Réligions et Spiritualités

De nombreux blogueurs ont souhaité que l’on parle davantage de la réligion et de la spiritualité qui sont les socles sur lesquels reposent toutes les recettes mystiques qu’ils ont l’occasion de découvrir ou expérimenter.

Certains,par scrupule ou peu informés sur la licéité de quelques recettes,ont éprouvé le désir d’en référer à la Chari’a avant toute application et avoir un avis fiable et sûr.

D’autres,autant intéressés par les recettes que par la spiritualité,voudraient pouvoir obtenir des réponses à leur questionnements et expériences spirituelles.

Avec enthousiasme il leur est dédié une rubrique distincte des « recettes mystiques ».

Elle est ouverte à tous,sans distinction de réligion,pour échanger sur les expériences spirituelles,les différents dogmes réligieux et les aspects du mysticisme dans toutes les réligions.

C’est un espace d’échange et de partage dans un esprit mutuel de comprendre la foi et les expériences de « l’autre »,celui qui pratique une réligion différente de son frère,appréhender les sources d’autres vies mystiques.

Bien que distincts,ésotérisme (recettes et formules mystiques) et mysticisme(contemplation divine) ont des points communs,source de moult confusions.

Beaucoup de blogueurs le devinent sans pouvoir se l’expliquer et,au lieu d’entretiens et échanges individuels par mail,il est utile que nous partageions nos connaissances.

De nombreux autres qui évoluent individuellement cherchent des mots à leurs maux,demandent de l’aide et un accompagnement,des explications à ce qu’ils ne comprennent pas ou plus.

Certains autres doutent de leur évolution spirituelle,se posent mille et une questions dont les réponses les apaiseraient. On redoute ce qu’on ne connaît pas…

Pour la cohérence des posts et exposés,nous souhaitons évoluer par thèmes choisis par les blogueurs,après des thèmes généraux qui seront abordés cette semaine.

Toute remarque ou suggestion bienvenue.

Davidoffolle

 

LE COEUR,ORGANE SPIRITUEL

Le coeur,organe biologique,est le lieu de toutes les manifestations spirituelles,ce qui lui confère une fonction spirituelle.
Cette fonction ne peut s’exercer tant qu’il est  » noirci » par les impuretés et le péché,
C’est un miroir qu’il faut polir par le jeûne,les privations,qu’il faut débarrasser de ce qui l’obscurcit,le péché,l’attachement aux biens matériels,la non observance des principes religieux.
En effet,chaque faute ou péché laisse une marque sur le coeur et à la longue l’obscurcit comme il est dit dans le Coran,Sourate 83,verset 14 « Non,non! Ce qu’ils s’acquièrent rouille leurs cœurs ».
Les expériences spirituelles ne commencent qu’avec cette purification du coeur.

La profondeur des marques et tâches laissées sur le coeur spirituel sont fonction du nombre et de la nature des péchés,mineur ou majeur.
C’est pour prévenir cet obscurcissement total qu’il faut pratiquer régulièrement l’Istighfâr.
Ces marques peuvent être ôtées oû effacées par des actes spirituels déterminés en fonction du péché qui les ont values,et le zikr est le moyen le plus rapide et le plus certain,même si dans certains cas la faute demeure.

Les zikrs connus pour agir sur toutes les formes de péché et les marques qu’ils laissent sur le coeur sont :
La salat alà nabi
Lâ ilâha illallah
Istighfar
Hayou Qayoum

Les actes pieux connus pour polir le coeur sont :
Le jeûne
L’aumône
La retraite spirituelle
Les prières nocturnes

LE COEUR,BARZACH

De par ses fonctions organiques et spirituelles,le coeur est un  » barzach « ,un intermonde entre le corps( fonction biologique) et l’âme( fonction spirituelle).

Il tient une position centrale qui lui permet d’être en contact avec le réel( le corps et la vie),le sensible(zâhir) et le non sensible (bâtin)
D’où un autre sens du verset 20 de la Sourate Le Miséricordieux verset 20 :
» Il a donné libre cours aux deux mers pour qu’elles se rencontrent,comme il y a entre les deux un intermonde,elles ne se mélangent pas ».
La première « mer » désigne le monde sensible et la seconde le monde spirituel.
Le coeur joue le rôle d’intermonde où les deux sources communiquent.

Lorsque ce canal de communication entre le ciel et la terre qu’est le coeur est fermé (Le Coran dit  » apposer un sceau sur le coeur »),le fidèle est éloigné de Dieu et de toute piété!

Il devient sourd à tout rappel,tout prêche et s’ouvre aux lumières trompeuses du Monde au détriment de sa foi et de son salut.

Cela ne survient qu’en cas d’obscurcissement total du coeur par le nombre inqualifiable de péchés et de turpitudes sans repentir.

Ici se situe l’importance de l’Istighfâr. En effet tant que le fidèle,conscient de sa faute, demande pardon au Seigneur pour ses péchés,il ne connaîtra jamais cet état fatal pour sa foi car le coeur,même marqué conserve la capacité de se pôlir par le pardon.

Le but ultime de tous nos actes de dévotion,d’adoration et de piété est d’abord de maintenir cette communication ouverte,ensuite l’entretenir pour en retirer tout ce qui pourrait la boucher (péchés,actes d’impiété,mauvaise vie…) enfin l’élargir pour recevoir le maximum d’informations spirituelles.

L’élargir consiste à la « vider » de tout élément parasite qui pourrait corrompre ou perturber la communication. Ces éléments parasites peuvent être généraux (les marques laissées par les interdits réligieux) ou particulières à chaque individu (désir inconsidéré du Monde, quête effrenée de biens matériels…etc).

Lorsque ce canal de communication qu’est le coeur devient propre et libre de tout désir matériel et même humain,il est apte à recevoir les théophanies et illuminations divines sans aucun intermédiaire.

Toute l’aventure mystique revient à ce travail d’orfèvre qu’est pôlir le miroir du coeur afin que la communication soit complète et totale. La méthode nous est donnée : le respect scrupuleux des principes réligieux,l’ascèse et la bonté.

A chacun est transmis ce qui peut passer par son canal de communication.

Le rôle d’Ibliss est d’encombrer au maximum votre canal de communication jusqu’à la fermer totalement. Comment ? par le péché et et l’impiété qui laissent de grandes marques et parasites dans le coeur. Le combat consiste,à défaut d’éviter les péchés et leur marque,à « nettoyer » au plus vite chaque trace laissée par une faute,soit par une bonne action,soit par le jeûne,soit par l’istighfâr! Ne jamais laisser les fautes s’accumuler mais récurer régulièrement le canal de communication pour éviter qu’il se bouche totalement!

 

LES NOMS DIVINS DITS « ASMAOUL IDRISSIYA » OU « ASMAOUL ‘IZÂM »

Ce générique regroupe une série de 41 invocations commençant toutes par des « asmaoul housnâ »

exemple 1 : yâ hamîdal fi’âli zal manni ‘alâ jamî-i khalqihi biloutfihi  : HAMÎD

exemple 2 :yâ rahima koulli sarîkhin wa makroubin wa ‘iyâssahou wa ma’âzahou : RAHIM

exemple 3 :yâ qayoûmou falâ yafoutou chayioun mine hifzihi wa la yaoudouhou QAYOUM

 

On ne peut aborder ces noms sans évoquer leur source et leur origine ni présenter l’ordre mystique qui nous l’a transmis :

LA CHATTÂRIYA

Formation de l’ordre mystique Chattâriya

La Chattâriya est apparue en Inde au début du XVe siècle,fondée par Abd Allah Chattârî(mort en 1485). Originaire de la région de Boukhara,il migra en Inde orientale pour s’installer. Déjà rattaché à la ‘Ichqiya et à la Suhrawardiya,deux ordres soufis,il était contrarié par l’essor de la Naqchbandiya en Asie Centrale.

C’est ainsi qu’il prétendit posséder une voie meilleure à toutes les autres,la Chattâriya, de « chattâr »,mystique qui s’est séparé du monde. Son ordre s’implanta du Bengale au Gudjarat grâce à deux disciples connus,Cheick Mouhamad ‘Alâ Qâzîn et Zuhûr Bâbâ Hâmid(mort en 1524).

Deux disciples du Bengali Zuhûr Bâbâ Hâmid,Cheick Phûl(mort en 1539) et son jeune frère Mouhamad Ghawth(1500-1562) contribuèrent à la célébrité de l’ordre après la mort d’Abd Allah Chattârî dans le Malwâ(ouest de l’inde).

La confrérie fut célèbre dans dans le sous continent indien jusqu’à la fin du XVIIIe siècle puis sombra dans l’obscurité.

De tous ses disciples,celui qui nous intéresse est :

MOUHAMAD GHAWTH (1500-1562)

Etabli à Gwalior(ville de l’Inde),Mouhamad Ghawth entreprit une retraite spirituelle sur l’ordre de son Maître.

C’est ainsi qu’il s’installa sur une montagne dite « citadelle de Jîtar »,près de Chunar dans la vallée du Gange.

Il y est resté pendant 13 ans sans contact avec aucun humain et personne ne peut dire de quoi il s’est nourri toutes ces années sans ravitaillement.

Sujet de multiples expériences et illuminations spirituelles après toutes ces années et détenteur de beaucoup de secrets mystiques et ésotériques, c’est Mouhamad Ghawth qui est descendu de la montagne avec les Asmaoul idrissiya comme il l’explique lui même dans son plus célèbre ouvrage « Jawâhîr Khamsa »,écrit en Arabe en 1522 puis réédité en Persan en 1549.

Redoutable et redouté depuis lors,auteur de nombreux prodiges grâce aux pouvoirs de ces fameux noms,certains actes frôlant la magie,des Ulémas,à tort ou à raison,émirent contre lui une Fatwa de mort pour hérésie!

Il faut dire que,grâce à lui ou à cause de lui,de nombreuses dynasties se créèrent et furent défaites dans la région.

Il dut fuir Gudjarat un moment,fatwa de mort sur le dos,et put y revenir sous le règne de Akbar(1556-1605) qui le réhabilita et lui permit de s’établir à Gwalior où il mourut et fut enterré en 1562.

Sa tombe demeure aujourd’hui encore un centre de pélérinage.

(Bibliographie :Les Voies d’Allah ,popovic et Veinstein;La Chattâriyya,Marc Gaborieau;Gûzlâril Abrâr,Mouhamad Ghawth)

Expansion de l’ordre hors de l’Inde

Grâce à un relais établi en Arabie dans les Lieux saints de l’Islam, la chattâriyya continua à jouer un rôle important dans le monde.

A la fin du XVIe siècle,un chattâri du Gudjurat,Sibghat Allah Ibn Rûh Allah(mort à Médine en 1606),élève de Wâdjîh al Din,le disciple de Mouhamad Ghawth introduisit la Chattâriyya et y popularisa les livres de Mouhamad Ghawth. Son oeuvre y fut continuée par une lignée de disciples, dont un très connu Ahmad Chinnawî(mort en 1609),qui recevaient des étudiants de diverses régions du monde.

C’est ainsi que le recueil des « asmaoul idrissiya » de Mouhamad Ghawth fut connue dans le monde arabe musulman.

Dans cette carrière hors de l’Inde,la Chattâriyya conserve une réputation d’ésotérisme et de pouvoirs magiques qui font encore recette. Le « jawâhir alKhamsa » de Mouhamad Ghawth est toujours imprimée dans le monde arabe jusqu’au Maroc.

 

QU’EST CE QUE DONC CES FAMEUX NOMS REVELES PAR MOUHAMAD GHAWTH?

Il faut savoir que,avant Mouhamad Ghawth,aucun ouvrage ancien ne traite des « asmaoul idrissiyya ». Seul le « Jawâhir Khams » codifie la méthode et la pratique de leur utilisation.

La version qui est imprimée et sur le marché,celle de Mouhamad Bin Bayazîd al’Athâr,est une version expurgée et résumée de la version complète,celle de Ahmad Channawî,introuvable.(j’en ai une copie consultable.Pour la petite histoire,cette copie provient d’un original volé à la bibliothèque d’Alexandrie par un des gardiens et vendu à un touriste qui m’a permis de le reproduire en 1991.Il y a prescription depuis longtemps.)

PARTICULARITE DES NOMS:

Ces séries de 41 Noms dits « idrissiyâ » sont des formules en langue arabe mais des formules qui s’affranchissent de toute règle de construction grammaticale et qu’il n’est pas permis de corriger ni rectifier.

Règles de lecture

En effet,bien que comportant des fautes évidentes de langage,ces invocations sont à réciter à la lettre,sous peine d’effets inverses,contraires ou autres que ceux souhaités.

Exemple 1

yâ hamidal fî’âli zal man-ni ‘alâ jamî-i khalqihi biloutfihi (1ere lecture)

yâ hamidal fa’âli zal man-ni ‘alâ jamî-i khalqihi biloutfihi (2e lecture)

vous remarquez que dans la 1ere lecture on pronnonce « fi’âli » et dans la 2e « fa’âli »,nuance verbale. Selon que vous choisissez l’un ou l’autre vous devenez riche ou misérable au point de manquer même du strict minimum et toute personne que vous fréquentez subit la même chose!

Exemple 2

yâ mouzilla koulla jabârin ‘anîdin biqahri ‘azîzi soultânihi (1ere lecture)

yâ mouzilla koulla jabârin ‘anîdin biqahrin ‘azîzin soultânouhou (2e lecture)

vous remarquez dans la 1ere lecture « qahri ‘azîzi soultânihi » et dans la 2e « qahrin ‘azîzin soultânouhou » soit Kasra et tanwin. Selon la lecture que vous choisissez vous n’aurez pas les mêmes résultats ni les mêmes effets,souvent contre vous mêmes.

Règles d’utilisation

Contrairement à toutes les invocations ou zikrs,il est absolument interdit d’interrompre le zikr d’aucun de ces noms une fois que l’on s’y met,même en cas de maladie. C’est un engagement à vie sous peine des pires réprésailles et calamités immédiates et les initiés le savent mieux que quiconque!!!

Ensuite,les invocations sont à faire à heures fixes et immuables. Si vous choisissez la première fois de les faire le matin ou la nuit,à telle ou telle heure,vous y êtes tenus toute votre vie!

En effet il est dit que les rawhânes des noms invoqués viennent assister à votre zikr et une fois présents à l’heure fixée sans que vous soyez en zikr,ils vous jettent des sorts ou vous souhaitent le pire,ce qui vous arribe i-né-luc-ta-ble-ment!!! Selon le nom utilisé,le délai de réprésailles varie de la journée même à trois mois sans que vous n’y compreniez rien!

A cet égard,et au vu de certaines pratiques possibles avec ces noms,des plus diaboliques aux plus étranges,certaines du kufr à l’état pur(voir « jawâhir khams),ou en relation avec des esprits supérieurs puissants et dangereux,certains Docteurs de la Loi ont décrété l’emploi de ces noms « haram » et les ont rangé dans l’hérésie.

 

En effet les asmaoul idrissiyâ constituent la 3e partie du « jawâhir khams » originel et ce chapitre s’intitule « Evocation des Esprits par la Récitation des Noms Divins ». Cela constitua un des arguments de l’accusation d’hérésie et la Fatwa demandant la mise à mort de son auteur,Mouhamad Ghawth.

Délai de réponse des « asmaoul idrissiyâ »

Ce ne sont pas des invocations de l’urgence. Les rawhânes attachés à chacun des noms ne sont assujetis qu’après plusieurs années de pratique,en fonction du nom évoqué, si l’on se limite à des chiffres réduits de zikr journalier tel 360 fois,commun à la plupart de ces noms.

Il est possible de réduire ou raccourcir ce temps,selon la méthode de zikr choisie,certaines demandant une bonne connaissance de l’astrologie sinon on y laisse la vie. Toutes ces méthodes sont commentées dans le « Jawâhir Khams »,ouvrage de référence. Cependant il est capital d’en recevoir l’enseignement d’un Maître car tout ce qui est écrit n’est pas ce qui est ni ce qui se fait.

 

PAROLES  A MÉDITER:

Le développement d’une science la rend utile,accessible et agréable pour l’auditeur intelligent car sa raison peut saisir cette science indépendamment en réfléchissant.

Mais les science mystiques et ésotériques ne sont pas ainsi. Quand elles sont développées,elles s’altèrent,leur sens s’obscurcit,la raison les rejette car elle dépasse leur perception et ne peut les atteindre. Celui qui apprécie la science mystique quand elle est exposée et explicitée à une disposition et une intuition certaines pour elles. Mais ceci à condition que le coeur en soit convaincu et véritablement sûr. La raison n’y a aucune place à moins que cette science ne soit transmise par un être infaillible : dans ce cas le coeur de l’homme intelligent est rassuré. Les paroles d’un être faillible ne peuvent s’apprécier que par un initié expérimenté.

Si vous écoutez un individu qui parle de mystique en vous appuyant sur votre raison et votre compréhension,vous suivez votre compréhension et non la science qu’il vous délivre.

Non! Il faut les écouter le coeur vide,sans pré-acquis ni préjugé pour profiter de leur science et comprendre leurs paroles. Celui qui les approche,qu’il voie ce qu’ils lui apportent,prenne ce qu’il peut emporter et leur laisse ce qu’il ne peut supporter,ils en sont plus dignes que lui. Mais qu’il ne le transporte pas chez autre que ces mystiques,les conséquences néfastes se retourneraient contre lui. ( c’est en cela qu’il faut comprendre la raison de ne pas divulguer ces connaissances aux non initiés).

LA MÉDITATION (FIKR):

Ceux qui s’adonnent à la méditation méditent soit sur les Attributs de Dieu soit sur ses Actes car on ne peut méditer sur l’Essence Divine. Non seulement cela est défendu mais Dieu lui-même nous met en garde contre cela!

Ceux qui pratiquent la méditation sont  » voilés  » de même que ceux qui s’adonnent au zikr. Mais celui qui se contente de reproduire le zikr n’est pas voilé vis-à-vis de Celui qu’il invoque par son zikr.

Les Noms qui te rapprochent de Dieu sont les mêmes qui t’en éloignent car on ne se rapproche du Seigneur qu’en se conformant à son Ordre. Ses Noms sont ses voiles. Au delà il y a tes noms.

De même qu’il ne vient à toi que voilé par ses Noms,tu ne vas à lui que par les tiens. Telle est la quête des mystiques.

 

La prière de celui qui est en état d’extrême nécessité est exaucée ( Sourate Les Fourmis,verset 62),qu’il soit croyant ou impie. C’est la preuve que la proximité la plus grande est atteinte par tes noms et non par les Siens. On peut se rapprocher de Dieu par nos noms de n’importe qu’elle manière tandis que seul un croyant peut se rapprocher de Lui par Ses Noms à lui.

Le disciple qui fréquente ses contraires est en régression sur la voie. S’il fréquente ses semblables il est en distraction. S’il reste seul,il se retrouve dans la perplexité. S’il se tourne vers son Seigneur il demeure dans les voiles. S’il fréquente son Cheick,les portes lui sont ouvertes,les moyens lui sont facilités et Dieu se manifeste à lui par le Nom « Al Wahâb »(celui qui donne sans compter).

Hors du Maître point de salut,dès lors que l’on a choisi le voyage vers Dieu…

 

 

Dieu nous dit : »Et vers lui vous retournerez » dans de multiples textes du Coran. Efforcez vous de connaître le chemin par lequel vous êtes venus à l’existence car c’est par le même chemin qu’il faudra retourner à Lui.

Si vous connaissez le chemin avant le grand voyage de retour( la mort), vous serez homme d’intimité,vous y serez familiers,donc sans crainte car habitués à le parcourir. Sinon vous serez homme de solitude,terrifié,sans repères,égaré sans secours pour vous retrouver loin,très loin de votre destination…en Enfer! Dieu nous en éloigne…

 

ENSEIGNEMENT ET DISCIPLE:

La véritable intention,l’objectif réel d’un enseignement spirituel est de conduire à la transformation de l’Etre et non de lui proposer un nouveau système de croyance particulier.

Même si cela peut s’accompagner d’un code moral et de règles spéciales,ce n’est pas l’intention première.

La recherche de la Vérité et de la conformité à la volonté de Dieu sont cependant d’un niveau intérieur si subtil qu’un chemin précis doit être emprunté avec l’aide d’un Guide. Quelle que soit la stature spirituelle du Maître,il faut toujours des recommandations et instructions précises pouvant aider les disciples à se transformer.

Les méthodes,les techniques et les formulations peuvent être différentes mais elles concernent toutes un changement de niveau,d’état d’Etre et de conscience.

C’est à ce niveau de transformation cruciale de l’âme à l’esprit que se situe l’ascèse,passage difficile qui nécessite l’assistance d’un Maître spirituel pour conduire le disciple au-delà de son individualité limitée,des difficultés propres à ses connaissances,ses pré-acquis et son niveau psychique.

La difficulté vient du disciple lui-même,de tout ce qu’il a étudié ou acquis pour vérité,à ses certitudes et son aveuglement.

Si le chemin est difficile à emprunter,il est encore plus difficile à trouver ou identifier. Mis à part le souci de trouver le vrai guide,trouver le chemin requiert une quête sincère,ardente et persévérante du disciple qui,même avec l’appui d’un guide spirituel devra expérimenter lui-même ses propres tâtonnements.

Etre disciple demande donc une certaine qualification qui se développera et s’approfondira au cours de l’initiation intérieure. En effet,la compréhension est difficilement assimilée et changeante au départ.

Il faut un long processus de purification pour être en mesure d’intégrer peu à peu les vérités essentielles de l’enseignement. Le temps joue donc son rôle dans la quête mystique et il faut impérativement en tenir compte.

Pour passer d’un état d’être à un autre,il faut dépasser et traverser nombre d’obstacles et de pièges de la même façon qu’un navigateur doit affronter la mer,les vagues,le vent,les tempêtes,tous les éléments qui rendent la traversée périlleuse.

Dans toutes les traditions vivantes,on retrouve l’importance du Maitre spirituel,du Guide qui instruit,enseigne et oriente les élèves selon leur itinéraire personnel.

En effet,il est très difficile de concevoir un enseignement spirituel sans la présence vivante d’un Maitre qui l’incarne à la fois par sa présence,sa parole et ses instructions précises.

Le disciple étant limité par ses propres connaissances,logiques ou cartésiennes,n’est pas suffisamment outillé pour déchiffrer ou comprendre le symbolisme des enseignements car,d’un état d’être à un autre les règles sont différentes et la logique du Monde Réel n’est pas celle du Monde Spirituel.

Pour celui qui a toujours appris et su que « 1+1=2 », comment lui faire admettre et accepter ensuite que « 2=1 » si un Maître ne lui dévoile pas tout le mécanisme qui conduit à l’égalité « 2=1″ ? Parler de mécanisme sous-entend  » procédé « , »étape » de démonstration. L’on comprend ainsi que l’initiation spirituelle procède par étapes,de niveau à niveau.

 

NAISSANCE DE LA PENSÉE MUSULMANE,LE QALAM:

Les deux grandes crises qui ébranlèrent l’Islam à ses débuts furent celle du Califat,la plus importante,et celle causée par le contact des fidèles musulmans avec les civilisations étrangères. En effet,après la rencontre des armes il y eut celle des idées. Les musulmans ont vite compris que la soumission des peuples ne pouvait plus se faire par la seule force matérielle car une plus grande force se présentait,celle de la pensée.

L’Islam avait besoin alors d’un corps de doctrines pour défendre ses dogmes.

1- Le problème du Califat

Ce problème se présenta très épineux au départ et donna naissance à trois sectes qui,loin de limiter le différend au seul champ politique,l’étendirent jusqu’aux considérations religieuses et morales.

La première secte fut celle des Khawârij qui rejetèrent catégoriquement l’arbitrage entre l’Imam Ali et Mu’âwiya et posèrent le principe de la libre élection du Calife parmi les musulmans,sans tenir compte ni de sa tribu ni de ses liens de parenté avec Rassoul ( sas ). Ils établirent ensuite et surtout que le Calife,une fois élu,ne pourra plus quitter le pouvoir ni avoir recours aucun arbitrage.Il sera destitué dans le seul cas où il n’aura pas observé fidèlement la Loi de Dieu.

En résumé le choix du Calife est démocratique puisque c’est le peuple qui choisit. D’après leurs principes donc,les califâts d’Abu Bakr et de ‘Omar sont légitimes. Celui de ‘Osman l’est tant qu’il s’est conformé à la loi;dès qu’il a commencé à destituer les gouverneurs et désigner ses propres parents à leur place il devint infidèle et il eut fallu alors le destituer.

De même,Ali était le chef légitime des croyants puisqu’il fut choisi à l’unanimité et non à cause de ses liens avec Rassoul (sas); mais il devint infidèle en acceptant l’arbitrage avec Mu’âwiya. Et,logiques avec eux-mêmes,les Khawârij,après avoir condamné Ali et Mu’âwiya comme infidèles,se choisirent un chef! Cette attitude des Khawârij,politique à ses débuts,ne tarda pas à se doubler de considérations théologique et morale,ce qui conduisit à la séparer en vingt fractions différentes.

 

La deuxième secte fut celle des Chi’a ( les chiites ) qui étaient partisans d’une théocratie. Mouhamad (sas) ayant été élu Prophète par Dieu et non par les croyants,il appartient à ses héritiers légitimes d’être à la tête de la communauté des fidèles. Il y avait deux héritiers légitimes,’Abbas et Ali,chacun ayant ses partisans.

La lutte s’engagea entre les deux factions comme elle s’engagea aussi entre eux et les partisans de Mu’âwiya,le gouverneur de Syrie,qui devint Calife mais que les chi’ites regardent comme un usurpateur du pouvoir.

Khawârij et chi’ites devinrent les ennemis de Muâwiya et de ses partisans,les Umayyades,qu’ils taxaient d’infidélité. Cependant,les Murji’a,qui forment la troisième secte,soutinrent que Khawârij,chi’ites et Umayyades sont tous des fidèles,et que si certains d’entre eux se sont induits en erreur et dautres non,c’est à Dieu qu’il revient de déterminer le fautif et non aux fidèles. ils appuient leur thèse sur l’argument suivant: tous les sectaires croient en Dieu et son prophète,ils ne sont donc pas des infidèles( kâfir). Et comme c’est Dieu qui connaît le fond des cœurs,nous devons nous remettre par conséquent à son jugement.

Le premier noyau des Murji’a comprenait d’abord quelques fidèles qui n’ont pas voulu participer aux luttes qui détruisaient les musulmans à la fin du califât de ‘Osman. Ils se regroupèrent ensuite en secte pour répondre aux Khawârij et aux chi’ites. On les regarde comme un groupe « d’isolés » qui ont préféré rester à l’écart et ne pas se prononcer sur tel calife ou tel fidèle.

Le principe de la situation intermédiaire

Telle fut la position de chacune des sectes envers les différents califes. Chacune de ces sectes formaient une véritable école dont les maîtres et disciples cherchaient des arguments pour appuyer leurs thèses.

Al Hassan al Basri présidait une réunion d’argumentation un jour où on lui demanda :

 » Vous,homme versé dans les sciences de la religion,vous savez que de nos jours certaines gens traitent d’infidèles ceux qui ont commis un grand péché car ils soutiennent que par suite de ce péché on a quitté la communauté des croyants. Ces gens sont les Khawârij. Par contre d’autres,les Murji’a,affirment que le grand péché ne peut nuire si on a la foi et que les actes extérieurs qu’accomplit l’homme ne font pas partie intégrante de la foi. Qu’en pensez vous? »

A sa place répondit un de ses élèves:  » Je ne dis pas que celui qui a commis un grand péché est absolument croyant ni absolument infidèle mais je soutiens qu’il est dans une situation intermédiaire,ni croyant ni infidèle ». L’élève,Wâsil ben ‘Ata s’eloigna ensuite d’eux,suivi dautres disciples. Al Hassan dit alors : » Wâsil se sépare de nous.il est devenu scissionniste ( mu’utazila) ».

La question qui a été posée à Al Hassan visait incontestablement les deux parties qui ont pris part à la bataille du Jamal et de Siffin ( Ali et Mu’âwiya).

Ainsi,avec Wâsil naissait une nouvelle secte,celle des Mu’utazila. Cette secte édifiera tout un système philosophique dans lequel la Raison occupe une place primordiale.

Ce furent les premiers penseurs de l’Islam,à l’origine du Qalam,philosophie religieuse islamique.

 

2-Le problème du déterminisme et du libre arbitre

A la fin des guerres de conquête et d’expansion,le tassement des luttes intestines, le deuxième grand problème après celui du Califât,qui préoccupa les musulmans, épineux lui aussi ,fut celui du déterminisme et du libre arbitre.

La question devait inéluctablement se poser aux conquérants qui avaient pénétré des territoires déjà influencés par la philosophie grecque,le christianisme ou le manichéisme,tels la Syrie,l’Irak et la Perse. Il est évident que la position des musulmans ne pouvait être nette sur le sujet.                                                                                      En effet,si des chrétiens,des juifs et des persans embrassaient la nouvelle religion,ils gardaient quand même leurs anciennes convictions sur beaucoup de sujets non résolus en Islam,parmi lesquels précisément le problème du déterminisme et du libre arbitre. Bien plus,ces nouveaux convertis exercèrent une influence considérable sur les musulmans qui se heurtaient pour la première fois à des systèmes philosophiques bien établis alors qu’eux cherchaient à en établir un. C’est ainsi que des chrétiens convertis à l’Islam propagèrent autour d’eux la croyance au libre arbitre alors que c’est plutôt la croyance à la prédestination qui prévalait déjà en Islam à cette époque.

Ce premier courant d’idées soutenant le libre arbitre était représenté,en Islam,par Ma’bad alJohni et Ghaylân alDimishqî,tous deux disciples d’un chrétien de l’Irak,nommé Susan,converti à l’Islam qu’il renia ensuite pour retourner au christianisme. Ma’abad frequentait le groupe d’alHassan alBasri et comptait déjà plusieurs adeptes à Basra. Wâsil avait donc connu Ma’abad puisque le principe du libre arbitre s’est formé autour d’alHassan. Quant à Ghaylân,fils d’un affranchi du Calife Osman,il vivait à Damas. Excellent orateur et très éloquent,il fut un défenseur très zélé du libre arbitre,il eut les mains et les pieds coupés sur ordre du calife Umayyades Hishâm ben Abdel Malik.

Les défenseurs du libre arbitre sont appelés les Qadariyya,le verbe qadara signifiant le pouvoir qu’à l’homme de produire ses propres actes et d’en être responsable.

Wâsil ben ‘Ata sera donc le continuateur de Ma’abad alJohni et le principal défenseur du libre arbitre à Basra. Il aura à combattre un autre courant,opposé et aussi puissant,celui du déterminisme dont le principal représentant est alors alJahm ben Safwân,un affranchi de Khorâssan qui vécut à Koufa.

Les déterministes sont appelés les Jabriyya,de l’arabe majbour qui signifie déterminé. Ils soutiennent que l’homme n’est point libre mais que Dieu lui a prescrit certains actes qu’il doit nécessairement exécuter. Les actes de l’homme sont donc aussi déterminés que les mouvements de son corps et ceux des corps bruts qui obéissent aux lois immuables de la physique.  » De même,disent-ils,que nous disons que l’arbre produit des fruits,que la pierre tombe,que l’eau coule,que le soleil se lève,ainsi nous disons: un tel a obéi,tel autre a désobéi alors qu’en réalité les deux séries d’actes sont absolument identiques,c’est à dire déterminés « .

Il faut reconnaître que les versets du Coran sur lesquels pouvaient s’appuyer les partisans du déterminisme sont nombreux. Ainsi ces versets  » Allah a mis un sceau sur leurs coeur et leurs oreilles et un voile recouvre leurs yeux. A eux est réservé un grand châtiment. »  » Nous avons envoyé à chaque peuple un apôtre leur dire « Servez Allah et rejetez Thâgout. Parmi eux il en fut qu’Allah dirigea et parmi eux il en fut que l’erreur entraîna ».  » Celui contre qui a été prononcé la parole du châtiment,peux-tu le délivrer du feu? ».  » Mais mon avis ne vous serait d’aucune utilité; si je désirais vous aviser et qu’Allah veuille vous égarer. Il est votre seigneur et c’est à Lui que vous retournerez ».

 

Parler de la philosophie islamique nous ayant conduit à aborder des positions litigieuses sur le déterminisme et le libre arbitre chez les Qadariya et les Jabriya,il est important de donner la position de la Sunna sur les deux concepts.

Soulignons d’emblée que croire à la prédestination est un principe fondamental de la foi. La nier c’est rejeter la religion.

Bien que de nombreux versets coraniques valident chacun des deux courants,il est évident pour nous que la vérité se situe à un autre niveau. De tous les commandements de la Loi,nous avons des directives,des commentaires ou des explications tirées du Coran ou de la Sunna. Sauf les sujets qui touchent au déterminisme ou au libre arbitre. On nous demande d’y croire,sans plus. Ce n’est pas que Dieu et son Prophète(sas) s’y refusent mais parce que tout commentaire ou explication est au-dessus de l’entendement et la compréhension humaines. S’y aventurer c’est s’égarer certainement et absolument.

Le Messager lui-même (sas) de son vivant avait interdit d’en discuter et personne n’en discuta jamais pendant sa vie et après sa mort,ni calife ni compagnon.

Il est plus sage pour nous de les suivre et considérer toutes ces polémiques comme vaines car les partisans du libre arbitre ont été excommuniés par les quatre Imams sunnites…

 

MAITRE ET DISCIPLE:

Il n’est pas de méthode unique ni figée pour la direction du disciple. Certains sont aptes à l’adoration pure,à la pratique des œuvres formelles et à suivre la voie des justes; d’autres sont prédisposés et faits pour la Proximité Divine, suivre la voie des Rapprochés des êtres  » désirés  » par Dieu grâce à la nature de la relation de leur coeur avec Dieu et avec les autres en conformité avec la Sunna.

Chacune des deux voies,celle des Justes et des Rapprochés a ses débuts et ses étapes finales. Il s’agit de semer la graine dans la terre qui lui convient.

Le Maitre régit les êtres intimes de ses disciples. Il connaît parfaitement chaque individu et ce qui lui convient. Toute personne qui avance sur le chemin,désirant que le Guide le mène où il  pense ou croit accéder fait preuve de mauvaise disposition et n’aboutira jamais nulle part.

A chacun est donné en fonction de ses dispositions selon la volonté de Dieu et le Maitre est soumis à cette même volonté car il vous dirige selon le plan de Dieu et non de lui-même.

Les relations Maitre-disciple sont particulières et n’obéissent pas à une logique rationnelle. Tantôt cordiales et franches,tantôt distantes et froides sans explication précise. C’est votre propre nature qui crée ces états et le remède se trouve dans ces réactions. Le Maitre est dans son rôle et vous n’imaginez pas un seul instant la difficulté de la tâche: vous préparer à affronter le voyage vers la Vérité…

Le Maitre et le disciple se choisissent-ils ? Tout est prédéterminé. Chaque ruisseau ou cours d’eau grossit toujours en un même fleuve qui se jette dans le même océan. L’alchimie qui réalise cela est de l’ordre de Dieu.

Tel Maître a la seule faculté de te montrer le chemin sans pouvoir t’accompagner. Tel autre pourra te conduire jusqu’à la porte du Royaume et ne pourra faire plus. Un autre aura la capacité de te conduire jusqu’au Roi. De nombreux walis se sont entendus répondre par celui qu’il pensait pouvoir leur favoriser l’illumination spirituelle:  » c’est un Tel le vrai Maître qui te la donnera. Il est dans telle ville ». Certains se sont vus guider vers un Maitre par istikhar alors qu’ils ne le connaissaient pas…et ce Maître les attendait !

Dans tous les cas,si vous êtes sincères,remettez-vous en à votre Seigneur et demandez qu’il vous guide à lui. Une voie vous sera ouverte par sa Toute-Puissance.

Je ne le répéterai jamais assez, n’empruntez pas seul une voie dont vous ne connaissez pas le début,encore moins la longueur ni oú elle vous fera aboutir. Vous mangerez du pain de l’amertume et boirez l’eau du désespoir. Que d’épines et de ronces…livrés à vous mêmes,sans boussole ni repère. Que de montagnes froides et plaines désertes,que de souffrance et de douleur…

Et si jamais vous accédez un jour à la fin du voyage,la surprise est immense et vous rendra plus perplexe car vous n’y avez pas été préparés et ne possédez aucun code de déchiffrement. Le risque de mécréance est certain et peut vous être spirituellement fatal.

Seigneur,fais nous voir les choses comme elles sont et non comme elles nous apparaissent!

Seigneur,nous avons pour tout bien notre foi,ne nous la reprend pas,Seigneur,ce dépôt nous te le confions car tu es meilleur Gardien!

Seigneur pardonne aux plus faibles de notre communauté et ne nous juge pas selon la Loi ni la Justice mais selon l’immensité de ta misericorde. Nous attestons que le Messager (sas) a accompli sa mission,c’est nous qui avons failli…par ignorance! misericorde…miséricorde !

 

NE NOUS FIONS PAS AUX APPARENCES

Au Maroc vivait un homme connu pour sa vie ascétique,pieux et scrupuleux. il vivait de la pêche,se nourrissant d’une partie de sa pêche et faisant aumône de tout le reste. Ce cheick avait de nombreux disciples attirés par son mode de vie.

Un de ses fidèles voulut entreprendre un bref déplacement vers un autre pays de la région et s’en ouvrit au Maître qui lui dit :  » Quand tu y seras,porte mon salut à mon frère,un tel,et demande lui de me faire des bénédictions car c’est un des walis de Dieu ».

Voici ce que le disciple raconte:

 » J’entrepris mon voyage. L’on me conduisit jusqu’à la porte du wali dont m’avait parlé le Maître. Sa maison me parut celle d’un roi et j’en fus très surpris! Quand je demandai à le rencontrer,l’on me répondit qu’il était avec le Roi en son palais,ce qui me troubla encore plus! Après une attente d’une heure environ,il apparut dans des habits luxueux et un véhicule qui ne conviennent qu’à un roi. Mon trouble augmenta. Profondément déçu,j’allais renoncer à le rencontrer et me dit que je ne pouvais désobéir à mon maître.

On me fit entrer et je vis un grand nombre de serviteurs et un luxe insolent. Je m’adressai au maitre des lieux : « Ton frère,un tel,te transmet ses salutations ».                                                                                     Il me dit: » tu viens de chez lui? » Je répondis oui.                                                                                                   Il reprit :  » Lorsque tu retourneras,dis lui ceci : Jusqu’à quand désireras-tu les biens de ce monde? Jusqu’à quand t’intéresseras-tu au monde? Quand finiras donc ta recherche des biens? ».                           Ces mots me troublèrent plus que tout ce que j’avais observé.

Lorsque je retournai au Maroc auprès de mon maître,il voulut savoir si j’avais pu rencontrer le wali. Je répondis oui.  » Que t’as-t’il dit pour moi ? ». Je répondis « rien ».                                                                          Il me dit : » impossible! Tu vas me dire ce qu’il t’a dit ». C’est ainsi que je lui répétai tout ce que le wali m’avait confié.

Le maître pleura longtemps et me dit:  » mon frère t’a dit la vérité. Lui,Dieu a purifié son cœur du Monde mais le lui a offert.Quant à moi,il me l’a arraché mais l’a conservé dans mon coeur ».

 

 

LA SUNNA ET LA SCIENCE DU HADITH,UNE DES SOURCES DE LA LOI ISLAMIQUE

La sunna,autre source de la loi,regroupe l’excellent comportement du Prophète (sas),indiqué par la parole,l’action,le silence de l’Envoyé de Dieu (sas). Elle trace pour le croyant la meilleure voie à suivre.

Dieu nous dit : » wa mâ yantiqou ‘anil hawâ ,il ne parle  pas sous l’emprise de passion »,Sourate Najm,verset 3. Par conséquent,ses actes et propos religieux sont sous le privilège de l’infaillibilité et inspirés par Dieu.

Bien que Dieu n’ait rien omis dans le Livre ( sourate Les Bestiaux,verset 38), qui,mieux que son Messager (sas),pouvait nous commenter et expliciter le Coran,détailler,préciser et confirmer les commandements de Dieu et sa volonté ?

Beaucoup de prescriptions divines et obligations sont inscrites dans le Livre mais les détails et exécutions sont donnés  et développés par celui qui les a transmis,Rassoul ( sas) lui-même. C’est ainsi que sa Sunna devient une autre source de la Loi,et,pour certains,a la même valeur légale que le Coran,donc opposable à tous les croyants.

Temoins de sa vie,les Compagnons ( sahâba) sont les mieux qualifiés,avec les Suivants ( tâbi’oûna),à un moindre niveau,pour rapporter ses paroles et ses actes. Cette première génération qui a survécu au Prophète (sas) près de 40 ans est censée avoir consciencieusement observé sa conduite. Les adeptes des Suivants s’appliqueront ensuite à recenser,consigner et communiquer tout ce qu’ils pouvaient ou pensaient savoir de sa vie et ses faits et gestes.

La Sunna « authentique  » est,à l’origine,la coutume pratiquée sous les yeux du Prophète (sas),avec son accord exprimé ou tacite et soigneusement enregistré par eux. Une somme énorme d’écrits et de notes diverses et variées ainsi réunie va préciser,expliquer et compléter le Coran.

PREMIERE FORME DE LA SUNNA : LE HADITH

Dès le 1er siècle de l’hégire,la Sunna prend la forme du hadith,témoignage ou récit rapportant une décision attribuée à Mohamed(sas),la certification ( hudjat) d’une pratique quelconque ou sa confirmation.

un hadith se divise en deux parties : d’abord une chaîne ( silsilat) de personnes autorisées qui atteste que la transmission ( riwâya ) du récit s’est faite successivement de l’un à l’autre,en remontant du dernier râwî jusqu’au premier transmetteur qui l’a reçu d’un Compagnon : c’est l’isnâd,garant de l’intégrité et de la véracité du hadith.

exemple :  » un Tel nous a dit,d’après un Tel qui l’a reçu d’un Tel,lequel l’avait entendu d’un Tel que ». Suit ensuite le texte du témoignage.C’est de cette formule type que naîtra un nouvel instrument législatif. Dès lors,en effet que l’on tient pour correct tout acte,toute parole ou tout jugement qui peut être justifié par une tradition rattachée à un Compagnon,lequel,témoin oculaire ou auditif d’un comportement du Prophète (sas) ,l’aura transmis comme sa volonté,la Sunna devient le moyen le mieux indiqué d’expliquer les prescriptions coraniques,une source absolue pour la science du Livre,l’établissement et le développement du dogme et des normes juridiques.

On ira ainsi parfois loin,très loin pour rechercher les hadiths. Le premier risque,vu la facilité de formulation d’un hadith( silsilat,isnâd et riwâya) fut de collecter des récits falsifiés. En effet,les hadiths vont servir d’arme de combat dans les rivalités politiques. Les Omeyyades,les ‘Abbassides et les chi’ites vont l’utiliser dans leurs polémiques et chaque secte,chaque école avait ses hadiths.

L’invention de hadiths  » politiques » commence dès la moitié du 2ème siècle de l’hégire et des voix s’élevèrent contre les hadiths dont l’isnad est incomplet ou douteux. L’imam Châfi’i ( ra) est le premier des fondateurs d’école juridique qui opta catégoriquement pour leur rejet alors que l’on retrouvait des hadiths d’isnâd incomplet dans le  » Mouwatta » de l’imam Malick ( ra ). La méthodologie de tri des hadiths n’existait pas encore et c’est la rédaction des grands recueils du IIIe siècle qui permettra à la critique scientifique d’apparaître dans ses traits essentiels.

A partir du  IIIe siècle de l’hégire,le grand souci est de trier lès hadiths authentiques des faux. L’effort fut énorme mais l’islam,longtemps menacé par des idéologies diverses,s’acheminait enfin vers un apaisement des doctrines et prendre sa forme traditionnelle des quatre écoles juridiques Sunnites. La science du hadith jouera un grand rôle dans cette stabilisation.

LA SCIENCE DU HADITH:

La partie essentielle de la science nouvelle,la science du hadith,est la critique de la chaîne des transmissions(silsilat). L’isnâd,qui est « une des prérogatives de la religion « , a des synonymes divers qui soulignent son importance,tels  » jambes du hadith », » frein et rênes  » et va être l’objet de l’examen le plus minutieux. Le  » matn « ,le texte effectif du hadith sera moins sollicité.

L’examen qui décide de la prise en compte du hadith ( i’tibâr) porte d’abord sur le mérite des personnages de la chaîne de transmission.

L’information ( khabar) du transmetteur est considérée comme un témoignage et soumise au mêmes règles que le témoignage en islam,tant en ce qui concerne la capacité (ahlîya) du témoin que la réception ( tahammul) du texte et sa fixation par l’audition ( sama’) ou l’écriture ( kitâbat).

La qualité de l’isnâd dépend donc de l’honorabilité (‘adl), la bonne réputation,laquelle donne lieu à une constatation de sincérité ( tazkia) ou à un reproche (djarh), autrement dit une approbation ( ta’dil) ou un désaveu ( tadjrih).

La connaissance (ma’rifa) des  » hommes du hadith » conduit au classement des principaux transmetteurs en catégories successives ou séries ( tabakât) et en  » autorités fortes ou faibles ». La régularité et la continuité de la transmission, la circonstance qu’un autre transmetteur originel a rapporté le même hadith,ou qu’un deuxième hadith vient confirmer,même sous une forme différente,le texte de la première,confère à l’ensemble une valeur intrinsèque essentielle.

Les tares ( ‘illa) du hadith,dont la dénonciation ( ta’llîl) ou diagnostic altère la qualité,se retrouvent donc le plus souvent dans l’isnâd qui est dit : relâché ( moursal) lorsque dans la chaîne un Suivant( tâbi’oûn) a omis le Compagnon qui le rattache au Prophète (sas), ou lorsqu’on établit que deux transmetteurs annoncés comme successifs ne se sont jamais rencontrés ! Le HADITH peut être aussi interpolé ( moudradj), interverti ( maklûb), interrompu ( mounkata’) ou discontinu ( mou’allak).

Le vice peut aussi provenir du texte. Par exemple,le hadith est anormal ( shâdhdh) en ce sens que son premier transmetteur est en contradiction avec tous les autres; il est isolé ( fard),vacillant ( mouztarab) par ses textes discordants,enfin,interpolé dans le texte. La pire des tares est la fabrication de toutes pièces du récit,que l’on fait précéder d’un isnâd correct. On a alors un hadith présumé ( mawdou’). Les hadiths peuvent être contradictoires ( moukhtalaf). Il faut alors les concilier ( jam’) en examinant les arguments qui militent en faveur de tel texte plutôt que tel autre. On aborde alors la distinction entre l’abrogeant ( nâssik) et l’abrogé ( mansoûk) commune au Coran et à la Sunna.

Selon que le hadith est indemne de ces vices ou en est atteint,il est parfait ( sahîh ) ou bon ( Hassan) ou faible ( da’îf ).

Les hadiths dits  » parfaits » sont d’abord ceux qu’ont réunis deux auteurs appréciés entre tous,AlBoukhârî ( mort en 870 ) et Mouslim ( mort en 875 ), dans deux ouvrages différents baptisés Authentiques ( al Sahîhîn ) parce que les hadiths apocryphes en ont été sévèrement et très rigoureusement éliminés. AlBoukhârî,par exemple,n’a conservé que 8000 hadiths sur plus de 300 000 dont il a eu connaissance. Mais la matière du hadith parfait n’en n’est pas pour autant épuisée car la perfection a des degrés.

En effet on distingue à cet égard :                                                                                                                                                                                                                                                           1- Les hadiths rapportés par les deux auteurs

2- Ceux rapportés par un seul d’entre eux

3- Ceux admis par aucun des deux bien que remplissant les conditions exigées par les deux

4- Ceux qui remplissent les conditions de validation d’un seul des deux

5- Le hadith parfait selon l’opinion d’autres auteurs

La perfection de ces cinq catégories de traditions est incontestable et la connaissance qu’elle établit est elle même apodictique.

Les hadiths  » bons  » sont ceux de provenance connue,rapportés par des transmetteurs notoires.

Théoriquement,il est difficile de distinguer les hadiths  » bons  » des hadiths parfaits. La question est tranchée,en pratique,par le fait que les textes ainsi qualifiés ont été groupés dans des recueils et sont mis en œuvre par tous les jurisconsultes.

Pour le musulman,le hadith reconnu comme vrai par les autorités qualifiées est une interprétation ou commentaire de la parole de Dieu et une imitation de la conduite de son Prophète.

Davidoffolle

 

LE MARIAGE TEMPORAIRE EN ISLAM : LICITE,TOLÉRÉ OU INTERDIT ?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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  1. Modibo dit :

    O vous les musulmans !

    Sachez que rien n’arrive sur terre et dans le ciel sans que cela ait été écrit et prédestiné par Allah et aucun fait satisfaisant ou déplaisant ne se produit sans sa volonté et sa création Allah – qu’il soit exalté – a dit : { Nous avons créé toute chose avec mesure, et Notre ordre est une seule parole ; (il est prompt) comme un clin d’œil }

    Donc, Allah est Celui qui organise les choses, et Il connaît ce qu’il y a dans les cœurs, Allah a dit :

    { Allah est celui qui a élevé (bien haut) les cieux sans piliers visibles. Il s’est établi (Istawa) sur le trône et a soumis le soleil et la lune, chacun poursuivant sa course vers un terme fixé. Il règle l’ordre (de tout) et expose en détail les signes afin que vous ayez la certitude de la rencontre de votre Seigneur } [ Sourate 13 – verset 2 ]

    Allah a mis des causes pour le bonheur et Il a mis des causes pour le malheur ; Il a disposé les effets selon leurs causes ; Il a alors créé les causes et les effets des causes ; Sa volonté n’est soumise à rien, s’Il avait voulu, Il aurait créé une chose sans cause, Allah a dit : { Il réalise parfaitement tout ce qu’il veut }

    Et Allah Le Très Sage a dit :

    { La création et le commandement n’appartiennent qu’à Lui. Toute gloire à Allah, Seigneur de l’univers }

    L’invocation (adresser des demandes à Allah ) est la chose la plus aimée auprès d’Allah ; Allah l’a prescrit pour obtenir le bien et pour repousser le mal ; donc, l’invocation est une grande cause pour obtenir les bonnes choses et les bénédictions, et une cause pour repousser les mauvaises choses, le mal et les difficultés, et dans le hadith :

    « L’invocation est utile pour ce qui est descendu et ce qui n’est pas descendu » c’est-à-dire que l’invocation est utile pour repousser les mauvaises choses qui sont arrivées et celles qui ne sont pas encore arrivées.

    Et l’invocation fait partie du destin et des causes utiles qui apportent le bien et repoussent le mal ; Allah a ordonné à ses serviteurs de faire des invocations dans beaucoup de versets, Allah a dit :

    { Et Votre Seigneur a dit : “Invoquez-moi, j’exaucerai vos demandes. Ceux qui, par orgueil, se refusent à M’adorer entreront bientôt dans l’enfer, humiliés }

    La réalité de l’invocation est la glorification de l’envie qu’Allah réalise ce dont nous avons besoin dans ce monde et dans l’autre, et qu’Il dissipe les difficultés et repousse le mal, les mauvaises choses dans ce monde et dans l’autre.

    L’adoration d’Allah se réalise avec l’invocation, car elle renferme l’attachement du cœur avec Allah la sincérité pour Lui et le fait que le serviteur ne s’en remette à personne d’autre qu’Allah pour obtenir le bien et repousser le mal ; de même que l’invocation renferme la certitude qu’Allah est capable de toute chose, Il connaît toute chose, Il est Miséricordieux, Très Miséricordieux, Le Vivant, l’Eternel, le Généreux, le Bienfaisant, sa générosité n’a pas de fin, les réserves de Ses bénédictions ne se terminent jamais ; à cause de ces grandes qualités et beaucoup d’autres, nous avons l’espoir en Lui et nous L’invoquons, et les habitants des cieux et de la terre Lui demandent ce dont ils ont besoin dans toutes les langues ; l’invocation renferme aussi la pauvreté du serviteur et le fait qu’il ait un grand besoin de son Seigneur ; ces significations sont la réalité de l’adoration. Donc, l’invocation est très importante et ses effets sont encore plus grands, c’est la raison pour laquelle parmi les mérites de l’invocation se trouve ce qu’Abou Dawoud et At-Tirmidhi ont rapporté, selon le hadith d’An-Nour’mane ibn Bachir le Prophète a dit : « L’invocation est l’adoration. »

    Etant donné que l’invocation est l’adoration, il ne doit être fait que pour Allah ; nous ne devons pas invoquer un ange proche d’Allah , ni un prophète, ni un saint, ni un génie, Allah a dit : { Et les mosquées sont consacrées à Allah : n’invoquez donc personne avec Allah }

    Et quiconque invoque une créature, un prophète, un ange, un saint, un génie ou une tombe ou autre chose, aura associé quelque chose à Allah , et ceci le fera sortir de l’Islam, Allah a dit :

    { Et n’invoque pas, en dehors d’Allah, ce qui ne peut te profiter ni te nuire. Et si tu le fais, tu seras alors du nombre des injustes. Et si Allah fait qu’un mal te touche, nul ne peut l’écarter en dehors de lui. Et s’il te veut un bien, nul ne peut repousser sa grâce. Il en gratifie qui il veut parmi ses serviteurs. Et c’est lui, le Pardonneur, le Miséricordieux }
    [ Sourate 10 – versets 106-107 ]

    Serviteurs d’Allah !

    Le musulman a besoin de l’invocation à chaque instant pour obtenir un bien qui lui servira dans ce monde et dans l’autre, et pour repousser un mal et une mauvaise chose qui lui nuira dans ce monde et dans l’autre ; donc, celui à qui Allah donne la capacité de toujours l’invoquer, Allah lui aura alors ouvert une porte de grand bien ; le musulman doit demander à son Seigneur tout ce dont il a besoin, que ce soit une petite chose ou une grande ; comme le Prophète a dit : « Demandez à votre Seigneur ce que vous avez besoin, même les lacets de vos chaussures ».

    Si le musulman réfléchissait à chaque bienfait et à chaque besoin, petit ou grand, il aurait la certitude qu’il n’a pas le pouvoir de créer ces choses, ni la capacité de s’en servir, si Allah ne les avait créés et ne les avait pas donnés par Sa puissance, Sa bonté et Sa générosité ; et celui qui néglige l’invocation, se sera fait du tort à lui-même.

    Et saches, ô musulman, que l’agrément des demandes est avec l’invocation, que cela tarde ou pas, Omar a dit :

    « Je ne me soucie pas de l’agrément des demandes, mais je me soucie d’adresser des invocations (des demandes) à Allah » ; donc, si Allah te permet de Lui adresser des demandes, l’agrément vient avec l’invocation.

    Selon Oubadah ibn As-Saamite le Messager d’Allah a dit : « Tout musulman sur terre qui adresse une demande à Allah , Allah lui donne ce qu’il demande ou Il repousse de lui un mal, tant qu’il ne demande un péché ou la rupture du lien de parenté » [Rapporté par At-Tirmidhi ]

    Et selon la version d’Abou Saïd qui a ajouté : (Ou il lui garde) c’est-à-dire pour le jour du jugement. [ Rapporté par Al-Hakam ]

    O Musulman ! Adresse toujours des demandes à Allah en gardant ton coeur attaché avec Allah … demande à Allah tes besoins car il est capable de toute chose, lorsqu’Il veut une chose, Il crée ses causes, et cette chose se réalise par Sa puissance et Sa volonté ; adresse aussi des demandes à Allah pour l’islam et les musulmans, ainsi que les gouverneurs des pays musulmans, en demandant à Allah de protéger et d’élever l’Islam et les musulmans dans le monde entier, et d’abaisser les ennemis de l’Islam, surtout à cette époque où les problèmes des musulmans, leurs soucis et leurs difficultés sont nombreux, ils sont dans une situation difficile, et Allah seul peut les sauver ; ceci, en imitant le Messager d’Allah comme Allah lui a ordonné par Sa parole : { Saches donc qu’il n’y a point d’autre divinité à part Allah et implore le pardon pour ton péché, ainsi que pour les croyants et les croyantes }

    Et dans le hadith : « Celui qui ne pense pas aux problèmes des musulmans, ne fait pas partie d’eux ».

    Et Allah a dit : { Invoquez votre Seigneur en toute humilité et recueillement et avec discrétion. Certes, il n’aime pas les transgresseurs. Et ne semez pas la corruption sur terre après qu’elle ait été réformée. Et invoquez-le avec crainte et espoir, car la miséricorde d’Allah est proche des bienfaisants }. [Sourate 7 – verset 205 ]

    Deuxieme partie du sermon :

    Craignez Allah en obéissant à Ses ordres et en laissant ce qu’Il a interdit, vous gagnerez les paradis des délices et vous aurez une bonne vie dans ce monde en suivant la législation d’Allah.

    Serviteurs d’Allah !

    Les demandes du musulman adressées à Allah avec sincérité et provenant du cœur, sont les meilleures actions auprès d’Allah et Allah a dit dans Son Livre :

    { Et quand Mes serviteurs t’interrogent sur Moi ; alors, Je suis tout proche, Je réponds à l’appel de celui qui M’appelle lorsqu’il M’appelle. Qu’ils répondent à Mon appel, qu’ils croient en Moi, afin qu’ils soient bien guidés }.
    [ Sourate 2 – verset 186 ]

    Il est recommandé au musulman de faire des invocations générales (globales), Aïcha a dit : « Le Messager d’Allah préférait les invocations générales et il laissait les autres invocations » [ Rapporté par Abou Dawoud.]

    Le musulman doit apprendre les invocations du Messager d’Allah selon sa capacité, car il a prescrit une invocation pour chaque situation.

    Il est recommandé d’accomplir une bonne action avant les demandes, de louer Allah de la façon dont Il S’est loué Lui-même, puis de prier sur Son prophète Mohammed car l’invocation reste suspendue entre le ciel et la terre jusqu’à ce que l’on prie sur lui ; de même que le musulman adresse ses demandes à Allah en utilisant ses plus beaux noms, et avec le nom d’Allah qui correspond à la demande, comme la parole d’Allah :

    { Et dis : « Seigneur ! Pardonne et fais miséricorde. C’est Toi le meilleur des miséricordieux }

    Et la parole d’Allah : { Et nourris-nous : Tu es le meilleur des nourrisseurs }

    Et il lui est recommandé aussi de rechercher les heures pendant lesquelles les invocations sont acceptées, comme le dernier tiers de la nuit, entre le premier et le deuxième appel à la prière, après les prières obligatoires, …

    Cheïkh Ali ibn Abderrahmane Al-Houdhéïfi

  2. Modibo dit :

    DU VENDREDI….

    Il est dit dans le Coran :
    « Ô vous qui avez cru, quand on appelle à la prière du jour du Vendredi, accourez à l’invocation de Dieu et laissez tout commerce, cela est bien meilleur pour vous, si vous saviez. »
    [ Sourate 62 – Verset 9 ]

    Allâh a donné à certains jours plus de valeurs qu’à d’autres, comme le Vendredi, qui est la fête hebdomadaire des croyants.

    Le Prophète aurait dit, d’après Ibn Maja et Ahmad :
    « Le jour du Vendredi est le maître des jours, le plus important auprès de Dieu. Il est plus important que le Jour du Sacrifice et le Jour de la rupture du jeûne. Il comprend cinq éléments distinctifs :
    C’est un Vendredi que Dieu a créé Adam, c’est un Vendredi que Dieu fit descendre Adam sur terre, c’est un Vendredi que Dieu se saisit de l’âme d’Adam, c’est dans la journée du Vendredi que se trouve une heure où Dieu exauce les demandes de son adorateur, quelles qu’elles soient, tant qu’il ne demande pas quelque chose d’inutile. Et c’est un Vendredi que viendra l’Heure dernière. »
    La prière du Vendredi est obligatoire du fait de ce verset :
    « Ô vous qui avez cru, quand on appelle à la prière du jour du Vendredi,
    accourez à l’invocation de Dieu… »
    [ Sourate 62 – Verset 9 ]

    L’invocation de Dieu, dhikr-Allah, signifie ici la prière du Vendredi.

    Le Prophète n’a jamais délaissé la prière du Vendredi, depuis qu’il en a reçu l’ordre divin jusqu’à sa mort. En ce jour, Allâh apprécie le rassemblement des croyants pour écouter le sermon et en recevoir les multiples orientations, soit qui indiquent à la vertu et interdisent le vice, soit qui rappellent la présence de Dieu, Ses bienfaits, Sa Récompense et Sa Justice en toute chose, le fait que nous auront à rendre des comptes, ainsi que toute recommandation dont le but est de perfectionner et rendre meilleur l’ensemble de la communauté dans le présent comme dans l’avenir.

    Il est fortement recommandé de se nettoyer entièrement le corps pour cette prière du Vendredi, de se couper les ongles, de se peigner la barbe, de se purifier et de se brosser les dents, de porter ses plus beaux habits, les meilleurs étant ceux de couleur blanche. Il est recommandé de se rendre à la mosquée en marchant avec calme et dignité.

    Il est recommandé de lire la sourate Al Kahf, dans la journée ou la nuit du Vendredi (la nuit du Vendredi commence le jeudi après la prière du Maghreb), d’augmenter les prières sur le Prophète , en appelant sur lui la Bénédiction et la Paix divine.

    Il est recommandé de multiplier les aumônes et les invocations, afin qu’elles coïncident avec l’heure où Allâh exauce nos prières, car il est une heure le Vendredi où Allâh exauce nos prières.

    Le Prophète a dit :
    « Un homme ne fait pas la grande ablution le Vendredi, se purifie autant qu’il peut, se pommadant les cheveux et se parfumant en utilisant le parfum qu’il garde chez lui, puis sortant sans s’interposer et séparer deux personnes, puis priant ce qu’il est écrit qu’il prie, se taisant quand l’imam parle, un homme n’agit pas de la sorte sans que Dieu
    lui pardonne les choses qu’il pourrait commettre entre ce Vendredi et le suivant ».
    [ Rapporté par Al Boukhari et An Nassa’i.]

    Fait partie de la Sunna, mes frères en Islam, le fait de se rendre tôt à la mosquée le Vendredi.

    Le Prophète a dit :
    « Celui qui se lave le jour du Vendredi en faisant la grande ablution puis qui se rend à la mosquée à la première heure du jour, c’est comme s’il avait présenté en sacrifice une chamelle. Celui qui s’y rend à la deuxième heure, c’est comme s’il avait présenté une vache. Celui qui s’y rend à la troisième heure, c’est comme s’il avait présenté un bélier cornu. Celui qui s’y rend à la quatrième heure, c’est comme s’il avait présenté une poule. Celui qui s’y rend à la cinquième heure, c’est comme s’il avait présenté un œuf. Lorsque l’imam sort, les anges sont alors présents pour écouter le rappel (c’est-à-dire pour écouter le sermon de l’imam).»[ Rapporté par Al Boukhari et Mouslim.]

    Le Prophète a dit aussi :
    « Lorsque vient le jour du Vendredi se tiennent à la porte de la mosquée des Anges, qui inscrivent dans l’ordre la venue des croyants. Lorsque l’imam s’assoit, ils plient leurs rouleaux et viennent entendre le rappel. »
    [ Rapporté par Al Boukhari ]

    Ce hadith, ainsi que les précédents, montrent qu’il est fortement recommandé de venir tôt, au début de la journée. Les Anges inscrivent celui qui vient à la première heure comme celui qui fait aumône d’une chamelle, ceci aussi afin de se tenir au premier rang, de multiplier les invocations, de s’adonner pleinement à l’adoration de Dieu en s’écartant des préoccupations mondaines et en invoquant Allah .

    L’imam An Nawawi, en commentant ce hadith, nous invite à nous surpasser les uns les autres. Il faut occuper le premier rang.

    Le hadith nous encourage à attendre la prière, à occuper notre temps par les œuvres surérogatoires et le dhikr.

    Cela ne peut être obtenu si l’on se rend à la prière du Vendredi après le déclin du soleil, c’est-à-dire au moment de l’appel à la prière, car alors la prière devient strictement obligatoire et on n’en retire pas un mérite supplémentaire.

    Il faut sortir, mes frères en Islam, avec l’intention de rendre visite à son Maître , afin de retirer le bénéfice de chaque pas, à l’aller et au retour.

    Se tenir au premier rang, maîtriser son corps et ses membres de toute action futile et distrayante, préserver son cœur des préoccupations mondaines, ne pas nuire aux musulmans en les enjambant alors qu’ils sont assis.

    Le Prophète aurait affirmé :
    « Celui qui enjambe les gens le jour du Vendredi alors qu’ils sont assis emprunte un pont vers la Géhenne ».
    [ Rapporté par At-tirmidhi et Ibn Maja]

    Un homme vint de la sorte un Vendredi alors que le Prophète disait son sermon.

    Le Prophète lui aurait dit :
    « Assieds-toi, tu gênes et tu es en retard ».
    [ Rapporté par Ahmad, Abou Daoud et An-nasa’i]

    Il faut écouter l’imam et se taire, s’efforcer de s’imprégner de ses paroles comme si elles étaient adressées à nous uniquement. Le Prophète a dit :
    « Si tu dis à ton compagnon le jour du Vendredi « Ecoute ! », alors que l’imam parle, tu tiens un propos futile, donc tu rends ton oeuvre vaine.

    Le Prophète a dit :
    « Celui qui laisse trois Vendredis par négligence, considérant que ce n’est pas important, Dieu scelle son coeur ».
    [ Rapporté par Abou Daoud, At-tirmidhi, An-nasa’i et Ibn Maja]

    Enfin, le Prophète a dit :
    « Le Vendredi est l’un de vos meilleurs jours. C’est un Vendredi qu’Adam a été créé, c’est un Vendredi qu’il est mort, c’est un Vendredi qu’on soufflera dans la Trompe pour la Résurrection et les créatures seront foudroyées.
    Pendant ce jour, augmenter vos prières sur moi, vos prières me sont présentées. »
    Ils dirent : « Ô Messager de Dieu, comment nos prières te seront présentées alors que ton corps sera consumé ? »
    Il reprit : « Allah a interdit à la terre de manger le corps des Prophètes ».
    [ Rapporté par Ahmad, Abou Daoud, Ibn Maja, Ibn Haban et Al Hakim, qui le considéraient comme authentique.]

  3. Modibo dit :

    Des types et de la fréquence du dhikr

    Le dhikr est la vie du coeur, et ibn qayyim cite son maître ibn taymiyya selon lequel le dhikr est aussi nécessaire au coeur que l’eau au poisson. ibn qayyim lui-même écrivit un livre, al-wahil al-sayyib, sur les vertus du dhikr, où il liste plus d’une centaine de vertus parmi lesquelles (extrait de mawlana zakariyya kandhalvi, Virtues of dhikr, Lahore, Kutub Khana Faizi, p. 74-76) :

    – il développe l’amour pour Dieu. Celui qui cherche l’accès à l’amour pour Dieu doit pratiquer le dhikr à profusion. De même que la lecture et la répétition sont la source de la connaissance, le dhikr de Dieu est la porte d’accès à Son amour.

    – le dhikr implique la muraqaba (méditation), par laquelle on atteint le stade de l’ihsan (excellence), dans lequel on adore Dieu comme si on Le voyait réellement.

    – les assemblées de dhikr sont des assemblées d’anges, et les assemblées sans dhikr sont des assemblées de Satan.

    – par la vertu du dhikr, la personne qui pratique le dhikr est bénie, de même que la personne qui est assise à côté d’elle.

    – bien que le dhikr soit la forme d’adoration la plus aisée (le mouvement de la langue est plus aisé que le mouvement de toute autre partie du corps), il est pourtant la plus vertueuse.

    – le dhikr est une forme de sadaqa (aumône). abu dharr al-ghifari raconte (rapporté par ahmad et ibn hibban ; un hadith similaire se trouve dans muslim) :

    Le Messager de Dieu (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui) a dit :  » La sadaqa est pour chacun, chaque jour où le soleil se lève « . Je dis :  » O Messager de Dieu, de quoi faisons-nous l’aumône si nous ne possédons rien ?  » Il répondit :  » Les portes de la sadaqa sont le takbir (c’est-à-dire  » allahu akbar – Dieu est plus grand « ),  » subhan allah – Gloire à Dieu « ,  » alhamdu lillah – Toute louange est à Dieu « ,  » lâ ilâha illâ llâh – il n’y a de dieu que Dieu « ,  » astaghfirullah – je demande à Dieu son pardon « , encourager à faire le bien et défendre de faire le mal … Voilà les portes de la sadaqa qui t’est prescrite, et il y a une récompense pour toi même dans la relation sexuelle que tu as avec ta femme « .

    Toutes les paroles de louange et de gloire adressées à Dieu qui célèbrent Ses attributs parfaits de puissance et de majesté, de beauté et d’exaltation, qu’elles soient prononcées par la langue ou dites en silence dans le coeur, sont appelées dhikr ou rappel de Dieu. Il nous a ordonné de nous souvenir de Lui en permanence et toujours. Dieu dit :

    Vous qui croyez, rappelez Dieu d’un rappel incessant
    proclamez Sa transcendance du petit matin au crépuscule. (33:41-42)

    Si quelqu’un se souvient de Dieu, Lui se souvient de cette personne :

    Aussi, souvenez-vous de Moi, et Je Me souviendrai de vous. (2:152)

    Le rappel de Dieu est le fondement des bonnes actions. Quiconque parvient à le pratiquer reçoit la bénédiction et l’amitié étroite de Dieu. C’est pourquoi le Prophète (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui) avait coutume de pratiquer le rappel de Dieu en permanence.

    Quand un homme se plaignit :  » Les lois de l’islam sont trop lourdes pour moi, aussi indique-moi quelque chose que je puisse pratiquer aisément « , le Prophète (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui) lui dit :  » Fais en sorte que ta langue soit toujours occupée au rappel de Dieu !  »

    (hadith rapporté par ahmad avec deux chaînes de transmission solides, par tirmidhi et ibn majah à travers d’autres chaînes, et par ibn hibbam qui le déclare sahih de même que al-hakim).

    Le Prophète (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui) disait souvent à ses Compagnons :  » Faut-il que je vous rappelle la meilleure des actions, la plus pure aux yeux de Dieu, celle qui a le statut le plus haut bien au dessus de la dépense d’or et d’argent au service de Dieu, ou du combat contre vos ennemis où vous les frappez au cou et où ils vous frappent au cou ?  » Les Compagnons lui dirent :  » Oui, ô Messager de Dieu !  » Le Prophète (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui) leur dit :  » C’est le dhikr de Dieu « .

    (rapporté par tirmidhi, ahmad et hakim qui ont déclaré la chaîne de transmission solide).

    Le rappel de Dieu est aussi un moyen d’échapper au feu de l’enfer. mu`adh raconte (rapporté par ahmad) :

    Le Prophète (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui) a dit :  » Il n’est aucun moyen d’échapper au châtiment de Dieu plus efficace que le rappel de Dieu « .

    ahmad rapporte également que le Prophète (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui) a dit : Tout ce que vous dites pour célébrer la gloire de Dieu, Sa majesté et Son unicité, et toutes vos paroles qui chantent Sa louange, se rassemblent autour du Trône de Dieu. Ces mots résonnent comme le bourdonnement des abeilles, et attirent l’attention sur la personne qui les adressent à Dieu. Ne souhaitez-vous pas que quelqu’un, là-bas dans la présence de Dieu, attire l’attention sur vous ?

  4. tahir36 dit :

    Du commentaire des lettres isolées du Noble Coran d’après une interprétation de Qâshânî

    Sourate XX: Tâ Hâ

    Texte:
    1.Tâ Hâ
    2.Nous n’avons pas fait descendre sur toi le Coran pour que tu sois malheureux
    3.Mais seulement comme un rappel pour qui redoute
    4.Par mode de descente de la part de Celui qui a crée la Terre et les cieux sublimes
    5.Le Tout-Miséricordieux siègea sur le Trône

    Commentaire:
    Tâ est une désignation de At-Tâhir, le Pur, et Hâ est une designation d’Al Hâdi.
    Ce qui s’explique de la façon suivante :

    Le Prophète(saws), de par la très forte compassion et la grande affection qu’il avait pour son peuple, étant la manifestation de la Miséricorde et de l’Amour, éprouva une déception devant le manque d’effet de la Révélation sur la foi de ses contemporains. Aussi venait-il à en imputer la faute à quelque reste de son âme naturelle. Il abonda alors en exercices spirituels par des veilles la nuit en prière jusqu’à faire saigner ses pieds suite à sa longue tenu verticale. Allah Ta’ala a voulu signifier au Prophète(saws) que leur manque de foi n’était pas imputable à lui mais du fait de l’épaisseur de leur voile naturel, leur enlevant par là-même toute qualification spirituelle.

    Ainsi c’est comme si Allah a voulu dire: ce n’est ni le fait d’un reste d’âme charnelle ni de ton égo ni d’une déficience de ta part t’empêchant d’exercer ta fonction de guidance.
    D’où Il lui fut révélé : Ô toi le pur de toute souillure d’un reste d’âme animal, Ô guide ! Nous n’avons pas fait descendre le Coran pour que tu sois malheureux, ni pour que tu t’accables par des exercices spirituels mais pour avertir ceux dont le cœur est doux et prédisposé à le recevoir.

    Pour cela il te fallait que la clarté(As safâ) et la pureté(At-tahâra) or ces deux choses ont été réalisé en toi par la grâce d’Allah, et tu es parfaitement accompli ; ce que tu recherches donc par tes efforts et ta discipline spirituelle sont déjà présent en toi par l’épiphanie de ces deux noms précités. Pourquoi t’accabler ? Si ta fonction de guide n’opère pas en eux c’est à cause de la dureté de leur cœur, qui est l’opposé de la crainte(khashiya) et de la douceur(lîn) conditionnant l’aboutissement de ton message.

    Par mode de descente de la part de Celui qui a crée la Terre et les cieux sublimes.Le Tout-Miséricordieux siégea sur le Trône :

    Ce qui signifie Nous l’avons révélé par une descente graduelle de la part de Celui qui est qualifié par tous les attributs de Majesté et de Beauté et ton essence participe de ces attributs sans quoi tu ne pourrais pas le recevoir car le point de départ et le point d’arrivé doivent nécessairmeent avoir une affinité pour qu’il y ait l’effet voulu. Son origine est l’Essence qualifié par les plus beau Noms, son origine doit également être qualifié par ces dits Noms.
    Il a crée les cieux et la Terre, c’est-à-dire le monde des corps et le monde des esprits.

    «Le Tout-Miséricordieux », c’est-à-dire ton Seigneur le Majestueux(Jalîl) caché sous les voiles des créatures en raison de Sa Majesté, est le Beau(al Jamîl) qui se manifeste par la beauté de la Miséricorde sur le Tout, car nulle chose ne peut se passer de la Miséricorde du Tout-Misericordieu sans quoi elle ne serait même pas existenciée. Car c’est par un effet de Sa Miséricorde qu’Il a existencié toute chose.

    « siegea sur le Trône » de l’Existance du Tout par son attribut le Tout-Miséricordieux et par la manifestation de cette miséricorde par le nom Ar Rahim( Le Très Miséricordieux). De même Il siegea sur ton cœur en s’y manifestant par tous Ses attributs et par l’aboutissement de ses effets à toutes les créatures, et tu devins « miséricorde pour les mondes «  (XXI, 107)

    Et Allah est Le plus savant.

