De nombreux blogueurs ont souhaité que l’on parle davantage de la réligion et de la spiritualité qui sont les socles sur lesquels reposent toutes les recettes mystiques qu’ils ont l’occasion de découvrir ou expérimenter.
Certains,par scrupule ou peu informés sur la licéité de quelques recettes,ont éprouvé le désir d’en référer à la Chari’a avant toute application et avoir un avis fiable et sûr.
D’autres,autant intéressés par les recettes que par la spiritualité,voudraient pouvoir obtenir des réponses à leur questionnements et expériences spirituelles.
Avec enthousiasme il leur est dédié une rubrique distincte des « recettes mystiques ».
Elle est ouverte à tous,sans distinction de réligion,pour échanger sur les expériences spirituelles,les différents dogmes réligieux et les aspects du mysticisme dans toutes les réligions.
C’est un espace d’échange et de partage dans un esprit mutuel de comprendre la foi et les expériences de « l’autre »,celui qui pratique une réligion différente de son frère,appréhender les sources d’autres vies mystiques.
Bien que distincts,ésotérisme (recettes et formules mystiques) et mysticisme(contemplation divine) ont des points communs,source de moult confusions.
Beaucoup de blogueurs le devinent sans pouvoir se l’expliquer et,au lieu d’entretiens et échanges individuels par mail,il est utile que nous partageions nos connaissances.
De nombreux autres qui évoluent individuellement cherchent des mots à leurs maux,demandent de l’aide et un accompagnement,des explications à ce qu’ils ne comprennent pas ou plus.
Certains autres doutent de leur évolution spirituelle,se posent mille et une questions dont les réponses les apaiseraient. On redoute ce qu’on ne connaît pas…
Pour la cohérence des posts et exposés,nous souhaitons évoluer par thèmes choisis par les blogueurs,après des thèmes généraux qui seront abordés cette semaine.
Toute remarque ou suggestion bienvenue.
Davidoffolle
LE COEUR,ORGANE SPIRITUEL
Le coeur,organe biologique,est le lieu de toutes les manifestations spirituelles,ce qui lui confère une fonction spirituelle.
Cette fonction ne peut s’exercer tant qu’il est » noirci » par les impuretés et le péché,
C’est un miroir qu’il faut polir par le jeûne,les privations,qu’il faut débarrasser de ce qui l’obscurcit,le péché,l’attachement aux biens matériels,la non observance des principes religieux.
En effet,chaque faute ou péché laisse une marque sur le coeur et à la longue l’obscurcit comme il est dit dans le Coran,Sourate 83,verset 14 « Non,non! Ce qu’ils s’acquièrent rouille leurs cœurs ».
Les expériences spirituelles ne commencent qu’avec cette purification du coeur.
La profondeur des marques et tâches laissées sur le coeur spirituel sont fonction du nombre et de la nature des péchés,mineur ou majeur.
C’est pour prévenir cet obscurcissement total qu’il faut pratiquer régulièrement l’Istighfâr.
Ces marques peuvent être ôtées oû effacées par des actes spirituels déterminés en fonction du péché qui les ont values,et le zikr est le moyen le plus rapide et le plus certain,même si dans certains cas la faute demeure.
Les zikrs connus pour agir sur toutes les formes de péché et les marques qu’ils laissent sur le coeur sont :
La salat alà nabi
Lâ ilâha illallah
Istighfar
Hayou Qayoum
Les actes pieux connus pour polir le coeur sont :
Le jeûne
L’aumône
La retraite spirituelle
Les prières nocturnes
LE COEUR,BARZACH
De par ses fonctions organiques et spirituelles,le coeur est un » barzach « ,un intermonde entre le corps( fonction biologique) et l’âme( fonction spirituelle).
Il tient une position centrale qui lui permet d’être en contact avec le réel( le corps et la vie),le sensible(zâhir) et le non sensible (bâtin)
D’où un autre sens du verset 20 de la Sourate Le Miséricordieux verset 20 :
» Il a donné libre cours aux deux mers pour qu’elles se rencontrent,comme il y a entre les deux un intermonde,elles ne se mélangent pas ».
La première « mer » désigne le monde sensible et la seconde le monde spirituel.
Le coeur joue le rôle d’intermonde où les deux sources communiquent.
Lorsque ce canal de communication entre le ciel et la terre qu’est le coeur est fermé (Le Coran dit » apposer un sceau sur le coeur »),le fidèle est éloigné de Dieu et de toute piété!
Il devient sourd à tout rappel,tout prêche et s’ouvre aux lumières trompeuses du Monde au détriment de sa foi et de son salut.
Cela ne survient qu’en cas d’obscurcissement total du coeur par le nombre inqualifiable de péchés et de turpitudes sans repentir.
Ici se situe l’importance de l’Istighfâr. En effet tant que le fidèle,conscient de sa faute, demande pardon au Seigneur pour ses péchés,il ne connaîtra jamais cet état fatal pour sa foi car le coeur,même marqué conserve la capacité de se pôlir par le pardon.
Le but ultime de tous nos actes de dévotion,d’adoration et de piété est d’abord de maintenir cette communication ouverte,ensuite l’entretenir pour en retirer tout ce qui pourrait la boucher (péchés,actes d’impiété,mauvaise vie…) enfin l’élargir pour recevoir le maximum d’informations spirituelles.
L’élargir consiste à la « vider » de tout élément parasite qui pourrait corrompre ou perturber la communication. Ces éléments parasites peuvent être généraux (les marques laissées par les interdits réligieux) ou particulières à chaque individu (désir inconsidéré du Monde, quête effrenée de biens matériels…etc).
Lorsque ce canal de communication qu’est le coeur devient propre et libre de tout désir matériel et même humain,il est apte à recevoir les théophanies et illuminations divines sans aucun intermédiaire.
Toute l’aventure mystique revient à ce travail d’orfèvre qu’est pôlir le miroir du coeur afin que la communication soit complète et totale. La méthode nous est donnée : le respect scrupuleux des principes réligieux,l’ascèse et la bonté.
A chacun est transmis ce qui peut passer par son canal de communication.
Le rôle d’Ibliss est d’encombrer au maximum votre canal de communication jusqu’à la fermer totalement. Comment ? par le péché et et l’impiété qui laissent de grandes marques et parasites dans le coeur. Le combat consiste,à défaut d’éviter les péchés et leur marque,à « nettoyer » au plus vite chaque trace laissée par une faute,soit par une bonne action,soit par le jeûne,soit par l’istighfâr! Ne jamais laisser les fautes s’accumuler mais récurer régulièrement le canal de communication pour éviter qu’il se bouche totalement!
