit :

        Ce petit post contenant le discours intime ainsi qu’un certain nombre d’aphorismes et de pensées exprimant la sagesse du bien aimé shaykh Al -‘Alawi Q’Allah soit satisfait de lui , est un guide et un instrument de travail enrichissant l’information mon cher frere de coeur …. Merci pour ton appréciation ,
        Q’Allah étend nos vies et nous prend en main par Sa grâce, achève Sa
        bénédiction sur nous comme l’est sa caractéristique, élargit nos
        poitrine, desserre le nœud de nos langues et rend nos discours compréhensibles inshaAllah ….

  95. Avatar de lilia Rose lilia Rose dit :

    On raconte qu’un jour, comme elle se rendait à la Ka’ba, elle resta seule
    dans le désert. « Mon Dieu, dit-elle mon cœur est en proie à la perplexité au
    milieu de cette solitude. Je suis une brique et la Ka’ba est une pierre. Ce
    qu’il me faut, c’est la contemplation de ta face ».
    À ces mots une voix l’apostropha de la part du Seigneur très haut : « Ô
    Râbi’a! feras-tu à toi seule ce qui exigerait le sang du monde entier?
    Lorsque Moussa (Moïse) a désiré voir notre face, nous n’avons répandu
    qu’un atome de notre lumière sur une montagne et elle s’est trouvée dissoute
    en mille morceaux ».
    On raconte qu’une autre fois, comme Râbi’a se rendait à la Ka’ba, elle la
    vit venir en plein désert au-devant d’elle. « Ce qu’il me faut à moi dit Râbi’a
    c’est le maître de la Ka’ba et non la Ka’ba ; qu’ai je à faire d’elle? » Et elle
    ne daigna pas la regarder.

    On raconte encore qu’une nuit un voleur s’introduisit dans la maison de
    Râbi’a et, après lui avoir soustrait son voile, ne trouva plus d’issue pour s’en
    aller : mais à peine eut-il remis le voile à sa place qu’il retrouva le chemin. Il
    enleva de nouveau le voile, et le chemin lui fut encore fermé. Ce fut ainsi
    qu’à sept reprises différentes il enleva le voile et que la sortie lui fut interdite,
    sauf à se rouvrir quand il le remettait à sa place. Alors une voix s’adressant à
    lui : « Ô voleur! ne te donne pas tant de peine, car il y a déjà bien des
    années que Râbi’a nous a confié le soin de sa personne et nous ne
    permettons pas à Eblis de mettre le pied dans son ermitage. Toi, voleur, tu
    voudrais prendre son voile! mais sache donc, fripon, que, quand un de nos
    amis est plongé dans le sommeil, il y a un ami qui veille sur sa personne ».

    On raconte qu’un jour Hassan Basrî, voyant Râbi’a assise sur le bord de
    l’Euphrate, jeta sur la surface de l’eau son tapis à prière, monta dessus et
    dit : « Allons, Râbi’a, il faut réciter sur l’eau un prière de deux ra’ka ». « Maître
    dit-elle, sont-ce les choses de cette terre que tu vas montrer aux gens de
    l’autre monde? Fais-nous voir une chose que le commun des mortels soit
    impuissant à exécuter ». Ce disant, elle lança en l’air son tapis à prière,
    monta dessus et cria : « Viens ici, Hassan, on y est plus retiré et l’œil des
    curieux ne saurait y atteindre ». Puis, voulant consoler Hassan, elle ajouta :
    « Maître, ce que tu as fait, les poissons aussi peuvent le faire, et ce que j’ai
    fait les mouches sont capables de le faire. Il s’agirait d’arriver à un degré
    supérieur aux deux que nous avons atteints ».
    Hassan Basrî demanda à Râbi’a si elle en arriverait à prendre un mari. Elle
    de répondre : « Contracter mariage est nécessaire pour quelqu’un qui est
    en possession de son libre arbitre : quant à moi, je ne dispose plus de ma
    volonté. J’appartiens au Seigneur et je reste à l’ombre de ses
    commandements ; je ne compte pour rien ma personnalité ». « Mais dit
    Hassan, comment es-tu parvenue à un tel degré? » « En m’annihilant
    complètement». « Oui, observa Hassan, tu sais le comment ; mais, chez
    nous, ce comment-là n’existe pas ». Et il ajouta : « Ô Râbi’a! communique moi
    quelque chose de ce que tu as appris par ta propre inspiration ».
    « Aujourd’hui répondit Râbi’a, je me suis rendue au bâzâr, ayant avec moi
    quelques pelotes de corde que j’ai vendues deux pièces d’or pour me
    procurer des vivres. J’ai pris dans chacune de mes mains une de ces pièces
    d’or, craignant que, si je les tenais ensemble, toutes deux réunies ne me
    fissent dévier de la voie droite ». Hassan lui dit encore : « Si, dans le paradis,
    je demeurais l’espace d’un souffle éloigné de la face du Seigneur, je
    pleurerais tellement que tous ceux qui s’y trouvent auraient compassion de
    moi ». « C’est très bien observa Râbi’a ; mais quiconque dans ce bas
    monde ne néglige pas un seul instant de bénir le nom de Dieu, tout en
    gémissant et en pleurant, c’est un signe manifeste que dans l’autre vie il
    sera comme tu viens de le dire ».