  5. Abdoulaye-garib27 dit :

    ……..
    ..2..4.27.
    ..5.9..20.
    ..7.12.24..29
    ..22..26.28..
    ———
    A PROPOS DU CORAN et de L’HiSTOiRE de L’HUMANiTÉ — TAAWiL
    ———
    l’autre jour,
    nous avons affirmer que le Coran contenait toute
    l’histoire de l’humanité.
    on avait donné des explications A travers la
    sourate 29 « l’Araignée »
    en faisant référence aux générations futures
    qui voudront quitter la terre pour
    Aller vivre sur une autre planète.
    Mais
    les plus rationnels et les plus sceptiques trouveront cela
    comme de simples suppositions sans fondement
    et par conséquent, A rejeter cette hypothèse.
    Ainsi
    si l’Avenir ne peut pas être vérifie pendant le présent
    nous allons donc nous tourner
    vers le passé
    (qui peut être vérifié plus facilement !)
    ce qui enlèverait toute confusion.
    ————-
    le coran est une révélation véridique
    et venant d’un Seigneur tout-puissant !
    et contenant toute l’histoire de l’humanité.
    ————-
    « Est-ce ce discours-là que vous traitez de mensonge ? »
    Et est-ce pour vous [une façon d’être] reconnaissant à votre subsistance que de traiter (le Coran) de mensonge ?
    ————–
    prenons un exemple concret et vérifiable par Tous

    • Abdoulaye-garib27 dit :

      ……..
      ..2..4.27.
      ..5.9..20.
      ..7.12.24..29
      ..22..26.28..
      …….
      Tiokorobah den a wala wala..!
      ———
      A PROPOS DU CORAN et de L’HiSTOiRE de L’HUMANiTÉ — TAAWiL
      ———
      nous devons savoir qu’avec les versets coraniques
      (et mathématiquement parlant)
      qu’un seul verset peut expliquer plusieurs évenements A la fois
      ou faire reference A plusieurs personnages ou personnalités A la fois.
      et comme on n’a souvent tendance A dire
      que « l’histoire se répète ! » ainsi
      un seul verset coranique peut S’APPLiQUER A plusieurs éventements A la fois
      et qui se sont passés A des périodes très différentes.
      ou faire référence A plusieurs personnages ou personnalités A la fois.
      et qui ont vecu dans des époques très différentes.
      par exemple,
      l’esclavage et la mal-traitance effectué par pharaon sur le peuple ds Moïse aleyhi salat wa salam.
      peut bien s’appliquer A d’autres types d’esclavage anciennes ou modernes !
      ————
      et c’est ce que nous allons tenter démontrer MATHÉMATiQUEMENT mashaAllahou
      afin que les +rationnels puisse avoir un grain de Foi A la révélation coranique.
      ————-
      le coran est une révélation véridique
      et venant d’un Seigneur tout-puissant !
      et contenant toute l’histoire de l’humanité.
      ————-
      « Est-ce ce discours-là que vous traitez de mensonge ? »
      Et est-ce pour vous [une façon d’être] reconnaissant à votre subsistance que de traiter (le Coran) de mensonge ?
      ————–
      voyons voir un exemple simple et concret et vérifiable par Tous MashaAllahou

  6. Modibo dit :

    Image de Soi ? Image de moi, image de toi ? L’image que nous avons de nous-même est toujours fausse, dans un sens ou dans un autre et l’image que les autres ont de nous est tout aussi fausse. Nous vivons un mensonge absolu dans un monde relatif !
    Faites l’expérience du miroir, regardez vous calmement devant une glace, vous verrez un visage, une image qui sera ce que l’on vous oblige à prendre comme la votre, mais si vous êtes honnête, vous SAUREZ avec évidence que ce n’est pas vous !
    Alors se posera la chancelante question, qui est ce JE qui regarde cette image et qui est autre, qui est le « JE » de « JE SUIS », qui n’a rien à voir avec cette image dans le miroir et qui n’a rien à voir avec votre EGO.
    Goûtez à ce JE le plus souvent possible, il est votre unique chance de vous élever, de sortir de l’horizontal, de quitter le monde des formes, du temps et de l’espace…
    Ce JE est la promesse, la porte d’entrée dans le monde du père qui est au dedans de nous à chaque instant, le paradis perdu que vous pouvez connaître de votre vivant!
    « Dieu créa l’homme à son image » signifie que nous sommes semblables à Dieu, nous sommes Dieu… mais nous ne le savons pas, étrange paradoxe, et que nous devons le découvrir par nous-même…

    • Anaa 7777 dit :

      Assalam frère. Vous quotez: « Dieu créa l’homme à son image » signifie que nous sommes semblables à Dieu, nous sommes Dieu… mais nous ne le savons pas, étrange paradoxe, et que nous devons le découvrir par nous-même…
      Votre rendu me rend perplexe. Car j’ai toujours considéré cette approche comme une allégorie. Ne s’agit-il pas d’une perspective pour l’homme, en termes de ressemblance mentale, morale et sociale?
      Wa salam…

  7. Modibo dit :

    Le dhikr est la plus haute  » obligation  » et un commandement divin permanent

    Le rappel de Dieu est la meilleure des actions possibles pour les serviteurs de Dieu, et le Coran y insiste une centaine de fois. C’est l’oeuvre la plus digne d’éloges pour accomplir le plaisir de Dieu, c’est l’arme la plus efficace pour prendre le dessus sur l’ennemi, et c’est l’action qui mérite les plus hautes récompenses.

    Le rappel de Dieu ne connaît de conditions d’aucune sorte quant à la modalité, à la fréquence ou au moment de le pratiquer. Les conditions relatives à la manière de faire concernent les actes d’adoration obligatoires, tels que la salât, qui ne sont pas traités ici. La shari`a est claire et chacun sait ce qu’il a à faire. En réalité, le Prophète (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui) a dit que les Gens du Paradis ne regretteront qu’une chose : ne pas avoir assez pratiqué le rappel de Dieu en ce monde ! Ceux qui argumentent pour décourager les autres de pratiquer le rappel n’ont-ils donc pas peur de Dieu sur ce sujet d’une extrême importance ?

    Dieu a dit dans son saint Livre :

    Vous qui croyez, rappelez Dieu d’un rappel incessant. (33:41)

    Et Il évoque, parmi Ses serviteurs, ceux qui se consacrent à

    rappeler Dieu assis, debout, sur le côté (3:191),

    en d’autres termes à toute heure du jour et de la nuit. Il dit :

    Dans la création des cieux et de la terre, dans l’alternance de la nuit et du jour réside un signe pour ceux dotés de moelles
    rappeler Dieu assis, debout, sur le côté (3: 190-191)

    `a’isha a dit, selon ce que rapporte muslim, que le Prophète (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui) mentionnait ou rappelait Dieu à tout moment du jour et de la nuit.

    Le Prophète (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui) a dit, selon ce que rapporte muslim :

    Si vos coeurs étaient en permanence dans l’état où ils se trouvent pendant le dhikr, les anges viendraient à votre rencontre au point de vous arrêter au milieu de votre chemin pour vous présenter leurs compliments.

    L’imam Nawawi, dans son Sharh sahih muslim, commente ce hadith en ces termes :

    Ce genre de signe se manifeste à celui qui persévère dans la méditation (muraqaba), dans la réflexion (fiqr) et dans l’anticipation (iqbal) du monde futur.

    mu`adh ibn jabal rapporte que le Prophète (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui) a également dit :

    Les Gens du Paradis ne regretteront qu’une seule chose : toute heure qu’ils auront passée sans pratiquer le rappel de Dieu.

    Cette parole est rapportée par bayhaqi dans shu`ab al-imam (1:392 #512-513) et par tabarani. haythami dans majma` al-zawa’id (10:74) dit que ces narrateurs sont tous dignes de foi (thiqat) alors que suyuti déclare ce hadith hasan dans son jami` al-saghir (#7701).

    Dieu accorde au rappel de Lui une valeur supérieure à celle de la prière. Il fait de la prière un moyen et du rappel une fin. Il dit :

    La prière réfrène l’infâme et le blâmable : le Rappel de Dieu est majeur. (29:45)

    Bienheureux qui s’est purifié
    a rappelé le nom de son Seigneur, a prié. (87:14-15)

    Adore-Moi donc, accomplis la prière en Rappel de Moi. (20:14)

    ibn hajar dans son fath al-bari (1989 ed. 11:251) rapporte l’explication de qadi abu bakr ibn al-`arabi selon laquelle il ne peut y avoir de bonne action qui ne soit accompagnée du dhikr, lequel est un préalable à sa validité. Si quelqu’un ne se rappelle pas Dieu dans son coeur au moment de l’aumône ou du jeûne, alors son action est incomplète. C’est la raison pour laquelle le dhikr est la meilleure des choses.

    Le dhikr est par conséquent une chose d’une extrême importance. abu hurayra a rapporté que le Prophète (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui) a dit :

    La terre et tout ce qu’elle contient sont maudits, sauf le dhikr et ceux qui le pratiquent, le maître du dhikr et l’élève du dhikr.

    Ce hadith est cité par tirmidhi qui le dit hasan, ibn majah qui le dit également, bayhaqi et d’autres. suyuti le cite dans jami` al-saghir en se fondant sur une narration identique de al-bazzar selon ibn mas`ud, et le déclare sahih. tabarani le cite dans al-awsat selon abu al-darda’.

    L’expression  » La terre et tout ce qu’elle contient  » signifie tout ce qui se réclame d’un statut et d’une existence en dehors de Dieu, au lieu de en Lui. En fait, toute la création pratique le dhikr, car Dieu a dit que toute la création Le loue en permanence, et le tasbih est une forme de dhikr. Dieu dit du prophète Jonas, au moment où la baleine l’engloutit :

    N’eût été qu’il exaltait la transcendance, il serait resté dans son ventre jusqu’au Jour de la résurrection. (37:143-144)

    Celui qui s’engage dans le dhikr accède au rang le plus éminent devant Dieu. Il est question dans le Coran de ces gens qui invoquent Dieu sans se laisser distraire, ainsi que de l’effet que produit cette invocation sur leur coeur :

    … en ces maisons que Dieu a permis d’élever et qu’y soit rappelé Son nom. Là, célèbrent Sa transcendance du matin au crépuscule
    des hommes que nulle affaire, nul commerce ne distraient du Rappel de Dieu (24:36-37)

    Ceux qui croient, de qui le coeur se rassérène au Rappel de Dieu …
    De quoi d’autre que du Rappel de Dieu sérénité peut-elle venir au coeur ? (13:28)

    Le shaykh muhammad `alawi al-malaki cite l’épisode suivant dans son ouvrage intitulé al-anwar al-bahiyya min isra’ wa mi`raj khayr al-bariyya, où il rassemble des récits profonds sur ce sujet.

    Au cours de la nuit de isra’ et du mi`raj, le Prophète (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui) fut transporté à un endroit d’où il entendait le crissement des calames (inscrivant le Décret divin). Il vit un homme disparaître dans la lumière du Trône. Il dit :  » Qui est-ce ? Un ange ?  » On lui dit que non. Il dit :  » Est-ce un prophète ?  » A nouveau la réponse fut négative. Il dit :  » Qui est-ce donc ?  » La réponse fut alors :  » C’est un homme dont la langue est humide du rappel de Dieu dans le monde, et son coeur est attaché aux mosquées, et il n’a jamais encouru la malédiction de son père ni de sa mère « ..

    Dans ahmad, tirmidhi et ibn majah, on trouve le hadith suivant, que ibn hibban déclare bon (hasan).

    Un homme vint voir le Prophète (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui) et lui demanda :  » O Prophète de Dieu, les lois et les obligations de l’islam sont devenues trop nombreuses pour moi. Instruis-moi de quelque chose que je sois capable de suivre  » (par opposition aux nombreuses règles et conditions qui doivent d’une façon générale être respectées). Il faut comprendre ici, en lisant qu’il y a trop de conditions à respecter, que notre homme n’était pas sûr de pouvoir les respecter toutes. Le Prophète (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui) dit :  » Je te conseille une chose : tiens constamment ta langue humide du dhikr de Dieu « .

    Il est bien connu qu’en islam la meilleure des actions dans le sentier de Dieu est le jihad. Pourtant le Prophète (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui) plaçait le dhikr au dessus du jihad, comme le montrent les hadiths authentiques suivants.

    abu al-darda’ raconte :

    Le Prophète (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui) a dit un jour à ses Compagnons :  » Faut-il que je vous rappelle la meilleure des actions, le meilleur acte d’adoration aux yeux de Dieu, qui élèvera votre statut dans l’au-delà et en qui réside plus de vertu que dans la dépense d’or et d’argent au service de Dieu, dans le jihad ou dans le fait d’être tué ou de tuer sur le sentier de Dieu ? C’est le dhikr de Dieu « .

    Ce hadith est relaté dans le muwatta de malik, le musnad de ahmad, le sunan de tirmidhi, dans ibn majah, et dans le mustadrak de hakim. al-bayhaqi, hakim et d’autres le déclarent sahih.

    abu sa`id raconte (ce hadith est aussi relaté par ahmad, tirmidhi et bayhaqi).

    On demandait au Prophète (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui) :  » Lequel des serviteurs de Dieu aura devant Lui le rang le plus éminent au Jour du Jugement ?  » Il dit :  » Celui qui se souvient beaucoup de Lui « . Je dis :  » O Messager de Dieu, et celui qui combat dans le sentier de Dieu ?  » Il répondit :  » Même s’il combat les incroyants et les mushrikin avec son épée jusqu’à ce qu’elle se brise, et s’il devient rouge de leur sang, en vérité celui qui pratique le dhikr est d’un rang supérieur au sien « .

    `abd allah ibn `umar a dit :

    Le Prophète avait coutume de dire :  » Il y a une manière de polir chaque chose, et la manière de polir les coeurs, c’est le dhikr de Dieu « . On lui demanda si cela s’appliquait également au jihad dans le sentier de Dieu., et il répondit :  » Non, même pour celui qui ferait usage de son épée jusqu’à la briser « .

  8. Modibo dit :

    De l’importance du dhikr silencieux

    Le propos du dhikr est de purifier les coeurs et les âmes et d’éveiller la conscience de l’homme. Le Coran dit :

    Récite ce qui t’est révélé par l’Écrit ; accomplis la prière. La prière réfrène l’infâme et la blâmable : le Rappel de Dieu est majeur. (29:45)

    Autrement dit, le rappel de Dieu a un effet plus grand que la prière formelle obligatoire pour détourner quelqu’un d’actions honteuses et injustes. Cela vient de ce que lorsqu’un serviteur ouvre son âme à son Seigneur, chantant Sa louange, Dieu le fortifie de Sa lumière, augmente sa foi et sa conviction, et affermit son esprit et son coeur. Il est ici fait référence à :

    ceux qui croient, de qui le coeur se rassérène au Rappel de Dieu …
    De quoi d’autre que du Rappel de Dieu sérénité peut-elle venir au coeur ? (13:28)

    Et quand les coeurs sont satisfaits de la Vérité, ils se tournent vers les idéaux les plus hauts sans se laisser détourner par des pulsions de désir ou de convoitise. Voilà qui détermine l’importance du dhikr dans la vie humaine. De toute évidence, il serait déraisonnable d’espérer de tels résultats par la simple prononciation de certains mots, car des mots qui ne reposent pas sur la volonté du coeur sont sans conséquence. Dieu Lui-même nous a dit comment il fallait se souvenir de Lui :

    Rappelle ton Seigneur en ton âme, dans la crainte et l’humilité, à voix contenue, soir et matin. Ne sois pas des indifférents. (7:205)

    Ce verset indique que pratiquer le dhikr en silence, sans élever la voix, est meilleur. Un jour, au cours d’un voyage, le Prophète (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui) entendit un groupe de musulmans exprimer leurs suppliques à voix haute. Alors le Prophète (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui) leur dit :

    Arrêtez-vous un peu. Vous ne vous adressez pas à quelqu’un de sourd ou d’absent. En vérité, Celui à qui vous vous adressez est à côté de vous et Il vous entend tous. Il est plus près de vous que le col de votre monture.

    Ce hadith (muslim) souligne l’amour et le respect qu’on doit éprouver quand on entame le dhikr. sa`d a rapporté que le Prophète (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui) a dit :

    Le meilleur dhikr est le dhikr caché, et la meilleure quantité d’argent est la quantité juste suffisante.

    ahmad le cite dans son musnad, ibn hibbam dans son sahih et bayhaqi dans shu`ab al-iman. nawawi dit que ce hadith n’est pas établi avec certitude.

    On lit dans le fatawa fiqhiyya de al-haytami (p. 48) :

    On l’interrogea au sujet de ce que dit nawawi à la fin du chapitre intitulé  » Assemblées de dhikr  » dans son Commentaire du sahih muslim à savoir  » le dhikr de la langue, accompagné de la présence du coeur, est préférable au dhikr du coeur seul « . ibn hajar dit :  » Ce n’est pas parce que le dhikr du coeur est une pratique d’adoration établie au sens lexical (c’est-à-dire consistant en formules spécifiques) qu’il est préférable, mais parce qu’à travers ce dhikr on a l’intention d’exprimer dans son coeur qu’on exalte et qu’on magnifie Dieu au dessus de tout. Voilà le sens à la fois des mots de nawawi et de ce que disent certains :  » Il n’y a aucun bienfait dans le dhikr du coeur « . En niant qu’il y ait un bienfait, on veut dire qu’il n’y a  » aucune récompense pour les mots, qui ne sont pas prononcés « . En affirmant qu’il y a un bienfait, on veut dire  » dans le fait que le coeur est présent  » comme on vient de le dire. Réfléchissez bien à cela, car c’est important. Et Dieu sait mieux  »

    Selon les maîtres naqshbandis, le dhikr du coeur est plus utile au murid ou à l’élève car il est plus efficace pour secouer le coeur de l’indifférence et pour l’éveiller. shah naqshband a dit :

    Il y a deux méthodes de dhikr, l’une silencieuse, l’autre à voix haute. Je préfère la façon silencieuse parce qu’elle est plus forte et par conséquent préférable.

    shaykh amin al-kurdi a dit dans son livre tanwir al-qulub (Illumination des Coeurs), p. 522 :

    Sache qu’il y a deux formes de dhikr, par le coeur (qalbi) et par la langue (lisani). L’un comme l’autre ont des fondements juridiques dans le Coran et la sunna. Le dhikr de la langue, qui combinent les sons et les lettres, n’est pas commode à pratiquer en permanence, car acheter, vendre ou être engagé dans des activités de ce type empêchent de concentrer son attention sur le dhikr. Le contraire est vrai du dhikr du coeur, ainsi nommé pour exprimer son autonomie par rapport aux lettres et aux sons. De cette manière, rien n’empêche celui qui le souhaite de pratiquer son dhikr : se souvenir de Dieu, dans le secret vis-à-vis de la création, hors du monde et sans prononcer de paroles. Ce rappel est le meilleur de tous : c’est de lui que s’écoulent les paroles des saints.

    C’est la raison pour laquelle nos maîtres naqshbandis ont choisi le dhikr du coeur. En outre, le coeur est le lieu où Celui qui pardonne porte son regard, c’est le siège de la croyance, c’est le réceptacle des secrets et la source des lumières. S’il est solide, l’ensemble du corps est solide, et s’il ne l’est pas, l’ensemble du corps manque de solidité, ainsi que l’a clairement fait comprendre le Prophète (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui).

    Pour confirmer ce qui vient d’être dit, bayhaqi rapporte, sous l’autorité de `a’isha :

    Dieu accorde au dhikr (silencieux) soixante-dix fois plus de faveurs qu’au dhikr (à voix haute). Le Jour de la Résurrection, Dieu mettra les êtres humains face à Ses comptes, et les anges chargés d’enregistrer apporterons ce qu’ils auront enregistré et écrit, et Dieu Tout Puissant dira :  » Voyons si quelque chose appartenant à Mes serviteurs n’a pas été oublié ?  » Les anges diront :  » Nous n’avons laissé de côté rien de ce que nous avons appris et enregistré, que nous avons pris en compte et écrit « . Dieu dit :  » O Mon serviteur, il y a quelque chose de bien venant de toi, pour lequel Moi seul vais t’attribuer un bienfait, et qui est ton rappel silencieux de Moi « .

    bayhaqi rapporte, également sous l’autorité de `a’isha :

    Le dhikr que n’entendent pas les anges chargés de l’enregistrement vaut soixante-dix fois celui qu’ils entendent.

  9. Modibo dit :

    Avalez Votre Colère : Puis digérez la

    Pour ceux d’entre nous dont les corps physiques sont « sur la colline », par cela je veux dire dans la cinquantaine, nous devons faire face au fait que, peu importe comment nous occupons de nous, nos pouvoirs physiques se détériorent graduellement : point par point nous nous approchons de la mort.

    Mais quant à notre condition spirituelle, il n’y a aucune limite, aucun âge où les pouvoirs atteingnent leur maximum, et reculent ensuite . Le pouvoir spirituel peut continuer à grandir fortement au cours de nos vies, mais nous devons rechercher les conditions contribuant à la croissance ininterrompue et désherber ces qualités des mauviases herbes qui menacent d’étouffer la précieuse plante.

    Une des mauvaises herbe les plus nuisibles, la plus hostile à notre croissance spirituelle est la colère produite par la vanité de nos egos. Quand la colère fait rage il engloutit la lumière de la foi, la transformant en feu. La lumière de Foi est la lumière pure de Dieu, mais quand elle est transformé en feu il n’éclaire plus, elle brûle.

    Quand vous vous trouvez submergé par la colère vous devez rapidement courir à un miroir et contempler votre propre visage. Ce spectacle laid sera assez pour calmer votre colère : Car qui veut ressembler au diable lui-même ? Quand une personne est fâchée ses actions sont sataniques – destructives et autodestructives. Notre Grand-Cheikh a souligné la nécessité d’abandonner la colère, car quand la colère de l’ego domine une personne il peut aisément nier même la souveraineté de Dieu et se mettre en rébellion contre L’Enveloppant – et c’est très dangereux. La colère fait aussi des ravages dans nos corps physiques, causant la maladie et le vieillissement prématuré, particulièrement quand un haut niveau de colère est maintenu pendant une longue période de temps.

    Très peu de personnes peuvent retourner la colère quand elle les assaille. C’est pourquoi donc peu de personnes s’avancent spirituellement. La raison pourquoi la colère est si difficile à défaire est simplement parce que c’est une partie intrinsèque de notre constitution physique et spirituelle. La colère correspond à l’élément de feu dans notre constitution, qui est un équilibre de feu, d’eau, de terre et d’air. Seulement ceux qui sont formés dès le premier âge par des parents éclairés ou des enseignants apprendront à garder ces éléments en l’équilibre. Quant à la plupart des personnes, chacun de ces éléments peut prédominer en différentes occasions selon les circonstances extérieures et la propension intrinsèque, mettant l’équilibre hors centre. Mettez des fusées de signalisation en de la provocation, des taquineries, et de l’agression ou essayez de soumettre la volonté (de l’enfant). Puisque ces occasions sont d’habitude fréquentes dans nos premières vies, nous sommes tout experts en dans le fait de se fâcher et dès le premier âge.

    Notre Grand-Cheikh a aussi suggéré que nous exécutions un Dhikr spécial (méditation de prière) la nuit pour prendre le dessus dans notre lutte contre la colère. Quand vous vous levez dans le dernier tiers de la nuit pour exécuter des prières surerrogatoires, après avoir fait vos ablutions, débutez en tournant votre visage vers la Maison de Dieu et implorez-Le pour vous aider dans votre tentative de soumettre la colère. Répétez alors cent fois. « Ya Halim » ce qui signifie « Oh (Dieu, qui est) Abstinent et Lent à la Colère » Ce nom, al-Halim, est un attribut Divin de Dieu qu’Il veut nous accorder généreusement, devons nous chercher à le recevoir.

    Le premier pas est de demander à Dieu, de cette manière, de nous aider à devenir abstinent; alors nous devons méditer sur cet Attribut Divin, qu’il pourrait être absorbé dans notre être. Nous l’appelons littéralement à nous. Ensuite nous devons adopter une pratique dans nos vies quotidiennes qui nous conduiront à notre but. Cette pratique est, simplement, ne pas montrer la colère, même quand vous la sentez vous envaillir de l’intérieur. Ne crachez pas cette colère à ceux autour de vous et n’empoisonnez pas l’atmosphère, comme un dragon de feu. Gardez-la en dedans, mais pas comme un morceau d’alimentation non digérée; non, vous devez la digérer. Une certaine quantité de colère fait partie de chaque personnalité. Sans un peu de ce feu dans notre constitution nous mourrions; donc, c’est possible pour nous pour digérer une certaine quantité de colère sans subir d’effets secondaires défavorables. Bien sûr, si nous devions rester inchangés pendant une longue période de temps et avaler la même quantité de colère, nous serions en surdose; Mais ce n’est pas le cas, de notre temps notre consommation de colère diminue à mesure que nous apprenons et et sommes accordés la capacité de ne pas réagir à la provocation de la colère en premier lieu. Ainsi, de même qu’un bébé boit au commencement de grandes quantités de lait, passant ensuite à une alimentation solide, diminuant de façon drastique sa consommation de lait, nous pouvons avaler la colère et la digérer, tout en sachant que d’autres formes de nourriture vont bientôt suivre.

    Si vous pouvez réussir à retenir la colère de montrer pendant quarante jours, vous aurez parcouru une grande distance. Quand elle vous attaque, vous devez l’éluder et quand elle va paraître sur vous, vous devez l’avaler. Si vous pouvez l’éviter avec succès pendant quarante jours, colère commencera à vous assaillir moins fréquemment : une fois chaques quarante jours. Si vous pouvez réussir à vous retenir de cette manière les quarante jours initiaux et par la suite, faire face à encore quarante assauts (quarante périodes de quarante jours, un peu plus que quatre ans), Satan annoncera à ses disciples : « Ne vous dérangez pas pour attaquer cette personne; vous ne ferez que gaspillez votre temps et votre énergie. Son potentiel de défense est impénétrable : mille attaques sont aussi futiles qu’une. Laissez le tranquille, il s’est échappé de nos mains ». Les disciples de Satan sont l’ego égoïste, les désirs vains et le matérialisme : ceux-ci sont nos quatre grands ennemis et quiconque apprend à contrôler sa colère sera victorieux contre ces influences de base.

    Chaque fois que vous estimez que la colère va surgir vous devez être consciente que vous êtes testés. De tels tests sont envoyés sur votre chemin du monde spirituel pour vérifier votre fiabilité. Les événements désagréables sont envoyés de ce royaume pour que vous puissiez avoir la chance de vous abstenir et ainsi avancer vers votre but. S’il n’y avait pas quelque avantage dans la colère elle n’existerait pas. L’avantage est trouvé en étant patient face à cela. Sans passer cet test il ne peut y avoir aucune amélioration.

    L’endurance est une clé aux Stations Divines, et cette clé est forgée en faisant face aux événements odieux avec la patience et le contrôl de notre colère. Ainsi, la colère est une épée à double tranchant : si vous pouvez saisir sa poignée fermement vous pouvez abbatre les voiles qui aveuglent les yeux de votre coeur, mais si elle est entre les mains de vos ennemis votre foi sera coupée.

  10. Modibo dit :

    LE COEUR DU CROYANT EST LA MAISON DE DIEU…

    il y a longtemps le Prophète a été ordonné par son Seigneur d’émigrer de Makkah à Madinah. Pourquoi le Prophète a-t-il émigré? Il est un prophète et Dieu protège Ses prophètes. Or Dieu a dit qu’Il protégera Sa religion jusqu’au jour Dernier. Donc pourquoi le Prophète est-il parti? Les Prophètes ne partent jamais. Quelle sagesse était derrière l’émigration du Prophète de Makkah à Madinah? Il doit y avoir une sagesse cachée et cette sagesse est cachée dans le cœur du Prophète .

    Le Prophète a-t-il eu la permission de partir parce que les Qoureysh essayaient d’exécuter leur plan de l’assassiner? Il a jeté le sable dans leurs yeux et a récité le verset, « Nous avons fait une barrière devant eux et une barrière derrière eux, et nous les avons dissimulés donc ils ne peuvent pas voir. » [36: 9]. ils n’étaient pas capables de le voir lorsqu’il a marché en les traversant. De la même manière il aurait pu jeter n’importe quoi sur eux et cela aurait en été fait d’eux.

    Dieu a protégé Sa Kabah à l’époque d’Abraha quand Abraha a essayé de la détruire. En ce temps, Abdoul Mouttalib a dit :«Il y a un Propriétaire pour cette Maison [Kabah] Qui la protégera. » Dieu a envoyé des oiseaux qui portaient de petites pierres dans leurs becs et ils ont exterminé l’armée d’Abraha. Pourquoi, alors, le Prophète est-il allé de Makkah à Madinah? Il était capable de demander que son Seigneur envoie quelque calamité sur ces gens et qu’il en soit fini d’eux et de leur ignorance. Il y a beaucoup de secrets cachés à propos de l’émigration du Prophète , tellement qu’il existe un besoin de révéler chacun.

    Comme nous savons, d’après la Loi Divine, le Prophète est allé de Makkah à Madinah construire le premier gouvernement de l’Islam, la première base de l’Islam de laquelle cette Lumière pour les êtres humains s’étendrait d’est en ouest. C’est l’explication apparente qu’il soit venu d’une place dangereuse à une place sûre pour établir la première base de la Lumière de Dieu. De cette base, le Prophète allait éclairer les cœurs de ses Compagnons et les cœurs de sa Communauté jusqu’au jour du Jugement avec le message, « O gens, fuyez la torture de votre moi et de ses mauvaises manières aux bonnes manières de votre esprit. Établissez la Maison de votre Seigneur dans votre cœur sur une bonne fondation. » Le Prophète a dit aussi, « Le cœur du croyant est la maison de Dieu ». (1) Dieu que ni ciel ni le monde ne peuvent contenir, a permis d’être contenu dans le cœur humain. Quelle est la fondation de cette maison? Les bonnes manières. Quand vous êtes une bonne personne, alors Dieu enverra cette Lumière dans votre cœur. Quand vous n’êtes pas une bonne personne, mais vous essayez d’en être une, Dieu vous soutiendra. Cependant, quand vous n’essayez jamais d’être une bonne personne, les Satans vous soutiendront. Si vous aimez le soutien de Satan, prenez votre soutien de lui. Mais vous serez perdant. Si vous voulez que votre Seigneur vous soutienne, vous êtes vainqueur. Établissez cette ‘Maison’ dans votre cœur.

    Dieu a dit dans Coran, « O croyants craignez Dieu et accompagnez les gens véridiques » [9:119]. Comme un de nos frères a dit ici, « parlez-nous ce soir de véracité (sidq). » Qu’est-ce que la véracité? C’est une vertu qui est très difficile, surtout à cette époque. Très peu de gens ont cette vertu. C’est pourquoi le verset précité du Coran dit, « Soyez avec les gens véridiques », il ne dit pas, « Soyez une personne véridique », parce que c’est très difficile d’être une personne vraie, véridique. Mais être avec les gens véridiques est facile. Vous devez apprendre de gens véridiques. Établir la maison de Dieu dans votre cœur exige un long voyage et c’est difficile de trouver le chemin par vous-mêmes. C’est plus facile de trouver une personne vraie et de la suivre.
    C’est pourquoi le Prophète a émigré de Makkah à Madinah. Pour établir une base de gens véridiques : ses Compagnons. Et c’est pourquoi ils ont été appelés des Compagnons (sahabah). Ils ont reçu ce titre de Dieu. Personne ne peut être un Compagnon du Prophète exceptés ceux qui étaient avec lui . C’est un rang que personne ne peut atteindre. Après le Prophète , personne n’a atteint le niveau d’être un Compagnon.
    Donc le Prophète lors de l’émigration de Makkah à Madinah devait passer à côté d’une caverne. D’après l’histoire de la vie du Prophète , cette caverne a été appelée la caverne de Thawr. C’est à un jour distance de Makkah. Le Prophète y est resté trois jours. Pourquoi le Prophète a -t-il séjourné dans cette caverne? Pourquoi est-ce qu’il était incapable de continuer? La transmission des secrets s’est produite dans cette caverne.
    Le Prophète a été ordonné d’émigrer de Makkah à Madinah dans le but d’aller à l’intérieur de la grotte de Thawr où Dieu lui a appris comment « se souvenir de Dieu » (dhikr Allah). C’était la première fois que le Prophète a invoqué Dieu à voix haute. C’est en effet un très grand secret Soufi.

    Émigrer de Makkah à Madinah était très facile pour le Prophète . Il avait seulement à dire, « Par le Nom de Dieu, le Miséricordieux, le Compatissant », et il aurait été à Madinah aussi facilement qu’il lui avait été facile de prendre du sable et de le jeter aux yeux des gens ignorants pour les empêcher de le voir quittant sa maison. Ou il aurait pu monter à cheval ou sur un chameau et atteindre Madinah en dix à quinze jours. Pourquoi est-ce qu’il est allé à cette caverne? La ‘Caverne du Silence’ comme elle a été appelée? En effet, c’est la ‘Caverne des Secrets Silencieux’. Pourquoi le Prophète a -t-il été ordonné par Dieu d’aller à cette caverne qui est à un jour de voyage Makkah, quand il avait une distance de quinze jours à parcourir?

    Quand le Prophète est entré dans cette caverne, une araignée et une colombe sont venues et ont fait une demeure sur la porte afin que personne ne sache ce qu(il y avait. C’est une connaissance commune. Comme pour le secret, regardez pour aimer. Quand l’amour pour quelqu’un est pur, Dieu n’oubliera jamais cette personne. Avant de quitter Makkah pour Madinah, le Prophète a mis quelqu’un dans son lit parce que les gens ignorants sont venus devant sa porte avec l’intention de le tuer. Il a mis Seyyidina ‘Ali dans son lit. Il y a un secret à cela, il veut dire qu’il a fait de ’Ali son représentant, à sa place. Il n’a pas mis Oumar là. Il n’a pas mis Uthman ni aucun de ses Compagnons, mais quelqu’un de sa propre chair et de son sang.

    Le Prophète a pris avec lui comme compagnie son autre miroir image, Abou Bakr , à la caverne. Il a dit, « je suis la ville de connaissance et Ali est la porte ». (2) La porte est quelque chose de physique, externe. Quand vous voulez entrer dans la maison, comment est-ce que vous entrez? Par la porte. Dans l’ordre d’entrer au Prophète et de venir à la connaissance que le Prophète donne, vous devez entrer à travers la porte. Cette porte est Ali . Le Prophète aussi a dit, « Quel que soit ce que Dieu a versé dans mon cœur, je l’ai versé dans le cœur d’Abou Bakr as-Siddiq.  » (3) Le Prophète a encore fait référence au secret d’Abou Bakr (r) quand il a dit, « Abou Bakr ne vous surpasse pas à cause du fait de jeûner ou prier plus, mais à cause d’un secret qui prend racine dans son cœur ». (4)

    Donc à l’intérieur de la maison, nous trouvons Abou Bakr et à l’extérieur de la maison, nous trouvons Ali . C’est pourquoi, des deux sources de connaissance soufies, une est venue d’Abou Bakr et l’autre d’Ali . Du temps des écoles différentes de Loi Divine, les Musulmans ont consenti que la connaissance du cœur est venue de ces deux voies. Justice et lois, en revanche, sont venues d’Umar .

    Le commentaire du Prophète au sujet d’Abou Bakr est le secret de la caverne. Pour représenter son corps, le Prophète a mis Ali dans son lit avant son départ de Makkah à Madinah. Cela veut dire que Ali a représenté l’extérieur. Mais il a pris Abou Bakr à la caverne car la caverne représente ce qui est intérieur. Dans le Coran, Dieu nous commande, « réfugiez-vous donc dans la caverne : votre Seigneur répandra de Sa miséricorde sur vous et disposera pour vous un adoucissement à votre sort » [18:16]. et quelle est la caverne pour cette Communauté en dehors du Prophète? C’est un ordre pour tout le monde sur cette terre de courir à la caverne. Tout le monde a une caverne dans son cœur qui le dirige à la grande caverne, la caverne générale, c’est le cœur du Prophète. C’est cette grande caverne qui vous emmène à la miséricorde de son Seigneur.
    Qui Muhammad a-t-il choisi pour l’accompagner à la caverne? C’était Abou Bakr as-Siddiq . Quand le Prophète est entré dans la caverne, il était très fatigué. Il s’est reposé et a placé sa tête sur la jambe d’Abou Bakr as-Siddiq . Qui, je demande, peut mettre la tête d’un prophète sur sa jambe? Abou Bakr as-Siddiq a eu sur lui la tête du Bien-aimé de Dieu. C’est un grand honneur pour Abou Bakr as-Siddiq que le Prophète Muhammad ait mis sa tête honorable sur sa jambe. Pour nous le Prophète dormait, mais pour lui, c’était une ascension. Il ne connaît aucun sommeil, « Mes yeux dorment, mais mon cœur ne dort jamais ». (5) Son cœur ne dort jamais! Son cœur est toujours relié à son Seigneur. Il est toujours en ascension.

    Personne ne peut connaître le niveau atteint lors de l’Ascension. Même Gabriel (as) n’était pas capable de le savoir, parce qu’il a dit, « je ne peux pas me déplacer au-delà mon niveau » quand le Prophète lui a demandé de continuer avec lui. « Si je vais plus loin, je serai brûlé. »

    Les enseignements des Naqshbandis et des autres saints y compris Abdoul Qadir Gilani et de tous les Sufis disent que Gabriel (as) aurait dû avancer avec le Prophète , même s’il allait être brûlé. Comme le Prophète a dit à Gabriel (as) », « je vais aller plus haut même si je vais être brûlé. » Il était prêt à se sacrifier pour obtenir cette Lumière pour sa communauté, en disant, « je n’ai aucune inquiétude pour moi-même. » Par conséquent il a avancé, en progressant constamment, voyageant à ce niveau, plus proche et plus proche de son Seigneur.

    A ce moment Dieu lui a demandé : « Qui es-tu?  » Que pensez-vous que le Prophète ait répondu? Est-ce qu’il y a un ‘Muhammad’ , est-ce qu’il y a ‘un prophète’ là, dans la Présence de son Seigneur? Qui peut être quelque chose dans la Présence de Dieu? Donc il a dit, « O mon Seigneur, je ne me vois pas. Je ne vois rien excepté Toi. Il n’y a personne excepté Toi. » C’est le secret que le Prophète a souhaité passer à Abou Bakr as-Siddiq . Donc, il l’a emmené dans la caverne. Il aurait pu prendre Ali ou Umar ou quatre personnes, deux ou une. Mais il a pris quelqu’un dont il a dit, « Tout ce que mon Seigneur a mis dans mon cœur j’ai mis dans le cœur d’Abou Bakr as-Siddiq.  »

    Comme le Prophète se couchait avec sa tête sur la jambe d’Abou Bakr as-Siddiq , Abou Bakr a vu un trou dans le mur de la caverne. Abou Bakr posa son pied contre le trou pour le fermer. Il a senti quelque chose le mordre, en lui causant une douleur intense. Il a senti comme s’il perdait son corps. Il essayait de le contrôler jusqu’à ce que la chair de son pied ait été mangée. Comme sa chair était mangée, un grand serpent a levé sa tête. Abou Bakr as-Siddiq a commencé à pleurer. Une larme est tombée sur le visage du Prophète . Le Prophète a dit, « Oh Abou Bakr! Pourquoi est-ce que tu pleures? ‘Ne sois pas triste. Dieu est avec nous! ‘ » [9:40].

    La question du Prophète contient aussi un enseignement, parce qu’il connaissait la réponse sans demander. « Est-ce que tu as peur, a-t-il demandé à Abou Bakr , que ces gens viennent et nous tuent?  » Abou Bakr a dit, « O Messager de Dieu, je ne pleure pas de crainte qu’ils me tuent. Je n’ai pas peur d’eux. Mais je pleure à cause d’un serpent qui mange mon pied. Quand il aura fini avec moi, il viendra à vous. J’ai peur pour vous. Mon cœur saigne pour vous. C’est pourquoi j’ai pleuré. » Le Prophète a parlé au serpent et a dit, « est-ce que tu ne sais pas que la chair de prophètes t’est interdite à la consommation et que la chair des saints t’est aussi défendue?  »

    Le serpent a répondu, « O Messager de Dieu, quand mon Seigneur m’a créé je savais à votre sujet. C’était avant que vous ne soyez venus en ce monde de l’utérus de votre mère. J’ai demandé que mon Seigneur me garde vivant pour voir votre visage et alors mourir il y a 40,000 années. Maintenant Abou Bakr as-Siddiq bloque ma vue avec ses pieds. J’ai voulu vous voir et accomplir la promesse de mon Seigneur, mais il bloque le trou avec ses pieds. C’est pourquoi j’ai été obligé de mordre son pied et d’entrer à travers le trou pour être capable de vous regarder. »

    Alors le Prophète dit, « La salive du croyant est une cure. » C’est pourquoi vous pouvez boire de la même tasse, et tel est la pratique dans les centres de retraite soufis où les Soufis se rassemblent. Une tasse est suffisante, pas la mode américaine qui est d’avoir des centaines de tasses et ensuite apporter une autre centaine, en gaspillant de l’argent, de l’eau, du savon et du temps, parce que, disent-ils, « les Microbes ne doivent pas aller d’une personne à l’autre. » Où est la croyance dans la Tradition du Prophète ? Dieu est Celui qui guérit et celui qui vous rend malade, pas la tasse. Si Dieu ne souhaite pas que vous soyez malade, même si quelqu’un a la tuberculose et que vous buviez après eux -et cela se répand rapidement à travers la boisson- vous ne tomberez pas malade même si vous buvez des centaines de tasses après cette personne. Dieu est le Guérisseur (as-Shafi),, Celui qui inflige le mal (al-Dharr) ou l’handicap (al-Mouawiy). Dieu seul est Celui qui tient dans Ses mains les remèdes et les maladies pour les gens.

    Donc le Prophète a dit, « Par le Nom de Dieu, le Miséricordieux, le Compatissant », et il a appliqué sa salive sur le pied d’Abou Bakr. Le pied a guéri immédiatement et est devenu entier comme auparavant. Alors le Prophète a ordonné au serpent de le regarder. Le serpent a dit, « je crois qu’il n’y a pas de dieu si ce n’est Dieu. Je crois que vous êtes Mouhammad, Son Prophète ». Comme le serpent a dit ceci, il a tourné autour et autour en cercles. Grand-Cheikh a dit, d’après les inspirations à son cœur reçues d’Ali et d’Abou Bak que le serpent est allé autour et autour pendant deux heures, en regardant le visage du Prophète . Après qu’il eût regardé, le Prophète a dit, « Maintenant ce que vous avez demandé de votre Seigneur est accompli. Maintenant, mourez. » Ce serpent est mort et immédiatement a disparu. Cet incident était une épreuve pour Abou Bakr as-Siddiq pour voir s’il allait protéger le Prophète ou non, est-ce qu’il allait pas avoir peur pour lui-même ou pour le Prophète ? Mais il s’est sacrifié par égard pour le Prophète.

    C’était un serpent, un animal. Que dire au sujet de nous? Nous croyons. Pour dire vrai, nous nions. Nous croyons avec nos langues mais dans nos cœurs nous nions. Nous luttons avec les uns et les autres. Et quand nous luttons avec les uns et les autres, c’est tout-comme! C’est comme si nous nions Dieu. C’est comme si nous nions le Prophète .

    Dans cette grotte sainte et sacrée, Dieu a ordonné au Prophète de passer tous les secrets que Dieu lui avait ordonné de donner, jusqu’à un certain point connu de lui, au cœur d’Abou Bakr as-Siddiq . Le Prophète lui a passé le secret de sa connaissance. C’est le secret évoqué par la Tradition qui est venue d’Abou Hurayra , « j’ai retenu du Prophète deux branches de connaissance. J’ai diffusé une branche de connaissance parmi gens. Mais si j’avais transmis l’autre branche de connaissance, ils m’auraient coupé ma gorge ». (7) Cela est la connaissance cachée. Cette connaissance est gardée seulement dans le cœur. Elle ne peut jamais être écrite. Personne ne peut porter cette connaissance. C’est le genre de connaissance que le Prophète a mis dans le cœur d’Abou Bakr as-Siddiq .

    Si vous regardez les Traditions racontées sous l’autorité d’Abou Bakr as-Siddiq , vous en verrez seulement entre vingt et trente. Où est cette connaissance que le Prophète a mise dans son cœur? Abou Bakr n’a rien dit, et ainsi il en paraît. Est-ce que vous pensez qu’il a bloqué cette connaissance aux gens? Il lui avait pourtant été ordonné par le Prophète de transmettre la connaissance qu’il avait reçue. Est-ce qu’il a trahi la confiance du Prophète ? Les califes du Prophète ne peuvent pas cacher quelque chose dans leurs cœurs. Ils doivent le donner, le transmettre, mais donner quoi? Ils doivent transmettre la connaissance qu’Abou Houreyra a évoquée quand il a dit, « Si je l’avais révélée, ils m’auraient tranché la gorge. »

    Si Abou Bakr as-Siddiq avait divulgué cette connaissance publiquement, Dieu sait ce qu’ils auraient dit à son sujet, ils auraient même pu couper sa gorge. Donc il l’a gardée secrète, mais il l’a transmise à son successeur, Salman al-Farsi . Alors Salman l’a passée à Qasim (q), le fils d’Abou Bakr . Alors Qasim (q) l’a passée à Jafar as-Sadiq , le sixième Imam. Ce secret est été transmis de l’un à l’autre, de l’un à l’autre, de cœur à cœur, jusqu’à ce qu’il ait atteint Cheikh Khalid al-Baghdadi (q). Cette Chaîne d’or commence du Prophète , va à Abou Bakr as-Siddiq , et ensuite jusqu’à Cheikh Khalid al-Baghdadi (q), qui est enterré à Damas. Alors Cheikh Khalid (q) le répandit à l’Est et à l’Ouest au moyen de ses trois cents califes qui ont diffusé la connaissance partout. C’est l’origine de l’Ordre Naqshbandi le plus distingué. Il a commencé dans cette caverne.

    Il n’y a pas assez de temps maintenant pour tous les mentionner, mais beaucoup, beaucoup de secrets ont été donnés à Abou Bakr as-Siddiq . Le Prophète continué sa migration de Makkah à Madinah le jour suivant.

    A Al Madinah, il y avait des gens qui regardaient des sommets des arbres pour voir si le Prophète venait. Quand ces gens ont vu le Prophète , ils ont récité son éloge,

    « Des hauteurs des collines, la plus pleine lune s’annonce .
    honorés et joyeux, accueillons le cortège béni qui s’avance
    Mille remerciements à Dieu pour la Bonne nouvelle qu’il prononce.
    O toi messager de Dieu, tes ordres sont tous précieux,
    O Messager de Dieu, tu es bel et bien l’Elu des Cieux
    Bienvenue à toi qui honore Médine.
    Avec ta présence parmi nous, notre joie culmine »
    Ils ont loué le Prophète .

    Dès qu’il est venu à Madinah, il a appelé tous ses Compagnons, et alors là ont été révélé trois autres secrets. Et, si Dieu veut nous les raconterons une autre fois.

    Ces secrets à propos des événements dans cette caverne sont passés et nous sont descendus aujourd’hui. Cette connaissance ne peut jamais être contenue entre les deux couvertures d’un livre. Elle ne peut pas être écrite parce que la connaissance fraîche continue à lui être spontanément ajoutée. Puisque que ce n’est jamais pareil, c’est toujours approprié en temps et en lieu. C’est pourquoi l’ordre est venu de Dieu dans le Coran, « O croyants craignez Dieu, soyez vertueux, et soyez avec les véridiques », parce que vous ne savez jamais quand ils commencent à parler et ce secret sera révélé. Quand ils parlent, cette Lumière viendra de leur parole et vous en bénéficierez.

    Cheikh Abou Yazid al-Bistami (q), un des maîtres de la Chaîne d’Or dans la lignée de cette Voie, était un saint célèbre. Ici en Amérique, là où le Soufisme est appris, ils étudient ses enseignements. Si je devais dire ce qu’il disait, les gens m’appelleraient un incrédule, parce que quelquefois il a parlé de choses d’après une connaissance cachée. Donc je n’irai pas là. En tout cas, un jour son Cheikh lui a ordonné, « O Abou Yazid, il y a un cordonnier en ville. Vas-y. Assieds-toi avec lui. Écoute-le. » Qu’est-ce qu’Abou Yazid avait à faire avec un cordonnier? Écouter qui? À cette époque, la connaissance de Abou Yazid était telle que tout le monde le connaissait comme une personne très savante, un gnostique, qui avait de la connaissance issue de l’expérimentation de réalités spirituelles.

    Mais Abou Yazid (q) n’est pas comme nous. « Si notre Cheikh nous dit, Allez. Écoutez untel », nous dirions, « Moi, écouter celui-là ? Qui c’est? Il ne sait rien au sujet de l’Islam. Il ne sait rien au sujet de la Loi Divine ni au sujet de jurisprudence. Pourquoi est-ce que je devrais l’écouter? Non, non, envoyez quelqu’un d’autre ». Et si vous dites à quelqu’un d’autre,  » O untel allez et écoutez celui-ci », il dira, « est-ce que je vais aller et écouter quelqu’un qui sait seulement la Loi Divine et la jurisprudence? Qui? Ce fondamentaliste, cette personne fanatique? Aucun besoin! Nous sommes Soufis. Nous sommes libres de tout cela!  » Donc tout le monde trouvera une excuse pour ne pas écouter. La confusion, la dissension et le chaos viennent précisément de cela.

    Quelqu’un de présent parmi vous a dit, « Si Dieu veut, les Musulmans s’écouteront les uns les autres. » Comment est-ce qu’ils vont écouter les uns les autres? Ils n’écouteront jamais! Si vous dites, « les Musulmans lutteront les uns avec les autres », je consentirai, mais écouter, non, parce que tout le monde pense qu’il a atteint le plus haut niveau qu’il n’y a au-dessus aucun niveau que le sien. Toute la connaissance s’arrête avec lui. Est-ce qu’ils aiment demander comment Dieu s’établit sur le trône? [20:5]. Que Dieu nous pardonne c’est tout ce qu’ils savent et tout ce qu’ils ne demanderont jamais. Personne ne veut comprendre que « Au dessus de chaque détenteur de connaissance, il y a un qui a plus de connaissance » Au-dessus de chaque connaissance il y a plus de connaissance. Il n’y a aucune limite à la connaissance. Ce que vous savez, par rapport à la connaissance Prophète et par rapport à la connaissance de Dieu, n’est rien. Donc l’ordre est venu d’écouter un cordonnier. Abou Yazid, avec toute sa connaissance élevée, connaissance des deux, la Loi Divine ou connaissance externe et connaissance de la Vérité ou connaissance interne, a accepté cet ordre parce qu’il était humble. Il n’a pas dit, « Pourquoi?  » ou « Non !  » Il était juste comme le Prophète attendant Gabriel (as) venir à lui et délivrer le message. Donc il a reçu l’ordre et c’était définitif, « je vais suivre cet ordre. »

    Le cordonnier avait voilé son degré spirituel à Abou Yazid al-Bistami depuis de nombreuses années! Abou Yazid était passé à côté de lui beaucoup de fois et il ne savait toujours pas qui il était, bien qu’Abou Yazid soit un de la Chaîne d’or. Car Dieu ne voulait pas qu’il le sache. Il le testait pour voir s’il allait l’écouter ou pas. Dès qu’il est venu au magasin, le cordonnier a dit, « O Abou Yazid! Je t’ai attendu depuis longtemps. Viens et assieds-toi avec moi. »

    Cette personne était le pôle spirituel de son temps. Il y a cinq niveaux de pôles spirituels: qoutb, qoutb al-bilad, qoutb al-irshad, qoutb al-aqtab, et qoutb al-moutasarrif. Chaque pôle spirituel prend des secrets d’un des cinq grands prophètes. Le plus haut pôle spirituel prend des secrets du Prophète Mouhammad . Pendant trois heures le cordonnier a donné une conférence à Abou Yazid al-Bistami. Quand il a fini, Abou Yazid al-Bistami est revenu à sa zawiya et a dit à ses disciples, ce que j’ai gagné dans ces trois heures et le niveau que j’ai atteint en m’asseyant avec cet Ami de Dieu, je ne l’aurais jamais obtenu même si j’avais adoré jour et nuit depuis le temps d’Adam (as) jusqu’à jour du Jugement. » C’est ce qui est rapporté dans une Tradition du Prophète où il dit, « Une heure de rappel de Dieu est meilleure que l’adoration de soixante-dix années ». (9) Quand on se souvient de quelque façon que ce soit en invoquant Dieu, en lisant le Coran, en pensant au sujet de ce qu’on a fait pendant le jour, de bonne ou mauvaise conduite envers les autres, cela est aussi considéré comme se souvenir. C’est pourquoi s’asseoir avec les gens vrais, véridiques est très important. Toutes les fois que vous trouvez une personne vraie, allez et asseyez-vous avec elle. Même s’il ne parle pas, asseyez-vous avec lui. La Lumière dans son cœur viendra à vous. Il y a un proverbe, « ne t’assieds pas avec un forgeron, parce qu’une cendre ardente peut tomber sur toi et te brûler, mais assieds-toi avec un fabriquant de parfum, parce qu’une goutte de parfum peut tomber sur toi. » Donc quand vous trouvez un de ces gens, allez rapidement et asseyez-vous avec lui.

    Comment est-ce que vous reconnaissez une personne véridique? Votre cœur se lie rapidement à lui. Vous saurez immédiatement que c’est une personne véridique. Si votre cœur vous dit : « Non, ce n’est pas une personne véridique », quittez-le. Une personne véridique doit être un bon exemple dans la communauté.

  11. Anaa 7777 dit :

    LE CŒUR (QALB)
    Cet organe vital jouit d’une triple interprétation : organique, spirituelle et mystique.
    1) Organiquement, le cœur est perçu comme le noyau de toute vie animée, il en est à la fois le symbole vivant et le moteur. 2) Spirituellement, le cœur est considéré comme le siège de la conscience vigile de l’individu, et symbolise son intuition, sa force de conviction et sa croyance. 3) Mystiquement, sans doute le niveau le plus élevé de la spiritualité, le cœur structure une partie de l’hermétisme coranique et divin. Car, il est l’organe qui assure la présence divine en un être donné, le Créateur étant appréhendé non par les yeux, mais par le cœur, ou pour reprendre l’expression coranique, grâce au « aïn al-yaqîn » (« L’œil vigilant et sensible, Les Yeux du cœur », par opposition-similarité à l’expression mystique du « bâtine al-qalb », qui signifie littéralement « Le Dedans du Cœur »). Le Cœur tient une place privilégiée dans le Coran où il apparaît plus de 130 fois. Un hadith du prophète (saw) compare le Cœur à « une plume dans le désert que le vent tourne et retourne », un autre le définit comme « le plus haut ciel », et un troisième le sacralise en trône divin (qalbou al mou’minine, ‘archou Allah). A plusieurs reprises, le Cœur est pris dans son sens métaphorique de poitrine (sâdr) : « Alâm nachrâha laqâ sadrakâ » : « N’avons-nous pas ouvert ton cœur », littéralement ta poitrine (Sourate 94, v 1).
    Pour conclure, il ressort de toutes ces acceptions que le cœur est un symbole de l’Esprit, de la Conscience vigile et de la Foi. Il est enfin, l’épicentre du souffle mystique…
    Une expression proverbiale dit : « Les dents ont beau rire. Le cœur sait la blessure qu’il porte »…
    Wa salam.

  12. Modibo dit :

    De l’istighfar

    Anas rapporte (tirmidhi, qui le dit hasan sahih) qu’il a entendu le Prophète (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui) dire que :

    Dieu dit :  » O fils d’Adam, quoique vous Me demandiez et attendiez de Moi, Je vous pardonne – eu égard à ce que vous Me devez – et peu M’importe l’importance de votre demande. O fils d’Adam, même si vos péchés s’empilent jusqu’au ciel et que vous recherchiez Mon pardon, Je vous pardonnerai et, ô fils d’Adam, même si vous êtes chargés de péchés mais que vous venez à Ma rencontre sans M’associer quoique ce soit, Je vous pardonnerai « .

    `Abd allah ibn `Abbas a dit (cité par Abou Dawoud, Nasa’i, ibn Majah et Hakim, qui dit que la chaîne de transmission est solide) :

    Si quelqu’un supplie sans défaillance pour demander à Dieu Son pardon, Dieu trouve un moyen pour qu’il sorte de la détresse et des difficultés, et Il lui procure sa subsistance par des voies auxquelles il n’aurait pas songé.

    Juwayriyya bint al-Harith, une des femmes du Prophète (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui), rapporte (Mouslim et Abou Sawoud) qu’un jour, le Prophète quitta sa maison le matin alors qu’elle était occupée à faire sa prière de l’aube à la place où elle faisait habituellement ses prières. Il revint dans la matinée et la trouva au même endroit. Le Prophète lui dit :  » Es-tu restée au même endroit depuis que je t’ai quittée ?  »  » Oui « , dit-elle. Alors le Prophète lui dit :  » En te quittant, j’ai récité quatre mots trois fois, et si ces mots devaient être pesés face à ceux que tu as prononcés depuis l’aube, ils seraient plus lourds, et ces quatre mots sont soubhan allahi wa bi hamdihi `abada khalqihi wa rida nafsihi wa zinata `arshihi wa midada kalimatihi (Gloire à Dieu et louange à Lui, autant que Sa création, autant que Son plaisir, autant que le poids de Son Trône, autant que l’encre utilisée pour écrire les paroles de Sa louange !)

    ibn `Oumar rapporte (ibn Majah) que le Prophète (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui) leur dit :

    Un serviteur de Dieu dit :  » ya rabbi laka al-hamdou kama yanbaghi li jalali wajhika wa li `azimi soultanik  » (Mon Dieu ! Toute louange T’appartient autant qu’il convient à Ta gloire et Ta majesté sublime). C’était trop pour les anges qui enregistrent. Ils ne surent pas comment enregistrer. Alors ils montèrent au ciel et dirent :  » Notre Seigneur ! Ton serviteur a dit quelque chose dont nous ne savons pas comment l’enregistrer. Dieu leur demanda (bien sûr, Il savait ce que Son serviteur avait dit) :  » Que Mon serviteur a-t-il dit ?  » Ils répondirent :  » Il a dit : Mon Dieu ! Toute louange T’appartient autant qu’il convient à Ta gloire et Ta majesté sublime « . Dieu dit :  » Écrivez ce que Mon serviteur a dit, en attendant qu’il Me rencontre et que Je le récompense pour cela « .

    `Abdallah ibn `Amr ibn al-as dit (rapporté par Tirmidhi qui le déclare hasan gharib, nasa’i, Abou Dawoud et Ahmad) :

    J’ai vu le Prophète compter les glorifications à Dieu sur les doigts de sa main droite.

    Yousayra bint Yasir rapporte (Ahmad, Tirmidhi qui le dit gharib, Abou Dawoud et al-Hakim. Shawkani dans nayl al-awtar dit que Souyouti déclare solide – sahih – sa chaîne de transmission) que le Prophète ordonnait aux femmes immigrantes d’être régulières dans leur rappel de Dieu en disant le tahlil (lâ ilâha illâ llâh), le tasbih (subhan llah), le takbir (Allahou Akbar) et de ne jamais oublier Dieu et Sa miséricorde, et de compter sur leurs doigts, car les doigts seront interrogés et répondront.

  13. Anaa 7777 dit :

    LA VOIE

    Le Coran établit une hiérarchie en distinguant trois catégories d’hommes :
    – ‘‘les gens de la gauche’’ (ashâb al-mach’ama) qui sont voués à l’Enfer : ils sont « nombreux parmi les premières générations et nombreux parmi les dernières générations. »
    – ‘‘les gens de la droite’’ (ashâb al-maymana) lesquels sont promis au Paradis : ils sont « nombreux parmi les premières générations et nombreux parmi les dernières générations. »
    – ‘‘les Précesseurs’’ (al-sâbiqûn) dont le Coran nous dit qu’ils sont les ‘‘Rapprochés de Dieu’’ (al-muqarrabûn) : ils sont « une multitude parmi les premières générations et rares parmi les dernières générations. »
    L’attitude des mystiques de l’Islam est celle que recommanda le Prophète (saw), lorsqu’il enjoignit les Compagnons à ne pas dépasser les capacités de compréhension de leur entourage :
    D’après ‘Alî b. Abî Tâlib : « Parlez aux gens en fonction de leur connaissance : aimeriez-vous que l’on traite Dieu et Son Envoyé de mensonge ? »
    (Cité par Bukhârî. Hadith authentique)
    La connaissance spirituelle dont jouissent les mystiques n’est évidemment pas le fruit d’une étude ou d’un apprentissage : elle résulte d’une inspiration que Dieu octroie au cœur qui, s’étant purifié, est devenu capable de recevoir une lumière divine : « Il y a aussi l’ilham, que nous pouvons traduire par ‘‘inspiration divine’’. Des choses sont suggérées au cœur (esprit) d’un homme dont l’âme est suffisamment développée dans les vertus de justice, de charité, de désintéressement, de bienveillance envers autrui. Les saints de toutes les époques, de tous les pays ont joui de cette grâce. Lorsque quelqu’un se consacre à Dieu et cherche à s’oublier, il y a des moments, de très courte durée certes, où la présence divine brille comme un éclair, état dans lequel on comprend sans effort ce qu’aucun effort n’aurait réussi à faire comprendre. L’esprit humain – ou son cœur, comme disaient les anciens – est ainsi éclairé et, par conséquent, il a un sentiment de certitude, de contentement et de prise de conscience de la vérité. C’est Dieu qui le guide et le contrôle dans ses pensées tout comme dans ses actions… »
    Pour tenter de définir simplement en quoi consiste la voie mystique en Islam, on peut se référer aux dires de Ghazâlî concernant son expérience spirituelle : « Je suis resté en retraite dix ans : j’eus, durant cette période, le dévoilement de choses innombrables. Il me suffira de déclarer que les Soufis cheminent dans la seule Voie qui mène à Dieu le Très-Haut : leur chemin est le meilleur des chemins et leur voie la meilleure des voies. Ils se comportent de la manière la plus pure… Leurs actions comme leur repos, intérieurement comme extérieurement, sont tirés de la source de la lumière prophétique ; il n’y a point d’autre lumière à la surface de la terre pour s’éclairer. »
    Wa salam…

  14. Abdoulaye-garibou12 dit :

    …..
    ..2..4.27.
    ..5.9..20.
    ..7.12.24..29
    ..22..26.28..
    …….
    @salam alkm

    taimaini walanda niyyé dèe……….
    ……………
    TRAiTÉ DE LA CONSULTATiON PAR CHAPELET.
    istikhara Initié par frère & Maître Diallo2-Le-peulh
    Version-5.3 réviser et Améliorer par garib-kalanden27

    @ oui frère et maître MODiBO si je peux citer votre citation que voici :
    « Soyez prêt à découvrir que certaines croyances sont fondées mais que leur signification et leur interprétation peuvent varier d’une étape à l’autre du voyage. Ceux qui ne sont pas sur le Chemin appellent cela «contradictions».

    *** EFFECTIVEMENT BEAUCOUP PARMi NOUS VEULE SAUTER LES ÉTAPES
    iLS OUBLI ou iGNORE QUE TRAVERSER CES «contradictions» FONT PARTiE DU CHEMiN MYSTiQUE et MÊME NECESSAiRE. TOUT MYSTICiEN PASSE PAR CES NOMBREUSES «contradictions» Qui POURTANT, FiNiRONT PAR T’AMENER A TON BUT PAR LES DiFFERENTES LUMiÈRES DiViNE !
    ———————————————–
    Pour procéder A la consultation au chapelet il faut d’abord

    Faire 2 rakats avec la Fatiha
    + sourate Ikhlass 3Fois dans chaque rakat
    Ensuite on prend le chapelet et on récite Astaghfirallahou – 100 fois.
    Ensuite Allahouma solli ala seydina Mohammad wa Ala Aley Mohammad wa salim – 100 fois.
    Puis on récite la Fatiha – 3 fois et sourate Ikhlass – 3 fois,
    Ensuite on formule les vœux sur le chapelet dans les mains puis on le dépose sur le tapis.
    on ferme ensuite les yeux, on formule intérieurement l’intention avec la question
    puis on reprend le chapelet au hasard sans choisir la position du grain et les yeux étant toujours fermés pour ne pas voir le chapelet au moment de le reprendre.
    Ensuite on ouvre les yeux et on dénombre A partir du grain qu’on tient en main
    ensuite les grains 9 par 9 jusqu’ à la fin jusqu’à la fin du chapelet
    MAiS on retient le nombre des derniers grains restant (entre 1 et 9).
    Le nombre qui reste correspond au nombre d’une des Maisons 1 à 9.
    Qui s’interprète A la manière suivante

    Maison 1 : (s’il vous reste 1 grain A la fin du comptage par 9)
    la réponse est satisfaisante, la maison 1 annonce des Actions propices et positives.
    Le 1 restant annonce des possibilités de nouvelles occasions favorables surtout sur le plan professionnel
    et 1 ou plusieurs projets vont bientôt démarrer ou se relancer.
    Sur le plan de la santé, le 1 restant annonce guérison prochaine ou bonne santé.
    mais cette maison est moins favorable sur le plan sentimental et peut symboliser la solitude.
    Sacrifice : Faire de Dons avec de la viande.
    Zikra : SOURATE 112 – A réciter 3 Fois immédiatement après consultation puis formuler les vœux. et terminer par 3fois sollat alan Nabiy.

    Maison 2 : (s’il vous reste 2 grains A la fin du comptage)
    La réponse est très positive sur le plan matériel où elle annonce des ouvertures dans ce sens.
    Le consultant ou la consultante sera à l’ abri de quelques soucis financiers, ou trouvera des partenaires financiers et verra ses chances et opportunité s’élargir, et aussi favorable A l’acquisition de maison.
    Mais sur le plan sentimental des inimités ou de conflits sont A prévoir…mais aussi possibilité de nouvelles rencontres sur le plan affectif ou professionnel.
    Sur ce point il faut peser le pour et contre et le nombre 2 en réponse ne pousse pas À s’engager dans une nouvelle rencontre s’il y’a déjà une liaison sentimentale en cours, vaux mieux trouver une solution A cela…
    Sacrifice : Faire de Dons avec des vêtements ou tissus .
    Zikra : SALATiL FATiHi – A récité 15 Fois immédiatement après consultation puis formuler les vœux. et terminer par 3fois sollat alan Nabiy.

    Maison 3 : (s’il vous reste 3 grains A la fin)
    Annonce de bonnes opportunités A saisir, des bonnes capacités et une suite favorable sur le long terme par bonne chance surtout aux questions relatives aux créativités ou études…
    Une occasion qui tourne autour de vous et que vous aurez du mal A saisir sans réflexions profondes et sans inspiration…
    Sur le plan sentimental le 3 restant peut annoncer une nouvelle conception du couple.
    Sacrifice Faire de Dons avec de fournitures scolaire ou des livres aux étudiants.
    Zikra : SALATiL FATiHi – A réciter 33 Fois immédiatement après consultation puis formuler les vœux. et terminer par 3fois sollat alan Nabiy.

    Maison 4 : (s’il vous reste 4 grains)
    La 4e Maison montre une situation monotone et la routine par de lourdes responsabilités familiales ou sociales. Et le plus d’ailleurs c’est cette routine qui convient mieux au consultant, qui lui plaît.
    Donc prendre les choses avec endurance et patience, car durant ce temps la personne peut bénéficir en outre d’une grande protection divine face aux influences extérieures nuisibles.
    et malgré cette situation pesante la réponse du 4 restant montre toutefois de la stabilité sur les plans familial et socioprofessionnel.
    Sacrifice : Faire de Dons avec du Riz, du Lait et/ou 4 colas blanc…
    Zikra : SOURATE 112 – A récité 4 Fois immédiatement après consultation puis formuler les vœux. et terminer par 3fois sollat alan Nabiy.

    Maison 5 : (s’il vous reste 5 grains)
    La 5e Maison montre que la situation demande calme expertise et minutie
    Des imprévus et aventures sentimentales sont au rendez-vous et le consultant ou la consultante aura des situations complexe A gérer l
    Le 5 restant peut aussi évoquer trop de désirs et de passions A contrôler. Mais très favorable au domaine artistique et mystique.
    Et les élans spirituels peuve Aider la personne A résoudre certains problème.
    Sacrifice : Faire de Dons Aux hommes de tenu.
    Zikra : HASBiNALLAHOU WA NAHAMAL WAKiL – A réciter 55 Fois immédiatement après consultation puis formuler les vœux. et terminer par 3fois sollat alan Nabiy

    Maison 6 : (s’il vous reste 6 grains)
    la réponse du 6 restant évoque doute et souci de perfection. un choix pourrait s’imposer face A la situation mais annonce une suite favorable A la résolution de conflits…A la réconciliation.
    Et si la question concerne la santé, la réponse sera favorable A la guérison prochaine.
    Et annonce de grande joie pour toute demande de conception et de bons résultat pour tout examen médical ou académique ou concours.
    Aussi réponse favorable aux signatures de contrats professionnels, l’activité professionnelle va s’accroitre et 1 ou plusieurs projets vont bientôt Arriver se concrétiser.
    Et sur le plan Affectif, le 6 restant est très positif A la fois pour les sentiments sincères (mêmes si doubles) et pour la sexualité. ici les problèmes du couple sont probablement liés au soucis de détails et de perfection qu’on exige A l’autre.
    Sacrifice : Faire de Dons aux jumeaux-jumelles.
    Zikra : BiSMiLLAHi AL’RAHaMAN AL’RAHîM – A réciter 46 Fois immédiatement après consultation puis formuler les vœux. et terminer par 3fois sollat alan Nabiy

    Maison 7 : (s’il vous reste 7 grains)
    la Maison 7 montre le succès des entreprises, le progrès dans les actions, les satisfactions et récompense après périodes contraignantes.
    fin de soucis et de chagrins mais surtout favorable aux questions relatives au domaine mystiques et spirituel
    Et le 7 est très favorable aux questions relatives A la Sérénité physique et mentale ainsi qu’Aux Nominations ou Élections.
    Et pas d’orage non plus sur le plan sentimental.
    Sacrifice : Faire de Dons A des garib kalanden.
    Zikra : LA FATIHA – A réciter 7 Fois immédiatement après consultation puis formuler les vœux. et terminer par 3fois sollat alan Nabiy

    Maison8 : (s’il vous reste 8 grains)
    cette Maison 8 montre que la volonté et le désirs de stabiliser la situation seront satisfaisants.
    Des possibilités de grandes ouvertures matériel, et l’expansion dans ce domaine.
    Le 8 est également très favorable au domaine commercial où promet de l’ouverture, des opportunités, de l’accroissement de la clientèle…
    Le 8 restant parle d’affaires de justices ou une prochaine convocation devant les Autorités.
    Ne pas perdre courage et faire preuves de ténacité et d’équité. Et rester Juste, tel est le mot d’ordre avec le 8.
    et si la question a trait A la santé la guérison ne sera pas rapide cependant la maladie ne s’aggravera pas forcement.
    Sacrifice : Faire de Dons aux Noms de chers défunts.
    Zikra : Allahou Latif bi’ibadihi yarzouqou man yashaou wa houwal Qawwiyoul Aziz – A réciter 38 Fois immédiatement après consultation puis formuler les vœux. et terminer par 3fois sollat alan Nabiy

    Maison 9 : (s’il vous reste 9 grains)
    La 9e Maison montre que les objectifs seront atteints.
    Et annonce des déplacements ou des nouvelles études spirituelles religieuses.
    Apporte la Liberté d’Action le feu-vert d’Avancer car pas de vrais obstacles en vue.
    Très favorable aux questions relatives A l’indépendance, A la Libération de prisonnier, au voyage lointain et A une grossesse mener A bon terme.
    Avec le 9 restant le but recherché sera atteint de par aussi la volonté divine.
    Cependant, le consultant ou la consultante ne doit pas trop faire preuve d’égocentrisme en voulant tout ramener A soi, il ou elle doit faire profiter les autres de ses dons.
    Sacrifice : Faire de Dons Aux Masjid, Aux Religieux, Aux Voyageurs, ou Aux Oiseaux…etc..
    Zikra : LES SOURATES 112 – 113 et 114 – A réciter 3 Fois immédiatement après consultation puis formuler les vœux. et terminer par 3fois sollat alan Nabiy…..
    ————————————
    @ WA SALAMA A TOUS et A TOUTES
    Et merci pour les douahou
    Mais ALLAHOU AaLAM
    ————————————

    • Modibo dit :

      Merci tresgrandmaitre gharib de cette leçon magistrale ! oui l’étude des contradictions, la dialectique comme on dit, est un couteau a double tranchant sur le chemin…de la foi.

  15. lilia Rose dit :

    C’est en l’homme que Dieu se révèle dans sa totalité, avec tous Ses attributs. Il est le but
    de la création et la dernière chose à entrer dans l’existence. Il est microcosme : l’univers est la
    réflexion externe de la réalité spirituelle de l’homme. Il est le calife de Dieu dans la création,
    celui qui est chargé de la ramener tout entière vers son Seigneur et de restaurer son unité
    originelle. Son argile a été malaxée pendant quarante jours par les Mains divines, il a été créé
    dans la « plus belle des formes » (Cor. 95/4), et même selon la Tradition, à Son image. Dieu a
    insufflé de Son esprit en lui (Cor. 38/72). Le plus beau don que Dieu lui ait fait a été « de lui
    apprendre les noms » (Cor. 2/31), connaissance inscrite sur la Tablette gardée (lawh mahfûz),
    connaissance qui le place au-dessus des anges, puisqu’elle lui donne le pouvoir sur tous les
    êtres. Pourtant après la chute, il ne connaît que les noms des choses visibles, et ignore le
    secret qui se cache derrière le voile qu’elles constituent. Voici comment le poète célèbre la
    dignité de l’homme :
    Je me suis mis totalement face à face avec ce Roi qui m’a amené ici :
    je ne taris pas de louanges pour Celui qui me créa.
    Un instant je suis le soleil, l’instant d’après un océan de perles. Intérieurement,
    j’ai la majesté des sphères célestes, extérieurement, la bassesse de la terre.
    À l’intérieur de la jarre de ce monde, j’erre comme une abeille. Ne remarque
    pas seulement mon bourdonnement plaintif, car je possède une demeure pleine
    de miel !
    Ô cœur, si tu me cherches, élève-toi jusqu’au dôme azur, car mon palais est
    une forteresse qui m’assure la sécurité parfaite.
    Comme elle est effrayante, l’eau qui fait tourner la meule des cieux ! Je suis la
    roue à eau, c’est pourquoi mes plaintes sont si douces.
    Puisque tu vois que les démons, les hommes et les djinns m’obéissent tous, ne
    comprends-tu pas que je suis Salomon et que le sceau est sur ma bague ?
    Comment serais-je desséché ? Chaque atome de moi a fleuri !
    Pourquoi serais je l’esclave d’un âne ? Je chevauche Bouraq …
    Je suis un rayon du Soleil, bien que j’erre parmi toutes ces demeures. Je suis
    cornaline, or et rubis, bien que je sois né d’eau et d’argile.
    Quelle que soit la perle que tu vois, cherche-en une autre en elle. Chaque
    atome de poussière dit : « Intérieurement je suis un trésor ».
    Chaque joyau te dit : « Ne te contente pas de ma beauté, car la lumière de ma
    face provient de la chandelle de ma réalité intérieure ».
    Je me tairai, car tu ne peux comprendre. Ne secoue pas la tête, n’essaie pas de
    me tromper, car mon œil discerne l’intelligence
    .
    Il existe trois sortes d’hommes : les « angéliques », les « ordinaires » et les « bestiaux ».
    La création remplit son but ultime à travers les angéliques, c’est-à-dire les prophètes et les
    saints, qui ont actualisé toutes les possibilités de l’être humain. Le premier des prophètes,
    Adam, est le prototype de la perfection humaine. Adam dans sa pureté illimitée est devenu un
    miroir reflétant l’ensemble des attributs divins. D’autre écoles de soufisme parlent
    d’Homme Parfait (insân kâmil), mais ce terme technique n’apparaît jamais chez Rûmî. Quant
    à Mouhammad, premier créé, il est le prototype des prototypes : les autres prophètes et les
    saints sont comme des rayons issus de son soleil. Il a atteint le sommet du développement
    spirituel, il est l’être le plus proche du Créateur, ce qu’exprime son ascension au cours de
    laquelle il ne fut qu’à deux coudées de l’Ineffable (Cor. 53). Il est le Sceau des prophètes et
    s’identifie donc à l’Intellect universel, première « chose » émanée de la Divinité
    Dieu plein de miséricorde a désiré et décidé dans l’éternité de se révéler Lui-même.
    Mais aucun opposé ne peut être révélé sans son opposé, et ce Roi sans égal
    n’avait pas d’opposé.
    Alors Il intronisa un régent, un possesseur de cœur, afin qu’il soit le miroir de sa Royauté.

    Alors Il lui donna une pureté sans limites et produisit son opposé à partir des
    ténèbres.
    Il fit deux bannières, une blanche et une noire : la première était celle d’Adam,
    la seconde celle de Satan.
    Ensuite la lutte qui se noua entre ces deux grands camps dura.
    De la même manière Abel apparut dans la deuxième période :
    opposé à sa pure lumière était Caïn.
    Temps après temps, génération après génération, les deux camps continuèrent
    à se faire la guerre
    .
    L’Intellect universel, encore appelé Lumière mouhammadienne, désigne la réalité
    spirituelle des prophètes et des saints, ou encore l’homme dans sa perfection. Le monde
    sensible est l’extériorisation de cette première révélation. L’homme est le but de la création, et
    donc la dernière chose à entrer dans l’existence. Toutes les autres choses préparent son
    arrivée, et sont des moyens pour lui de parvenir à sa perfection. De même, pour produire des
    fruits, le jardinier commence par préparer le sol, semer des graines, arroser, tailler et soigner
    le jeune arbre. L’univers entier est le reflet de la réalité spirituelle de l’homme
    .
    Les esprits purs, semblables à des étoiles, remplissent les astres dans les cieux.
    La forme extérieure de ces astres maintient en vie notre monde, mais notre
    réalité intérieure maintient les cieux.
    Tu es microcosme quant à la forme, et macrocosme quant à la réalité intérieure.
    La forme extérieure de la branche est l’origine du fruit, mais intérieurement la
    branche n’est venue à l’existence que pour le fruit.
    S’il n’y avait eu ni désir ni espoir du fruit, pourquoi le jardinier aurait-il planté l’arbre ?
    Donc selon la réalité intérieure, le fruit a donné l’existence à l’arbre, même si,
    selon la forme, l’arbre a donné naissance au fruit.
    C’est pourquoi le Prophète, paré de toutes les qualités a énoncé le mystère :
    « Nous sommes le dernier et le premier ».