LES NOMS DIVINS DITS « ASMAOUL IDRISSIYA » OU « ASMAOUL ‘IZÂM »
Ce générique regroupe une série de 41 invocations commençant toutes par des « asmaoul housnâ »
exemple 1 : yâ hamîdal fi’âli zal manni ‘alâ jamî-i khalqihi biloutfihi : HAMÎD
exemple 2 :yâ rahima koulli sarîkhin wa makroubin wa ‘iyâssahou wa ma’âzahou : RAHIM
exemple 3 :yâ qayoûmou falâ yafoutou chayioun mine hifzihi wa la yaoudouhou QAYOUM
On ne peut aborder ces noms sans évoquer leur source et leur origine ni présenter l’ordre mystique qui nous l’a transmis :
LA CHATTÂRIYA
Formation de l’ordre mystique Chattâriya
La Chattâriya est apparue en Inde au début du XVe siècle,fondée par Abd Allah Chattârî(mort en 1485). Originaire de la région de Boukhara,il migra en Inde orientale pour s’installer. Déjà rattaché à la ‘Ichqiya et à la Suhrawardiya,deux ordres soufis,il était contrarié par l’essor de la Naqchbandiya en Asie Centrale.
C’est ainsi qu’il prétendit posséder une voie meilleure à toutes les autres,la Chattâriya, de « chattâr »,mystique qui s’est séparé du monde. Son ordre s’implanta du Bengale au Gudjarat grâce à deux disciples connus,Cheick Mouhamad ‘Alâ Qâzîn et Zuhûr Bâbâ Hâmid(mort en 1524).
Deux disciples du Bengali Zuhûr Bâbâ Hâmid,Cheick Phûl(mort en 1539) et son jeune frère Mouhamad Ghawth(1500-1562) contribuèrent à la célébrité de l’ordre après la mort d’Abd Allah Chattârî dans le Malwâ(ouest de l’inde).
La confrérie fut célèbre dans dans le sous continent indien jusqu’à la fin du XVIIIe siècle puis sombra dans l’obscurité.
De tous ses disciples,celui qui nous intéresse est :
MOUHAMAD GHAWTH (1500-1562)
Etabli à Gwalior(ville de l’Inde),Mouhamad Ghawth entreprit une retraite spirituelle sur l’ordre de son Maître.
C’est ainsi qu’il s’installa sur une montagne dite « citadelle de Jîtar »,près de Chunar dans la vallée du Gange.
Il y est resté pendant 13 ans sans contact avec aucun humain et personne ne peut dire de quoi il s’est nourri toutes ces années sans ravitaillement.
Sujet de multiples expériences et illuminations spirituelles après toutes ces années et détenteur de beaucoup de secrets mystiques et ésotériques, c’est Mouhamad Ghawth qui est descendu de la montagne avec les Asmaoul idrissiya comme il l’explique lui même dans son plus célèbre ouvrage « Jawâhîr Khamsa »,écrit en Arabe en 1522 puis réédité en Persan en 1549.
Redoutable et redouté depuis lors,auteur de nombreux prodiges grâce aux pouvoirs de ces fameux noms,certains actes frôlant la magie,des Ulémas,à tort ou à raison,émirent contre lui une Fatwa de mort pour hérésie!
Il faut dire que,grâce à lui ou à cause de lui,de nombreuses dynasties se créèrent et furent défaites dans la région.
Il dut fuir Gudjarat un moment,fatwa de mort sur le dos,et put y revenir sous le règne de Akbar(1556-1605) qui le réhabilita et lui permit de s’établir à Gwalior où il mourut et fut enterré en 1562.
Sa tombe demeure aujourd’hui encore un centre de pélérinage.
(Bibliographie :Les Voies d’Allah ,popovic et Veinstein;La Chattâriyya,Marc Gaborieau;Gûzlâril Abrâr,Mouhamad Ghawth)
Expansion de l’ordre hors de l’Inde
Grâce à un relais établi en Arabie dans les Lieux saints de l’Islam, la chattâriyya continua à jouer un rôle important dans le monde.
A la fin du XVIe siècle,un chattâri du Gudjurat,Sibghat Allah Ibn Rûh Allah(mort à Médine en 1606),élève de Wâdjîh al Din,le disciple de Mouhamad Ghawth introduisit la Chattâriyya et y popularisa les livres de Mouhamad Ghawth. Son oeuvre y fut continuée par une lignée de disciples, dont un très connu Ahmad Chinnawî(mort en 1609),qui recevaient des étudiants de diverses régions du monde.
C’est ainsi que le recueil des « asmaoul idrissiya » de Mouhamad Ghawth fut connue dans le monde arabe musulman.
Dans cette carrière hors de l’Inde,la Chattâriyya conserve une réputation d’ésotérisme et de pouvoirs magiques qui font encore recette. Le « jawâhir alKhamsa » de Mouhamad Ghawth est toujours imprimée dans le monde arabe jusqu’au Maroc.
QU’EST CE QUE DONC CES FAMEUX NOMS REVELES PAR MOUHAMAD GHAWTH?
Il faut savoir que,avant Mouhamad Ghawth,aucun ouvrage ancien ne traite des « asmaoul idrissiyya ». Seul le « Jawâhir Khams » codifie la méthode et la pratique de leur utilisation.
La version qui est imprimée et sur le marché,celle de Mouhamad Bin Bayazîd al’Athâr,est une version expurgée et résumée de la version complète,celle de Ahmad Channawî,introuvable.(j’en ai une copie consultable.Pour la petite histoire,cette copie provient d’un original volé à la bibliothèque d’Alexandrie par un des gardiens et vendu à un touriste qui m’a permis de le reproduire en 1991.Il y a prescription depuis longtemps.)
PARTICULARITE DES NOMS:
Ces séries de 41 Noms dits « idrissiyâ » sont des formules en langue arabe mais des formules qui s’affranchissent de toute règle de construction grammaticale et qu’il n’est pas permis de corriger ni rectifier.
Règles de lecture
En effet,bien que comportant des fautes évidentes de langage,ces invocations sont à réciter à la lettre,sous peine d’effets inverses,contraires ou autres que ceux souhaités.
Exemple 1
yâ hamidal fî’âli zal man-ni ‘alâ jamî-i khalqihi biloutfihi (1ere lecture)
yâ hamidal fa’âli zal man-ni ‘alâ jamî-i khalqihi biloutfihi (2e lecture)
vous remarquez que dans la 1ere lecture on pronnonce « fi’âli » et dans la 2e « fa’âli »,nuance verbale. Selon que vous choisissez l’un ou l’autre vous devenez riche ou misérable au point de manquer même du strict minimum et toute personne que vous fréquentez subit la même chose!
Exemple 2
yâ mouzilla koulla jabârin ‘anîdin biqahri ‘azîzi soultânihi (1ere lecture)
yâ mouzilla koulla jabârin ‘anîdin biqahrin ‘azîzin soultânouhou (2e lecture)
vous remarquez dans la 1ere lecture « qahri ‘azîzi soultânihi » et dans la 2e « qahrin ‘azîzin soultânouhou » soit Kasra et tanwin. Selon la lecture que vous choisissez vous n’aurez pas les mêmes résultats ni les mêmes effets,souvent contre vous mêmes.
Règles d’utilisation
Contrairement à toutes les invocations ou zikrs,il est absolument interdit d’interrompre le zikr d’aucun de ces noms une fois que l’on s’y met,même en cas de maladie. C’est un engagement à vie sous peine des pires réprésailles et calamités immédiates et les initiés le savent mieux que quiconque!!!