    On lui disait : « Pourquoi n’en viens-tu pas à prendre un mari? » « J’ai trouvé
    trois choses qui me causent du souci, répondit-elle ; si quelqu’un m’en
    débarrasse, j’en viendrai à prendre un mari ». « Et ces choses qui te préoccupent, lui demanda-t-on, qu’est-ce donc? » Elle de répondre : «La première est de savoir si au moment de la mort, oui ou non, je pourrai présenter ma foi dans toute sa pureté. La seconde, de savoir si, au jour de
    la résection, on me mettra, oui ou non, dans la main droite l’écrit où sont enregistrés mes actes. La troisième est de savoir, lorsqu’au jour de la résurrection on conduira les uns vers la droite dans le paradis, les autres vers la gauche dans l’enfer,
    dans quelle direction on me conduira moi-même ».
    « Nous ne connaissons rien de ce que tu nous demandes là, s’écrièrent-il tous. Eh quoi ! reprit-elle, lorsque j’ai devant moi de pareils sujets de préoccupation, j’irais m’inquiéter d’un mari ! »
    On lui demandait aussi : « Toi qui es si insinuante en paroles, ne serais tu pas excellente pour garder un poste? » « Mais dit elle, je suis en effet la gardienne d’un poste ; car je ne laisse sortir rien de ce qui est en moi et je ne laisse rien entrer de ce qui est en dehors ».
    « Ô Râbi’a! lui demandait-on, aimes-tu le Seigneur très haut? » « Oh! vraiment oui, j e l’aime. » « Et Sheïtân, le considères-tu comme un ennemi? »
    « J’aime tellement le Seigneur très haut que je ne m’inquiète pas de l’inimitié de Sheïtân. »

    On raconte que Râbi’a vit en songe l’envoyé, sur lui soit le salut! qui la salua et lui dit : « Ô Râbi’a!, m’aimes-tu? » « Ô Envoyé de Dieu! répondit-elle, peut-il se trouver quelqu’un qui ne t’aime
    pas? Et cependant l’amour du Seigneur très haut remplit tellement mon cœur qu’il n’y reste de place ni pour l’amitié ni pour l’inimitié envers n’importe quel autre »
    On demandait à Râbi’a : « Celui que tu sers, le vois-tu? » « Si je ne le voyais pas répondit-elle, je ne le servirais pas ».
    On raconte qu’elle était toujours en pleurs. Comme on lui demandait pourquoi ces pleurs, elle répondit : « Je crains qu’au dernier moment une voix me crie soudain : Râbi’a n’est pas digne de paraître à notre cour ».
    On lui posa cette question : « Si un de ses serviteurs fait pénitence, le Seigneur très haut acceptera-t-il, oui ou non, sa pénitence? »
    « Tant que Dieu n’accorde pas la grâce de la pénitence, comment un de ses serviteurs pourrait-il faire pénitence? Et lorsque le Seigneur très haut la lui accorde en effet, il est hors de doute qu’il acceptera sa pénitence ».
    Elle disait encore : « On ne peut distinguer à l’œil les différentes stations qui sont sur la route conduisant à Dieu, pas plus qu’on ne peut arriver jusqu’à lui avec la langue. Applique-toi donc à tenir ton cœur en éveil. Lorsqu’il sera éveillé, c’est avec ses yeux que tu verras la route et qu’il te sera possible d’atteindre la station ».

  96. Avatar de Abdallah Fanny Abdallah Fanny dit :

    Salam les Maîtres et élèves , tout dabors
    j ai 20 ans je ne suis pas marier et j ai
    forniquer avec 2 filles que j aimes hiens
    l une est actuellement enceinte de moi
    et l autres je l ai depuceler . je sais que
    j ai pécher j ai voulus arreter mais je les
    aiment et j ai peur de les blessés et les
    perdres ce n est pas le comportement d
    un Muslim mais cela est fait .
    Aujourd’hui tout la veritee a eclater et
    les deux m abandonnent alors que je
    veux faire du serieux avec elle alors svp
    je vous serais vraiment reconnaissant de
    bien vouloir me donner des recettes
    pour demander pardon a Allah et les
    récupérés mais aussi avoir leur mains et
    etres aussi benit par Allah svp .

  97. Avatar de lilia Rose lilia Rose dit :

    la lumière signifiait ce qui est apparent en lui-même (zâhir li-zhâtihi) et fait apparaître ce qui est autre que lui (muzhir li-ghayrihi). Dieu peut donc être réellement qualifié de Lumière (nour), dans le sens d’existence par laquelle l’ensemble des êtres existe, constituant à leur tour autant de signes et de manifestations du divin. Nous avons également souligné que ces « signes » montrant différents aspects de Dieu se situent à la fois aux horizons (fi al-âfâq) et dans les âmes (anfusi). Sur cette base, « Dieu est la lumière des cieux et de la terre », et chaque être, chaque cellule et chaque atome constituent une manifestation de cette présence divine qui embrasse tout. « Voir » un être implique donc d’avoir vu Dieu avant lui, en tant qu’Il est son Créateur et un aspect de Sa réalité manifestée. Sur cette base, l’Imâm ’Ali a affirmé que « Dieu est dans les choses, mais sans être mélangé à elles, et Dieu est hors des choses, mais sans en être séparé. » Dieu reste néanmoins caché de par la force de Sa manifestation et du fait que Sa Présence remplit tout lieu. Il est voilé aux regards du fait de l’intensité de Sa proximité. L’idée même de « proximité », qui implique à la fois une séparation et un rapprochement, n’est pas ici appropriée : Dieu n’est dès le départ pas séparé de Sa manifestation, Il est ce par quoi l’ensemble des êtres sont. Il est encore plus apparent que ce qui est apparent. Dans ce sens, le Coran parle de Dieu comme Celui qui est « plus près de lui « l’homme « que sa veine jugulaire » (50:16).

    Lorsque nous ouvrons les yeux et regardons les êtres autour de nous, les rayonnements lumineux se reflètent dans notre œil, et grâce à eux, nous voyons les choses. Dans ce sens, Dieu et les choses peuvent être comparés aux rayonnements et aux objets que nous voyons : le rayonnement de lumière est si proche de notre œil, il s’unit avec lui de telle façon que nous ne le voyons plus, mais seulement les objets qu’il nous montre. Mais avant même de voir les choses, nous avons en réalité vu, sans nous en rendre compte, ce rayonnement et cette réflexion. Ici, la proximité est donc à prendre au sens figuré, car il n’est même plus question d’une quelconque séparation ni dualité.