    Bien que, selon la forme, je sois né d’Adam, d’après le sens, je suis l’ancêtre
    de mon ancêtre.
    Car les anges se sont prosternés devant lui à cause de moi,
    et il m’a suivi au septième ciel.
    La première pensée est la dernière à venir en ce monde, surtout la pensée qui
    est l’attribut de la Pré-éternité
    .
    Créé à l’image de Dieu, l’homme est son régent en ce monde et le réceptacle de la
    Connaissance. Ce dépôt sacré (amânat) ne lui a pas été imposé : de toute la création, il a été le
    seul à l’accepter lors du Pacte du Covenant (ahd-i alast) dans la Pré-éternité. Alors simple
    esprit sans corps au sein de la Divinité, il a répondu affirmativement à l’interrogation divine
    « Ne suis-je pas votre Seigneur ? » (. Coran 7/172). Il lui a alors été donné un corps en ce
    monde. Son esprit a oublié son origine et son essence, et il s’est identifié avec sa forme. Bien
    que sa conscience soit obscurcie, il ressent un pénible sentiment d’aliénation et de nostalgie
    de son état primordial de pureté et d’unité. Le but essentiel de son existence est de se re souvenir
    du Covenant, de chercher à retourner vers Dieu. L’idée du Covenant combine
    l’aspect métaphysique de la théophanie des attributs divins et l’aspect plus personnel et plus
    moral de la conscience de l’homme de ses devoirs vis-à-vis de son Créateur
    The Sufi Doctrine of Rûmî…

  16. Modibo dit :

    Vous désirez être rempli. Mais ce qui est plein doit d’abord être vidé. Videz-vous, de façon à vous remplir correctement, en observant ces conseils comme autant de devoirs envers vous-même :

    PREMIER CONSEIL

    N’obéissez pas à l’impulsion d’enseigner, si forte soit-elle. L’ordre d’enseigner venu d’une source supérieure n’est jamais ressenti comme une impulsion.

    DEUXIEME CONSEIL

    Ne vous fiez jamais à ce que vous prenez pour des expériences intérieures : c’est seulement quand vous irez au-delà que vous atteindrez la connaissance. Ces expériences sont trompeuses.

    TROISIEME CONSEIL

    Ne voyagez jamais à la recherche de la connaissance à moins d’être envoyé. Le désir de voyager pour apprendre est une épreuve, pas un ordre venu d’une source supérieure.

    QUATRIEME CONSEIL

    Ne vous laissez jamais aller à croire qu’un homme, ou une communauté, est l’autorité suprême. Ce sentiment est une conviction, pas un fait. Il vous faut dépasser la conviction pour aller au fait.

    CINQUIEME CONSEIL

    Ne vous laissez jamais blesser par ce que vous imaginez être une critique formulée par un maître à votre endroit, n’exultez pas s’il fait votre éloge. Ces sentiments sont des obstacles sur le Chemin, ils ne vous font pas avancer sur le Chemin.

    SIXIEME CONSEIL

    N’imitez jamais et ne suivez jamais un homme d’humble apparence qui est en même temps avare dans les choses matérielles, car ce genre d’homme tire vanité des choses matérielles. Si vous êtes avare, pratiquez la générosité non pas comme une vertu mais comme un correctif.

    SEPTIEME CONSEIL

    Soyez prêt à reconnaître que toutes les croyances qui vous ont été inculquées par votre entourage n’avaient pas grande valeur, même si elles vous ont été très utiles à un moment donné. Elles peuvent devenir inutiles, voire se transformer en pièges.

    HUITIEME CONSEIL

    Soyez prêt à découvrir que certaines croyances sont fondées mais que leur signification et leur interprétation peuvent varier d’une étape à l’autre du voyage. Ceux qui ne sont pas sur le Chemin appellent cela « contradictions ».

    NEUVIEME CONSEIL

    Rappelez vous que la perception et l’illumination n’ont pas au début un caractère tel que vous puissiez dire « C’est la perception », ou « C’est l’illumination ».

    DIXIEME CONSEIL

    Vous ne pouvez pas tout mesurer au moyen de la même mesure du temps. Une chose doit en précéder une autre.

    ONZIEME CONSEIL

    Si vous pensez trop à l’homme, vous penserez de façon disproportionnée à l’activité. Si vous pensez trop à vous, vous penserez mal à l’homme. Si vous pensez trop aux livres, vous ne donnerez pas aux autres éléments l’attention qu’ils méritent. Utilisez une chose comme le correctif des autres.

    DOUXIEME CONSEIL

    Vous croyez avoir besoin de livres, pas d’exercices : ne vous fiez pas à votre opinion personnelle. Vous croyez avoir besoin d’exercices, pas de livres : fiez-vous moins à votre conviction.

    TREIZIEME CONSEIL

    Vous vous considérez comme un disciple : rappelez-vous que « l’état de disciple » est une attitude que l’élève assume pour découvrir la vraie distance qui le sépare de son maître. Cette distance ne peut être mesurée comme celle qui le sépare d’un édifice.

    QUATORZIEME CONSEIL

    Vous éprouvez moins d’intérêt pour la Voie où vous vous êtes engagé : c’est peut–être là qu’elle vous est le plus appropriée. Si vous imaginez que vous ne devez pas continuer, ce n’est pas parce que vous n’êtes pas convaincu ou que vous avez des doutes. C’est parce que vous êtes en train d’échouer au test. Les doutes sont toujours là ; quand ils se font jour, c’est votre faiblesse qui les a fait ressortir : cela vous est utile, cependant.

    QUINZIEME CONSEIL

    Bannir le doute, vous ne le pouvez pas. Le doute disparaît quand disparaissent le doute et la croyance que l’on vous a inculqués. Si vous abandonnez un chemin, c’est parce que vous en espériez une conviction. Vous cherchez la conviction, pas la connaissance de soi.

    SEIZIEME CONSEIL

    Ne revenez pas sans cesse sur la question de savoir si vous vous mettrez entre les mains d’un maître. Vous êtes toujours entre ses mains. La question est de savoir s’il peut vous aider à vous aider, car vous avez trop peu de moyens. S’interroger pour savoir si l’on a ou non confiance, c’est signe que l’on ne désire pas du tout avoir confiance, et donc que l’on en est encore incapable. Croire que l’on peut avoir confiance, c’est une croyance fallacieuse. Se demander : « Puis-je avoir confiance ? » revient en fait à se demander : « Puis-je me former une opinion assez solide pour me satisfaire ? ».

    DIX-SEPTIEME CONSEIL

    Ne confondez jamais le dressage avec l’aptitude. Si vous ne pouvez pas vous empêcher d’être ce qu’on appelle « bon » ou « tempérant », vous êtes semblable au roseau taillé qui ne peut s’empêcher d’écrire lorsqu’il est pris en main.

    DIX-HUITIEME CONSEIL

    Lorsque vous avez observé ou éprouvé une émotion, corrigez-vous en vous rappelant que des émotions tout aussi fortes sont éprouvées par des gens ayant des croyances complètement différentes. Si vous imaginez que cette expéeacute;rience – l’émotion – est noble ou sublime du fait de son intensité, pourquoi ne croyez-vous pas que le mal au ventre élève l’âme ?

    DIX-NEUVIEME CONSEIL

    Si un maître vous encourage, ce n’est pas qu’il veuille vous attacher à lui. Il veut vous montrer, plutôt, qu’il n’est pas très difficile de vous séduire. S’il vous décourage, la leçon à en tirer, c’est que vous êtes à la merci du découragement.

    VINGTIEME CONSEIL

    L’expérience de la compréhension et de la connaissance dans le monde de la Vérité est complètement différente de ce qui est éprouvé comme compréhension et connaissance dans le monde de la société. Tout ce que vous comprenez de façon ordinaire concernant le Chemin n’est pas la compréhension sur le Chemin, ce n’est que suppositions du dehors concernant le Chemin, courantes chez les imitateurs inconscients.

  17. Modibo dit :

    Vous désirez être rempli. Mais ce qui est plein doit d’abord être vidé. Videz-vous, de façon à vous remplir correctement, en observant ces conseils comme autant de devoirs envers vous-même :

    PREMIER CONSEIL

    N’obéissez pas à l’impulsion d’enseigner, si forte soit-elle. L’ordre d’enseigner venu d’une source supérieure n’est jamais ressenti comme une impulsion.

    DEUXIEME CONSEIL

    Ne vous fiez jamais à ce que vous prenez pour des expériences intérieures : c’est seulement quand vous irez au-delà que vous atteindrez la connaissance. Ces expériences sont trompeuses.

    TROISIEME CONSEIL

    Ne voyagez jamais à la recherche de la connaissance à moins d’être envoyé. Le désir de voyager pour apprendre est une épreuve, pas un ordre venu d’une source supérieure.

    QUATRIEME CONSEIL

    Ne vous laissez jamais aller à croire qu’un homme, ou une communauté, est l’autorité suprême. Ce sentiment est une conviction, pas un fait. Il vous faut dépasser la conviction pour aller au fait.

    CINQUIEME CONSEIL

    Ne vous laissez jamais blesser par ce que vous imaginez être une critique formulée par un maître à votre endroit, n’exultez pas s’il fait votre éloge. Ces sentiments sont des obstacles sur le Chemin, ils ne vous font pas avancer sur le Chemin.

    SIXIEME CONSEIL

    N’imitez jamais et ne suivez jamais un homme d’humble apparence qui est en même temps avare dans les choses matérielles, car ce genre d’homme tire vanité des choses matérielles. Si vous êtes avare, pratiquez la générosité non pas comme une vertu mais comme un correctif.

    SEPTIEME CONSEIL

    Soyez prêt à reconnaître que toutes les croyances qui vous ont été inculquées par votre entourage n’avaient pas grande valeur, même si elles vous ont été très utiles à un moment donné. Elles peuvent devenir inutiles, voire se transformer en pièges.

    HUITIEME CONSEIL

    Soyez prêt à découvrir que certaines croyances sont fondées mais que leur signification et leur interprétation peuvent varier d’une étape à l’autre du voyage. Ceux qui ne sont pas sur le Chemin appellent cela « contradictions ».

    NEUVIEME CONSEIL

    Rappelez vous que la perception et l’illumination n’ont pas au début un caractère tel que vous puissiez dire « C’est la perception », ou « C’est l’illumination ».

    DIXIEME CONSEIL

    Vous ne pouvez pas tout mesurer au moyen de la même mesure du temps. Une chose doit en précéder une autre.

    ONZIEME CONSEIL

    Si vous pensez trop à l’homme, vous penserez de façon disproportionnée à l’activité. Si vous pensez trop à vous, vous penserez mal à l’homme. Si vous pensez trop aux livres, vous ne donnerez pas aux autres éléments l’attention qu’ils méritent. Utilisez une chose comme le correctif des autres.

    DOUXIEME CONSEIL

    Vous croyez avoir besoin de livres, pas d’exercices : ne vous fiez pas à votre opinion personnelle. Vous croyez avoir besoin d’exercices, pas de livres : fiez-vous moins à votre conviction.

    TREIZIEME CONSEIL

    Vous vous considérez comme un disciple : rappelez-vous que « l’état de disciple » est une attitude que l’élève assume pour découvrir la vraie distance qui le sépare de son maître. Cette distance ne peut être mesurée comme celle qui le sépare d’un édifice.

    QUATORZIEME CONSEIL

    Vous éprouvez moins d’intérêt pour la Voie où vous vous êtes engagé : c’est peut–être là qu’elle vous est le plus appropriée. Si vous imaginez que vous ne devez pas continuer, ce n’est pas parce que vous n’êtes pas convaincu ou que vous avez des doutes. C’est parce que vous êtes en train d’échouer au test. Les doutes sont toujours là ; quand ils se font jour, c’est votre faiblesse qui les a fait ressortir : cela vous est utile, cependant.

    QUINZIEME CONSEIL

    Bannir le doute, vous ne le pouvez pas. Le doute disparaît quand disparaissent le doute et la croyance que l’on vous a inculqués. Si vous abandonnez un chemin, c’est parce que vous en espériez une conviction. Vous cherchez la conviction, pas la connaissance de soi.

    SEIZIEME CONSEIL

    Ne revenez pas sans cesse sur la question de savoir si vous vous mettrez entre les mains d’un maître. Vous êtes toujours entre ses mains. La question est de savoir s’il peut vous aider à vous aider, car vous avez trop peu de moyens. S’interroger pour savoir si l’on a ou non confiance, c’est signe que l’on ne désire pas du tout avoir confiance, et donc que l’on en est encore incapable. Croire que l’on peut avoir confiance, c’est une croyance fallacieuse. Se demander : « Puis-je avoir confiance ? » revient en fait à se demander : « Puis-je me former une opinion assez solide pour me satisfaire ? ».

    DIX-SEPTIEME CONSEIL

    Ne confondez jamais le dressage avec l’aptitude. Si vous ne pouvez pas vous empêcher d’être ce qu’on appelle « bon » ou « tempérant », vous êtes semblable au roseau taillé qui ne peut s’empêcher d’écrire lorsqu’il est pris en main.

    DIX-HUITIEME CONSEIL

    Lorsque vous avez observé ou éprouvé une émotion, corrigez-vous en vous rappelant que des émotions tout aussi fortes sont éprouvées par des gens ayant des croyances complètement différentes. Si vous imaginez que cette expéeacute;rience – l’émotion – est noble ou sublime du fait de son intensité, pourquoi ne croyez-vous pas que le mal au ventre élève l’âme ?

    DIX-NEUVIEME CONSEIL

    Si un maître vous encourage, ce n’est pas qu’il veuille vous attacher à lui. Il veut vous montrer, plutôt, qu’il n’est pas très difficile de vous séduire. S’il vous décourage, la leçon à en tirer, c’est que vous êtes à la merci du découragement.

    VINGTIEME CONSEIL

    L’expérience de la compréhension et de la connaissance dans le monde de la Vérité est complètement différente de ce qui est éprouvé comme compréhension et connaissance dans le monde de la société. Tout ce que vous comprenez de façon ordinaire concernant le Chemin n’est pas la compréhension sur le Chemin, ce n’est que suppositions du dehors concernant le Chemin, courantes chez les imitateurs inconscients.

  18. Modibo dit :

    Le respect du Prophète Mouhamed

    Quoi que vous puissiez savoir et apprendre, si vous mettiez l’ensemble de la connaissance des créatures au même endroit, pour la comparer à la connaissance que le Prophète a de son Seigneur Tout-Puissant, vous verriez que personne ne connaît Allah Tout-Puissant comme le bien-aimé Mouhammad le connaît. Allah Tout- Puissant lui a fait don d’extrais de Ses océans divins de connaissance, et la connaissance du Prophète est elle-même un océan.

    Si les connaissances de tous les prophètes et les connaissances des saints et les connaissances des érudits et les connaissances des anges étaient rassemblées, elles ne représenteraient qu’une petite goutte dans l’océan qui a été donné au Prophète . Toute la connaissance de tous les érudits, de tous les awliyâ, de tous les prophètes, est engloutie dans sa connaissance. Par conséquent celui qui connaît le Prophète Mouhammad doit être comme lui. Vous comprenez ? Il doit être comme lui, un autre Mouhammad. S’il n’est pas un autre Mouhammad, personne ne peut connaître sa personnalité et sa grandeur dans la Présence divine.

    La connaissance de Mouhammad était une connaissance totale d’Allah Tout-Puissant, de son Créateur. Et qu’est-ce que le Prophète a appris aux fils d’Adam? En substance, il vint apprendre aux gens qu’ils devaient avoir du respect pour leur Seigneur, Allah Tout- Puissant. Cela a été son travail, son devoir: son devoir, sa tâche, est d’enseigner aux gens comment ils doivent montrer beaucoup de respect à leur Seigneur Tout-Puissant, et il a été le premier et le plus parfait en matière de respect d’Allah Tout- Puissant. Personne ne peut atteindre son niveau.

    Le respect que nous manifestons sera fonction de la connaissance que nous avons de notre Seigneur Tout-Puissant. Mieux on connaît quelqu’un, plus on lui montre de respect. Donc, quand on demandait à notre Prophète Mouhammad demandait: « Qu’est-ce que afdal al-a’mâl, la meilleure action? », il répondait: « al-‘ilmu bil-lâh, la connaissance d’Allah. »

    De quoi s’agit-il ? Le Prophète pressait les gens d’acquérir plus de connaissance sur leur Seigneur Tout-Puissant, car lorsqu’ils l’interrogeaient sur ce qu’ils devaient faire, il disait: « La connaissance d’Allah », puisque que nous faisons quelque chose, cette action acquiert un leur qui est fonction de notre respect pour notre Seigneur N’imaginez donc pas que le tawhîd du Prophète , lorsqu’il dit « lâ ilâha illâ-llâh » est la même chose que vous prononçant « lâ ilâha illâ-llâh. » Si toutes les fois où toutes les créatures, tous les prophètes, tous les anges, tous les awliyâ, tous les érudits, tous les croyants prononcent « lâ ilâha illâ-llâh » étaient posées d’un côté de la balance, un seul « lâ ilâha illâ-llâh » du Prophète suffirait à maintenir l’équilibre. Son tawhîd est un océan, et le tawhîd de toutes les créatures est une simple goutte.

    Peut-être cela vous surprend-il ? Ne soyez pas surpris ; il y a encore plus. Vous avez entendu parler des paroles du Prophète concernant les vertus des sahâbah, des Compagnons. Simplement à propos de sayyidinâ Aboû Bakr , le Prophète a dit: « Si toute la foi de la ummah pouvait être parée à la foi d’Aboû Bakr, la foi d’Aboû Bakr serait plus grande que la foi de toute la ummah. » Et Aboû Bakr était un Compagnon, non un prophète.

    Le rang du Prophète , personne peut l’imaginer, personne! Ne croyez-vous pas dans le Voyage nocturne, quand chaque prophète était placé dans sa station selon son rang dans les sept cieux ? N’avez-vous pas entendu dire que l’archange Gabriel était le guide du Prophète jusqu’à Sidrat al-muntahâ, la limite des êtres-créés ? Là, l’archange Gabriel s’est arrêté. Là, l’ordre est venu de la divine Présence, appelant, invitant Mouhammad à continuer, Et Mouhammad a dit à l’archange Gabriel, qui était le plus grand parmi les anges: « Viens avec moi. » Et Gabriel a dit: « Non, je ne peux pas. C’est ma limite. Je ne peux pas aller au-delà de ma limite. Je n’ai pas la permission d’avancer, même d’un cheveu, même d’un souffle. Je ne peux pas bouger de ma station. » Le Prophète fut le seul à traverser la limite des êtres créés pour vers le Créateur des univers, vers Sa Présence divine, Personne ne peut passer sauf lui. La seule exception parmi les créatures c’est le bien-aimé Mouhammad.

    L’ archange Gabriel a dit: « Ô Mouhammad, que la paix soit sur toi, si j’avance ne serait-ce qu’une seconde, les lumières divines vont me réduire en cendres, et il n’y aura plus d’archange Gabriel. Terminé ! »

    Et le bien-aimé Mouhammad a dit : « Ne t’inquiète pas. Laissons les lumières divines me consumer. Je fais don de moi à mon Seigneur. Je n’ai besoin de rien, je me suis donné à Lui. » Et il entra dans as-Sarâiy at-tawhîd, le château de l’Unité où il n’y a plus de ithnainiyah, de dualité. Terminé. L’archange Gabriel a eu peur d’être réduit à néant. Mais le Prophète, le bien-aimé Mouhammad a dit: « J’accepte d’être réduit à néant », et il est entré dans les océans illimités de grandeur d’Allah Tout-Puissant, il est entré dans les océans de puissance illimités, il est entré dans les océans de beauté illimités d’Allah Tout-Puissant, comme une goutte tombant dans les océans.
    Une goutte qui tombe dans l’océan vient du ciel, et quand elle atteint l’océan on ne peut plus la retrouver. C’est fini, mais c’est le bien-être sans fin.

    Pensez-vous que le Prophète a quitté cet océan dans la Présence divine et est revenu sur terre, alors que Allah Tout- Puissant l’avait élevé à la plus haute place dans Sa Présence ? S’il était revenu de la divine Présence, il aurait été, pour la terre entière, comme son soleil. Pensez-vous que, s’il arrivait que ce soleil vienne sur terre, vous pourriez retrouver la terre ? Mais le soleil brille dans les cieux et le soleil brille aussi sur la terre. C’est un don de la miséricorde d’Allah que le soleil soit dans le cieux et que ses rayons atteignent la terre. Nous disons que le soleil est sur terre mais le soleil reste là-haut, pas sur terre.

    Vous devez connaître votre Prophète ! Nous ne savons rien. « lâ ilâha illâ-llâh, Mouhammadu rasûlallâh » est écrit partout. C’est la « marque » divine. Si vous avez ces yeux (qui ne sont pas comme les yeux physiques), vous pourrez voir, même dans chaque atome, « lâ ilâha illâ-llâh, Mouhammadu rasûlal- lâh », oui. Nous demandons par conséquent plus de connaissance divine, de façon à pouvoir montrer du respect à notre Seigneur Tout-Puissant, et le respect pour notre Seigneur passe par le respect pour le Prophète ; car Il a du respect pour Son bien-aimé Mouhammad .

    Nous respectons le bien-aimé Mouhammad parce que son Seigneur le respecte, écrivant son nom dans la même phrase que « Lâ ilâha illâ-Llâh » en y ajoutant : « Mouhammadu Rasûlallâh ». Avant la création, « La ilâha illâ- llâh, Mouhammadu rasûlallâh » était écrit sur le Trône divin, la plus honorée des stations. Oui. C’ est écrit, et Allâh dit: « wa rafa’nâ laka dhikrak »(*), Nous mettons ton nom avec Notre Nom au-delà de tout respect. Je te respecte, Ô Mouhammad. »

    Donc, plus vous respectez Mouhammad, plus vous respectez son Seigneur Tout-Puissant. Le Prophète dit: « Je ne suis rien, mais Il m’accorde un honneur. » Oui, Allâh Tout-Puissant accorde un honneur comme Il veut. Il lui a donné de l’honneur. Pourquoi êtes-vous jaloux ?
    À propos de quoi les gens se battent-ils, de nos jours, en disant : « shirk ! » (associationnisme) à ceux qui montrent du respect à Mouhammad ? Si c’est shirk, Allah y a mis son nom! Enlevez-le, si vous le pouvez, de façon qu’il y ait seulement « Lâ ilâha illâ-llâh » d’écrit. Mais que devient le « Mouhammadu rasûlallâh » écrit sur le Trône divin ? C’est de la jalousie !
    Nous demandons pardon de ne pas montrer un respect total à notre Prophète . Si quelqu’un montre du respect à votre fils, vous êtes content; si un roi voit que son peuple respecte le prince héritier, il est content. Et Allâh Tout- Puissant dit: « înnâ llâhu wa malâikatahu yusallûna ‘alâ n- nabiyyi. yâ ayyuha l-ladhîna ananû, sallû ‘alaihi, wa sallimû taslîmâ. »(**)

    C’est un océan sans fin. Si nous insistons sur ce sujet du respect pour le Prophète cela ne veut pas dire que cela finira avec la fin de ce monde, et ensuite nous passerons au respect pour notre Seigneur. Chacun manifeste un respect sans limite à notre Seigneur Tout-Puissant. Si nous entrons au paradis, inshâ allâh, là aussi nous manifesterons un respect illimité à notre Seigneur en disant, comme Il le dit Lui-même : « wa akhîru da’wahum âni l-hamdu li-lahî rabbî l’âlamîn » (***). C’est sans fin, la façon dont nous allons donner du respect à notre Seigneur Tout Puissant ! »
    (*) « Et n’avons-Nous pas exalté ton souvenir ? » (Coran XCIV, 4)
    (**) « Certes, Allâh et Ses anges prient sur le Prophète; ô vous qui croyez, priez sur lui et adressez-lui vos salutations. » (Coran XXXIII, 56)
    (***) »Et leur dernière invocation sera « Louange à Allah, Seigneur des Mondes » (Coran, X,10)

    Extrait de : « Océans de Miséricorde, vers la Présence
    :: Ch. Nazim al-Haqqani ::

  19. Anaa 7777 dit :

    AL MA’RIFAH : LA CONNAISSANCE SPIRITUELLE

    Al Imâm Ahmad Ar Rifâ’î Al Husaynî (qu’Allâh l’agrée) a dit :
    « La science de la connaissance spirituelle (al ma’rifah) est une faveur d’Allâh qu’Il accorde à celui qu’Il a élu parmi Ses créatures et choisi pour Sa compagnie.
    Il est rapporté dans un texte traditionnel : « La science est de deux sortes : la science de la langue qui est la preuve d’Allâh contre les serviteurs, et la science du cœur qui est la science la plus élevée. Le serviteur ne craint Allâh que s’il possède cette science. »
    En effet, le Prophète (que Le Salut et La Paix d’Allâh soient sur lui) a dit : « Celui qui craint le plus Allâh est celui qui connait Allâh le plus. »
    Sufyân Ath Thawrî a dit :
    « Les savants sont de trois sortes :
    Un homme qui connait l’ordre d’Allâh (la Sharî’ah) mais qui ne connait pas Allâh. Il s’agit là du savant pervers qui ne convient que pour l’Enfer.
    Un homme qui connait Allâh mais qui ne connait pas Son ordre. C’est un savant défectueux.
    Un homme qui connait Allâh et qui connait Son ordre. Voici le savant parfait. »
    On a demandé à un homme qui possède la connaissance spirituelle : « Comment acquérir la connaissance d’Allâh ? » Il répondit en ces termes : « On ne Le connait pas grâce aux choses mais plutôt on connaît les choses grâce à Lui, conformément à ce qu’avait dit Dhu Nnûn : « J’ai connu Allâh grâce à Allâh, et j’ai connu tout ce qui est en dehors d’Allâh grâce à la lumière
    d’Allâh. »
    De même, Ibrâhîm (que Le Salut et La Paix d’Allâh soient sur lui) a dit : « Mon Dieu ! Sans Toi comment pourrais-je savoir qui Tu es ?! »
    Il en va de même concernant la Sainte Rabî’ah Al ‘Adawiyyah. Elle demanda à Dhu Nnûn :
    « Comment as-tu connu Allâh ? » Il répondit : « Il m’a accordé la pudeur et m’a revêtu de la vigilance. Chaque fois que j’envisage de commettre une désobéissance, je me rappelle la Majesté d’Allâh et j’en ai honte. »
    La connaissance spirituelle est semblable à un arbre doté de 6 branches, dont le tronc est enfoui dans la terre de la certitude et de la reconnaissance, et dont les ramifications sont maintenues grâce à la bonne croyance et à l’affirmation de l’Unicité Divine (at tawhîd).
    La première branche : c’est la crainte et l’espérance [en Allâh] liées au rameau de la réflexion.
    La seconde branche : c’est la véracité et la fidélité liées au rameau de la sincérité.
    La troisième branche : c’est la peur et les pleurs liés au rameau de la piété.
    La quatrième branche : c’est le contentement et la satisfaction liés au rameau du tawakkul (le fait de s’en remettre totalement à Allâh pour toute chose).
    La cinquième branche : la vénération et la pudeur liées au rameau de l’apaisement.
    La sixième branche : c’est la rectitude et la fidélité liées au rameau de l’affection et de l’amour.
    Chaque branche a d’innombrables ramifications symbolisant toutes les sortes du bien comme la véracité dans le traitement [des affaires], la familiarité de la compagnie [d’Allâh], les spécificités de la proximité, la pureté du temps vécu etc…parmi ce que l’on peut décrire. Chaque ramification comporte d’innombrables fruits aux couleurs et saveurs diverses renfermant les lumières de la réussite qui coulent de la source de la Faveur [Divine] et de la Providence. Les personnes occupent à ce sujet des degrés divers et des états différents. Il y en a qui ont saisi des ramifications de cet arbre tout en restant insouciants par rapport à son tronc, privés de ses branches et voilés par rapport à la douceur de ses fruits. Il y en a aussi qui ont saisi l’essentiel en le saisissant entièrement, sans s’arrêter à l’arbre en tant que tel parce qu’ils n’ont vu que leur Maître et leur Créateur. C’est-à-dire que celui qui ne possède pas la lumière provenant du luminaire de la réussite, même s’il collecte tous les livres, tous les textes traditionnels et tous les ahâdîth, il ne fait que s’en éloigner et cela ne fait que le rebuter, car il est semblable à l’âne qui porte des volumes [de livres].
    On rapporta qu’un homme vint demander à l’Imâm ‘Alî (que La Paix soit sur lui) : « Enseigne-moi les choses particulières de la science ! ». Il lui dit : « Qu’as-tu fait du sommet de la science ? » L’homme lui demanda : « Quel est le sommet de la science ? » ‘Alî lui dit : « Connais-tu ton Seigneur ? » L’homme répondit : « Oui. » Il lui dit alors : « Qu’as-tu fait à Son égard ? » L’homme répondit : « Ce qu’Allâh a voulu. » ‘Alî lui dit alors : « Vas et maîtrise cela. Lorsque tu le maîtriseras, viens me voir pour t’enseigner les particularités de la science. »
    On a dit aussi : « La différence entre la science de la connaissance spirituelle (al ma’rifah) et le reste est comparable à la différence entre le vivant et le mort. »

    Source : Hâlatu Ahl Il Haqîqati Ma’a Llâhi de l’Imâm Ahmad Ar Rifâ’î Al Husaynî (qu’Allâh l’agrée).

    • Anaa 7777 dit :

      Assalam. On appelle « Ahl al Ma’rifa » Ceux qui détiennent une connaissance  » particulière et « Toullab al ‘Ilm », les prétendants au Savoir. Ce terme est surtout réservé aux initiés, dans la mesure où en Islam, la Connaissance est d’abord une connaissance de Dieu. Elle peut aussi désigner l’érudition intérieure, celle des Soufis par exemple, qui sans paraître des savants, le sont en vertu d’une longue tradition initiatique ou d’une disponibilité manifestée à l’égard d’un Maître. Dès cet instant, la Connaissance va se fondre dans la Mystique…

    • Kiyassou dit :

      Salam alayk maître Anaa7777. Merci de nous abreuver de cette science immense. Qu’ALLAH accroisse davantage ton savoir,qu’IL t’accorde une longue vie dans le Bonheur et qu’IL te réserve le Firdaws.

  20. Modibo dit :

    « À l’égard d’Ismaël, je t’ai exaucé. Voici, je le bénirai, je le rendrai fécond, et je le multiplierai à l’infini ; il engendrera douze princes, et je ferai de lui une grande nation ».

    (La Bible : Genèse 17, 20)

    Ismaël (PBSL), est le premier fils d’Abraham (PBSL). Il est l’ancêtre du prophète Muhammad (PBSL), et le premier arabe ayant eu le statut de prophète de Dieu.

    Il tient une place providentielle au sein du dogme musulman, dans la mesure ou son parcours est intimement lié à celui de son père Abraham (PBSL), référent des trois grands monothéismes et pivot du monothéisme Hanifal (1).

    Que dit la tradition sur son enfance ? Quelles furent ses qualités humaines et spirituelles ? Par quel cheminement a t’il acquis le statut de prophète ?

    Voici des éléments de réponses, rapportés aussi bien dans le Coran que par la Sunna (2) :

    Son abandon par son père Abraham (PBSL)

    Ismaël (PBSL) est né de l’union d’Abraham (PBSL) et de sa servante Agar, la femme d’Abraham (PBSL), Sarah, étant alors incapable d’enfanter. Lorsque cette dernière mis au monde Isaac (PBSL), elle commença à éprouver de la jalousie à l’égard d’Agar, ne supportant pas de voir Ismaël (PBSL), le fils d’une servante traité de manière égale à son fils Isaac (PBSL).

    Aussi, elle prit un jour le prétexte d’une querelle d’enfant entre Ismaël et Isaac pour demander à son mari Abraham (PBSL) d’envoyer loin d’elle sa servante et son fils, qu’elle ne pouvait supporter davantage.

    Abraham (PBSL) consentit à la requête de son épouse, et pris Agar et Ismaël avec lui, pour les emmener tous deux dans un endroit désertique où il devrait se résigner à les abandonner.

    Quand ils arrivèrent à destination, aucun signe de vie n’était visible à l’horizon, à part les restes de la maison sacrée, la « Kaaba », telle que l’avait construite Adam, le premier homme.

    Abraham (PBSL) laissa là sa servante et son fils, non sans leur avoir donné une gourde d’eau et quelques dattes, qui ne leur permettraient pas de tenir très longtemps dans cette contrée hostile.

    Ibn Abbas rapporte qu’Abraham (PBSL) remonta ensuite sur sa monture et s’éloigna lentement. Il entendit alors sa servante lui crier : « Où vas-tu Abraham, en nous laissant seul dans cette vallée désertique où il n’y a personnes dont nous pourrons apprécier la compagnie, ni même aucune chose à apprécier ? » Abraham (PBSL) ne répondit pas et continua son chemin.

    Agar répéta son interrogation, mais voyant qu’Abraham ne lui répondait toujours pas, elle comprit que ce dernier devait agir selon un ordre de Dieu. Elle lui posa alors la question suivante : « Est-ce Dieu qui t’as ordonné de faire ce que tu fais ? » Abraham (PBSL) acquiesça, et Agar répondit : « Alors Il ne nous abandonnera pas ».

    Abraham (PBSL) s’éloigna alors, non sans avoir imploré une dernière fois Dieu pour le salut des deux êtres qu’il venait d’abandonner :

    37. ô notre Seigneur, j’ai établi une partie de ma descendance dans une vallée sans agriculture, près de Ta Maison sacrée [la Kaaba], – ô notre Seigneur – afin qu’ils accomplissent la Salat. Fais donc que se penchent vers eux les cœurs d’une partie des gens. Et nourris-les de fruits. Peut-être seront-ils reconnaissants ?
    38. ô notre Seigneur, Tu sais, vraiment, ce que nous cachons et ce que nous divulguons : – et rien n’échappe à Allah, ni sur terre, ni au ciel ! –

    Sourate 14 : IBRAHIM (ABRAHAM)

    Agar entreprit alors de s’hydrater, ainsi qu’Ismaël (PBSL), avec le peu d’eau dont ils disposaient. Lorsqu’ils furent tous deux à cours d’eau, ils commencèrent à ressentir la soif. Agar, voyant son fils Ismaël se tordre de douleur au fur et à mesure du temps décida de se rendre au mont As-Safa afin de voir si elle pouvait distinguer au loin des voyageurs à travers la vallée.

    Ne voyant personne, elle décida de descendre As-Safa, et courut à travers la vallée jusqu’au mont Al-Marwa. Là bas, elle chercha à nouveau des signes de vies à l’horizon, mais ne distingua aucune forme de vie.

    Elle retourna ensuite en courant sur le mont As Safa, et répéta l’aller/retour de As-Safa à Al-Marwa en tout sept fois (3).

    La tradition rapporte qu’alors qu’Agar revenait sur le mont Al-Marwa pour la septième fois, elle entendit une voix rassurante, et commença à se calmer. Ensuite, elle vit l’Ange Gabriel descendre près de l’endroit appelé ZemZem (4), où il creusa le sol avec son aile. Une source d’eau jaillit alors de la Terre, et Agar entrepris de creuser autour du trou crée par l’Ange, afin de former une sorte de bassin où elle et son fils purent se désaltérer.

    L’Ange Gabriel lui dit alors : « N’aie pas peur de te sentir abandonner, car c’est ici que sera bâti la maison de Dieu par ce garçon et son père, et Dieu n’abandonne jamais Son peuple ».

    Abraham rend visite à son fils

    Ismaël (PBSL) et sa mère Agar s’installèrent donc dans la vallée, et furent bientôt rejoints par un groupe de bédouins appartenant à la tribu de Jurhum, ayant découvert à leur tour la source d’eau. Ismaël (PBSL) grandit, apprit l’Arabe, puis se maria avec une des femmes du peuple de Jurhum.

    Les années passèrent, et Agar mourut. Un jour, Abraham (PBSL) décida de venir rendre une visite surprise à son fils Ismaël (PBSL). Il frappa donc à la porte de sa maison, et fut accueilli par son épouse, qui lui apprit qu’Ismaël (PBSL) était absent.
    Lorsqu’ Abraham (PBSL) lui demanda alors dans quelle situation vivait-elle avec son mari, cette dernière se plaignit beaucoup, et ne proposa pas l’hospitalité à Abraham (PBSL). Ce dernier lui dit alors avant de partir : « Quand Ismaël reviendra, tu lui passera mes salutations et lui dira de changer le pas de sa maison ». La femme d’Ismaël ne comprit pas les paroles du vieil homme, mais les rapporta tout de même à Ismaël quand ce dernier revint à la maison. Ismaël lui révéla alors que par cette métaphore, son père lui conseillait de divorcer d’elle, ce qu’il fit sur le champ. Ismaël se maria ensuite avec une autre femme de la tribu de Jurhum.

    Peu de temps après, Abraham (PBSL) revint rendre visite à son fils. Il le trouva de nouveau absent et posa la même question qu’auparavant à sa nouvelle épouse. Celle-ci répondit qu’elle et Ismaël, grâce à Dieu, ne manquaient de rien. Abraham (PBSL) demanda alors à savoir quelle nourriture ils mangeaient et quelle boisson ils buvaient. Elle répondit : « de la viande et de l’eau ». Abraham (PBSL) dit alors : « Mon Dieu, béni cette viande et cette eau ! ».

    Avant de partir, il lui dit : « Quand Ismaël reviendra, tu lui passera mes salutations et lui dira de prendre soin du pas de sa maison ». La femme d’Ismaël s’enquit de la requête d’Abraham (PBSL), et rapporta cette parole à Ismaël. Ce dernier lui expliqua que son père lui avait conseillé de la garder comme épouse.

    Un autre jour, alors qu’Ismaël taillait des flèches près du puit de Zemzem, son père lui demanda de reconstruire avec lui, sur ordre de Dieu, la Kaaba, bâtie par leur père Adam.

    C’est lors de cet évènement qu’Abraham et Ismaël (PBSE) firent le premier pèlerinage à la maison sacrée :

    125. [Et rappelle-toi], quand nous fîmes de la Maison un lieu de visite et un asile pour les gens – Adoptez donc pour lieu de prière, ce lieu où Abraham se tint debout – Et Nous confiâmes à Abraham et à Ismaël ceci : “Purifiez Ma Maison pour ceux qui tournent autour, y font retraite pieuse, s’y inclinent et s’y prosternent .
    127. Et quand Abraham et Ismaël élevaient les assises de la Maison : « Ô notre Seigneur, accepte ceci de notre part ! Car c’est Toi l’Audient, l’Omniscient.

    Sourate 2 : Al-BAQARAH (LA VACHE)

    Les qualités d’Ismaël

    Parmi les nombreuses qualités du prophète Ismaël (PBSL), on note :

    – Une grande foi envers Dieu et une confiance infaillible en Son Commandement. L’exemple le plus flagrant en est l’épisode où Ismaël se vit demander par son père d’être sacrifié à Dieu (5), comme dans le rêve que celui-ci avait fait la nuit précédente.

    – Un grand respect des valeurs de l’hospitalité et du partage. Le Coran décrit Ismaël comme un prophète que Dieu tient en haute estime :

    54. Et mentionne Ismaël, dans le Livre. Il était fidèle à ses promesses; et c’était un Messager et un prophète.
    55. Et il commandait à sa famille la prière et la Zakat; et il était agréé auprès de son Seigneur.

    Sourate 19 : MARYAM (MARIE)

  21. Anaa 7777 dit :

    Assalam soeur @lilia Rose. Vos contributions pointues font défaut. Qu’Allah (swt) agrée nos prières et raffermisse notre foi. Prompt rétablissement. Wa salam.

  22. Modibo dit :

    Abraham n’était ni juif ni chrétien mais il était un vrai croyant soumis à Dieu ; il n’était pas au nombre des polythéistes.
    Les hommes les plus proches d’Abraham sont vraiment ceux qui l’ont suivi, ainsi que ce Prophète et ceux qui ont cru. – Dieu est le Maître des croyants -.

    (Sourate 3, versets 67-68.)

    Si Adam est considéré comme le père de l’humanité et Noé son sauveur, Abraham (Saydina Ibrahim’) représente le père du monothéisme. Il est un hanif, c’est-à-dire un homme immergé dans la Présence, imprégné par l’Unicité et totalement soumis à la volonté divine, en référence à la tradition primordiale. Il n’est ni juif ni chrétien et se situe au-dessus de tout esprit dogmatique. Il est au sommet de la pyramide, point de convergence du monothéisme dans ses nuances et sa diversité. Les religions monothéistes constituent une grande famille divisée en trois branches dont Abraham est l’aïeul. C’est par le retour à lui que ces trois familles spirituelles peuvent communiquer et dialoguer.

    Abraham appartenait à sa communauté.
    Il vint à son Seigneur avec un cœur pur ;
    il dit à son père et à son peuple : « Qu’adorez-vous ?
    « Cherchez-vous, dans votre égarement, des divinités en dehors de Dieu ?
    « Que pensez-vous du Seigneur des mondes ? »

    (Sourate 37, versets 83-87.)

    A cette époque, les Assyriens et les Babyloniens étaient experts en astrologie. Des mages prédirent au roi la naissance d’un enfant qui professerait une nouvelle religion. Le roi décida alors de faire exécuter tous les enfants mâles nés cette année-là. Le père d’Abraham, vizir du roi, eut connaissance de cette décision et éloigna de la cité sa femme, qui donna naissance à Abraham dans une caverne.

    Ce bébé était différent des autres… On dit que les anges veillèrent sur lui et lui apprirent à sucer son doigt pour recevoir une nourriture qui accéléra sa croissance. Quand il revint dans la cité, nul ne soupçonna son âge. Par ailleurs, il était doté d’une intelligence supérieure qui l’amena à s’interroger très jeune sur l’origine de la création.

    Le chemin dans la lumière

    Dans sa méditation et sa quête de la Vérité, Abraham, qui possédait le savoir de son temps, l’astrologie, contemplait la création et s’interrogeait sur ses origines. L’observation des étoiles, de la lune et du soleil le conduisit d’étape en étape, de découverte en découverte, à la vérité céleste. Au plan symbolique, les astres constituent son cheminement intérieur et ses états successifs dans la progression vers la réalisation, de l’étoile à la lune et au soleil, c’est-à-dire de la lumière la plus faible à la plus forte.

    A travers l’expérience d’Abraham, tous les hommes en quête de Vérité pourront cheminer, d’état en état, jusqu’à la disparition des illusions par une purification intérieure. Ce qu’attestent clairement les versets 76 à 79 de la sourate 6 :

    Lorsque la nuit l’enveloppa, il vit une étoile et il dit « Voici mon Seigneur ! » Mais il dit, lorsqu’elle eut disparu « Je n aime pas ceux qui disparaissent. »

    Lorsqu’il vit la lune qui se levait, il dit : « Voici mon Seigneur ! » Mais il dit, lorsqu elle eut disparu : « Si mon Seigneur ne me dirige pas, je serai au nombre des égarés. »

    Lorsqu’il vit le soleil qui se levait, il dit : « Voici mon Seigneur ! C’est le plus grand ! » Mais il dit, lorsqu’il eut disparu : « Ô mon peuple ! Je désavoue ce que vous associez à Dieu. Je tourne mon visage, comme un vrai croyant, vers relui qui a créé les cieux et la terre. Je ne suis pas au nombre polythéistes. »

    Destruction des idoles

    Puis il regarda attentivement les étoiles et il dit : « Oui, je vais être malade ! » et les gens lui tournèrent le dos.
    Il se glissa auprès de leurs divinités et il dit : « Quoi donc ? Vous ne mangez pas ? Pourquoi ne parlez-vous pas ? »
    Il se précipita alors sur elles en les frappant de sa main droite.

    Les gens vinrent à lui en courant, il dit : « Adorez vous ce que vous avez sculpté, alors que c’est Dieu qui vous a créés, vous et ce que vous faites ? »

    (Sourate 37, versets 88-96)

    Son père était gardien du temple des idoles. Abraham l’interrogea en présence des prêtres : « Qu’adorez-vous ? Cherchez-vous dans votre égarement des divinités en dehors de Dieu ? Que pensez-vous du Seigneur des mondes ? ». Ces questions ébranlèrent profondément les convictions de l’assistance et semèrent le doute dans les cœurs.

    Le comportement de ses contemporains asservis par l’idolâtrie et la corruption rendait malade cet homme au cœur pur. Lorsque les gens se dispersèrent, il resta seul et provoqua les idoles par cette question : « Vous ne mangez pas ? Pourquoi ne parlez-vous pas ? »

    Ne recevant pas de réponse, il prit une hache de la main droite représentant l’autorité, la justice et la vérité, et décapita les idoles. La destruction accomplie, il mit la hache dans la main de la plus grande des idoles. Quand les gardiens du temple constatèrent le désastre, ils l’en accusèrent. Il répondit que c’était l’œuvre de la grande idole. Qu’on l’interroge ! Après une longue hésitation, ils dirent à Abraham que l’idole ne pouvait pas parler. Il leur dit alors : « Vous adorez ce que vous avez sculpté, alors que c’est Dieu qui vous a créés, vous et ce que vous faites ? »

    La fournaise

    Après le décès de son père qui le protégeait en dépit de leurs divergences, les prêtres décidèrent de le condamner.

    Ils dirent : « Construisez pour lui une bâtisse et jetez-le dans la fournaise »

    (sourate 37, verset 97).

    La sentence allait donc être exécutée. Abraham devait subir l’épreuve comme tous ceux qui sont venus au cours des siècles défendre des idées généreuses et universelles. Il fut donc condamné au bûcher. Au moment où il entrait dans la fournaise, Gabriel lui apparut et lui demanda, de la part de Dieu, ce qu’il souhaitait. Abraham imperturbable répondit qu’il s’en remettait à Lui. Au même instant, le Très-Haut le nomma « Son ami », et dit au feu :

    « O feu ! Sois, pour Abraham, fraîcheur et paix ! ».

    Ils voulaient dresser des embûches contre lui, et nous en avons fait les plus malheureux des perdants »

    (sourate 21, versets 69-70).

    Pour que le décret divin se réalise, sous le bûcher jaillit une source qui préserva Abraham. Devant ce miracle, il fut libéré mais invité à quitter Ur et la terre babylonienne.

    L’exil

    L’exode d’Abraham commença. Il partit avec sa femme Sarah et ses compagnons, parmi lesquels Loth qui s’arrêta à Sodome. Le reste de la caravane traversa la Syrie, la Palestine et arriva en Égypte où la beauté de Sarah attira l’attention du pharaon qui en tomba amoureux. Mais, étrangement, chaque fois qu’il essayait de l’approcher, sa main était frappée de paralysie. A la première tentative, il s’arrêta stupéfait et renonça. La deuxième fois, le même phénomène se reproduisit. A la troisième, il demanda :

    « Qui es-tu et qui est cette femme qui t’accompagne ? » Abraham répondit : « C’est ma sœur [dans la foi]. » Impressionné, Pharaon donna alors à Abraham tout ce dont il avait besoin et offrit à Sarah une servante nommée Agar.

    Ils repartirent dans le désert. Un certain temps s’écoula et Abraham n’avait toujours pas de descendance. Sarah pensait qu’elle était stérile. Lassée d’attendre, elle finit par lui offrir sa servante afin qu’il puisse avoir un enfant. Ismaël naquit d’Abraham et Agar. Sarah devint alors extrêmement jalouse et pria Abraham d’éloigner Agar et son fils. Il emmena l’enfant et la mère dans un endroit désertique et aride, la vallée de La Mecque, où il revint de temps en temps les voir. Le rituel du pèlerinage musulman à La Mecque a pour origine cet événement. La jalousie de Sarah eut des conséquences positives que nous verrons plus tard. Même nos faiblesses peuvent avoir une répercussion déterminante sur le déroulement de l’histoire.

    Zemzem et le destin d’Ismaël

    Agar était restée seule avec son enfant dans ce pays de la soif. Ismaël était sur le point de mourir. L’enfant pleurait et sa mère affolée courait d’une colline à l’autre pour chercher du secours. En pleurant, Ismaël frappait le sable de ses talons si bien qu’une source en jaillit avec force et abondance. Pour la tempérer, Agar dit à la source : « zemzem », « calmement-calmement ». Cette source coule encore aujourd’hui à La Mecque, désaltérant et purifiant les pèlerins. La course éperdue d’Agar entre les collines de Safa et Marwa est réactualisée lors du rituel du pèlerinage.

    Agar symbolise l’âme assoiffée de vérité. Elle a le même cheminement qu’Abraham qui cherchait la Vérité à travers les croyances de son temps, puis à travers l’astronomie et l’astrologie. Mais chaque fois qu’il croyait l’avoir atteinte, il se retrouvait insatisfait. La Vérité était encore au-delà. Telle Agar, l’âme dans sa quête court d’une hésitation à l’autre, d’une fausse certitude à l’autre, d’une question à l’autre, cherchant l’eau de Vérité dans la Source de la vie.

    Cet événement de la vie d’Abraham a suscité cette question : comment un prophète peut-il abandonner dans le désert une mère et son enfant à cause de la jalousie d’une femme ? Aujourd’hui, cette histoire nous révèle son secret et éclaire ce mystère : la volonté divine a voulu cacher la descendance d’Abraham. Ceci est explicité clairement dans la Genèse.

    Abraham est le père des grandes traditions monothéistes : le judaïsme, le christianisme et l’islam. Il eut par la suite un autre fils avec Sarah : Isaac, qui donna Jacob et les douze tribus d’Israël.

    Selon la version islamique de l’histoire, Dieu ordonna à Abraham de lui sacrifier son fils unique Ismaël au lieudit Mina. Comme l’explique le Coran, c’est après le miracle du sacrifice que Sarah, stérile et d’un âge fort avancé, donna naissance à Isaac. Etonnée, elle dit aux anges venus annoncer à Abraham la nouvelle d’un héritier :

    La femme d’Abraham se tenait debout et elle riait. Nous lui annonçâmes la bonne nouvelle d ’Isaac, et de Jacob, après Isaac.

    Elle dit : « Malheur à moi ! Est-ce que je vais enfanter, alors que je suis vieille, et crue celui-ci, mon mari, est un vieillard ? Voilà vraiment une chose étrange ! »

    Ils dirent : « L’ordre de Dieu te surprend-il ? Que la miséricorde de Dieu et ses bénédictions soient sur vous, ô gens de cette maison ! Dieu est digne de louange et de gloire ! »

    (Sourate 11, versets 71-73.)

    Cette lignée est celle de Moïse jusqu’à Zacharie, Jean et enfin Marie qui donnera naissance à Jésus. Mais ce dernier n’a pas d’enfants. La lignée d’Ismaël prend alors le relais. Comme une graine mystérieusement cachée, les fils d’Ismaël vivaient au milieu d’un désert que personne n’avait pu posséder, ni les Byzantins ni les Perses, bien qu’il fût un point d’eau incontournable, un carrefour caravanier important, un sanctuaire et un lieu de pèlerinage réputés. D’Ismaël naîtra, après plusieurs générations, Mohammed, le lien entre les deux ascendances

    L’épreuve du sacrifice

    Dans le désert mecquois, Abraham vit en songe qu’il devait sacrifier son fils. Au réveil, il lui raconta sa vision. Ismaël, serein, dit à son père : « Fais ce qui t’est ordonné, évite de te salir de mon sang afin que ma mère l’ignore. » Ils partirent tous deux vers la plaine de Mina où devait avoir lieu l’immolation. En cours de route, Satan tenta par trois fois de le dissuader. Pour éloigner le diable, Abraham lança des pierres dans la direction de la voix.

    Quelle épreuve dure et pénible que d’immoler son propre fils pour obéir à l’ordre divin ! Un fils unique qu’il a attendu si longtemps et qui hériterait de son enseignement spirituel ! Et pourtant Abraham n’hésite pas un instant. Son amour de Dieu est plus fort que sa souffrance. L’ordre sera exécuté car il sait que le Divin connaît ce qui échappe à l’entendement humain. A l’instant où, dans une soumission parfaite, il allait égorger son fils, la voix de Dieu arrêta son geste : « O Abraham, tu as été fidèle à ton songe, rachète ton enfant avec le mouton que voici. » Il prit la bête et l’immola en signe de gratitude et de remerciement.

    Cette épreuve atteste la profondeur de l’attachement d’Abraham à Dieu.

    Si nous croyons aimer un être, aimons-le en Dieu. Celui que nous aimons parce qu’il nous aime, nous ne faisons que lui rendre la monnaie de sa pièce. Mais si nous sommes capables d’aimer les autres, jusqu’à nos propres ennemis, nous avons plus de mérite et l’amour devient alors libérateur. Si j’aime une personne en Dieu et que demain elle me déçoit, mon cœur sera apaisé car c’est Dieu que j’ai aimé à travers elle. Quant aux êtres disparus, si nous continuons à les aimer en Dieu, ils resteront toujours vivants dans nos cœurs car Dieu est l’éternel Vivant.

    Depuis ce jour, les pèlerins musulmans sacrifient le mouton le jour de la fête de l’Aïd et lapident à trois reprises Satan à Mina, après les sept circumambulations autour de la Ka’ba (reconstruite par Abraham et Ismaël) et les sept va-et-vient d’Agar entre les collines de Safa et Marwa.

    Le symbole du sacrifice se retrouve dans les trois traditions, évoquant ainsi le souvenir de leur appartenance commune à ce père unique : Abraham. Par cette offrande du fils, Dieu racheta à Abraham toute sa descendance qui lui fut désormais totalement consacrée. Ses enfants appartiennent à Dieu, et de leur descendance seront issus tous les prophètes.

    L’itinéraire d’Abraham représente tout le symbole, la densité et l’harmonie du monothéisme. Elle recèle en elle toutes les clefs d’accès à la compréhension des trois grandes religions du Livre. Le premier élément du message est le cheminement vers la Vérité en partant du niveau des étoiles, qui représentent les initiés dépositaires de la connaissance, à celui de la lune, qui signifie le guide spirituel ou le pôle (el qutub) de la Connaissance, afin d’arriver au soleil, qui symbolise le prophète-messager. Le parcours d’Abraham est l’archétype des étapes de l’initiation pour revenir à la perfection adamique avant son voilement par la désobéissance.

    Le deuxième élément du message est l’amitié dans l’intimité de Dieu et de l’homme. Désormais Il n’est plus adoré dans l’éloignement de la majesté écrasante, mais dans l’intimité secrète de la proximité du cœur.

    La résurrection

    Le dernier élément, celui de la résurrection, réside dans l’interrogation d’Abraham à Dieu :

    « Mon Seigneur ! Montre-moi comment tu rends la vie aux morts. » Dieu dit : « Est-ce que tu ne crois pas ? » Il répondit « Oui, je crois, mais c’est pour que mon cour soit apaisé. »

    (Sourate 2, verset 260.)

    Dans la tradition islamique, on situe ce récit à la fin de la vie d’Abraham, qui croyait en la résurrection mais voulait en connaître le secret. Alors Dieu lui envoya l’ange de la mort à qui il recommanda de ne prendre l’âme d’Abraham qu’avec son consentement. Embarrassé, l’ange prit la forme d’un vieillard en pleine décrépitude. Celui-ci demanda l’hospitalité à Abraham qui le fit entrer et lui présenta un repas. Voyant que le vieillard était incapable de porter la nourriture à sa bouche, le prophète lui demanda son âge. « Je suis bien plus vieux que toi », répondit le visiteur. Devant ce spectacle affligeant, Abraham souhaita ne pas en venir à une telle décrépitude et accepta la mort. Mais il en ignorait toujours le mystère et la certitude intérieure par la Connaissance. Dieu lui dit alors de prendre quatre oiseaux d’espèces différentes, de les tuer, de les découper et d’en éparpiller au loin les morceaux. Un vent se leva qui les réunit dans les quatre formes initiales. Cette histoire révèle que même si le corps est totalement dispersé, une force surnaturelle est capable d’en réunir tous les atomes pour reconstituer la forme originelle, comme si chaque particule reconnaissait sa propre constitution. Là résident toute la puissance et le mystère de l’ordre divin « Sois ! ».

  23. yapodia dit :

    Chers maitres salam!
    Excusez-moi, mais je vous suivrai partout et ne me fatiguerai point dans cette quête. Sœur Lilia, maitres Anaa7777, Karamôkô Garib, maitre Modibo, à cause de Dieu et par amour envers le prophète Mouhammad, édifiez-moi sur ce zikr de HAYOU QAYOUM au chiffre de 1692 en tranches de 2-10-80-600-1000.
    On m’a recommandé ce zikr et à moins de 5 jours je me voit en rêve diriger une prière de 17 rakkats et à la 15éme quelqu’un est venu me dire de lui laisser terminer la prière car je n’ai pas ajouté une sourate après la lecture de la Fatiha. Dois-je continuer avec? Aidez-moi s’il vous plait, je suis un apprenant. Qu’ALLAH vous rétribue de votre disponibilité autant qu’il le LUI conviendra. Amen!

  24. Modibo dit :

    La leçon à tirer de l’histoire de Joseph est simplement la patience que l’on doit adopter face à l’adversité et au chagrin. Joseph fit face à chacune de ses épreuves avec patience et en s’en remettant totalement à Dieu. Son père, Jacob, qui subit une grande détresse suite à la perte de ses deux fils, se résigna lui aussi à la patience et à la soumission à Dieu. Toutes les sourates du Coran furent révélées à des moments particuliers, en réponse à des situations particulières. Cette sourate, qui relate l’histoire de Joseph, fut révélée au prophète Mohammed dans un moment de grande douleur. En fait, l’année de sa révélation est connue sous le nom de « année du chagrin ». Cette année-là, le prophète Mohammed avait subi la perte de son épouse bien-aimée, Khadijah, et de son oncle Abou Talib, deux personnes qui l’avaient soutenu et réconforté durant les difficiles débuts de sa mission. Dieu, en révélant cette sourate, faisait comprendre à Mohammed que la route pouvait lui paraître longue et difficile, mais que la victoire ultime appartenait à ceux qui sont patients et qui s’en remettent à Dieu. L’histoire de Joseph est une leçon pour chacun d’entre nous. Car la patience est certainement l’une des clefs du Paradis.

    Le prophète Mohammed a dit : « Chaque prophète a été envoyé uniquement à sa nation, mais pour ma part, j’ai été envoyé à l’humanité tout entière. »[1] Dieu envoya Joseph, fils de Jacob, au peuple d’Égypte et le dota d’aptitudes facilement observables qui étaient très significatives pour les gens à qui Joseph était envoyé. À l’époque de Joseph, l’interprétation des rêves faisait partie de la culture des gens, qui y attachaient beaucoup d’importance. Le prophète Jacob, les compagnons de cellule de Joseph et le roi d’Égypte firent tous des rêves lourds de sens.
    Quand le roi entendit l’interprétation qu’avait faite Joseph de son rêve, il fut stupéfait et fit libérer Joseph. Mais celui-ci refusa de quitter la prison tant que son nom ne serait pas blanchi. Il voulait que son maître (al-Aziz) ait la certitude qu’il n’avait jamais cherché à trahir sa confiance. Il demanda respectueusement que le roi enquête sur cette affaire. Curieux, le roi fit appeler l’épouse d’al-Aziz, de même que ses compagnes.
    « (Le roi), donc, (envoya chercher ces femmes) et leur demanda : « Que s’est-il passé lorsque vous avez tenté de séduire Joseph? » Elles dirent : « Dieu nous préserve! Nous ne connaissons rien de mauvais à son sujet. » Et la femme du gouverneur dit : « L’heure de vérité a sonné : c’est moi qui ai voulu le séduire. Et il est, vraiment, du nombre des véridiques. » (Coran 12:51)
    Une fois son innocence établie, Joseph fut amené devant le roi. Après avoir entendu les paroles de Joseph, le roi fut encore plus impressionné par sa personne et lui octroya une position de haut rang. Joseph dit : «Confiez-moi la gestion des dépôts de ce territoire; je suis certes un gardien avisé et intègre. » (Coran 12:55) En islam, il n’est pas permis de demander un poste d’autorité ou de parler de soi-même de manière à se vanter. Pourtant, quand Joseph demanda au roi de lui confier la gestion des dépôts, c’est exactement ce qu’il fit.
    Les érudits musulmans ont expliqué, à ce sujet, que lorsqu’une personne sait qu’elle est la seule qui soit apte à occuper un poste particulier, il est alors permis de demander le poste. Et si une personne est inconnue dans une communauté, il lui est également permis de présenter ses qualités. Joseph savait quelles épreuves l’Égypte s’apprêtait à traverser et il se savait capable d’administrer les choses en période de famine. Pour lui, s’abstenir de demander cette position aurait été un geste irresponsable. C’est ainsi que le jeune garçon trahi par les siens et jeté au fond d’un puits se retrouva ministre des finances d’Égypte. Sa patience et sa persévérance et, par-dessus tout, sa soumission totale à la volonté de Dieu, l’avaient amené à cette position. Joseph savait cependant que la plus grande récompense pour sa patience et sa vertu, il allait la trouver dans l’au-delà.
    Joseph rencontre ses frères
    Le temps passa. Durant les sept années de prospérité, Joseph prépara le pays à affronter la famine à venir. La sécheresse et la famine que Joseph avait prédites affecta non seulement l’Égypte, mais les pays limitrophes, incluant celui où vivaient Jacob et ses fils. Joseph administra si bien les affaires d’Égypte qu’il y eut suffisamment de céréales en réserve pour nourrir le peuple d’Égypte et ceux des pays limitrophes. Comme la vie devenait de plus en plus difficile et la nourriture, de plus en plus rare, les gens commencèrent à affluer en Égypte pour acheter du grain, que Joseph leur vendait à très bon prix.
    Parmi ceux qui vinrent faire des réserves en Égypte, il y avait les dix frères de Joseph. Lorsqu’ils se retrouvèrent en présence de Joseph, ils ne le reconnurent pas. Celui-ci regarda ses frères et c’est à ce moment qu’il sentit à quel point son père et son jeune frère, Benjamin, lui manquaient. Il les salua de manière respectueuse, leur posa des questions sur leur famille et leur pays et leur expliqua que les rations de grain étaient distribuées par personne présente. Par conséquent, s’ils avaient amené avec eux leur jeune frère, ils auraient reçu une ration de plus. Joseph espérait ainsi les encourager à amener Benjamin avec eux et il alla même jusqu’à dire que sans leur jeune frère, ils ne recevraient rien du tout.
    « Et si vous ne me l’amenez pas, il n’y aura plus de provisions pour vous, chez moi, et vous ne m’approcherez plus. » (Coran 12:60)
    Lorsqu’ils retournèrent chez leur père, le prophète Jacob, ils lui expliquèrent que nul grain ne leur serait remis à moins qu’ils n’y retournent avec leur frère Benjamin. Ce dernier était devenu très proche de son père, surtout après la disparition de Joseph. Se souvenant de la perte de son fils, Jacob ne voulut pas se séparer de Benjamin. Mais encore une fois, ses fils lui promirent de prendre grand soin de leur jeune frère et, à nouveau, Jacob sentit son cœur se serrer. Les frères découvrirent alors que l’argent qu’ils avaient donné pour le grain leur avait été secrètement remis.
    Jacob avait totalement confiance en Dieu et leur donna donc la permission d’emmener Benjamin avec eux à la seule condition qu’ils jurent, au nom de Dieu, de le protéger. Bien que Jacob fût particulièrement proche de ses fils Joseph et Benjamin, il aimait tous ses fils. Ils étaient forts et compétents, mais Jacob craignait que quelque chose ne leur arrive sur la route. Pour minimiser les risques, il leur fit promettre d’entre dans la ville par différentes portes. Il leur dit :
    « Et il ajouta : « Ô mes fils! N’entrez pas [dans la cité où vous allez] par une seule (et même) porte, mais entrez par des portes différentes. Je ne peux cependant vous être d’aucune utilité contre Dieu, car la décision n’appartient qu’à Lui; c’est en Lui que je place ma confiance, et c’est à Lui que s’en remettent ceux qui cherchent un appui solide. » (Coran 12:67)
    Les fils de Jacob retournèrent en Égypte, entrèrent par différentes portes et se rendirent voir Joseph pour récupérer les provisions promises. Au cours de cette rencontre, Joseph prit Benjamin à part et lui révéla qu’il était son frère disparu depuis longtemps. Les deux s’enlacèrent, le cœur rempli de joie. Joseph demanda à son frère de garder le secret pour un certain temps. Après avoir donné leur grain à ses frères, Joseph fit en sorte que l’on place secrètement un bol d’or dans le sac de Benjamin et, selon son plan, quelqu’un s’écria alors : « Ô caravaniers! Vous n’êtes que des voleurs! » (Coran 12:70)
    Ses frères se retournèrent, stupéfaits, car ils savaient bien qu’ils n’étaient pas des voleurs. Ils s’informèrent au sujet de l’objet volé et furent étonnés d’apprendre qu’il s’agissait d’un bol d’or appartenant au roi. On leur dit que quiconque le rendrait à son propriétaire recevrait, en récompense, suffisamment de grain pour charger un chameau. Les frères de Joseph jurèrent n’avoir aucune idée de qui était le voleur. Ils assurèrent qu’ils n’étaient point des voleurs et qu’ils n’étaient certainement pas venus en Égypte pour commettre des actes malveillants. L’un des hommes de Joseph demanda aux frères : « Quel est le châtiment pour celui qui vole? » Ils répondirent que sous la loi du prophète Jacob, celui qui vole devient esclave. Joseph ne voulait pas que son frère soit châtié selon les lois d’Égypte, car il cherchait une occasion de garder son jeune frère avec lui pendant que les autres retourneraient chez leur père. On fouilla donc les sacs et le bol d’or fut trouvé dans le sac de Benjamin.

    Le bol d’or fut trouvé dans le sac de Benjamin. Ses frères comprirent immédiatement que le ministre (Joseph) se conformerait à leur loi à eux et garderait Benjamin comme esclave. Cela les contraria grandement, comme on peut l’imaginer. Ils ne se voyaient pas retourner chez leur père sans leur jeune frère. L’un des frères offrit même de faire transférer le châtiment sur lui et d’être pris comme esclave à la place de Benjamin, mais l’offre fut refusée. Un autre frère, probablement l’aîné, choisit de demeurer en Égypte pendant que les autres retourneraient chez eux pour faire face à leur père. Lorsque les autres frères arrivèrent chez eux, ils se rendirent immédiatement auprès de leur père et dirent :
    « Ô notre père! Ton fils a volé. Et nous ne te rapportons que ce dont nous avons été témoins; nous ne pouvions surveiller ce qui se passait à notre insu. Interroge [les habitants de] la ville où nous étions, ainsi que la caravane avec laquelle nous avons voyagé jusqu’ici. Nous disons réellement la vérité. » (Coran 12:81-82)
    Ces paroles semblèrent terriblement familières au prophète Jacob. Et cette fois, il refusa de les croire. Il se détourna d’eux et dit : « Non, mais ce sont plutôt vos âmes qui vous ont inspiré quelque chose! Il ne me reste plus qu’à m’armer d’une belle patience. » (Coran 12:83) Jacob venait de passer des années à pleurer Joseph et à placer toute sa confiance en Dieu. Lorsque cette nouvelle épreuve survint, sa première réaction fut de se résigner à la patience. Il savait, sans le moindre doute, que le destin de son fils bien-aimé était entre les mains de Dieu.
    Mais même s’il faisait totalement confiance à Dieu, Jacob réagit comme n’importe quel père réagirait en de telles circonstances : accablé de chagrin, il se mit à pleurer à chaudes larmes. Il se souvint de Joseph et pleura jusqu’à tomber malade et même jusqu’à perdre la vue. Ses fils, devant son chagrin et sa douleur qui ne le quittaient plus, s’inquiétaient pour lui. L’un d’eux demanda : « Pleureras-tu ainsi jusqu’à ta mort? » Jacob répondit qu’il ne se plaignait de son chagrin qu’à Dieu et qu’il savait, de Dieu, des choses qu’ils ne savaient pas. (Coran 12:86)
    Bien que Joseph fût disparu depuis de nombreuses années, Jacob y pensait toujours. Il repensa au rêve qu’avait fait Joseph et savait que le dessein de Dieu était sur le point de se réaliser. Jacob vivait dans une douleur constante depuis la disparition de ses fils et c’est sa foi en Dieu qui le soutenait. Il ordonna à ses fils de retourner en Égypte afin de retrouver Joseph et Benjamin.
    Joseph dévoilé
    Les fils de Jacob entamèrent à nouveau le long voyage jusqu’en Égypte. La famine avait beaucoup affecté les régions environnantes et les gens étaient pauvres et faibles. Lorsque ses frères se retrouvèrent à nouveau devant Joseph, ils étaient, eux aussi, des pauvres. Et ils étaient si affaiblis, qu’ils se trouvèrent forcés de demander la charité. Ils dirent :
    « Ô gouverneur! Le malheur nous a frappés, nous et notre famille, et la marchandise que nous apportons est sans grande valeur. Donne-nous une pleine mesure et sois charitable envers nous. Certes, Dieu récompense ceux qui sont charitables. » (Coran 12:88)
    Joseph ne pouvait supporter de voir sa famille dans une telle situation, même si les hommes qu’il avait devant lui l’avaient trahi. Il les regarda et, ne pouvant plus garder son secret, il leur dit :
    « Savez-vous ce que vous avez fait à Joseph et à son frère par votre ignorance? » (Coran 12:89)
    C’est alors que ses frères le reconnurent, non pas par ses traits, mais parce que personne d’autre ne pouvait connaître l’histoire de Joseph, sinon Joseph lui-même. Joseph dit :
    « Je suis Joseph, et voici mon frère. Certes, Dieu nous a favorisés. Et quiconque craint Dieu et demeure patient… Très certainement, Dieu ne laisse jamais perdre la récompense de ceux qui font le bien. » (Coran 12:90)
    Les frères de Joseph commencèrent à ressentir de la crainte, car ils avaient commis de graves péchés et ils se retrouvaient maintenant en position de faiblesse. Ils se tinrent, craintifs, devant celui qui était maintenant premier ministre d’Égypte et qui n’était plus le petit garçon charmant qui s’appelait Joseph. À travers les épreuves et les tribulations, Joseph, comme son père, avait trouvé réconfort et soutien dans la soumission à Dieu. Il comprenait maintenant ce qu’était la véritable patience, qualité étroitement liée à la miséricorde et à la piété. Il regarda ses frères, qui tremblaient, et leur dit :
    « Point de récriminations contre vous aujourd’hui! Que Dieu vous pardonne. » (Coran 12:91)
    Joseph fit immédiatement des plans pour réunir sa famille. Il ordonna à ses frères de retourner chez leur père et de passer une de ses vieilles chemises (à Joseph) sur le visage de Jacob, spécifiant que cela lui ferait recouvrer la vue. Au même moment, à des centaines de kilomètres de là, Jacob leva la tête vers l’horizon et dit, aux gens autour de lui, qu’il arrivait à percevoir la présence de Joseph. C’est là un des miracles du prophète Joseph, rendu possible par Dieu. Lorsque les frères de Joseph arrivèrent, ils allèrent immédiatement passer la chemise de Joseph sur le visage de leur père, qui recouvra spontanément la vue. Il s’écria alors :
    « Ne vous ai-je pas dit que je sais, de Dieu, ce que vous ne savez pas? » (Coran 12: 96)
    La famille du prophète Jacob rassembla ses effets et partit pour l’Égypte. Jacob trépignait d’impatience à l’idée de revoir ses deux fils bien-aimés. Une fois sur place, ils se rendirent immédiatement auprès de Joseph, qu’ils trouvèrent assis sur un trône surélevé. (Les voyages, à l’époque, duraient de longs mois et Joseph avait, entre temps, été nommé roi.) Joseph leur dit :« Entrez en Égypte en toute sécurité, si Dieu le veut! » (Coran 12:99)
    La sourate 12 du Coran, intitulée « Joseph », commence avec Joseph le jeune garçon qui décrit son rêve à son père Jacob. Il dit : « J’ai vu, en rêve, onze étoiles, et aussi le soleil et la lune ; je les ai vus prosternés devant moi. » (Coran 12:4) Le Coran conclut l’histoire de Joseph avec l’interprétation de ce rêve. Les onze étoiles étaient ses frères, le soleil était son père et la lune, sa mère.
    « Puis il fit monter ses parents sur le trône et tous tombèrent prosternés devant lui. Il dit alors : « Ô mon père! Voilà l’interprétation de mon rêve d’autrefois. Dieu l’a bel et bien réalisé. Et Il a été bon envers moi; Il m’a fait sortir de prison et Il vous a fait venir du désert après que Satan eût semé la discorde entre mes frères et moi. Certes, mon Seigneur est plein de douceur envers ceux qu’Il veut. C’est Lui l’Omniscient, le Sage. » (Coran 12:99-100)

  25. Modibo dit :

    Dieu nous dit que l’histoire de Job est un rappel pour tous ceux qui adorent Dieu (Coran 21:84). Lorsqu’une personne adore Dieu en toute soumission, il lui faut nécessairement être patiente. Il est facile d’adorer Dieu quelques jours ou même quelques semaines, mais il faut savoir être constant. La prière de nuit demande de la patience, jeûner demande de la patience, affronter les épreuves et tribulations de la vie demande de la patience. La vie d’ici-bas est un test et, pour le réussir et accéder au Paradis, nous devons acquérir une patience digne de celle de Job.

    À travers les 114 sourates du Coran se trouvent diverses informations sur les prophètes que Dieu a envoyés à l’humanité. Nous y remarquons tout de suite une constante : pratiquement tous les prophètes furent envoyés à leur peuple avec le même message. Ils invitèrent leur peuple à n’adorer que Dieu de façon exclusive et à ne rien Lui associer dans leur adoration. Les histoires des prophètes ont toutes comme thème central cette doctrine de base sur l’unicité de Dieu.

    Dieu, dans le Coran, affirme que les enfants et les richesses sont des parures de ce monde et que nous serons éprouvés dans notre amour pour eux (Coran 18:46). Dans les histoires des prophètes, nous constatons que Dieu a testé diverses nations par la perte de leur santé ou de leurs richesses, et même par la pauvreté extrême. Dieu affirme que le repentir et la patience sont les clefs de la vie éternelle. Par conséquent, accepter les épreuves de la vie et même remercier Dieu pour elles dénote un haut niveau de foi. L’homme, cependant, trouve souvent difficile d’accepter le message de Dieu et plusieurs nations y échouèrent.

    L’histoire du prophète Job est différente. À travers son histoire, nous découvrons les épreuves de l’humanité à un niveau beaucoup plus personnel. Dieu ne nous parle pas de la façon dont Job a prêché Son message ni de la façon dont ce message fut reçu par son peuple. Dieu ne nous parle pas du peuple de Job. Il nous parle plutôt de la patience de Job. Il loue Son prophète en ces termes :

    « Certes, Nous l’avons trouvé vraiment patient, et il était un excellent serviteur, toujours prompt au repentir. » (Coran 38:44)

    Les chrétiens font souvent référence à la « patience de Job ». Les musulmans, de leur côté, y font non seulement référence, mais la considèrent comme un exemple à suivre. Au 10e siècle, l’érudit musulman Ibn Kathir rassembla toutes les informations qu’il put sur Job. Ce qui suit est donc l’histoire de Job basée sur le Coran, sur les hadiths et sur les histoires des prophètes telles que rapportées par Ibn Kathir.

    Job était un descendant de Noé (Coran 6:84). Il aimait Dieu et L’adorait exclusivement, il était patient, constant et se repentait souvent. Un jour, le diable entendit un groupe d’anges parler de Job comme du meilleur homme de sa génération et son cœur mauvais fut rempli de jalousie et de rage silencieuse. Il établit un plan pour tenter Job, l’éloigner des bonnes actions et le faire tomber dans l’incroyance et la corruption. Il tenta d’abord de le distraire dans ses prières, mais Job demeura constant dans son adoration et continua de prier régulièrement, avec la même concentration.

    Cela ne fit qu’accroître la rage du diable, qui se plaignit à Dieu que Job n’était un adorateur dévoué que parce qu’Il l’avait comblé de richesses. Dieu permit donc au diable et à ses alliés de détruire les possessions de Job, mais la foi de Job n’en fut pas le moindrement ébranlée. Au contraire, il reconnut que Dieu était capable de donner des richesses et de les reprendre selon Sa volonté. Le diable, encore plus frustré, retourna voir Dieu pour lui dire que Job arrivait à cacher sa déception parce que sa famille était nombreuse et heureuse. Avec ses alliés, il détruisit la maison de Job; le bâtiment s’effondra et tua tous ses enfants.