Ensuite,les invocations sont à faire à heures fixes et immuables. Si vous choisissez la première fois de les faire le matin ou la nuit,à telle ou telle heure,vous y êtes tenus toute votre vie!
En effet il est dit que les rawhânes des noms invoqués viennent assister à votre zikr et une fois présents à l’heure fixée sans que vous soyez en zikr,ils vous jettent des sorts ou vous souhaitent le pire,ce qui vous arribe i-né-luc-ta-ble-ment!!! Selon le nom utilisé,le délai de réprésailles varie de la journée même à trois mois sans que vous n’y compreniez rien!
A cet égard,et au vu de certaines pratiques possibles avec ces noms,des plus diaboliques aux plus étranges,certaines du kufr à l’état pur(voir « jawâhir khams),ou en relation avec des esprits supérieurs puissants et dangereux,certains Docteurs de la Loi ont décrété l’emploi de ces noms « haram » et les ont rangé dans l’hérésie.
En effet les asmaoul idrissiyâ constituent la 3e partie du « jawâhir khams » originel et ce chapitre s’intitule « Evocation des Esprits par la Récitation des Noms Divins ». Cela constitua un des arguments de l’accusation d’hérésie et la Fatwa demandant la mise à mort de son auteur,Mouhamad Ghawth.
Délai de réponse des « asmaoul idrissiyâ »
Ce ne sont pas des invocations de l’urgence. Les rawhânes attachés à chacun des noms ne sont assujetis qu’après plusieurs années de pratique,en fonction du nom évoqué, si l’on se limite à des chiffres réduits de zikr journalier tel 360 fois,commun à la plupart de ces noms.
Il est possible de réduire ou raccourcir ce temps,selon la méthode de zikr choisie,certaines demandant une bonne connaissance de l’astrologie sinon on y laisse la vie. Toutes ces méthodes sont commentées dans le « Jawâhir Khams »,ouvrage de référence. Cependant il est capital d’en recevoir l’enseignement d’un Maître car tout ce qui est écrit n’est pas ce qui est ni ce qui se fait.
PAROLES A MÉDITER:
Le développement d’une science la rend utile,accessible et agréable pour l’auditeur intelligent car sa raison peut saisir cette science indépendamment en réfléchissant.
Mais les science mystiques et ésotériques ne sont pas ainsi. Quand elles sont développées,elles s’altèrent,leur sens s’obscurcit,la raison les rejette car elle dépasse leur perception et ne peut les atteindre. Celui qui apprécie la science mystique quand elle est exposée et explicitée à une disposition et une intuition certaines pour elles. Mais ceci à condition que le coeur en soit convaincu et véritablement sûr. La raison n’y a aucune place à moins que cette science ne soit transmise par un être infaillible : dans ce cas le coeur de l’homme intelligent est rassuré. Les paroles d’un être faillible ne peuvent s’apprécier que par un initié expérimenté.
Si vous écoutez un individu qui parle de mystique en vous appuyant sur votre raison et votre compréhension,vous suivez votre compréhension et non la science qu’il vous délivre.
Non! Il faut les écouter le coeur vide,sans pré-acquis ni préjugé pour profiter de leur science et comprendre leurs paroles. Celui qui les approche,qu’il voie ce qu’ils lui apportent,prenne ce qu’il peut emporter et leur laisse ce qu’il ne peut supporter,ils en sont plus dignes que lui. Mais qu’il ne le transporte pas chez autre que ces mystiques,les conséquences néfastes se retourneraient contre lui. ( c’est en cela qu’il faut comprendre la raison de ne pas divulguer ces connaissances aux non initiés).
LA MÉDITATION (FIKR):
Ceux qui s’adonnent à la méditation méditent soit sur les Attributs de Dieu soit sur ses Actes car on ne peut méditer sur l’Essence Divine. Non seulement cela est défendu mais Dieu lui-même nous met en garde contre cela!
Ceux qui pratiquent la méditation sont » voilés » de même que ceux qui s’adonnent au zikr. Mais celui qui se contente de reproduire le zikr n’est pas voilé vis-à-vis de Celui qu’il invoque par son zikr.
Les Noms qui te rapprochent de Dieu sont les mêmes qui t’en éloignent car on ne se rapproche du Seigneur qu’en se conformant à son Ordre. Ses Noms sont ses voiles. Au delà il y a tes noms.
De même qu’il ne vient à toi que voilé par ses Noms,tu ne vas à lui que par les tiens. Telle est la quête des mystiques.
La prière de celui qui est en état d’extrême nécessité est exaucée ( Sourate Les Fourmis,verset 62),qu’il soit croyant ou impie. C’est la preuve que la proximité la plus grande est atteinte par tes noms et non par les Siens. On peut se rapprocher de Dieu par nos noms de n’importe qu’elle manière tandis que seul un croyant peut se rapprocher de Lui par Ses Noms à lui.
Le disciple qui fréquente ses contraires est en régression sur la voie. S’il fréquente ses semblables il est en distraction. S’il reste seul,il se retrouve dans la perplexité. S’il se tourne vers son Seigneur il demeure dans les voiles. S’il fréquente son Cheick,les portes lui sont ouvertes,les moyens lui sont facilités et Dieu se manifeste à lui par le Nom « Al Wahâb »(celui qui donne sans compter).
Hors du Maître point de salut,dès lors que l’on a choisi le voyage vers Dieu…
Dieu nous dit : »Et vers lui vous retournerez » dans de multiples textes du Coran. Efforcez vous de connaître le chemin par lequel vous êtes venus à l’existence car c’est par le même chemin qu’il faudra retourner à Lui.
Si vous connaissez le chemin avant le grand voyage de retour( la mort), vous serez homme d’intimité,vous y serez familiers,donc sans crainte car habitués à le parcourir. Sinon vous serez homme de solitude,terrifié,sans repères,égaré sans secours pour vous retrouver loin,très loin de votre destination…en Enfer! Dieu nous en éloigne…
ENSEIGNEMENT ET DISCIPLE:
La véritable intention,l’objectif réel d’un enseignement spirituel est de conduire à la transformation de l’Etre et non de lui proposer un nouveau système de croyance particulier.
Même si cela peut s’accompagner d’un code moral et de règles spéciales,ce n’est pas l’intention première.
La recherche de la Vérité et de la conformité à la volonté de Dieu sont cependant d’un niveau intérieur si subtil qu’un chemin précis doit être emprunté avec l’aide d’un Guide. Quelle que soit la stature spirituelle du Maître,il faut toujours des recommandations et instructions précises pouvant aider les disciples à se transformer.
Les méthodes,les techniques et les formulations peuvent être différentes mais elles concernent toutes un changement de niveau,d’état d’Etre et de conscience.
C’est à ce niveau de transformation cruciale de l’âme à l’esprit que se situe l’ascèse,passage difficile qui nécessite l’assistance d’un Maître spirituel pour conduire le disciple au-delà de son individualité limitée,des difficultés propres à ses connaissances,ses pré-acquis et son niveau psychique.
La difficulté vient du disciple lui-même,de tout ce qu’il a étudié ou acquis pour vérité,à ses certitudes et son aveuglement.