    L’homme est constamment en présence de Dieu dans chaque aspect de son existence. Un maître gnostique avait plusieurs élèves dont l’un était plus jeune que les autres. Ce dernier était l’objet d’un respect particulier de la part du maître, ce qui suscitait un certain étonnement chez les autres élèves. Un jour, en vue de leur en faire comprendre la raison, le maître demanda à chacun de tuer une poule dans un endroit où il ne serait vu de personne, puis ensuite de se rendre auprès de lui. Chaque élève fit ce que le maître avait dit puis se rendit près de lui. Le plus jeune tarda à venir, tarda encore et vint finalement avec une poule vivante dans les bras. Le maître lui demanda : « Pourquoi ne l’as-tu pas tuée ? » Il répondit : « Partout où je suis allé, j’ai vu que la condition que vous aviez mentionnée ne pouvait être remplie. Vous aviez dit de la tuer à un endroit où je ne serai vu de personne. Or, partout où je suis allé, Dieu était là. Je l’ai donc apportée ainsi… »

    Nous sommes à la recherche de Dieu, mais où peut-on aller où Dieu ne soit pas ? Nous comprenons la nuit grâce au jour, le blanc grâce au noir, l’eau grâce à l’air… mais où pouvons-nous trouver le néant absolu et l’absence pour comprendre l’Existence, cette Présence qui remplit tout ?! Tout comme le poisson resté toute sa vie dans l’eau ne peut comprendre le sens de l’eau ni la voir, à moins d’être projeté hors de l’eau, l’homme n’est entouré que par l’Existence et les manifestations de Dieu. En réalité, il n’a jamais vu que Dieu pour pouvoir se rendre compte de ce qui n’est « pas Dieu ».

    Dieu est donc voilé par l’intensité de Sa lumière : Son apparition omniprésente le voile. Ce principe central est exprimé par ce verset du Coran : « Il est le Premier et le Dernier, l’Apparent et le Caché, Il est l’Omniscient. » (57:3). Pourquoi et comment même aller à la recherche de Dieu ? Lui qui est l’Apparence de tout apparent… Tels des poissons n’ayant connu que l’eau et ignorant ce qu’elle est, nous vivons en permanence au milieu de Ses grâces et signes. N’ayant jamais vu que Lui, nous demandons : « Où est Dieu ? »

    Le problème majeur de l’homme est qu’il tend à considérer Dieu comme une « chose » hors du monde, dans le ciel et éloignée de lui, ainsi qu’à prendre les objets divers et limités de ce monde comme autant de réalités indépendantes à posséder. Viennent alors l’ambition, l’hypocrisie, la guerre. Lorsque le cœur ne voit que des « choses » séparées, il ne peut voir Dieu, comme ce poisson qui ne peut saisir la réalité de l’eau. Dieu est à la fois « l’Apparent et le Caché ». Or, le Caché ne se dévoile qu’en exerçant son regard intérieur à discerner l’Unité dans la multiplicité, pour ne finalement voir les choses non plus comme autant de phénomènes indépendants, mais comme subsistant par Lui et Le manifestant. Une personne ayant atteint un tel regard, qui ne s’obtient que par un processus de purification intérieure, se rendra compte que Dieu n’est aucunement voilé, et que le voile nous Le cachant n’est que la limitation et les failles de notre propre regard. Nous sommes telle une personne dont les yeux seraient chargés de poussière face au soleil : le soleil est là dans son intense luminosité, il suffit juste de purifier son regard et son miroir intérieur pour qu’il s’y reflète le plus justement possible.

    Néanmoins, quel est le sens exact de cette rencontre et de cette vision ? L’être humain peut-il parvenir à saisir l’ensemble des Noms divins, et l’Essence divine même ?

    Les attributs divins sont divisés en deux, non pas dans le sens où Dieu aurait deux types d’attributs distincts, mais où Il a par rapport à nous et à la compréhension que nous en avons, deux miséricordes, deux savoirs, deux puissances…ce que nous pouvons en comprendre et saisir dans notre être, et ce qui nous échappe du fait même de nos propres limitations. Ces deux aspects sont évoqués dans le verset suivant : « Béni soit le Nom de ton Seigneur, Plein de Majesté (al-jalâl) et de Magnificence (al-ikrâm) » (55:78) ; la Magnificence exprimant l’équivalent de la beauté (jamâl) que nous avons évoquée. Les attributs de beauté sont la lumière, la puissance, la science et la vie, l’ensemble des attributs remplissant le monde et que nous pouvons saisir. Toute créature est donc chacune à sa mesure un reflet de la beauté divine et de Ses attributs. Nous qualifions donc les manifestations de la beauté divine, sa miséricorde, sa vie, sa science… que nous voyons et percevons dans les êtres d’attributs de beauté (sefât-e jamâli). Face à cela, lorsque ces mêmes attributs se trouvent dans une créature ou une réalité que nous ne pouvons saisir par notre compréhension, ces attributs sont qualifiés de jalâli désignant ce qui, par rapport à nous, a une telle splendeur et sublimité que nous ne pouvons le saisir à notre propre degré limité d’existence. Tout jalâl ou « réalité majestueuse » exprime donc ce qui n’est pas compréhensible dans le sens à la fois de compréhension intellectuelle et d’embrassement concret et existentiel pour une créature située à un rang particulier. Dieu a en effet créé chaque être selon une essence aux limites déterminées qu’il ne peut franchir sans s’anéantir lui-même et ne plus être ce qu’il est.