    Encore une fois, Job chercha son réconfort en Dieu et se résigna à cette épreuve sans se plaindre. Le diable se déguisa et s’approcha de Job sous la forme d’un vieil homme. Le vieil homme compatit avec Job et lui suggéra que peut-être Dieu avait choisi de ne pas le récompenser pour son dévouement et ses prières, mais Job répondit que Dieu « donne parfois et parfois reprend » et qu’il était très satisfait des décisions de son Créateur. La rage du diable augmenta de plus belle. Il retourna voir Dieu et lui dit que Job était en santé et en pleine forme et que cela lui permettait d’espérer rebâtir sa fortune et faire d’autres enfants. Le diable demanda la permission pour détruire la santé de Job, mais Dieu n’acquiesça qu’à la condition qu’il (le diable) n’ait aucune influence sur l’âme, le cœur et l’intellect de Job.

    Le diable et ses alliés se mirent à l’œuvre. Job ne fut bientôt plus réduit qu’à un paquet d’os recouverts de chair et endura de grandes souffrances. Il fut également atteint d’une maladie qui lui donna un aspect rebutant, ce qui fit s’éloigner les gens de lui, ses amis et sa famille y compris. Seule sa femme demeura auprès de lui. Elle s’occupait de lui malgré le fait qu’ils étaient devenus pauvres et qu’elle devait travailler comme servante pour les nourrir, tous deux, quotidiennement.

    À travers toutes ces épreuves, Job demeura dévoué à Dieu. Il ne cessa jamais de faire des invocations et jamais il ne se laissa aller au désespoir ou aux lamentations. Il continua de remercier Dieu en dépit de tout. Le diable ne savait plus que faire, n’arrivant par aucun moyen à distraire Job de son adoration de Dieu. C’est alors qu’il se rabattit sur sa femme. Il vint vers elle sous la forme d’un homme, qui lui rappela ses jours plus heureux et combien sa vie était facile, à l’époque. La femme de Job éclata en sanglots. Elle alla voir Job et l’implora : « Demande à ton Seigneur d’éloigner cette souffrance de nous. »

    Job fut attristé de l’attitude de sa femme et lui rappela que Dieu les avait comblés de richesse, de beaux enfants et de bonne santé durant plus de 80 ans et que leurs souffrances actuelles ne duraient que depuis peu de temps. Il lui dit qu’il aurait honte de demander à Dieu d’éloigner d’eux cette épreuve et l’avertit que si jamais il recouvrait la santé, il s’occuperait d’elle. La femme de Job fut dévastée par cette réponse; elle s’en alla et trouva refuge ailleurs. Job se sentit impuissant; il se tourna vers Dieu, non pas pour se plaindre, mais pour implorer Sa miséricorde.

    « Et (rappelle-toi) Job, lorsqu’il implora son Seigneur (en disant) : « Certes, la souffrance m’a touché. Mais Toi, Tu es le plus Miséricordieux des miséricordieux. » Nous exauçâmes sa prière, le délivrâmes de sa souffrance, lui rendîmes les siens (qu’il avait perdus), et doublâmes leur nombre, par un effet de Notre miséricorde, et en tant que rappel à ceux qui Nous adorent. » (Coran 21:83-84)

    C’est alors que Dieu rétablit la santé de Job presque immédiatement. La femme de Job, de son côté, ne supportant pas d’être ainsi éloignée de son mari, retourna chez elle et fut extrêmement étonnée de le voir guéri. Elle pleura et remercia Dieu et, en l’entendant, Job s’inquiéta : il avait promis de « s’occuper d’elle », mais il n’avait, au fond, aucun désir de lui de faire du mal, car il l’aimait profondément. Dieu, voulant apaiser le cœur de son serviteur patient et dévoué lui conseilla : « Prends dans ta main un faisceau de brindilles et frappes-en [ton épouse] afin de ne pas manquer à ton serment. » (Coran 38:44)

    Des hadiths du prophète Mohammed (que la paix et les bénédictions de Dieu soient sur lui), nous apprenons que Dieu rendit également sa fortune à Job. On raconte qu’un jour, alors qu’il prenait un bain, Dieu lui envoya une pluie de sauterelles d’or.[1] Dieu récompensa abondamment la patience de Job. Sa santé lui fut restaurée, sa famille lui revint et il redevint un homme riche.

    • Anaa 7777 dit :

      Assalam. La Patience est l’essence de l’Islam. Comment expliquez-vous cette « collaboration » entre Allah (swt) et le démon pour éprouver le prophète Job (saw)?
      Certains critiques ont d’ailleurs considéré Job (saw) comme un personnage imaginaire. Mais le Coran rétablit la vérité: Job (saw) est un personnage réel… Wa salam.

  26. Modibo dit :

    Voici l’histoire d’un vieil homme faible qui aimait et craignait Dieu; un homme âgé nommé Zacharie (également appelé Zachariah) qui a passé sa vie à acquérir le savoir et à enseigner aux autres dans l’unique recherche de la satisfaction de Dieu. Le Coran raconte son histoire aux sourates 3 et 19, histoire similaire à celle rapportée dans l’Évangile de Luc.[1] Nous nous en tiendrons toutefois sur ce que le Coran nous rapporte au sujet de cet homme béni, car les musulmans croient que le Coran est demeuré inchangé depuis sa révélation, tandis que les messages précédents ont été soit perdus, altérés ou manipulés.

    « C’est un récit de la miséricorde de ton Seigneur envers Son serviteur Zacharie. Lorsqu’il invoqua son Seigneur en secret: « Ô mon Seigneur! Mes os sont affaiblis et ma tête est recouverte de cheveux gris. Et je n’ai jamais été déçu en t’implorant, Seigneur. » (Coran 19:2-4)

    Le prophète Zacharie était un membre de la famille d’Imran, une famille bénie qui comptait aussi en son sein Jésus et sa mère, Marie. Lorsque la jeune Marie entra dans le Temple de Jérusalem, Dieu, de par Sa grâce et Sa sagesse, fit de Zacharie son tuteur. Chaque jour, il rendait visite à Marie et s’assurait qu’elle avait tout ce dont elle avait besoin. La dévotion de Marie envers Dieu impressionnait Zacharie et il s’étonnait chaque fois de trouver des provisions dans sa chambre. On raconte qu’il trouvait chez elle des fruits d’hiver en plein été et des fruits d’été en plein hiver. Lorsqu’il lui demanda, un jour, où elle avait obtenu ces fruits, elle répondit que Dieu, le Pourvoyeur, était Celui qui lui avait fourni ces provisions. Elle dit :

    « Cela me vient de Dieu. Dieu donne sans compter à qui Il veut. » (Coran 3:37)

    En voyant la totale soumission de Marie envers Dieu et sa foi inébranlable en Lui en tant que Pourvoyeur, Zacharie comprit que peu importe à quel point nos besoins nous paraissent immenses ou, au contraire, insignifiants, Dieu est toujours là pour nous écouter et répondre à nos invocations.[2] Il s’agit là d’un fait très important à considérer. Dieu donne sans limites à ses vertueux serviteurs. Marie avait reçu des fruits hors saison… Zacharie invoqua son Seigneur pour une chose que les gens considèrent normalement comme impossible, car sa femme et lui avaient tous deux atteint la vieillesse et ils n’étaient plus en âge de concevoir un enfant. La générosité de Dieu, cependant, ne connaît pas les limites de ce bas-monde, et pour Lui, tout est possible. C’est de Marie que Zacharie avait appris cette importante leçon.

    Alors Zacharie invoqua son Seigneur en secret, Lui disant qu’il était vieux, que ses cheveux étaient gris et que sa femme était également âgée, en plus d’être stérile. Il confia à Dieu son désir d’avoir un enfant qui Lui plairait. Zacharie demanda un fils, afin qu’il hérite de lui. Il ne pensait pas en termes de richesse, car il était fort pauvre; mais il voulait que son fils fasse partie de la lignée des prophètes, il voulait partager avec lui le savoir qu’il avait acquis tout au long de sa vie et le voir, à son tour, partager ce savoir avec les gens. Dieu répondit à son invocation :

    « Alors les anges l’appelèrent tandis qu’il priait, debout, dans le sanctuaire : « Dieu t’annonce la bonne nouvelle d’un (fils dont le nom sera) Jean : (il viendra) confirmer une Parole de Dieu. Il sera noble et chaste,[3] et sera un prophète faisant partie des gens de bien. » (Coran 3:39)

    Dans ce verset coranique, la « Parole de Dieu » a une signification particulière. En effet, cela fait référence à Jésus, car il fut créé par une Parole de Dieu (« sois! », et il fut). Le fils de Zacharie, Jean, allait faire partie de ceux qui croiraient en Jésus et qui se conformeraient à son message.

    Zacharie reçut cette incroyable nouvelle alors qu’il était debout, en prière. Abasourdi, il demanda comment une telle chose pouvait être possible, vu son âge avancé et la stérilité de sa femme. Dieu lui confirma alors la leçon que Marie avait comprise :

    « (L’ange) répondit : « Ainsi sera-t-il. Dieu fait ce qu’Il veut. » (Coran 3:40)

    Zacharie demanda à Dieu un signe lui prouvant que ce miracle était bel et bien en train de leur arriver, à lui et sa femme. Dieu lui répondit que pendant trois jours, il (Zacharie) n’arriverait plus à parler aux gens que par signes. Il lui dit également de passer ce temps à L’invoquer et à Le glorifier.

    Le Coran nous dit que le prophète Zacharie et sa femme étaient humbles, faisaient beaucoup de bonnes actions et invoquaient Dieu avec crainte et espoir; c’est pourquoi Dieu les rétribua en leur envoyant un fils, malgré leur âge avancé.

    « Nous l’exauçâmes, lui donnâmes Jean pour fils et apportâmes la guérison à sa femme (pour qu’elle puisse porter l’enfant). Certes, [les prophètes] rivalisaient en bonnes actions et Nous imploraient par amour et crainte envers Nous. Et ils étaient humbles devant Nous. » (Coran 21:90)

    Cet enfant se démarqua très tôt. En effet, Jean reçut de Dieu la sagesse alors qu’il était encore enfant, de même que l’ordre de se conformer à la Torah. Il était gentil envers les gens et savait leur démontrer de la compassion. Dieu créa Jean vertueux et sans péchés :

    « (Et il fut dit à son fils) : « Ô Jean! Étudie assidûment l’Écriture. » Et Nous lui donnâmes la sagesse alors qu’il n’était qu’un enfant, ainsi que de la tendresse et une pureté (de cœur) de Notre part. Et il était pieux et dévoué envers ses parents. » (Coran 19:12-14)

    La sincère invocation d’un vieil homme et de sa femme stérile fut acceptée de Dieu, et une importante leçon fut enseignée à toute l’humanité. La générosité de Dieu ne connaît pas de limites. Il est notre Pourvoyeur et notre Soutien, Il est l’Unique.

  27. Modibo dit :

    L’histoire du prophète Jonas nous enseigne à faire preuve de patience, surtout face à l’adversité. Elle nous apprend l’importance de garder Dieu à l’esprit autant dans les périodes plus faciles de notre vie que dans les périodes difficiles. Elle nous apprend à adorer Dieu en cette vie afin qu’Il se souvienne de nous au moment de notre mort. Si nous gardons Dieu à l’esprit et L’adorons comme il se doit lorsque nous sommes jeunes et en santé, Il se souviendra de nous lorsque nous serons vieux, malades, tristes ou épuisés. La détresse et l’angoisse ne peuvent être soulagés, chez l’être humain, qu’en invoquant Dieu en toute sincérité.

    Le prophète Jonas fut envoyé à une communauté d’Irak, dans une ville qui s’appelait, à l’époque, Ninive. Comme ce fut le cas pour tous les prophètes de Dieu, Jonas fut envoyé au peuple de Ninive pour les inviter à n’adorer qu’un seul et unique Dieu – un Dieu sans associés, sans fils ni filles – et à cesser d’adorer des idoles et de commettre des péchés. Mais les gens refusèrent de l’écouter, firent minent de ne pas l’entendre, bref, l’ignorèrent superbement, car son discours les agaçait.

    Ce comportement, de la part de ses semblables, exaspérait Jonas au plus haut point; il décida donc de s’exiler. Il les mit en garde une dernière fois contre le châtiment de Dieu qui les guettait à cause de leur arrogance, mais ils se moquèrent de lui et prétendirent n’avoir peur de rien. Le cœur empli de colère envers eux, il décida de les abandonner à leur inévitable malheur. Il rassembla quelques effets et partit, bien décidé à mettre la plus grande distance possible entre lui et ce peuple qu’il était venu à mépriser.

    « Et mentionne (Jonas), quand il partit, irrité… » (Coran 21:87)

    Ibn Kathir décrit la scène, à Ninive, tout de suite après le départ de Jonas. Le ciel changea de couleur et tourna au rouge vif. Les gens furent saisis de peur, comprenant que leur destruction était imminente. Toute la population de Ninive se rassembla au sommet d’une montagne et implora le pardon de Dieu. Dieu accepta leur repentir, le ciel reprit sa couleur normale et les gens retournèrent chez eux. Ils prièrent pour que Jonas revienne parmi eux et les guide vers le droit chemin.

    Pendant ce temps, Jonas s’était embarqué sur un bateau dans l’espoir que celui-ci l’emmènerait le plus loin possible de ce peuple insouciant. Le bateau vogua d’abord, avec ses passagers, sur une mer relativement calme. Mais lorsque la nuit les enveloppa, des vents se mirent à souffler violemment et une tempête s’amena rapidement sur eux. Le bateau fut secoué et les gens, tassés les uns sur les autres dans l’obscurité, décidèrent de jeter leurs bagages par-dessus bord, mais rien n’y fit. Le vent continua de souffler et le bateau tangua dangereusement. Les passagers, croyant que le poids, à bord, contribuait au problème, décidèrent alors de tirer à la courte paille pour déterminer qui serait, le premier, jeté par-dessus bord.

    Les vagues, maintenant hautes comme des montagnes, poussèrent le bateau dans toutes les directions. C’était la tradition, à l’époque, de tirer au sort pour déterminer une personne à jeter par-dessus bord. Le sort tomba sur Jonas et les gens en furent choqués, car Jonas était connu d’eux comme un homme pieux et droit et nul d’entre eux n’aurait voulu le jeter dans la mer déchaînée. Ils tirèrent au sort à deux autres reprises, mais chaque fois, le tirage détermina Jonas.

    Jonas, prophète de Dieu, savait qu’il ne s’agissait pas d’un hasard. Il comprit que c’était là son destin, décidé par Dieu; alors il regarda ses compagnons de voyage et, sans crier gare, sauta lui-même par-dessus bord. Les passagers poussèrent un cri d’horreur en voyant Jonas tomber à l’eau et être immédiatement avalé par un gigantesque poisson.

    Lorsqu’il revint à lui, Jonas crut qu’il était mort et qu’il était étendu dans la noirceur de sa tombe. Mais en remuant et en tâtant autour de lui, il comprit qu’il n’en était rien. Pris de peur, il sentit son cœur battre à tout rompre, dans sa poitrine. Il était assis dans l’estomac de la bête, dans les sucs gastriques et terriblement acides, qui lui rongeaient la peau petit à petit. Terrifié, il invoqua Dieu. Dans la noirceur de cet estomac, dans l’obscurité de la mer et de la nuit, Jonas, désespéré, se mit à appeler Dieu à voix haute, Le suppliant de venir à son secours.

    « Nul de doit être adoré à part Toi! Gloire à Toi! J’ai vraiment été injuste! » (Coran 21:87)

    Jonas pria sans arrêt, répétant son invocation à Dieu. Il comprit qu’il avait eu tort et implora Dieu de lui pardonner. Le prophète Mohammed nous dit que les anges sont attirés par les humains qui implorent Dieu. C’est ce qui arriva à Jonas : les anges entendirent son appel, dans la noirceur de la nuit, et reconnurent sa voix. Ils connaissaient le prophète Jonas et son comportement exemplaire face à l’adversité. Les anges se tournèrent vers Dieu et dirent : « N’est-ce pas là la voix de Ton honorable serviteur? »

    Dieu répondit par l’affirmative et sauva Jonas. Jonas avait toujours prié Dieu dans les moments où tout allait bien, pour lui; alors Dieu se souvint de Jonas lorsque celui-ci se retrouva dans une situation désespérée. L’invocation de Jonas peut être utilisée par quiconque souhaite implorer l’aide de Dieu lorsqu’il se retrouve dans une situation difficile. Dieu dit, dans le Coran, qu’Il sauva Jonas et qu’Il peut, de même, sauver tous les croyants. (Coran 21:88)

    Sur l’ordre de Dieu, le gigantesque poisson remonta à la surface et recracha Jonas sur la rive. La peau de Jonas ayant été brûlée par les sucs gastriques, elle ne pouvait plus le protéger contre le soleil et le vent. Souffrant, Jonas continua d’implorer Dieu pour Sa protection. Alors Dieu fit pousser une vigne près de lui, afin de lui procurer ombre et nourriture. Dans les jours qui suivirent, comme Jonas prenait du mieux, il réalisa qu’il devait retourner vers son peuple pour poursuivre la mission dont Dieu l’avait chargé.

    « Et Jonas était, certes, du nombre de ceux que Nous avions envoyés (pour avertir les gens). Il s’enfuit sur un vaisseau surchargé et prit part au tirage au sort qui le désigna pour être jeté [à la mer]. Le poisson l’avala alors que tout juste avant, il s’était rendu coupable d’actes blâmables. Et s’il n’avait pas été de ceux qui glorifient (Dieu), il serait resté dans le ventre (du poisson) jusqu’au jour où on l’aurait ressuscité. Alors Nous fîmes [en sorte que le poisson le] rejette sur un rivage désert, chancelant et mal en point. Et Nous fîmes pousser au-dessus de lui un plant de courges. Puis, Nous l’envoyâmes, [comme prophète], vers cent mille (hommes) ou plus. Ils crurent (en lui); alors pour un temps, Nous les fîmes jouir d’un sort paisible. » (Coran 37:139-148).

    Jonas retourna donc à Ninive et fut très étonné par les changements qu’il remarqua, chez les gens. Ils racontèrent à Jonas la peur qu’ils avaient eue, lorsque le ciel était devenu rouge, de même que leur rassemblement sur le sommet de la montagne pour implorer le pardon de Dieu. Jonas demeura parmi son peuple et lui enseigna à adorer Dieu comme il se doit et à mener une vie pieuse. C’est ainsi que près de cent mille personnes, à Ninive, vécurent en toute tranquillité… pour un temps.

  28. Modibo dit :

    La nuit de ‘Ashûrâ

    Sayyed a rapporté, dans al-Iqbâl, pour cette nuit, de nombreuses invocations et prières qui ont beaucoup de faveurs.

    -Dont la prière de 100 raka’ats, en récitant pour chaque raka’at, après al-Hamd, Le Culte Pur (CXII) 3 fois. Après avoir fini la prière en entier, dire 70 fois :

    Subhâna-llâhi wa-l-hamdu li-llâhi, wa lâ ilâha illâ-llâhu, wa-llâhu akbaru, wa lâ hawla wa lâ quwwata illâ bi-llâhi al-‘aliyyi al-‘azhîmi
    Gloire à Dieu, Louange à Dieu, Il n’y a de Dieu que Dieu, Dieu est plus Grand, il n’y a de Force qu’en Dieu le Très- Elevé, le Très-Grandiose !
    Et dans un autre propos rapporté, il est ajouté la demande de pardon à Dieu après «Le Très-Grandiose !».

    -Dont la prière de 4 raka’ats à la fin de la nuit, en récitant, pour chaque raka’at après al-Hamd, 10 fois, le verset du Trône (255/II), Le Culte Pur (CXII), L’Aurore (CXIII), Les Hommes (CXIV). A la fin de la prière, réciter 100 fois Le Culte Pur (CXII).

    -Dont la prière de 4 raka’ats, en récitant, pour chaque raka ’at après al-Hamd, Le Culte Pur (CXII) 50 fois. Cette prière correspond à celle du Prince des croyants(p) qui a beaucoup de faveurs.
    Sayyed dit, après avoir mentionné cette prière : «Quand tu as fait les salutations finales de la dernière raka’at, multiplie le Rappel de Dieu (Très-Elevé) et la prière sur Son Messager ainsi que les malédictions contre leurs ennemis, autant que tu le peux.»

    -Il est rapporté, à propos des faveurs d’animer cette nuit :
    «Celui qui l’anime [en actes d’adoration] est comme s’il avait ad- oré Dieu de l’adoration de l’ensemble des Anges. Et la récompense pour celui qui agit durant cette nuit équivaut à [celle] de 70 ans.»

    -Celui qui a la chance (ou l’opportunité) de visiter [l’Imam] al- Hussein(p) à Karbalâ’ durant cette nuit et de rester auprès de lui(p) jusqu’au matin, Dieu le ressuscite le Jour du Jugement, avec le groupe des martyrs, recouvert du sang de [l’imam] al-Hussein(p).

    •Le 10ème jour de Moharram
    (le jour de ‘Ashûrâ’)

    Le jour du martyre de [l’Imam] al-Hussein(p). C’est un jour de malheur et de tristesse pour les Imams et leurs partisans. Les shi’ites doivent, en ce jour,

    -se retenir de vaquer à leurs occupations de ce monde et de faire entrer des provisions dans leurs maisons;

    -se libérer pour les pleurs, les lamentations et l’évocation du drame;

    -faire des cérémonies funèbres pour [l’imam] al-Hussein(p) comme ils le font pour le deuil de leurs enfants et de leurs proches;

    -visiter [l’imam] al-Hussein(p) de la ziyârat ‘Ashûrâ’ (Cf. Livre III p 1431) puis dire :
    a‘zhama-llâhu ajûranâ bi-musâbinâ bi-l-husayni ‘alayhi as- salâmu, wa ja‘alanâ wa iyyâkum mina-t-tâlibîna bi-thârihi ma‘a waliyyihi, al-imâmi al-mahdî min âli Muhammadinn, ‘alayhim as- salâmu.
    Que Dieu rende grandiose notre récompense pour notre malheur de (l’Imam al-Hussein (que la Paix soit sur lui), et qu’Il nous place ainsi que vous parmi ceux qui demandent vengeance pour lui avec son successeur, al-Mahdî, de la fa- mille de Mohammed (que la Paix soit sur lui).
    -évoquer, durant ce jour, la tragédie de [l’imam] al-Hussein(p) et pleurer ensemble …. Il n’y a pas de place pour présenter ici la tragédie de Karbalâ’. [Voir à cette fin, notamment Le Martyre de l’Imam al-Hussein(p) aux Editions B.A.A.] Il est également évoqué pour ce jour, entre autres :

    -La récitation de la sourate Le Culte Pur (CXII) 1000 fois durant ce jour, pour laquelle il y a beaucoup de faveurs. Il est rapporté que Dieu (Très-Elevé) regarde celui qui la récite d’un regard plein de Miséricorde.

    -Sheikh [Tûsî] rapporte de Abdallah fils de Sinân, de [l’Imam] as- Sâdeq(p) une prière de 4 raka’ats et une invocation à réciter le matin.

    -Se retenir de manger et de boire durant ce jour, sans l’intention de jeûner, jusqu’au début de l’après-midi. Rompre l’abstinence avec ce que mangent les gens dans le malheur comme du yaourt aigre et non avec des nourritures délicieuses.

    -Se vêtir de vêtements de deuil, propres comme pour prendre les condoléances.

    -Il est rapporté de l’imam ar- Ridâ’(p) qui dit : « A celui qui abandonne de vaquer à ses affaires le jour de ‘Ashûrâ’, Dieu satisfait ses besoins en ce monde et dans l’Au-delà. A celui qui considère le jour de ‘Ashûrâ’ comme un jour de malheur pour lui, de tristesse et de pleurs, Dieu rend le Jour du Jugement Dernier comme un jour de joie et de bonheur pour lui et il se réjouit de nous au Paradis.

    Et celui qui considère le jour de ‘Ashûrâ’ comme un jour de bénédiction et qui fait entrer des provisions dans sa maison en ce jour ne tire aucune bénédiction de ce qu’il a stocké et le Jour du Jugement Dernier, il est réuni avec Yazîd, ‘Ubaydullah fils de Ziyâd, ‘Omar bn Sa’ad (que Dieu les maudisse).»

    En tout cas, il est bien d’évoquer, à la fin de la journée, la situ- ation des femmes de l’imam al-Hussein(p), de ses filles et de ses en- fants, quand ils furent emmenés captifs de Karbalâ’, tristes, en pleurs, subissant des malheurs qui ne viendraient à l’esprit de per- sonne et que la plume ne peut décrire.

    -Visiter [l’Imam al-Hussein(p)] de cette ziyârat.

    As-salâmu‘alayka yâ wâritha Âdama sifwati-llâhi.
    Que la Paix soit sur Toi, ô héritier d’Adam, l’Elu de Dieu !

    As-salâmu‘alayka yâ wâritha Nûhinn nabiyyi-llâhi.
    Que la Paix soit sur Toi, ô héritier de Nouh (Noé), le Prophète de Dieu !

    As-salâmu ‘alayka yâ wâritha Ibrâhîma khalîli-llâhi.
    Que la Paix soit sur Toi, ô héritierd’lbrahîm(Abraham), l’Ami intime de Dieu !

    As-salâmu‘alayka yâ wâritha Mûsâ kalîmi-llâhi.
    Que la Paix soit sur Toi, ô héritier de Moussa (Moïse), à qui Dieu a parlé !

    As-salâmu ‘alayka yâ wâritha ‘Isâ rûhi-llâhi.
    Que la Paix soit sur Toi, ô héritier de ‘Aïssa (Jésus), l’Es- prit de Dieu !

    As-salâmu ‘alayka yâ wâritha Muhammadinn habîbi-llâhi.
    Que la Paix soit sur Toi, ô héritier de Mohammed, le Bien-Aimé de Dieu !

    As-salâmu ‘alayka yâ wâritha ‘Aliyyinn amîri-l-mu’minîna waliyyi-llâhi.
    Que la Paix soit sur Toi, ô héritier de ‘Alî, le Prince des croyants,
    le walî de Dieu !

    As-salâmu ‘alayka yâ wâritha-l-Hasani, ash-shahîdi, sibti rasûli- llâhi.
    Que la Paix soit sur toi, ô héritier de Hassan, le martyr, le petit-fils du Messager de Dieu !

    As-salâmu ‘alayka yâ-bna rasûli-llâhi.
    Que la Paix soit sur toi, ô fils du Messager de Dieu !

    As-salâmu ‘alayka yâ-bna-l-bashîri, an-nadhîri wa-bna sayyidi-l- wasiyyîna.
    Que la Paix soit sur toi, ô fils de celui qui annonce la bonne nouvelle et met en garde et du Maître des Légataires !

    As-salâmu ‘alayka yâ-bna Fâtimata, sayyidati nisâ’i-l-âlamîna.
    Que la Paix soit sur toi, ô fils de Fâtimah, Dame des femmes des mondes !

    As-salâmu ‘alayka yâ Abâ ‘Abdi-llâhi.
    Que la Paix soit sur toi, ô Abâ Abdallah !

    As-salâmu ‘alayka yâ khiyarata-llâhi wa-bna kiyaratihi.
    Que la Paix soit sur toi, ô Excellence de Dieu et fils de Son Excellence !
    

    As-salâmu ‘alayka yâ thâra-llâhi wa-bna thârihi.
    Que la Paix soit sur toi, ô celui dont Dieu réclame la ven- geance et le fils de celui dont Dieu réclame la vengeance !

    As-salâmu ‘alayka ayyuhâ al-witru al-mawtûru.
    Que la Paix soit sur toi, ô Désir de vengeance, le contin- uel vengé !

    As-salâmu ‘alayka ayyuhâ al-imâmu, al-hâdî, az-zakiyyu, wa ‘alâ arwâhinn hallat bi-finâ’ika, wa aqâmat fî jiwârika, wa wafadat ma‘a zuwwârika.
    Que la Paix soit sur toi, ô l’Imam, le Guide, le Pur et sur les âmes qui demeurent en ton parvis, se sont établies dans ton voisinage, et viennent en délégation avec tes visiteurs !

    As-salâmu ‘alayka minnî, mâ baqîtu wa baqiya-l-laylu wa-n- nahâru.
    Que la Paix soit sur toi, de ma part, tant que je subsiste et que subsistent la nuit et le jour !

    Fa-laqad ‘azhumat bika ar-raziyyatu, wa jalla-l-musâbu fî-l- mu’minîna wa-l-muslimîna, wa fî ahli-s-samâwâti ajma‘îna wa fî sukkâni-l-aradîna.
    Le malheur [de ta perte] est immense et le désastre ter- rible et difficile [à supporter] pour les croyants, les musul- mans, et pour l’ensemble des habitants des cieux et pour les habitants des terres.
    Fa-inna li-llâhi wa innâ ilayhi râji‘ûna, wa salawâtu-llâhi wa barakâtuhu wa tahiyyâtuhu ‘alayka, wa ‘alâ abâ’ika at-tâhirîna, at- tayyibîna, al-muntajabîna, wa ‘alâ dharârîhimu, al-hudâti, al-
    mahdiyyîna.
    C’est que nous sommes à Dieu et nous retournons à Lui, que les prières de Dieu ainsi que Ses Bénédictions et Ses Saluts soient sur toi, sur tes pères purs, bons, élus, et sur leurs descendants, les guides, les bien-dirigés !

    As-salâmu‘alayka yâ mawlâya wa ‘alayhim wa ‘alâ rûhika, wa‘alâ arwâhihim wa ‘alâ turbatika wa ‘alâ turbatihim.
    Que la Paix soit sur toi, ô mon Maître et sur eux, sur ton âme, et sur leurs âmes, sur ton argile et sur leur argile !

    Allâhumma, laqqihim rahmatann, wa ridwânann wa rawhann wa rayhânann.
    Mon Dieu, accorde-leur une Miséricorde, une Satisfac- tion, un repos, un myrte.

    As-salâmu ‘alayka yâ mawlâya, y â abâ ‘abdillâhi, yâ bna khâtami- n-nabiyyîna, wa bna sayyidi-l-wasiyyîna, wa bna sayyidati nisâ’i al-‘âlamîna.
    Que la Paix soit sur toi, ô mon Maître, ô Abâ Abdallah, ô fils du sceau des Prophètes et fils du maître des Légataires, ô fils de la Dame des femmes des mondes !

    As-salâmu ‘alayka yâ shahîdu, yâ bna-sh-shahîdi, yâ akha-sh- shahîdi, yâ abâ-sh-shuhadâ’i.
    Que la Paix soit sur toi, ô martyr, ô fils de martyr, ô frère de martyr, ô père de martyrs !

    Allâhumma, ballighhu ‘annî fi hadhihi as-sâ‘ati, wa fi hadhâ-l- yawmi, wa fi hadhâ-l-waqti, wa fî kulli waqtinn, tahiyyatann kathîratann wa salâmann.
    Mon Dieu, transmets-lui de ma part, en cette heure, en ce jour, en ce moment et à tout moment, un salut multiple et
    une paix.
    Salâmu-llâhi ‘alayka wa rahmatahu-llâhi wa barakâtuhu, yâ bna sayyidi-l-âlamîna, wa ‘alâ-l-mustashhadîna ma’aka salâmann mut- tasilann mâ attasala-l-laylu wa-n-nahâru.
    Que la Paix de Dieu soit sur toi ainsi que la Miséricorde de Dieu et Sa Bénédiction, ô fils du Maître des mondes, et sur ceux qui sont tombés en martyre avec toi, d’une paix ininterrompue de la succession de la nuit et du jour.
    As-salâmu ‘alâ-l-Husayni bni ‘Aliyyinn ash-shahîdi.
    Que la Paix soit sur al-Hussein, fils de ‘Alî, le martyr !
    As-salâmu ‘alâ ‘Aliyyi bni-l-Husayni ash-shahîdi.
    Que la Paix soit sur ‘Alî fils d’al-Hussein, le martyr !
    As-salâmu ‘alâ-l-‘Abbâsi bni amîri-l-mu’minîna ash-shahîdi.
    Que la Paix soit sur ‘Abbas fils du Prince des croyants, le martyr !
    
    1106/2106 As-salâmu ‘alâ ash-shuhadâ’i min wuldi amîri-l-mu’minîna.
    Que la Paix soit sur les martyrs de la descendance du Prince des croyants !
    As-salâmu ‘alâ ash-shuhadâ’i min wuldi-l-Hasani.
    Que la Paix soit sur les martyrs de la descendance d’al- Hassan !
    As-salâmu ‘alâ ash-shuhadâ’i min wuldi-l-Husayni.
    Que la Paix soit sur les martyrs de la descendance d’al- Hussein !
    As-salâmu ‘alâ ash-shuhadâ’i min wuldi Ja‘farinn wa ‘Aqîlinn.
    Que la Paix soit sur les martyrs de la descendance de Ja’far et de ‘Aqîl !
    As-salâmu ‘alâ kulli mustashhadinn ma’ahum mina-l-mu’- minîna.
    Que la Paix soit sur ceux des croyants qui sont tombés en martyrs avec eux !
    Allâhumma, salli ‘alâ Muhammadinn wa âli Muhammadinn, wa ballighhum ‘annî tahiyyatann kathîratann wa salâmann.
    Mon Dieu, prie sur Mohammed et sur la famille de Mo- hammed et transmets-leur de ma part un salut multiple et une paix.
    
    As-salâmu ‘alayka yâ rasûla-llâhi, ahsana-llâhu laka al-‘azâ’a fi
    waladika al-Husayni.
    Que la Paix soit sur toi, ô Messager de Dieu, que Dieu te présente les meilleures condoléances pour ton fils al- Hussein !
    As-salâmu ‘alayki yâ Fâtimatu, ahsana-llâhu laki al-‘azâ’a fi waladiki al-Husayni.
    Que la Paix soit sur toi, ô Fâtimah, que Dieu te présente les meilleures condoléances pour ton fils al-Hussein !
    As-salâmu ‘alayka yâ amîra-l-mu’minîna, ahsana-llâhu laka al-‘azâ’afî waladika al-Husayni.
    Que la Paix soit sur toi, ô Prince des croyants, que Dieu te présente les meilleures condoléances pour ton fils al- Hussein !
    As-salâmu ‘alayka yâ abâ Muhammadinn al-Hasana, ahsana-llâhu laka al-‘azâ’a fi akhîka al-Husayni.
    Que la Paix soit sur toi, ô Abâ Mohammed, al-Hassan, que Dieu te présente les meilleures condoléances pour ton frère al-Hussein !
    Yâ mawlâya, yâ abâ‘abdi-llâhi, anâ dayfu-llâhi wa dayfuka, wa jâru-llâhi wa jâruka, wa li-kulli dayfinn wa jârinn qirann,
    Ô mon Maître, ô Abâ Abd-Allah, je suis l’invité de Dieu et ton invité, le voisin de Dieu et ton voisin, et pour tout invité et tout voisin, un bienfait,
    
    wa qirâya fî hadhâ-l-waqti, an tas’ala-llâha, subhânahu wa ta‘âlâ,
    an yarzuqanî fakaka raqabatî mina-n-nâri,
    et mon bienfait en ce moment est que tu demandes à Dieu, (qu’il soit Glorifié et Exalté), de m’accorder l’affranchissement (de mon cou) du Feu,
    innahu samî‘u-d-du‘â’i, qarîbunn, mujîbunn.
    car Il est Celui qui entend l’invocation, le Proche, Celui qui répond.

  29. Modibo dit :

    Conceptions chiites et sunnites et bienfaits d’Achoura

    Chez les sunnites, Dans le sunnisme, Achoura est une fête mineure qui n’en demeure pas moins la fête de la bienfaisance et de la générosité envers la famille, les parents, les orphelins, les déshérités. La Sunna est explicite en la matière :

    « Quiconque aura donné à manger à un croyant la nuit de ‘Ashura sera considéré comme ayant nourri toute la communauté du Prophète. »
    « Quiconque aura fait l’aumône le jour de ‘Ashura sera considéré comme n’ayant jamais renvoyé un nécessiteux. »
    « Quiconque aura caressé la tête d’un orphelin le jour de ‘Ashura, Allah l’élèvera en dignité autant qu’il y a de cheveux sur la tête de l’enfant. »

    Il est important de rappeler que ce geste a une haute portée symbolique et ne saurait se limiter à une gestuelle mécanique. En effet, par cet acte de solidarité, le fidèle doit se rappeler la condition de l’orphelin et faire preuve de compassion et de largesse à l’égard de toute personne dans le besoin.

    Il est également recommandé de se montrer généreux à l’endroit de sa famille :
    « Quiconque se montrera généreux à l’endroit de sa progéniture, Allah lui rendra la pareille toute l’année. »

    C’est ce qui est à l’origine du célèbre dîner partagé en abondance avec la famille et les parents à cette occasion. Que ce soit autour d’un copieux trid oranais (5) ou d’une délicieuse chakhchoukha (6) constantinoise, Achoura, au-delà de son aspect religieux, est une occasion privilégiée pour des retrouvailles familiales et demeure un moment festif propice au resserrement des liens et à un regain de solidarité.

    Par tradition, Achoura est aussi propice à l’acquittement de la zakât (7), cette aumône légale destinée à assister les plus démunis.
    Chez les chiites, à la signification initiale de la fête d’Achoura (‘Ashura) a été ajouté un sens tout à fait différent : la commémoration du martyre du troisième imam des chiites et de ses partisans par le califat omeyyade.
    Les chiites débutent le deuil dès le 1er du mois de Muharram et se poursuivent jusqu’au 20 du mois de Safar, correspondant au jour d’Arba’ïn (littéralement « quarante », en arabe). Toutefois, la période de deuil proprement dite dure jusqu’à la fin du mois de Safar, que clôt le martyre de l’imam ‘Ali Rezâ Imam (29 Safar).

    Durant ces deux mois de deuil, toute festivité profane est prohibée, particulièrement les noces. Chants, danses, soins corporels (maquillage, henné) sont aussi théoriquement interdits. Notons toutefois, que ces interdits revêtent un caractère encore plus prescriptif les 10 premiers jours de Muharram.

    En meme temps, Achoura est un temps béni qui place les fidèles en présence de l’imam et qui transporte le croyant au cœur même du drame de Karbala. Achoura permet de partager les souffrances de Hussein qui devient un proche, un ami.

    L’importance de cette fête peut s’illustrer à travers ce qu’en dit la Tradition musulmane elle-même :

    « Allah le Très-Haut a prescrit aux enfants d’Israël le jeûne d’un jour dans l’année : le jour de ‘As-hura (10e jour de Muharram). Jeûnez-le et montrez-vous généreux envers votre famille ; quiconque se montrera généreux à l’endroit de sa progéniture, Allah se montrera généreux à son endroit toute l’année.
    C’est en effet le jour où Allah a accordé le pardon à Adam, élevé Idris à une haute dignité, sauvé Noé (Nûh) en le sortant de sa pirogue, sauvé Abraham (Ibrâhîm) du Feu, révéla la Thora à Moïse (Mûssa), fait sortir Joseph (Yûssuf) de la prison, redonné à Jacob (Ya’qûb) la vue, sauvé Job (Ayyub), fait sortir Jonas (Yûnuss) des entrailles du poisson, fait traverser la mer aux enfants d’Israël, pardonné à David ses péchés, donné la royauté à Salomon (Suleymane), pardonné à Mu-hammad tous ses péchés passés et à venir.
    C’est également le premier jour de la Création ; la première fois où la pluie est tombée est un jour de ‘Ashura, de même la première fois où la miséricorde divine est descendue sur Terre.
    Quiconque y aura observé le jeûne, c’est comme s’il avait accompli un jeûne éternel et c’est le jeûne des Prophètes.
    Quiconque aura vivifié par ses dévotions la nuit de l’‘Ashura, c’est comme s’il avait adoré Allah l’équivalent des habitants des sept cieux.
    Quiconque y aura accompli une prière de quatre rak’ats en récitant à chaque rak’at une fois la sou-rate Al Fâtiha et 50 fois la sourate Al Ikhlâss, Allah lui pardonnera 50 années de péchés.
    Quiconque aura donné à boire le jour de ’Ashura, il sera considéré comme n’ayant jamais renvoyé un nécessiteux.
    Quiconque se sera lavé et purifié le jour de ‘Ashura ne tombera pas malade durant l’année sauf la maladie de la mort.
    Quiconque aura caressé la tête d’un orphelin ou aura accompli une bonne action à son endroit, c’est comme s’il avait accompli de bonnes actions à l’endroit de tous les orphelins du monde.
    Quiconque aura rendu visite à un malade, c’est comme s’il avait rendu visite à tous les malades du monde.
    C’est le jour où Allah a créé le Trône, la Tablette et le Qalam. C’est le jour où l’archange Gabriel a été créé, le jour de l’Ascension de Jésus (‘Îssâ) et ce sera le jour de la Fin du monde. » (Hadith rap-porté par Abu Horeira, Sahih al-Bukhari)

    Ainsi Achoura, en islam, constitue aussi un jour anniversaire des plus grands événements marquants dans la genèse – au sens de création de l’Univers – et dans l’histoire de l’humanité.

  30. Modibo dit :

    COMMENT SE CONCENTRER SUR LE PROPHETE

    En Islam, le Prophète Muhammad (ﷺ) est le Guide et le modèle exemplaire que les croyants s’emploient à connaître et à suivre dans tous les aspects de leur existence. Il est le centre et la norme de leur vie (ﷺ), et l’intermédiaire (wasîla) grâce à qui se réalise leur lien avec le Créateur : la première partie de la double proclamation de foi islamique (« il n’y a d’autre dieu [digne d’être adoré] que Dieu ») – commune aux monothéismes et à l’esprit des traditions orthodoxes – ne se vérifie qu’au moyen de la seconde («Muhammad est l’envoyé de Dieu »), comme le confirme le Très-Haut (ﷻ):

    قُلْ إِنْ كُنْتُمْ تُحِبُّونَ اللَّهَ فَاتَّبِعُونِي يُحْبِبْكُمُ اللَّهُ وَيَغْفِرْ لَكُمْ ذُنُوبَكُمْ

    «Dis : “Si vous aimez Allâh, suivez-moi. Allâh vous aimera et pardonnera vos péchés”».

    Le fait de cultiver et de mettre en valeur le lien avec l’Envoyé d’Allâh (ﷺ) constitue donc la clef de voûte de la relation du croyant avec Allâh (ﷻ), dont la douceur ne peut s’éprouver qu’en aimant «Allâh et Son Envoyé plus que toute autre chose».

    À propos de l’approfondissement de son propre lien avec le Prophète (ﷺ), le Shaykh Sayyid Muhammad Abû l-Hudâ al-Yaqoubî (Qu’Allâh le protège et le soutienne) a dit :

    Quatorze siècles écoulés depuis l’époque de l’Envoyé d’Allâh (ﷺ) devraient pousser notre cœur à éprouver le plus haut degré de nostalgie et de désir (shawq) à Son égard, au point d’en oublier toute autre chose, dès lors qu’il fut mentionné (ﷺ).

    Imaginez donc que vous vous trouvez devant Lui – et si cela vous est trop difficile, imaginez qu’il vous voit. Ceci rentre en effet dans la catégorie de l’ihsân, qui linguistiquement signifie « perfection », et que le Prophète (ﷺ) mentionne dans le célèbre hadîth de Jibrîl – transmis par Sayyidunâ ‘Umar ibn al-Khattâb, et repris dans les ouvrages de Bukhârî et Muslim – en relation avec le plus haut niveau du rapport avec Dieu, qui réside dans le fait que «tu adores Allâh comme si tu Le voyais, car si tu ne Le vois pas, il est certain qu’Il te voit» (أن تعبد الله كأنك تراه فإن لم تكن تراه فإنه يراك).

    C’est là le principe fondamental de notre relation à Allâh (ﷻ) et le noyau de notre Tradition (Dîn), qui dépasse la [seule] croyance en les six piliers de la foi (imân), qui sont fermement enracinés dans notre cœur, et au [simple] accomplissement des cinq piliers de l’adoration (islâm).

    Analogiquement, il y a dans notre relation avec l’Envoyé d’Allâh (ﷺ) divers degrés, dont le plus élevé est précisément l’ihsân – mener quelque chose jusqu’à la perfection et l’accomplir de la façon la plus concordante : tout comme il y a un ihsân dans notre rapport à Allâh (ﷻ), nous devons avoir un ihsân dans notre rapport avec l’Envoyé d’Allâh (ﷺ) 3.

    De même, Shaykh Osman Topbaš a relaté ce qu’a dit Khwâja ‘Ubaydullâh Ahrâr:

    L’injonction d’« être avec les sincères », contenue dans l’aya du noble Coran qui dit

    «Ô vous qui croyez, craignez Allâh et soyez avec les sincères !» désigne une communion stable dans le temps. Une telle union, mentionnée de façon aussi catégorique, présente deux aspects : l’un matériel, l’autre spirituel.

    Ainsi, si d’un point de vue physique « être avec » veut dire être présent dans l’assemblée des pieux avec un cœur tranquille, d’un point de vue spirituel cela consiste à garder vivants devant ses yeux les états spirituels [des pieux].

    C’est là également le sens du dicton populaire turc «Yemen ’daki yanimda, yanimdaki Yemen ’de»: « Qui est au Yémen est ici à côté de moi, et qui est à côté de moi pourrait aussi être au Yémen », ce qui signifie que l’éloignement matériel n’empêche pas que s’établisse un lien spirituel fécond s’il est cultivé de façon adéquate, lien en l’absence duquel les bénéfices de la proximité matérielle peuvent même facilement être rendus vains. 4

    Ce type de conscience des choses devrait être cultivé surtout dans le domaine des adorations, de façon à perfectionner et accomplir celles-ci avec la concentration nécessaire et la crainte révérencielle qui s’impose, ceci afin d’être ensuite étendu aux activités quotidiennes, du matin jusqu’au soir et du soir au matin. Voici par exemple ce que dit le Prophète (ﷺ) quand Il invite le croyant en prière à percevoir la Présence divine : « En vérité son Seigneur se trouve entre lui et la direction de l’orientation rituelle» (إِنَّ رَبَّهُ بَيْنَهُ وَبَيْنَ الْقِبْلَةِ)».

    On raconte qu’un Imâm d’entre les pieux Prédécesseurs (as-Salaf as-sâlih) comptait parmi ses étudiants un homme qui se dédiait particulièrement à la lecture du noble Coran, la parachevant souvent en un très bref laps de temps. Un jour, l’Imâm se tourna donc vers lui, en lui conseillant de lire ce soir-là le noble Coran –comme il en avait l’habitude– mais en imaginant que lui, l’Imâm, se tiendrait à côté de son pupitre ; le jour suivant, interrogé sur le nombre de pages qu’il avait lues, l’étudiant admit qu’il n’avait pas pu lire plus d’un juz’ – un trentième du Livre, quantité normale par un croyant ordinaire, mais plutôt dérisoire par rapport à son rythme habituel. L ’Imâm lui conseilla alors de répéter l’expérience, en imaginant cette fois que près de son pupitre se trouve l’Envoyé d’Allâh (ﷺ); le jour suivant, interrogé sur le nombre de pages qu’il avait lues, l’étudiant confessa qu’il n’avait même pas su terminer la Liminaire (Sûra al-Fâtihah) – d’une page seulement. L’Imâm lui conseilla donc de recommencer encore l’expérience, mais en imaginant maintenant se trouver devant Allâh (ﷻ): là, l’étudiant ne réussit pas même à terminer la lecture du premier verset.

    Le Shaykh Sayyid Muhammad Abû l-Hudâ al-Yaqoubî (Qu’Allâh le protège et le soutienne) a offert certaines indications pratiques utiles afin de cultiver cette conscience et d’approfondir le lien spirituel avec la figure de l’Envoyé d’Allâh (ﷺ) :

    Fermant les yeux, s’imaginer que le Prophète (ﷺ) se trouve devant soi. Afin de pouvoir en visualiser l’aspect, il faudrait en avoir étudié la description [rédigée en détail dans de nombreux ouvrages traditionnels] ; à défaut, on peut se remémorer certains éléments qui lui sont liés : par exemple, l’image de son noble tombeau, ou l’inscription de son nom et des quatre nobles lettres qui le constituent (محمد).

    Fermant les yeux, imaginer se trouver devant lui et pouvoir le voir (ﷺ), en adoptant l’attitude (adab) qui convient à la très haute élévation de son rang (maqâm): ceci doit s’opérer au niveau du cœur, puisque l’organe fondamental par lequel se réalise l’adab qui convient est le cœur. Lorsque le cœur est empli d’adab et de révérence, tous les membres corporels obéissent par voie de conséquence.

    Shaykh ‘Abd al-Karîm al-Jîlî (Qu’Allâh en sanctifie l’Esprit) a dit pareillement :

    Afin de renforcer le lien avec le Prophète (ﷺ), on devrait constamment évoquer et visualiser mentalement son aspect – tel que dépeint en détail dans les recueils traditionnels consacrés à sa description – et faire un effort afin d’adopter le comportement le plus approprié, en montrant révérence et soumission, comme s’il était là. […] Ceux qui ont vu le Prophète (ﷺ) en songe, peuvent aussi se référer à cette vision onirique, afin d’en visualiser l’aspect. […] Comme autre possibilité, ceux qui ont visité son noble tombeau et découvert son noble Jardin (ar-Rawda, espace compris dans la Mosquée du Prophète à Médine) et la sublime coupole qui le recouvre, peuvent visualiser ces éléments chaque fois qu’ils invoquent son souvenir ou appellent des bénédictions sur lui (ﷺ), et adopter ainsi la juste attitude, comme s’il se trouvait physiquement présent en ce lieu béni […].

    Le Shaykh continue, en invitant ensuite ceux qui ne seraient éventuellement pas en mesure de visualiser quelque chose qui se rapporte à l’Envoyé d’Allâh (ﷺ) à imaginer qu’Il soit malgré tout présent devant eux, de manière qu’ils puissent adopter l’attitude conforme et entendre les invocations de grâce en Sa faveur. Enfin il conclut par ces mots (Qu’Allâh en sanctifie l’Esprit) :

    Honteux ceux qui invoquent Son souvenir ou des bénédictions sur Lui (ﷺ) quand leur cœur est empli d’autre chose [c’est-à-dire distrait ou privé de la concentration requise], car leur invocation sera alors comme un corps sans âme : tout acte de dévotion accompli par un serviteur revêt une forme vivante, s’il est accompli avec présence de cœur ; mais s’il est accompli avec nonchalance ou distraction par quelque chose d’autre, alors cet acte revêt une forme morte et sans vie. 5

    La même indication fut enfin donnée par le Shaykh al-‘Arabî ad-Darqâwî (Qu’Allâh en sanctifie l’Esprit) en ce qui concerne la présence spirituelle dont il convient de se pénétrer chaque fois que sont invoquées les bénédictions divines sur le Prophète (ﷺ):

    L’amant sincère (al-muhibb as-sâdiq) devrait être spirituellement présent et conscient lorsqu’il invoque bénédiction divine (salât) et protection (salâm) sur le Prophète (ﷺ), aussi bien dans le domaine des oraisons rituelles obligatoires et surérogatoires qu’en chaque occasion bénie ou circonstance où il y procède. Nous voyons en effet de nombreuses personnes invoquer paix et bénédiction en faveur du Prophète sans cependant avoir pleinement conscience de lui présenter [de manière effective] un salut, au moment où ils l’invoquent –mais celui qui sait ce qu’il fait ne ressemble certes pas à celui qui ignore ce qu’il est en train de faire, car il y a entre eux une grande différence, comme le dit le Très-Haut : « Dis : “Ceux qui savent et ceux qui ne savent pas se ressemblent-ils ?”. En vérité ne réfléchissent que ceux qui sont doués d’intellect » (39:9).

    C’est donc en état de pureté qu’il faut prononcer les invocations sur le Prophète (ﷺ), la meilleure créature de son Seigneur : pureté du corps, des vêtements que l’on porte, du lieu où l’on se trouve, de son ventre vis-à-vis des interdits, de sa langue vis-à-vis du mensonge – et se présenter avec son cœur devant sa figure bénie. 6

    Cette conduite et cette conscience devraient par ailleurs pénétrer l’existence tout entière du croyant, appelée à être intégralement empreinte de l’observance et de la continuation de la Tradition prophétique (Sunnah), d’une façon telle que l’être tout entier participe de ses bénédictions, aussi bien lors des adorations que lors des activités quotidiennes :

    Il est incontestable que ceux qui s’attachent véritablement à la Sunnah [dans sa plénitude et en s’y référant pour toute question] invoquent les bénédictions sur le Prophète (ﷺ) de tout leur être, alors que ceux qui n’accordent pas d’importance à la Sunnah n’invoquent les bénédictions sur le Prophète (ﷺ) qu’avec la langue – et le petit nombre d’œuvres conformes à la Tradition valent bien plus qu’une quantité d’œuvres hérétiques [accomplies en contradiction avec elle, bien que nombreuses et apparemment bénéfiques]. 7

    Et que la Paix et la bénédiction divine soient sur le noble Envoyé d’Allâh, et sur Sa Famille et Ses Compagnons, et sur tous ceux qui les suivent dans la foi, jusqu’au Jour du Jugement.

    • Anaa 7777 dit :

      Assalam. La quête de vérité et d’absolu dans la spiritualité islamique, induit deux types d’ascension de l’Esprit, et du franchissement des différentes étapes jusqu’à la lumière suprême.
      Il importe de distinguer entre ceux qui comme le prophète Ibrahim (saw), sont parvenus au terme de l’ascension spirituelle, après en avoir parcouru toutes les étapes, et ceux qui comme le prophète Muhammad (saw), ont été « envahis dès le début par ce qui n’arrive aux autres qu’à la fin, et qui ont été assaillis d’un seul coup par la manifestation divine ».
      Dans cette quête, l’homme est un exilé, d’abord en raison de son existence séparée d’Allah (swt), il l’est, en second lieu, du fait de sa chute du paradis.
      Le pèlerin n’est pas capable de parvenir au point central de la Perfection par ses seuls efforts. Mais le prophète est lui-même toujours présent en ce centre, et, à ceux qui n’y sont pas, il a le pouvoir de jeter une ligne de sauvetage, qui est une chaîne (silsilah) traçant une lignée spirituelle remontant jusqu’ à lui. De la sorte, chaque ordre soufique descend du prophète, et l’initiation à une tarîqa signifie attachement à la chaîne particulière de celle-ci. Ce qui constitue une réintégration virtuelle à l’état primordial. Le lien à la chaîne spirituelle donne à l’initié, non seulement le moyen d’empêcher son propre reflux de se retirer dans la direction d’où il était venu, mais aussi, celui de progresser le long du chemin spirituel s’il est qualifié pour le « voyage ». L’attraction de la chaîne transcende les efforts du voyageur, lesquels sont pourtant nécessaires pour la rendre opérante.
      Une tradition sainte déclare : « Si mon Esclave s’approche de Moi d’un empan, Je m’approche de lui d’une coudée, et s’il s’approche de Moi d’une coudée, je m’approche de lui d’une toise ; et s’il vient vers Moi lentement, Je viens vers lui rapidement. »
      Wa salam

  31. Anaa 7777 dit :

    LE CALIFAT BIEN-GUIDE

    Le rôle clé joué par les quatre Califes Bien-Guidés (ra) dans le cheminement de l’Islam, est bien connu. L’analyse des PMs des noms de ces illustres hommes, conforte si de besoin, leurs liens avec le prophète Muhammad (saw) et Allah (swt).

    1) ABOU BAKR : PM 231, 6 lettres (L)
    2) OMAR : PM 310, 3 L
    3) OSMAN : PM 661, 5 L
    4) ALI : PM 110, 3 L
    Total : 1312, 17 lettres, 4 mots. Pour aller à l’essentiel :
    • 1x3x1x2 = 6. 6+17 L = 23 ; 23×4 M = 92, PM de Muhammad (saw).
    • 1²+3²+1²+2² = 15. 15×17 L = 255; 255+4 M = 259, PM de la dilatation du nom Allah (swt).
    On notera que 1312 est le PM or de AL GAFFAROU (Le Pardonnant), c’est également le PM de « Iyyaka…Nastaïn » + « Koun Fayakoun » (1076+236), ou encore « ALLAHOU AKBAR (289) + BASMALLA (787) + KOUN FAYAKOUN (236)… »
    La clé qui ouvre la porte des 4 califes est Lâ Ilâha Illa-Lah : PM 166, 13 lettres. En effet, 1312 (PM total) + 166 = 1478. Et, 14+78 = 92, PM de Muhammad (saw).
    Quand on dilate leurs noms, on obtient 2003, et lorsqu’on dilate Lâ Ilâha Illa-Lah, on obtient 1033. Or, 2003+1033 = 3036. Et, 30+36 = 66, PM d’Allah (swt).
    Louange à Allah, Seigneur de l’univers. Wa salam…

  32. Modibo dit :

    Rumi, un poète persan
    « Laissez-vous silencieusement attirer par l’étrange attraction de ce que vous aimez vraiment. Elle ne pourra pas vous égarer . »-
    Rumi nous a laissé tant de sagesse et de perspicacité grâce à sa belle poésie, mais puissante qui s’applique tout autant aujourd’hui comme elle l’a fait dans le 13ème siècle. Un poète persan, spécialiste de l’islam, théologien et maître spirituel, Rumi est un des poètes le plus vendu aux États-Unis et nous a donné une perspective unique sur l’univers et la vie dont nous pouvons tous en retirer quelque chose .
    1. Ne pas éviter les expériences difficiles ; elles sont d’excellents professeurs.
    « La blessure est l’endroit où la lumière entre en vous. »
    « Ces douleurs que vous ressentez sont des messagers. Écoute-les. »
    « Vous devez garder votre cœur brisé jusqu’à ce qu’il s’ouvre. »
    « La lune reste lumineuse quand elle ne permet pas d’éviter la nuit. »
    « Ce qui vous blesse, vous bénit. L’obscurité est votre bougie. »
    « Ne vous détournez pas. Gardez votre regard sur la place obscure. Voilà où la lumière entre en vous. »
    2. Ne pas laisser les choses en dehors de vous-même contrôler vos émotions.
    « Si vous êtes irrité par toutes les frictions, comment allez-vous être poli ? »
    « Ne vous affligez pas. Tout ce que vous perdez revient sous une autre forme »
    3. Laisser derrière vous un héritage.
    « Oubliez la sécurité. Vivez où vous craignez de vivre. Détruisez votre réputation. Soyez notoire. »
    4. N’agissez pas de façon si étriquée quand vous avez l’univers entier à l’intérieur de vous.
    « Arrêtez-vous d’agir de façon si limitée. Vous êtes l’univers en mouvement. Devenez le ciel. Frappez à la hache le mur de la prison. Echappez-vous. »
    5. Concentrez-vous sur le changement de vous-même, et le monde entier apparaîtra différemment.
    « Hier j’étais ingénieux, de sorte que je voulais changer le monde. Aujourd’hui je suis sage, de sorte que je me change. »
    6. Suivez toujours votre cœur; il vous guidera où vous devez aller.
    « Laissez-vous silencieusement attire par ce que vous aimez vraiment. Quand vous faites des choses depuis votre être, vous sentez une rivière couler en vous. »
    7. Vous avez un but ici loin au-delà de ce que à vous on a dit.
    « Là est une bougie dans votre cœur disposée à être enflammé. Il y a un vide dans votre âme disposé à être rempli. Vous le sentez, n’est-ce pas? »
    8. L’amour est tout.
    « Seulement avec coeur vous pouvez toucher le ciel. »
    « C’est l’amour: Voler vers un ciel secret pour faire tomber cent voiles à tout instant. »
    « Premièrement quitter la vie. Finalement, atteindre le but sans marcher. »
    9. Levez-vous pour répondre à votre potentiel.
    « Vous êtes nés avec le potentiel. Vous êtes nés avec la bonté et la confiance. Vous êtes nés avec les idéaux et les rêves. Vous êtes nés avec la grandeur. Vous êtes nés avec les ailes. Vous n’êtes pas faits pour ramper, ne faites pas ainsi, vous avez des ailes. Apprenez à les utiliser et à voler. »
    « Vous êtes nés avec des ailes, pourquoi préférez ramper dans la vie ? »
    « Soyez comme le soleil pour la grâce et l’indulgence. Soyez comme la nuit pour couvrir les erreurs des autres. Soyez comme le courant de l’eau pour la générosité.
    Soyez comme la mort pour la rage et la colère. Soyez comme la Terre pour la modestie. Paraissez comme vous êtes. Soyez comme vous apparaissez. »
    10. Trouvez les personnes qui illumineront votre chemin.
    « Ignorez ceux qui vous rendent effrayés et tristes qui vous entrainent vers la maladie et la mort. »
    « Mettez votre vie en feu. Cherchez ceux qui attiseront les flammes »
    11. Ne prenez pas vos pensées au sérieux; Elles ne vous possèdent pas.
    « Soyez sans inquiétude. Pensez à qui créée la pensée ? Pourquoi restez-vous en prison quand la porte est si large ouverte ? »
    « Mettez vos pensées en sommeil, ne les laisser pas jeter une ombre par-dessus la lune de votre cœur. »
    « Pensez ainsi : Cette vie humaine est comme une auberge, chaque matin voit un nouvel arrivage. Une joie, une dépression, une mesquinerie, viennent comme un visiteur inattendu à la conscience, accueillez et considérez les tous. »
    « Traitez chaque invité honorablement. La pensée sombre, la honte, la méchanceté, accueillez-les à la porte en riant et invitez-les à entrer. Soyez reconnaissant pour qui que ce soit qui vient, parce que chacun a été envoyé comme un guide de l’au-delà. »
    12. Asseyez-vous un moment dans le silence ; tout sera plus de logique.
    « Dans le Silence là est l’éloquence. Arrêtez-vous de tisser et voyez comment le motif s’améliore. »
    « Le Silence est la langue de Dieu, tout le reste n’est que pauvre traduction. »
    13. Nous sommes des visiteurs de cette planète, parce que nous venons d’ailleurs.
    « Toute La Journée je pense à lui, alors à la nuit je le dis. D’où suis-je venu et que suis-je supposé faire? Je n’ai aucune idée. Mon âme est d’ailleurs, je suis sûr de cela et j’ai l’intention de m’achever ici. »
    « Nous venons du néant, répandant des étoiles comme de la poussière »
    14 . Ouvrez-vous les yeux à ce que vous avez en vous.
    « Tout dans l’univers est en vous. Demandez tout à vous-même. »
    « J’ai vécu dans la démence en voulant connaître les raisons, frappant à la porte, elle s’est ouverte, je frappais de l’intérieur »
    « Vous allez de maison en maison, recherchant le collier du diamant qui est déjà autour de votre cou! »
    « Pourquoi êtes-vous si enchantés par ce monde, quand une mine d’or se trouve en vous? »
    « Il y a une fontaine à l’intérieur de vous, ne cherchez pas l’extérieur avec un seau vide ! »
    15. Ne cherchez rien hors de vous-même; les réponses sont contenues dans votre cœur.
    « Votre tâche ne doit pas être de chercher l’amour mais simplement de chercher toutes les barrières que vous avez construites en vous contre lui. »
    « Ce qui est faux dérange le cœur mais ce qui est vrai apporte une tranquillité joyeuse »
    « Ce Que vous cherchez vous cherche. »
    « Savez-vous ce qui vous êtes? Vous êtes un manuscrit écrit en lettres divines. Vous êtes un miroir reflétant une face noble. »
    « Cet univers n’est pas à l’extérieur de vous. Regardez à l’intérieur de vous-même; tout ce que vous voulez, vous l’êtes déjà ! »

  33. Modibo dit :

    TRESGRANDMAITRE GARIB, votre aide est requise quant à la phonetique :

    صلاة المُحْتاج

    La prière de « celui-qui-est-dans-le-besoin » (al-muhtâj)

    *

    اللَّهُمَّ صَلِّ على سَيِّدِنا مُحَمَّد

    « Allahumma prie sur notre seigneur Mohammed

    صَلاةَ العَبْدِ الحَائرِ المُحْتَاجِ

    la prière du serviteur perplexe, dans le besoin,

    الذي ضَجَّ مِن كُلِّ ضيق و حَرَج

    qui est épuisé1 par toutes ses angoisses, ses difficultés,

    وَالْتَجَأَ إلى باب الكريم

    qui a cherché asile à la Porte du Généreux2

    فَفُتِحَتْ لَهُ أبْواب الفَرَج

    et pour lequel les portes du soulagement se sont alors ouvertes,

    و على آله و صحبه و سلّم

    ainsi que sur sa Famille, ses Compagnons et salue-les ».

  34. AgBabaLao12Coulibaly6 dit :

    ……
    ..2..4.27.
    ..5.9..20.
    ..7.12.24..29
    ..22..26.28..
    …….
    en effet, le 29 et le 69 ont en commun
    le principe de la finalité de l’action du plan astral sur le plan physique — les déclins des étoiles sont globalement marqués par le 29 et 69
    Mais
    A des différences près !
    pour le cas du nombre 29
    le déclin des étoiles est automatique (Lié au Lois de la nature par la physique)

    mais pour celui du 69
    ce déclin est lié A une
    Action ou Volonté Divine [AWD]
    de provoquer ce déclin sans forcement tenir compte des Lois de la nature !
    sourate 41 verset 12
    « [Dieu] décréta d’en faire 7 cieux en 2 jours et révéla à chaque ciel sa fonction. Et Nous avons décoré le ciel le plus proche de lampes [étoiles] et l’avons protégé. Tel est l’Ordre établi par le Puissant, l’Omniscient. »
    sourate 50 verset 38
    « En effet, Nous avons créé les cieux et la terre et ce qui existe entre eux en 6 jours, sans éprouver la moindre lassitude. »

    donc 6 est lié au principe de création et production de formes et de ressemblances
    et 9 étant le principe de la Finalité des choses
    Ainsi
    69 est le principe de la Finalité des cycles de création — par le déclin des étoiles (qui sont sources de vie pour le plan physique)

    et d’où la Sourate 69 verset 1 qui parle de
    « L’inévitable [Heure de la fin de cycle qui montre la vérité]. »

    et si on revient au verset 41 de la sourate 29
    on trouve que le Coran contient toute l’histoire de l’humanité !
    on découvre dans ce verset 41 une grande prophétie (prédiction)
    concernant les générations futures
    (qui viendront certainement plusieurs siècles après nous)
    et qui auront moyens de quitter la terre pour Aller s’installer sur d’autres constellations ou planètes
    en croyant par cette action échapper A la mort ou au vieillissement du corps.
    ces futures générations dépenseront d’énorme énergie et efforts pour mener une vie extra-terrestre et
    penseront qu’en s’installant sur d’autres planètes qu’ils changeront le destin de l’homme.
    or cette idée est totalement une illusion profonde et une manque de Foi manifeste!
    et
    ces futures générations y arriveront malheureusement A leurs Fins et croiront que seule les Lois de la physique peut mettre fin A la vie des étoiles, elles ne croiront pas A l’idée que Dieu dans son omnipotence pourrait contrer les Lois de la physique et c’est ce qu’on leur Annonce dans
    le verset 41 la Sourate 29 par ces termes
    s29v41
    « Ceux qui ont pris des tutelles [awliya] en dehors d’Allah ressemblent à l’araignée qui s’est donnée [une toile comme] maison. Or en vérité la maison la plus fragile est celle de l’araignée. Si seulement ils savaient » !

    AVEC DES CALCULS ASTRONOMiQUES TRÈS PRÉCiSES

    CHAQUE 29 JOURS ET QUELQUES HEURES
    LA LUNE NE REÇOiT aucune LUMIÈRE DU SOLEiL

    CHAQUE 29 JOURS ET PENDANT QUELQUES HEURES
    LA LUNE EST TOTALEMENT privée DE LA LUMiÈRE SOLAiRE

    puis LE CYCLE LUNAIRE REPREND QUELQUES HEURES APRES CETTE PRiVATION TOTALE DE LA LUMiÈRE SOLAiRE.

    LES SAVANTS ASTRONOMES DE LA NASA OU AUTRES SCIENTIFIQUES ONT L’ACCORD DE CONTREDIRE SI C’EST ERRONÉ
    et
    JE RAJOUTE que CETTE PRiVATiON DE LA LUMiÈRE SOLAiRE SUR LA LUNE (LUNE totalement NOiRE) ne se fasse jamais au
    30e Jour
    ni au 28e Jour
    mais TOUJOURS au 29e Jour
    et quelques heures PRÉCiSÉMENT

    TOUTE ACTiON OU RECETTE EFFECTUÉE PENDANT CES QUELQUES HEURES DE PRiVATiON DE LA LUMiÈRE SOLAiRE SUR LA LUNE aura peu d’impact SUR LE PLAN PHYSiQUE ou MATÉRiEL
    car
    LA LUNE JOUE un rôle déterminant SUR TOUT CE QUI SE RÉALiSE SUR LE PLAN PHYSiQUE (la terre)
    raison pour laquelle
    tout occultiste conscient accorde de l’importance Au cycle Lunaire !

  35. AgBabaLao12!29 dit :

    ……
    ..2..4.27.
    ..5.9..20.
    ..7.12.24..29
    ..22..26.28..
    …….
    SOURATE 29 VERSET 69
    « Et quant à ceux qui luttent pour Notre cause, Nous les guiderons certes sur Nos sentiers, Allah est en vérité avec les bienfaisants. »
    ………
    salam alkm
    taimaini walanda niyé ……..
    ………….
    A PROPOS DE HOUWA

    qui, selon vous,
    de ces 2 est plus sereine que l’autre ?

    celle qui garde son trésor sur le toit de maison en plein Air ?
    ou celle qui a son trésor dans son grenier sous terre ?

    en vérité
    la seconde est mieux en sécurité et plus sereine !

    et si HOUWA donnait 11
    et si 11 A son tour donnait 66 par dénouement
    1+2+3+4+5+6+7+8+9+10+11 => 66
    et 66 A son tour revient A 12 par
    => 6 + 6 => 12 !!
    Ainsi la clef du grenier revient toujours au 12 !
    s12v55
    « Et [Yousoufa] répondit :
    “Place moi A la Tête des dépôts des territoires : je suis bon gardien et très savant »

    en vérité !
    LA iLLAHA iLLA’ALLAHOU
    لا إله إلا الله
    donne => 12 Lettres
    ل ا إ ل ه إ ل ا ا ل ل ه
    et fait 8 vocables par =>
    LA – i – LLA – HA – i – LLA’A – LLA – HOU
    et
    MOHAMMAD RASOULOULLAHi
    محمد رسول الله
    donne aussi => 12 Lettres
    م ح م د ر س و ل ا ل ل ه
    et fait 9 vocables par =>
    MO – HA – MMA – D – RA – SOU – LOU – LLA – Hi
    et
    9 + 8 => 17 !
    et
    qu’est ce qui est donc plus important que la Shahada (Attestation de Foi) ?
    qui englobe tout !
    et il est principalement basé sur le nombre 12 comme on vient de le voir
    avec un total de 17 vocables
    ce qui donne =>
    12 + 17 => 29

    A PROPOS DE LA SOURATE 29 — TAAWiL
    d’abord faisons-nous une idée sur le nombre 29 mashaAllahou
    A savoir
    qu’il est le principe marquant la finalité de l’action du plan astral sur le plan physique — le declin d’une étoile est symbolisée par le nombre 29

    en initiation mystique l’Araignée symbolise la grande formation des constellations d’étoiles
    (au moment où j’écris cet important text, je vois tout Au long du mur-supérieur du Toît des Toiles d’araignée par ci par Là et dont une dessinant PARFAiTEMENT les éToiles de la constellation d’Orion

    et je vous le dis en vérité

    la sourate 29 est intitulé « AL’ANKABOUT—L’Araignée »!)
    et notre étoile qu’on appel le Soleil fait 12 Mois de cycle
    donc la Terre met 12 mois A tourner autour du Soleil.

    et si on rajoute 12 au 29 on trouve => 41
    et c’est précisément au seul verset 41 de la sourate 29 que le mot Araignée fut cité en tout dans le saint-Coran.
    s29v41
    « Ceux qui ont pris des tutelles [awliya] en dehors d’Allah ressemblent à l’araignée qui s’est donnée [une toile comme] maison. Or en vérité la maison la plus fragile est celle de l’araignée. Si seulement ils savaient »

    mais si donc on prend seulement la 1ère Lettre du verset 41, on trouve Mîm par
    « Mishlou مثل »
    et si donc on rajoute ce Mîm(40) A 29 (No de la sourate) on trouve =>
    40 + 29 => 69 !
    et justement cette sourate 29 comporte en tout 69 versets
    or 69 marque la fin de cycle de création et de régénération

    Sourate 69 AL’HAQQAH (QUI MONTRE LA VÉRiTÉ)
    v1
    « L’inévitable [Heure de la fin de cycle qui montre la vérité]. »

    et cette fin de cycle du 69 est également marquée par le déclin des étoiles (de leurs lumières qui est source de vie pour le monde physique)

    par Là !
    le moins perspicace parmi nous dira que les nombres 29 et 69 comportent les mêmes principes, ce qui n’est pas totalement faux,
    comme on vient de le voir,
    en effet, le 29 et le 69 ont en commun
    le principe de la finalité de l’action du plan astral sur le plan physique — les déclins des étoiles sont globalement marqués par le 29 et 69
    Mais
    A des différences près !
    pour le cas du nombre 29
    le déclin des étoiles est automatique (Les Lois de la nature par la physique)

    mais pour celui du 69
    ce déclin est lié A une
    Action ou Volonté Divine [AWD]
    de provoquer ce déclin sans forcement tenir compte des Lois de la nature !
    d’où sourate Sourate 69 AL’HAQQAH (QUI MONTRE LA VERiTE)
    le verset 1 parle de
    « L’inévitable [Heure de la fin de cycle qui montre la vérité]. »

    Mais si nous revenons encore au verset 41 de la sourate 29
    on trouve que le Coran contient toute l’histoire de l’humanité !
    on découvre dans ce verset 41 une grande prophétie (prédiction)
    concernant les générations futures
    (qui viendront certainement plusieurs siècles après nous)
    et qui auront moyens de quitter la terre pour Aller s’installer sur d’autres constellations ou planètes
    en croyant par cette action échapper A la mort ou au vieillissement du corps.
    ces futures générations dépenseront d’énorme énergie et efforts pour mener une vie extra-terrestre et
    penseront qu’en s’installant sur d’autres planètes qu’ils changeront le destin de l’homme.
    or cette idée est totalement une illusion profonde et une manque de Foi manifeste!
    d’où le verset 41 la Sourate 29 qui les [Annonce]
    s29v41
    « Ceux qui ont pris des tutelles [awliya] en dehors d’Allah ressemblent à l’araignée qui s’est donnée [une toile comme] maison. Or en vérité la maison la plus fragile est celle de l’araignée. Si seulement il d’étoiles !
    ………..
    wa ALouka saLama

    SOURATE 29 VERSET 69
    « Et quant à ceux qui luttent pour Notre cause, Nous les guiderons certes sur Nos sentiers, Allah est en vérité avec les bienfaisants. »

  36. Modibo dit :

    Ubayy b. Ka’b rapporte ces propos (que lui adressa) l’Envoyé de Dieu -sur Lui la Grâce et la Paix- : « Abu al-Mundhir, sais-tu quel est le verset du Coran que tu as retenu et qui est le plus sublime ? » Je lui répondis : « Dieu , il n’y a point de divinité en dehors de Lui le Vivant, Celui qui subsiste par Soi-même ». (Cor.2,255) 11 me frappa alors la poitrine et me dit : « Que la science te comble Abu al-Mundhir ». (M.)