Si le chemin est difficile à emprunter,il est encore plus difficile à trouver ou identifier. Mis à part le souci de trouver le vrai guide,trouver le chemin requiert une quête sincère,ardente et persévérante du disciple qui,même avec l’appui d’un guide spirituel devra expérimenter lui-même ses propres tâtonnements.
Etre disciple demande donc une certaine qualification qui se développera et s’approfondira au cours de l’initiation intérieure. En effet,la compréhension est difficilement assimilée et changeante au départ.
Il faut un long processus de purification pour être en mesure d’intégrer peu à peu les vérités essentielles de l’enseignement. Le temps joue donc son rôle dans la quête mystique et il faut impérativement en tenir compte.
Pour passer d’un état d’être à un autre,il faut dépasser et traverser nombre d’obstacles et de pièges de la même façon qu’un navigateur doit affronter la mer,les vagues,le vent,les tempêtes,tous les éléments qui rendent la traversée périlleuse.
Dans toutes les traditions vivantes,on retrouve l’importance du Maitre spirituel,du Guide qui instruit,enseigne et oriente les élèves selon leur itinéraire personnel.
En effet,il est très difficile de concevoir un enseignement spirituel sans la présence vivante d’un Maitre qui l’incarne à la fois par sa présence,sa parole et ses instructions précises.
Le disciple étant limité par ses propres connaissances,logiques ou cartésiennes,n’est pas suffisamment outillé pour déchiffrer ou comprendre le symbolisme des enseignements car,d’un état d’être à un autre les règles sont différentes et la logique du Monde Réel n’est pas celle du Monde Spirituel.
Pour celui qui a toujours appris et su que « 1+1=2 », comment lui faire admettre et accepter ensuite que « 2=1 » si un Maître ne lui dévoile pas tout le mécanisme qui conduit à l’égalité « 2=1″ ? Parler de mécanisme sous-entend » procédé « , »étape » de démonstration. L’on comprend ainsi que l’initiation spirituelle procède par étapes,de niveau à niveau.
NAISSANCE DE LA PENSÉE MUSULMANE,LE QALAM:
Les deux grandes crises qui ébranlèrent l’Islam à ses débuts furent celle du Califat,la plus importante,et celle causée par le contact des fidèles musulmans avec les civilisations étrangères. En effet,après la rencontre des armes il y eut celle des idées. Les musulmans ont vite compris que la soumission des peuples ne pouvait plus se faire par la seule force matérielle car une plus grande force se présentait,celle de la pensée.
L’Islam avait besoin alors d’un corps de doctrines pour défendre ses dogmes.
1- Le problème du Califat
Ce problème se présenta très épineux au départ et donna naissance à trois sectes qui,loin de limiter le différend au seul champ politique,l’étendirent jusqu’aux considérations religieuses et morales.
La première secte fut celle des Khawârij qui rejetèrent catégoriquement l’arbitrage entre l’Imam Ali et Mu’âwiya et posèrent le principe de la libre élection du Calife parmi les musulmans,sans tenir compte ni de sa tribu ni de ses liens de parenté avec Rassoul ( sas ). Ils établirent ensuite et surtout que le Calife,une fois élu,ne pourra plus quitter le pouvoir ni avoir recours aucun arbitrage.Il sera destitué dans le seul cas où il n’aura pas observé fidèlement la Loi de Dieu.
En résumé le choix du Calife est démocratique puisque c’est le peuple qui choisit. D’après leurs principes donc,les califâts d’Abu Bakr et de ‘Omar sont légitimes. Celui de ‘Osman l’est tant qu’il s’est conformé à la loi;dès qu’il a commencé à destituer les gouverneurs et désigner ses propres parents à leur place il devint infidèle et il eut fallu alors le destituer.
De même,Ali était le chef légitime des croyants puisqu’il fut choisi à l’unanimité et non à cause de ses liens avec Rassoul (sas); mais il devint infidèle en acceptant l’arbitrage avec Mu’âwiya. Et,logiques avec eux-mêmes,les Khawârij,après avoir condamné Ali et Mu’âwiya comme infidèles,se choisirent un chef! Cette attitude des Khawârij,politique à ses débuts,ne tarda pas à se doubler de considérations théologique et morale,ce qui conduisit à la séparer en vingt fractions différentes.
La deuxième secte fut celle des Chi’a ( les chiites ) qui étaient partisans d’une théocratie. Mouhamad (sas) ayant été élu Prophète par Dieu et non par les croyants,il appartient à ses héritiers légitimes d’être à la tête de la communauté des fidèles. Il y avait deux héritiers légitimes,’Abbas et Ali,chacun ayant ses partisans.
La lutte s’engagea entre les deux factions comme elle s’engagea aussi entre eux et les partisans de Mu’âwiya,le gouverneur de Syrie,qui devint Calife mais que les chi’ites regardent comme un usurpateur du pouvoir.
Khawârij et chi’ites devinrent les ennemis de Muâwiya et de ses partisans,les Umayyades,qu’ils taxaient d’infidélité. Cependant,les Murji’a,qui forment la troisième secte,soutinrent que Khawârij,chi’ites et Umayyades sont tous des fidèles,et que si certains d’entre eux se sont induits en erreur et dautres non,c’est à Dieu qu’il revient de déterminer le fautif et non aux fidèles. ils appuient leur thèse sur l’argument suivant: tous les sectaires croient en Dieu et son prophète,ils ne sont donc pas des infidèles( kâfir). Et comme c’est Dieu qui connaît le fond des cœurs,nous devons nous remettre par conséquent à son jugement.
Le premier noyau des Murji’a comprenait d’abord quelques fidèles qui n’ont pas voulu participer aux luttes qui détruisaient les musulmans à la fin du califât de ‘Osman. Ils se regroupèrent ensuite en secte pour répondre aux Khawârij et aux chi’ites. On les regarde comme un groupe « d’isolés » qui ont préféré rester à l’écart et ne pas se prononcer sur tel calife ou tel fidèle.
Le principe de la situation intermédiaire
Telle fut la position de chacune des sectes envers les différents califes. Chacune de ces sectes formaient une véritable école dont les maîtres et disciples cherchaient des arguments pour appuyer leurs thèses.
Al Hassan al Basri présidait une réunion d’argumentation un jour où on lui demanda :
» Vous,homme versé dans les sciences de la religion,vous savez que de nos jours certaines gens traitent d’infidèles ceux qui ont commis un grand péché car ils soutiennent que par suite de ce péché on a quitté la communauté des croyants. Ces gens sont les Khawârij. Par contre d’autres,les Murji’a,affirment que le grand péché ne peut nuire si on a la foi et que les actes extérieurs qu’accomplit l’homme ne font pas partie intégrante de la foi. Qu’en pensez vous? »
A sa place répondit un de ses élèves: » Je ne dis pas que celui qui a commis un grand péché est absolument croyant ni absolument infidèle mais je soutiens qu’il est dans une situation intermédiaire,ni croyant ni infidèle ». L’élève,Wâsil ben ‘Ata s’eloigna ensuite d’eux,suivi dautres disciples. Al Hassan dit alors : » Wâsil se sépare de nous.il est devenu scissionniste ( mu’utazila) ».