    A titre d’exemple, lorsqu’un enfant va à l’école pour la première fois, il commence à apprendre l’alphabet. Cet apprentissage est à sa portée, les lettres sont donc pour lui un jamâl. Néanmoins, le savoir de son maître est pour lui insaisissable, il ne peut même pas en imaginer l’étendue : il constitue un jalâl par rapport à lui. Cette science est la même dans son essence que ce qu’il apprend au travers l’alphabet, mais a un degré plus élevé et intense que l’existence actuelle de l’élève ne peut embrasser et supporter. De même, quelques centaines d’euros possédés par une personne modeste sont pour elle un jamâl, mais si cette même personne recevait un héritage d’un milliard d’euros, elle aurait une crise cardiaque et ne pourrait « supporter » une telle nouvelle ; cette somme serait donc pour elle un jalâl. De même, sa propre contenance en eau est pour le verre un jamâl, mais cent litres constituent pour lui un jalâl, qu’il ne peut recevoir sans se briser.

    Les deux aspects de jamâl et de jalâl des Noms divins ne signifient donc pas que des attributs contraires ou distincts – les uns qualifiés de « jamâl » et les autres de « jalâl » – seraient issus de deux aspects séparés de l’essence divine, mais qu’à partir de chacun des attributs manifestés, nous pouvons effectuer deux considérations : en premier lieu, prendre en compte ce qui est manifesté dans les différents êtres limités et qui se situe à notre degré propre de compréhension – le jamâl -, et en second lieu, ce qui est situé à un degré supérieur et est pour nous insaisissable – le jalâl. Cette idée est illustrée par la réaction des femmes d’Egypte lorsqu’elles virent la beauté de Joseph telle qu’elle est décrite dans le Coran : n’ayant pas la capacité existentielle de contempler une telle beauté, elles sont prises d’une telle confusion en le voyant qu’elles se coupent les mains avec les couteaux qu’on leur avait donnés : « Lorsqu’elle (Zoleikha)eut vent de leurs méchants commérages, elle les invita chez elle à un banquet, et remit à chacune d’elles un couteau. Puis elle ordonna à Joseph de paraître. Dès qu’elles l’aperçurent, elles furent émerveillées au point que, dans leur trouble, elles se tailladèrent les mains, en s’écriant : « Grand Dieu ! Ce n’est pas un être humain, mais c’est un ange merveilleux ! » (12:31) De même, il est rapporté que lors de l’ascension céleste (mi’râj) du prophète Mouhammad qu’il effectua en compagnie de l’ange Gabriel, ils parvinrent ultimement au degré de la Suprême grandeur divine. Gabriel ne put alors avancer davantage sous peine de se brûler les ailes, car ce degré était plus intense et élevé que sa propre existence.

    Autrement dit, tout comme la lumière du soleil, on ne peut diviser la lumière divine en deux lumières distinctes, dont l’une serait jalâli et l’autre jamâli. Tout n’est qu’une même et unique lumière. Cependant, lorsque cette lumière descend sur le monde, elle se fractionne en de multiples degrés de plus ou moins grande intensité : certains sont perceptibles par nos yeux, tandis que d’autres sont si éblouissants que nous ne pouvons les contempler ni même imaginer l’intensité de leur lumière. Si nous voulions voir une telle intensité de lumière, nos yeux seraient instantanément brûlés. La lumière que nous pouvons contempler est donc pour nous un jamâl, alors que celle qui nous brûle est un jalâl. En résumé, jalâl et jamâl sont deux considérations du point de vue de la capacité de chaque être dans sa détermination et son essence propre à percevoir les manifestations divines : lorsqu’un être peut saisir une perfection particulière, cette dernière est qualifiée de jamâl, et lorsqu’il ne le peut, cette perfection devient un jalâl par rapport à lui.

    Revenons maintenant à la question du « voile » existant entre l’homme et Dieu. Pourquoi un tel voile existe ? Et de quoi parle-t-on exactement lorsque l’on évoque un « voile » ? En reprenant l’exemple du soleil, il est clair qu’il n’existe aucun voile entre l’homme et le soleil qui lui cacherait une partie de sa lumière. Ce n’est que la faiblesse de notre vision qui constitue un voile l’empêchant de le contempler dans toute sa luminosité. S’il l’on excepte cela, « rien » et « aucune chose » n’existe entre le soleil et l’homme. Le soleil lui-même ne produit aucun rayon ou obstacle particulier qui empêcherait de le contempler. Le soleil ne fait que produire de la lumière. Ce sont donc les manques et faiblesses de notre propre vision qui empêchent de voir le jalâl et la Majesté divine dans toute sa splendeur, et non la lumière en elle-même. Le « voile » n’est donc en réalité pas une réalité concrète, mais un manque, un néant. Si ce néant laisse peu à peu place à l’existence, si la vision se renforce, la Lumière pourra être perçue et contemplée dans toute sa beauté originelle. Comme le verre qui ne peut contenir la mer, c’est l’aspect limité de son existence qui constitue le voile entre le croyant et Dieu. La détermination limitée est voile. Le voile n’est donc pas ce qui est, mais ce qui n’est pas, ce qui a une existence faible et enserrée dans des limites déterminées. Déchirer le voile implique donc de briser les déterminations et l’aspect limité de son existence. Lorsque le limité laisse place à l’illimité, tout voile entre l’homme et Son créateur s’efface. Cette réalité est exprimée dans plusieurs hadiths selon lesquels Dieu est trop miséricordieux et éminent pour pouvoir se voiler à une chose et qu’une chose puisse lui être voilée. Selon un hadith de l’Imâm Kâzem, « il n’y a pas entre Lui et sa création d’autre voile que Sa création elle-même ; Il s’est voilé sans voile le voilant , point de dieu hormis Lui, il est le Grand, le Très-Haut. » C’est également dans ce sens que l’on peut comprendre ce fameux vers de Hâfez : « Tu es ton propre voile, ô Hâfez, éloigne-toi de toi-même ! » Par conséquent, selon l’Imâm Sâdeq, « Celui qui prétend connaître Dieu au travers d’un voile, d’une forme ou d’un modèle est un associationniste, car le voile, la forme et le modèle sont autres que Lui, et Il est l’Un et l’Unifié ; Celui qui connaît Dieu est celui qui Le connaît par Dieu. »