    Abu Hurayra rapporte : « L’Envoyé de Dieu -sur Lui la Grâce et la Paix- me chargea de garder la zakât de Ramadan. Survint un passant qui se mit à puiser de la nourriture. Je l’attrapai et lui dis : « Je vais t’amener devant l’Envoyé de Dieu ».
    Il me dit : « Je suis nécessiteux, j’ai une famille nombreuse et j’ai grand besoin (de tout ceci) ».Je le laissai partir. Au matin, l’Envoyé de Dieu me demanda : « O Abu Hurayra, qu’a donc fait ton prisonnier hier ? »Je répondis : « Envoyé de Dieu, il s’est plaint d’être dans le besoin et d’avoir une famille nombreuse. Je l’ai pris en pitié et l’ai laissé partir ».« C’est un menteur, me dit le Prophète, et il reviendra ».
    J’eus donc la certitude qu’il reviendrait conformément à la parole de l’Envoyé de Dieu. Je le guettai donc. Il revint puiser dans la nourriture. Je lui dis : « Cette fois je vais t’amener devant l’Envoyé de Dieu ».
    « Laisse-moi, me dit-il, je suis un indigent qui possède une grande famille et je ne reviendrai pas.
    A nouveau je le pris en pitié et le laissai partir. Au matin l’Envoyé de Dieu me demanda
    « Abu Hurayra, qu’a fait ton prisonnier hier ? »
    « Il s’est plaint de son indigence et m’a affirmé posséder une grande famille ; je l’ai pris en pitié et l’ai laissé partir ».« C’est un menteur, me dit à nouveau le Prophète mais il reviendra ».
    Je le guettai donc et pour la troisième fois il revint puiser dans la nourriture. Je l’attrapai à nouveau et lui dis : « Je vais t’amener devant le Prophète et cette fois-ci, c’est bien la dernière. Tu affirmes que tu ne reviendras pas et malgré cela tu reviens ! »« Lache-moi, me dit-il, je vais t’enseigner quelques paroles grâce auxquelles Dieu se montrera secourable à ton égard ». « Quelles sont-elles ? » demandai-je. Une fois couché, récite le verset du Trône car tu ne cesseras de recevoir une protection de la part de Dieu et le Diable ne pourra t’approcher jusqu’au matin ».Je le laissai encore partir. Au matin l’Envoyé de Dieu me demanda :« Qu’a fait ton prisonnier hier ? »Je répondis : « Il a prétendu, ô Envoyé de Dieu m’enseigner des paroles dont Dieu me fera profiter, et je l’ai laissé partir ». « Quelles sont-elles ? » demanda-t-il.« Une fois couché, m’a-t-il dit, récite le verset du Trône du début à la fin, « Dieu, il n’y point de divinité en dehors de Lui, le Vivant, Celui qui subsiste par Soi-même. (Cor.2,255). Tu ne cesseras de recevoir une protection de la part de Dieu et le Diable ne t’approchera pas jusqu’au matin ».
    Le Prophète dit alors : « Il a dit vrai bien qu’il soit un fieffé menteur ! Sais-tu à qui tu t’es adressé par trois fois Abu Hurayra ? »« Non » répondis-je.« C’était le Diable ! » (Bukharî.)

  37. Modibo dit :

    Comme le dit le saint Coran,

    SOURATE 59 سورة الحشر AL HASHR « le grand rassemblement » Verset 14

    تَحْسَبُهُمْ جَمِيعاً وَقُلُوبُهُمْ شَتَّى ذَلِكَ بِأَنَّهُمْ قَوْمٌ لَّا يَعْقِلُونَ

    On les croirait unis alors que leurs cœurs sont divisés. Et il en est ainsi, parce que ce sont des gens incapables de raisonner.

    tahsabuhum jameeAAan waquloobuhum shatta thalika bi-annahum qawmun la yaAAqiloona

    . À première vue, cela peut paraître incompréhensible. Certains gens admetent en effet, que toute personne dotée de sagesse ne subit aucun changement et que celle-ci reste constante et identique quel que soit le temps ou les circonstances. Il existe, néanmoins, quelque confusion à ce sujet dû aux différentes compréhensions des concepts d’intelligence et de sagesse.

    Contrairement à l’opinion commune, l’intelligence et la sagesse sont tout à fait différentes. Tout le monde peut être intelligent alors que la sagesse est un des attributs de ceux qui ont la foi.

    La sagesse désigne la vertu d’un être. Elle caractérise celui qui est en accord avec lui-même et avec les autres, avec son corps et ses passions (vertus de tempérance, de modération et de justice), qui a cultivé ses facultés mentales, tout en accordant ses actes à ses paroles.

    Dans son acception populaire, la sagesse est attribuée à celui ou celle qui prend des décisions raisonnables, au prix de ses propres intérêts parfois.

    CORAN SOURATE 22 سورة الحج AL HAJ « le pèlerinage » verset 46

    .أَفَلَمْ يَسِيرُوا فِي الْأَرْضِ فَتَكُونَ لَهُمْ قُلُوبٌ يَعْقِلُونَ بِهَا أَوْ آذَانٌ يَسْمَعُونَ بِهَا فَإِنَّهَا لَا تَعْمَى الْأَبْصَارُ وَلَكِن تَعْمَى الْقُلُوبُ الَّتِي فِي الصُّدُورِ

    Que ne parcourent-ils la Terre pour acquérir des cœurs aptes à comprendre et des oreilles aptes à entendre? En vérité, ce ne sont pas les yeux qui se trouvent atteints de cécité, mais ce sont les cœurs qui battent dans les poitrines qui s’aveuglent.
    Afalam yaseeroo fee al-ardi fatakoona lahum quloobun yaAAqiloona biha aw athanun yasmaAAoona biha fa-innaha la taAAma al-absaru walakin taAAma alquloobu allatee fee alssudoori

    CORAN SOURATE 7 سورة الأعراف AL A’RAF verset 179

    .وَلَقَدْ ذَرَأْنَا لِجَهَنَّمَ كَثِيراً مِّنَ الْجِنِّ وَالإِنسِ لَهُمْ قُلُوبٌ لاَّ يَفْقَهُونَ بِهَا وَلَهُمْ أَعْيُنٌ لاَّ يُبْصِرُونَ بِهَا وَلَهُمْ آذَانٌ لاَّ يَسْمَعُونَ بِهَا أُوْلَـئِكَ كَالأَنْعَامِ بَلْ هُمْ أَضَلُّ أُوْلَـئِكَ هُمُ الْغَافِلُونَ

    Nous avons destiné à l’Enfer un grand nombre de djinns et d’hommes qui ont des cœurs pour ne pas comprendre, des yeux pour ne pas voir et des oreilles pour ne pas entendre. Comparés à des bestiaux, ils sont plus égarés encore. Tels sont ceux qui vivent dans l’insouciance !
    Walaqad thara/na lijahannama katheeran mina aljinni waal-insi lahum quloobun la yafqahoona biha walahum aAAyunun la yubsiroona biha walahum athanun la yasmaAAoona biha ola-ika kaal-anAAami bal hum adallu ola-ika humu alghafiloona

    Dans le Coran, on voit que seuls les gens qui « possèdent un cœur » prêtent attention et possèdent la foi.

    CORAN SOURATE 50 سورة ق QAF verset 37

    .إِنَّ فِي ذَلِكَ لَذِكْرَى لِمَن كَانَ لَهُ قَلْبٌ أَوْ أَلْقَى السَّمْعَ وَهُوَ شَهِيدٌ

    . Il y a là, en vérité, un rappel pour quiconque sait raisonner, entendre la leçon et la retenir.
    . Inna fee thalika lathikra liman kana lahu qalbun aw alqa alssamAAa wahuwa shaheedun

    Le dernier des prophètes Muhammad ṣallā-llāhu ʿalayhi wa sallam صلى الله عليه و سلم ou ﷺ : « que la paix et la prière (bénédiction) d’Allah soient sur lui à dit :

    « Accrochez-vous à ma tradition » [ Rapporté par At-Tirmidhî, Abû Dâwud ]

    « Je vous ai laissé sur une voie éclatante de lumière, sa nuit ressemble à son jour;
    ne s’en écarte, après moi, que celui qui doit périr » [ Rapporté par Ibn Mâja ]

    De cette manière, la sagesse dont parle le Coran est directement reliée au cœur et à l’âme.

    d’Abu Bakr, premier Calife de l’islam. Pour se faire une idée de la sagesse de ce dernier, voici, extraite du livre « Revivification des sciences religieuses » de l’imâm Ghazâlî, l’une des plus hautes autorités de l’islam et du soufisme, une invocation rapportée à Abu Bakr, dont on appréciera la profondeur et la beauté :

    Allahumma,(اللَّهُمَّ) notre Seigneur, je te demande par Muhammad ton Prophète, et par Abraham ton ami intime, et par Moïse ton confident, et par Jésus, ta Parole et ton Esprit ; et par la Torah de Moïse, et l’Evangile de Jésus, et les Psaumes de David, et le Discernement [autre nom du Coran] de Muhammad – la Prière et le salut d’Allah soit sur lui ainsi que sur eux tous – et par toute Révélation que Tu as révélée, tout Décret que Tu as décrété, tout demandeur à qui Tu as accordé, tout riche que Tu as appauvri, tout pauvre que Tu as enrichi et tout égaré que Tu as guidé ; et je te demande par ton Nom que Tu as fait descendre sur Moïse – sur lui la Prière et le salut d’Allah – et je te demande par ton Nom au moyen duquel Tu as réparti la subsistance des serviteurs ; et je te demande par ton Nom que Tu as disposé sur la terre, de sorte qu’elle est devenue fixe ; et je te demande par ton Nom que Tu as disposé sur le ciel, de sorte qu’il s’est élevé ; et je te demande par ton Nom que Tu as disposé sur les montagnes, de sorte qu’elles se sont affermies ; et je te demande par ton Nom au moyen duquel a été élevé ton Trône ; et je te demande par ton Nom très pur, immaculé, unique, impénétrable, sans pareil, qui, dans ton livre, est descendu d’auprès de Toi, de ta Lumière éclatante ; et je te demande par ton Nom que Tu as disposé sur le jour, de sorte qu’il s’est illuminé, et sur la nuit, de sorte qu’elle s’est assombrie ; et par ta Grandeur et ta Magnificence, et par la Lumière de ta Face généreuse ; que Tu m’octroies la subsistance du Coran et de sa connaissance, que Tu le mêles à ma chair, à mon sang, à mon ouïe et à ma vue, et qu’à travers lui, tu uses de mon corps par ta Puissance et ta force, car il n’y a de Puissance ni de Force qu’en Toi, ô Toi le plus Miséricordieux des miséricordieux !

    « ACCEPTE-TOI TOI-MÊME ».« ACCEPTE LES AUTRES »« ACCEPTE LE MONDE »
    Dans le Coran, Dieu l’Unique Allah at-ta’a الطاعة annonce d’heureuses nouvelles promettant qu’Il pardonnera tous les péchés pourvu que nous nous repentissions sincèrement. Dieu l’Unique Allah at-ta’a الطاعة connaît toutes nos pensées intérieures et chaque mot que nous gardons pour nous-mêmes. Il sait si nous sommes sincères ou non envers Lui. Dieu l’Unique Allah at-ta’a الطاعة décrit dans le Coran Sa proximité à Ses serviteurs:

    CORAN SOURATE 17 سورة الإسراء AL -I’SRA verset 25)
    .رَّبُّكُمْ أَعْلَمُ بِمَا فِي نُفُوسِكُمْ إِن تَكُونُواْ صَالِحِينَ فَإِنَّهُ كَانَ لِلأَوَّابِينَ غَفُوراً
    Votre Seigneur est Celui qui connaît le mieux le fond de vos cœurs. Si vous êtes justes, sachez qu’Il pardonne toujours aux repentants sincères.
    . Rabbukum aAAlamu bima fee nufoosikum in takoonoo saliheena fa-innahu kana lil-awwabeena ghafooran

    Cependant, un autre facteur important est en jeu ici: après la mort, il ne sera plus possible de compenser les fautes et les péchés commis ici-bas. Alors nous n’avons plus une minute à perdre. Le temps passe en un clin d’œil et nous rapproche de la mort. En plus, il nous est impossible de prévoir quand la mort nous frappera.

    L’instant précis de la mort ne peut pas être connu à l’avance. Mais une chose est sûre: nous allons tous mourir un jour et devrons rendre des comptes de nos œuvres en présence du Seul Dieu l’Unique Allah at-ta’a الطاعة

    Pour bien appliquer les fondements de notre religion de notre foi de notre obéissance à l’Unique au Tout Puissant et Miséricordieux, il n’est pas besoin d’être un grand savant, un grand mufti. Il suffit de bien faire les choses simplement. Il ne faut pas quitter les grands boulevards. Quand nous n’avons pas de GPS , Global Positioning System (GPS) (en français Système mondial de positionnement [littéralement] ou Géo-positionnement par Satellite) il ne faut pas rentrer dans des petites rues parfois très étroites qui peuvent menées à une impasse ou la marche arrières est très difficile où l’on se perd ! L’Islam notre foi en Dieu l’Unique, c’est comme les grands boulevards tout le monde n’a pas la capacité » d’aller dans les petites rues car en fin de course c’est le bouchon, le chaos, l’incompréhension, l’anarchie, le conflit, voir pire encore ! Les grands boulevards c’est la justice, ordonner le bien, blâmer le mal, être généreux. La Miséricorde et le respect de notre foi est basé sur ce fondement. Dieu l’Unique, nous a envoyés nous les hommes et femmes de toute générations vivant sur cette planète terre ses messagers et prophètes par rapport à ce fondement ainsi que celui de l’égalité Dieu l’Unique a donné la raison à tout le monde. Il a mis du sang rouge à tout le monde même si la peau est jaune, blanche ou noire, la liberté est une question de pratique exemple le droit de la femme

    Coran sourate 16 النحلAn-Nahl Les Abeilles verset 97

    .مَنْ عَمِلَ صَالِحاً مِّن ذَكَرٍ أَوْ أُنثَى وَهُوَ مُؤْمِنٌ فَلَنُحْيِيَنَّهُ حَيَاةً طَيِّبَةً وَلَنَجْزِيَنَّهُمْ أَجْرَهُم بِأَحْسَنِ مَا كَانُواْ يَعْمَلُونَ

    Quiconque, homme ou femme, aura fait le bien tout en étant croyant, Nous lui assurerons une vie heureuse. Et Nous les récompenserons en fonction des meilleures de leurs œuvres.

    . Man AAamila salihan min thakarin aw ontha wahuwa mu/minun falanuhyiyannahu hayatan tayyibatan walanajziyannahum ajrahum bi-ahsani ma kanoo yaAAmaloona

    Le Messager de Dieu l’Unique ṣallā-llāhu ʿalayhi wa sallam صلى الله عليه و سلم que la paix et la prière (bénédiction) d’Allah soient sur lui » a dit :

    “Les femmes ne sont que des sœurs germaines des hommes” .(Abû Dâwud (1/61), hadith n° 236)

     » Les meilleurs d’entre vous sont les meilleurs avec leurs femmes, et je suis d’entre vous le meilleur avec les miennes » [Rapporté par At-Tirmidhi qualifié]

    Un autre fondement le respect Nous devons respecter les autres quel qu’ils soient, il ne faut pas se mêler de tout en pensant que nous sommes au-dessus des autres, ne pas faire faire n’importe quoi ne pas aller n’importe où exemple dans des lieux ou il y a soupçons de dévergondages d’irrespect de la morale de la pudeur etc l’Amour de Dieu l’Unique de Ses prophètes, du dernier de Ses Messager Muhammad , Obéir au mieux de sa foi de ses connaissances, avec un bon comportement, savoir se réconcilier avec son prochain ne pas vivre dans la vanité , éviter au mieux avec effort les interdictions pour avoir la satisfaction du Tout Puissant.

    Coran sourate 49 الحجرات Al-Hujurat Les Appartements privés verset 13

    .يَا أَيُّهَا النَّاسُ إِنَّا خَلَقْنَاكُم مِّن ذَكَرٍ وَأُنثَى وَجَعَلْنَاكُمْ شُعُوباً وَقَبَائِلَ لِتَعَارَفُوا إِنَّ أَكْرَمَكُمْ عِندَ اللَّهِ أَتْقَاكُمْ إِنَّ اللَّهَ عَلِيمٌ خَبِيرٌ

    . Ô hommes ! Nous vous avons créés d’un mâle et d’une femelle, et Nous vous avons répartis en peuples et en tribus, pour que vous fassiez connaissance entre vous. En vérité, le plus méritant d’entre vous auprès de Dieu est le plus pieux. Dieu est Omniscient et bien Informé.

    Ya ayyuha alnnasu inna khalaqnakum min thakarin waontha wajaAAalnakum shuAAooban waqaba-ila litaAAarafoo inna akramakum AAinda Allahi atqakum inna Allaha AAaleemun khabeerun

    source : lamosquedethouars.e-monsite.com/

  38. lilia Rose dit :

    Certes Dieu et Ses Anges prient sur le Prophète; Ô vous qui croyez priez sur lui et adressez-lui vos salutations » (XXXIII, 56)

    Seigneur, prie sur l’origine de l’arbre des univers et adresse-lui Tes salutations, de sa lumière est issu tout ce qui existe et a existé: océan de Ta lumière, supérieur à la détermination, délivré de l’entrave de la séparation et de la liaison, source de toutes les essences jaillissant de l’origine du point éternel manifesté par ce par quoi il est apparent à l’ensemble de la création. (Et prie sur) celui dont ses réalités mouhammadienne sont apparues manifestement au grand jour.

    La branche fleurie, épanouie, plutôt le tronc divin éblouissant, effusion des lieux et des temps, et source des significations et de la connaissance. Et il est un verger et les créatures sont ses fruits, ou (il est) un jardin et les brillances de la création sont ses lumières. Bien plus, il est le ciel de l’existence où se sont illuminés dans la nuit des univers ses pleines lunes et ses lunes.Seigneur, prie Tes plus parfaites prières sur notre Maître Mouhammad et adresse-lui Ton salut intégral: océan de la générosité, trésor de l’existence et axe de la vision contemplative, et l’homme, source de l’existence et secret agissant dans l’ensemble de l’existence selon le nombre des théophanies de Dieu dans l’existence.

    Et prie, Seigneur, sur l’origine de la manifestation universelle; la poignée de Ta lumière éternelle par laquelle je T’ai connu et ai été guidé vers Toi. (Et prie) en quantité selon ce qu’exige la sagesse (relative) à la mobilité des électrons d’atomes dans les deux domaines de manifestation, de beauté et de majesté, depuis le commencement jusqu’à ce qui n’a pas de fin dans Ta science. (Et prie) sur la famille et les compagnons, étendards de la guidance et étoiles de la direction. Et sois satisfait, Seigneur, de tous ceux qui les suivent et de ceux qui marchent sur leurs traces jusqu’au Jour de la Rétribution.

    Seigneur, prie sur notre Maître Mouhammad, sur sa famille et ses compagnons et adresse-leur Tes salutations: le trésor des réalités archétypales et mer de la connaissance jaillissante, manifestation seigneuriale, secret de l’existence, Bien-aimé de l’Adoré, le manifesté dans tout existant.

    Seigneur, prie sur la quintessence du Tout Miséricordieux et miséricorde pour les mondes, l’abrogeant des ténèbres et des religions, (et prie sur) le caractère du Tout Miséricordieux, origine de la sagesse et des règles (de la religion). « Et tu es certes d’une moralité éminente » (LXVIII, 4) comme (il est fait mention) dans le coran, (et) un porteur de bonne nouvelle et un « avertisseur invitant à Dieu avec Sa permission, (et) une lampe lumineuse » (XXXIII, 45-46) apparente et cachée pour les hommes et les génies.

    Seigneur, prie sur la poignée de la jonction, le manifesté sans séparation. Puis il s’établi « et fut à la distance de deux arcs ou plus proche encore » (LIII, 9), (et) « c’est Lui qui fait rire et qui fait pleurer » (LIII, 43).

    Seigneur, prie sur l’origine de la source de la manifestation et la voie droite pour (l’obtention) des connaissances et le passage et salue-le: la niche de verre et la poignée de lumière, la beauté de la contemplation et le gisement des secrets et de la présence.

    Seigneur, prie une prière en quantité incalculable et d’un secours inépuisable. « Dis: si la mer était une encre (pour écrire) les paroles de mon Seigneur, certes la mer s’épuiserait avant que ne soient épuisées les paroles de mon Seigneur, quand même Nous lui apporterions son équivalent comme renfort » (XVIII, 109).

    Seigneur prie sur notre Maître Mouhammad, sur sa famille et ses compagnons immenses autant que prie sur lui l’orant ou l’insouciant, et (sur) l’ensemble des Prophètes et des Envoyés.

    Dieu prie sur lui et le salue, et sa famille, ses compagnons et tous ceux qui suivent ses traces et avancent selon son modèle.

  39. lilia Rose dit :

    voici un diwan de jean d’armelin !!!
    Tout est dit au jour de la naissance.
    Tout ce qui fut,
    Tout ce qui est,
    Tout ce qui sera.
    Le berceau contient le germe et ne le retient pas,
    Sa croissance est assurée.
    Dès l’aube de tes jours,
    Tu as puisé le lait de la révélation à la source !
    Ô Mère des croyants,
    Ô Mère de la Paix,
    N’est-ce pas le souvenir de ton époux défunt
    Qui inclina ton cœur vers le fils de l’affranchie ?
    N’est-ce pas le feu du souvenir des instants révolus
    Dans la maison de l’Envoyé
    Qui t’inspira de donner ton lait
    Au nouveau né de Bassorah.
    Ce lait que tu as bu, ô Hassan,
    N’est autre que le vin de l’Éloquence,
    Le miel de la Sagesse,
    L’eau parfumée de la Piété.
    Te voici, héritier de la Prophétie,
    Premier parmi les quarante compagnons de la proximité,
    Reflet lumineux d’Abraham, père de la Tradition,
    Parangon de la sainteté de ton siècle,
    Pierre de fondation des confréries à venir,
    Socle des convenances ascétiques.
    Te voyant dépourvu de toute possession en ce monde,
    Les princes te fuyaient
    Tant, dans leur orgueil, il savaient que la puissance de ta parole
    Pouvait les anéantir.
    Mais les pauvres parmi le peuple connaissaient tes vertus,
    Recherchait ta compagnie
    Et s’abreuvaient de tes discours,
    Comme jadis, nouveau né,
    Tu tétais le lait de ta victoire…….

    Que Dieu t’accorde la paix, ô lumière !
    Ô lumière de tous les éclats !
    Ô meilleur de ceux qui occupent les états !

    Ô envoyé de Dieu, tu es ;
    Tu es la lumière irisée en formes !
    Lumière sur lumière, c’est ainsi que tu es venu !

    C’est par elle que le Corân est descendu
    Niche, lumière, huile
    Et clarté : en équilibre parfait tu es venu !

    L’univers n’existait pas
    Jusqu’au moment où il apparut embelli par toi
    Dans la tradition, tu l’as toi-même dit

    Cet univers prend sa forme de toi
    De la Sainte Présence tu proviens
    Et chez elle, tu n’as jamais cessé d’être

    Tu es antérieur à l’univers et tu étais déjà
    Quand l’éternité et la pré-éternité ne faisaient qu’un
    Ton être n’était alors pas conditionné

    Puis tu t’es embelli grâce à ta forme manifesté
    Il n’y a dans l’être absolument rien d’autre
    Que la lumière, certes je le dis

    Elle a soudain surgi de mon manifesté
    Du point le plus élevé
    Elle est descendue

    Ô envoyé de Dieu, tu as atteint
    La suprématie des suprématies
    Et des belles qualités !

    Ô envoyé de Dieu, tu demeures
    Et moi-même je continue
    À prendre modèle sur toi

  40. Sags dit :

    Salam aley kum à tous nos enseignants Bonne et heureuse année 1438 QU’ALLAH (swt) VEILLE SUR VOUS.; Je souhaiterais comprendre si possible le terme de l’apostasie et ses conditions d’application de nos jours? Qu’en est il réellement pourquoi tant de confusion. Merci wasalam!

  41. AgBabaLao108 dit :

    SALAM ALKM

    WA SALAM

  42. TROMPERIE, ARNAQUE VOL FORNICATION, DROGUE ALCCOL dit :

    SALAM ALKM
    le Seigneur déclare que

    LE PARDON DÉPEND DE 3 CONDITIONS

    1- LA VICTIME ACCEPTE DE PARDONNER
    pas de pardon divin si la victime ne pardonne pas !
    2- LE MAL A PU ETRE RÉPARER
    pas de pardon si le mal est irréparable !
    3- UN IGNORANT QUI COMMET UN MAL
    pas de pardon s’il revient sur son pécher !

    TEL EST LE VERSET DÉTAILLÉ

    DiEU SAiT JE NE BOIS ni D’ALCOOL et ne suis point un drogué
    ALCOOL et DROGUE SONT totalement condamnés
    pour ceux qui connaissent réellement ce qu’est l’alcool et la drogue

    tous les Avertisseurs avant vous ont été traité de FOU !

    MAiS JE VOUS LE DiS EN VÉRITÉ

    AUCUN PARDON NE SERA ACCORDÉ A CEUX QUI ONT CAUSER DE MAL AUX INNOCENTS TOUT EN SACHANT D’avance QUE C’ÉTAIT UN MAL PUNi.

    SI TU DÉTOURNE L’ARGENT D’AUTRUI après AVOIR ÉTÉ INFORMÉ DU CHÂTIMENT DIVIN
    AUCUN PARDON NE TE SERA ACCORDÉ !

    le Seigneur déclare
    QU’AUCUN PARDON NE SERA ACCORDÉ A CEUX QUI SONT INCAPABLES DE RÉPARER LEURS MAUVAISES ACTIONS CAUSÉES aux AUTRES (innocents)
    même s’ils meurent dans la kaaba, ils iront fi naar !.

    TEL EST LE VERSET DÉTAILLÉ

    et tant QUE
    LES ViCTIMES NE PARDONNENT PAS
    DiEU NE PARDONNERA POiNT A LA PLACE DES VICTIMES !

    et SI TU DÉTOURNE L’ARGENT D’AUTRUI avant DE CONNAITRE LE CHÂTIMENT DIVIN,
    DIEU TE PARDONNERA uniquement APRES AVOIR DÉDOMMAGER LA VICTIME
    ET QUE CETTE DERNIÈRE ACCEPTE DE PARDONNER et
    qu’ensuite LE COUPABLE SE REPENT et SE REFORME et
    sans plus encore REVENIR SUR SON PÉCHER !

    TEL EST LE VERSET DÉTAILLÉ !

    SINON C’EST Si simple DE FAIRE TOUT MAL QU’ON VOUDRA
    (FORNICATION, ALCOOL, VOL TROMPERIE, ARNAQUE, ….)
    PUiS QUAND ON EST SATISFAIT, ON SE REFORME !
    AH NON ! LA LA LA !
    LE SEiGNEUR N’AGRÉE PAS CE GENRE DE REPENTiR !

    CELUI ou CELLE QUI QUI CONTESTE CE TEXTE
    SERA CHÂTIÉ(E)
    TEL QUE PERSONNE N’A ENCORE ÉTÉ CHÂTIER DANS L’UNIVERS !

  43. Modibo dit :

    LETTRE DE L’IMAM AL-GHAZALI A SON DISCIPLE – Ô MON FILS ! (3)
    Ô MON FILS ! (3)
    Si tu appliques ce hadith [1], tu n’auras pas besoin d’acquérir beaucoup de savoir. Médite aussi d’autres récits, comme celui où Hâtim Al-Asamm, l’un des disciples de Shaqîq Al-Balkhî — qu’Allâh soit satisfait d’eux —, lui demanda : « Tu m’as accompagné trente années durant. Qu’y as-tu acquis ? » Il répondit : « De la science , j’ai retenu huit leçons qui me suffisent car j’ai bon espoir d’y trouver mon salut et ma délivrance. » Shaqîq demanda : « Quelles sont ces huit leçons ? » Hâtim répondit :

    Premièrement, à contempler les créatures, j’ai vu que chacune avait un bien-aimé adoré dont elle est amoureuse et passionnée. Parmi ces bien-aimés, certains l’accompagnent jusqu’à la maladie de la mort et d’autres jusqu’au bord de sa tombe. Puis ils s’en retournent tous, l’abandonnant ainsi seule et délaissée sans que personne ne l’accompagne dans sa tombe. J’ai alors médité et trouvé que, pour toute créature, le meilleur bien-aimé serait celui qui la suivrait et l’accompagnerait dans sa tombe. Je n’ai trouvé personne faisant cela, sauf les bonnes œuvres, alors j’en ai fait ma bien-aimée afin qu’elle me serve de luminaire dans ma tombe, qu’elle m’accompagne et qu’elle ne me laisse point seul.
    Deuxièmement, voyant les gens suivre leurs passions et obéir à leurs penchants, j’ai médité la Parole d’Allâh — Exalté soit-Il — : « Quant à celui qui aura redouté de comparaître devant son Seigneur, et préservé son âme de la passion § le Paradis sera alors son refuge » [2]. Ayant la certitude que le Coran est la vérité authentique, je me suis appliqué à contredire mon ego, à lutter contre lui et à le priver de ses passions jusqu’à ce qu’il soit habitué à l’obéissance à Allâh et à l’assujettissement à Lui.
    Troisièmement, voyant chacun chercher à amasser les débris de l’ici-bas, puis s’y attacher fermement, j’ai médité la Parole d’Allâh — Exalté soit-Il — : « Ce que vous possédez s’épuisera, tandis que ce qui est auprès d’Allâh durera. » [3] J’ai alors dépensé, pour la Face d’Allâh, tout ce que j’ai pu récolter dans l’ici-bas en le redistribuant aux pauvres, afin que cela me serve de provision auprès de Lui.
    Quatrièmement, j’ai remarqué que certaines personnes pensent que leur honneur et fierté résident dans l’ampleur de leur clan et l’abondance de leurs effectifs, et s’enorgueillent de cela. D’autres prétendent que l’honneur provient de l’opulence et du nombre d’enfants. D’autres considèrent que l’honneur et la fierté impliquent la spoliation des biens, l’oppression des gens et l’effusion de leur sang. Un autre groupe croit que cela réside dans les dépenses d’argent et dans le gaspillage. J’ai alors médité la Parole d’Allâh — Exalté soit-Il — : « Le plus noble d’entre vous, auprès d’Allâh, est le plus pieux » [4] et j’ai choisi la piété, croyant en la véracité du Coran et en l’égarement de leur jugement.
    Cinquièmement, voyant les gens se dénigrer et se calomnier, j’ai trouvé que cela provenait de la jalousie en matière d’argent, de prestige ou de science. J’ai alors médité la Parole d’Allâh — Exalté soit-Il — : « C’est Nous qui avons réparti entre eux leur subsistance dans la vie présente » [5] et su que cette répartition avait été depuis longtemps établie. Je me suis donc abstenu d’envier qui que ce soit, acceptant ainsi la répartition divine.
    Sixièmement, voyant l’hostilité opposer les gens les uns aux autres pour une raison ou une autre, j’ai médité la Parole d’Allâh — Exalté soit-Il — : « Satan est pour vous un ennemi. Prenez-le donc pour ennemi. » [6] J’ai alors su qu’il ne faut prendre pour ennemi que le diable.
    Septièmement, j’ai observé que les gens s’efforcent assidûment et de manière exagérée à chercher leur subsistance et à gagner leur pain, au point de tomber dans des actes douteux ou illicites, voire de s’abaisser ou de s’humilier. J’ai alors médité la Parole d’Allâh — Exalté soit-Il — : « Il n’y a point de bête sur terre dont la subsistance n’incombe à Allâh » [7] et su que ma subsistance incombe à Allâh Qui me l’a garantie. Je me suis alors occupé de Son adoration, m’abstenant de convoiter autre que Lui.
    Huitièmement, j’ai trouvé que chacun compte sur une créature comme, pour certains, le dinar et le dirham ; pour d’autres, la fortune et les possessions ; pour d’autres, le métier ou le savoir-faire ; et pour d’autres enfin, une autre créature comme soi. J’ai alors médité la Parole d’Allâh — Exalté soit-Il — : « Et quiconque place sa confiance en Allâh, Il lui suffit. Allâh atteint ce qu’Il Se propose, et Allâh a assigné une mesure à chaque chose » [8] et placé ma confiance en Lui car Il me suffit et quel Meilleur Garant.
    Shaqîq dit : « Qu’Allâh t’accorde la réussite. En méditant sur la Torah, l’Évangile, les Psaumes et le Coran, j’ai trouvé que les quatre Livres tournent autour de ces huit leçons. Quiconque les applique aura œuvré à la lumière de ces quatre Livres. »
    Ô mon fils, tu auras compris — à travers ces deux récits — que tu n’as pas besoin d’accumuler beaucoup de science. Je t’expliquerai à présent ce que l’itinérant sur la voie de la Vérité est tenu d’observer.
    Sache qu’il est indispensable pour l’itinérant d’avoir un Maître qui puisse le guider et l’éduquer, de manière à le débarrasser de ses mauvaises manières, grâce à l’éducation, et à les remplacer par de bonnes manières. L’essence de l’éducation est comparable à la tâche du paysan qui arrache les ronces et les mauvaises herbes de son champ, afin que sa culture pousse dans les meilleures conditions et qu’elle s’épanouisse. Il est donc indispensable pour l’itinérant d’avoir un maître qui l’éduque et le guide vers le sentier d’Allâh — Exalté soit-Il — car Allâh envoya à Ses serviteurs un Messager afin de les guider vers Son sentier. Après que ce messager — paix et bénédictions sur lui — eut décédé, il laissa derrière lui des successeurs afin de guider les gens vers Allâh — Exalté soit-Il —.
    Pour être qualifié au successorat du Messager d’Allâh — paix et bénédictions sur lui —, ce maître doit être un savant. Mais les savants ne sont pas tous qualifiés pour le successorat. Je t’exposerai ci-après certaines des caractéristiques générales d’un tel maître afin que le statut de guide ne soit pas usurpé par tout un chacun. Ce doit être un savant détaché de l’amour de l’ici-bas et du prestige et rattaché par sa formation à un Maître, lui-même rattaché via les maillons successifs de la formation au Maître des messagers — paix et bénédictions sur lui —. Il doit être au point personnellement au plan de l’exercice spirituel en limitant sa dose de nourriture, de parole, et de sommeil, et en multipliant les prières, les aumônes et le jeûne. Grâce à la compagnie de son Maître et éducateur, il doit être pétri de bonnes manières telles que la patience, la prière, la gratitude, la confiance totale en Allâh, la certitude, la générosité, le contentement, la sérénité, la clémence, l’humilité, la science, la franchise, la pudeur, la fidélité, l’estime, la quiétude, la circonspection et ainsi de suite. Ainsi représenterait-il l’une des lumières du Prophète — paix et bénédictions sur lui — que l’on peut prendre comme guide. Cependant, un tel savant est plus rare que le soufre rouge.
    Quiconque a le bonheur de trouver un tel Sheikh qui veuille bien de lui en tant que disciple, doit le respecter tant en apparence qu’en son for intérieur. Son respect en apparence signifie le fait de ne pas disputer ses ordres et de s’abstenir d’argumenter auprès de lui, même en sachant qu’il a tort. Le disciple ne doit pas non plus étaler son tapis de prière devant son Sheikh sauf à l’heure de la prière, et doit ployer son tapis aussitôt la prière accomplie. En sa présence, il ne doit pas multiplier les prières surérogatoires et doit appliquer ce que le Sheikh lui ordonne, autant que faire se peut.
    Quant à son respect en son for intérieur, cela consiste pour le disciple à accepter en son for intérieur tout ce qu’il écoute ou accepte de son Sheikh en apparence, fût-ce au niveau des actes ou des paroles, pour ne pas tomber dans l’hypocrisie. S’il se sent incapable de ce faire, il doit cesser d’accompagner son Sheikh jusqu’à ce que son for intérieur soit de nouveau en accord avec son apparence.
    Par ailleurs, l’itinérant doit éviter la mauvaise compagnie afin de limiter l’emprise des diables parmi les Jinns et les humains sur son cœur et afin de se purifier de leurs vices. Il doit également préférer en permanence la pauvreté (en Allâh) à la richesse.
    Sache aussi que le soufisme est caractérisé par deux attributs : la droiture envers Allâh — Exalté soit-Il — et la bonne conduite envers les gens. Quiconque est droit envers Allâh — Exalté soit-Il —, se conduit noblement avec les gens et se montre clément envers eux est un « soufi ». La droiture envers Allâh — Exalté soit-Il — consiste à sacrifier la part de son ego dans l’ici-bas pour le bonheur de son âme (dans l’au-delà). La bonne conduite consiste quant à elle, non pas à porter les autres à s’aligner sur ce que tu désires, mais plutôt à t’aligner sur ce qu’ils désirent, tant qu’ils ne bravent pas la Législation.
    Tu m’as interrogé également au sujet de la servitude. Cette dernière comprend trois choses :
    L’observation des ordres du Législateur.
    L’acceptation de la destinée et du décret d’Allâh — Exalté soit-Il —.
    L’abandon de la satisfaction personnelle préférant la satisfaction d’Allâh.
    Tu m’as demandé en quoi consiste la confiance totale en Allâh. Elle consiste à croire avec certitude en Sa promesse et d’être sûr que ce qui t’est prédestiné te parviendra sans aucun doute même si tout le monde s’efforce à l’empêcher. De même, tout ce qui ne t’est pas prédestiné ne te parviendra jamais même si tout le monde te vient en aide.
    Tu m’as interrogé au sujet de la sincérité. Il s’agit de consacrer toutes les œuvres pour la Face d’Allâh, de ne jamais se réjouir de l’éloge des gens ni de s’inquiéter de leur médisance. Sache que c’est la glorification des gens qui engendre l’hypocrisie. Afin d’y remédier, veille à les considérer comme des créatures assujetties à la Puissance d’Allâh. Afin de rompre avec ta fausseté, dis-toi que les gens sont tels des objets inertes ne pouvant t’apporter ni repos ni fatigue. Jamais tu ne te débarrasseras de ton hypocrisie si tu crois que les gens possèdent quelque puissance ou volonté.
    Ô mon fils, pour le reste de tes questions, certaines sont élucidées dans mes écrits ; consulte-les donc. Il est illicite d’en élucider d’autres par écrit. Mais, je te conseille d’appliquer ce que tu connais afin que te soit divulgué ce que tu ignores. Le Prophète — paix et bénédictions sur lui — dit : « Quiconque applique ce qu’il apprend, Allâh lui fera hériter le savoir de ce qu’il ignore. » [9]
    Ô mon fils, à présent ne m’interroge plus sur les questions qui t’intriguent, à moins qu’elles deviennent pressantes sur ton esprit. Allâh — Exalté soit-Il — dit : « Et s’ils patientaient jusqu’à ce que tu sortes à eux, ce serait certes mieux pour eux » [10] Accepte le conseil d’Al-Khidr — paix sur lui — lorsqu’il dit : « Ne m’interroge sur rien tant que je ne t’en aurai pas fait mention » [11] Et ne te hâte pas sur une affaire quelconque et patiente jusqu’à ce que son temps arrive et que son secret soit dévoilé : « Je vous montrerai Mes signes. Ne me hâtez donc pas » [12] Et ne te renseigne pas au sujet de quoi que ce soit avant que son temps n’arrive et sois certain que tu ne parviendras guère sans cheminement, en vertu de la Parole d’Allâh — Exalté soit-Il — : « N’ont-ils donc jamais parcouru la terre pour voir » [13]
    Ô mon fils, par Allâh, si tu chemines sur la voie d’Allâh, tu verras des merveilles à toute station. Veille à dépenser de ta personne volontairement car le dévouement est la base de ce chemin. À ce sujet, Dhû An-Nûn Al-Misrî — qu’Allâh lui fasse miséricorde — dit à l’un de ses disciples : « Si tu te sens capable de dépenser de ta personne, viens. Sinon ne t’intéresse pas aux broutilles des soufis. »
    Notes
    [1] Le Messager d’Allâh — paix et bénédictions sur lui — dit à quelques-uns de ses Compagnons : « Œuvre pour ta vie ici-bas à mesure que tu y resteras. Œuvre pour ta vie dans l’au-delà à mesure que tu y demeureras. Œuvre pour Allâh à hauteur de ton besoin envers Lui et œuvre pour l’Enfer à hauteur de ce que tu peux en supporter. Lorsque tu t’apprêtes à désobéir à ton Seigneur, trouve-toi un endroit où Il ne peut te voir. » (Rapporté par Al-Munâwî dans At-Taysîr selon une autre variante, tome 1, page 176. NdT.)
    [2] Sourate 79, An-Nâzi`ât, Les anges qui arrachent les âmes, versets 40 et 41.
    [3] Sourate 16, An-Nahl, Les abeilles, verset 96.
    [4] Sourate 49, Al-Hujurât, Les appartements, verset 13.
    [5] Sourate 43, Az-Zukhruf, L’ornement, verset 32.
    [6] Sourate 35, Fâtir, Le Créateur, verset 6.
    [7] Sourate 11, Hûd, verset 6.
    [8] Sourate 67, At-Talâq, Le divorce, verset 3.
    [9] Al-`Irâqî dit dans Takhrîj Ahâdîth Al-Ihyâ’, Tome 1, page 71 : « Rapporté par Abû Nu`aym dans la Hilyah selon Anas, et jugé par lui comme étant faible. »
    [10] Sourate 49, Al-Hujurât, Les appartements, verset 5.
    [11] Sourate 18, Al-Kahf, La caverne, verset 70.
    [12] Sourate 21, Al-Anbiyâ’, Les prophètes, verset 37.
    [13] Sourate 35, Fâtir, Le Créateur, verset 44

  44. AgBabaLao27 dit :

    Sags dit :
    2 octobre 2016 à 8 h 34 min
    SALAM ALEY KUM A TOUS NOS ENSEIGNANTS ET MAITRES, AINSI QU’A MES FRÈRES ET SOEURS. Je souhaiterais qu’un Maitre et ou enseignant puisse m’expliquer selon sa disponibilité la nécessité du sacrifice lors de la lecture simple ou wird de la YASSINE.. Juste pour apprendre et savoir.. Merci d’avance à nos MAITRES, Que la bénédiction d’ALLAH (swt) s’étende sur vous en ce jour-J de MOHARRAM! WASALAM!
    ….
    SALAM FRERE ET MAITRE SAGS
    et comme vous dites, s’il plaît au Seigneur immortel, et avec 1peu de temps, on peut ensemble y revenir la-dessus.
    sinon le Seigneur dans sa Gloire, ne consomme pas, ne boit pas, mais Il apprécie les sacrifices..
    ey voici quelques versets qui le prouve

    SOURATE 2
    v67
    (Et rappelez-vous,) quand Moïse dit à son peuple : “Certes Allah vous ordonne d’immoler une vache” . Ils dirent : “Nous prends-tu en moquerie ? ” “Qu’Allah me garde d’être du nombre des ignorants” dit-il.
    68. – Ils dirent : “Demande pour nous à ton Seigneur qu’Il nous précise ce qu’elle doit être”. – Il dit : “Certes Allah dit que c’est bien une vache, ni vieille ni vierge , d’un âge moyen, entre les deux. Faites donc ce qu’on vous commande”.
    69. – Ils dirent : “Demande donc pour nous à ton Seigneur qu’Il nous précise sa couleur”. – Il dit : “Allah dit que c’est une vache jaune, de couleur vive et plaisante à voir”.
    v70.
    – Ils dirent : “Demande pour nous à ton Seigneur qu’Il nous précise ce qu’elle est car pour nous, les vaches se confondent. Mais, nous y serions certainement bien guidés , si Allah le veut”.
    v71.
    – Il dit : “Allah dit que c’est bien une vache qui n’a pas été asservie à labourer la terre ni à arroser le champ, indemne d’infirmité et dont la couleur est unie”. – Ils dirent : “Te voilà enfin, tu nous as apporté la vérité ! ” Ils l’immolèrent alors mais il s’en fallut qu’ils ne l’eussent pas fait.

    SOURATE 37

    v95 Il [leur] dit : “Adorez-vous ce que vous-mêmes sculptez,
    v96 alors que c’est Allah qui vous a créés, vous et ce que vous fabriquez ? ”
    v97 Ils dirent : “Qu’on lui construise un four et qu’on le lance dans la fournaise ! ”
    v98 Ils voulurent lui jouer un mauvais tour ; mais ce sont eux que Nous mîmes à bas.
    v99 Et il dit : “Moi, je pars vers mon Seigneur et Il me guidera.
    v100 Seigneur, fais-moi don d’une [progéniture] d’entre les vertueux”.
    v101 Nous lui fîmes donc la bonne annonce d’un garçon (Ismaïl) longanime.
    v102 Puis quand celui-ci fut en âge de l’accompagner, [Abraham] dit : « Ô mon fils, je me vois en songe en train de t’immoler. Vois donc ce que tu en penses”. (Ismaël) dit : “Ô mon cher père, fais ce qui t’es commandé : tu me trouveras, s’il plaît à Allah, du nombre des endurants”.
    v103 Puis quand tous deux se furent soumis (à l’ordre d’Allah) et qu’il l’eut jeté sur le front,
    v104 voilà que Nous l’appelâmes “Abraham !
    v105 Tu as confirmé la vision. C’est ainsi que Nous récompensons les bienfaisants”.
    v106 C’était là certes, l’épreuve manifeste.
    v107 Et Nous le rançonnâmes d’une immolation généreuse.
    v108 Et Nous perpétuâmes son renom dans la postérité :
    v109 “Paix sur Abraham”.
    v110 Ainsi récompensons-Nous les bienfaisants ;
    v111 car il était de Nos serviteurs croyants.

    en attendant
    Bien A vous A tous et surtout A Toutes !
    mais
    est-ce l’ombre des branches d,1 rozier peut-elle s’étendre du midi jusqu’au septentrion?
    Septem pour ‘sept-7 (Etoiles)’
    et Triones, pluriel de trio « brebis et bœufs au champs »,
    désignation latine de la Grande Ourse, constellation composée de sept-7 Etoiles.!

    • Sags dit :

      SALAM ALEY KUM MAITRE AGBABALA027 l’insaisissable, pour cette GUIDANCE, ALLAH (swt) vous récompense tous les Maitres que vous êtes. Encore merci Maitre. Wsalam!

  45. lilia Rose dit :

    Quand une Communauté abandonne sa Loi,

    Ses parties sont séparées, comme la poussière dispersée.

    L’être du musulman se fonde sur la Loi seule

    Qui est le sens intérieur de la Religion du Prophète.

    Une rose est née, quand ses pétales sont conjoints par la Loi,

    Et les roses, étant reliées par la Loi, forment un bouquet.

    De même que le son contrôlé crée une mélodie

    La dissonance résulte de l’absence de contrôle.

    Le souffle que nous exhalons de notre gorge n’est qu’une vague d’air;

    Emprisonnée dans le Ney (flute) elle devient harmonie.

    Sais­ tu quelle est ta Loi,

    Où, sous les sphères célestes, réside le secret de ton pouvoir ?

    C’est le Livre vivant, le sage Qor’an,

    Dont la sagesse est éternelle, incréée.

    Les secrets de la conduite de la vie y sont inscrits;

    L’instabilité tire sa stabilité de sa force,

    Dans ses paroles, n’existent ni doute ni changement,

    Ses versets n’ont pas besoin d’interprétation.

    Par sa vigueur, le désir acquiert la maturité.

    La coupe ne craint pas d’être fracassée contre le roc.

    Il rejette les chaînes et guide en avant l’homme libre,

    Mais il réduit à la supplication le chasseur audacieux.

    Le message final à toute l’humanité

    Fut apporté par celui qui est une miséricorde pour les mondes.

    Par là, celui qui n’a pas de valeur parvient à la valeur;

    L’esclave prosterné relève la tête.

    Les brigands, sachant par coeur ce message, se transformèrent en guides,

    Et par cette Ecriture devinrent les Gens du Livre.

    Des habitants du désert, par la lumière d’une seule lampe,

    Acquirent en chaque science cent révélations,

    De sorte que celui dont le fardeau ne put être porté par les montagnes

    A détruit par sa force la puissance des sphères.

    Vois comment le capital de tous nos espoirs

    Peut loger dans les poitrines de nos enfants !

    Le voyageur assoiffé dans le désert,

    Les yeux brûlés par le chaud soleil,

    Son chameau plus agile que le daim,

    Son souffle comme le feu,

    Étendant sa couche à l’ombre d’un palmier,

    Au lever de l’aurore, réveillé par le bruit de la caravane,

    Voyageant à travers les plaines, étranger au toit et à la porte,

    Ignorant les demeures fixes,

    Quand son coeur palpita à la chaleur du Qor’an,

    Ses vagues sans repos s’enfoncèrent dans le calme, comme la perle.

    Lisant la leçon de ses versets clairs,

    Lui qui était venu comme un esclave, la vérité en fit un maître.

    Maintenant, sur son instrument furent jouées de nouvelles mélodies.

    Il a foulé aux pieds le trône de Djamshid;

    Des cités surgirent de la poussière de ses pas;

    Une centaine de jardins se sont épanouis d’une seule de ses fleurs.

    Ô toi dont la foi est rendue esclave de l’habitude,

    Emprisonnée par les charmes de l’incroyance,

    Toi qui as mis ton héritage en lambeaux

    Parcourant la route vers un but détestable,

    Si tu veux revivre la vie du musulman,

    Tu ne le pourras que grâce au Qor’an.

    Vois le Soufi dans son vêtement de laine, enivré,

    Ravi par le chant du ménestrel,

    Le coeur embrasé par la ferveur des vers d’Iraqi !

    Ses extases ne s’accordent guère avec le Qor’an;

    Le bonnet du derviche et la natte de roseaux remplacent la couronne et le trône.

    La pauvreté dont il se vante s’enrichit par les richesses du Khanegah ;

    Le prédicateur, avec son abondance d’anecdotes et de légendes,

    Malgré sa grandiloquence, n’a rien à dire.

    Khatib et Dailami sont sur ses lèvres.

    Il se délecte de chaque Tradition, faible et douteuse.

    Tu es endetté envers le Livre, récite­ le

    Afin d’obtenir par lui ce que ton coeur désire.

    Extraits de Les Mystères du Non-Moi

    • Sags dit :

      Je vaincrais ce (moi) INCH’ALLAH, je comprends pourquoi c’est l’une des premières leçons apprennent les descendants d’ISSAC PAIX ET SALUT SUR LUI! J’ai appris aussi que chez les juifs il est dis que c’est la raison et mystère caché de l’union de de l’homme et la femme ensemble afin de surpasser le MOI.. MAMAN Si vous trouvez pas d’inconvenants, je voudrais que vous nous dites Du MOI selon l’ISLAM? Comment surpasser ce moi, le dompter et le surpasser. Je crois bien que c’est l’une des raisons notre MISSION. Parlez nous du MOI!

  46. lilia Rose dit :

    Lorsque l’amour vous fait signe suivez-le,
    Bien que ses chemins soient escarpés et sinueux.
    Et quand ses ailes vous étreignent, épanchez-vous en lui,
    En dépit de l’épée cachée dans son plumage qui pourrait vous blesser.
    Et dès lors qu’il vous adresse la parole, croyez en lui,
    Même si sa voix fracasse vos rêves, comme le vent du nord saccage les jardins.
    Car comme l’amour vous coiffe d’une couronne, il peut aussi vous clouer sur une croix.
    Et de même qu’il vous invite à croître, il vous incite à vous ébrancher.
    Autant il s’élève au plus haut de vous-même et caresse les plus tendres de vos branches qui frémissent dans le soleil,
    Autant cherche-t-il à s’enfoncer au plus profond de vos racines et à les ébranler dans leurs attaches à la terre.
    Pareilles à des brassées de blé, il vous ramasse et vous enlace.
    Il vous bat au fléau pour vous mettre à nu.
    Il vous passe au tamis pour vous libérer de votre balle.
    Il vous moud jusqu’à la blancheur.
    Et il vous pétrit au point de vous assouplir.
    Puis il vous livre à son feu vénéré, afin que vous deveniez pain sacré pour le saint festin de Dieu.
    Voilà tout ce que l’amour fera en vous afin que vous puissiez déceler les secrets de votre coeur et devenir ainsi un fragment du cœur de la Vie.
    Mais si dans votre crainte vous ne recherchiez que la paix et le plaisir de l’amour,
    Alors il serait préférable pour vous de couvrir votre nudité, de quitter l’aire de battage de l’amour,
    Et de vous retirer vers un monde sans saisons,
    Où vous pourrez rire sans laisser jaillir tous les éclats de votre rire,
    Où vous pourrez pleurer sans jamais libérer toute l’amertume de vos larmes.
    L’amour ne donne rien que lui-même et ne prend rien que lui-même.
    Il ne peut posséder et ne peux être possédé.
    Car l’amour suffit à l’amour.
    Lorsque vous aimez, ne dites pas : « Dieu est dans mon cœur. »
    Dites plutôt : « Je suis dans le cœur de Dieu. »
    Et ne croyez pas que vous puissiez diriger le cours de l’amour.
    Car si l’amour vous trouve digne, lui-même guidera votre cœur.
    L’amour n’a point d’autre désir que de s’accomplir.
    Mais si vous aimez et devez éprouver des désirs, que ceux-ci soient les vôtres :
    Fondre en un ruisseau qui chante sa mélodie à la nuit.
    Connaître la douleur d’un flot de tendresse.
    Être blessé par votre propre perception de l’amour ;
    Et laisser couler votre sang volontairement et joyeusement.
    Vous réveiller à l’aube avec un cœur ailé et rendre grâce à Dieu pour cette nouvelle journée d’amour.
    Vous reposer à midi et méditer sur l’extase de l’amour.
    Regagner votre foyer au crépuscule en remerciant le ciel.
    Puis vous endormir avec une prière pour l’être aimé en votre cœur et un chant de louange sur vos lèvres.

    Khalil Gibran

    • Sags dit :

      Je n’ai pas de mot pour ce trésor que vous venez de nous offrir, une  »DES  » clef du mystère caché. merci maman, celui ci vaut 10 milles fois plus que la super recette matériel qui nous attirent du simple fait qu’on n’a pas encore franchit le cap, Souvent, je me pose la question du pourquoi pas. Je suis aussi capable et je me donne cette chance d’ouvrir cette porte pour l’accueillir afin de fleurer sa belle odeur incomparable à tous les parfums de ce monde réunis. C’est le parfums de l’amour qui va éveiller en nous le mystère. Merci maman pour ce rappel à l’ordre et à notre réelle mission sur ce cosmos! Louanges à l’Éternel.

  47. Sags dit :

    SALAM ALEY KUM A TOUS NOS ENSEIGNANTS ET MAITRES, AINSI QU’A MES FRÈRES ET SOEURS. Je souhaiterais qu’un Maitre et ou enseignant puisse m’expliquer selon sa disponibilité la nécessité du sacrifice lors de la lecture simple ou wird de la YASSINE.. Juste pour apprendre et savoir.. Merci d’avance à nos MAITRES, Que la bénédiction d’ALLAH (swt) s’étende sur vous en ce jour-J de MOHARRAM! WASALAM!

  48. Abdoulaye-garib-kalanden-BabaLao108 dit :

    SALAM ALKM
    @SALAM FRERE ET KARAMOGO MODiBO
    INI BARADJI !
    …….
    A PROPOS DES DiFFERENTES PRONONCiATiONS DES VERSETS

    Au fur et A Mesure que les versets coraniques se révélaient au prophète par l’Archange Djibrîl (sur Eux Paix et Salut)
    et sheytan (satan) s’inquiétait de plus en plus, car il voyait son pouvoir diminuer grandement A cause des puissantes énergies spirituelles contenues dans les versets coraniques.
    et le désespoir de sheytan était arrivé A son maximum quand la Fatiha, la ayatal kursiy et les 3 dernières sourates ont été révélées.
    sheytan voyait sa force de domination sur les croyants s’affaiblir au fur et A mesure des révélations. sheytan cherchait donc des solutions face aux versets coraniques.
    puis il réunisse tous ses enfants enfin de trouver ensemble des solutions contre les versets coraniques.
    et finalement, Au cours de cette réunion satanique, sheytan et ses enfants ont su trouver quelques solutions pour contrer les versets coraniques.
    une de ses solutions consistait A pousser les croyants dans l’insouciance pendant la récitation des versets.
    la bouche récite le ciel pendant que le cœur se plonge au plus profond de la terre.
    une autre solution était de savoir tirer profit de la mauvaise lecture des versets.
    mais comment ?
    exemple
    prenons le 1er verset de la Fatiha
    الحمد لله رب العالمين
    AL’HAMDOU LILAHI RABBi AL’ALAMiNA
    comme sheytan a compris que certains croyants récitaient mal les mots, il fallait donc profiter de ce canal qui semblait plus propice pour contrer les effets des versets en les détournant de leur sens.et comme au lieu de
    AL’HAMDOU LILAHI RABBi AL’ALAMiNA
    certains pouvaient dire
    AHAMDILILAHI RABBi ALAMiyA
    ainsi sheytan décida avec ses enfants de baptiser leurs petits enfants en fonction de ses erreurs de Lecture
    certains de ses enfants seront baptiser par exemple par le nom « ALAMiyA »
    ainsi
    les croyants qui diront AHAMDILILAHI RABBi ALAMiyA
    auront declaré qu’ALAMiyA est le Seigneur (Rabbi)
    (A ne pas confondre avec les Rabbi Jacob ou autres….)
    car dans le cas de AL’HAMDOU LILAHI RABBi AL’ALAMiN on est en pleine Lecture coranique donc l’intention est forcement dirigé vers la divinité, contrairement dans Rabbi Jacob où il n’y a aucune intention de divinité derrière ce nom.
    donc
    en disant AHAMDILILAHI RABBi ALAMiyA on associe intentionnellement mais insouciamment le nom ALAMiyA A la divinité sans s’y rendre compte MAiS l’effet de AL’ALAMiN devient ainsi null.
    et c’est pas tout
    car
    nous avons aussi
    AHAMDILILAHI
    au lieu de
    AL’HAMDOU LILAHI
    ainsi
    sheytan et ses enfants ont encore baptiser le nom AHAMDILI
    ainsi
    en disant
    AHAMDILI’LAHI
    on déclara que
    AHAMDILI est LAHI (divinité)

    ainsi sheytan a piéger les versets coraniques de tout part pour Annuler leurs effets et tromper les croyants.
    ainsi
    beaucoup de ses enfants ont été baptisé en fonction de chaque ligne de la Fatiha, de la salatil Fatihi, d’Ayatal

    kursiyou, des sourates 112-113-et-114
    la moindre erreur de Lecture de ses versets, on bascule sans s’y rendre compte, mais ce dérapage de récitation profite toujours A sheytan !
    car des entités peu évoluées obéissent A ces dérapages de Lecture et prennes les mot A la Lettre.
    détailler chaque verset de la sorte, me prendrait trop de temps, certes!
    mais A travers ces seuls exemples,
    chacun et chacune devront méditer par soi-même et faire un effort dans la Récitation.
    QUE LE SEiGNEUR NOUS GUIDE VERS CE QUI EST CORRECT !

  49. Modibo dit :

    Le mois de Muharram
    Haut de la pageArticle écrit par Saadia Agdar

    …..le mois de muharram, un des mois sacrés de l’islam. A ce propos, Allah Le Très Haut nous dit dans le coran : « Le nombre de mois, auprès d’Allah, est de douze [mois], dans la prescription d’Allah, le jour où Il créa les cieux et la terre. Quatre d’entre eux sont sacrés : telle est la religion droite. [Durant ces mois], ne faites pas de tort à vous-mêmes.» S.9-v36.
    C’est le premier mois lunaire du calendrier hégirien, il a été marqué par plusieurs événements majeurs de l’histoire musulmane ; il y a eu l’hégire du prophète le 1er jour de muharram, la recommandation du prophète de jeûner le 10ème jour, celui de Achoura

    Premier mois de l’année
    Par Sa miséricorde et Sa sagesse, Allah a prescrit les rituels musulmans et les a organisés de manière à ce qu’ils correspondent à des moments et périodes bien déterminés dans l’année. Nous ne pouvons pas rester insensibles et insouciants quant à la période où intervient le pèlerinage. En effet, c’est durant le dernier mois de l’année lunaire, celui de Zul Hijja, que Dieu donne la possibilité à toute personne désireuse de se racheter de ses péchés, de se rendre à la mosquée sacrée de La Mecque afin de se voir pardonné. Le prophète, paix et salut sur lui, nous dit dans ce sens : « Celui qui accomplit le pèlerinage sans proférer de paroles obscènes, ni commettre d’actes indécents, sort de son pèlerinage aussi pur que le jour de sa naissance » Bukhari. Le mois de Zul Hijja compte également en son sein, les jours les plus bénis de l’année, ceux par lesquels Allah a juré dans le saint coran lorsqu’Il dit dans la sourate Al Fajr : «Par l’Aube! Et par les dix nuits ! » s.89-v1/2. Le prophète définit de manière explicite le mérite de ces jours : « Il n’y a pas de jours plus importants auprès d’Allah – exalté soit-Il – et au cours desquels les œuvres sont plus aimées de Lui, que durant ces 10 jours. » Tabarani. En jeûnant le jour d’Arafat, neuvième des dix jours, celui où Allah nous garantit « d’effacer les péchés de deux années: l’année passée et celle à venir » Muslim, le fidèle a une fois de plus la chance de se repentir. Le mois de Muharram est alors l’occasion pour tout un chacun de se remettre en question, engager de nouvelles résolutions et réformes dans sa vie religieuse afin que l’année qui débute soit meilleure que la précédente. Ainsi l’idée d’évolution et de progression spirituelle pourra alors être effective. Cette idée de révision de soi même est indispensable pour l’épanouissement moral. Le compagnon Umar Ibn Al Khattab avait l’habitude de dire : « Jugez vous avant que l’on vous juge ».

    L’hégire du prophète à Yathrib (Médine)
    Lorsque l’on évoque le premier mois de l’année hégirienne, Muharram, nous vient à l’esprit l’hégire du prophète, paix et salut sur lui. Ce voyage qui l’a fait quitter La Mecque pour rejoindre Médine. Un voyage qui marqua à la fois la fin de l’oppression que subissaient les musulmans et le début d’une ère florissante. Après treize années d’appels vers l’islam, le prophète, paix et salut sur lui, reçut l’ordre de quitter la Mecque pour Médine afin de fuir les nombreuses et diverses persécutions des païens Quraychites qui refusaient de croire en la prophétie du Messager de Dieu. Les musulmans étaient alors faibles, en petit nombre, attaqués et menacés de tous les côtés. Alors, avant la prescription de l’hégire, les musulmans ont d’abord commencé à quitter la Mecque clandestinement par petit groupe. Lorsque le prophète reçut l’ordre d’Allah de quitter la Mecque, c’est l’ange Jibril qui vint le voir pour le lui transmettre : « Cette nuit, ne dors pas dans ton lit ». A la nuit tombée, la maison du prophète fut encerclée par les Quraychites mais, malgré tous leur préparatifs, le messager d’Allah put quitter sa demeure sans être vu par aucun d’entre eux. Et pour bien marquer son passage, le Prophète fit le tour du groupe, lança une poignée de sable à la figure de chacun d’eux et récita le verset où Allah dit : « et Nous mettrons une barrière devant eux et une barrière derrière eux ; Nous les recouvrirons d’un voile : et voilà qu’ils ne pourront rien voir. » S.36-v9. Au lendemain matin, les qurayshites se réveillèrent et comprirent à la vue du sable sur leurs cheveux, qu’ils avaient non seulement failli à leur mission mais venaient d’être ridiculisés par le prophète, paix et salut sur lui. Ils enfoncèrent alors la porte de la demeure du prophète mais ne virent dans son lit que l’imam Ali qui avait prit la place du Messager. Après avoir vécue 53 années à La Mecque, cette ville qui le vit naître lui ainsi que ses ancêtres, le voilà contraint à la quitter. Arrivé à la frontière mecquoise, il tourna son noble visage vers cette cité, sa cité, et s’adressa à elle en ces termes : « O toi La Mecque, je jure par Allah que parmi les cités terrestres tu es ma préférée et si ton peuple ne m’avais pas contraint à te quitter, jamais je ne l’aurais fait. » Ibn Hicham. A ce moment là, alors que le Prophète montre son attachement à sa terre tant aimée, les portes du ciel s’ouvrirent et l’ange Jibril descendit vers le prophète, paix et salut sur lui, accompagné d’un message divin, un verset coranique dans lequel Dieu dit à Son Bien Aimé : « Celui qui t’a prescrit le Coran te ramènera certainement là où tu (souhaites) retourner. Dis : « Mon Seigneur connaît mieux celui qui a apporté la guidée et celui qui est dans un égarement évident. » S.28-v85. Parmi les enseignements que nous offre l’hégire du prophète, paix et salut sur lui, c’est le coté relationnel entre les musulmans eux mêmes et ceux qui ne partageaient pas leurs mêmes convictions. En effet, lorsque le prophète décida de quitter la Mecque, ni lui ni Abu Bakr ne connaissait le chemin qui les ramènera à la grotte Thawr. Ils louèrent alors les services d’un homme non croyant, qui n’était donc pas musulman, mais qui malgré cela, accepta de les mener là où ils seraient en sécurité. Notons aussi que le prophète n’hésita pas à s’en remettre et même solliciter le soutien d’un non musulman tant que celui-ci était digne de confiance. Tels sont les enseignements de l’islam. Allah dit : « Allah ne vous défend pas d’être bienfaisants et équitables envers ceux qui ne vous ont pas combattus pour la religion et ne vous ont pas chassés de vos demeures. Car Allah aime les équitables. » S.60-v8.

    « Que penses-tu de deux personnes dont Dieu est le Troisième ? ». S’il devait y avoir une parole résumant la situation que vécurent le messager d’Allah et son intime compagnon Abu Bakr dans la fameuse grotte Thawr, ce serait celle-ci. Après avoir été pourchassés par les mecquois, qui souhaitaient en finir avec leurs vies, tous deux pénétrèrent une grotte afin de s’y réfugier. Le miracle divin intervenu au moment où les qurayshites s’approchèrent de la grotte ; Dieu fit tisser une toile d’araignée à l’entrée de celle ci et plaça un oiseau dans son nid avec ses petits, écartant l’hypothèse que les musulmans auraient pu se réfugier dans cet endroit. Abou Bakr était si terrifié qu’il fit part de son inquiétude au prophète qui le réconforta en lui disant : « Que penses-tu de deux personnes dont Dieu est le Troisième ? ». Dieu relata cet épisode dans le coran : « Si vous ne lui portez pas secours… Allah l’a déjà secouru, lorsque ceux qui avaient mécru l’avaient banni, deuxième de deux. Quand ils étaient dans la grotte et qu’il disait à son compagnon : « Ne t’afflige pas, car Allah est avec nous. » » S.9-v40.

    Une fois arrivé à Médine, le prophète s’y installa, y construit sa mosquée ainsi que sa demeure, et appela les Muhajirines, les émigrants, et ceux qui les avaient accueilli, les Ansars, à la fraternité. À Médine, le Prophète devint le chef de l’État, Yathrib fut alors appelée « la ville du Prophète », Madinatou an-Nabi. Il mit en place une charte des Droits et Libertés humaines qui sera appelée la Constitution de Médine. A travers celle-ci, le prophète détermina que les croyants monothéistes musulmans, juifs et chrétiens, ne formeraient qu’une seule et unique communauté. Il décida également que chaque juif avait les mêmes droits que les musulmans et la même liberté de prêcher leur conviction religieuse. Interdiction faite également à tout croyant monothéiste de commettre un péché portant préjudice à l’autre groupe. La protection de Dieu est sur tous les croyants monothéistes. Quant au sein des musulmans, quels que soient leurs clans ou origines tribales, ils partagent entre eux le prix du sang, payent la rançon des captifs selon le bon usage et l’équité. Le prophète montra alors sa capacité à diriger et organiser un état en faisant preuve d’une moralité et d’un sens de la paix inégalés dans l’histoire de l’humanité.

    Le jour d’Achoura
    Achoura vient du mot عشرة (‘acharah), c’est le nombre dix en arabe. Il correspond au dixième jour du mois de Muharram. C’est un jour de victoire et de triomphe dans l’histoire des religions. En effet, c’est dans ce jour qu’Allah secourut ses prophètes et messagers dans les moments les plus difficiles de leur prédication. En arrivant à Médine, le prophète, paix et salut sur lui, constata que les juifs jeûnaient ce jour, il les interrogea alors sur les raisons de ce jeûne. Ils répondirent que c’est un grand jour durant lequel Allah sauva Moussa (Moïse) et son peuple de l’armée de Pharaon et qu’ils le jeunaient en guise de remerciement. Le prophète leur dit alors « Nous sommes plus digne de Moïse que vous » et instaura non seulement le jeûne d’Achoura mais recommanda également de jeûner le neuvième et onzième jour. Selon Abu Qatada, le messager d’Allah, paix et salut sur lui, dit : « je jeûne le jour d’Achoura dans l’espoir qu’Allah pardonne les péchés de l’année écoulée » Muslim. Avant la prescription du jeune du mois de ramadan, le jeune d’Achoura fut obligatoire. Une fois le jeune de Ramadan prescrit, Achoura devint alors facultatif mais très recommandé au vu des mérites qu’il renferme.

    Chers lectrices, chers lecteurs, le mois de muharam est un mois sacré durant lequel Allah multiplie la récompense des bonnes actions. Il serait dommage de passer à côté de toutes les miséricordes disposées au croyant à l’occasion de ce mois. Grâce au jeûne du jour d’Achoura, Allah nous offre la chance de débuter l’année de la meilleure des façons. Nous vous souhaitons donc une excellente année et espérons qu’elle soit pour vous une année de réussite tant sur le plan religieux que professionnel et aussi sentimental.

    • Sags dit :

      JE PLEURE DE JOIE ET SOIF DE L’ISLAM! PAIX ET BÉNÉDICTION SOIT SUR LE MESSAGER D’ALLAH!! AL’HAMDOU LILAHI RABBI AL’ALAMiNA, AL’HAMDOU LILAHI RABBI AL’ALAMiNA, AL’HAMDOU LILAHI RABBI AL’ALAMiNA! ALLAHU’KBAR!

  50. Modibo dit :

    Mouhammad bnou Mâlik bnou Dayghem a dit : Mawlânâ Abû Ayyûb a dit :

    « Abû Mâlik me dit un jour :
    « Prend garde à ta propre âme, car les soucis des croyants dans ce bas-monde n’ont jamais de fin.
    Et je jure par Allah que si le Jour Dernier n’est pas une cause de bonheur pour le croyant, deux malheurs se seront alors abattus sur lui : les soucis de ce bas-monde et l’affliction de l’au-delà ».

    Je m’écriais alors : « Je donnerais mon père [en rançon] pour toi [Ô Abû Mâlik] !
    Comment le Jour Dernier ne serait-il pas une cause de bonheur pour le croyant alors qu’il peine et se fatigue pour Allah dans ce bas-monde ? ! »

    [Abû Mâlik] répondit : « Ô Abû Ayyûb, comment [être sûr de] l’acceptation de nos actes [par Allah] ?
    Comment [être sûr d’]être sauf ? »

    Il dit ensuite : « Il se peut qu’un homme pense avoir amélioré son état, bien accompli ses sacrifices, purifié son intention, parfait ses actes… pourtant tout ceci risque d’être rassemblé le Jour de la Résurrection pour lui être jeté au visage ! »

    [Ibnou l-Djawzî Sifatou s-Safwah v.3 p.360]

  51. Modibo dit :

    •Le 1er jour de Moharram
    Le début du mois de Moharram est aussi le 1er jour de l’année [hé-
    girienne, lunaire]. Et pour ce jour, il y a deux actes :
    1)Le jeûne. Selon un propos rapporté de Rayyân fils de Shabîb,
    de [l’imam] ar-Ridâ(p) qui dit : «Dieu répond à la prière de celui qui
    jeûne durant ce jour et invoque Dieu, comme Il a répondu à
    Zacchariya.»
    2)Une prière de 2 raka’ats. De [l’imam] ar-Ridâ(p) qui dit : «Le
    Prophète(s) priait le 1er jour de ce mois 2 raka’ats. Après avoir fini,
    il(s) levait les bras [vers le ciel] et invoquait Dieu 3 fois de cette
    invocation :
    Allâhumma, anta al-ilâhu al-qadîmu, wa hadhihi sanatunn
    jadîdatunn,

    Mon Dieu, Tu es le Dieu Eternel et voici une nouvelle
    année,
    fa-as’aluka fîhâ al-‘ismata mina-sh-shaytâni, wa al-quwwata ‘alâ
    hadhihi-n-nafsi al-ammârati bi-s-sû’i, wa-l-ishtighâla bimâ yuqarribunî
    ilayka,
    alors, je Te demande, pour cette [année], la protection
    contre le démon, la force contre cette âme instigatrice du
    mal, et de me faire faire ce qui me rapproche de Toi,
    yâ karîmu, yâ dhâ-l-jalâli wa-l-ikrâmi,
    ô Très-Généreux, ô Plein de Majesté et de Noblesse,
    yâ ‘imâda man lâ ‘imâda lahu, yâ dhakhîrata man lâ dakhîrata
    lahu, yâ hirza man lâ hirza lahu.
    ô Pilier de celui qui n’a pas de pilier, ô Provision de celui
    qui n’a pas de provision, ô Protection de celui qui n’a pas de
    protection,
    yâ ghiyâtha man lâ ghiyâtha lahu, yâ sanada man lâ sanada lahu,
    yâ kanza man lâ kanza lahu,
    ô Secours de celui qui n’a pas de secours, ô Appui de celui
    qui n’a pas d’appui, ô Trésor de celui qui n’a pas de
    trésor,
    yâ hasana-l-balâ’i, yâ‘azhîma-r-rajâ’i, yâ ‘izza-d-du‘afâ’i, yâ
    munqidha-l-gharqâ, yâ munjiya-l-halkâ, yâ mun’imu, yâ mujmilu, yâ
    mufdilu, yâ muhsinu.

    ô Bienfait (ou bonne Epreuve), ô Espoir grandiose, ô
    Puissance des faibles, ô Sauveteur des noyés, ô Sauveur des
    perdus, ô Donateur, ô Bienfaisant, ô Celui qui dispense les
    faveurs, ô Bienfaiteur !
    Anta-l-ladhî sajada laka sawâ-du-l-layli wa nûru-n-nahâri, wa
    daw’u-l-qamari, wa shu‘â‘u-sh-shamsi, wa dawiyyu-l-mâ’i, wa hafîfush-shajari,
    yâ Allâhu, lâ sharîka laka.
    C’est devant/pour Toi que se sont prosternés les
    ténèbres de la nuit, la lumière du jour, la clarté de la lune,
    les rayons du soleil, le vacarme de l’eau, le bruissement des
    arbres, ô Dieu, point d’associé à Toi.
    Allâhumma, aj‘alnâ khayrann mimmâ yazhunnûna, wa-ghfir lanâ
    mâ lâ ya‘lamûna, wa lâ tu’âkhidhnâ bimâ yaqûlûna.
    Mon Dieu, rends-nous meilleurs que ce qu’ils pensent,
    pardonne-nous ce qu’ils ne savent pas, ne nous en veux pas
    pour ce qu’ils disent.
    Hasbiya-llâhu, lâ ilâha illâ huwa, ‘alayhi tawakkaltu, wa
    huwarabbu-l-‘arshi al-‘azhîmi.
    Dieu me suffit, point de divinité autre que Lui, je compte
    sur Lui, et Il est le Seigneur du Trône grandiose.
    Amannâ bihi, kullunn min ‘in-darabbinâ, wa mayadhdhakkaru
    illâ ûlû-l-albâbi.
    Nous avons cru en Lui, tout vient de notre Seigneur, et
    ne se le rappellent que ceux qui sont doués de raison.

    Rabbanâ lâ tuzigh qulûbanâ ba’da idh hadaytanâ, wa hab lanâ
    min ladunka rahmatann, innaka anta al-wahhâbu.
    Notre Seigneur, n’égare pas nos cœurs après nous avoir
    guidés, et accorde-nous une Miséricorde de Ta Part, car Tu
    es le Donateur en permanence.

  52. Modibo dit :

    ♦La prière du Prophète(s) :
    Sayyed Ibn Tâ’ûs (que Dieu lui fasse miséricorde) a rapporté
    d’après une chaîne de transmission considérée, de l’[Imam] ar-Ridâ
    (que les Prières de Dieu soient sur lui) qui fut interrogé sur la prière
    de Ja’far at-Tayyâr (que Dieu lui fasse miséricorde). Il(p) lui ré-
    pondit : «.Où es-tu ? Et la prière du Prophète ? Peut-être que le Messager
    de Dieu(s) n ’a jamais prié la prière de Ja’far ! Et peut-être
    que Ja ‘far n ’a jamais prié la prière du Messager de Dieu(s) ! »

    Je lui demandai de me l’apprendre. Il(p) dit : «Tu pries deux
    raka’ats. Tu récites, pour chaque raka ‘at, al-Hamd (I) et 15 fois la
    sourate al-Qadr (XCVII), ensuite tu t’inclines et tu la récites 15 fois,
    puis à nouveau 15 fois quand tu te redresses, puis 15 fois quand tu te
    prosternes, 15 fois quand tu te redresses de la prosternation, 15 fois
    lors de la seconde prosternation, 15 fois quand tu te redresses de la
    seconde prosternation. Quand Tu termines ta prière, il n’y aura plus
    aucun péché entre toi et Dieu Très-Elevé qui ne te soit pardonné et
    tout ce que tu auras demandé te sera accordé. »

    Et l’invocation après [la prière] est :
    Lâ ilâha illâ-llâhu, rabbunâ wa rabbu âbâ’inâ-l-awwalîna, lâ ilâha
    illâ-llâhu, wâhidann wa nahnu lahu muslimûna.
    Point de Dieu autre que Dieu, notre Seigneur et le
    Seigneur de nos premiers pères, point de Dieu autre que
    Dieu, Dieu Unique et nous Lui sommes soumis !
    Lâ ilâha illâ-llâhu, lâ na’budu illâ iyyâhu, mukhisîna lahu ad-dîna
    wa law kariha-l- mushrikûna.
    Point de Dieu autre que Dieu, nous n’adorons que Lui,
    en Lui rendant un culte pur, même si les associationnistes
    le détestent !