La question qui a été posée à Al Hassan visait incontestablement les deux parties qui ont pris part à la bataille du Jamal et de Siffin ( Ali et Mu’âwiya).
Ainsi,avec Wâsil naissait une nouvelle secte,celle des Mu’utazila. Cette secte édifiera tout un système philosophique dans lequel la Raison occupe une place primordiale.
Ce furent les premiers penseurs de l’Islam,à l’origine du Qalam,philosophie religieuse islamique.
2-Le problème du déterminisme et du libre arbitre
A la fin des guerres de conquête et d’expansion,le tassement des luttes intestines, le deuxième grand problème après celui du Califât,qui préoccupa les musulmans, épineux lui aussi ,fut celui du déterminisme et du libre arbitre.
La question devait inéluctablement se poser aux conquérants qui avaient pénétré des territoires déjà influencés par la philosophie grecque,le christianisme ou le manichéisme,tels la Syrie,l’Irak et la Perse. Il est évident que la position des musulmans ne pouvait être nette sur le sujet. En effet,si des chrétiens,des juifs et des persans embrassaient la nouvelle religion,ils gardaient quand même leurs anciennes convictions sur beaucoup de sujets non résolus en Islam,parmi lesquels précisément le problème du déterminisme et du libre arbitre. Bien plus,ces nouveaux convertis exercèrent une influence considérable sur les musulmans qui se heurtaient pour la première fois à des systèmes philosophiques bien établis alors qu’eux cherchaient à en établir un. C’est ainsi que des chrétiens convertis à l’Islam propagèrent autour d’eux la croyance au libre arbitre alors que c’est plutôt la croyance à la prédestination qui prévalait déjà en Islam à cette époque.
Ce premier courant d’idées soutenant le libre arbitre était représenté,en Islam,par Ma’bad alJohni et Ghaylân alDimishqî,tous deux disciples d’un chrétien de l’Irak,nommé Susan,converti à l’Islam qu’il renia ensuite pour retourner au christianisme. Ma’abad frequentait le groupe d’alHassan alBasri et comptait déjà plusieurs adeptes à Basra. Wâsil avait donc connu Ma’abad puisque le principe du libre arbitre s’est formé autour d’alHassan. Quant à Ghaylân,fils d’un affranchi du Calife Osman,il vivait à Damas. Excellent orateur et très éloquent,il fut un défenseur très zélé du libre arbitre,il eut les mains et les pieds coupés sur ordre du calife Umayyades Hishâm ben Abdel Malik.
Les défenseurs du libre arbitre sont appelés les Qadariyya,le verbe qadara signifiant le pouvoir qu’à l’homme de produire ses propres actes et d’en être responsable.
Wâsil ben ‘Ata sera donc le continuateur de Ma’abad alJohni et le principal défenseur du libre arbitre à Basra. Il aura à combattre un autre courant,opposé et aussi puissant,celui du déterminisme dont le principal représentant est alors alJahm ben Safwân,un affranchi de Khorâssan qui vécut à Koufa.
Les déterministes sont appelés les Jabriyya,de l’arabe majbour qui signifie déterminé. Ils soutiennent que l’homme n’est point libre mais que Dieu lui a prescrit certains actes qu’il doit nécessairement exécuter. Les actes de l’homme sont donc aussi déterminés que les mouvements de son corps et ceux des corps bruts qui obéissent aux lois immuables de la physique. » De même,disent-ils,que nous disons que l’arbre produit des fruits,que la pierre tombe,que l’eau coule,que le soleil se lève,ainsi nous disons: un tel a obéi,tel autre a désobéi alors qu’en réalité les deux séries d’actes sont absolument identiques,c’est à dire déterminés « .
Il faut reconnaître que les versets du Coran sur lesquels pouvaient s’appuyer les partisans du déterminisme sont nombreux. Ainsi ces versets » Allah a mis un sceau sur leurs coeur et leurs oreilles et un voile recouvre leurs yeux. A eux est réservé un grand châtiment. » » Nous avons envoyé à chaque peuple un apôtre leur dire « Servez Allah et rejetez Thâgout. Parmi eux il en fut qu’Allah dirigea et parmi eux il en fut que l’erreur entraîna ». » Celui contre qui a été prononcé la parole du châtiment,peux-tu le délivrer du feu? ». » Mais mon avis ne vous serait d’aucune utilité; si je désirais vous aviser et qu’Allah veuille vous égarer. Il est votre seigneur et c’est à Lui que vous retournerez ».
Parler de la philosophie islamique nous ayant conduit à aborder des positions litigieuses sur le déterminisme et le libre arbitre chez les Qadariya et les Jabriya,il est important de donner la position de la Sunna sur les deux concepts.
Soulignons d’emblée que croire à la prédestination est un principe fondamental de la foi. La nier c’est rejeter la religion.
Bien que de nombreux versets coraniques valident chacun des deux courants,il est évident pour nous que la vérité se situe à un autre niveau. De tous les commandements de la Loi,nous avons des directives,des commentaires ou des explications tirées du Coran ou de la Sunna. Sauf les sujets qui touchent au déterminisme ou au libre arbitre. On nous demande d’y croire,sans plus. Ce n’est pas que Dieu et son Prophète(sas) s’y refusent mais parce que tout commentaire ou explication est au-dessus de l’entendement et la compréhension humaines. S’y aventurer c’est s’égarer certainement et absolument.
Le Messager lui-même (sas) de son vivant avait interdit d’en discuter et personne n’en discuta jamais pendant sa vie et après sa mort,ni calife ni compagnon.
Il est plus sage pour nous de les suivre et considérer toutes ces polémiques comme vaines car les partisans du libre arbitre ont été excommuniés par les quatre Imams sunnites…
MAITRE ET DISCIPLE:
Il n’est pas de méthode unique ni figée pour la direction du disciple. Certains sont aptes à l’adoration pure,à la pratique des œuvres formelles et à suivre la voie des justes; d’autres sont prédisposés et faits pour la Proximité Divine, suivre la voie des Rapprochés des êtres » désirés » par Dieu grâce à la nature de la relation de leur coeur avec Dieu et avec les autres en conformité avec la Sunna.
Chacune des deux voies,celle des Justes et des Rapprochés a ses débuts et ses étapes finales. Il s’agit de semer la graine dans la terre qui lui convient.
Le Maitre régit les êtres intimes de ses disciples. Il connaît parfaitement chaque individu et ce qui lui convient. Toute personne qui avance sur le chemin,désirant que le Guide le mène où il pense ou croit accéder fait preuve de mauvaise disposition et n’aboutira jamais nulle part.
A chacun est donné en fonction de ses dispositions selon la volonté de Dieu et le Maitre est soumis à cette même volonté car il vous dirige selon le plan de Dieu et non de lui-même.