    Celui qui veut arriver à Dieu même, à Son essence, doit oublier les limites de son propre être et s’immerger dans l’تtre illimité. Il doit éloigner de lui tout ce qui à trait au néant, à la mort et à la limitation, afin de franchir les degrés de jamâl pour atteindre le jalâl – tel cet enfant entrant en classe qui ne peut déchiffrer les lettres et dont la lecture est pour lui un jalâl, et qui devient peu à peu, par de nombreux efforts, un grand érudit. L’ascension spirituelle consiste ainsi à élargir et effacer les limites de son existence pour transformer peu à peu les jalâl en jamâl, et à se rendre capable de percevoir les hauts degrés des Noms et Attributs divins. Dans ce sens, celui qui chemine vers Dieu ne doit pas s’attacher et convoiter le limité et l’éphémère, qui limitera son être même à ces choses limitées. Cette démarche va de pair avec une compréhension du néant essentiel de son être, du fait qu’il n’est rien en lui-même et que tout vient de Dieu. L’égoïsme, l’arrogance et le moi constituent autant de voiles entre lui et Dieu. Le pèlerin doit donc briser les limites de sa propre existence constituées par son égo, nettoyer le miroir de son cœur pour que Dieu puisse s’y manifester.

    On demanda un jour à un éminent érudit : « Quelle est la preuve de l’existence du Créateur ? » il répondit : « Lorsque le jour se lève, plus besoin de lampe. » Lorsque l’ensemble de la création est la manifestation de Dieu, comment peut-on encore s’interroger sur la preuve de Dieu ? Dans ce sens, on demanda un jour au Prophète : « Par quoi as-tu connu Dieu ? » Il répondit : « J’ai connu les choses par Dieu. »

    Il est parfois attribué à Dieu des attributs dits « négatifs » et « positifs ». Ses attributs positifs sont la science, la puissance, la vie… alors que les attributs négatifs sont le fait de ne pas avoir de corps ni de matière, de ne pas se situer dans un lieu ou un temps défini, etc. Pour autant, ces deux types d’attributs ne correspondent pas à deux réalités distinctes dans l’تtre divin car dans ce cas, Dieu serait divisible et composé, et Son unicité se trouverait remise en cause. En réalité, ces attributs négatifs correspondent à la négation d’une négation, et non à une réalité distincte et concrète dans Son essence. Ainsi, le fait de ne pas avoir de lieu particulier signifie par exemple d’avoir une étendue existentielle illimitée, etc. L’ensemble des attributs négatifs vient réfuter l’idée que Dieu pourrait avoir un quelconque aspect de possibilité et de limitation. De même, ce que nous qualifions d’attributs jalâli ne doit pas être compris comme faisait référence à une réalité distincte des attributs jamâli, tout comme la lumière que nous ne pouvons fixer des yeux n’est pas distincte de celle que notre vue tolère, mais une réalité unique constituée de degrés distincts, et que nous fractionnons par rapport à la capacité de notre vision. Ainsi, la notion de jalâl n’a de sens que face à un manque, à une limitation existentielle qui ne peut saisir et embrasser une réalité au-dessus d’elle qui la dépasse. S’il n’existe pas d’élève face à un maître, le jalâl du savoir n’a pas de sens, de même que pour la puissance s’il n’existe pas de serviteur face au roi. Dieu est donc beau (jamil), et Sa beauté se confond avec Son jalâl. Comme le dit une prière : « Ô celui qui a manifesté le beau, et a dissimulé le laid », ce qui est laid n’étant autre que ce qui est limité et voué au néant.

    Sur cette base, il n’existe pas de « vide » ni de séparation dans le Réel, et par sa foi et ses actes, le croyant peut s’élever dans les degrés de l’être. Plus il s’élève, et plus ce qui était auparavant pour lui du jalâl devient du jamâl, jusqu’à ce que tout jalâl s’efface et qu’il connaisse Dieu tel qu’Il est. A l’inverse, celui qui est dénué de foi se concentre sur son être et prend pour des perfections les multiples aspects éphémères et égoïstes liés au « moi » qui constituent autant de voiles entre lui et son Créateur, et enserrent son être dans les limites qu’il s’est lui-même fixées. Si l’homme veut parvenir à la perfection, il faut, tel un enfant qui va pour la première fois à l’école, qu’il déchire le voile de son ignorance et de ses limitations en apprenant quelques lettres, puis un mot, pour pouvoir ensuite lire des ouvrages entiers… jusqu’à embrasser le monde de sa science. De même, le pèlerin doit peu à peu se déprendre des degrés limités de sa propre existence, de ses désirs éphémères, afin que tout ce qui est pour lui un jalâl se transforme en jamâl. Il pourra alors réaliser en lui et embrasser l’ensemble des Noms et Attributs divins, jusqu’à l’Essence divine, devenant ainsi l’Homme parfait et Sa lumière la plus éminente.

    Commentaire du verset de la Lumière
    (ayat al-nûr)

  98. Avatar de lilia Rose lilia Rose dit :

    Allah est Lumière.
    Comme la Lumière, Il est don de soi.
    En créant Adam, Allah confit Sa Lumière à la forme d’argile dont Il l’a façonné.
    Lors du pacte originel, la vocation seigneuriale d’Allah est offrande de Sa Lumière aux héritiers de Adam.
    Et l’acceptation des héritiers est acceptation de l’héritage de Sa Lumière et de l’exercice de Sa lumière par et dans l’existence terrestre, de sorte que cette existence se joue à la fois sur terre et au ciel.