    Lâ ilâha illâ-llâhu, wahdahu wahdahu wahdahu, anjaza wa‘dahu
    wa nasara ‘abdahu wa a‘azza jundahu, wa hazama-l-ahzâba wahdahu.
    Point de Dieu autre que Dieu, uniquement Lui, uniquement
    Lui, uniquement Lui, Il a accompli Sa Promesse, est
    venu au secours de Son serviteur, a honoré Ses Soldats et a
    défait les partis, uniquement Lui !

    Fa-lahu al-mulku wa lahu al-hamdu, wa huwa ‘alâ kulli shay’inn
    qadîrunn.
    A Lui est le Royaume, à Lui est la Louange, et Lui est
    Puissant sur toute chose.
    Allâhumma, anta nûru-s-samâwâti wa-l-ardi wa man fîhinna, falaka
    al-hamdu wa anta qayyâmu-s-samâwâti wa-l-ardi wa man
    fîhinna.

    Mon Dieu, Tu es la Lumière des cieux et de la terre avec
    ceux qui s’y trouvent, à Toi la Louange alors que Tu es Celui
    qui dresse les cieux et la terre avec ceux qui s’y trouvent !
    Fa-laka al-hamdu wa anta-l-haqqu, wa wa‘duka-l-haqqu wa
    qawluka haqqunn, wa injâzuka haqqunn wa-l-jannatu haqqunn wan-nâru
    haqqunn.
    Alors à Toi la Louange et Toi Tu es la Vérité, Ta
    Promesse est Vérité, Ta Parole est Vérité, Ton Accomplissement
    est Vérité, le Paradis est Vérité, le Feu [de l’Enfer] est
    Vérité !

    Allâhumma, laka aslamtu wa bika âmantu wa ‘alayka tawakkaltu,
    wa bika khâsamtu wa ilayka hâkamtu.
    Mon Dieu, c’est à Toi que je me suis soumis, c’est en Toi
    que j’ai cru, c’est sur Toi que je compte, c’est de Toi que je
    prends partie et c’est devant Toi que je porte en jugement !
    Yâ rabbi, Yâ rabbi, Yâ rabbi, ighfir lî mâ qaddamtu wa akhkhartu
    wa asrartu wa a’iantu.

    Ô Seigneur, ô Seigneur, ô Seigneur, pardonne-moi [les
    péchés] passés et récents, ceux que j’ai dissimulés et ceux
    que j’ai annoncés.
    Anta ilâhî lâ ilâha illâ anta, salli ‘alâ Muhammadinn wa âli
    Muhammadinn,
    Tu es mon Dieu, il n’y a point de Dieu autre que Toi, prie
    sur Mohammed et sur la famille de Mohammed,
    wa-ghfir lî wa-rhamnî wa tub ‘alayya, innaka anta attawwâbu arrahîmu.
    pardonne-moi, fais-moi Miséricorde et reviens à moi,
    car Tu es Celui qui revient sans cesse, le Très-Miséricordieux.

    Al-Majlisi (que Dieu lui fasse miséricorde) dit : «Cette prière est
    une des prières connues. L’ont rapportée tous les musulmans (en
    général comme en particulier). Certains la considèrent comme une
    des prières du vendredi et cette spécificité n’apparaît pas dans les
    propos rapportés. Selon l’apparence, cette [prière] effectuée durant
    les autres jours est [également] rétribuée.

  53. Modibo dit :

    HOMMAGE A NOTRE PAPA BIRAGO DIOP, LA FONTAINE ARICAINE…..

    LE CAMÉLÉON ET LE SINGE
    Vivre seul et se moquer d’autrui, se moquer d’autrui de ses soucis comme de ses succès, c’est là, sans conteste, un sage et raisonnable parti. Mais ignorer absolument les rumeurs, les potins, et les cancans, cela peut amener parfois des désagréments au solitaire.
    Si Kakatar-le-Caméléon, le Caméléon sage et circonspect jusque dans sa démarche, avait fraye plus souvent avec les habitants de la brousse ou même avec ceux des villages, il aurait su ce que tout un chacun pensait de Golo-le-Singe. Il aurait connu l’opinion des hommes et le sentiment des bêtes a l’endroit de cet être malfaisant, mal élevé, mal embouché, querelleur et malicieux, menteur et débauché, dont la tête n’était pleine que de vilains tours à jouer au prochain. Il aurait su pourquoi Golo avait les paumes des mains noires à force de toucher à tout, et les fesses pelées et rouges d’avoir reçu tant de coups. Leuk-le-Lièvre lui aurait sans doute dit pourquoi Golo n’était pas un compagnon souhaitable; Thile-le-Chacal, Bouki-l’Hyène et mêmeBakhogne-le-Corbeau lui auraient appris pourquoi Golo n’était pas à fréquenter assidûment. M’Botte-le-Crapaud lui aurait avoué que, pour sa part, jamais dans sa famille personne n’avait fait de Bagg-le-Lézard son compagnon de route, car il y a compagnon et compagnon; et que sans nul doute, la société de Golo-le-Singe n’était pas faite pour lui, Caméléon.

    Mais Kakatar ne hantait pas les mêmes parages que tous ceux-là; et, s’il lui advenait d’aventure d’en aviser un sur son hésitante et titubante route, il savait prendre la teinte des objets qui l’entouraient. Jusqu’à ressembler à l’écorce d’un vieux baobab, aux feuilles mortes qui lui servaient alors de lit, ou aux herbes vertes contre lesquelles il s’adossait.
    Un jour, cependant, au bord d’un sentier, Golo-le-Singe, qui passait en gambadant, put distinguer Kakatar collé contre le flanc d’une termitière.
    – Oncle Kakatar, as-tu la paix ? salua Golo d’une voix doucereuse.
    Force fut au taciturne solitaire, dont l’humeur était moins changeante que la couleur de la peau, de répondre à la politesse. Car » Assalamou aleykoum » n’est pas plus beau que » Aleykoum salam », et l’on doit payer, l’on peut payer cette dette sans s’appauvrir. Et puis, rendre un salut n’a jamais écorché la bouche.
    – La paix seulement ! répondit donc Kakatar, de mauvaise grâce, il est vrai. Mais il ne connaissait assez Golo, s’il pensait être débarrassé de lui à si peu de frais.
    – Où donc se dirigeaient vos jambes si sages, mon oncle ? s’enquit le curieux.
    – Je m’en allais vers N’Djoum-Sakhe, expliqua Kakatar, que le singe approchait de si près qu’il commençait à prendre la teinte du pelage de son interlocuteur. Ce que voyant, et sans doute aussi la ressemblance aidant de leurs queues qui leur servaient à tous deux parfois de cinquième main, Golo se crut autorisé à plus de familiarité :
    – Eh bien ! oncle, je t’accompagne et je me ferai facilement à ton allure.
    Ils s’en allèrent donc tous deux vers N’DjOuro-Sakhe, Golo essayant en vain, dès les premiers pas de se régler à l’allure balancée et hésitante de son compagnon qui tâtait d’abord l’air et semblait à chaque instant chercher s’il n’y avait pas une épine sur son chemin. N’y tenant plus, Golo se mit à trotter à droite et à gauche, devant et derrière, pour revenir de temps à autre tenir un petit propos à son compagnon.
    Le sentier n’était pas long qui menait a N Djoum-Sakhe, mais l’allure de ces voyageurs, dont l’un avait toujours l’air de marcher sur des braises ardentes et sautillait tout le temps et dont l’autre semblait avancer sur un troupeau de hérissons, l’allure de- ces deux voyageurs n’était pas des plus rapides. Le soleil ardait dur et dru au-dessus de leurs têtes qu’ils n’avaient pas encore parcouru la moitié de la moitié du sentier de N’Djoum-Sakhe. Golo et Kakatar s’arrêtèrent à l’ombre déchiquetée d’un palmier, en haut duquel pendait une gambe, une calebasse-gourde.

    – Tiens, fit Golo, qui était au courant de tout, tiens, N’Gor espère ce soir une bonne récolte de vin de palme ; mais nous mouillerons bien nos gorges avant lui, car il fait vraiment trop chaud.

    – Mais ce vin de palme n’est pas à nous ! s’ahurit Caméléon.
    – Et puis après ? interrogea le Singe.
    – Mais le bien d’autrui s’est toujours appelé: » laisse « .
    Golo ne releva même pas la remarque ; il était déjà en haut du palmier, il avait décroché la gourde et buvait à grands traits. Quand il eut tout vidé du liquide frais, mousseux et pétillant, il laissa choir la gourde, qui faillit écraser son compagnon. Il redescendit et déclara :
    – Le vin de palme de N’Gor était vraiment délicieux. Nous pouvons continuer notre chemin, mon oncle.
    Et ils repartirent. Ils n’étaient pas encore bien loin du palmier lorsqu’ils entendirent derrière eux des pas plus assurés et plus pesants que les leurs. C’était N’Gor qui avait retrouvé sa gourde en miettes au pied de l’arbre, et non, comme il s’y attendait avec juste raison, là-haut, au flanc du palmier et remplie de vin de palme. Quand Golo, qui s’était retourné, l’aperçut, il pensa tout d’abord à se sauver et laisser son compagnon s’expliquer avec l’homme; mais il n’eût pas été digne de sa race s’il avait agi aussi simplement. Pensez donc ! et si Kakatar s’expliquait avec N’Gor et l’accusait, lui, Golo, qui prenait la fuite, pas assez loin certainement ni assez longtemps sans doute pour ne point tomber un jour ou l’autre entre les mains du saigneur de palmiers. Il s’arrêta donc et dit à son compagnon d’en faire autant, ce qui ne demandait pas beaucoup d’efforts à celui-ci.

    N’Gor vint à eux avec la colère que l’on devine :
    – On a volé mon vin de palme et cassé ma gourde. Connaissez-vous le coupable, si ce n’est l’un de vous deux ?
    Caméléon se tut, se gardant bien d’accuser son compagnon de route.
    – Moi, je le connais, fit le Singe.
    Kakatar tourna un œil et regarda Golo.
    – C’est celui-là, fit ce dernier en désignant d’un index le Caméléon.
    – Comment, c’est moi ? suffoqua Kakatar, c’est toi qui l’a bu !
    – N’Gor, dit le Singe, nous allons marcher tous les deux, ce menteur et moi, et tu verras que c’est celui qui titube qui a bu ton vin de palme.
    Ayant dit, il marcha, s’arrêta bien droit :
    – Suis-je ivre, moi ? demanda-t-il, _ puis il commanda : Marche maintenant, toi, Caméléon, toi qui dit ne pas être ivre.
    Kakatar avança, puis s’arrêta en titubant, comme le font tous les Caméléons de la terre.
    – Regarde, N’Gor, dit Golo, un buveur ne peut se cacher.
    N’Gor prit Kakatar-le-Caméléon, le battit vigoureusement et lui dit en l’abandonnant:
    – Si je ne t’ai pas tué cette fois-ci, remercie le bon Dieu et ton camarade.
    N’Gor s’en retourna vers son palmier, et les deux voyageurs reprirent leur chemin. Vers le soir, ils atteignirent les champs de N’Djoum-Sakhe.
    – J’ai froid, dit Kakatar, nous allons, pour me réchauffer, mettre le feu à ce champ.
    – Non pas, certes, dit le Singe.
    – Je te dis que nous allons incendier ce champ, affirma Caméléon, qui alla chercher un tison et mit le feu au champ.
    Mais il n’en brûla qu’une partie et le feu s’éteignit vite. Les gens de N’Djoum-Sakhe avaient cependant aperçu la flambée. Ils étaient accourus et s’informaient:
    – Qui a mis le feu à ce champ ?
    – Je ne sais pas, j’ai vu la flamme et je me suis approché, déclara Kakatar.
    – Comment ? s’étonna le Singe, tu ne veux pas insinuer que c’est moi qui ai incendié ce champ ?
    – Puisqu’il ne veut pas avouer que c’est lui le coupable, regardez donc nos mains.
    Ayant dit, le Caméléon tendit ses mains, la paume en était blanche et nette.
    – Fais voir les tiennes maintenant, toi qui dis ne pas être l’incendiaire, commanda Kakatar.
    Golo tendit ses mains, la paume en était noire comme celle de toutes les mains de tous les singes de la terre.
    – Regardez, triompha le Caméléon, l’incendiaire ne peut se cacher.
    On attrapa Golo, qui se souvient encore certainement de la correction qu’il reçut et qui, depuis ce temps-là, ne fréquenta plus jamais Kakatar-le-Caméléon.

  54. lilia Rose dit :

    Propreté, lavage rituel dans l’Islam
    Dans l’Alevisme, l’état de junub est différent de celle de la conception Sunnite qualifiant le junub , de pollution corporelle après un rapport sexuel notamment. Quand on s’intéresse aux versets 8 de la sourate Naba, 187 et 223 de la sourate Bakara, 43 de la sourate Nisa, et 6 de la sourate Maida, évoquant les rapports entre hommes et femmes, seul deux versets (les deux derniers) évoquent le terme junub . Celui qui est en état de junub ne peut pas observer la prière et ne peut assister aux prières funéraires ( janaza ). Il ne peut assister à l’ Ayn-ül Jam (cérémonie de Djem ) et ne peut faire le sacrifice. La purification du junub se fait avec de l’eau. En dehors de la salat ( namaz-niyaz ), en état de junub , tout peut être accompli.

    Les deux conceptions étant différentes de chaque coté, à quoi se rapporte cet état de junub ? Ce qui est rapporté par le Kur’an ci-dessus selon les interprétations des prescriptions, l’état de junub ne provient pas de l’union légitime des époux. Et cet état ne vient pas non plus, par la non-purification (douche corporelle) après le rapport.

    Ainsi, l’ovule formé dans le ventre de la mère, s’il est sale, l’enfant formé à l’intérieur, est aussi sale. De même, le sperme à l’origine de la formation de l’homme, n’est pas sale. Comment l’homme, créé à l’image du Créateur, en lui insufflant l’Ame ( ruh ) de son Esprit ( ruh ), envoyé comme mandataire calife sur terre, peut-il être pollué, sali en état de junub ?

    Dès lors que le lavage à la naissance et à la mort est fréquent, il est tout à fait naturel de se laver dans toutes les situations qui le nécessitent.

    Comme on le sait, les Chrétiens recommandent de se laver avant les relations sexuelles, et chez les Musulmans en général, après les relations ; tandis que les Alevi se lavent avant et après les relations sexuelles.

    Le premier sens de la propreté en Islam est la propreté du cœur, et lié à cela, il en vient la propreté du corps et extérieure. Le mot junub , s’emploie ici dans le sens de « rupture » ( ikhtilaf ) et pas dans le sens de propreté. Ici il s’agit de rupture entre deux états intentionnels indépendamment de la propreté, comme la naissance d’un enfant, la mort, ou après l’évanouissement.

    A ce propos, Isa (as) disait « Ce qui vient de l’extérieur et qui rentre en toi, ne peut pas te salir. Ce qui te salit sort de toi. ». De même Hajji Wali disait « La propreté corporelle-extérieure ne suffit pas à être propre complètement. Si l’intérieur est corrompu, mauvais, ton désir de propreté est vain. »

    l’ablution de la Shariat : se laver avec de l’eau
    l’ablution de la Tarikat : respecter le conseil du pir et mürshid
    l’ablution de la Marifat : connaître son nafs (ego), c’est rencontrer Dieu
    l’ablution de la Haqiqat : voir sa propre honte, et ne pas la voir chez les autres
    Les ablutions mineures ( taharat-i sugra ) après pollutions mineures ( hades-i asgar ) sont au nombre de quatre :

    après le contact homme-femme
    après besoins naturels
    évanouissement, sommeil
    après contact des organes intimes

  55. lilia Rose dit :

    La parole du Prophète, le salut soit sur lui, qui est: « Dieu était, et aucune chose n’était avec Lui, » montre que Dieu est élevé à un degré qui est au-dessus du degré de l’Unité ( al-wâhidiyya ), puisque toutes les choses à ce degré sont prises en considération .

    Sache que la génération ( al-kawn ) et la corruption ( al-fasâd ) n’ont ni commencement ( azali ) ni fin ( abadi ). L’ici-bas et l’Au-Delà sont relatifs. Donc, « l’extérieur » ( al-zâhir ) est l’ici-bas périssable, et « l’intérieur » ( al-bâtin ) est une fin ( ‘uqbà ) impérissable; tous les deux existent ( mawjudân ) donc sans commencement ( azalan ) et sans fin ( abadan ) Mais la considération est auprès de la majorité .

    On compara les plaisirs des perfections qui se réalisent pour le Tout aux plaisirs des hûri, des palais, ainsi que des paradis dont les noms sont employés métaphoriquement pour faire comprendre les premiers aux esprits imparfaits, ignorants et incapables d’en saisir le sens. Si on (leur) avait dit clairement ce qu’ils sont, leur acquisition irait à l’encontre de l’occupation de ce bas-monde et de ses plaisirs. On a agi à l’égard de ces gens par ce procédé afin qu’ils aient un plus grand désir des plaisirs de l’Au-Delà en raison de l’analogie (avec des plaisirs d’ici-bas) et, qu’ainsi, ils s’occupent des pratiques des devoirs religieux ( al-‘ibàdàt ), qu’ils fassent des efforts ( al-mughàhadàt ) jusqu’à ce qu’ils parvienne au jugement ( al-hukm ) et qu’ils saisissent la Vérité Créatrice. Si l’on n’agissait pas ainsi pour des hommes de la voie ( ahl-al-tariq ), ils n’y porteraient pas, au commencement même de l’affaire, leur attention, ils avanceraient alors par degrés sans connaître. Dieu dit la vérité et Il indique le droit chemin auquel on fait allusion par une parole du Prophète, le salut soit sur lui : « Prive-toi de ce qui se trouve dans les mains des hommes, les hommes t’aimeront; prive-toi de ce qui se trouve auprès d’Allah, Allah t’aimera ». La promesse ( al-wa’d ) et la menace ( al-wa’id ) sont une vérité [émanant] de la Vérité Créatrice , invitant à la Vérité Créatrice avec une vérité pour une vérité.

    « Meurs avant que tu ne meures » afin que tu vives éternellement, parce que celui qui meurt au monde, à ses plaisirs, ainsi qu’aux passions mondaines, vit dans la vraie existence qui n’a ni de commencement ( al-azali ) ni de fin ( al-abadi ). Alors, la mort ne se présentera pas subitement à une telle vie, et on vivra éternellement. Mais ceux qui désirent la vie de ce bas monde, ne trouveront pas bon ce genre de vie. En d’autres termes, « celui qui est mort avant qu’il ne meure » s’imprègne de caractère divins et son souvenir subsiste éternellement; celui, dont le souvenir subsiste éternellement, vit éternellement Le troisième aspect est que celui qui se dépouille de l’existence partielle métaphorique, qui sait qu’il est une des sources d’eau vive de l’existence divine, et qui se joint à elle loin de tout dualisme, celui là est certes vivant éternellement, puisqu’il ne reste que l’Existence, et il lui est impossible de se qualifier par le néant.

    On rapporte dans une tradition ( al-khabar ) que le paradis a huit portes, et que l’enfer possède sept portes. A cet égard, il paraît que le Trône (divin) est le toit du paradis et que son sol est le  » falak al-manàzil  » à savoir  » al-kursiyyu « . Quant à la concavité du  » falak al-manàzil « , c’est le plafond de l’enfer. Chacune des sphères  » al-aflàk  » qui se trouvent au dessous de ceux-là constitue une porte. On a donc pour le paradis huit portes, parce qu’il existe au-dessous du  » falak al-atlas  » huit sphères qui sont  » falak al-manàzil « , la sphère de saturne ( zuhhal ), puis de jupiter ( al-mushtari ), puis de mars ( al-mirrîh ), puis du soleil ( al-shams ), puis de vénus ( al-zuhra ), puis de mercure ( ‘utarid ), puis celle de la Lune ( al-qamar ); laquelle est la dernière des sphères. Si la concavité du  » falak al-tawahit  » devient le plafond de l’enfer, au— dessous duquel il reste sept sphères, donc, si l’on considère chaque sphère comme une porte on en aura huit pour le paradis et sept pour l’enfer. Après avoir écrit ce-la, j’ai ouvert le Livre sacré ( al-Mushaf ) pour réciter une partie du Coran , et la parole du Très-Haut est apparue: « A ceux qui auront traité Nos signes de mensonges et qui, s’écartant d’eux, se seront gonflés d’orgueil, les portes du ciel ne seront point ouvertes et ils n’entreront point dans le Jardin ». Donc, cela est une allusion à ce que nous venons de dire que les cieux sont les portes du paradis; c’est-à-dire que les cieux qui consistent en portes du paradis ne s’ouvriront pas pour eux.

    Parmi les traditions ( akhbâr ) que l’on a racontées, au sujet de  » tartib al-fawà’id « , il y en a certaines qui indiquent que cela n’est pas obligatoire comme dans l’école de Shafi’i , et d’autres indiquent que cela est obligatoire. De même au sujet de  » salàm  » certaines de ces traditions exigent que le  » salâm  » soit fait des deux côtés de celui qui fait la prière ( salât ) comme dans l’école de Hanafiya, d’autres signalent que le  » salâm  » doit être réciproque. Egalement, en matière de la « oraison de tashahhud  » , certaines traditions signalent la légitimité de la prière qui est assimilée à la parole des hommes telle que (la prière qu’on fait) par exemple (pour) le mariage de quelqu’un comme dans l’école de Shafi’i , et d’autres indiquent son inexistence comme dans l’école hanafite. Comme celles-ci, les traditions sont parvenues (jusqu’à nous) au sujet de la plupart des pratiques apparentes. Il est évident, pour celui qui réfléchit à des choses semblables, que le plus important de leurs efforts (doit) consister en la transformation de « l’intérieur » ( al-bâtin ) ainsi qu’en sa purification. Donc, la correction des moeurs ( tahdib al-ahlaq ) et l’effort mené contre l’apparence extérieur ( mujâhâdat al-zahir ) sont des moyens pour cela. Sous quelque forme que ce soit, lorsque l’effort se réalise, le but est atteint. C’est la raison pour laquelle cela est impossible dans les exemples que tu viens d’entendre. Les savants de « l’extérieur » ( al-zàhir ) que Dieu, le Très-Haut, rectifie leur comportement- quittèrent « l’intérieur » ( al-bàtin ) et s’appuyèrent sur des écorces. Si l’on fendait « l’intérieur » de la plupart d’entre eux, on y trouverait (aucune chose) concernant la religion, sauf l’amour d’ici-bas et le (désir) d’être le chef des hommes. Que Dieu, le Très-Haut, divulgue leur stupidité!

    Dieu, le Très-Haut, dit dans (la sourate) Tâha : « Ils t’interrogent sur (ce que deviendront) les montagnes. Réponds: (Mon Seigneur les dispersera totalement et Il laissera la terre (tel) un bas-fond uni où tu ne verras ni obdulation ni dépression) » . Il est plausible que (ce verset) fasse allusion à l’apparition de l’Essence ( al-dhàt ) et à la divulgation du tawhid à la fin des temps. Alors, le jugement (hukm) reviendra à l’Essence ( dhàt ) Unique en qui il n’existe pas de détour, et disparaîtra donc le pouvoir absolu des montagnes des attributs ( sifât ) Et le Maître de ce temps deviendra un « muzhir » pour l’Unité absolue (al-tawhid), et il sera celui qui invite les créatures à lui; de même, il n’y aura de penchant et de détour que vers Son Mystère ( sirr ) . Alors les coeurs et les  » mazàhir  » s’adouciront afin d’accepter les jugements ( al-ahkam ) de l’Essence qui s’appelle Allah et Rahmàn (le Clément). C’est ainsi que se manifesteront les jugements de l’Essence, et que seront cachés ceux des Attributs dont la trace cessera da paraître. Dieu, le Très-Haut, dit dans la sourate des « Prophètes »: « Eh quoi! Ceux qui sont infidèles n’ont-ils pas vu que les cieux et la terre étaient un chaos , que Nous les avons séparés et que, de l’eau, Nous avons fait toute chose vivante? Eh quoi! Ne croiront-ils point ? » Les commentateurs de ce verset ont dit que « Les deux étaient certainement joints l’un à l’autre ». Moi, je dis: il se peut que l’on entende par là l’Homme; les creux désignent métaphoriquement le monde de la souveraineté permanente ( malakût ); la terre est une allusion au monde de la corruption ( mulk ); et l’Homme est une composition de ces deux qui étaient une soudure ( ratq ) dans une goutte (de sperme) et dans l’utérus; nous les avons dessoudés en y soufflant l’esprit ( rûh ); alors y apparurent les traces du (monde) de la souveraineté et du (monde) de la corruption.

    La sainteté ( al-wilàya ), c’est le fait que tu aimes Dieu, que l’amour de Dieu, le Très-Haut, domine dans ton coeur, et que tu purifies ton coeur de l’amour d’ici-bas.

    Ihyâ al `ùlûm , Kimyâ al-sa’âda et leurs semblables constituent un passage entre la science de vérification ( ilm al-tahqiq ) et de l’imitation ( taqlid ). Cela est une bonne voie pour la direction du savant. Car, parmi les chercheurs ( tullàb ), il y en a plusieurs qui n’ont pas, au commencement, l’aptitude à recevoir la pure et simple vérification. Si dès le début, on leur dit clairement ce qu’il en est des réalités, leur nature en fuit l’acceptation. Alors, ils s’écartent de la ligne droite et accusent celui qui les possède de ne pas croire en Dieu. Quant à cette voie, elle est mélangée à la fois à ce qui leur convient et à ce qui contrarie leurs (idées). C’est ainsi que sans (le) savoir ils avancent par degrés comme les chiens de chasse.

    Sache que le Djinn est plus général que l’Ange ( malak ), satan ( al-shaytân ) et le diable ( iblis ). Tous ceux-là sourient du monde des esprits ( àlam al-arwâh ), et non pas du monde des corps ( àlam al-aghsàm ) Ils ne sont que des forces universelles ou spéciales. Les forces qui sont les moyens et les motifs du rapprochement de Dieu, de Très-Haut, sont dénommées anges (malà’ika) et celles qui en éloignent et font se tourner vers ce bas-monde se nomment satan. Nous avons dit que le Djinn est plus général que les anges ( màla’ik ); à cela (nous) a conduit une parole de Dieu, le Très Haut: « Ils ont établi entre Lui et les Djinns une filiation » . Et les infidèles ont dit que les anges sont les filles de Dieu, ils n’ont pas dit que le Djinn et des satan sont les filles de Dieu, lequel est bien au-dessus de tout cela; cela montre que les anges sont de la catégorie du Djinn. Dieu, le Très-Haut, dit: « … Nous poussons cette pluie vers un pays mort. Nous y faisons descendre de l’eau par laquelle Nous faisons sortir toutes sortes de fruits. Ainsi, Nous ferons sortir les morts (de leurs sépulcres). Peut-être réfléchirez-vous. » Cela signifie qu’il n’existe pas de différence entre ces deux réapparitions, et c’est une allusion au fait que l’être-ressucité n’est pas le corps même qui s’est décomposé, de même que les fruits existants ne sont pas décomposables mais en donnent l’impression.

    Dieu, le Très-Haut, a dit: « Votre création et votre rappel ne sont que comme (ceux d’) une seule âme… » Ceci est une indication à propos du fait que tout l’univers avec son secret et sa clarté, avec sa hauteur et sa profondeur, est comme en seul être. La pluralité des choses est comme la pluralité des membres. De même la pluralité des membres ne déforme pas l’unicité de l’être, de même la pluralité des choses ne perturbe pas l’Unicité de l’Univers qui est l’Image de la Vérité Créatrice.

    Sache que le commandement divin ( al-amr ) se fonde sur les exercices de l’ascèse ( riyàdat ) et sur l’effort d’ascèse ( mujàhada ) et non sur l’observance. L’influence concernant les sortes d’efforts varie selon les siècles et selon les temps. C’est pour cela que les voies de la Loi ( Sharâ’i ) changent selon les époques, et d’ailleurs le cas des prophètes justifie cela. Ils sont tous d’ailleurs dans la vérité. -On ne peut pas dire du mal d’eux- Ils ne se distinguent pas (d’après) la divergence des conséquences de (leurs) voies. « Celui qui dit: (il n’y a pas d’autre divinité que Dieu Lui-même) entrera au Paradis » est une Parole qui a plusieurs explications:

    Premièrement : C’est L’idée bien connue, des houris, des palais et ainsi de suite.

    Deuxièmement : Si les infidèles sont hommes de captures, pillage, tuerie et guerre, celui qui dit la Shahâda ,en est épargné et rentre dans la forteresse sûre et ce cas est signifié par l’entrée au Paradis.

    Troisièmement : On se voile de ces paradis, on s’en fait un Paradis pour soi-même pour son bien et pour tous les siens. On entrera au Paradis, c’est-à-dire que l’on se préserve des calamités.

    Quatrièmement : Celui qui sait qu’il n’y a pas dans les deux univers et dans les deux mondes d’autres (choses) que Lui (Allah) est alors libéré de la différenciation des (choses) sensibles et entre au Beau-Paradis.

    Cinquièmement : Celui qui, par Lui (Dieu), se réalise et s’annihile en Dieu corporellement, de délivre de son existence sombre, troublée et infernale, entre dans l’existence du Paradis, s’y protège, plutôt demande pardon.

    Sixièmement : Tout comportement noble se nomme Paradis et tout comportement vil se nomme feu et Enfer. La proclamation de l’Unicité divine met dans une situation noble; l’association d’autres divinités à Dieu, met dans une situation vile. Celui qui dira: « il n’y a pas d’autre Dieu que Dieu Lui-même, » passera de l’état de bassesse à l’état de noblesse.

    Septièmement : Celui qui dit: « il n’y a pas d’autre divinité que Dieu Lui-même » s’éloigne de l’adoration des idoles, qui sont sensibles, visibles, (s’approche) d’un dieu qui est non sensible à la faculté sensorielle ( al-hiss ), qui est caché ( ghayb ) à lui (l’homme), et il entre, (en sortant) du sensible, dans le non sensible qui est le passage vers le Paradis. C’est ainsi que se complètent les sept sens cachés.

    Le Coran a un (sens) apparent ( zàhir ) et un autre caché ( bàtin ). L’aspect caché (du Coran) constitue les sept sens cachés. Le Prophète, que le salut soit sur lui, a eu la révélation de tous les sens cachés des mots.

    Sache que la résurrection, chez les grands, est le fait que l’essence se manifeste et que le pouvoir des attributs prend fin. Si tu veux, tu peux dire que celui qui meurt est déjà entré en résurrection. [Quant au Rassemblement dernier ( hasr ), il est le retour à l’image de ce que l’on était (ici-bas). Je cherche refuge auprès de Dieu par ses Paroles qui ont leur achèvement dans les âmes ( nufûs ) parfaites. Je me réfugie auprès de Toi (Dieu) à l’abri de l’enfer et à l’abri de l’ignorance. Tout ce qui est parvenu (révélé) à chacun des prophètes est une vérité sur toutes les voies (qui mènent) au but.

  56. Anaa 7777 dit :

    LA CONNAISSANCE ENTRE FOI ET RAISON

    La faculté de connaître Dieu comme il se doit, ne peut se faire que par son aide, car personne ne peut nous informer sur LUI sauf LUI- même. Et même la recherche intellectuelle du Créateur est pure grâce, car la raison et la considération des preuves ne sont qu’un moyen de parvenir à la connaissance et non la connaissance même, et sans la providence divine, la raison est aveuglée.
    Un soufi éminent a écrit ces vers : « Il ne reste plus entre moi et Dieu d’explication, ni d’argument, ni de signes miraculeux, servant de démonstration. Voici la manifestation divine, qui se lève flamboyante et qui resplendit souverainement de tous ses feux. Ne connaît Dieu que celui à qui il donne la connaissance, l’être temporel périssable ne connaît point l’Eternel. Qu’on ne déduise plus le créateur de son œuvre ! Vous n’avez vu que des êtres contingents, qui n’informent que des choses du temps. LA PREUVE EST A LUI, DE LUI, VERS LUI, PAR LUI, comme en témoigne la révélation. »
    Junayd disait : « La connaissance de Dieu est de deux sortes. La première s’acquiert par le fait que Dieu « fait connaître » les signes et les traces qui conduisent à Sa connaissance ; la deuxième s’acquiert quand Dieu « se fait connaître » Lui-même au serviteur. »
    Par la première, Dieu montre à ses Serviteurs les traces de sa Toute-Puissance dans toute chose. Puis par sa grâce, toutes les créatures deviennent la preuve de Son existence. Par la deuxième, Dieu Se fait Lui-même connaître aux mystiques et leur fait connaître toute chose par Lui. La première est intellectuelle, et la deuxième est interne et spirituelle.
    Abdallah Ibn Mubârak a dit : « La connaissance mystique (ma’rifa) consiste à n’être étonné de rien. » C’est un résultat de la connaissance spirituelle. En effet, étant donné que la connaissance mystique suppose la certitude que Dieu est Tout-Puissant, il devient impossible qu’un connaissant (‘ârif) soit étonné par un de ses actes ici-bas. »
    Mais, comme l’a dit Junayd, la plus savante des créatures à son sujet est celle qui reconnaît avec le plus de force, son impuissance à saisir Sa grandeur.
    Source : Kouchi, Introduction à la spiritualité musulmane, Cœur, miroir de la présence.

  57. lilia Rose dit :

    Exégèse ésotérique de la Basmala et de la sourate Fatiha
    Si tu ouvres ta bouche, ouvre la au nom de la vérité
    Si la vérité ne sort pas de ta bouche
    Si elle parle dans le vide, qu’elle soit fermée à jamais

    Le livre sacré de Dieu repose sur quatre aspects (Imam Ja’far as Sadik (as) :
    Les changements et les explications éclairées ! Les signes !! En dehors des qualités essentielles qui se sentent dans le monde, il existe un autre monde de relations invisibles, de « sens fins » ( lataif ). !!! Il existe des enseignements de haute Moralité (les vérités). !!!!

    L’expression des paroles ; le sens extérieur ( zahir ), pour le rassemblement, se considère pour le peuple ( les plus bas – awam ). Les signes ; les élus, ils sont parmi ceux qui ont la capacité particulière de la haute connaissance ( hawas ). Les sens invisibles ( lataif ) ; les Amis de Dieu (les Saints, awliya ) les ont atteint. Les enseignements de haute Moralité (les vérités) appartiennent aux Envoyés ( nabi ) et aux Prophètes. »

    Dans l’ésotérisme ( batin ), ces quatre aspects sont 1) la Shar’iat 2) la Tariqat 3) la Marifat 4) la Haqiqat
    Et chacune de ces portes comporte dix stations ( makam ), soit quarante makam . Les 4 portes et les 40 makam sont les aspects de l’ésotérique ( batin ) que les sages de Haqq ont atteint au stade de la Haqiqat. Le livre de Dieu bénit les 40 nombres et les 40 Ans, correspondant à l’aboutissement de la maturité.

    Ainsi Dieu déclare dans le livre saint:
    ‘Sourate Ahkaf, verset 15’ : ‘Et Nous avons enjoint à l’homme de la bonté envers ses père et mère: sa mère l’a péniblement porté et en a péniblement accouché; et sa gestation et sevrage durant trente mois; puis quand il atteint ses pleines forces et atteint quarante ans, il dit:
    ‹Ô Seigneur! Inspire-moi pour que je rende grâce au bienfait dont Tu m’as comblé ainsi qu’à mes père et mère, et pour que je fasse une bonne oeuvre que Tu agrées. Et fais que ma postérité soit de moralité saine, Je me repens à Toi et je suis du nombre des Soumis›.’

    L’ouverture des 4 portes se réalise dans le temps de développement de l’esprit (âme).
    ‘Sans te passer de toi-même,
    Tu ne peux comprendre HAQQ
    Et en ne comprenant pas HAQQ
    Tu ne peux te trouver annihilé dans HAQQ

    L’âme reviendra sur terre, puis quittera le monde… jusqu’à atteindre sa maturité.
    Les âmes doivent se purifier pour retourner à leur essence divine. Et revenu dans le lieu divin, elles doivent connaître la source et passer des épreuves, à l’intérieur.
    C’est la raison pour laquelle le Prophète Adam s’est vu attribué le nom « Safi » (le pardonné). Après les épreuves, Adam prenant le nom de Safiyullah (pardonné par Dieu) n’est pas le premier homme. Mais il est le premier Insan al-Kamil (homme parfait) atteignant la Maturité.
    C’est seulement dans la vie ici-bas que la connaissance de l’âme et la gnose ( irfan ) peuvent être atteintes. Si une âme dans sa vie ici-bas n’a pas atteint cette connaissance et la gnose, il se verra incarner dans un autre corps et obliger à l’effort et au travail de l’âme sur ce chemin. Ainsi jusqu’à la maturité ce mouvement de l’âme continue. Le premier ( awwal ) et dernier ( ahir ) passage de l’âme ( ruh ) se lit dans la Parole de Dieu :
    ‘Sourate Müminin, verset 11′
    Ils diront: ‹Notre Seigneur, tu nous as fais mourir deux fois, et redonné la vie deux fois: nous reconnaissons donc nos péchés. Y a-t-il un moyen d’en sortir›?

    Verset 1 Ma’nâ Zahir :2
    Au nom de Dieu le Tout Clément et le Très Miséricordieux

    Ta’wil al Batin :3
    Au nom du Gracieux, l’Aimé, étreignant avec tendresse tous Ses esclaves, créant et inculquant la dilection.
    La toute Clémence ( Rahman ) est le créateur de dilection( tendresse divine) et la grande Miséricorde ( Rahim ) est l’instructeur de dilection. La parole d’Allah est sa force absolue et son commandement.

    L’autre Nom d’ Allah est l’Amour ( ‘ashq ). Il se dit aussi l’Aimé ( ma’shu’q ). L’Amant ( ashiq ) est l’esclave amoureux de sa beauté.
    Si tu cherches la beauté de Dieu, Dieu a créé l’homme et lui a insufflé Son Esprit et Sa Beauté.
    Et Il a fait briller le visage de l’Homme Parfait ( Insan al-Kamil ) de Sa propre Image et ce beau visage prit le nom de Feuille Divine ( mushaf-i ilahi ). Pour cette raison, observer ( müshahada ) le bien-aimé et les magnificences, c’est observer Dieu.

    L’Epiphanie ( tajali ) est la manifestation de Dieu dans l’homme. Car l’homme est le miroir de Dieu. Et il n’est pas différent de Lui. Ainsi Dieu est l’Amant et l’Aimé autrement dit Celui qui aime et Celui qui est aimé. L’étreinte de ses serviteurs par la dilection témoigne de la conception d’Unicité (wahdat ). On perçoit ainsi que Dieu et l’homme sont Uns, et tenter de les séparer l’un de l’autre est de l’association ( shirk ).

    Le gracieux reflète le narcissisme d’Allah, aimant de passion et sublimant Sa propre Beauté. Car le Beau c’est Lui et le Créateur du Beau, Lui aussi.
    Dans un hadith sacré, on déclare ainsi ce secret : ‘J’ai été un trésor caché. J’ai voulu être connu et reconnu.’ Le trésor est le joyau ( jawhar ). Il éblouit les yeux et ne s’offre pas facilement en main. Tout le monde enviera son spectre, mais peu de personnes en seront véritablement informées.
    Dieu dans ce hadith sacré fait savoir Son Existence à travers sa valeur, qui est recherchée et enviée et tous L’ont réclamé. Ici il est bien conçu que Dieu est gracieux et aiment la grâce.
    Et la grâce sollicitée entre l’Amant et l’Aimé est celle sollicitée entre Lui et Son esclave. Ne montrant pas ouvertement son amour tendre, et le faire apparaître par le secret à travers les rideaux voilés.

  58. Anaa 7777 dit :

    Chacun porte en lui sa vision du Monde

    Il était une fois un vieil homme assis à l’entrée d’une ville du Moyen-Orient. Un jeune homme s’approcha et lui dit :
    – Je ne suis jamais venu ici. Comment sont les gens qui vivent dans cette ville ?
    Le vieil homme lui répondit par une question :
    – Comment étaient les gens dans la ville d’où tu viens ?
    – Égoïstes et méchants. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle j’étais bien content de partir, dit le jeune homme.
    Le vieillard répondit : Tu trouveras les mêmes gens ici.
    Un peu plus tard, un autre jeune homme s’approcha et lui posa exactement la même question.
    – Je viens d’arriver dans la région. Comment sont les gens qui vivent dans cette ville ?
    Le vieille homme répondit de même :
    – Dis-moi, mon garçon, comment étaient les gens dans la ville d’où tu viens ?
    – Ils étaient bons et accueillants, honnêtes, j’y avais de bons amis. J’ai eu beaucoup de mal à la quitter, répondit le jeune homme.
    – Tu trouveras les mêmes ici, répondit le vieil homme.
    Un marchand qui faisait boire ses chameaux non loin de là avait entendu les deux conversations. Dès que le deuxième jeune homme se fut éloigné, il s’adressa au vieillard sur un ton de reproche :
    – Comment peux-tu donner deux réponses complètement différentes à la même question posée par deux personnes ?
    – Celui qui ouvre son cœur change aussi son regard sur les autres, répondit le vieillard. Chacun porte son univers dans son cœur.

    • lilia Rose dit :

      Notre monde est celui que nous entretenons dans notre coeur nous vivons notre vie avec la vision que nous faisons du monde qui nous entoure et ou notre intention se porte
      Changer le monde commence par changer le regard que nous lui portons
      notre regard est créateur : le monde nous renvoie l’exacte réplique de notre coeur.
      Salam Alkm

  59. Anaa 7777 dit :

    René Guénon : Les sciences traditionnelles dans l’ésotérisme islamique

    Nous avons eu souvent l’occasion de faire remarquer combien la conception des « sciences traditionnelles » est, dans les temps modernes, devenue étrangère aux Occidentaux, et combien il leur est difficile d’en comprendre la véritable nature. Récemment encore, nous avions un exemple de cette incompréhension dans une étude consacrée à Mohyiddin ibn Arabi, et dont l’auteur s’étonnait de trouver chez celui-ci, à côté de la doctrine purement spirituelle, de nombreuses considérations sur l’astrologie, sur la science des lettres et des nombres, sur la géométrie symbolique, et sur beaucoup d’autres choses du même ordre, qu’il semblait regarder comme n’ayant aucun lien avec cette doctrine.
    Il y avait d’ailleurs là une double méprise, car la partie proprement spirituelle de l’enseignement de Mohyiddin était elle-même présentée comme « mystique », alors qu’elle est essentiellement métaphysique et initiatique ; et, s’il s’agissait de « mystique », cela ne pourrait effectivement avoir aucun rapport avec des sciences quelles qu’elles soient. Au contraire, dès lors qu’il s’agit de doctrine métaphysique, ces sciences traditionnelles dont le même auteur méconnaissait d’ailleurs totalement la valeur, suivant l’ordinaire préjugé moderne, en découlent normalement en tant qu’applications, comme les conséquences découlent du principe, et, à ce titre, bien loin de représenter des éléments en quelque sorte adventices et hétérogènes, elles font partie intégrante d’et-taçawwuf, c’est-à-dire de l’ensemble des connaissances initiatiques.
    De ces sciences traditionnelles, la plupart sont aujourd’hui complètement perdues pour les Occidentaux, et ils ne connaissent des autres que des débris plus ou moins informes, souvent dégénérés au point d’avoir pris le caractère de recettes empiriques ou de simples « arts divinatoires », évidemment dépourvus de toute valeur doctrinale. Pour faire comprendre par un exemple combien une telle façon de les envisager est loin de la réalité, nous donnerons ici quelques indications sur ce qu’est, dans l’ésotérisme islamique, la chirologie (ilm el-kaff), qui ne constitue d’ailleurs qu’une des nombreuses branches de ce que nous pouvons appeler, faute d’un meilleur terme, la « physiognomonie », bien que ce mot ne rende pas exactement toute l’étendue du terme arabe qui désigne cet ensemble de connaissances (ilm el-firâsah).
    La chirologie, si étrange que cela puisse sembler à ceux qui n’ont aucune notion de ces choses, se rattache directement, sous sa forme islamique, à la science des noms divins : la disposition des lignes principales trace dans la main gauche le nombre 81 et dans la main droite le nombre 18, soit au total 99, le nombre des noms attributifs (çifâtiyah). Quant au nom d’Allah lui-même, il est formé par les doigts, de la façon suivante : l’auriculaire correspond à l’alif, l’annulaire au premier lam, le médius et l’index au second lam, qui est double, et le pouce au he (qui, régulièrement, doit être tracé sous sa forme « ouverte ») ; et c’est là la raison principale de l’usage de la main comme symbole, si répandu dans tous les pays islamique (une raison secondaire se référant au nombre 5, d’où le noms de khoms donné parfois à cette main symbolique). On peut comprendre par là la signification de cette parole du Sifr Seyidna Ayûb (Livre de Job, XXXVII, 7) : « Il a mis un sceau (khâtim) dans la main de tout homme, afin que tous puissent connaître Son oeuvre » ; et nous ajouterons que ceci n’est pas sans rapport avec le rôle essentiel de la main dans les rites de bénédiction et de consécration.
    D’autre part, on connaît généralement la correspondance des diverses parties de la main avec les planètes (kawâkib), que la chiromancie occidentale elle-même a conservée, mais de telle façon qu’elle ne peut plus guère y voir autre chose que des sortes de désignations conventionnelles, tandis que, en réalité, cette correspondance établit un lien effectif entre la chirologie et l’astrologie. De plus, à chacun des sept cieux planétaires préside un des principaux prophètes, qui en est le « Pôle » (El-Qutb) ; et les qualités et les sciences qui sont rapportées plus spécialement à chacun de ces prophètes sont en relation avec l’influence astrale correspondante. La liste des sept Aqtâb célestes est la suivante :
    Ciel de la Lune (El-Qamar) : Seyidna Adam.
    Ciel de Mercure (El-Utârid) : Seyidna Aïssa.
    Ciel de Vénus (Ez-Zohrah) : Seyidna Yûsif.
    Ciel du Soleil (Es-Shams) : Seyidna Idris.
    Ciel de Mars (El-Mirrîkh) : Seyidna Dâwud.
    Ciel de Jupiter (El-Barjîs) : Seyidna Mûsa.
    Ciel de Saturne (El-Kaywân) : Seyidna Ibrahîm.
    A Seyidna Adam se rapporte la culture de la terre (Cf. Genèse, II, 15 : « Dieu prit l’homme et le plaça dans le jardin d’Eden pour le cultiver et le garder ») ; à Seyidna Aïssa, les connaissances d’ordre purement spirituel ; à Seyidna Yûsif, la beauté et les arts ; à Seyidna Idris, les sciences « intermédiaires », c’est-à-dire celles de l’ordre cosmologique et psychique ; à Seyidna Dâwud, le gouvernement ; à Seyidna Mûsa, auquel est inséparablement associé son frère Seyidna Harûn, les choses de la religion sous le double aspect de la législation et du culte ; à Seyidna Ibrahîm, la foi (pour laquelle cette correspondance avec le septième ciel doit être rapprochée de ce que nous rappelions récemment à propos de Dante, quant à sa situation au plus haut des sept échelons de l’échelle initiatique).
    En outre, autour des prophètes principaux se répartissent, dans les sept cieux planétaires, les autres prophètes connus (c’est-à-dire ceux qui sont nommément désignés dans le Qorân, au nombre de 25) et inconnus (c’est-à-dire tous les autres, le nombre des prophètes étant de 124 000 d’après la tradition).
    Les 99 noms qui expriment les attributs divins sont également répartis suivant ce septénaire : 15 pour le ciel du Soleil, en raison de sa position centrale, et 14 pour chacun des six autres cieux (15+6×14 = 99). L’examen des signes qui se trouvent sur la partie de la main correspondant à chacune des planètes indique dans quelle proportion (s/14 et s/15) le sujet possède les qualités qui s’y rapportent ; cette proportion correspond elle-même à un même nombre (s) de noms divins parmi ceux qui appartiennent au ciel planétaire considéré ; et ces noms peuvent être déterminés ensuite, au moyen d’un calcul d’ailleurs très long et très compliqué.
    Ajoutons que dans la région du poignet, au-delà de la main proprement dite, se localise la correspondance des deux cieux supérieurs, ciel des étoiles fixes et ciel empyrée, qui, avec les sept cieux planétaires, complètent le nombre 9.
    De plus, dans les différentes parties de la main se situent les douze signes zodiacaux (burûj), en rapport avec les planètes dont ils sont les domiciles respectifs (un pour le Soleil et la Lune, deux pour chacune des cinq autres planètes), et aussi les seize figures de la géomancie (ilm er-raml), car toutes les sciences traditionnelles sont étroitement liées entre elles.
    L’examen de la main gauche indique la « nature » (et-tabiyah) du sujet, c’est-à-dire l’ensemble des tendances, dispositions ou aptitudes qui constituent en quelque sorte ses caractères innés. Celui de la main droite fait connaître les caractères acquis (el-istiksâb) ; ceux-ci se modifient d’ailleurs continuellement, de telle sorte que, pour une étude suivie, cet examen doit être renouvelé tous les quatre mois. Cette période de quatre mois constitue, en effet, un cycle complet, en ce sens qu’elle amène le retour à un signe zodiacal correspondant au même élément que celui du point de départ ; on sait que cette correspondance avec les éléments se fait dans l’ordre de succession suivant : feu (nâr), terre (turâb), air (hawâ), eau (mâ). C’est donc une erreur de penser, comme l’ont fait certains, que la période en question ne devrait être que de trois mois, car la période de trois mois correspond seulement à une saison, c’est-à-dire à une partie du cycle annuel, et n’est pas en elle-même un cycle complet.
    Ces quelques indications, si sommaires qu’elles soient, montreront comment une science traditionnelle régulièrement constituée se rattache aux principes d’ordre doctrinal et en dépend entièrement ; et elles feront en même temps comprendre ce que nous avons déjà dit souvent, qu’une telle science est strictement liée à une forme traditionnelle définie, de telle sorte qu’elle serait tout à fait inutilisable en dehors de la civilisation pour laquelle elle a été constituée selon cette forme. Ici, par exemple, les considérations qui se réfèrent aux noms divins et aux prophètes, et qui sont précisément celles sur lesquelles tout le reste se base, seraient inapplicables en dehors du monde islamique, de même que, pour prendre un autre exemple, le calcul onomantique, employé soit isolément, soit comme élément de l’établissement de l’horoscope dans certaines méthodes astrologiques, ne saurait être valable que pour les noms arabes, dont les lettres possèdent des valeurs numériques déterminées. Il y a toujours, dans cet ordre des applications contingentes, une question d’adaptation qui rend impossible le transport de ces sciences telles quelles d’une forme traditionnelle à une autre ; et là est aussi, sans doute, une des principales raisons de la difficulté qu’ont à les comprendre ceux qui, comme les Occidentaux modernes, n’en ont pas l’équivalent dans leur propre civilisation.

    (René Guénon, L’ésotérisme islamique, chap.VII : La chirologie dans l’ésotérisme islamique).

  60. Modibo dit :

    LE MARABOUT VICIEUX
    Tous les hommes sur la terre étaient bons, avaient les mêmes chances, réussissaient dans les mêmes entreprises. Pourquoi sont-ils devenus différents ? Je m’en vais vous expliquer l’origine des qualités chez les hommes. Il était une fois, un marabout qui eut une jolie fille à qui il donna le prénom fatima. Fatima enflamma le coeur de tous les célibataires de notre contrée par sa beauté et son charme. Tous les garçons en âge de se marier se faisaient la concurrence pour sa main. Les peuls apportaient fréquemment du lait et des veaux au père. Les bambaras venaient cultiver son champs et lui donnaient une partie de leur récolte. Les maninka lui offraient des captifs et les julas beaucoup de cauris. Le marabout était donc très gâté grâce à la beauté et au charme de sa fille. Il tomba alors dans le vice de la facilité. Les quatre tribus bambara, peul, jula et maninka envoyèrent chacune leur délégation avec le néccessaire pour demander la main de Fatima à son père, le marabout. Il accepta les propositions des quatre délégations promettant à chacune la main de sa fille. Etonnés par l’attitude du marabout, les membres des quatre délégations se mirent à redoubler de talents pour arracher l’offre. A leur demande, le marabout annonça les noces de sa fille. Ils devenait de plus en plus inquiet avec l’approche des échéances. La veille du mariage, Dieu lui envoya un ange vu qu’il multipliait les sollicitations et restait tard sur sa natte de prière. Il expliqua ses angoisses à l’ange qui les rapporta à Dieu. Il était un grand marabout , respecté et craint dans toute la contrée. Ses prières furent exhaussées. Dieu lui envoya l’ange avec le message suivant : il lui ordonna d’enfermer sa fille dans une case en compagnie de trois animaux : un âne, un chat et un chien. Le lendemain, il ouvrira la case et prendra la décision qui lui semble la meilleure. Le marabout exécuta les recommandations divines. Aux premières lueurs de l’aurore, il alla frapper à la porte de la case en appelant Fatima il entendit quatre voix identiques lui répondre en choeur. Il cassa la porte et se retrouva en face de quatre filles identiques et il ne pu reconnaître sa vrai fille des autres. Les quatre filles furent données en mariage et chaque délégation est répartie avec sa Fatima. Les convives ne purent pas cacher leur étonnement et le marabout gagna encore en estime et sa renommée rayonna encore plus loin. Mais une chose l’intriguait : à quel tribu avait-il donné sa vrai fille ?

    A cause de son vice, Dieu le punit et il ne le saura jamais. Il mourut très tôt d’angoisse et ne put savourer les cadeaux auxquels il prétendait….

    source : afrikepri.org

  61. Anaa 7777 dit :

    A propos de Tabdîl
    La connaissance est vaste comme l’océan. On ne peut ni l’encadrer ni la délimiter. La connaissance humaine est une goutte d’eau, comparativement à la connaissance divine qui est infinie. Et le tabdîl? Il vient du verbe « baddala » qui signifie Modifier. Le PM de tabdîl est 446, 5 lettres. Or, 446 est le PM de Mawt qui signifie Mort. Il ne s’agit pas de mort physique, mais de changement de situation, d’état… Et on constate que 446 est le batine de 644, nom suprême de 11 lettres… Voici un exemple de tabdîl que le frère @Ahmad Usman a partagé sur son blog. Je ne l’ai pas pratiqué (LOL).
    « Multiplication des billes par la voie mystique ».
    Écrire cet ismo sur un billets de baque,on l’écrit vers la face du billet une fois ou sept fois ou 21 fois, garder sous votre tapie de prière pendant le zikr. voici les ismo a écrire :
    حشمشعين HACHAMCHA’INE
    Puis faire le zikr du même ismo
    16648 fois pendant 17 jours.
    On l’écrit en face du billet. Fraire 7 rakat chaque nuit…
    Essence au choix,pas de tenue exiger,pas de riyada ni khalwa,pas de sacrifice ni avant ni après le zikr. Une foid la somme est réçue, donner 10 ℅ au pauvre. La somme ne serai pas moin de 4000$ .
    Il y a aucun esprit qui aparaitra
    Cet une multiplication de billet
    Source : mazilatou chafi page 5558
    Wa salam.

    • Anaa 7777 dit :

      Assalam. 1) « Les hommes de Dieu » n’ont pas besoin de tabdîl pour vivre. Allah (swt) envoie les gens nantis vers eux pour assouvir leurs besoins…
      Hier, à la demande d’un proche qui vit à l’étranger, je suis allé rendre visite à un maître d’entre les maîtres, BAH ISHAQ, qui dirige un institut international sur la route d’Anyama, en Côte d’Ivoire. C’est cette école qui forme les étudiants qui apprennent le Coran par cœur (Hâfiz). Un de ses enseignants m’a confié qu’il ne sortait presque jamais, mais qu’Allah (swt) lui a donné beaucoup de « biens sur cette terre ». Selon lui, les personnalités défilent chez le cheikh pour avoir ses bénédictions. Et, ils lui sont généralement très reconnaissants…
      2) L’argent du tabdîl est-il propre ? Je n’en sais rien, mais je me pose souvent des questions sur le comportement de certains « riches », dont l’origine de la richesse est souvent douteuse. Pour exemples, ils financent chaque année les voyages à la Mecque de leurs proches, ils font face aux dépenses de leurs mosquées, mais ils refusent résolument de faire le pèlerinage. Pourquoi, pourquoi ??
      Wa salam.

  62. Modibo dit :

    Quelques clés pratiques pour le développement spirituel

    De nombreuses écoles de sagesse, inspirées par l’Orient, l’Égypte ou le druidisme, ont diffusé dans les siècles passés des enseignements destinés à reconnecter les êtres à leur essence et à leur révéler les mystères de l’univers. Aujourd’hui les rites, les rituels, les règles, les codes et les secrets ne sont plus adéquats à l’humanité actuelle. Les réponses que vous cherchez reposent en vous. Les seules pratiques spirituelles recommandées sont celles qui vous éveillent à votre vérité. En voici quelques-unes qui peuvent vous aider dans votre évolution, et que vous adopterez si elles vous conviennent.

    L’attention aux sentiments

    Dans votre quotidien, arrêtez-vous de temps en temps sur vos sentiments et émotions. Observez-les. Accueillez-les. Puis demandez-vous ce qu’ils cherchent à vous dire. Lorsque des sentiments négatifs (ou plus exactement de basse énergie) tels que tristesse, chagrin, colère, mélancolie vous habitent, remettez-les mentalement à la lumière (ou avec un geste symbolique). Vous imaginez que vous les tenez dans vos mains et que vous les redonnez au soleil, ou à un être de lumière, à une divinité tel que la Mère Terre, la Mère Divine, Dieu, l’archange Michaël, les anges, les esprits, etc, en fonction de votre culture, de vos croyances et de vos attirances. Un peu comme on remet un appareil en panne au spécialiste pour qu’il s’en occupe. Vous n’êtes pas obligés de vous occuper de tout. Vous pouvez confier vos difficultés à d’autres énergies.

    La pensée juste

    Dans votre quotidien, efforcez-vous de porter votre attention à vos pensées, et orientez-les vers l’authenticité, la sincérité, la vérité, la liberté, la paix, l’amour et l’abondance. Évitez la critique ou le jugement sur vous, sur les autres, sur les médias, sur ce qui vient de l’extérieur. Cela ne signifie pas que vous n’avez pas une avis sur la situation. Ce qui est important, c’est le sentiment qui est associé à l’avis. Est-ce de la colère, de l’amertume ou de la sérénité? Si des pensées négatives reviennent avec persistance, remettez-les à une énergie de lumière de la même façon que les sentiments négatifs.

    Dans le cas de sentiments et de pensées négatives sur soi, il est recommandé de déverser amour, tendresse et compassion sur vous-même, comme vous le feriez à un enfant.

    Gratitude et joie

    Dans la journée, exercez-vous à repérer ce qui vous a plu et ce qui vous a causé de la joie, que ce soit une petite joie fugitive et souvent inaperçue de quelques secondes ou une grande joie. Quelles que soient vos difficultés du quotidien, vous découvrirez, si vous voulez bien y prêter attention, que la vie vous offre beaucoup de petits cadeaux, ainsi que beauté, générosité et témoignages d’amour. Ajoutez-y une pensée de reconnaissance. Remercier est une façon d’alimenter l’Essence en nous et de lui donner une place croissante. Exprimez le plus possible la joie, la sérénité et l’amour.

    Abandonnez-vous à la Vie

    S’abandonner à son être intérieur et suivre le courant de vie, c’est adopter une attitude de service envers la Source intérieure, quels que soient les chemins qu’elle emprunte et les circonstances qui les accompagnent. Cessez de lutter et mettez-vous à sa disposition. Notre Source intérieure est le poste avancé d’une source plus grande, une Source solaire. C’est donc aussi servir et se mettre à disposition de cette Source. Toutefois, il ne s’agit pas d’une attitude servile sans discernement, mais d’une harmonie joyeuse avec notre Essence. Il s’agit plus d’un état de réceptivité que d’une action.

    Élevez votre âme

    Nourrissez votre conscience en lisant des textes qui vous inspirent. Évitez les actualités télévisées. Contemplez et communiez avec la nature. Pratiquez un art sans souci du résultat, comme un enfant qui joue avec la matière, la couleur, le son, la voix, le corps.

    Respiration profonde

    La respiration est l’un des moyens les plus puissants pour entrer en contact avec notre être intérieur. Elle fait le lien entre notre conscient et notre inconscient, entre le corps et l’esprit. Installez-vous confortablement et respirez tranquillement en observant votre respiration. Imaginez l’air qui entre dans tout votre corps, et qui s’installe partout jusqu’au bout des membres. Arrêtez-vous entre l’inspiration et l’expiration, entre l’expiration et l’inspiration. Faites cet exercice assez longtemps pour constater son effet. D’abord 5 min, puis jusqu’à 30 min ou plus. Faites-le régulièrement. C’est une forme de méditation.
    Méditation

    Méditer n’est pas réfléchir. C’est se mettre en état de réceptivité vis-à-vis de son état intérieur. On détourne son attention de l’extérieur pour devenir observateur de son monde intérieur. Par ce fait, on peut ouvrir la communication intime avec sa propre essence. On n’émet pas de jugement sur cet état intérieur, qui peut se présenter comme un calme plat, ou avec sensations, sentiments, émotions, et pensées diverses plus ou moins tumultueuses. On accueille et on laisse passer. Avec le temps et la pratique, se produisent au cours de la méditation une distanciation vis-à-vis des pensées, des émotions et des sensations physiques, une détente du corps physique et un élargissement des corps subtils. Cela profite au système nerveux toujours sursollicité, au cerveau, aux glandes endocrines, qui peuvent ainsi se régulariser.

    Installez-vous confortablement. Commencez par un moment de respiration profonde afin d’occuper le mental jusqu’à ce qu’il soit calmé. La présence d’une bougie allumée est favorable, ainsi que le nettoyage vibratoire préalable de la pièce par de l’encens. Vous pouvez suivre votre respiration et peu à peu laisser le silence et le calme vous envahir afin d’écouter les battements de votre c?ur. De 15 min à 1 heure, selon votre sensation.

    Visualisation

    La visualisation consiste à imaginer un scénario se déroulant en nous, dans le but d’aider le mental à coopérer à la méditation ou à la prière (voir article Le pouvoir de l’imaginaire). Par exemple, il est bon de préparer la méditation en visualisant les couleurs qui nourrissent et équilibrent les chakras, successivement de bas en haut (voir article Nature de la couleur). Certaines méditations-visualisations sont proposées dans ce site: J’invite la lumière en moi; La clé de communication avec les plans de lumière; Réactiver la merkabah.

    Chant et mantras

    Le chant est un excellent moyen d’entrer en communication avec le Soi, à condition qu’il ne fasse que très peu appel au mental. Cela est réalisé lorsque nous chantons sans mots, seulement avec des sons tels que des voyelles, ou avec un texte répétitif inspirant et élevant qui ne nécessite pas d’effort de mémoire. C’est par exemple le cas avec les mantras, textes courts sacrés issus de diverses traditions, comme le Kyrie Eleison chrétien ou le Om, ou encore Om Nama Shivaya indiens. Les vibrations du son pénètrent profondément dans le corps et dans les cellules (voir article Résonance corporelle des sons). Elles éveillent certains codes des cellules ou de l’ADN, codes qui s’activent seulement dans le processus d’éveil (voir articles Codes, mémoires et information et L’ADN et ses modes d’expression).

    Géométrie sacrée

    Certains types de figures et de pictogrammes, ainsi que les couleurs, agissent de la même façon que les sons en éveillant les codes cellulaires. Pour les recevoir, on se laisse imprégner par leur beauté en les contemplant. Par exemple dans l’article sur les diagrammes de champ, contemplez le diaporama inclus.

    Prière

    La prière n’est pas, comme on le croit communément, le simple fait de réciter mécaniquement un texte. Ce n’est pas non plus une demande faite à un Dieu tout puissant, comme un enfant demande à un parent de le protéger. C’est un dialogue avec votre Source intérieure et la Source élevée dont elle est le poste avancé, comme on dialogue avec un ami. Le dialogue peut se faire avec des mots, des mots appris ou spontanés, ou sans mots, par la pensée et l’intention. Une prière exprime une intention. Cela peut être l’intention d’apaiser vos ombres, de faire la paix, de réaliser la lumière en vous, d’être guidé de la meilleure façon, etc. C’est un travail de collaboration, de cocréation. Il se fait dans la gratitude, ce qui signifie que la demande d’aide est associée à un abandon total de ce qui en résulte. Il n’y a pas d’attente d’un résultat, ni de colère si la prière n’est pas exaucée selon les souhaits de l’égo, car la Source a une vue plus globale et saisit le sens subtil de votre demande au-delà de la forme. La prière a pour but d’élever votre état vibratoire. La méditation en est un préalable dans la mesure où elle permet de se détacher de la personnalité. L’état de prière est un état de recueillement et de communication profonde avec la Source, issu du cœur….

    source : http://www.spirit-science.fr

  63. Anaa 7777 dit :

    A propos des conditions de la voie TIDJANIA.
    Parmi les conditions de la voie il y a 3 majeures:
    1) « Que le maître qui enseigne les conditions soit autorisé réellement par la puissance divine, ou par celui qui a été autorisé d’une autorisation réelle ».
    2) « Que le novice NE SOIT PAS AFFILIE A UN ORDRE QUELCONQUE ».
    3) « Ne jamais visiter des Saints vivants ou morts. »

    • Votre serviteur , le pauvre serviteur en Allah dit :

      Salam aleyk frere Anaa777 . Pouvez-vous aller plus en profondeur sur la 3eme condition svp ? . Que veut dire « visite » ici ?

  64. Modibo dit :

    3ème lettre de Bâye Niass dans « Jawahirou Rassahil »

    Au nom d’Allâh, le Clément, le Tout Miséricordieux, le Tout Puissant, l’Impérieux, le Fier.

    Que la paix et la bénédiction soient sur le Prophète, serviteur d’Allâh, qui a dit : « Oh ! Fatima fille de Mouhammmad, auprès d’Allâh je ne peux rien faire pour toi ».

    ……..

    Louanges et prières sur le Prophète (PSL.). Sachez que deux types d’individus ne sont ni des miens ni de la târiqa tidjâne : « le majzoub » ou initié qui adore Allâh mais ne respecte pas la sounnah, et le sâlik (sympathisant non encore initié) au cas où chacun d’eux s’arrête à sa station initiale respective en mettant fin à son ascension spirituelle.

    En ce qui me concerne, comme vous le savez, celui qui désire être avec moi doit suivre ma voie par la parole et par les actes tout en respectant les recommandations d’Allâh et en s’abstenant de Ses interdits dans le visible et dans le caché. Il doit être animé d’une soif inextinguible d’obtenir l’agrément d’Allâh et de son Prophète (PSL).

    Celui qui déclare être de mes disciples et qui s’adonne à des actes contraires à la pure et noble Charia par l’accomplissement d’actes interdits et la désobéissance aux recommandations d’Allâh, j’atteste devant Allâh, et je vous prends à témoin, que rien ne me lie à celui-ci ; et par conséquent je n’ai aucune responsabilité sur lui. Ô Allâh, je me réfugie auprès de vous et me désengage d’être son maître. Allâh a dit : « Ô vous qui avez cru ! Ne suivez pas les pas du Diable. Quiconque suit les pas du Diable, (sachez que) que celui-ci ordonne la turpitude et le blâmable. Et n’eussent été la grâce d’Allâh envers vous et Sa miséricorde, nul d’entre vous n’aurait jamais été pur. Mais Allâh purifie qui Il veut. Et Allâh est Audiant et Omniscient.» (Sourate 24 verset 21) ; « …Et repentez-vous tous devant Allâh, Ô croyants, afin que vous récoltiez le succès.» (Sourate 24 verset 31).

    Ce que l’on dit de mon disciple qu’il est un récipient rempli des secrets des trois stations divines est exact. Mais qui est réellement mon disciple parmi vous ? Il est plus rare que le mercure rouge.

    Ainsi, je n’hésiterai pas à retirer l’autorisation de tout mouqaddam (guide dans la confrérie) qui, dans son entourage, permet l’accomplissement d’actes interdits par Allâh, sans qu’il ne prenne ses responsabilités et impose son devoir de faire respecter les dogmes religieux. S’il n’arrive pas à ramener les égarés à l’ordre, qu’il s’exile alors vers Allâh, son Prophète (PSL) et vers nous !

    Je jure par Allâh, que rien n’a freiné la marche de ces disciples vers Allâh au point qu’ils retournent aux jouissances mondaines que leur manque de réchauffement du pacte nous lie à eux ou leur longue attente de venir nous rendre visite.

    Celui qui nous accompagne, le plus clair de son temps, finit par oublier le goût du plaisir charnel. Il y a ici des jeunes qui ont oublié le goût des plaisirs au point que certains parmi eux oublient même leurs épouses et ne vont vers elles que sur autorisation et par contrainte.

    Voilà, en substance, le profil de mon disciple ; celui qui ne se reconnaît pas dans cette description, n’en fait pas partie.

    Ainsi, il est indispensable de retourner à Allâh par la repentance, en suivant les recommandations, en évitant les interdits d’Allâh et les actes répréhensibles, en se contrôlant et en s’instruisant. Allâh a dit au Saint des Saints (PSL) : « Dis, Ô mon Seigneur, accrois mes connaissances ! » (Sourate 20, verset 114).

    Il sied au disciple de ne pas interrompre sa marche vers Allâh jusqu’à ce qu’il me rejoigne. S’il constate que je n’ai pas de solution pour ses besoins en Allâh, alors qu’il nous quitte pour un maître dont le niveau de savoir est plus élevé que le nôtre.

    Sachez, avec la miséricorde d’Allâh, que beaucoup de prêcheurs détournent les hommes des voies d’Allâh par leur manque de droiture. Celui qui se réclame d’Allâh et s’active à empêcher d’aucuns à suivre Sa voie, a défié Allâh à un combat. Ainsi, par son geste, il devient un adepte de la ligue opposée aux Saints.

    Donc, il vous est obligatoire d’assister à nos prêches la plupart de votre temps et , ce, aux fins de vous pénétrer de la discipline indispensable à la marche vers Allâh ; d’autant que vous avez reçu l’Essence de l’initiation gnostique. Celui qui veut en tirer profit doit forcément mémoriser tout ce qui émane de nous comme écrits et conseils, à savoir : lettres, poèmes ou proses.

    En ce qui concerne cette correspondance, sa mémorisation est une obligation pour tout disciple : celui qui la voit, doit en avoir une copie et la lire quotidiennement.
    Accomplissez la prière, donnez la Zakat, jeûnez le mois de Ramadan et effectuez le pèlerinage pour ceux qui en ont la possibilité.

    Donnez-en de vos biens en guise d’aumône pour Allâh. Al Imam Mouslim rapporte dans un Hadith que le prophète (PSL) a dit : « La purification représente la moitié de la foi ; dire ‘Al Hamdoulilâh ’ (gloire à Allâh) remplit la balance de l’au-delà, ‘Soubhana-llâhi’ remplit l’espace compris entre les cieux et la terre ; la Salât (prière rituelle) est lumière. La patience éclaire. Le coran est un argument en ta faveur ou à ton détriment. Chaque matin, tout homme œuvre pour son âme, soit pour son salut, soit pour sa perdition. »

    Allâh, le plus Véridique a dit : «Certes, Allâh commande l’équité, la bienfaisance et l’assistance aux proches. Et Il interdit la turpitude, l’acte répréhensible et la rébellion. Il vous exhorte afin que vous vous souveniez.» (Sourate 16, verset 90)*.
    Malheur et encore malheur à celui qui ne se soumet pas aux lois d’Allâh et de Son Messager, avec un total consentement.

    Toutefois, celui qui, après avoir reçu notre lettre, se repend et essaye de se corriger autant que possible, c’est à lui que revient le bonheur dans les deux mondes et Allâh pardonne les erreurs antérieures.

    Par contre, celui qui, à la lecture de cette lettre, ne se ressaisit pas et ne se critique pas. J’atteste devant Allâh et vous prends en témoin que je me désengage de lui. Et je ne me sépare de lui qu’après qu’Allâh et son Prophète se soient déjà éloignés de lui.
    Je vous encourage à beaucoup réciter la prière de ‘Salatoul Fatihi’.
    Je vous recommande de bien garder les secrets en actes et en paroles. Ne divulguez pas les paroles propres aux hommes de la gnose divine. Soyez sur le droit chemin qui mène au Seigneur.

    Sachez que tous ces désirs charnels cités plus haut que vous voulez suivre après avoir eu la foi proviennent de Satan ou ‘Taghout’. Allâh a dit : «Nulle contrainte en religion ! Car le bon chemin s’est distingué de l’égarement. Donc, quiconque mécroit au Rebelle tandis qu’il croit en Allâh saisit l’anse la plus solide, qui ne peut se briser. Et Allâh est Audiant et Omniscient.» (Sourate 2 verset 256).

    Ahmad Thiam, vulgarisez cette lettre auprès de tous ceux qui se réclament de nous. Envoyez aux responsables de chaque localité [mouqaddams] une copie qu’ils devront lire auprès des leurs et de leur voisinage.

    Je prie Allâh que vous receviez ce message avec des cœurs purifiés et des entendements réceptifs. Qu’Allâh nous guide ainsi que vous tous. Was salam (salut).

    Ibrâhîm fils d’El-Hâdji Abdoullahi at-Tidjany, à Médina-Kaolack. (Puisse Allâh protéger la lettre de toute impureté. Amen). En l’an 1349 H, soit, 1930 G

    Traduction en Français par la Jama’a de La Rochette du Dâhira de Thiêrno Ibrâhîma M. DIALLO. Relecture par Harouna Amadou LY dit Harouna Rassoul

  65. Anaa 7777 dit :

    Assalam. Au nom d’Allah, Le Tout Miséricordieux, Le Très Miséricordieux. Paix et bénédiction sur le prophète Bien-Aimé TA HA. Le Coran plein de sagesse, contient 6236 versets et 329156 lettres.
    6236+329156 = 335392. 92 est le PM de Muhammad (saw), 53 est le PM de Ahmad (saw), 33 est le PM de Houwa Habîb, de Alif Ba Lam. Est-ce un hasard? Le Coran est incréé, c’est la parole divine. Louange à Allah (swt) qui dévoile les sources de sa sagesse à travers sa création…
    Wa salam.

  66. lilia Rose dit :

    Le monde du barzakh :

    Le barzakh, signifie, sous un rapport linguistique, obstacle, barrière, limite séparant deux objets. Techniquement, il implique le monde intermédiaire entre la mort et la résurrection, c’est-à-dire le monde qui commence au moment de la mort et qui s’achève le jour de la résurrection. Du point de vue technique, le barzakh n’a été cité qu’une fois dans le coran, dans la sourate al-mu’minûn (les croyants). Ainsi Allah transcendant soit-il dit : « derrière eux un obstacle est dressé jusqu’au jour de la résurrection ». Du point de vue linguistique, il est cité dans la sourate ar-rahmân : « entre eux un isthme, en sorte qu’elles ne se mélangent pas ».

    Les récits rapportent cette parole de l’Imam sâdiq, que la paix soit sur lui : « par Allah, je crains pour vous le barzakh ». Lorsqu’il fut interrogé sur le barzakh, il répondit : « le barzakh est le séjour de l’homme à la tombe depuis la mort jusqu’au jour de la résurrection ».

    L’agonie :
    Les souffrances et l’amertume qu’endure l’homme au moment où son esprit le quitte, représentent l’agonie et ses affres. Cette séparation se fait de façon différente en fonction du comportement de l’individu. Ainsi la séparation de l’esprit du corps des élus se fait différemment de celle des damnés.

    Plusieurs versets coraniques ainsi que des récits explicitent cette question. Il est dit dans le noble coran : « ah ! Si tu voyais les imposteurs dans les affres de la mort, tandis que les anges, les mains tendues, leur ordonneront : « rendez vos âmes ! Vous allez recevoir aujourd’hui, en rétribution, le supplice de l’humiliation pour avoir dit, contre Allah, le contraire de la vérité et vous être écarté de ses versets avec hauteur ! ».