Les relations Maitre-disciple sont particulières et n’obéissent pas à une logique rationnelle. Tantôt cordiales et franches,tantôt distantes et froides sans explication précise. C’est votre propre nature qui crée ces états et le remède se trouve dans ces réactions. Le Maitre est dans son rôle et vous n’imaginez pas un seul instant la difficulté de la tâche: vous préparer à affronter le voyage vers la Vérité…
Le Maitre et le disciple se choisissent-ils ? Tout est prédéterminé. Chaque ruisseau ou cours d’eau grossit toujours en un même fleuve qui se jette dans le même océan. L’alchimie qui réalise cela est de l’ordre de Dieu.
Tel Maître a la seule faculté de te montrer le chemin sans pouvoir t’accompagner. Tel autre pourra te conduire jusqu’à la porte du Royaume et ne pourra faire plus. Un autre aura la capacité de te conduire jusqu’au Roi. De nombreux walis se sont entendus répondre par celui qu’il pensait pouvoir leur favoriser l’illumination spirituelle: » c’est un Tel le vrai Maître qui te la donnera. Il est dans telle ville ». Certains se sont vus guider vers un Maitre par istikhar alors qu’ils ne le connaissaient pas…et ce Maître les attendait !
Dans tous les cas,si vous êtes sincères,remettez-vous en à votre Seigneur et demandez qu’il vous guide à lui. Une voie vous sera ouverte par sa Toute-Puissance.
Je ne le répéterai jamais assez, n’empruntez pas seul une voie dont vous ne connaissez pas le début,encore moins la longueur ni oú elle vous fera aboutir. Vous mangerez du pain de l’amertume et boirez l’eau du désespoir. Que d’épines et de ronces…livrés à vous mêmes,sans boussole ni repère. Que de montagnes froides et plaines désertes,que de souffrance et de douleur…
Et si jamais vous accédez un jour à la fin du voyage,la surprise est immense et vous rendra plus perplexe car vous n’y avez pas été préparés et ne possédez aucun code de déchiffrement. Le risque de mécréance est certain et peut vous être spirituellement fatal.
Seigneur,fais nous voir les choses comme elles sont et non comme elles nous apparaissent!
Seigneur,nous avons pour tout bien notre foi,ne nous la reprend pas,Seigneur,ce dépôt nous te le confions car tu es meilleur Gardien!
Seigneur pardonne aux plus faibles de notre communauté et ne nous juge pas selon la Loi ni la Justice mais selon l’immensité de ta misericorde. Nous attestons que le Messager (sas) a accompli sa mission,c’est nous qui avons failli…par ignorance! misericorde…miséricorde !
NE NOUS FIONS PAS AUX APPARENCES
Au Maroc vivait un homme connu pour sa vie ascétique,pieux et scrupuleux. il vivait de la pêche,se nourrissant d’une partie de sa pêche et faisant aumône de tout le reste. Ce cheick avait de nombreux disciples attirés par son mode de vie.
Un de ses fidèles voulut entreprendre un bref déplacement vers un autre pays de la région et s’en ouvrit au Maître qui lui dit : » Quand tu y seras,porte mon salut à mon frère,un tel,et demande lui de me faire des bénédictions car c’est un des walis de Dieu ».
Voici ce que le disciple raconte:
» J’entrepris mon voyage. L’on me conduisit jusqu’à la porte du wali dont m’avait parlé le Maître. Sa maison me parut celle d’un roi et j’en fus très surpris! Quand je demandai à le rencontrer,l’on me répondit qu’il était avec le Roi en son palais,ce qui me troubla encore plus! Après une attente d’une heure environ,il apparut dans des habits luxueux et un véhicule qui ne conviennent qu’à un roi. Mon trouble augmenta. Profondément déçu,j’allais renoncer à le rencontrer et me dit que je ne pouvais désobéir à mon maître.
On me fit entrer et je vis un grand nombre de serviteurs et un luxe insolent. Je m’adressai au maitre des lieux : « Ton frère,un tel,te transmet ses salutations ». Il me dit: » tu viens de chez lui? » Je répondis oui. Il reprit : » Lorsque tu retourneras,dis lui ceci : Jusqu’à quand désireras-tu les biens de ce monde? Jusqu’à quand t’intéresseras-tu au monde? Quand finiras donc ta recherche des biens? ». Ces mots me troublèrent plus que tout ce que j’avais observé.
Lorsque je retournai au Maroc auprès de mon maître,il voulut savoir si j’avais pu rencontrer le wali. Je répondis oui. » Que t’as-t’il dit pour moi ? ». Je répondis « rien ». Il me dit : » impossible! Tu vas me dire ce qu’il t’a dit ». C’est ainsi que je lui répétai tout ce que le wali m’avait confié.
Le maître pleura longtemps et me dit: » mon frère t’a dit la vérité. Lui,Dieu a purifié son cœur du Monde mais le lui a offert.Quant à moi,il me l’a arraché mais l’a conservé dans mon coeur ».
LA SUNNA ET LA SCIENCE DU HADITH,UNE DES SOURCES DE LA LOI ISLAMIQUE
La sunna,autre source de la loi,regroupe l’excellent comportement du Prophète (sas),indiqué par la parole,l’action,le silence de l’Envoyé de Dieu (sas). Elle trace pour le croyant la meilleure voie à suivre.
Dieu nous dit : » wa mâ yantiqou ‘anil hawâ ,il ne parle pas sous l’emprise de passion »,Sourate Najm,verset 3. Par conséquent,ses actes et propos religieux sont sous le privilège de l’infaillibilité et inspirés par Dieu.
Bien que Dieu n’ait rien omis dans le Livre ( sourate Les Bestiaux,verset 38), qui,mieux que son Messager (sas),pouvait nous commenter et expliciter le Coran,détailler,préciser et confirmer les commandements de Dieu et sa volonté ?
Beaucoup de prescriptions divines et obligations sont inscrites dans le Livre mais les détails et exécutions sont donnés et développés par celui qui les a transmis,Rassoul ( sas) lui-même. C’est ainsi que sa Sunna devient une autre source de la Loi,et,pour certains,a la même valeur légale que le Coran,donc opposable à tous les croyants.
Temoins de sa vie,les Compagnons ( sahâba) sont les mieux qualifiés,avec les Suivants ( tâbi’oûna),à un moindre niveau,pour rapporter ses paroles et ses actes. Cette première génération qui a survécu au Prophète (sas) près de 40 ans est censée avoir consciencieusement observé sa conduite. Les adeptes des Suivants s’appliqueront ensuite à recenser,consigner et communiquer tout ce qu’ils pouvaient ou pensaient savoir de sa vie et ses faits et gestes.
La Sunna « authentique » est,à l’origine,la coutume pratiquée sous les yeux du Prophète (sas),avec son accord exprimé ou tacite et soigneusement enregistré par eux. Une somme énorme d’écrits et de notes diverses et variées ainsi réunie va préciser,expliquer et compléter le Coran.