    La vocation seigneuriale du Pacte : « Ne suis-Je pas votre Seigneur ? » pourrait se traduire par : « Ne suis-Je pas votre Lumière ? »

    Allah crée sans cesse et gouverne le monde par Sa Lumière, la Lumière de Son Instant qui renouvelle le monde à chaque instant.

    Lorsque nous parcourons le cycle des grains du rosaire en invoquant Allah,
    Certes nous avons le sentiment de nous adresser à Lui.
    Mais en vérité, la voix de Son Silence, dans le même instant,
    Investit notre voix en retour, comme en écho,
    De sorte que c’est à nous-mêmes que nous nous adressons en Son Nom,
    Afin que nous devenions un réceptacle, un véhicule de plus en plus accompli, de Sa Miséricorde pour le monde d’ici-bas.
    Ainsi, dans le temps de la prière et de l’invocation, notre instant est Son Instant, l’Instant de la Miséricorde, Son Instant incréé qui est renouvellement incessant de la création et de nous-mêmes.
    « Celui qui se souvient de Moi, Je Me souviens de lui. »
    Celui dont le cœur
    Celui dont le souffle
    Celui dont la voix
    Celui dont le sang
    Chante l’Instant lâ ilâha illa Allâh
    Connaît le Trésor caché.

    Le battement du cœur et l’aller-retour du souffle sont mémoire.
    Mémoire de la vocation miséricordieuse d’Allah à notre égard.
    Mémoire par laquelle Sa relation à nous fut et demeure création,
    Notre création.
    Mémoire par laquelle notre relation à Lui
    Est reconnaissance et émerveillement,
    Service et lieutenance.
    C’est en cela que le cœur et le souffle
    Sont le siège et la source de l’Esprit en l’homme.

    Je veux mourir en chantant la parole de louange
    Par laquelle l’homme est tout à la fois
    Sur terre et au cœur du Ciel :
    Lâ ilâha illa Allâh.
    Mourir par ce chant.

    Mais que je le chante ou ne le chante pas,
    Cette parole se chante en moi, en nous,
    Comme pour tout le ciel de l’univers.

    Et il est une vie qui est au-dessus de la vie et de la mort,
    C’est être attentif à ce chant,
    C’est le mémoire de cette parole :
    Lâ ilâha illa Allâh.
    Le cœur est sa mémoire.

    Que cette parole, sa mémoire et son chant,
    Soit intercession et bénédiction pour ceux que j’ai aimés.
    Et que par mon retour au Premier,
    Le cercle de ces aimés s’élargisse indéfiniment,
    Amine….

    La Motte Adam (1) et (4)…

  99. Avatar de mandir mandir dit :

    SALAM
    J’ESPERE QU’IL N’EST PAS TARD DE SOUHAITER A TOUTES LES FEMMES DU BLOG MAIS PARTICULIEREMENT A MA SOEUR JUMELLE LA SANTE, LA PAIX ET LA SERENITE PARFAITE DANS LE MENAGE ET DANS LE FOYER; QUE LE BON DIEU BENISSE CHACUN DE VOS PAS, VOUS ENVELOPPE DANS SA MISERICORDE ET VOUS GUIDE VERS SA LUMIERE DE GRACE.
    AMINE YA RABBI

  100. Avatar de lilia Rose lilia Rose dit :

    Le contenu du livre sacré donne une vue globale sur la religion, considérée comme un bien universel, avec ses trois dimensions (terrestre, spirituelle, et divine), dans un équilibre minutieux.
    Le texte coranique ne suit ni un ordre chronologique ni une structure logique habituelle. Il traite des sujets du domaine de la vie terrestre (dounya) et ceux de la vie des âmes qu’il dénomme ‘akhira’ (l’autre vie) dans une structure enchevêtrée, en mettant sans cesse des passerelles entre les deux niveaux de l’existence, montrant ainsi qu’ils sont inséparables. De plus, le texte sacré est ponctué de répétitions d’invocations des noms de Dieu.
    Répétition dont le but est le ‘dhikr’, le rappel incessant de l’omniprésence divine à l’homme, oublieux par nature.
    Cette structure, libérée des considérations ‘espace-temps’ et reflétant cette inséparabilité des trois niveaux de conscience, peut être schématisée par trois cercles concentriques: le cercle intérieur symbolise le ‘coeur’ du Coran, la Présence divine, le deuxième, le monde de l’esprit (akhira) et le troisième le monde terrestre (dounya).
    La lecture du Coran est avant tout un ‘dhikr’, un rappel incessant, une invocation permanente de Dieu par l’intermédiaire de ses Noms. Le monde terrestre est évoqué par ses innommables ‘ayats’, soient des signes censés rappeler l’adepte à son Seigneur. Le monde de l’esprit est le lieu de récompense et de proximité avec Dieu.
    Approche initiatique : Le texte coranique a deux caractéristiques essentielles et, apparemment
    contradictoires. Il est à la fois ‘ouvert’ et hermétique. Ouvert, puisque n’importe qui peut le lire, mais hermétique ne livrant ses ‘secrets’ qu’à des personnes dont les cœurs ne sont point ‘cadenassés’. Et ceci selon l’expression coranique : «Ne contemplent-ils pas le Coran? Leurs cœurs seraient-ils cadenassés? » (Coran S. 47 – V. 24).
    Ouvert, transparent et fermé, le livre sacré accueille le lecteur, lui offre ce qu’il cherche et le renvoie. Vous trouverez dans le Coran ce que vous lui apportez-vous même. Si vous êtes intéressé par la littérature, vous trouverez un livre de littérature ; si vous êtes scientifique vous y trouverez un livre de sciences ; si vous êtes musicien vous y trouverez chants, sons et musique ;etc. Mais le Coran est au-delà de tout cela. C’est la Présence divine offerte aux différents niveaux d’une création dont l’homme jouit d’une position centrale. Il englobe toutes nos préoccupations passées, présentes et futures, et les transcende. L’attitude intérieure avec laquelle on aborde le Coran joue un rôle primordial. Puisque nous allons faire une lecture soufie de quelques chapitres du Coran, il est important d’être muni de certaines clés, en réalité pas pour ouvrir le livre sacré, mais pour ouvrir nos cœurs, de telle sorte que nous puissions être en état de contemplation.