    L’agonie, chez les damnés, est affreusement décrite par les récits, contrairement à celle des croyants. On interrogea l’Imam sâdiq : « oh fils de l’envoyé d’Allah, le croyant redoute-t-il le moment où son esprit le quitte ? ». Il dit : « non, par Allah, en vérité lorsque l’ange de la mort se présente à lui pour lui ôter l’esprit, il est anxieux, mais il est vite soulagé lorsqu’il lui dit : « oh saint d’Allah, ne crains rien, par celui qui a envoyé Mouhammad, qu’Allah prie sur lui et le salue, je serai tendre et généreux avec toi beaucoup plus que ne le serait ton père s’il était à tes côtés, ouvre tes yeux et regarde ». Il lui fait découvrir le prophète, et lui fait savoir que, ‘ Ali, Fatima, Hassan, Hussein et les Imams parmi leur progéniture, seront ses compagnons. Et lorsqu’il ouvre les yeux, une voix céleste appelle son esprit en ces termes : « O^ toi, âme apaisée ! Retourne vers ton seigneur satisfaite et agréée ! Entre parmi mes serviteurs ! Entre dans mon paradis ! ». Il n’y a rien de plus agréable pour lui que cet instant où son esprit lui est retiré et qu’il rejoint celui qui l’appelle ».

    La vie dans le monde du barzakh :
    Après la mort, les esprits des élus s’échappent comme s’ils venaient de se débarrasser des barreaux de la cellule de prison qu’est ce bas monde… ils s’en échappent dans un état euphorique après s’être débarrassé du lourd fardeau d’argile de terre et de matière, pour rejoindre le monde de la beauté qui ne connaît ni limite, ni vieillesse, ni fin, ni supplice, ni souffrances… ils vivront dans un monde débordant de lumière, d’amour et de paix.

    Quant aux méchants, ils vivront dans les ténèbres, en proie à l’anxiété et à la terreur. Leurs péchés ainsi que toutes les actions commises en ce bas monde, défileront sous leurs yeux. Les fantômes de victimes planeront au-dessus d’eux et les gémissements des suppliciés retentiront dans leurs oreilles.

    Lisons ce que dit le noble coran à propos du sort réservé aux grands pécheurs : « ils seront exposés au feu matin et soir et le jour où sonnera l’heure [il sera dit] : faites entrer [et livrez] les gens de pharaon au plus dur supplice ».

    La vie du monde intermédiaire ou barzakh est supérieure à la vie d’ici-bas. La tradition rapporte les paroles suivantes du prophète à propos des deux mondes : « les hommes sont endormis mais dès qu’ils meurent ils s’éveillent à la réalité ».

    durant la bataille de Badr, les cadavres des idolâtres étaient jetés dans des puits sur ordre de notre prophète Mouhammad, qui, debout devant eux, les interpellait un par un : « avez vous vraiment trouvé ce que vous avait promis votre dieu ? Pour ma part, j’ai réellement trouvé ce que mon seigneur m’a promis. Peuple malheureux que vous étiez aux yeux du prophète ! Vous m’avez pris pour un menteur tandis que des gens m’ont ajouté foi, vous m’avez chassé de chez moi tandis qu’ils m’ont hébergé, vous m’avez livré des combats meurtriers tandis qu’ils m’ont apporté secours ! ». Certains musulmans se sont alors exclamés : « oh envoyé d’Allah, comment t’adresses-tu à un peuple qui est déjà mort ? ».

    Ce à quoi il répondit : « vous n’entendez pas plus ce que je dis qu’ils ne l’entendent, ils ne peuvent simplement pas me répondre ».

    Les caractéristiques du monde du barzakh :
    – la faculté de perception chez l’homme s’intensifie dans le monde du barzakh. Ainsi, il réalise que le supplice et le plaisir spirituel n’ont rien de commun avec ceux de ce bas monde.

    – la grâce et le supplice dans le monde du barzakh sont passagers ; ils s’achèvent au moment de la résurrection.

    – le monde du barzakh se divise en trois catégories :

    Première catégorie :
    Les hommes pieux et bienfaisants sont les bienheureux selon le verset suivant : « une voix se fit entendre : « entre au paradis ! » lui fut-il dit. [En mourant] il s’écria : « ah ! Plût à Dieu que mon peuple sût que mon seigneur m’a pardonné et m’a mis parmi ceux qu’il honore ! ».

    Deuxième catégorie :
    Les impies oppresseurs qui subiront le feu de l’enfer conformément au verset suivant : « ils seront exposés au feu matin et soir ». Ils supplieront Allah : « seigneur, fais moi revenir [sur terre], peut-être y accomplirai-je quelque œuvre méritoire, parmi ce que j’ai laissé ».

    Troisième catégorie :
    Le coran, faisant allusion à certains hommes faibles et réduits à l’impuissance, dit : « les anges diront à ceux qu’ils rappelleront [à dieu et qui auront été injustes envers eux-mêmes : « où en étiez-vous, [au point de vue de la foi] ?

    – nous étions impuissants sur terre, répondront-ils.

    – la terre de dieu n’était-elle pas assez vaste pour que vous puissiez vous expatrier ? » Demanderont les anges. L’asile de ces gens-là sera la géhenne, quel triste devenir [pour eux] ! Exception faite des hommes, des femmes, des enfants réduits à l’impuissance, incapables d’imaginer un stratagème ou de découvrir une voie [pour échapper à la contrainte des idolâtres]. Il se peut qu’Allah use de pardon en leur faveur, car Allah absout et pardonne ».

    4 – les retrouvailles dans le monde du barzakh : les élus parmi les gens du barzakh se rendront visite et les rapports entre eux seront tout d’amour et d’amitié. Quant aux infidèles, leurs rapports ne seront que rancune, regret et obstination. le récit suivant a été rapporté par l’un des compagnons de ‘ Ali à ce sujet : « je suis sorti un jour avec l’émir des croyants, que la paix soit sur lui, au dhahr de kûfa, alors il se tint debout à oued es salam comme s’il s’adressait à un peuple. j’en fis de même, mais après une longue attente, je me sentis fatigué et je m’assis, puis lorsque l’ennui me vint je me relevai, j’ôtai mon manteau et j’invitai l’émir à s’asseoir dessus pour se reposer. il me dit alors : « oh ce n’était qu’une conversation avec un croyant à qui je tenais compagnie ». je dis alors : « oh émir des croyants, il en est donc de même pour eux ? » « oui me répondit-il, si le voile t’était levé, tu les verrais réunis par groupes, calmes, en train de s’entretenir ». je demandai alors : « sont-ils des corps ou des esprits ? ». il dit : « des esprits ».

    Abdallah sâdiq, s’entretenant avec Ahmad ibn othmân évoquait les esprits des croyants et dit : ils se rencontrent.
    il lui demande : ils se rencontrent vraiment ? !

    « oui, ils s’interrogent et font connaissance les uns les autres, d’ailleurs si tu pouvais le voir, tu dirais toi même c’est un tel ».

    l’Imam sâdiq dit également : « les esprits des croyants vivent dans des salles au paradis, où ils ont à leur disposition de la nourriture et de la boisson, où ils se rendent mutuellement visite et disent : seigneur, qu’arrive enfin pour nous l’heure fixée afin que se réalise la promesse que tu nous as faite ».

    la fin du monde :
    la grande résurrection : tout mouvement a un objectif et une fin. ce monde impressionnant a également, à travers son mouvement, un objectif vers lequel il tend et auquel il aboutira. sans quoi ce mouvement rapide n’aurait aucune signification. la question est donc de savoir comment se déroulera la fin du monde et quel sort lui est réservé. la réponse à ces questions sera d’abord donnée à la lumière des données coraniques, puis selon les avis de savants.

    au cours de la résurrection :
    d’après le coran, la résurrection est un événement terrifiant, décisif, vers lequel le monde tend. le jour de la résurrection sera précédé d’un cri imposant tandis que la terre s’ébranlera suite à un séisme violent qui détruira les montagnes qui deviendront pareilles à des flocons de laine cardée, les planètes exploseront, les étoiles voleront en éclats tandis que la lumière qu’elles répandaient s’éteindra, les mers s’agiteront violemment, la terre dégagera tout ce qu’elle renferme et le monde sera transformé en une formidable masse de poussière donnant l’impression que les êtres ont été écrasés par un marteau géant.

    les versets coraniques :
    le noble coran affirme que le monde a un âge et une durée bien déterminés :

    « eh quoi ! n’ont-ils pas réfléchi profondément ? Allah n’a créé les cieux, la terre et ce qui est entre eux que pour un but sérieux et pour un terme fixé. cependant, la plupart des hommes refusent de croire à leur rencontre avec leur seigneur ».

    le coran parle de ce jour terrifiant, à venir, en ces termes : « O^ hommes ! craignez votre seigneur, car le tremblement qui précédera l’heure sera épouvantable. le jour où il se produira, toute nourrice oubliera ce qu’elle allaite, toute femelle avortera, les hommes te paraîtront ivres bien qu’ils ne le soient point en [réalité]. le châtiment d’Allah sera terrible ».

    le monde à ce moment là :
    en ce qui concerne le sort réservé au monde, le coran affirme : « lorsque la terre subira de violentes secousses, que les montagnes seront réduites en miettes et deviendront une poussière disséminée.. ». il dit également : « et à demander : « quand arrivera le jour de la résurrection ? ». lorsque la vue sera éblouie, que la lune entrera en éclipse, que le soleil et la lune seront réunis, ce jour là l’homme demandera : « où fuir ? ».

    « lorsque les étoiles perdront leur éclat, lorsque le ciel sera lézardé, lorsque les monts seront soufflés ».

    « lorsque le ciel se lézardera, lorsque les astres seront dispersés, lorsque les mers déborderont, lorsque les sépulcres seront sens dessus dessous ».

    « jour où nous ploierons le ciel comme on plie un parchemin portant un écrit ou un rouleau ».

    « lorsque les mers seront portées à l’ébullition ».

    « le jour où le ciel sera comme un métal en fusion ».

    avis de certains astronomes :

    dans son ouvrage « la fin du monde », Flammarion affirme que l’apparition de la vie est due à la soumission du système solaire à la force d’attraction générale et la force provenant du centre… cependant ajoute-t-il, que l’on veuille ou pas, ce système finira par se désagréger et le jour viendra où les étoiles s’éteindront et les corps célestes se disperseront ça et là comme les perles d’un collier.

    un autre astronome, dit à ce sujet : « le monde existe suite à une forte explosion qui a eu lieu il y a de cela dix à quinze milliards d’années. la moitié de son énergie a été dépensée pour la propulsion des étoiles dans l’espace tandis que l’autre moitié cumule l’ensemble des galaxies et les prépare à l’explosion finale ».

    le physicien George Gamow dit à son tour : « le diamètre du soleil devrait se multiplier jusqu’à ce qu’il atteigne la circonférence de vénus, tandis que son rayonnement se multiplierait de 10 à 20 millions de fois mettant ainsi les mers et les océans de la terre, en ébullition… ».

    le premier souffle de la trompe :

    la résurrection commencera par un cri imposant, exprimé dans le coran par « le souffle de la trompe » : « il sera soufflé dans la trompe. ceux qui seront dans les cieux et ceux qui seront sur la terre seront foudroyés, sauf ceux qu’Allah voudra épargner. on y soufflera encore et les morts seront aussitôt debout, contemplant ».

    dans un autre verset il est dit : « lorsqu’on sonnera une fois la trompe, que la terre et les montagnes seront soulevées et tassées d’un seul coup, ce jour là l’événement se produira ! le ciel se fendra. il sera ce jour lézardé ».

    notre maître Mouhammad, qu’Allah prie sur lui et le salue, a dit : « il y aura, à la fin des temps, des dissensions comparables aux parties obscures de la nuit ». aussi, lorsque Allah transcendant soit-il, manifestera sa colère contre les gens de la terre, il ordonnera à l’Ange isrâfîl de souffler dans la trompe d’un souffle de tonnerre contre toute attente des hommes.

    il y a, en définitive, deux souffles, le premier se réfère à l’imposant cri céleste, à la suite duquel le monde prendra fin tandis que toute forme de vie cessera. c’est le souffle universel de la mort qui concerne même les anges.

    le deuxième souffle de la trompe :
    c’est un souffle qui est aussi effroyable que le premier. il redonnera vie aux morts qui surgiront de leurs tombes, et, le visage marqué par la terreur, ils s’interrogeront : « ils diront : « malheur à nous ! qui donc nous a réveillés de nos lits ! ».

    et lorsqu’ils réaliseront qu’Allah a tenu sa promesse, ils diront : « voilà ce qu’Allah avait promis ! les messagers étaient sincères ! ».

    « lorsqu’il sera soufflé dans la trompe, vous viendrez en foule ! le ciel sera ouvert et présentera des portes. ».

    ainsi commencera le jugement, en sorte que tout le monde sans exception comparaîtra, dans un état de soumission, devant la cour de justice divine.

    l’état psychique des gens durant le rassemblement :

    certains versets coraniques décrivent l’état psychique des gens, au lieu du rassemblement. ils auront la mine triste, ils seront terrifiés, anxieux, et les battements de leurs coeurs seront si forts qu’ils se feront sentir dans leurs gorges. le noble coran dit à cet égard :

    « le jour où l’homme fuira son frère, sa mère et son père, sa compagne et ses enfants, chacun ayant ce jour là, assez à se préoccuper de son sort, ce jour là, il y aura des visages rayonnants, souriants et optimistes, et des visages terreux, couverts de poussière. ceux dont les visages seront ainsi, seront les infidèles et les libertins ».

    ce jour là, lorsque la vérité éclatera, les égarés souhaiteront revenir sur terre pour rectifier leurs erreurs, mais il sera trop tard. les prophètes n’ont-ils pas annoncé ce jour décisif et fatal ? ne les ont-ils pas avertis d’avance ?

    les versets suivants s’adressent aux égarés : « O^ homme ! qu’est-ce qui t’a abusé au sujet de ton seigneur généreux ».

    les prophètes n’ont-ils pas proclamé haut, à travers l’histoire : « répondez à l’appel de votre seigneur avant l’arrivée d’un jour que rien ne saurait différer ! vous n’aurez ce jour là aucun refuge et il ne vous sera plus possible de nier ».

  67. Modibo dit :

    Salallahu ala aboul hassim wa alihi wa salim…..

    Extrait du Dalail Khairat de l’imam al Jazuli : Chapitre sur (les bienfaits) de la prière sur le prophète Prière d’Allah sur lui et son Salut .

    Allah Puissant et Suprême a dit :

    Allah et ses anges prient sur le prophète , Ô vous qui avez cru , priez sur lui et saluez-le abondamment. (Sourate al Ahzab, 33:56)

    Il a été raconté que le Messager d’Allah – Prière d’Allah et son Salut sur lui – est sorti un jour avec les marques de joie sur son visage et a dit j’ai reçu « Jibril » – le Salut sur lui , et a dit , Ô Mohammad serais-tu satisfait que , toute personne de ta communauté qui prie sur toi , Allah priera sur elle dix fois et que , toute personne qui te salue Allah la salue dix fois .

    Et Le prophète – Prière et Salut d’Allah sur lui – a dit les gens digne de moi sont celles qui prient le plus sur moi ;
    Et il a dit – Prière et Salut d’Allah sur lui , celui qui prie sur moi , les anges prieront sur lui tant qu’il prie sur moi , alors qu’il augment le nombre de ses prières ou qu’il les diminue .

    Et il a dit par ailleurs – Prière d’Allah et son Salut sur lui – La personne est considéré comme suffisamment avare ; si je suis évoqué devant elle et qu’elle ne prie pas sur moi *

    Et il a dit – Prière et Salut d’Allah sur lui , multipliez les prières sur moi le Vendredi .

    Il a dit par ailleurs – Prière et Salut sur lui , Celui de ma communauté qui prie sur moi verra , inscrire dans son registre dix bonnes actions et effacer dix pêchés .

    Il a dit également – Prière et Salut d’Allah sur lui – , celui qui dit lorsqu’il entend l’appel à la prière et l’appel à l’accomplissement de la prière « Ô Allah , Seigneur de cet invitation bénéfique et de cette prière constante accorde à Saïdina Mohammad la wasila [une position éminente dans l’Au Delà réservé à une seule créature] et l’éminence et ressuscite le à la position louable que tu lui a promise » bénéficiera de mon intercession de jour du jugement dernier . *

    Il a dit aussi – Prière et Salut d’Allah sur lui – , celui qui prie sur moi dans in écrit , les anges ne cesseront de prier sur lui tant que mon nom est dans cet écrit *

    Abou Soulaymane EDDÄRÄNI a dit , celui qui veut demander quelque chose à Allah qu’il multiplie les prières sur le prophète – Prière d’Allah et Salut sur lui – ,puis, qu’il demande à Allah ce qu’il veut et qu’il termine par la prière sur le prophète – Prière d’Allah et son Salut sur lui – . Allah accepte les deux prières et il est si généreux qu’il ne laissera pas ce qu’il y a entre elles . *

    I1 a été rapporté sur lui – Prière et Salut d’Allah sur lui – , qu’il a dit , celui qui prie sur moi cent fois le Vendredi , se voit absoudre ses pêchés de quatre vingt années *.

    D’après ABOU HOURAÏRA qu’Allah l’agrée , le Messager d’Allah – Prière et Salut d’Allah sur lui – , a dit , Celui qui prie sur moi aura une lumière sur le sirate * , et celui qui bénéficie de cette lumière ne peut faire partie des condamnés à l’enfer . *

    Et il a dit – Prière d’Allah et Salut sur lui – , celui qui oublie de prier sur moi a raté le chemin du paradis . Il voulait dire par oublier , délaisser; et si celui qui délaisse la prière a raté le chemin du paradis , celui qui prie sur lui est donc sur la voie du paradis . *

    Dans un récit de Abderrahmane Ibn Aouf qu’Allah l’agrée , le Messager d `Allah – Prière et Salut d’Allah sur lui – a dit , j’ai reçu Jibril – Salut sur lui – , et il m’a dit Ô Mohammad , Soixante dix mille anges prient sur celui qui prie sur toi , et celui sur lequel les anges prient fera partie des habitants du paradis *

    Le prophète – Prière d’Allah et son Salut sur lui – a dit , celui qui prie le plus sur moi est celui qui sera doté du plus grand nombre d’épouses au paradis *

    On raconte sur lui – Prière et Salut d’Allah sur lui – , qu’il a dit : lorsque quelqu’un fait une prière exaltant ma valeur , Allah Puissant et Suprême , crée de ces paroles un ange avec une aile en Orient et une aile en Occident et ses pieds se stabilisent à la septième terre inférieure et son cou recourbé sous le Trône , et il lui dit prie sur mon serviteur comme il a prié sur mon prophète , et l’ange priera sur lui jusqu’au jour du jugement dernier . *

    On a raconté qu’il a dit également – Prière et Salut d’Allah sur lui – , Je recevrai à mon Bassin (al Hawd) le jour du jugement dernier , des gens que je ne connais que par leur grand nombre de prières sur moi *

    Il a dit aussi , – Prière d’Allah et son Salut sur lui – , celui qui prie sur moi une fois

    Allah priera sur lui dix fois , celui qui prie sur moi dix fois , Allah priera sur lui cent fois , celui qui prie sur moi cent fois , Allah priera sur lui mille fois , et celui qui prie sur moi mille fois , Allah interdit à l’enfer de toucher son corps et le raffermit dans la parole de la certitude pieuse , dans ce monde et dans l’au – delà lors des questions et le fait accéder au paradis ; et sa prière sur moi constituera une lumière pour lui , le jour du jugement dernier sur le Sirate [pont enjambant l’Enfer et qui mène au Paradis] , se projetant sur une distance de cinq cents ans de marche , et Allah lui donnera pour chaque prière un palais au paradis , que le nombre de prières soit grand ou petit .

    Le prophète – Prière d’Allah et son salut sur lui – a dit chaque fois qu’un serviteur prie sur moi , la prière sort de sa bouche rapidement et elle traverse les terres , les mers , l’orient et l’occident en disant je suis la prière d’untel fils d’untel , il a prié sur saïdina Mohammad le choisi , la meilleure des créatures d’Allah , et tout prie sur le serviteur . De cette prière naît un oiseau avec soixante dis milles ailes , dans chaque aile soixante dix milles plûmes , dans chaque plume soixante dix milles visages , dans chaque visage soixante dix milles bouches , dans chaque bouche soixante dix mille langues , chaque langue glorifiant Allah le Haut dans soixante dix milles langues , et Allah lui inscrira la récompense de tout cela.

    D’après Ali IbIl Abi Talib qu’Allah l’agrée , le Messager d’Allah – Prière et Salut d’Allah sur lui – a dit , celui qui prie sur moi cent fois le Vendredi viendra le jour du jugement dernier avec une lumière qui , si elle est partagée entre toutes les créatures les engloberait . *

    Certaines informations disent qu’il est écrit sur les pieds du Trône , celui qui éprouve un désir ardent envers moi , je lui serai miséricordieux , celui qui me demande , je lui donnerai et celui qui s’est rapproché de moi par la prière sur Mohammad , je lui absous ses pêchés , même s’ils sont comme l’é***e de la mer * .

    Il a été rapporté qu’un des compagnons , qu’Allah les agrée tous, a dit
    de toute réunion dans laquelle on prie sur Saïdina Mahommad – Prière et Salut d’Allah sur lui – , se dégage un très bon parfum atteignant le firmament du ciel . Les anges disent c’est une réunion dans laquelle il a été prié sur Saïdina Mohammad – Prière d’Allah et son Salut sur lui . *

    Il a été rapporté dans certains récits que , le serviteur croyant , homme ou femme , s’il commence par la prière sur Saidina Mahommad – Prière d’Allah et son Salut sur lui – , les portes des cieux et les rotondes jusqu’au Trône s’ouvrent à lui , et tous les anges dans les cieux prient sur Saïdina Mohammad et demandent l’absolution pour cet homme ou cette femme .

    Le prophète – Prière d’Allah et son Salut sur lui – a dit , que celui qui a des difficultés à atteindre son objectif , multiplie les prières sur moi , car elles sont à même, de dissiper les soucis les afflictions et les angoisses , d’accroître les fortunes et de satisfaire les besoins . *

    Un homme pieux avait raconté: j’avais un voisin calligraphe , je l’ai vu après sa mort en rêve et je lui ai demandé ce que Allah avait fait de lui , il m’a répondu , Allah m’a pardonné; je lui ai dit, par quoi tu as mérité cela , il m’a répondu par le fait que chaque fois que j’écrivais le nom de Saïdina Mahommad – Prière d’Allah et son Salut sur lui – , dans un écrit je priais sur lui , et d’ailleurs Allah par sa grâce infinie m’a donné ce qu’aucun œil n’a vu , ce qu’aucun oreille n’a entendu et ce qu’aucune personne humaine ne peut imaginer. *

    D’après Anass , le Messager d ‘Allah -Prière d’Allah et son Salut sur lui – a dit , Ne sera croyant d’entre vous , que celui qui me voue un amour plus intense que celui qu’il se voue à lui même , à ses biens , à ses enfants et à toutes les gens .

    Et dans un récit de Omar , Je t’aime davantage Ô Messager d’Allah , que toute autre chose hormis mon âme intérieure , le Prophète – Prière d’Allah et son Salut sur lui – lui rétorqua , tu ne seras croyant que lorsque tu m’aimeras davantage que tu ne t’aimes toi même , Omar dit alors , je jure par celui qui t’a révélé le livre (le Coran) , que l’amour que je te voue est supérieur à celui que je voue à mon âme intérieure , et le Messager d’Allah dit : à présent , ta croyance est parfaite *

    Il a été demandé au Messager d’Allah – Prière et Salut d’Allah sur lui – Quand est ce que je serai croyant? (dans une autre version croyant sincère) , il a répondu , lorsque tu aimeras Allah . On lui a demandé alors , Quand est ce que j’aimerai Allah? , il a répondu , lorsque tu aimeras son Messager , On lui a demandé encore , Quand est ce que j’aimerai son Messager? il a dit , lorsque tu suivras sa voie , tu pratiqueras sa tradition , tu aimeras ce qu’il aime et tu détesteras ce qu’il déteste , tu soutiendras celui qu’il soutient et tu seras ennemi de ses ennemis. La croyance des gens est proportionnelle à l’amour qu’elles me vouent et leur mécréance est proportionnelle à la haine qu’elles me portent . Sache que celui qui ne m’aime pas n’est pas croyant, celui qui ne m’aime pas n’est pas croyant , celui qui ne m’aime pas n’est pas croyant. *

    Il a été dit au Messager d’Allah – Prière d’Allah et son Salut sur lui – On voit un croyant recueilli et un autre non recueilli , qu’elle est la raison? , il a répondu, celui qui trouve une douceur dans sa croyance se recueille et , celui qui ne la trouve pas ne se recueille pas , on lui a demandé alors , comment la trouver ou l’atteindre et l’acquérir? Il a répondu , par la sincérité dans l’amour d’Allah . On lui a demandé , comment trouver l’amour d’Allah ou comment l’acquérir? et il a répondu par l’amour de son Messager . Implorez donc l’agrément d’Allah et celui de son Messager dans votre amour pour eux . *

    On a demandé au Messager d’Allah – Prière d’Allah et son Salut sur lui – , quelle est la famille de Saïdina Mohammad qu’Allah nous a ordonné d’aimer , respecter , être bienveillant vis à vis d’elle? , II a répondu , ce sont les gens de la pureté , de la loyauté, ceux qui sont sincères dans leur foi en moi . Alors on lui a dit , qu’elles sont leurs caractéristiques? , Il a répondu , ceux qui privilégient mon amour à tout autre et qui occupent leur intérieur par mon évocation après celle d’Allah * (et dans une autre version leur signe , la persévérance dans mon évocation et la multiplication des prières sur moi ) .*

    Il a été demandé au Messager d’Allah – Prière et Salut d’Allah sur lui – Qui c’est qui est fort dans sa foi en toi? Il a répondu , celui qui a cru en moi sans me voir , car celui-là est croyant en moi par désir de me voir et par sincérité dans son amour pour moi . La preuve en est qu’il souhaite me voir même si cela lui coûte tout ce qu’il possède * (dans une autre version , de l’or plein la terre), celui là est le véritable croyant en moi et le véritable sincère dans son amour pour moi .

    Et on a demandé au Messager d’Allah – Prière d’Allah et son Salut sur lui – qu’en est il de la prière sur toi en ton absence ou de la part de ceux qui viennent après? . Il a répondu j’entends la prière de ceux qui m’aiment et je les reconnais et on me présente celle des autres .

    SALLALAHOU ALA ABOUL HASSIM WA SALIM

  68. Abdoulaye-garib-kalanden-BabaLao27 dit :

    ..2..4.27.
    ..5.9..20.
    ..7.12.24..29
    ..22..26.28..
    …….
    Bismillahi al’Rahaman al’Rahîm
    Wa çôlla LaHou Ala Seydina Mohammadin EL’FATiHi LiMA OUGHLiQA WAL KHAATiM LiMAA SABAQA NASSiRiL HAQi BiL HAQi WAL HADî iLA SiRATiKAL MOUSTAQîM WA ALA ALiHi HAQA QADRiHi WA MiQ’DARiHiL AZîM
    …..
    TAAWiL suite….
    par garib-kalanden-Babalao19
    …..
    Sourate 18 AL-KAHF (LA CAVERNE)
    v1.
    Louange à Allah qui a fait descendre sur Son serviteur (Mohammad), le Livre, et n’y a point introduit de tortuosité.
    v2.
    [Un livre] d’une parfaite droiture pour avertir d’une sévère punition venant de Sa part et pour annoncer aux croyants qui accomplissent de bonnes œuvres qu’il y aura pour eux une belle récompense (le Jardin du Paradis).
    v3.
    où ils resteront éternellement,
    …….
    V7
    Nous avons placé ce qu’il y a sur la terre pour l’embellir, afin d’éprouver (les hommes et afin de savoir) qui d’entre eux sont les meilleurs dans leurs actions.
    V8
    Puis, Nous allons sûrement transformer sa surface en sol aride (dénudé).
    ….
    Dans ces 2 versets (v7 et v8) on retrouve clairement certains principes des nombres 7 et 8 A leurs positions initial
    V7
    «Nous avons placé ce qu’il y a sur la terre (une parure) pour l’embellir… »

    Or l’embellissement et les parures sur terre sont aussi reliés au principe du nombre 7.

    V8
    « Puis, Nous allons sûrement transformer sa surface en sol aride (dénudé). »

    Ici on parle de surface dénudé (aride) ou plate… ce qui rappel l’un des principes du nombre 8 comme nous l’avons déjà vu dans nos précédents exposés,
    A savoir l’équilibre d’une chose surélevée.
    …..
    V9
    Penses-tu que (l’histoire) des gens de la Caverne et ar’Raqîm soit une chose extraordinaire parmi Nos prodiges ?

    Mais rappelons tout d’abord
    que le Titre même de cette sourate 18 vient du verset 9.
    Et c’est A partir du v9 que le mot الكهف AL’KAHF (LA CAVERNE) intervient pour la 1ere fois.
    Or nous savons que 9 est la moitié de 18 (s18v9 !)
    déjà, on voit l’importance accordé au 9 et au 18.
    …..
    V9
    Penses-tu que (l’histoire) des gens de la Caverne et d’ar-Raqîm soit une chose extraordinaire parmi Nos prodiges ?
    …..
    Les gens de la Caverne et Ar-Raqîm والرقيم
    Pourquoi le Mot Ar-Raqîm الرقيم ?
    Les anciens donnent globalement 3 significations A Al’Raqîm الرقيم
    1-
    Ar-Raqîm الرقيم =>
    correspond A la table sur laquelle était gravée l’histoire des gens de la caverne.
    2-
    Ar-Raqîm الرقيم =>
    correspond au nom de la ville où vivait les gens de la caverne
    3-
    Ar-Raqîm الرقيم =>
    correspond au nom du chien qui faisait partie des gens de la caverne.
    …….
    A ce niveau, A chacun de voir selon ses propres convictions…
    …..
    V17
    Tu aurais vu le soleil, A son Lever, s’écarter de leur caverne vers la droite, et A son coucher, les effleurer à leur gauche, tandis qu’eux-mêmes se trouvaient au centre (de la caverne)… C’est là un des merveilles d’Allah. Celui qu’Allah guide, est dans la bonne direction. Et celui qu’Il égare, ne se trouvera aucune tutelle (wali) pour le guider.

    NOUS SAVONS déjà que le nombre 17 est relié aux étoiles, au ciel et à l’espérance.
    or le Soleil est une étoile…
    et sans oublier que les étoiles servent A nous guider,
    or il est encore dit a la fin de ce même verset 17 je cite
    « …. Celui qu’Allah guide, c’est lui le bien-guidé. Et quiconque Il égare, ne se trouvera aucun allié pour le mettre sur la bonne voie. »
    Même les scientifiques astronomes sont d’accord que c’est le Soleil dans son mouvement au centre qui organise et dirige les mouvements des autres planètes autour de lui, ainsi le soleil les mette sur la bonne voie et les dirige vers la bonne direction …
    Ainsi dans ce v17, on retrouve les mots (Soleil-étoiles, Guide, Bonne Direction….etc..)
    et qui sont des principes du nombre 17 mashaAllahou.
    …..
    Et au verset 18 on lira ceci
    S18V18
    « Tu les aurais cru éveillés, alors qu’ils dormaient. Nous les retournions sur le côté droit et sur le côté gauche, tandis que leur chien, pattes avant étendues, se trouvait A l’entrée. Si tu les avais aperçus, certes tu leur aurais retourné en fuyant; et tu aurais été assurément rempli d’effroi devant eux. »
    ….
    Ici encore on perçoit certains principes du nombre 18
    18 étant relié au principe des mystères du passé par excellence.
    v18
    « … tu les aurais cru éveillés, alors qu’ils dorment. Et Nous les tournons sur le côté droit et sur le côté gauche… »
    ici on voit beaucoup de mystères dans ce verset 18
    « tu les aurais cru éveillés, alors qu’ils dorment…(et ce durant 309 Ans)… »
    ce qui est déjà un grand mystère.
    Puis
    « … Nous les retournions sur le côté droit et sur le côté gauche (pendant plus de 300Ans et de façon invisible)… »
    ce qui est encore un autre grand mystère.
    …..
    Au final l’un des principes du 18 est clairement visible dans ce v18
    Et,
    on retrouve dans la phrase
    « tu les aurais cru éveillés, alors qu’ils dorment…»
    or justement c’est entre le sommeil et le reveil que se trouve le grand principe du passé…
    ainsi l’homme franchi l’un des grands principes du passé (18) après chaque sommeil-et-réveil… !!
    ….
    au verset 19 on Lira
    « Et c’est ainsi que Nous les ressuscitâmes, afin qu’ils s’interrogent entre eux. L’un parmi eux dit : “Combien de temps avez-vous demeuré ici ? ” Ils dirent : “Nous avons demeuré un jour ou une partie d’un jour”. D’autres dirent : “ Votre Seigneur sait mieux combien [de temps] vous y avez demeuré. Envoyez donc l’un de vous à la ville avec votre argent que voici, pour qu’il voit quel aliment est le plus pur et qu’il vous apporte de quoi vous nourrir. Qu’il agisse avec tact; et qu’il ne donne l’éveil à personne sur vous.
    ….
    Ici encore si on analyse la phrase
    « … Ils dirent : “Nous avons demeuré un jour ou une partie d’un jour”… »
    Nous venons de dire que le 18 est lié au principe du passé,
    logiquement le 19 serait donc l’un des grands principes du Futur…
    car 19 (le futur) vient juste Après le 18 (le passé)
    or 18 – 19 donne => 1
    donc la différence entre 18 et 19 donne 1
    et justement c’est au 19e verset qu’ils disent avoir vécu « 1 jour » ou une partie d’un jour !
    d’ailleurs contrairement A ce qu’on peut penser du 19…
    ce nombre n’est pas la fin de cycle,
    mais plutôt comme le début d’un nouveau cycle ÉTERNEL car
    19 => 1+9 => 10 => 1+0 => 1 (le commencement)
    C’est justement le 18 qui peut être la fin d’un cycle(le passé) car
    18 => 1+8 => 9 (la fin des unités)!
    ……
    voyons maintenant les verses suivants
    V22
    Ils diront : “ils étaient trois et le quatrième était leur chien”. Et ils diront en conjecturant sur leur mystère qu’ils étaient cinq, le sixième étant leur chien et ils diront : “sept, le huitième étant leur chien”. Dis : “Mon Seigneur connaît mieux leur nombre. Il n’en est que peu qui le savent”. Ne discute à leur sujet que d’une façon apparente et ne consulte personne en ce qui les concerne.
    v23.
    Et ne dis jamais, à propos d’une chose : “Je la ferai sûrement demain”.
    v24.
    sans ajouter : “Si Allah le veut”, et invoque ton Seigneur quand tu oublies et dis : “Je souhaite que mon Seigneur me guide et me mène plus près de ce qui est correct”.
    V25
    Or, ils demeurèrent dans leur caverne trois cent ans et en ajoutèrent neuf (années).
    v26.
    Dis : “Allah sait mieux combien de temps ils demeurèrent là. A Lui appartient l’Inconnaissable des cieux et de la terre. Comme Il est Voyant et Audient ! Ils n’ont aucun allié en dehors de Lui et Il n’associe personne à Son commandement.

    SOURATE 41 VERSET 53
    « Nous leur montrerons Nos signes dans l’univers et en eux-mêmes, jusqu’à ce qu’il leur devienne évident que c’est cela (le Coran), la Vérité. Ne suffit-il pas que ton Seigneur soit témoin de toute-chose ? »
    SALAM

    • garib-kalanden108 dit :

      au verset 19 on Lira
      « Et c’est ainsi que Nous les ressuscitâmes, afin qu’ils s’interrogent entre eux. L’un parmi eux dit :
      “Combien de temps avez-vous demeuré ici ? ” Ils dirent : “Nous avons demeuré un jour ou une partie d’un jour”. D’autres dirent : “ Votre Seigneur sait mieux combien *de temps+ vous y avez demeuré. Envoyez donc l’un de vous en ville avec votre argent que voici, pour qu’il voit quel aliment est le plus pur et qu’il vous apporte de quoi vous nourrir. Qu’il agisse avec tact; et qu’il ne donne l’éveil à personne sur vous. « 

  69. Abdoulaye-garib-kalanden27 dit :

    salam
    TAAWiL s96v1
    par garib-kalanden-Babalao

    prenons le 1er verset qui a été révélé
    s96v1
    اقرأ باسم ربك الذي خلق
    iq’ra bi’ismi Rabbika al’lezi khalaqa

    dans ce verset-1 on trouve (comme par hasard)
    6 voyelles « i »
    et 7 fois la voyelle « a »
    et une fois la voyelle « é »

    « iq’ra bi’ismi Rabbika al’lezi khalaqa »

    le mot iq’ra => pousse la conscience a remonter A la Lumière, A se purifier afin de maintenir l’esprit ouvert et souple A retenir les révélations.
    (** dès ce TOUT 1er verset qui a été révélé, on voit déjà que Dieu avait rendu facile la mémorisation du coran par les fidèles croyants. le 1er mot « iq’ra » « Lis » renferme en lui seul le principe de la mémorisation des versets.)

    le mot Bi’ismi => ici la conscience n’est plus « POUSSER » A Agir par le pouvoir divin comme avec « iq’ra; dans ce biismi la conscience agit par elle-même, par sa Foi ou sa volonté A s’Apaiser et A purifier ses propres sentiments.

    Rabbika => ici le croyant accepte volontiers de porter sa conscience vers la divinité suprême et unique afin d’accroître sa Foi dans l’endurance

    al’lezi => ce mot est la preuve que l’homme a été doté d’un esprit supérieur par rapport aux autres créatures. ici c’est l’intelligence de la race Humaine et son évolution matérielle qui sont mises en évidence.

    khalaqa => le corps du kha, et la sagesse du Lam sont ici relier A la Lumière et A la vérité du Qaf.
    ainsi l’homme a été donc crée avec la Lumière de la sagesse. c’est au cours de la vie que certaines âmes deviennent corrompues.

    • Abdoulaye-garib-kalanden27 dit :

      s96v1
      « Lis, au nom de ton Seigneur qui a créé [toute chose] »
      « iq’ra bi’ismi Rabbika al’lezi khalaqa »
      « اقرأ باسم ربك الذي خلق »

  70. Anaa 7777 dit :

    A propos du Soufisme
    Les sages disent que « l’ignorance est la mère de tous les maux.» Il importe de rappeler aux profanes et autres prétendants spirituels qu’il existe une sémantique et un langage au niveau de la spiritualité. Pour exemple, 1) les 28 lettres de l’alphabet sont divisées en 14 lettres de « lumière » et en 14 lettres « sombres ou obscures… ». Cela ne signifie pas que les 14 lettres sombres sont des lettres « sataniques » (MDR). C’est le mix de ces lettres qui est à l’origine du Coran… 2) Quand j’écris 999+666 = 1665, ce nombre qui est la vitesse de rotation de la terre selon certains connaissants, adresse les spécialistes du carré magique et les… géomanciens. Car le carré Al Ghazali (3×3), le creuset de tous les carrés magiques est le réceptacle de ce nombre : a) Au niveau des colonnes, 438+951+276 = 1665 ; b) Au niveau des lignes, 492+357+816 = 1665….
    Enfin, il ne faut pas confondre « recettes » et spiritualité. Les modes d’acquisition des recettes sont généralement de trois ordres : i) gratuit (exemple Blog MHD ou relations…) ; ii) achat (Marabouts…) ; iii) songe et dévoilement. Il ressort que n’importe qui peut être détenteur de recettes puissantes ou non, sans connaître la spiritualité. Alors que la spiritualité peut révéler des recettes à certains adeptes…
    Après ce cadrage, quid du Soufisme ?
    Dans le Coran, Allah (swt) parle de lui-même comme « vers l’extérieur » (Al Zâhir) et « vers l’intérieur » (Al Bâtin). Dans la mesure où ce monde et tout ce qu’il contient sont des reflets et des théophanies des noms et qualités d’Allah (swt), toutes les réalités de ce monde possèdent également un aspect vers l’intérieur et un aspect vers l’extérieur. Vivre dans l’extérieur, c’est déjà jouir du bienfait qu’est l’existence, être plus que rien. Mais s’en satisfaire exclusivement est trahir la nature même de l’homme, car la raison la plus profonde de son existence est précisément de passer de l’extérieur à l’intérieur, de la périphérie au centre de l’existence.
    Le soufisme fournit le moyen d’atteindre ce but suprême. Dans l’Islam, la dimension intérieure ou ésotérique de la révélation correspond pour la plus grande part au Soufisme. Suivre le Soufisme, « c’est mourir progressivement à soi-même et devenir Soi-même, naître à nouveau et prendre conscience de ce que l’on était de toute éternité (azal), mais sans s’en rendre compte, tant que ne s’est pas produite la transformation nécessaire. C’est sortir de son moule comme un serpent effectue sa mue.» Une telle transformation implique une profonde transmutation de la substance même de l’âme par l’effet miraculeux de la présence divine (hudûr) que le maître spirituel implante dans le cœur par l’initiation, et qui est efficace de par la grâce (barakah) coulant de l’énergie de la révélation elle-même. Le Soufisme rappelle à l’homme qu’il doit chercher en lui-même tout ce dont il a besoin. Le Soufisme dégage l’homme de son état inférieur de « asfal sâfilî pour le rétablir dans sa perfection primordiale de « ahsan taqwîm, où il trouve en lui-même tout ce qu’il avait cherché au-dehors, car être uni avec Allah (swt), c’est n’être séparé de rien. Ce sont- là quelques aspects fondamentaux du soufisme…
    Wa salam.

  71. Modibo dit :

    Lettre de l’Imâm Al-Ghazâlî à son disciple

    Au Nom de Dieu, Clément et Miséricordieux
    « …Et que la paix soit sur quiconque suit le droit chemin ! »
    Saint-Coran, Sourate 20 Verset 47

    Lettre de l’Imâm Al-Ghazâlî à son disciple

    « Sache, ô mon cher fils affectueux — que Dieu t’accorde une longue vie dans l’obéissance et qu’Il te fasse emprunter la voie de Ses Bien-aimés — que la quintessence du conseil provient du Cœur du Message [2].

    S’il t’est parvenu un conseil de Sa Part, quel besoin as-tu alors de mon conseil ? Et si rien de tel ne t’est parvenu, dis-moi alors qu’est-ce que tu as bien pu acquérir durant toutes ces années passées ?

    Ô mon fils ! Parmi les conseils que le Messager de Dieu — paix et bénédiction sur lui — a prodigués à sa communauté, figure la sentence suivante : « Le signe du désintérêt d’Allah vis-à-vis d’un Serviteur est la préoccupation de ce dernier de ce qui ne le concerne point. Et un homme qui perd une heure de sa vie à faire ce pour quoi il n’a pas été créé, mérite que dure son regret. Et celui qui dépasse la quarantaine sans que son bien devienne supérieur à son mal, qu’il se prépare pour l’Enfer ». Ce conseil à lui seul suffit pour les hommes de science.

    Ô mon fils ! Il est facile de prodiguer un conseil, mais le plus difficile c’est de l’accepter, son goût étant amer pour ceux qui suivent leurs passions car les choses prohibées sont agréables à leur cœur. Cela est particulièrement vrai en ce qui concerne celui qui étudie les sciences formelles, préoccupé qu’il est par son mérite personnel et les talents d’ici-bas. Il pense que l’acquisition de la science abstraite garantira son salut et qu’il peut se dispenser d’œuvrer ou d’agir sur le terrain concret. Telle est la position des philosophes. Gloire à Dieu Tout-Puissant ! Ce prétentieux ignore qu’en acquérant le savoir, les preuves s’amassent d’autant plus contre lui, au cas où il ne mettrait pas en pratique le savoir qu’il détient. Le Prophète — paix et bénédiction de Dieu sur lui — dit dans ce sens : « Le plus durement châtié le Jour de la Résurrection est un savant qui ne tire pas profit de son savoir ». On rapporte qu’Al-Junayd — que Dieu le sanctifie — fut vu en songe après sa mort et qu’on lui demanda : « Qu’en est-il ô Abû Al-Qâsim ? » Il répondit : « Les paroles se sont évanouies, et les signes ont péri. Seules nous ont profité les quelques prières accomplies au cœur de la nuit. »

    Ô mon fils ! Ne sois pas dépourvu d’œuvres pies ni dénué d’états spirituels. Aie la certitude que la science abstraite n’est pas d’un grand secours. Suppose par exemple qu’un homme plein de bravoure et sachant manier les armes marche dans le désert muni entre autres de dix épées indiennes, quand tout à coup, un lion énorme l’attaque. Crois-tu que les armes vont le protéger s’il ne les manie pas et ne s’en sert pas pour frapper ? Il est connu en effet qu’elles ne protègent que si elles sont maniées. De même, si un homme étudie et apprend cent mille questions scientifiques, elles ne lui seront profitables que s’il les emploie sur le terrain pratique. Un autre exemple : si un homme est atteint de fièvre et de jaunisse, dont le traitement est à base d’oxymel et d’infusion d’orge, il ne pourra guérir qu’en les utilisant. Comme dit le poète :

    « Tu auras beau servir deux mille coupes de vin, ce n’est qu’en buvant que tu seras grisé » [3]

    Tu auras beau étudier la science pendant cent ans, tu auras beau lire mille livres, tu ne seras disposé à recevoir la Miséricorde de Dieu qu’en agissant par des œuvres concrètes : « et qu’en vérité, l’homme n’obtient que le fruit de ses efforts » [4] ; »Quiconque, donc, espère rencontrer son Seigneur, qu’il fasse de bonnes actions » [5] ; « en récompense de ce qu’ils se sont acquis » [6] ; « Ceux qui croient et font de bonnes œuvres auront pour résidence les Jardins du Paradis, où ils demeureront éternellement, sans désirer aucun changement » [7] ; « Puis leur succédèrent des générations qui délaissèrent la prière et suivirent leurs passions. Ils se trouveront en perdition, sauf celui qui se repent, croit et fait le bien : ceux-là entreront dans le Paradis et ne seront point lésés » [8].

    Et que dis-tu de ce hadith : « L’islam est fondé sur cinq piliers : l’attestation qu’il n’y a de dieu que Dieu et que Muhammad est le Messager de Dieu, l’accomplissement de la prière, l’acquitation de l’aumône légale, le jeûne du mois de Ramadân, et le pélerinage au Sanctuaire pour celui qui en a les moyens » ?

    La foi est une parole par la langue, une adhésion par le cœur, et une pratique des piliers. Le domaine des œuvres pies est bien vaste. Même si le Serviteur n’atteint le Paradis que par la Grâce et la Générosité de Dieu, il ne lui en incombe pas moins de se préparer par ses actes d’obéissance et d’adoration car la Miséricorde de Dieu est proche des bienfaisants. Et s’il est dit que le Serviteur peut y parvenir par sa seule foi, nous répondons par l’affirmative, mais quand est-ce qu’il y parvient ? Combien d’obstacles difficiles aura-t-il à surmonter avant d’accéder au salut ? Le premier obstacle est celui de la foi. Est-ce que celui à qui on retire la foi peut être sauvé ? Et s’il accède au salut, sera-t-il bredouille de bonnes actions ? Al-Hasan Al-Basrî dit : « Dieu dira à Ses Serviteurs le Jour de la Résurrection : « Ô Mes Serviteurs ! Entrez au Paradis par Ma Miséricorde et partagez-le entre vous selon vos œuvres » ».

    Ô mon fils ! Si tu n’œuvres pas, tu ne toucheras pas de salaire. On relate qu’un Israélite adora Dieu pendant soixante-dix ans. Dieu voulut alors le montrer aux anges. Il lui envoya un ange l’informer que malgré sa dévotion, il n’était pas digne d’entrer au Paradis. Une fois le message reçu, l’ascète répondit : « Nous avons été créés pour L’adorer, nous devons donc L’adorer ». Quand l’ange s’en retourna auprès de Dieu, il dit : « Mon Dieu, Tu sais mieux que mois ce qu’il a dit ». Dieu dit : « S’il ne se détourne pas de Notre adoration, alors, par Générosité, Nous ne nous détournerons pas de lui. Témoignez mes anges que Je lui ai pardonné ». Le Messager de Dieu — paix et bénédiction sur lui — dit : « Jugez-vous vous-mêmes avant d’être jugés, et pesez vous-mêmes vos œuvres avant qu’elles ne soient pesés pour vous ». `Alî — que Dieu l’agrée — dit : « Celui qui pense parvenir sans effort nourrit de faux espoirs, et celui qui pense parvenir par l’effort se nourrit d’illusions ». Al-Hasan — qu’Allâh lui fasse miséricorde — dit : « Réclamer le Paradis sans œuvrer est un péché en soi ». Il dit aussi : « Le signe distinctif de la véridicité consiste à cesser de faire le décompte des œuvres et non pas de cesser les œuvres ». Le Messager de Dieu — paix et bénédictions sur lui — dit aussi : « Le sage est celui qui se juge lui-même et qui œuvre pour l’au-delà. L’idiot est celui qui suit ses passions, et qui prétend à l’agrément de Dieu ».

    Wallahou A’lam !

  72. Anaa 7777 dit :

    La connaissance est un mélange de lumière et de ténèbres. Voici un archétype: 999+666 = 1665; 166+5 = 171, PM de ILM (Science). La somme des 18 (Hayyou) premiers nombres = 171; 19×9 = 171. 112x 999 = 111888; 168×666 = 111888… Wa salam.

  73. lilia Rose dit :

    CONTES PEULS
    Le conte Njeddo Dewal présente un intérêt tout particulier en ce qu’il pose, dès le départ, le problème de l’origine des Peuls. Il nous décrit en effet le pays fabuleux de Heli et Yoyo ou il y a très, très longtemps, avant leur dispersion à travers l’Afrique, les Peuls auraient vécu heureux, comblés de toutes les richesses et protégés de tout mal, même de la mort. Par la suite, leur mauvaise conduite et leur ingratitude auraient provoqué le courroux divin. Guéno (le Dieu suprême, l’Eternel) décida de les châtier et suscita à cet effet une terrible et maléfique créature, Njeddo Dewal la grande sorcière, dont les sortilèges feront tomber sur les malheureux habitants de Heli et Yoyo des calamités si épouvantables que, pour y échapper, ils devront fuir à travers le monde.

    Seuls des êtres très purs (Bâ-Wâm’ndé et sa femme, Kobbou le mouton miraculeux, Siré l’initié et, plus tard, Bâgoumâwel l’enfant prédestiné) pourront lutter contre la terrible sorcière et, finalement, triompher d’elle grâce à l’aide de Guéno.

    Avant la création du monde, avant le commencement de toute chose, il n’y avait rien, sinon UN ETRE. Cet Etre était un vide sans nom et sans limite, mais c’était un vide vivant, couvant potentiellement en lui la somme de toutes les existences possibles.
    Le temps infini, intemporel, était la demeure de cet Etre-Un.
    Il se dota de deux yeux. Il les ferma: la nuit fut engendrée. Il les rouvrit: il en naquit le jour.
    La nuit s’incarna dans Lewrou, la Lune. Le jour s’incarna dans Nâ’ngué, le Soleil.
    Le Soleil épousa la Lune. Ils procréèrent Doumounna, le temps temporel divin.
    Doumounna demanda au temps infini par quel nom il devait l’invoquer. Celui-ci répondit: « Appelle-moi Guéno, l’Eternel. »
    Guéno voulut être connu. Il voulut avoir un interlocuteur. Alors il créa un oeuf merveilleux, comportant neuf divisions, et y introduisit les neufs états fondamentaux de l’existence.
    Puis il confia l’oeuf au temps temporel Doumounna. « Couve-le avec patience, lui dit-il. Et il en sortira ce qui en sortira. »
    Doumounna couva l’oeuf merveilleux et le nomma Botchio’ndé.
    Quand cet oeuf cosmique vint à éclore, il donna naissance à vingt êtres fabuleux qui constituaient la totalité de l’univers visible et invisible, la totalité des forces existantes et de toutes les connaissances possibles.
    Mais, hélas, aucune de ces vingt premières créatures fabuleuses ne se révéla apte à devenir l’interlocuteur que Guéno avait désiré pour Lui-même.
    Alors, il préleva une parcelle sur chacune des vingt créatures existantes. Il les mélangea, puis, soufflant dans ce mélange une étincelle de son propre souffle igné, il créa un nouvel Etre: Neddo, l’Homme.
    Synthèse de tous les éléments de l’univers, les supérieurs comme les inférieurs, réceptable par excellence de la Force suprême en même temps que confluent de toutes les forces existantes, bonnes ou mauvaises, Neddo, l’Homme primordial, reçut en héritage une parcelle de la puissance créatrice divine, le don de l’Esprit et la Parole.
    Guéno enseigna à Neddo, son interlocuteur, les lois d’après lesquelles tous les éléments du cosmos furent formés et continuent d’exister. Il l’instaura Gardien et Gérant de son univers et le chargea de veiller au maintien de l’harmonie universelle. C’est pourquoi il est lours d’être Neddo.
    Initié par son créateur, Neddo transmit plus tard à sa descendance la somme totale de ses connaissances. Ce fut le début de la grande chaîne de transmission orale initiatique.
    Neddo, l’Homme primordial, engendra Kîkala le premier homme terrestre, dont l’épouse fut Nâgara.
    Kîkala engendra Habana-Koel: « chacun pour soi ».
    « Chacun pour soi » engendra Tcheli: « Fourche de la route ».
    « Fourche de la route » eut deux enfants: l’un, le « Vieil Homme » (Gorko – Mawdo), représenta la Voie du Bien; l’autre, la « Petite Vieille Chenue » (Dewel – Nayewel), représenta la Voie du Mal. Il en sortit deux postérités de tendances contraires:
    Le « Vieil Homme » engendra Neddo – Mawdo, l’ « Homme digne de considération », qui lui-même mit au monde quatre enfants: « Grande Audition », « Grande Vision », « Grand Parler » et « Grand Agir ».
    Sa soeur, la « Petite Vieille Chenue », engendra elle aussi quatre enfants: « Misère », « Mauvais sort », « Animosité » et « Détestable ».

    Comme on le voit, c’est à partir de « Fourche de la Route », lui-même succèdant à « Chacun pour soi », que les voies du Bien et du Mal se précisèrent.
    Le « Vieil Homme » devint l’incarnation du Bien. La « petite vieille chenue » devint l’incarnation du Mal.
    Njeddo Dewal est une incarnation légendaire Peul de Dewel-Nayewel, la « Petite Vieille Chenue », appelée Moussokoronin Koundjé par les Bambaras.

    Ce mythe de la création est commun à presque toutes les ethnies de la savane en Afrique occidentale (ancien Bafour), avec des variantes suivant les ethnies, les régions ou les conteurs, selon qu’ils veulent mettre l’accent sur tel ou tel aspect de la création.

    Les Peuls possèdent par ailleurs un mythe de la création qui leur est spécifique, fondé sur le symbolisme du lait, du beurre et du bovin. Mais à l’époque ou ils furent vaincus par Soundiata Keïta (fondateur de l’Empire du Mandé, ou Mali) et déportés du Nord au Sud, ils s’incrustèrent si bien dans le système culturel du Mandé qu’ils adoptèrent une partie de sa cosmogonie, à quelques variantes près, au point qu’il n’est plus possible de faire le départ entre les cosmogonies Peule ou Bambara. Les personnages clés du mythèe appartiennent désormais à l’une et l’autre culture.
    Pour mieux s’intégrer à la société, les Peuls adoptèrent également quatre Noms de clan (diamu en Bambara, yettore en Peul) afin de se conformer au système quaternaire du Mandé. Les quatre clans Peuls sont donc des emprunts. A l’origine, les Peuls n’avaient que des Noms de tribu: les Bâ, par exemple, sont en fait des Wouroubé. Plus on s’écarte vers l’est de la zone culturelle du Mandé et du delta Nigérien, moins on trouvera de Peuls portant un Yettore; ils porteront le nom de leur tribu.

    Comme on peut le voir dans la généalogie qui descend de l’Homme primordial (Neddo), à un certain moment l’unité est rompue. Deux voies apparaissent : celle du Bien avec le « vieil Homme », et celle du Mal, du désordre, de l’anarchie avec la « Petite Vieille chenue ». La lutte entre le bien et le mal est monnaie courante dans les récits de la tradition Africaine, et par souci moral on fait toujours triompher le bien; en fait, les deux principes sont inséparables et considérés comme tellement unis qu’ils constituent l’endroit et l’envers d’un même rond de paille.
    L’Homme étant le point de rencontre de toutes les influences et de toutes les forces (en tant que résumé des vingt premiers êtres et réceptacle de l’étincelle divine), le bien et le mal sont en lui. C’est son comportement qui fera apparaître l’un ou l’autre. L’initiation va consister, précisément, à remonter en soi-même chaque degré de cette généalogie mythique afin de réintégrer l’état du Neddo primordial, interlocuteur de Guéno et gérant de la Création, qui demeure latent en chacun.
    Neddo, c’est l’homme pur, idéal. Le comportement parfait s’appelle neddakou, c’est à dire ce qui fait un homme dans tous les sens du terme: noblesse, courage, magnanimité, serviabilité, désintéressement. Précisons que la notion de Neddo recouvre à la fois l’Homme et la Femme, car on dit que Neddo contient en lui à la fois le masculin (babba: père) et le féminin (inna: mère), respectivement associés au ciel et à la terre. L’état de neddakou, c’est l’état d’humanité parfaite, à la fois masculine et féminine. L’initiation, dont on parle souvent dans cet ouvrage, peut s’entendre de deux façons qui, en fait, se complètent: il y a l’initiation reçue de l’extérieur et celle qui s’accomplit en soi-même.
    L’initiation extérieure, c’est l’ « ouverture des yeux », c’est à dire tout l’enseignement qui est donné au cours des cérémonies traditionnelles ou des périodes de retraite qui les suivent. Mais cet enseignement, il faudra ensuite le vivre, l’assimiler, le faire fructifier en y ajoutant ses observations personnelles, sa compréhension, son expérience. En fait, l’initiation se poursuit tout au long de la Vie.
    Un adage Peul dit : « L’initiation commence en entrant dans le parc, elle finit dans la tombe. »

    Contes Initiatiques Peuls ***de Amadou Hampâté Bâ…….

  74. Sags dit :

    SALAM ALEY KUM MAITRES, je voudrais me renseigner sur le wali mohammad ilyas fondateur du groupe tabligh. J’ai commencer à étuder certains de ces enseignements mais des frères musulman mon dit que c’est du shikr QUE CE MAITRE est un adorateur de tombe!!???, je comprends pas leurs reactions.. Je souhaite des conseils EXCUSEZ MOI SI J’ai fustrer!! Juste pour me renseigner en tant que ignorant éleve qui veut apprendre.. WASALAM

  75. Votre serviteur , le serviteur en Allah dit :

    LE RESPECT DE LA MOSQUÉE (TÉGUINE SI BIIR DJAKK), TRADUCTION DE «ADAABOUL MASDJID» DE SEYDI EL HADJ MALICK SY (RTA)

    Dans un opuscule, en vers, sur le comportement et le respect de la mosquée, le vénéré Seydi El Hadj Malick Sy (RTA) insinue que de nos jours, les mosquées sont presque détournées de leur vocation première et traditionnelle
    Parmi les attitudes et comportements répréhensibles, le fait de tenir en leur sein, des insanités et propos futiles. Or le caractère sacro-saint d’un tel lieu requiert des fidèles la lecture du saint-coran, l’invocation d’Allah, l’enseignement et autant de bonnes actions.

    Fustigeant les habitudes qui poussent à se comporter dans la mosquée comme dans un simple lieu de rencontre où on se livre parfois à des activités profanes, facteur de nombre de maux sociaux.
    Cheikh El Hadj Malick Sy énumère, Hadith du Prophète (SAWS) à l’appui, les conséquences de pareilles attitudes dont les musulmans et les Sénégalais en particulier ne mesurent pas la gravité de tels actes (vers 59 à 67).

    Il attire l’attention des fidèles sur le fait que la mosquée, faute d’être ce qu’elle a toujours été, risque d’être, si l’on n’y prend pas garde, un lieu de palabres (Grand-Place), de controverses, et de discussions stériles n’ayant aucun rapport avec sa mission. Il rappelle, à ce propos, le différend opposant le Prophète (SAWS) à Ibn Abbâs (RA) qui refusait de se taire suite à l’injonction de l’Envoyé d’Allah (vers 68 à 78), avec le rappel à l’ordre sévère que ce dernier n’hésita pas à donner.
    Au Nom d’Allah, le Clément, le Tout Miséricordieux Que le salut et la paix soient sur le Prophète Muhammad, sur sa famille et ses compagnons.

    Voici un poème composé par le pauvre, le nécéssiteux envers son Seigneur, Al Hâji Mâlik, fils de Ousmân – Que Dieu, le tendre et le Dispensateur de faveurs – leur pardonne à eux et à tous les musulmans ! Il porte sur les intentions et les convenances que doit observer le fidèle qui fréquente les mosquées.

    1 – Celui qui veut entrer dans une mosquée, doit avoir les attitudes suivantes :

    2 – Etre convaincu que celle-ci est Temple de Dieu et que celui qui y pénètre est bien son hôte.

    3 – Dans une mosquée, un fidèle est, sans nul doute, un hôte de Dieu, comme le hadith l’a bien dit.

    4 – Or, tout hôte a l’impérieux devoir de traiter son visiteur avec certes tous les honneurs.

    5 – Il doit y accomplir une prière de deux « rakaas », si c’est pendant les heures autorisées.

    6 – Si ce n’est le moment, il faut qu’il récite en lieu et place, les « salutations pieuses » (Subhânallahh, Wal hamdoulilah, wa Lâ ilaha ila lâh, wallâhou akbar 4 fois).

    7 – Et bien rapporté du prophète d’Allah, Salut et Paix du Créateur sur lui.

    8 – « Qu’aucun de vous ne s’assoie dans une mosquée sans tout d’abord la saluer par deux rakaas ».

    9 – Il s’y doit de garder tous ses membres de commettre des péchés ou tout ce qui n’est agréé.

    10 – Car c’est en fonction du lieu et du temps que croit la dévotion et s’aggrave la transgression
    11 – Que son intention y soit d’attendre l’heure de la prière ; il en sera rétribué.

    12 – Car celui qui y attend la prière est coe l’officiant, s’il n’y fait autre chose.

    13 – Consulte le hadith : « Aucun pari vous ne cessera… », tu comprendras ce que j’ai dit.

    14 – Les ablutions faites à des moments pénibles, éfface les fautes en absolvant les péchés.

    15 – Ainsi que la fréquentation de mosquées distantes, Gloire à notre seigneur, le Généreux, le Prodigue.

    16 – Il en est de même y attendre la prière. Tout ceci peut consolider que c’est grand.

    17 – Qu’il ait l’intention de bien y augmenter solennité et le nombre de fidèles s’y trouvant.

    18 – Dans un Hadith, notre guide a bien dit : « Qui accroit le nombre d’un peuple en se mettant sous l’abri du Tout- Puissant triomphera ».

    19 – « Chacun avec celui qu’il aime » est un hadith annonçant bonne nouvelle aux compagnons.

    20 – Ceci avec l’intention de mettre en relief les pratiques cultuelles ainsi que la servitude.

    21 – De se libérer de tout autre activité en se mettant sous l’abri du Tout-Puissant.

    22 – Que de châtiments Dieu détourne grâce à ceux qui peuplent sa maison sans nul doute.

    23 – Et à ceux qui implorent son pardon, déjà à l’aube, tél du Prophète rapporté.
    4 – S’il y apprend ou écoute le savoir, il en sera rétribué comme l’étudiant.

    25 – Avec une intention louable mâme si , il n’y trouve nullementcela. N’en doute pas.

    26 – Assister à une séance de cours est de loin plus méritoire que de rendre visite à mille malades.

    27 – Cela a aussi plus de mérite que d’assister à un millier de funérailles sans conteste.

    28 – Et à un millier de pèlerinages, ou d’ « Umra ». Que Dieu nous inspire meilleur œuvre.

    29 – Assister à l’exposé d’un savant est préférable, auprès du Tout-Puissant.

    30- A la dévotion d’un serviteur quarante ans. Ö compagnon ! Comprends bien l’explication.

    31- Apprendre un chapitre d’une discipline est assurément plus méritoire que mille « rakaas ».

    32 – Si tu apprends pour un autre but que le Seigneur, sache que cette connaissance ne sera pas pour Dieu.

    33- Cherches y la bénédiction des gens de bien, de religion , de vertu, et du pourvoi.

    34 – N’est pas exhaustive cette énumération d’intention mais elle peut sufire au bien intentionné.

    35 – En dehors de ça, voici les bonnes manières, prends en soin ! Tu arriveras en Donateur.

    36 – Car si c’est par des actions qu’on va au paradis, c’est par les Bonnes Manières qu’on arrive à Dieu.
    37 – C’est par le pied droit qu’on entre dans la mosquée pour en sortir par le pied gauche ; Ö cher ami.

    38 – L’inverse pour les toilettes, mais chez toi, c’est avec le pied droit, aussi à chaque action.

    39 – Déchausse avant le pied gauche et pose- le sur ta chaussure. Ecoute bien, cher compagnon.

    40 – Par la suite déchausse le pied droit pour l’introduire le premier en ferveur.

    41 – Suivra bien ton pied gauche ; deux Sunnah ainsi réaliés avec de bonnes manières.

    42 – Déchausser d’abord le pied gauche, puis mettre le pied droit en entrant, Comprends bien.

    43 – C’est à ce moment que tu devras dire : Au nom de Dieu ! Paix sur l’Envoyé !

    44 – « Pardonne mes fautes, seigneur ouvre moi grande les portes de ta miséricorde ».( Bismillahi wa salatou wa salamou ‘ala rassoulillah, Allahoumma ftahli abwabi rahmatika).

    45 – Avec la ain gauche, tu reprends tes chaussures, secoue-les avec soin, à la porte de la mosquée.

    46 – Nettoie-les jusqu’à être sûr qu’elles sont devenues propres, tu seras respectueux.

    47 – Quiconque fait ains tel qu’il est rapporté, entendra dire : « Entre et tu sois pardonné ».

    48 – Combien nombreux sont ceux qui se targuent de savoir, et qui avec la main droite tiennent leurs chaussures en entrant dans la mosquée !

    49 – Et leur livre avec la main gauche alors que cela est défendu ! Evite donc tout reproche !

    50 – En sortant dit également : Au Nom de Dieu ! Salut sur le Prophète qui fit ascension ;

    51 – Seigneur ! pardonne mes fautes et ouvre moi les portes de ta Grâce et de tes Bienfaits. (Bismillahi wa salatou wa salamou ‘ala rassoulillah, Allahouma ikhfirlî zeunebî Waftah lî abwâbi fadlika).

    52 Dirige-toi vers la Qibla, le regard baissé, la voix basse. N’y fais point de poème.

    53 – Evite bien de t’appuyer sur le livre ( le Coran) en te levant, tu seras bien inspiré.

    54 – garde toi d’y taper des mains où même de faire autre chose que d’invoquer Dieu ou lire le Coran.

    55 – Car la conversation y mange les bienfaits toutcome le fu consume le bois. C’est déjà dit.

    56 – Recevra des anges celui qui y converse trois noms dont celui le maudit.

    57 – Premièrement à chaque fois qu’il parlera, il est nommé « Ami de Dieu », deuxièmement, c’est bien « Honni de Dieu ».

    58 – C’est l’appellation « Maudit de Dieu », le dernier nom appliqué à l’ipertinent.

    59 – L’Envoyé de Dieu, le prophète, salut et paix, tel que l’agréenotre Seigneur prédisait :

    60 – Il viendra un temps ou des gens s’assiéront dans les mosquées, se regroupant :

    61 – Ils ne parleront alors que du bas-monde. Mais nullement le seigneur n’aura cure d’eux !

    62 – Ne vous asseyez point pari eux, car ils sont bien loin de ton Seigneur..

    63 – Ce sont ceux qui n’auront aucune part dans l’au-delà ainsi que raporté par le Prophète.

    64 – on ne leur acceptera ni rachat, ni rançon. Que Dieu nous préserve de cette épreuve !

    65 – Leurs prières, Ö mortel, plliées come un vêtement, leur seront violemment jetées au visage.

    66 – Et ils rentreront chez eux tous bredouilles, méritant, tous de surcroit, damnation.

    67 – A moins qu’ils ne fassent amende honorable, celle que Dieu accepte bien évidemment.

    68 – Quand avait dit Ibn Abbâs au Prophète(SAWS) : » Nous sommes contraints de parler dans la mosquée c’est une nécessité ».

    69 – Le prophète lui dit en de belles paroles. (Salut et paix de notre Seigneur tous sur lui).

    70 – « Dans une mosquée, on s’asseoit face au Seigneur », si tu respectes, on te respectra sans nul doute.

    71 – Ibn abbâs s’évertuera toute une année, pour obtenir du Prophète (SAWS), le pardon.

    72 – Mais imperturbable demeura celui-ci ; tous furent étonnés pour une si longue durée.

    73 – Quant aux rires dans les mosquées, ils seront des ténèbres dans la tombe. Suis bien les conseils.

    74 – Seigneur, puisse s-tu nous faciliter la pratique des bonnes manières et l’accés à ta bonne Grâce.

    75 – Après avoir purifié nos intentions ; Puisses- tu ne décevoir Seigneur, nos espoirs.

    76 – Seigneur ! Accorde le Salut et la paix à Muhammad, aux siens et éminents.

    Traduit en 1996 , El Hadj Rawane Mbaye, Maitre de conference

  76. Modibo dit :

    Le monde entier parle en ce moment du Prophète Mohamed (bpsl),
    Malheureusement… Il y’en a qui ont touché à des choses sacrées,
    Il y en a qui ont dit des mauvaises choses sur le Prophète (bpsl),
    Des choses qui ont blessé les sentiments des musulmans,
    Et qui ont blessé les sentiments de tous les arabes,
    Qui ont blessé même chaque personne qui a de l’humanité en elle.
    Pourquoi… Pourquoi faire ça ?
    Et pourquoi accuser le Prophète (bpsl) de haine ?
    Je vais vous raconter le 1er discours du Prophète (bpsl) en entrant à Médine :
    Imaginez, le Prophète (bpsl) est resté 13 ans à la Mecque, où lui et les musulmans subissaient des persécutions etc.
    Aujourd’hui il est obligé d’immigrer à Médine…
    Imaginez quel est son état d’esprit ?
    Écoutez avec moi le 1er discours,
    Quel sera le premier message ?
    Comme on dit, on connait le contenu d’un livre à partir de son titre…
    Quelle sera la 1ère parole que le Prophète (bpsl) dira aux gens ?
    Les gens à Médine l’ont accueilli avec le célèbre chant « Et la pleine lune s’est levée sur nous… »
    Le Prophète (bpsl) est entré à Médine sur sa chamelle,
    Et tous les gens l’attendaient…
    Tu vas leur dire quoi Ô Messager de Dieu ?
    Quel est le 1er message ?
    Si seulement le monde pouvait entendre ça…
    Le 1er discours était :
    « Ô gens, transmettez la paix (salam),
    Donnez à manger aux autres,
    Maintenez vos liens,
    Et vous entrerez au Paradis en paix. »
    C’est magnifique…
    On s’attache sincèrement au Prophète (bpsl),
    Le Prophète de la Miséricorde,
    Le Prophète de l’humanité.
    Comment peut-il être accusé de haine ?
    Alors qu’il est de cette clémence, de cette humanité et de cette paix.
    Réécoutez la 1ère parole
    « Ô gens, transmettez la paix »
    Transmettez la paix entre vous,
    Transmettez la paix dans le monde,
    Transmettez la paix à Médine,
    Alors qu’à Médine il y a plusieurs religions,
    Il ya des musulmans et des non-musulmans,
    Il y a des tribus rivales,
    Il y a des juifs,
    Il y a des gens qui ne croient pas en Dieu,
    Et il y a plein de gens différents.
    Alors la 1ère parole c’est :
    « Ô gens, transmettez la paix »
    Installez un esprit de paix,
    Vivez en paix.
    « Ô gens, transmettez la paix,
    Donnez à manger aux autres »
    Il faut que tout le monde puisse manger,
    Couvrez les besoins essentiels de l’être humain,
    Ne laissez pas de famine.
    « Donnez à manger aux autres,
    Maintenez vos liens »
    Ça veut dire quoi ?
    Ça veut dire ils sont tous différents à Médine,
    Mais à la fin, nous sommes tous issus d’Adam et d’Eve.
    « Maintenez vos liens »
    { C’est Lui (Dieu) qui vous a créés d’un seul être dont il a tiré son épouse, }
    Coran : Sourate 7 – Al-A’râf (verset 189)
    « Ô gens, transmettez la paix (salam),
    Donnez à manger aux autres,
    Maintenez vos liens »
    Et qu’est ce qui va se produire si on applique ces 3 choses ?
    « Et vous entrerez au Paradis en paix. »
    Que le salut et la paix soient sur toi Ô Messager de Dieu,
    Le Prophète de la Miséricorde,
    Le Prophète de l’humanité,
    Le Prophète de la paix.
    Merci,

    Et que la paix soit sur vous ainsi que la miséricorde de Dieu et Ses bénédictions.

    Amr Khaled

    • Anaa 7777 dit :

      Assalam. Cette contribution valide la sacralité de la mosquée à tous moments. Car certains croyants ont une posture bifide concernant le statut de la mosquée. Pour eux, la mosquée est sacrée au moment de la prière. En dehors de cette période, elle devient une maison « ordinaire ». SOUBHAN’ALLAH!!!

  77. Garib-Babalao27 dit :

    salam frère et maitre Anaa7777
    A PROPOS DE HOUWA
    ………
    je vous le dis en vérité
    qui, pour vous, de ces 2 est plus nantie que l’autre ?

    celle qui garde son trésor sur sa tête ?
    ou celle assise sur son trésor ?

    je vous le dis en vérité
    la seconde est plus sereine et mieux nantie !
    11 porte son trésor sur lui
    et 12 le garde sous son siège

    si HOUWA donnait 11
    et si 11 A son tour donnait 66 par dénouement
    1+2+3+4+5+6+7+8+9+10+11 => 66
    et 66 A son tour revient A 12 par
    => 6 + 6 => 12 !!
    Ainsi le chef d’œuvre revient toujours au 12

    LA iLLAHA iLA’ALLAHOU
    لا إله إلا الله
    donne => 12 Lettres
    ل ا إ ل ه إ ل ا ا ل ل ه

    MOHAMMAD RASOULOULLAHi
    محمد رسول الله
    donne aussi => 12 Lettres
    م ح م د ر س و ل ا ل ل ه

    qu’est ce qui est donc plus important que Shahada (L’expression de La Foi) ?
    qui englobe tout !
    et il est basé sur le nombre 12
    et il fait 17 vocable
    ce qui donne =>
    12 + 17 => 19 !
    d’où la grande importance du 19, du 12, et du 7

    • Anaa 7777 dit :

      Assalam frère @Garib-ba. J’ai lu avec intérêt votre contribution portant sur HOUWA, et votre allégorie du « trésor » à travers les nombres 11 et 12.
      Cela m’a fait penser à l’histoire des « 11 et 12 grains » au niveau de la « Tidjania » à une période donnée (LOL)…
      1) Pour revenir au champ de votre posting, vous écrivez vers la fin que « 12+17 = 19 » et vous en tirez des enseignements… Or 12+17 = 29, PM de HOUWA HAYYOU (LUI le Dieu Vivant), et 2+9 = 11. Ce qui traduit la prégnance du nombre 11.
      Par ailleurs, vous convoquez la shahada pour dire que « le chef d’œuvre revient toujours au 12 ».
      Cependant « Lâ Ilâha Illa HOUWA » a pour PM 111, 11 lettres. Faut-il insister sur la portée du nombre 111 dans l’ésotérisme musulman ? 111 est le PM de Kâfî, c’est le PM de la dilatation de la lettre Alif qui typifie Allah (swt)… 111×11 = 1221, et 12+21 = 33, nombre du mystère dans toutes les traditions.
      2) Une analyse plus pointue de HOUWA nous fait observer qu’il comporte 2 lettres. 11+2 L = 13, PM de AHAD (UN), le codex du Tawhid. 11×2 L = 22, PM de Habîb, nom prophétique. Quand on dilate HOUWA, on obtient 19, PM de Wahid (UNIQUE), 5 lettres. Tout le Coran est structuré autour du nombre 19. Pour aller à l’essentiel, la somme des valeurs de 1 à 19 = 190 ; 190+5 L = 195, qui est le PM or de « KAF HA YA AIN SAD ». Et 195+591 (son bâtine) = 786, PM de la BASMALLAH…
      3) @frère Garib-ba : HOUWA HOUWA. 11×11 = 121. a) 121 = 92+29; b) 121 = 11+110. 121×4 L = 484, PM des versets 1 et 2 de la sourate 3 que certains connaissants considèrent comme le nom suprême ; c) 11+11 = 22. 22+4 L = 26, PM du tétragramme YHWH, et, 22×4 L = 88…
      Wa salam.