PREMIERE FORME DE LA SUNNA : LE HADITH
Dès le 1er siècle de l’hégire,la Sunna prend la forme du hadith,témoignage ou récit rapportant une décision attribuée à Mohamed(sas),la certification ( hudjat) d’une pratique quelconque ou sa confirmation.
un hadith se divise en deux parties : d’abord une chaîne ( silsilat) de personnes autorisées qui atteste que la transmission ( riwâya ) du récit s’est faite successivement de l’un à l’autre,en remontant du dernier râwî jusqu’au premier transmetteur qui l’a reçu d’un Compagnon : c’est l’isnâd,garant de l’intégrité et de la véracité du hadith.
exemple : » un Tel nous a dit,d’après un Tel qui l’a reçu d’un Tel,lequel l’avait entendu d’un Tel que ». Suit ensuite le texte du témoignage.C’est de cette formule type que naîtra un nouvel instrument législatif. Dès lors,en effet que l’on tient pour correct tout acte,toute parole ou tout jugement qui peut être justifié par une tradition rattachée à un Compagnon,lequel,témoin oculaire ou auditif d’un comportement du Prophète (sas) ,l’aura transmis comme sa volonté,la Sunna devient le moyen le mieux indiqué d’expliquer les prescriptions coraniques,une source absolue pour la science du Livre,l’établissement et le développement du dogme et des normes juridiques.
On ira ainsi parfois loin,très loin pour rechercher les hadiths. Le premier risque,vu la facilité de formulation d’un hadith( silsilat,isnâd et riwâya) fut de collecter des récits falsifiés. En effet,les hadiths vont servir d’arme de combat dans les rivalités politiques. Les Omeyyades,les ‘Abbassides et les chi’ites vont l’utiliser dans leurs polémiques et chaque secte,chaque école avait ses hadiths.
L’invention de hadiths » politiques » commence dès la moitié du 2ème siècle de l’hégire et des voix s’élevèrent contre les hadiths dont l’isnad est incomplet ou douteux. L’imam Châfi’i ( ra) est le premier des fondateurs d’école juridique qui opta catégoriquement pour leur rejet alors que l’on retrouvait des hadiths d’isnâd incomplet dans le » Mouwatta » de l’imam Malick ( ra ). La méthodologie de tri des hadiths n’existait pas encore et c’est la rédaction des grands recueils du IIIe siècle qui permettra à la critique scientifique d’apparaître dans ses traits essentiels.
A partir du IIIe siècle de l’hégire,le grand souci est de trier lès hadiths authentiques des faux. L’effort fut énorme mais l’islam,longtemps menacé par des idéologies diverses,s’acheminait enfin vers un apaisement des doctrines et prendre sa forme traditionnelle des quatre écoles juridiques Sunnites. La science du hadith jouera un grand rôle dans cette stabilisation.
LA SCIENCE DU HADITH:
La partie essentielle de la science nouvelle,la science du hadith,est la critique de la chaîne des transmissions(silsilat). L’isnâd,qui est « une des prérogatives de la religion « , a des synonymes divers qui soulignent son importance,tels » jambes du hadith », » frein et rênes » et va être l’objet de l’examen le plus minutieux. Le » matn « ,le texte effectif du hadith sera moins sollicité.
L’examen qui décide de la prise en compte du hadith ( i’tibâr) porte d’abord sur le mérite des personnages de la chaîne de transmission.
L’information ( khabar) du transmetteur est considérée comme un témoignage et soumise au mêmes règles que le témoignage en islam,tant en ce qui concerne la capacité (ahlîya) du témoin que la réception ( tahammul) du texte et sa fixation par l’audition ( sama’) ou l’écriture ( kitâbat).
La qualité de l’isnâd dépend donc de l’honorabilité (‘adl), la bonne réputation,laquelle donne lieu à une constatation de sincérité ( tazkia) ou à un reproche (djarh), autrement dit une approbation ( ta’dil) ou un désaveu ( tadjrih).
La connaissance (ma’rifa) des » hommes du hadith » conduit au classement des principaux transmetteurs en catégories successives ou séries ( tabakât) et en » autorités fortes ou faibles ». La régularité et la continuité de la transmission, la circonstance qu’un autre transmetteur originel a rapporté le même hadith,ou qu’un deuxième hadith vient confirmer,même sous une forme différente,le texte de la première,confère à l’ensemble une valeur intrinsèque essentielle.
Les tares ( ‘illa) du hadith,dont la dénonciation ( ta’llîl) ou diagnostic altère la qualité,se retrouvent donc le plus souvent dans l’isnâd qui est dit : relâché ( moursal) lorsque dans la chaîne un Suivant( tâbi’oûn) a omis le Compagnon qui le rattache au Prophète (sas), ou lorsqu’on établit que deux transmetteurs annoncés comme successifs ne se sont jamais rencontrés ! Le HADITH peut être aussi interpolé ( moudradj), interverti ( maklûb), interrompu ( mounkata’) ou discontinu ( mou’allak).
Le vice peut aussi provenir du texte. Par exemple,le hadith est anormal ( shâdhdh) en ce sens que son premier transmetteur est en contradiction avec tous les autres; il est isolé ( fard),vacillant ( mouztarab) par ses textes discordants,enfin,interpolé dans le texte. La pire des tares est la fabrication de toutes pièces du récit,que l’on fait précéder d’un isnâd correct. On a alors un hadith présumé ( mawdou’). Les hadiths peuvent être contradictoires ( moukhtalaf). Il faut alors les concilier ( jam’) en examinant les arguments qui militent en faveur de tel texte plutôt que tel autre. On aborde alors la distinction entre l’abrogeant ( nâssik) et l’abrogé ( mansoûk) commune au Coran et à la Sunna.
Selon que le hadith est indemne de ces vices ou en est atteint,il est parfait ( sahîh ) ou bon ( Hassan) ou faible ( da’îf ).
Les hadiths dits » parfaits » sont d’abord ceux qu’ont réunis deux auteurs appréciés entre tous,AlBoukhârî ( mort en 870 ) et Mouslim ( mort en 875 ), dans deux ouvrages différents baptisés Authentiques ( al Sahîhîn ) parce que les hadiths apocryphes en ont été sévèrement et très rigoureusement éliminés. AlBoukhârî,par exemple,n’a conservé que 8000 hadiths sur plus de 300 000 dont il a eu connaissance. Mais la matière du hadith parfait n’en n’est pas pour autant épuisée car la perfection a des degrés.
En effet on distingue à cet égard : 1- Les hadiths rapportés par les deux auteurs
2- Ceux rapportés par un seul d’entre eux
3- Ceux admis par aucun des deux bien que remplissant les conditions exigées par les deux
4- Ceux qui remplissent les conditions de validation d’un seul des deux
5- Le hadith parfait selon l’opinion d’autres auteurs
La perfection de ces cinq catégories de traditions est incontestable et la connaissance qu’elle établit est elle même apodictique.
Les hadiths » bons » sont ceux de provenance connue,rapportés par des transmetteurs notoires.
Théoriquement,il est difficile de distinguer les hadiths » bons » des hadiths parfaits. La question est tranchée,en pratique,par le fait que les textes ainsi qualifiés ont été groupés dans des recueils et sont mis en œuvre par tous les jurisconsultes.
Pour le musulman,le hadith reconnu comme vrai par les autorités qualifiées est une interprétation ou commentaire de la parole de Dieu et une imitation de la conduite de son Prophète.
Davidoffolle
LE MARIAGE TEMPORAIRE EN ISLAM : LICITE,TOLÉRÉ OU INTERDIT ?