    Constitution formelle du texte coranique
    Le Coran se présente sous la configuration d’un ensemble de 114 sourates (chapitres), chacune portant un titre et contenant un certain nombre de versets (phrases) numérotés. Ces titres et ces chiffres ne constituent cependant que des repères, les « chapitres » étant de longueurs très inégales et le titre d’une sourate ne concorde pas toujours avec son thème principal.
    C’est ainsi que la deuxième sourate porte le titre de « Baqara » (la vache) en allusion à ce qui est connu dans la tradition biblique par la « vache rousse ».
    Or le thème qui concerne cette « vache » se limite à six versets (de 67 à 73) alors que la dite sourate en contient 286 et passe en revue pratiquement l’ensemble des thèmes coraniques.
    A signaler également un autre contraste entre les premières sourates de la vulgate et les dernières et qui a trait cette fois-ci au style littéraire. Les sourates placées dans la dernière partie du « Moushaf » ayant des tournures poétiques, et des sonorités musicales, tendent à toucher la sensibilité du cœur plus que la réflexion de la raison. Chacune d’elles se compose de quelques versets courts sous forme de vers bien ciselés, évoquant, d’une façon liminaire, voire purement suggestive, les différents thèmes coraniques. Les grandes sourates par contre semblent interpeller non pas
    uniquement ceux qui ont la foi, mais le commun des gens, s’adressant plutôt à la raison humaine. C’est là où nous retrouvons les développements des différents thèmes coraniques évoqués dans les petites sourates.
    Cette constitution, en sourates et versets, reste cependant la principale référence aussi bien pour les lecteurs occasionnels du coran que pour les lettrés concernés par les études du texte sacré.
    Portée ésotérique de la constitution formelle du Coran
    Les soufis quant à eux, affirment que cette constitution concorde avec ce que l’on peut appeler la « morphologie » spirituelle de l’homme. Deux remarques sont citées pour étayer cette thèse. La première concerne les termes « sourate » et « sourat » – qui signifie « image », apparence extérieure, corps humain. Ces deux termes ont pratiquement la même prononciation et ne se différencient que par une seule lettre, « sourate » s’écrivant avec un Sin et « sourat » avec un Sad. La deuxième remarque se base sur ce que la tradition appelle le « cœur » du Coran, lequel est identifié à la sourate Yassin.
    Et c’est ainsi que s’établit une correspondance entre la constitution du Coran et celle de l’homme de la façon suivante : Le corps humain (sourat) fait face à la sourate du Coran, la poitrine (sadre) fait face aux versets (ayat) et le cœur fait face aux lettres, ces dernières sont considérées par les soufis comme des « icharat », des allusions à des significations spirituelles profondes. D’où la répartition des lecteurs du texte sacré en trois catégories : « Ahl el Qouloub », les gens de cœur, dit également « Ahl al ichara », qui peuvent saisir les allusions du Coran. Une ou quelques lettres suffisent pour illuminer leur cœur et leur révéler des secrets du texte coranique. Arrivent
    en seconde position les « Ahl soudour », les gens de « poitrine », ils saisissent les versets, une – ou quelques phrases du texte sacré – suffit à remplir leur poitrine de foi, d’émotion et de certitude. Il reste enfin les « Ahl souwar », les gens de l’image, du corps, il leur faut beaucoup, beaucoup d’explications pourvu qu’ils comprennent quelque chose !

    Répartition en Hizb
    En plus de la présentation la plus connue du texte coranique, sous la forme
    d’un ensemble de chapitres (sourates) nous devons attirer l’attention ici sur
    une autre répartition du texte sacré, moins connue que la première. Il s’agit
    du partage de la vulgate en 30 parties (jouz’a) égales, numérotées de un à
    trente, la première commençant par la « Fatiha ».
    Chaque partie est elle-même scindée en deux sections « hizb », de sorte que la répartition du Coran se ramène à 60 « hizb », partage qui convient pour une lecture rituelle du texte coranique qui suit le mois lunaire. Un telle tradition est courante dans les mosquées du Maroc où des adeptes lisent, chaque jour, une des 30 parties du livre, un « hizb » le matin et un autre le soir. Les
    lectures se déroulent en chœur, sous forme de cercle, débutant le premier jour du mois lunaire et s’achevant le dernier.
    La répartition du Coran en 60 « hizb » (60 étant divisible par plusieurs chiffres) permet également des lectures du texte sacré sous différentes formes : 30 : 60/2 (soit 2 « hizb » par jour) ; 20 : 60/3 (3 « hisb » par jour) ; 15 : 60/4 (4 « hisb » par jour) ; 12 : 60/5 ; 10 : 60/6 ; 6 : 60/10 ; 3 : 60/20 ;
    2 : 60/ 30 et 1 : 60/60 (lecture complète du Coran chaque jour).
    Cette lecture régulière convient bien aux pratiquants assidus. Elle ne nécessite qu’un niveau d’instruction modeste, n’exige aucun effort de réflexion et son influence sur l’intériorité des adeptes se révèle assez profonde.
    Le quotidien du musulman pratiquant est rythmé par les cinq prières – dont les termes suivent la course du soleil – et par les lectures rituelles du Coran– qui suivent la course de la lune -. L’influence d’une telle pratique se traduit par l’apaisement du mental, la disponibilité de l’esprit et la prise de conscience de « l’ordre cosmique ».