  78. Anaa 7777 dit :

    Les Noms divins
    Aimer Dieu est « l’énergie essentielle qui permet d’avancer lorsque l’homme a épuisé tous les arguments, lorsqu’il est totalement affaibli. L’amour est vécu dans la voie de Dieu, mais il est vécu également en tant qu’homme. »
    A ce moment, lorsque l’être est apaisé et qu’il possède un centre animé par cette énergie de l’amour, nous lui disons : « Maintenant à toi de réaliser les noms divins. » Chaque nom et attribut existe en nous, et dans la création dans un but spécifique, le tout animé, vivifié dans le nom suprême qui les contient tous et que nous n’avons pas encore réalisé. IL DOIT NOUS ETRE REVELE. La révélation, la connaissance de ce nom permet de mettre la lumière sur le reste car chacun d’entre nous possède cette matrice imprimée en lui, dans sa conscience, dans son âme. C’est le but même de la quête. Dieu se manifeste par ses noms. Par exemple, le Savant (Al ‘Alîm) est le nom qui porte en lui tout le savoir des univers, et tous les connaissants se nourrissent de ce nom. Mais pour atteindre l’Unité, la réalisation, il est nécessaire de totaliser tous les noms par le Nom suprême. Si l’on n’en a pas la révélation, tous les autres attributs divins resteront limités.
    Source : Cheikh Khaled Bentounès, Le Soufisme cœur de l’Islam, Page 146.
    NB. J’ai acheté ce livre le 11/11/2001. Que représente 11 dans les noms divins ?

    • Anaa 7777 dit :

      Assalam. Allahou Akbar. Le nombre 11 qui typifie HOUWA est le liant entre Allah (swt), Jibril (saw), Muhammad (saw) et le « Fiat Lux » (Koun Fayakoun).
      1) La somme des nombres de 1 à 11 = 66, PM d’Allah (swt). Et dans la sourate 112, le Coran nous dit: Qoul Houwa (11) Allahou (66). 2) Le PM de Jibril (saw) est 245; 2+4+5 =11. 3) Le PM de Muhammad est 92; 9+2 = 11. 4) Le PM de Koun Fayakoun est 236; 2+3+6 = 11. La somme des valeurs de 1 à 236 est 27966; c’est le bâtine de 66972. 66 est le PM d’Allah (swt), et 972 est le PM oc de la sourate Ikhlaç (Qoul Houwa), le tawhid par excellence. Certains connaissants disent que Koun Fayakoun est le nom suprême d’Allah (swt)…

  79. Modibo dit :

    DE Cheikh Ahmadou Bamba…..

    Il est des Règles de la Bonne Conduite que tu ne multiplies ni amusements, ni rires, ni frivolité, ni turbulence, ni agitations et que tu ne te livres pas à l nvesngat1on en vue de dévoiler du regard une chose cachée ne te concernant pas), cela est un Indice de stupidité et d’étourderie.

    Sois tranquille, tant que tu te trouves dans nue assistance et observe le silence sauf si on t’interroge sur quelque chose, alors, donne la réponse en abaissant la voix ; ou que tu sentes toi-même le besoin de poser une question, ou de formuler une requête, et en ce moment, tiens-toi strictement à ce qui est nécessaire, sans aller au-delà de

    ce qui t’intéresse en cela.
    il y’a dans le silence une pudeur et une quiétude, comme il est dit :

    « Voile à la mesure du possible les défauts par le silence ; certes, il est dans le silence une quiétude pour qui l’observe.

    « Fais du silence ta réponse, Si jamais tu es ’à court d’arguments ; il arrive souvent qu’une parole ne trouve sa réponse que dans le silence. »

    La Sagesse (le Proverbe) nous enseigne que :

    « Si la Parole était d’argent, le Silence serait d’or. »Si jamais quelqu’un feint de t’ignorer, évite-le en gardant le silence, comme DIEU le TRES-HAUT l’a ordonné dans le CORAN :

    « Tourne le dos aux ignorants ! »S7 V199 »

    -« Et quand les ignorants leur parlent avec fureur, ils répondent par la douceur. « S25 V63 »

    Comme le dira le Poète :

    « Certes il m’arrive de passer à côté d’un crapuleux qui me calomnie, puis je m’abstiens avec magnanimité et je dis qu’il ne s’adresse pas à moi. »

    Et puis, l’échange de propos diffamatoires et le fait de se traiter mutuellement de menteur font partie des pires habitudes et des manières les plus vulgaires.
    Le fait, également, de multiplier les rires, dessèche le cœur.

    Si jamais tu aspires à l’Agrément de ton SEIGNEUR, réduis tes rires. DIEU,le TRES-HAUT dit dans le CORAN : t’Qu’ils ne rient qu’un peu » (S9 V82)

    74.Quand tu assoies avec quelqu’un de plus âgé que toi, ne ris que par sourire

    75.Ne sois pas prolixe dans votre conversation, car cela n’est pas beau

    76.Garde le silence jusqu’à ce qu’il te demande de parler, et en ce moment, aborde juste la question posée

    77.C’est cela la Bonne Conduite, observe-la alors à son égard ; réfléchis !

    78.S’il se montre grossier envers toi, endure son arrogance ; s’il commet une bévue, il faut la lui voiler

    79.Ne cesse de te faire excuser auprès de lui et ne t’emporte jamais contre lui

    80.Ne dirige pas ton regard vers lui à tout instant, en le fixant sans détour

    C ’est à dire :

    Il fait partie d’une Conduite Exemplaire de ne jamais rire qu’en souriant en présence d’une personne plus grande que soi, de ne pas s’étendre dans le discours avec elle, sauf Si elle le sollicite et parle-lui selon sa question, car cela est alors la Bonne Conduite à son égard.

    Si elle se montre grossière envers toi, supporte son arrogance et fais-lui tes excuses. Ne dirige pas ton regard vers lui de face et ne jette pas sur lui des coups d’œil fréquents, car cela ne fait point partie des Règles de Bienséance.

    81.Si tu désires te lever dans une assistance, lève-toi avec circonspection au moment du lever

    82. Et là, ne répands pas la poussière sur leurs visages, à cause de son inadéquation avec la correction

    83.Autant que tu le peux, ne dors jamais au milieu des personnes en état de veille

    84.Une telle conduite ne fait pas partie des Règles de Bienséance, car il en résulte ce que cela comporte de fâcheux

    C’est à dire :

    On considère comme faisant partie de la Conduite Exemplaire, le fait d’éviter de répandre la poussière sur les visages de ceux qui sont assis, en te levant – Si jamais tu désires te lever dans l’assistance, alors, lève-toi avec circonspection (labaqa) ; Or, le vocable « Labâqa » s’assimile au vocable « Hadhâqa « (adresse) phonologiquement et sémantiquement – et de ne pas passer en face de ceux qui sont assis.

    Il fait aussi partie des Règles de Civilité que tu ne dormes pas au milieu des gens qui sont en état de veille, tant que tu le pourras.

    Car cela est contraire à la Bonne Conduite et il se pourrait même que du vent s’échappe de toi sans que tu le saches, car l’œil en éveil est l’amarre de l’orifice du rectum (anus).

    85.Sache que l’avidité pour les aliments fait partie des causes de l’ignominie et du reproche

    86.Celui qui subordonne sa volonté au manger et au sexe, celui-là réunit les causes de critiques

    87.Il t’en suffira (des aliments) juste de quoi tenir sur les reins et te fortifier, afin que tu puisses adorer le SEIGNEUR

    88.Evite la voracité tout le temps, car celle-ci est à l’origine de tout mal

    C’est à dire :
    Il fait partie des Règles de Bienséance, la non avidité dans la consommation d’aliments et la non subordination de la volonté à cela, car une telle conduite relève de la bassesse et des causes de critiques, comme l’a dit le poète :

    « A Chaque fois que tu satisfais (pleinement) le besoin de ton ventre et celui de ton sexe, ils seront tous les deux au comble du blâme. »

    89.Maîtrise ta main et ne l’habitue jamais aux amusements, car cela constitue un défaut manifeste

    90.N’emploie jamais ta main pour saisir quelque chose de proche qui ne contient aucun profit, ainsi tu seras bienheureux

    C’est à d’ire :

    On compte parmi les Règles de la Bonne Conduite, la maîtrise [ou contrôle] de la main et l’abandon de la pratique des amusements multipliés avec elle, et de ne pas s’en servir pour saisir une chose vide de profit. De telles habitudes sont de celles qui sont condamnées par les gens lucides. Voilà un mal presque général.

    91.Si tu entends une personne plus grande que toi solliciter occasionnellement la satisfaction d’un besoin

    92.Cherchant, par exemple, un envoyé pour un service, satisfais-la, pour la FACE de DIEU, dans ce besoin-là

    93.Que personne ne te sollicite pour un service, sans que tu ne le fasses, et en cela tu seras honoré

    94.Ne dis jamais a’ quelqu’un « lu mens » ou « ce que lu dis est faux » ou « lu t’es trompé »

    95.Ou tout autre propos du genre, qui peut le frustrer (l’énerver), fut-il même un enfant, car cela est une erreur

    96.S’il affirme quelque chose que tu ne connais pas, donne-lui raison en cela, ainsi tu auras fait preuve de noblesse

    97.Dis-lui plutôt « je ne le voyais pas ainsi » ou « ’e croyais que… » ou « pour ma part, j’ignorais que… »

    98.Et d’autres du genre, parmi les Bonnes Formules, évite d’offenser et de porter préjudice !

    99.Habitue ta langue à la Bonne Parole, ainsi tu en seras heureux et tu seras préservé de tout mal

    100.Selon les Propos du Maître des créatures, à savoir : « Celui qui… » – que le Salut continuel de son SEIGNEUR soit sur lui –

    « Celui qui croit en DIEU et au Jour du Jugement, doit tenir des propos bienséants ou se taire. »

    C’est à dire :

    Il est des Conduites Exemplaires de ne cesser de satisfaire le besoin de celui qui est plus grand que toi, lorsque tu l’entends, par exemple chercher qui envoyer pour un service.

    Il fait également partie de celles-ci que personne ne sollicite auprès de toi quelque chose sans que tu ne le lui accordes, que tu ne dises à personne « tu mens », ou « ce que tu dis n’est pas vrai », ou un terme qui le vexe, fut-il quelqu’un de plus jeune que toi.

    Même s’il avance une thèse que tu ne connais pas, donne-lui raison en cela, en lui disant : « moi, je à’avais pas le même avis, je croyais que… » ou « je ne savais pas cela », ou d’autres du genre, parmi les Belles Expressions de Civilité.

    Habitue ta langue à dire de bonnes choses ; le Prophète – sur lui la Paix et le Salut de DIEU – a dit : « Celui qui croit en DIEU et au Jour…

    Ultime, doit tenir un discours profitable ou se taire ».

    Et quelqu’un parmi les poètes a dit :

    Donne à ta langue une coutume de paroles décentes, tu en gagneras. Une langue prend l’habitude qu’on lui donne.
    Dans toute chose, elle se servira de l’habitude que tu lui as donnée, dans le bien comme dans le mal, donc regarde par quelle manière tu t’améliores.

    101.Et déplace-toi strictement pour un but précis, sans 4éambuler ; car l’errance inflige une leçon de correction

    102.Ne ris jamais, si ce n’est pour quelque chose de drôle et n’effectue un déplacement que pour un besoin

    103.Et ne te retourne que par nécessité ; chacun de ces comportements est une sottise qui est aux antipodes de la Bonne Conduite

    104.A jamais, ne retrousse ton pantalon, cela est une façon de s’écarter des Bonnes Manières

    105.Et un tel comportement est classé parmi les mœurs dégradantes des crapules de la tribu des « Hassân » qui sont des rebelles

    106.Garde-toi de laisser découvert ton ventre, de même que la partie située entre le nombril et les genoux, pour cette même raison

    107.Cela est un signe de stupidité, d’ignorance et de manque de Pudeur, qualité tant magnifiée

    108.Car la Pudeur est la sœur de la Foi ; partout où elle est absente, la Foi n’existe pas, comme l’ont confirmé les Doctes

    109.Salue la personne à qui tu parviens, Si jamais tu es soucieux de Bonne Education

    110.Si elle commence à saluer la première, rends-lui les civilités en paroles

    111.Si vous vous donnez la main, il faut serrer chaleureusement ta main droite contre la sienne, d’après ce qui est approuve

    112.Et ne la retire pas tant que cette dernière n aura pas commencé à ôter la sienne de façon manifeste

    113.Car ils (les Doctes) ont blâmé le retrait des mains, au cours d’une salutation, de façon rapide, de même que l’absence de par es échangées

    114.Puis, saluer avec les deux mains fait partie de l’ensemble des Bons Usages, comme les deux précédents

    115.Formule de ta part, à son endroit, du bien – ô toi l’intelligent ! – car cela fait partie des actes qui absolvent les pêchés

    116.Si tu désires entrer dans la demeure d’autrui, annonce-toi d’abord aux siens, ainsi tu seras comblé 4e bonheur

    117.S’ils t’accordent la permission, alors pénètre ; sinon, retire-tôi de là-bas

    118.Ne parcours pas de ton regard la maison d’autrui, par crainte d’y découvrir des choses frustratoires mises en voile

    C’est à dire :

    Il est considéré comme une Bonne Conduite de ne se déplacer que pour un but précis. Il est considéré comme une stupidité de rire de quelque chose qui : n’est pas grotesque et de marcher sans que ce ne soit pour un besoin et de tourner la tête sans nécessité.

    Il fait aussi partie de la Bonne Conduite, d’éviter de retrousser ton pantalon, car cela relève des mœurs des crapules de la tribu des « Hassân », de ne pas laisser découvert ton ventre, ou quelque partie que ce soit entre Ion nombril et tes genoux, car cela est une marque d’ignorance et de manque de Pudeur, alors que cette dernière (la Pudeur) est la sœur de la Foi. Partout où elle est absente, on y perd en même temps la Foi.

    Il est de la Bonne Conduite de saluer tout individu à qui tu parviens, ou de lui rendre la politesse, s’il t’a salué le premier, d’échanger avec lui une poignée de main, en serrant chaleureusement sa main et de ne retirer tienne, tant qu’il n’a pas commencé à ôter la sienne. Quant au retrait vif de la main, il est blâmable.

    Il est aussi de la Bonne Conduite de le saluer avec les deux mains à la fois et de prier du bien pour lui et pour toi-même, car cela fait partie des actes qui expient les péchés.

    Il en est également de demander l’autorisation, Si lu as l’intention de pénétrer dans une demeure ; si on te l’accorde, tu y pénètres, sinon tu te retires. Ne promène pas librement ton regard dans une demeure qui n’est pas la tienne, de peur de découvrir une chose frustratoire.

    119.Ne choisis, quand tu cherches un compagnon, ni un sot, ni un jaloux, ni un envieux

    120.Ne assoies qu’avec celui auprès de qui tu tires toujours un profit religieux et intellectuel, ainsi tu réaliseras les desseins

    121.Ils[les Doctes] ont dit, rapportant une Sentence Prophétique, que l’individu se conforme aux habitudes de son ami

    C’est à dire :

    Il (le Cheikh) te recommande de ne pas t’accompagner avec les stupides et de ne t’asseoir qu’avec celui auprès de qui tu tires un profit religieux et intellectuel ; ce n’est qu’en cela que tu obtiendras ce que tu veux dans les deux Demeures (Ici-bas et dans l’Au-delà).

    Certes l’individu se conforme aux habitudes de son ami.
    Notre Maître Ali – que DIEU honore sa face – a dit :

    « Ne t’accompagne pas avec un frère ignorant, méfie-toi de lui ! Combien de fois un ignorant a égaré le sage qui le fréquentait ! »

    « On juge une personne par une autre dès l’instant qu’elles se fréquentent, comme le rapprochement de deux chaussures, si elles sont de la même pointure ».

    « il revient à toute chose .envers une autre des repères et des similitudes. il revient a tout cœur envers un autre un pressentiment dès qu’ils se rencontrent ».

    Un autre poète dira :

    « Quand tu es parmi des gens, fréquente les meilleurs d’entre eux ; ne fréquente guère les pervers, en la compagnie desquels tu finiras par être pervers. »

    « Ne t’interroge pas sur une personne, interroge-toi plutôt sur son compagnon ; tout intime suit les traces de son inséparable. »

    122.Ne cherche pas à déceler des trébuchements et ne fais jamais des investigations sur les choses pudiques

    C’est à dire :

    Il fait partie des Règles Exemplaires de Conduite, de ne point chercher à détecter les trébuchements et de ne jamais fouiner dans les vices d’autrui.

    Il est dit :

    « Ne cherche pas à déceler, dans les défauts des gens, ce qu’ils ont mis sous voile, de peur que DIEU ne déchire les voiles de tes propres défauts. »

    « Evoque exclusivement leurs qualités, quand on fait allusion à eux, ne dénigre aucun d’entre eux de ce dont tu es toi-même entaché ».

  80. Modibo dit :

    De Cheikh Ahmadou Bamba

    EXPOSE DES DEGRES DU REPENTIR

    74.On compte à sept les échelons de la repentance, retenus selon les Ecoles

    75.La conversion du mécréant de l’infidélité chronique, par la Permission de son SEIGNEUR, pour embrasser la Religion Juste

    76.La contrition de l’adorateur sincère des grands péchés, le repentir d’un intègre des péchés véniels

    77.Le repentir d’un dévot rompu aux œuvres de bien, des quelques inadvertances qui l’avilissent

    78.Le repentir du novice engagé, tracassé par les soucis résultant des ternissures et des immondices du cœur

    79.Le repentir du scrupuleux, se purifiant des aspects douteux qui lui portent atteinte

    80.Et le repentir des contemplateurs, causé par les errements que subit le cœur et la crainte de réprimande (de la Part de DIEU)

    81.Il faut hâter ton repentir et te mettre en quête de bonne guidée, avant que la porte du repentir ne se ferme, ô toi le postulant !

    82.Et éloigne-toi de la remise à plus tard (du repentir), de même que de la paresse et lave le vice de la ténacité (dans les péchés) par la sincérité

    83.Le damné qui est extrêmement malheureux est celui qui quitte ce monde couvert de péchés et entaché de vices

    84.Avant d’avoir effectué un repentir délibéré devant le SUBLIME – Exalté soit-Il ! – SEIGNEUR DU PIEDESTAL SUBLIME

    LES PECHES GRAVES

    85.Les péchés graves des transgresseurs sont au nombre de vingt, d’après les sources authentiques et bien autorisées

    86.La fatuité, l’orgueil, la jalousie, puis l’ostentation sont des vices qui font l’équivalent de la valeur numérique de la lettre « Dâl » (soit quatre) et qui sont propres au cœur, sache-le !

    87.On particularise le meurtre et le vol pour les mains, rends grâce à Celui Qui t’a préservé des malfaiteurs

    88.La médisance, la calomnie (Namîna) la jouissance de l’usure sont attribuées à la bouche, tout comme la consommation de l’alcool

    89.De même que détourner le bien d’un orphelin et le serment, je veux dire le faux serment ; le nombre de ceux qui reviennent à la bouche correspond à la valeur numérique de la lettre « Hâ », soit huit-je ne m’abuse pas –

    90.(Que complètent) le faux témoignage et la diffamation des femmes chastes, qui est le huitième de ces péchés graves exécrables

    91.La fornication et la sodomie sont strictement attribuées à leurs (les transgresseurs) sexes, quiconque tente de les pratiquer sera déchu

    92.De tels péchés font un nombre équivalent à la valeur numérique du composé alphabétique « YAWUN » (soit seize), parmi les (vingt) plus graves, haïssez-les ! Jamais ma transaction ne sera en faillite !

    93.Ne t’incline pas vers eux, pour quelque aspect que ce soit, sauvegarde donc tous les mystères qui sont en toi

    94.Quant à ceux (les péchés) qui touchent tout le corps, ils Sont au nombre de quatre ; ambitionne la plus pondéreuse des parts !

    95.Repousser ses deux parents, fuir devant la marche de ceux dont les troupes Sont des mécréants

    96.Le troisième, c’est de dilapider le bien d’un musulman, le quatrième, c’est l’abandon de la prière rituelle (obligatoire), sache-le !

    97.Renonce donc à la voie des stupides injustes et engage-toi dans la voie des perspicaces qui sont vertueux

    98.Désobéirais-tu à Celui Qui dispense les Faveurs Licites pour t’enfoncer dans l’océan des turpitudes ?

    99.Et Il a fait des Faveurs Licites, des moyens qui conduisent à Son Paradis renfermant tous les délices

    100.Ne t’appuie pas sur les Faveurs de DIEU pour Lui désobéir, mais plutôt recherche à travers elles le plus grand mérite

    101.Car au cas où les choses permises ne mènent pas au Paradis, elles conduisent en Enfer

    – CHAPITRE II -LA PURIFICATION DU CŒUR ET DES MEMBRES DE L’ORGANISME

    102.Le cœur est à l’image du roi parmi les membres de l’organisme ; partout où il se dirige, les membres s’y penchent avec soumission (sous son influence)

    103.Si tu veux perfectionner l’ensemble des membres pour la FACE de Celui Qui m’a soumis Ses ennemis

    104.Purifie le cœur des ternissures jusqu’à ce qu’il soit en intimité avec DIEU

    105.Celui qui perçoit au-delà d’une chose, autre que DIEU, l’UNIQUE, est un apostat rebelle

    106.Quiconque L’entrevoit (Lui DIEU) en toute chose, Il lui accordera en cela d’excellents dons

    A PROPOS DU CŒUR

    107.Purifie ton cœur des vices et pare-le avec les vertus les meilleures

    108.Evite la jalousie, l’ostentation, l’orgueil, la haine, ainsi tu en tireras la clairvoyance

    109.Quant à l’ostentation, c’est un péché mineur d’association, celui qui est entaché d’un tel vice sera éternellement déchu

    110.Ni science, ni action ne profitent avec l’ostentation, celui qui est imbu de celle-ci a réuni tous les malheurs

    111.Ne vise que le SEIGNEUR DE LA PUISSANCE, dans tout acte et toute parole

    112.Mais le chemin de la purification du cœur est long, celui qui s’y engage doit placer sa confiance en DIEU, le SUBLIME

    113.Le fainéant et le vaniteux n’y sont absolument pas aptes ; que les péchés ne t’affectent point !

    LES MAINS

    114.Exècre – ô toi le novice spirituel ! – de saisir avec les mains tout ce qui te fait pécher

    115.N’écris, ni ne touche rien de ce qui est prohibé dans la Voie de notre Guide Influent

    116.Sers-toi des mains dans le cadre de l’adoration, à toute heure et à tout moment

    LES PIEDS

    116.Garde-toi d’utiliser tes pieds pour les prohibitions, appuie-toi plutôt sur eux dans tes aspirations

    117.Marche vers la mosquée et non vers les péchés, attache-toi à l’adoration et à tout ce qui peut la suppléer

    118.N’use de tes pieds que pour une cause reconnue juste auprès de DIEU

    119.Comme marcher pour une réconciliation ou pour rendre visite à un parent et pour des raisons du même genre, parmi les Bonnes Actions de la Religion

    LE VENTRE

    120.N’introduis pas dans le ventre des choses illicites, non plus celles qui sont douteuses, mais seulement des choses licites, sans interruption

    121.Consomme du licite, Si tu veux obéir à DIEU et à l’Envoyé, ô toi l’adorateur que voici !

    122.Et Si tu en disposes, ne le dilapide pas ; quiconque dilapide une chose licite, sera condamné au plus grand péril

    123.Adore ton SEIGNEUR en faisant vivre par ton bien licite des personnes qui sont dans le Droit Chemin et ce, sans hypocrisie

    124.Celui qui se tourne vers son SEIGNEUR avec l’illicite ne sera jamais heureux dans son ambition

    125.Quiconque adore DIEU par l’illicite, ne sera à coup sûr que dans le remords et l’abjection

    126.Et partout Où tu disposeras de biens licites, contente-toi de la quantité strictement nécessaire et trouve assistance en DIEU

    LA LANGUE

    127.Consacre-toi au Témoignage de Grâce à DIEU par la langue et rends la Bonne Action par une autre bien meilleure

    128.Consacre-toi à la lecture du Livre (Sacré) et multiplie par elle (la langue) la répétition des formules de prière et de salut, qui sont nombreuses

    129.Sur le plus Glorieux des êtres, en l’occurrence le Plus Louangé (Ahmad)(), sur sa famille et sur ses compagnons, ainsi tu seras agréé

    130.Et abandonne tout ce dont tu es sûr du caractère illicite, ou dont tu doutes

    LE SEXE

    131.Ne t’approche pas de la fornication (adultère), et non plus de ses prémices et ce, pour la FACE de l’ETERNEL, Dont les splendides Houris sont respectables

    132.Evite la fréquentation, le contact corporel avec les femmes avec qui tu n’as aucun lien licite, de même que le regard lascif

    133.Car aussi bien les femmes de chez toi, avec qui tu n’as aucun lien sacré, que celles d’ailleurs, sont toutes des pièges de Satan

    134.Au lieu de fréquenter les femmes qui n’ont aucun lien licite avec toi, procède au mariage, ainsi tu auras le bonheur de la Conjonction Spirituelle

    135.Eloigne-toi des femmes qui te sont illicites et évertue-toi au mariage, ou parfais les conditions de ta continence, ainsi tu seras préservé des trébuchements

    LES OREILLES

    136.Ne saisis pas par l’ouïe les prohibitions, crains le Châtiment de Celui Qui prescrit et proscrit (DIEU)

    137.L’ouïe t’a été disposée pour que tu écoutes la PAROLE de DIEU ; donc écoute-La !

    138.Si tu écoutes l’exécrable, ton bonheur se transformera en malheur, perçois cela !

    139.Ne crois jamais que le péché de la médisance sera imputé seulement à celui qui l’a perpétré

    140.Car celui qui écoute la médisance, s’associe a l’auteur de celle-ci dans ce qu’il entend

    141.Ecoute la Lecture du Saint- Coran et ce qui s’y apparente, ainsi tu emprunteras le plus Droit Chemin

    142.Et n’écoute que ce qui te procure l’assurance et la noblesse

    LES YEUX

    143.N’observe pas avec l’œil quelque chose de prohibé, mais au contraire détourne- l’en et tu seras respecté

    144.L’Envoyé de DIEU – sur lui la Prière de DIEU, sur sa famille et sur ceux qui l’ont suivi – a interdit

    145.Le fait de jeter un regard dans le document d’un prochain sans son consentement, ô mon frère !, évite cela !

    146.Ne regarde jamais le bien d’un musulman d’un regard préjudiciable ; brise ta vue ! Ainsi tu obtiendras le salut

    147.L’œil a été créé pour toi afin que tu t’orientes dans les ténèbres par lui, n’outrepasse pas cela

    148.Profite du concours de l’œil pour tes besoins et ne l’emploie pas à la manière du transgresseur qui est néglecteur

    149.Observe par l’œil les Miracles du PUISSANT, de même que toute chose digne de méditation

    EXPOSE DES ENNEMIS DE L’HOMME

    150.L’Ame Charnelle, le Bas- Monde, Satan le Maudit, de même que la Passion Profane sont les obstacles contre l’accession à Celui Qui Secourt Providentiellement

    151.Le combat contre eux est la Grande Guerre, comme le récit nous est parvenu d’eux (les Maîtres Spirituels)

    152.Séquestre chacun d’eux dans sa geôle et brise l’arme (de chacun d’eux), ainsi tu seras sauvé, honoré et gratifié de libéralités

    153.Si l’Ame Charnelle dépasse en toi la limite, affame-la ! elle sera docile devant toi ; sans mal

    154.N’introduis pas des aliments dans ton ventre sans avoir faim, ainsi tu seras en bonne santé, je ne m’abuse pas

    155.Ne fréquente pas délibérément un transgresseur et ne t’incline pas du côté d’un ingrat

    156.Si, involontairement, tu fréquentes un autre qu’un adorateur, par les exigences du temps

    157.Attache-toi à la Foi, à la Profession de la Voie de la Soumission et à l’excellente pratique du Perfectionnement Spirituel, ainsi tu ne seras jamais blâmé

    158.Et coopère avec le croyant dans la solidarité pieuse et non dans la transgression

    159.Et coopère avec le musulman et le vertueux dans l’adoration de Celui Qui assure la Protection

    160.Et partout où tu fréquentes une personne aux ambitions malveillantes, ne lui donne pas satisfaction

    161.Il faut de départir de la négligence quand tu crains la menace du Maudit (Satan), ainsi celui qui prête le secourt providentiel l’écartera

    162.Soit donc persévérant et répète la mention du NOM de DIEU, ainsi tu sera préservé de Satan et de tout laxiste

    163.Tourne ta passion vers l’Agrément de ton SEIGNEUR et témoigne-Lui ta gratitude pour les Bienfaits qu’Il ta accordés

    164.Il t’a favorisé d’une intelligence et des organes et ne t’a guère abandonné ; profite donc de ses Dons dans la reconnaissance

    165.Ne dis que du bien et garde le silence sur autre chose que cela, ainsi ton vœux s’assimilera à son agrément

    166.A chaque fois qu’on te tient des propos inutiles, tourne-toi vers ce qui est profitable et non vers ce qui est dérisoire

  81. Modibo dit :

    METHODE DE L’IMAM ABOU BAKR SIDIKH…

    Il existe dans la progression initiatique de nombreuses méthodes : vous ne verrez dans aucune d’elles déviation ou malhonnêteté.

    Je vais mentionner à présent intégralement la méthode de l’Imam Abou-Bakr el-çiddîq que j’ai reçue de quelqu’un de réalisé.

    Elle consiste en ce que le cheminant dans la Voie débute par la pratique de la prière sur le Prophète ﷺ à l’exception de toutes les autres formes d’incantation (dûn ghayruha min el-adhkâr), car il est ﷺ l’intermédiaire (el-wâsitah) entre nous et Lui (bayna-nâ wa bayna-Hu), le critère qui nous dirige vers Lui, celui par lequel nous Le connaissons. Or l’attachement à l’intermédiaire précède l’attachement à celui dont il est l’intermédiaire.

    Par ailleurs, le lieu de la sincérité est le cœur, qui peut se dévouer à « autre qu’Allah » (Elevé soit-Il), l’âme étant orientée vers les créatures, incitant au mal, poursuivant ses passions et inclinant vers les vanités. Tout ceci constitue des impuretés qui voilent le cœur de la pureté (ikhlâç) et de l’orientation véritable vers Allâh (Elevé soit-Il). Elle [l’âme] est réceptive aux commandements du diable : si elle n’y était pas réceptive celui-ci ne pourrait, en effet, se frayer un chemin vers le cœur. Sa réceptivité envers lui est une indication de sa distraction et de son absence (al-ghaybah) envers Allâh, le très-Haut ; or l’absence est un voile épais (kathîf) qui sépare l’âme de son créateur ; et le voile est une obscurité. Le cheminant effectif (sâlik) doit donc chasser cette obscurité et ôter ces impuretés ; or l’obscurité disparaît par la lumière.

    Il est rapporté qu’il ﷺ a dit : « En vérité, la prière sur moi est une lumière et les impuretés sont enlevées par ce qui purifie »[2] On rapporte dans un hadith qu’il a dit ﷺ : « Les cœurs des croyants sont purifiés et nettoyés de la rouille par la prière qu’ils font sur moi ». C’est pour cela qu’il est prescrit au commencement [de la Voie] à celui qui chemine de pratiquer la prière sur le Prophète ﷺ afin de purifier le lieu-support de la pureté-sincère (mahalu-l-ikhlaç), car il n’y pas de pureté tant qu’il subsiste des imperfections et que les grâces diminuent.
    La mention (dhikr) du Bien-aimé d’Allah et l’abondance de la prière sur lui ﷺ amènent la capacité de l’aimer avec le cœur. La capacité de l’aimer avec le cœur produit une dévotion intense envers lui et de l’attention envers ses qualités, son caractère et la distinction spirituelle qui est la sienne. Lorsque le novice aura compris qu’il ne peut suivre ses actions et ses vertus que par une dévotion intense envers lui, qu’il ne peut parvenir à cela que par un amour suprême envers lui, qu’il ne peut atteindre l’amour suprême envers lui que par la multiplication de la prière sur lui, puisque « quiconque aime quelque chose la mentionne souvent », alors il commencera à s’adonner à la prière sur le Prophète ﷺ qui rassemble à la fois le souvenir de Dieu (dhikr Allah) et celui de Son Envoyé (dhikr Rasûli-Hi) ﷺ.

    On rapporte que le Prophète ﷺ a dit : « Dieu le Très-Haut m’a dit : « Ô Mohammed ! J’ai fait de toi une mention (ja’altu-ka dhikran) qui est de Ma mention (min dhikr-Î). Qui se souvient de toi (man dhakara-ka), se souvient de Moi et qui t’aime, M’aime.»

    Le Prophète a dit : « Qui me mentionne, mentionne [par le fait même] Allah (man dhakaranî faqad dhakar-Allah) et quiconque m’aime, aime Allah [par le fait même] (man ahabbanî faqad ahabb-Allah) ». [En effet], lorsque celui qui fait la prière [sur le Prophète, el-muçallî] dit « Allahoumma » [dans la prière sur le Prophète], il invoque Allah. »

    cf. leporteurdesavoir.fr

  82. Anaa 7777 dit :

    Le maître dit à son disciple dans le chapitre de la Caverne: As-tu le droit de t’ériger en juge?… Quel est ton but actuel : la correction des autres, ou ta propre culture? Peut-il rectifier un faux poids, celui dont la balance est incertaine ? … Peux-tu éclairer ton voisin si tu n’as pas toi-même la lumière?
    Seigneur, je ferai tout ainsi que tu m’as dit…

    Source: Isha Schwaller De Lubicz : « Her-Bak Pois Chiche »

  83. Modibo dit :

    Le poète Akhtal a dit :
    En vérité la parole est dans le cœur
    Et la langue n’a été mise que comme preuve contre le cœur.

    Allâh a dit : « Invoquez votre Seigneur humblement et secrètement » (Cor. 7, 55). Aïcha – qu’Allâh soit satisfait d’elle ! – rapporte que le Prophète – qu’Allâh prie sur Lui et Le salue ! – a dit : « Le dhikr est 70 fois supérieur au dhikr (c’est-à-dire le dhikr secret est supérieur au dhikr oral). Le jour de la Résurrection, Allâh ramènera les créatures à la reddition des comptes et les anges surveillants viendront avec ce qu’ils ont observés et inscrit. Allâh dira : « Regardez, reste-t-il encore quelque chose en faveur de mon serviteur ? » Les anges répondront : « Nous n’avons rien oublié de ce que nous avons appris et retenu, car nous avons tout compté et inscrit. » Allâh dira au serviteur « Il te reste encore une chose chez Moi, et Je t’en récompenserai : c’est le dhikr secret (adh-dhikru-l-khafî) ». De même, il est rapporté dans les hadith sûrs qu’Allâh – qu’Il soit exalté ! – a dit : « Je suis auprès de la pensée que se fait de Moi Mon serviteur et Je suis avec lui quand Il Me mentionne (dhakaranî) ; s’il Me mentionne en son âme, Je le mentionne en Mon âme, s’il Me mentionne dans une assemblée, Je le mentionne dans une Assemblée meilleure que la sienne ».

    Un autre hadith du Petit Recueil (al-Jâmi’u-ç-caghîr) de as-Soyûtî dit : « Le meilleur dhikr est le dhikr secret, et la meilleure richesse est celle qui suffit ». Un autre hadith dit : « Le dhikr que n’entendent pas les anges surveillants est supérieur 70 fois à celui qu’ils entendent ». Ce hadith qui remonte à Aïcha est rapporté par al-Baîhaqî qui a dit : « ce hadith est considéré comme bon » (sous le rapport de l’authenticité). Enfin les hadiths relatifs aux mérites du dhikr caché sont nombreux.

    L’un des commentateurs a dit à propos du verset (Cor. 35, 29) : « Il y a des serviteurs qui sont injustes envers leurs âmes » : ce sont les invocateurs de langue seulement ! « Et il y en a de bien dirigés » : ce sont les invocateurs du cœur ! « Et il y a des serviteurs qui font à l’avance le bien » : ce sont les invocateurs qui n’oublient pas leur Seigneur (de sorte qu’ils n’ont pas à se ressouvenir de Lui par le dhikr) !

    Un des Connaissants (al-Arifûn) a déclaré : « Le dhikr avec le cœur est le sabre des aspirants (saîfu al-murîdîn) : c’est par lui qu’ils combattent leurs ennemis et par lui ils repoussent les calamités qui veulent les atteindre. En vérité, quand le malheur attaque le serviteur et qu’il se réfugie avec son cœur vers Allâh, Allâh écarte aussitôt tout ce qui peine le serviteur ».
    Le Prophète – qu’Allâh prie sur Lui et Le salue – a dit : « Quand Allâh veut le bien à quelqu’un, Il lui ouvre la serrure du cœur et y met la certitude ».

    Le Sheikh Abù Sa’îd al-Kharraz a dit : « Quand Allâh veut prendre comme ami l’un de Ses serviteurs, Il lui ouvre la porte de Son dhikr, et quand celui-ci se complaît au dhikr, Il lui ouvre la porte de la Proximité, ensuite Il l’élève à la séance de l’Intimité, ensuite Il l’installe sur le trône de l’Unité, ensuite Il lui enlève le voile et le fait entrer dans la Maison de la Singularité et lui dévoile la Majesté et la Magnificence, et lorsque le regard du serviteur rencontre la Majesté et la Magnificence, il reste « sans soi » (bi-lâ huwa). Alors il devient éteint pour un temps et entre dans la protection divine, préservé de toute prétention de soi ».

    Khâlid ibn Ma’dân a dit : « Chaque homme a deux yeux dans son visage, par lesquels il voit les choses de ce bas monde, et deux yeux dans son cœur par lesquels il voit l’autre monde. Si Allâh veut le bien pour un serviteur, Il lui ouvre les yeux du cœur pour que Son serviteur voie tout ce qu’Il lui a promis et qui n’est pas ici ; et si Allâh veut autrement, Il le laisse dans l’état où il se trouve ».

    Ahmed ben Khidrawaïth a dit : « Les cœurs sont des vases ; s’ils sont remplis de vérité, le surplus de leurs lumières se déverse sur les membres et s’ils sont remplis d’erreur, sur les membres se déverse le surplus de leurs ténèbres ».

    Dhû-n-Noun al-Miçri a dit : « La réconciliation du cœur pendant une heure est meilleure que les œuvres religieuses des deux espèces douées de pesanteur (Les Djinns et les hommes). Si l’ange n’entre pas dans une maison où se trouve une image (ainsi que le dit un hadith), comment le Témoin de Dieu entrera-t-il dans un cœur qui contient les traits d’un autre que lui ? »
    L’un des hommes spirituels a dit : « Un atome des œuvres des cœurs est plus méritoire que des montagnes des œuvres des membres ».

  84. lilia Rose dit :

    La tradition musulmane connaît la science des lettres (’ilm al ourouf), qui se rattache à celle des nombres (’ilm al arkam) ainsi qu’à la connaissance des noms divins (asma el housna). Cette science remonte au Coran. Le livre sacré n’est pas seulement un guide pour les fidèles, chaque verset, chaque lettre est une révélation divine. Plus encore le Coran est la parole même de Dieu. Contre toutes les tentations hétérodoxes, la théologie musulmane a maintenu avec une stricte rigueur que le livre est comme le Verbe, éternel et incréé. Les affirmations des docteurs de la loi sont reprises et amplifiées dans le symbolisme mystique. Ainsi les pages que psalmodient les croyants ne sont autres que les signes inscrits de toute éternité dans » la Table gardée » auprès du Trône divin.

    Le premier mot révélé à Mouhammad fut » iqra « , » lis « . Suit la phrase : » lis au nom de ton Seigneur qui créa l’homme et lui enseigna l’usage de la plume « . Ainsi le pacte entre Dieu et l’homme qu’est l’écriture se trouve conclu au moment même de la création d’Adam. L’univers tout entier peut d’ailleurs être considéré comme une écriture de Dieu. La création du monde obéit au même rythme, retrace la même arabesque de l’esprit divin que le Coran. De même, en retour, le symbolisme de l’écriture s’applique à la louange que les créatures rendent à leur Seigneur. Il est dit que si l’océan était un encrier prodigieux et tous les arbres du monde autant de plumes, cette calligraphie cosmique n’épuiserait pas l’éloge de Sa magnificence.

    La racine du mot » iqra « , qui est le verbe » qara’a « , lire, se retrouve dans le nom d’al qur’an. Coran signifie donc lecture. La Bible, les Ecritures, le Coran : par ces mots mêmes les trois religions se placent sous le signe du livre. Et la tradition musulmane les regroupe tous les trois sous l’expression » ahl al kitab « , les peuples du Livre. Pourtant le Christianisme est avant tout la religion de l’Incarnation. Par contre l’islam comme le judaïsme, affirme la Transcendance sans condition, d’où le prestige plus vif de l’écriture : elle tient lieu d’incarnation. C’est donc le Coran, un livre, et non pas Muhammad comme on le croit souvent, qui occupe la place du Christ dans l’Islam. Le croyant du désert frissonne de scandale métaphysique à la seule idée que l’on puisse attribuer à Dieu une forme charnelle. Seule l’écriture est suffisamment abstraite pour manifester le Verbe. La calligraphie est l’art des iconoclastes. On a dit des cathédrales qu’elles étaient des évangiles de pierre. Pour l’islam il faut renverser les termes et dire que son monument véritable, son temple, ses icônes, ses Piétas, ce sont les lettre du Livre sacré. Ecriture et dessin tout à la fois, l’arabesque est l’art musulman par excellence. Le dessin comme l’écriture se réduit à l’essentiel, à sa forme la plus dépouillée, la plus intellectuelle, un pur jeu de rythmes linéaire plus proche des mathématiques que de la plastique. » Le dessin arabesque est le plus idéal de tous » disait Baudelaire dans l’une de ses fusées. L’arabesque est un texte qui serait sa propre illustration, une image qui serait son propre commentaire. Impossible d’aller plus avant dans l’économie des moyens. » Que personne n’y touche s’il n’est purifié « . La phrase est inscrite sur la couverture de certains exemplaires du Coran. Comme pour la prière, il faut faire ablution avant d’aborder le Livre Sacré. Le recopier de sa main constitue l’un des actes les plus méritoires. Aujourd’hui encore, au temps de l’imprimerie, il est préférable de l’édifier à partir d’un manuscrit sur lequel la plume a frémi, plutôt que de le fabriquer directement avec des caractères de plomb, c’est-à-dire des objets inertes.

    Un homme de foi profonde ne vendrait pas un exemplaire du Coran. La parole de Dieu n’a littéralement pas de prix. Un Coran ne se vend pas, il se donne, car seule la chose donnée est inestimable.

    Beaucoup de musulmans portent au cou, en guise d’image sainte ou de crucifix, quelques versets cousus dans un sachet. Certains gardent toujours sur eux une édition en miniature. Le prestige du Coran s’étend à toute écriture. Un papier, n’importe lequel, pourvu qu’il soit marqué de signes alphabétiques, doit être respecté, car il peut offrir la parole divine. En fait tout livre publié en pays musulman, et même une lettre quelconque entre amis, commence par la formule : » Au nom de Dieu clément et miséricordieux « . Ils portent obligatoirement en dédicace le nom du Seigneur. En un sens chaque texte écrit se présente comme un germe de Coran. D’où le geste populaire, encore familier qui consiste à ramasser le bout de papier que traîne par terre et le mettre à l’abri, sur soi, entre les pierres d’un mur, n’importe où pourvu que l’écriture soi sauvée. Les signes de l’alphabet, comme tels, partagent ainsi la dignité du pain. Comme on n’a pas le droit de jeter un morceau de pain, de même on ne peut abandonner une page écrite. L’un et l’autre geste seraient une profanation.

    Le symbolisme des lettres arabes atteint son point culminant dans la théorie des noms divins. Toute la création peut se résumer dans le seul tracé du nom d’Allah. La première lettre, l’alif, qui sonne comme » a « , se présente comme une droite verticale. Mais cette droite est surmontée d’un petit signe, un point qui représente l’attaque gutturale, l’appel d’air avant la parole. De même le silence précède le verbe, et le secret, au-delà de toute manifestation, précède l’unité de l’être. Cependant les deux signes ne sont qu’une même réalité. Le trait vertical est interprété comme une projection du point ; le point n’est que la droite vue » par la tranche « . Les deux ensembles symbolisent que Dieu est à la fois » au-delà des étoiles » et » plus proche de nous que notre artère jugulaire « .

    Vient ensuite le signe » l » du nom d’Allah. Cette lettre est appelée barzakh, la lettre de la liaison, la médiatrice. Par cette lettre Dieu se manifeste dans le monde, développe la création, prend possession des choses. Le symbole est à la fois visuel, sonore et numérique.

    La lettre lam se tend comme un crochet. Au surplus, elle est doublée. La voix fait vibrer la lettre de la manifestation en lui donnant toute la résonance possible. Le chiffre de lam, qui est 30, signifie lui aussi l’expansion infinie.

    Enfin la lettre » h « , le » ha « , souffle expiré final, ramène vers l’alif sous forme d’une boucle qui revient sur elle-même. Le cercle est accompli.

    Les correspondances ne se limitent ni au nom d’Allah, puisque Dieu a 99 noms, le centième étant secret, ni à la série : idée, forme, son, chiffre. D’innombrables analogies viennent s’y ajouter. Par exemple, les gestes de la prière musulmane peuvent être interprétés comme une transcription, dans les mouvements du corps , des lettres qui forment le noms d’Allah.

    Les mystiques de l’Islam ont su tirer des lettres les variations les plus étonnantes. Mansour al Hallaj compare l’état d’union spirituelle avec Dieu à l’emplacement d’un signe qui ponctue une lettre.

    Ailleurs, il dit que le but de la vie est de faire passer au-dessus de la lettre » n » le point qui se trouve sous la lettre » b » . Les deux signes se composent d’un arc en cercle. La seule différence est en effet l’emplacement du point. La lettre » b » initiale du mot » bab « , la porte, est celle de la création. La lettre » n » initiale du mot » noun « , le poisson, symbolise la résurrection. Les prières pour les morts riment souvent en » n « .

    Notons en passant l’identité de signification du poisson dans le symbolisme des premiers temps de la chrétienté. Faire sauter le point de bas en haut de l’arc en cercle c’est passer du monde de la création à celui de la résurrection. L’opération équivaut à la renaissance spirituelle, à l’illumination.

    Références : » La science des lettres en Islam «

  85. Modibo dit :

    SOUFISME = ISLAM BIS ?
    «On peut dire que si l’Islam est un corps, le soufisme en est le coeur», explique cheikh Khaled Bentounès. il faut considérer le soufisme comme un style de vie par lequel le croyant, le mourid, voue son existence entière à réaliser l’unicité avec Dieu. Son moyen le plus imparable pour cela est le «dhikr», l’évocation permanente de Dieu.
    Le soufisme n’est pas un Islam-bis. Dans certains cercles occidentaux, on tend à présenter le soufisme comme une alternative à l’Islam avec le sous-entendu que l’Islam «canonique» est «belliqueux, archaïque et arriéré», alors que le soufisme serait pacifique, tolérant et oecuménique.

  86. Modibo dit :

    Quelques conseils de Roumi:

    sois comme l’eau courante pour la générosité et l’assistance. Sois comme le soleil pour l’affection et la miséricorde.

    Sois comme la nuit pour la couverture des défauts d’autrui.

    Sois comme la mort pour la colère et la nervosité.

    Sois comme la terre pour la modestie et l’humilité.

    Sois comme la mer pour la tolérance.

    Parais tel que tu es ou bien sois tel que tu parais. «Je ne distingue pas le parent de l’étranger.»

    Si Dieu est infini et que nous sommes des êtres limités, il est raisonnable de croire que nul d’entre nous ne peut appréhender complètement Sa nature.

  87. Modibo dit :

    N’oublions jamais que, en tant qu’esclaves d’Allah, à chaque instant de notre vie, nous avons des règles mais aussi des orientations et une éthique à respecter.
    Que ce soit en public ou en privé, chez soi ou en voyage, au travail ou en vacances, à la mosquée ou au marché, dans la vie réelle ou dans les espaces virtuels (comme Facebook), efforçons nous de nous interroger sur chacune de nos actions : est-elle conforme à ce que Notre Maître nous a ordonné ?
    Si ce n’est pas le cas, quelle justification allons-nous bien pouvoir Lui donner le Jour du Jugement Dernier ?… ce jour où « quiconque aura fait un bien fût-ce du poids d’un atome, le verra… et quiconque aura fait un mal fût-ce du poids d’un atome, le verra. » (Sourate 99:Versets 7 et 8)

    muslimfr.com

  88. lilia Rose dit :

    Le plus souvent il suffit de reconnaître le principe de l’exagération dans quelqu’une des dispositions devenues propres à l’esprit humain grâce à l’obscurité profonde où ses guides cherchent toujours à le retenir. L’ignorance prépare la crédulité à recevoir les prodiges et les miracles la curiosité l’y excite l’orgueil l’y intéresse l’amour du merveilleux la séduit la prévention l’entraîne l’effroi la subjugue l’enthousiasme l’enivre le hasard, une suite d’événements dont nous n’apercevons pas la connexion et qui permet ainsi de rapporter un effet à une cause qui lui est étrangère, combien de fois le hasard, secondant tous ces agents d’erreur, ne s’est-il pas joué de la crédulité humaine ???

  89. lilia Rose dit :

    C’est une grande joie pour le chercheur sincère et sans doute un des rares motifs qui lui reste de ne pas désespérer entièrement de l’être humain, que de retrouver sans cesse, dans tous les temps, dans tous les pays, chez toutes les races, dans toutes les religions, la preuve de cette affirmation de l’Écriture : «L’Esprit souffle où il veut.»
    Théodore Monod

    • Modibo dit :

      haqqqi bil haqqqi ! comme disent les troubadours de chez nous, les fameux jababu dont je m’honore d’être un d’eux ! pas soufi..pour un sou…. Que Allah me preserve de la noyade et des intentions noyeuses ( puisque la Voie est si privée qu’a l’aimer on nous menace du déluge… et nous préserve de compter nos pas….de nous peser… de nous comparer…de nous juger…. et d’admirer notre poussière !
      Tierno Bokar a dit La parole est un fruit dont l’écorce s’appelle «ba- vardage », la chair «éloquence» et le noyau « bon sens».

      • Anaa 7777 dit :

        Le trouble de personnalité narcissique qui caractérise certains forumistes, est vraiment déplorable. On paonne, on se surestime dans des postures qui connotent l’inculture ou la mauvaise foi spirituelle. Dans une jactance dont eux seuls détiennent le secret, ils s’enferment dans une indigestion verbale, en projetant leurs pensées obscures et troubles sur les autres. Descendez de ce piedestal qui ne vous honore pas. J’ai vraiment mieux à faire!!!

        • Anaa 7777 dit :

          Appendice. Vous ne risquez pas de vous noyer, puisque c’est au troisième degré que l’on se jette dans le fleuve, ou bien?
          Il faut terminer avec les pitreries douteuses…

  90. Modibo dit :

    SE MEFIER DE SA PROPRE POUSSIERE
    Éducateur spirituel attentif, Tierno Bokar n’oubliait pas de nous mettre en garde contre les dangers d’une complaisance envers soi-même qui peut insidieusement accompagner l’âme jusqu’aux plus hauts niveaux:
    Quelle que soit la race d’un homme, lorsque l’Esprit cristallise en lui par l’effet de l’adoration 1 de Dieu, son âme devient semblable à un diamant mystique. La couleur ou la naissance d’un tel homme n’influe en rien sur la qualité de sa lumière spirituelle. Quels que soient sa dimension sociale ou le poids de sa naissance, s’il est parvenu à ce degré, aucun élément extérieur ne sera plu~ assez puissant pour le désagréger.

    Aux adeptes qui ont atteint ce degré, il ne reste qu’une recommandation à faire: se méfier de sa propre poussière, c’est-à-dire de l’admiration pour ce qui vient de soi-même. L’admiration de soi, si subtile et cachée soit-elle, peut pervertir l’âme de l’adorateur, même s’il est parvenu au degré spirituel dit « de diamant» où irradie la Lumière sans couleur et sans forme du Nom caché de Dieu.
    ( … ) Quand une âme accède à la vraie foi, elle se tient inclinée par modestie, tel un cavalier sur un coursier lancé à grande vitesse.

    Une âme emplie de Dieu ne se tient jamais droite et hautaine sur sa pointe. Craignant une chute toujours possible, elle s’inclinera, tout en tournant rapide- ment autour de la Vérité. Cette inclinaison lui don- nera la tempérance et l’assurance nécessaires pour ne pas perdre l’aplomb.

    Il était lui-même d’une parfaite simplicité et étranger à toute pédanterie ou suffisance. Sachant considérer les choses de la vie avec humour, il aimait enseigner en amusant et nous répétait souvent, comme une mise en garde: « Toujours trop sérieux n’est pas très sérieux!»

    in Tierno Bokar, le sage de Bandiagara

    • Anaa 7777 dit :

      Synthèse de l’enseignement ésotérique
      Tierno employait souvent une autre image : « Il y a trois manières disait-il, de connaître le fleuve :
      – Il y a d’abord l’homme qui a entendu parler du fleuve et qui devient capable, par imitation et répétition, de le décrire sans l’avoir lui-même jamais vu. C’est un premier degré de connaissance.
      – Il y a ensuite l’homme qui a entrepris le voyage et qui est arrivé au bord du fleuve. Assis au bord de la rive, il le contemple de ses propres yeux et est témoin de de sa majesté. C’est un deuxième degré de connaissance.
      – Enfin, il y a l’homme qui se jette dans le fleuve et devient un avec lui. C’est le troisième et suprême degré de la Connaissance. »
      J’ajouterai que pour faire un avec le fleuve, il faut qu’il accepte cette union, sinon l’on se noie…
      Source : Vie et enseignement de Tierno Bokar. P 229

      • lilia Rose dit :

        «L’esprit humain tient à la beauté, mais persiste à rester à la surface des choses, où il n’est pas d’harmonie permanente. La féerie des nuages multicolores qui fêtent le lever ou le coucher du soleil disparaît en quelques instants, la beauté physique s’estompe avec le crépuscule de la vieillesse…
        Tierno Bokar….

  91. Anaa 7777 dit :

    Assalam. Infinité de la science divine qui dépasse la capacité humaine.
    Puis Dieu me dit : « Apprends que chaque jour 70 000 secrets d’entre les secrets de ma majesté viennent visiter le cœur du sage, et qu’ils n’y repassent plus jamais. Si un seul de ces secrets se dévoilait à un pèlerin se trouvant dans une autre station que la station appropriée, cela le détruirait. » Puis, il me dit : « Sans toi, il n’existerait pas de station à franchir, pas de demeures à parcourir, ni de secrets à découvrir, ni de lumière à voir surgir. En vérité, il n’y a ni lumière ni ténèbres, ni instruction ni limitation, ni manifesté ni caché, ni premier ni dernier. Car tu es mon nom, et tu es la preuve de mon essence. Ton essence est ma propre essence, ton attribut mon propre attribut. »
    Source : Ibn ‘Arabî, Le Livre des Contemplations Divines

  92. lilia Rose dit :

    Paroles de Sage

    La Charité
    «Celui qui apprendrait par cœur toutes les théologies de toutes les confessions, s’il n’a pas la charité dans son cœur il pourra considérer ses connaissances comme un bagage sans valeur. Nul ne jouira de la rencontre divine, s’il n’a pas de charité au cœur. Sans elle les cinq prières sont des gesticulations sans importance. Sans elle le pèlerinage est une promenade sans profit.»

    «Dieu est l’embarras des intelligences parce que tout ce que tu conçois dans ta pensée et matérialises par ta parole comme étant Dieu, cesse pas là-même d’être Dieu, pour n’être plus que ta propre manière de le concevoir. Il échappe à toute définition.»
    Foi et incroyance
    «La foi et l’incroyance sont comme deux champs contigus. La prière marque leur limite. Celui qui prie est appelé fidèle, quel que soit le poids de ses péchés. Celui qui ne prie pas est infidèle, quelle que soit la sagesse de sa vie.»
    Parcelle de lumière
    «Tout homme bon ou mauvais est le dépositaire d’une parcelle de lumière.»
    La Vérité
    «Il y a trois vérités : Ta vérité, ma vérité et la vérité.»

    La Vie et la Mort
    «Quand un enfant naît ici bas, je vois ses parents ivres de bonheur se congratuler et annoncer l’événement à grands cris de joie. Quant un des leurs s’en va, je vois les parents affligés porter sur leurs visages et leurs vêtements tous les signes du chagrin et de la douleur.
    L’inconséquence humaine apparaît ainsi à ceux qui réfléchissent. Notre race humaine désire la vie et fuit la mort. Or, qu’est-ce que naître? C’est entrer dans un jardin d’où l’on ne pourra sortir que par la porte de la mort, unique issue, commune aux justes et aux injustes, aux croyants et aux incrédules.
    Qu’est-ce que mourir ? C’est renaître à la vie éternelle. L’homme qui meurt retourne au jardin paradisiaque où règne Dieu, l’éternelle source de lumière. C’est alors que nous devrions nous réjouir.»

    Parabole des oiseaux blancs et des oiseaux noirs
    «Non seulement, il s’abstenait de juger autrui, mais encore il essayait de nous faire comprendre qu’une bonne pensée est toujours préférable à une mauvaise, même lorsqu’il s’agit de ceux que nous considérons comme nos ennemis. Il n’était pas toujours facile de nous convaincre, comme le montre l’anecdote suivante où il fut amené à nous parler des oiseaux blancs et des oiseaux noirs.
    «Ce jour-là, il avait commenté ce verset : « Celui qui a fait le poids d’un atome de bien le verra ; celui qui a fait le poids d’un atome de mal, le verra » (Coran XC, 7 et 8).»
    Comme nous le questionnions sur les bonnes actions, il nous dit :
    – La bonne action la plus profitable est celle qui consiste à prier pour ses ennemis.
    – Comment ! m’étonnai-je. Généralement, les gens ont tendance à maudire leurs ennemis plutôt qu’à les bénir. Est-ce que cela ne nous ferait pas paraître un peu stupide que de prier pour nos ennemis ?
    – Peut-être, répondit il, mais seulement aux yeux de ceux qui n’ont pas compris. Les hommes ont, certes, le droit de maudire leurs ennemis, mais ils se font beaucoup plus de tort à eux-mêmes en les maudissant qu’en les bénissant.
    – Je ne comprends pas, repris-je. Si un homme maudit son ennemi et si sa malédiction porte, elle peut détruire son ennemi. Cela ne devrait-il pas plutôt le mettre à l’aise ?
    – En apparence, peut-être, répondit il, mais ce n’est alors qu’une satisfaction de l’âme égoïste, donc une satisfaction d’un niveau inférieur, matériel.
    Du point de vue occulte, c’est le fait de bénir son ennemi qui est le plus profitable. Même si l’on passe pour un imbécile aux yeux des ignorants, on montre par là, en réalité, sa maturité spirituelle et le degré de sa sagesse.»
    – Pourquoi ? lui demandai-je. C’est alors que pour m’aider à comprendre, parla des oiseaux blancs et des oiseaux noirs.
    – Les hommes, dit-il, sont les uns par rapport aux autres, comparables à des murs situés face à face.
    Chaque mur est percé d’une multitude de petits trous où nichent des oiseaux blancs et des oiseaux noirs. Les oiseaux noirs, ce sont les mauvaises pensées et les mauvaises paroles.
    Les oiseaux blancs, ce sont les bonnes pensées et les bonnes paroles. Les oiseaux blancs, en raison de leur forme, ne peuvent entrer que dans des trous d’oiseaux blancs et il en va de même pour les oiseaux noirs qui ne peuvent nicher que dans des trous d’oiseaux noirs.
    Maintenant, imaginons deux hommes qui se croient ennemis l’un de l’autre.
    Appelons-les Youssouf et Ali.
    Un jour, Youssouf, persuadé qu’ Ali lui veut du mal, se sent empli de colère à son égard et lui envoie une très mauvaise pensée.
    Ce faisant, il lâche un oiseau noir et, du même coup, libère un trou correspondant. Son oiseau noir s’envole vers Ali et cherche, pour y nicher, un trou vide adapté à sa forme.
    Si, de son côté, Ali n’a pas envoyé d’oiseau noir vers Youssouf, c’est-à-dire s’il n’a émis aucune mauvaise pensée, aucun de ses trous noirs ne sera vide.
    Ne trouvant pas où se loger, l’oiseau noir de Youssouf sera obligé de revenir vers son nid d’origine, ramenant avec lui le mal dont il était chargé, mal qui finira par ronger et détruire Youssouf lui-même.
    Mais imaginons qu’Ali a, lui aussi, émis une mauvaise pensée. Ce faisant, il a libéré un trou où l’oiseau noir de Youssouf pourra entrer afin d’y déposer une partie de son mal et y accomplir sa mission de destruction.
    Pendant ce temps, l’oiseau noir d’Ali volera vers Youssouf et viendra loger dans le trou libéré par l’oiseau noir de ce dernier. Ainsi les deux oiseaux noirs auront atteint leur but et travailleront à détruire l’homme auquel ils étaient destinés.
    Mais une fois leur tâche accomplie, ils reviendront chacun à son nid d’origine car, est-il dit:
    « Toute chose retourne à sa source »

    «Le mal dont ils étaient chargés n’étant pas épuisé, ce mal se retournera contre leurs auteurs et achèvera de les détruire.
    L’auteur d’une mauvaise pensée, d’un mauvais souhait, d’une malédiction est donc atteint à la fois par l’oiseau noir de son ennemi et par son propre oiseau noir lorsque celui-ci revient vers lui.
    La même chose se produit avec les oiseaux blancs. Si nous n’émettons que de bonnes pensées envers notre ennemi alors que celui-ci ne nous adresse que de mauvaises pensées, ses oiseaux noirs ne trouveront pas de place où loger chez nous et retourneront à leur expéditeur.
    Quant aux oiseaux blancs porteurs de bonnes pensées que nous lui aurons envoyés, s’ils ne trouvent aucune place libre chez notre ennemi, ils nous reviendront chargés de toute l’énergie bénéfique dont ils étaient porteurs.
    Ainsi, si nous n’émettons que de bonnes pensées, aucun mal, aucune malédiction ne pourront jamais nous atteindre dans notre être.
    C’est pourquoi il faut toujours bénir et ses amis et ses ennemis. Non seulement la bénédiction va vers son objectif pour y accomplir sa mission d’apaisement, mais encore elle revient vers nous, un jour ou l’autre, avec tout le bien dont elle était chargée.»

    C’est ce que les soufis appellent l’égoïsme souhaitable. C’est l’Amour de Soi valable, lié au respect de soi-même et de son prochain parce que tout homme, bon ou mauvais, est le dépositaire d’une parcelle de la Lumière divine. C’est pourquoi les soufis, conformément à l’enseignement du Prophète, ne veulent souiller ni leur bouche, ni leur être par de mauvaises paroles ou de mauvaises pensées, même par des critiques apparemment bénignes.»

    Tiré de : Vie et enseignement de Tierno Bokar,

  93. lilia Rose dit :

    Le Prophète: a dit “Tout homme naît comme apte à la religion islamique, ce sont ses
    parents qui font de lui un juif, un chrétien ou un mazdéen”. (hadîth)
    L’Islâm est la religion de l’abandon confiant et conscient à Dieu Il implique la foi en un Dieu unique et absolu et en la mission de Son Envoyé, notre Seigneur Mouhammad (Bénédiction et Salut sur lui) qu’il a choisi pour la transmission de son message (le Coran). Le sens étymologique du mot Islâm, qui dérive de la racine trilitère S.L.M., dont découle Istislam (soumission) et Salam (paix), évoque la soumission au Créateur et la paix avec les créatures. Ma lettre s’adresse donc à vous tous et pacifiquement « Ô amis, entendez-moi : L’amour est pareil au soleil Et le cœur sans amour Est semblable à une pierre noire. A la porte du Roi, Au service de notre Seigneur Les étoiles des amoureux Sont pareilles aux sentinelles. » La pratique du l’Islam devait permettre, hier comme aujourd’hui la reconnaissance de l’âme humaine universelle, qu’elle soit croyante ou non, dans les sphères de l’intimité divine ou de l’intimité des uns et des autres (non croyants) en leur accordant des perspectives insoupçonnées qui puisses mener progressivement l’Homme vers les sommets de la foi et de la spiritualité. Et vers les sommets de la dignité humaine, vers plus de l’Autre dans le moins de son « soi » pour les croyants ou non. Vous qui êtes venus ici, prendre de votre temps, sachez qu’il ne représente que le monde d’aujourd’hui, celui de l’ordre emprunt de désordre. Des forces baignées dans la faiblesse. Parfois, certains ont pu vous blesser, vous heurter ou vous insulter. Sachez que cela ne fait nullement parti de l’attitude que devrais avoir un musulman. Pardonnez-leur ! Pardonnez nous de ne pas savoir offrir ce que nous avons de meilleur en nous, car trop souvent nous vous offrons ce que l’homme à de pire en lui. La faute a qui A Quoi ? A une faiblesse spirituelle pour certains et une regrettable attitude pour les autres. L’Islam, celui qui vous est tenue de voir par delà les comportements de certains représentent que l’attitude d’humains comme vous avec leur erreurs ou leur raisons. A trop aimer une « chose » ont veux la partager avec tout le monde, mais la méthode, la manière n’est pas la bonne; Il y a dans ces attitudes une sorte de mélancolie, de folie spirituelle. Alors que Dieu nous recommande le Bien quand afin qu’Il « Ouvre les yeux de ton cœur, afin de voir l’âme de toute chose : tu verras alors sans voiles ce qui était invisible. Si tu voyages vers le pays de l’amour, les horizons de ce monde te sembleront une roseraie. » disait un sage musulman. Je lui ai dit: « Je suis très seul(e)» Il m’a dit: … « Je suis tout proche ». (Baqara-186) J’ai dit : Oui, je sais que vous êtes proche, mais moi je suis loin de Toi. Si je pouvais être aussi proche de Toi : Tu as dit : « Invoque ton Seigneur en toi-même, en humilité et crainte, à mi-voix, le matin et le soir »(Araf-205) J’ai dit: Même cela demande ton aide ! Tu as dit: « Ne voudrais tu pas qu’Allah vous pardonne ? » (La Lumière-22) J’ai dit : Bien sûr, je voudrais vraiment que Tu me pardonnes.Tu as dit: « Alors, implorez le pardon de votre Seigneur et repentez vous à Lui. Mon Seigneur est vraiment Miséricordieux et plein d’amour. » (Hud-90) J’ai dit: Je suis vraiment dans le péché, que ferais-je avec autant de péché ? Tu as dit : « Ne savent-ils pas que c’est Allah qui accueille le repentir de ses serviteurs, et qu’Allah est L’Accueillant au repentir et le Miséricordieux? » (Le repentir-104) J’ai dit: Combien de fois j’ai renoncé à mon repentir, j’ai honte de revenir encore ! Tu as dit: « Allah le Puissant et l’Omniscient. celui qui Pardonne les péchés, l’Accueillant au repentir.» (Le Repentir-2/3) J’ai dit: j’ai tant de péché, pour lequel demander pardon ? Tu as dit: « Allah pardonne tous les péchés. » (Les groupes-53) J’ai dit: Cela veut dire que si je me repens, Tu vas encore me pardonner ? Tu as dit: « Et qui pardonne les péchés, sinon Allah?» (La famille d’İmran-135) J’ai dit: Comme tu es Bon mon Dieu, Je ne sais pas pourquoi, mais face à ces mots je bouillonne de l’intérieur, je T’aime mon Dieu. Tu as dit: «Certes, Allah aime les repentant et ceux qui se purifient » D’un coup, j’ai dit « Mon Dieu, à part Toi je n’ai personne». Et Toi : Allah ne suffit-Il pas à son serviteur? as-Tu répondu. (Les groupes-36) J’ai dit : Tu es si bon, généreux envers moi, Tu m’aimes tant, que puis-je faire pour Toi ? Tu as dit:
    « Ô vous qui croyez ! Evoquer Allah d’une façon abondante. Et, glorifiez –Le à la pointe et au déclin du jour. C’est lui qui prie sur vous ainsi que Ses anges, afin qu’Il vous fasse sortir des ténèbres à la lumière et Il est Miséricordieux envers les croyants » (Les coalisés 41/43) Je me suis dit :
    Mon Dieu, je T’aime Par conséquent, c’est par la reconnaissance que l’être humain s’adresse au Très-Haut pour le remercier des dons qu’Il lui a octroyés : don de la vie, don de pouvoir Le connaître et Le servir en toute droiture. Cette attitude de reconnaissance est, pour le musulman, signe de soumission, de remise confiante en la souveraineté divine. Il a fallu un certain temps, mais maintenant j’aperçois la lumière.Comment peut-elle causer du mal alors que sa sensation est si bonne ?
    Le mode de vie d’un musulman peut sembler très exigeant, Mais il faut chercher plus profondément que votre propre compréhension Les manières du Prophète :saws: vous ont été révélées. Maintenant que vous avez entendu le Message d’Allah, qu’allez-vous faire ? L’Enfer est éternel et nous n’avons guère le temps, Combien de temps nous faudra t-il pour nous prendre en main ? Le Message a été révélé, et il est très clair.Vous étiez ici aussi, ne l’avez-vous pas perçu ? Nous attendons la fête avec impatience et nous voulons être bénis, Mais quand la fête est finie, qu’en est-il du reste ? Tout simplement parce que la fête est ici ne signifie pas qu’elle y est. Nous devons nous attacher à en savoir plus, parce que la connaissance est la clé.Le Coran est un livre d’instruction sur la façon dont notre vie devrait être. Nous devrions partager ce que nous apprenons avec d’autres, afin que nous puissions vivre. Nos enseignements seront encore là longtemps après notre départ.
    Il n’y a pas d’autre dieu que Dieu !!!!

  94. Modibo dit :

    Peut-être que oui, peut-être que non

    Il était une fois un modeste paysan de la vieille Russie. Il était veuf et n’avait qu’un fils.
    Un jour, son cheval disparut. Tous ses voisins le plaignirent, en disant qu’une bien triste chose était arrivée. « Peut-être que oui, peut-être que non », répondit-il.

    Trois jours plus tard, son cheval revint accompagné de trois chevaux sauvages. Les voisins l’envièrent et lui affirmèrent: « Quelle chance tu as ! ». A quoi il répondit : « Peut-être que oui, peut-être que non ».

    Son fils tenta de monter l’un des chevaux sauvages, tomba et se cassa une jambe. Les voisins dirent : « Quelle guigne ! » – « Peut-être que oui, peut-être que non », répondit une nouvelle fois le paysan.

    Trois jours plus tard, les huissiers du tsar vinrent chercher tous les jeunes hommes valides pour les enrôler dans l’armée, et le fils du paysan ne fut pas enrôlé. « Quelle chance tu as ! » déclarèrent les voisins au vieux paysan.

    Nous ne voyons qu’un tout petit bout de notre réalité. Qui sait à quoi peuvent être utiles les expériences que nous vivons !

    Sagesse de LAO-TSEU

  95. Modibo dit :

    Le miroir

    Jamais vous ne pourrez vous voir vous-même dans un miroir. Un miroir peut être utile à votre toilette, voire indispensable, mais ce n’est pas dans un miroir que vous trouverez la révélation de vous-même. Vous ne pouvez pas vous regarder priant dans un miroir, vous ne pouvez pas vous voir comprenant dans un miroir. Votre vie profonde, celle par laquelle vous vous transformez vous-même, c’est une vie qui s’accomplit dans un regard vers l’autre.

    Dès que le regard revient vers soi, tout l’émerveillement reflue et devient impossible. Quand on s’émerveille, c’est qu’on ne se regarde pas. Quand on prie, c’est qu’on est tourné vers un autre ; quand on aime vraiment, c’est qu’on est enraciné dans l’intimité d’un être aimé. Il est donc absolument impossible de se voir dans un miroir autrement que comme une caricature si l’on prétendait y trouver son secret.

    La vie profonde échappe à la réflexion du miroir ; elle ne peut se connaître que dans un autre et pour lui.

    Quand vous vous oubliez parce que vous êtes devant un paysage qui vous ravit, ou devant une oeuvre d’art qui vous coupe le souffle, ou devant une pensée qui vous illumine, ou devant un sourire d’enfant qui vous émeut, vous sentez bien que vous existez, et c’est même à ces moments-là que votre existence prend tout son relief, mais vous le sentez d’autant plus fort que justement l’événement vous détourne de vous-même.

    C’est parce que vous ne vous regardez pas que vous vous voyez réellement et spirituellement, en regardant l’autre et en vous perdant en lui. C’est cela le miracle de la connaissance authentique. Dans le mouvement de libération où nous sortons de nous-mêmes, où nous sommes suspendus à un autre, nous éprouvons toute la valeur et toute la puissance de notre existence…

    Dans ce regard vers l’autre, nous naissons à nous-mêmes.

    M. Zundel

  96. Modibo dit :

    Trente troisième discours : La répartition des hommes en quatre classes (p. 143)

    Comme le titre l’indique, ici, le sheikh Abdel Khadr Djeylani répartit les hommes en quatre classes et en développe les modalités :

    [Première classe] : « l’homme dépourvu de langue et de cœur. Il s’agit du pécheur, vulgaire et inintelligent. »

    [Deuxième classe]: « l’homme possédant une langue mais dépourvu de cœur. Il prononce des paroles de sagesse mais sans les mettre en pratique. »

    [Troisième classe]: « l’homme possédant un cœur mais dépourvu de langue. C’est un croyant qu’Allah a caché à Ses créatures »

    [Quatrième classe] : « l’homme appelé « grand » (‘azîm) dans le Malakût comme cela est mentionné par le hadith du Prophète : « Celui qui apprend puis enseigne et agit (selon ce qu’il sait) est appelé « grand » dans le malakût » Il est le savant par Allah et il connaît ses Signes [c’est l’homme qui a un cœur et une langue]. »

  97. Modibo dit :

    1. Les gens sont déraisonnables, illogiques et égocentriques.
    Aimez-les quand même.

    2. Si vous êtes désintéressé, les gens vous prêteront des motifs égoïstes et calculateurs.
    Soyez désintéressé quand même.

    3. Si vous réussissez, vous gagnerez de faux amis et de vrais ennemis.
    Réussissez quand même.

    4. Le bien que vous faites aujourd’hui sera oublié demain.
    Faites le bien quand même.

    5. L’honnêteté et la franchise vous rendent vulnérable.
    Soyez honnête et franc quand même.

    6. Ceux qui voient grand peuvent être anéantis par les esprits les plus mesquins.
    Voyez grand quand même.

    7. Les gens aiment les petites gens, mais préfèrent suivre les puissants.
    Luttez pour les petites gens quand même.

    8. Ce que vous avez mis des années à bâtir peut être détruit du jour au lendemain.
    Bâtissez quand même.

    9. Les gens ont besoin d’être secourus, mais certains se retourneront contre vous
    si vous les aidez.
    Aidez-les quand même.

    10. Si vous donnez au monde le meilleur de vous-même,
    vous risquez d’y laisser des plumes.
    Donnez le meilleur quand même.

  98. Modibo dit :

    Relations avec les autres religions
    – Tiemo, lui demandai-je un jour, est-il bon de converser avec les gens d’une autre foi pour échanger des idées et mieux connaître leur dieu?
    Il me répondit:
    – Pourquoi pas? Je te dirai: il faut causer avec les étrangers si tu peux rester poli et courtois.
    La parole 149
    Tu gagnerais énormément à connaître les diverses formes de religion. Crois-moi, chacune d’elles, quelque bizarre qu’elle te paraisse, contient de quoi affermir ta propre foi. Certes, la foi, comme le feu, pour être ardente doit être entretenue au moyen d’un combustible approprié. Sinon elle s’appauvrit, di- minue d’ardeur et de volume, se transforme en braise, de braise en charbon et de charbon en cendres.
    Croire que sa race, ou sa religion, est seule déten- trice de la vérité est une erreur. Cela ne saurait être. En effet, la foi est d’une nature comparable à celle de l’air. Comme l’air, elle est indispensable à la vie humaine et l’on ne saurait trouver un seul homme qui ne croie véritablement et sincèrement en rien. La nature humaine est telle qu’elle ne peut pas ne pas croire en quelque chose: Dieu ou diable, force ou fortune, chance ou malchance.
    Lors, dès qu’un homme croit en Dieu, il est notre frère. Traite-le comme tel et ne sois pas du nombre des égarés. Si l’on n’a pas la certitude de posséder entièrement toutes les connaissances, il faut se gar- der de contredire. Certaines vérités ne nous parais- sent invraisemblables que, tout simplement, parce que notre connaissance ne les atteint pas.
    Il ajoutait:
    Évite les contestations. Lorsque quelque chose cho- que ton esprit dans une religion ou une croyance, incline plutôt l’oreille de la compréhension. Peut- être Dieu viendra-t-il à ton secours et te donnera-t-il l’intelligence de ce qui te paraît étrange ..

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