    Le développement de la rubrique qui a trait à « l’axe homme/ Dieu » et qui
    concerne la relation qui les lie, se manifeste sous forme de trois thèmes
    principaux. Ces thèmes sont condensés dans les trois dernières sourates qui,
    selon la tradition, sont équivalentes au tiers du Coran.
    Ces trois sourates ont, entre autres, trois particularités : Elles sont parmi les
    plus courtes du texte coranique, elles se positionnent à la fin de la vulgate et
    commencent toutes les trois par le verbe impératif : « Qol  » (Dis!).
    Sourate 112
    1. Dis : » Lui, Dieu, est Unique
    2. Dieu, l’Absolu
    3. Il n’a jamais engendré, n’a pas été engendré non plus
    4. Et nul n’est égal à Lui
    Sourate 113
    1. Dis : « je cherche protection auprès du Seigneur de la fente
    2. contre le mal de ce qu’Il a créé
    et contre le mal de l’obscurité quand elle s’étend
    4. et contre le mal de celles qui soufflent sur les nœuds
    5. et contre le mal de l’envieux quand il envie »
    Sourate 114
    1. Dis : »Je cherche protection auprès du Seigneur des gens,
    2. Souverain des gens
    3. Dieu des gens
    4. contre le mal de la mauvaise pensée furtive
    5. qui souffle dans les poitrines des gens,
    6. que ce soit des djinns ou des humains
    Il s’agit, dans les trois sourates, de la révélation à l’état fondamental, du message de Dieu, s’adressant à son Prophète et, à travers lui, à l’homme en général. Allah dit à l’être humain : « dis Allah », c’est-à-dire : « Je t’interpelle, adresse toi à Moi ». « Ne te préoccupe de rien, je m’occupe de toi et de tes besoins ». C’est, principalement, l’expression d’un pacte entre Dieu et son Prophète et, d’une façon générale entre le Créateur et sa créature pacte, l’homme reconnaît l’autorité et l’Unité de Dieu. En contre partie Dieu se charge de sa protection contre les dangers extérieurs (comme les mauvaises créatures) et les dangers intérieurs (comme les mauvaises pensées).
    Basée sur ces principes, cette première rubrique contient trois thèmes principaux, lesquels vont être développés dans plusieurs endroits du texte sacré : Le premier concerne Dieu, le second l’homme et le troisième la relation qui les lie.
    En ce qui est du thème « Dieu », il se manifeste essentiellement sous la forme de répétitions des noms divins et de description de ses attributs. Le sujet qui concerne l’homme est formé d’un ensemble d’indications sur les qualités et les défauts de l’être humain, sur ce qui constitue ses points forts et ses points faibles et d’une façon générale, sur sa condition humaine dans une existence marquée par les contraintes de la dualité. En ce qui concerne enfin la relation Dieu/homme, le Coran distingue en particulier le niveau le plus haut et qui se manifeste sous forme d’un « échange » entre Dieu et l’homme : La révélation / guidance de la part du Premier et invocations de la part du second. Deux autres niveaux sont également pris en considération: Les relations de l’homme avec Dieu dans la vie terrestre d’abord, dans l’au-delà ensuite.
    A propos de cette rubrique « Dieu /homme », il est à remarquer que la plupart des petites sourates sont des échos de cette relation. C’est ainsi qu’en plus des trois sourates dont nous venons de parler, nous trouvons que la sourate 110 (la cinquième à partir de la fin) commence ainsi : « Lorsque vient la victoire de Dieu… louange ton Seigneur » ; sourate 109 : « Dis : ‘O mécréants… » ; sourate 108 : « nous t’avons donné le « Kaoutar » (un fleuve du paradis)… » Et cela continue ainsi jusqu’à la fin du dernier « Hizb » avec la sourate 87 qui commence ainsi : » Louange le nom de ton Seigneur le Très Haut… »

    En ce qui concerne la première étape, celle de la « traversée » ou du passage de cette vie à l’autre, le Coran utilise, pour la décrire, des termes énigmatiques comme « saâ », « al qariâ », « al ghachia » et « al waqiâ », que l’on peut traduire respectivement par « l’heure », « le coup », « l’enveloppant » et « l’échéant » sans pour autant savoir ce que cela signifie. Ces termes « mystérieux » sont en plus associés, dans le texte coranique, à des descriptions de scènes apocalyptiques avec des tremblements de terres, des « ouvertures » dans le ciel, des montagnes qui se transforment en mirage et des tombes qui s’éparpillent…
    En ce qui concerne la deuxième étape, la situation est plus claire, les actions de l’homme sont examinées, pesées et évaluées. Si les bonnes actions l’emportent l’homme est destiné au Paradis, dans le cas contraire il est destiné à l’enfer.
    Quant à la troisième étape, celle de l’aboutissement du « voyage » de l’après mort, on y trouve naturellement les descriptions du Paradis et de l’enfer, généralement placées côte à côte ; l’effet de contraste est ainsi mis en valeur.
    Pour illustrer cette rubrique, restons au dernier « Hizb » (N.60) là où il y a la plus grande densité de petites sourates.
    Nous avons vu que le sujet prédominant dans ces sourates est la relation Dieu/homme. Les autres thèmes sont introduits progressivement, sous forme de citations rapides, à l’exemple de la semence de grains, dont les plantes vont s’épanouir dans les autres chapitres plus consistants.
    C’est ainsi qu’à partir de la sourate 111 (la quatrième à partir de la fin) est introduit le thème de l’au-delà et à partir de la sourate 107 commencent à être introduits les thèmes qui concernent la vie terrestre.
    Interprétation du Coran ….

    • Avatar de tamsir tamsir dit :

      Merci soeur pour ces enseignements.j’attends de « digerer » la lecon pour vous poser d’autres questions.Qu’Allah vous benisse .!merci encore pour le partage.

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