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Qassida El Burda (poème du manteau) est unanimement reconnue comme étant la plus fameuse parmi toutes les autres louant le prophète, par l’ ensemble des musulmans partout dans le monde. C’est une extraordinaire Qassida dédiée à la glorification du prophète Mouhammad (PBSL) C’est un poème d’une incomparable richesse mais c’est également un hymne religieux d’une intense densité en émotions. Elle fût, du vivant même de son auteur, considérée comme sacrée, et occupe encore de nos jours une place privilégiée auprès de la communauté musulmane.
De nombreuses études ont été consacrées à cette ode sublime. Sur le plan littéraire, les grammairiens et les spécialistes de la langue arabe admettent qu’elle est d’une richesse et d’une pureté de vocabulaire extraordinaire.
« Quel sujet fait couler de tes yeux des larmes mêlées de sang ? Le souvenir des voisins que tu as laissés à Dhou-Sélem est-il la cause de tes pleurs? est-ce le vent qui, soufflant du côté de Kadhéma, les rappelle à ta mémoire ; ou l’éclair brillant au milieu de l’obscurité, sur les hauteurs d’Idham, découvre-t-il à tes regards le lieu qu’ils habitent? Pourquoi tes yeux versent-ils des torrents d’eau, lors même que tu leur ordonnes de retenir leurs larmes? Pourquoi ton cœur, au moment où. tu lui dis : Reviens à toi, est-il dans une violente agitation?
Celui que l’amour possède s’imagine-t-il tenir cachée la passion qui l’agite, lorsque deux parties de lui-même trahissent son secret ; ses yeux qui fondent en pleurs, et son cœur que consume une flamme ardente?
Ah ! si l’amour n’était la cause de ta peine, on ne te verrait pas verser des larmes sur les débris d’une, habitation abandonnée; le souvenir de ce ban et de cette colline ne te ravirait pas le sommeil. Et comment pourrais-tu nier que tu sois en proie aux tourments de l’amour, lorsque deux témoins irréprochables déposent contre toi, les pleurs que tu répands, et la maladie qui le consume ; lorsque la violence de ta passion a écrit ta conviction sur tes joues, en y traçant les deux lignes des pleurs et de la maigreur, et en leur imprimant les couleurs de la rose jaune et du bois d’anem ..
Oui, l’ombre de ce que j’aime est venue me ravir le sommeil. Tel est l’effet de l’amour, il change nos plaisirs en cruels tourments.
O toi qui me reproches la violence d’un amour insurmontable, ma faiblesse est digne d’excuse, et si tu étais équitable, tu m’épargnerais tes réprimandes. Puissent les maux que j’éprouve retomber sur toi ! Mon secret ne saurait échapper aux regards des délateurs, et le mal qui me mine n’admet point de guérison.
Tu m’as donné de sages avis, mais je n’étais pas capable de les entendre ; car celui que l’amour domine est sourd à toutes les censures. La vieillesse même aux cheveux blancs n’a pas été à l’abri de mes soupçons injurieux, lorsqu’elle a voulu, par ses conseils, réformer ma conduite ; et cependant est-il des conseils moins suspects que ceux que donne la vieillesse?
Dans sa folie, le penchant violent qui m’entraîne vers le mal, n’a point mis à profit les sages avertissements des cheveux blancs et de l’âge décrépit. Incapable d’aucune bonne action, mon âme corrompue n’a pas même offert un repas hospitalier à l’hôte respectable qui était venu sans façon chercher l’hospitalité près de moi. Ah ! si j’eusse prévu que je ne lui rendrais pas les honneurs qui lui étaient dus, j’aurais déguisé par le jus du katam son secret que j’ai aperçu.
Qui ramènera de son égarement cette volonté rebelle et indomptable, ainsi que l’on gouverne avec un frein le cheval le plus fougueux ! Ne te flatte pas d’amortir la violence de ses passions, en t’abandonnant aux actions criminelles. Telle la nourriture ne sert qu’à augmenter la violence d’un appétit déréglé.
L’âme est semblable à un tendre enfant : si on le laisse suivre son penchant, il conservera en grandissant l’amour du lait maternel ; mais si on l’en prive, il se sèvrera de cet aliment.
Détourne donc ton âme de l’amour auquel elle se livre, garde-toi de souffrir qu’il domine chez elle; car où l’amour règne sans obstacle, il donne la mort, ou bien il couvre d’ignominie. Veille sur elle au milieu de ses actions, ainsi qu’un berger veille sur ses troupeaux au milieu des pâturages ; et quand même le pâturage lui paraîtrait agréable, ne permets pas qu’elle y paisse à son gré. Combien d’hommes l’attrait de la concupiscence n’a-t-il pas séduits, en leur présentant, sous une apparence favorable, des plaisirs qui leur ont donné la mort ! ils ignoraient que le poison est caché dans les mets les plus délicats.
Crains également les pièges cachés de la faim et ceux de la satiété. Souvent une faim violente est pire encore que les maux qui suivent l’excès de la nourriture.
Que tes yeux qui ont été remplis de crimes se purifient par des larmes abondantes ; et ne quitte jamais l’asile de la repentance.
Résiste à la concupiscence et à Satan, et sois rebelle à leurs suggestions ; quand même ils te donneraient des conseils sages en apparence, tiens-les toujours pour suspects. Ne leur obéis jamais, soit qu’ils manifestent la malice d’un ennemi, ou qu’ils se couvrent des apparences d’une impartiale justice; car tu connais les pièges que tendent et ces ennemis manifestes, et ces conciliateurs insidieux.
Je demande pardon à mon Dieu de ce que mes discours ne sont point accompagnés d’une conduite qui leur soit conforme. Mon inconséquence est la même que si j’attribuais une postérité à un homme que la nature aurait frappé de stérilité.
Je t’ai donné des leçons de vertu dont moi-même je n’ai pas fait la règle de mes actions. Je n’ai point redressé ma conduite, m’appartient-il de te dire : Redresse-toi?
J’ai négligé d’amasser avant la mort une provision de bonnes œuvres pour le temps de mon voyage. Je n’ai ajouté ni prières ni jeûnes à ceux dont l’obligation est d’une indispensable nécessité.
J’ai criminellement omis de me conformer à l’exemple de celui qui vivifiait les nuits en les passant en prières, jusque-là que ses pieds fatigués par la longueur de ses veilles en contractaient des tumeurs douloureuses; qui, épuisé par des jeûnes assidus, était obligé de serrer par des ligatures ses entrailles affamées, et de comprimer avec des pierres la peau fine de ses flancs délicats.
Des montagnes d’or d’une élévation prodigieuse ont sollicité l’honneur de lui appartenir; mais il leur a fait voir quelque chose de bien plus élevé, par son mépris pour les biens de ce monde. La nécessité qui le pressait ajoutait un nouveau mérite à son détachement ; les suggestions du besoin ne purent triompher de son désintéressement. Que dis-je ? le besoin pouvait-il inspirer le désir des biens de ce mondé, à celui sans lequel le monde ne serait jamais sorti du néant?
Mouhammad est le prince des deux mondes, des hommes et des génies, le souverain des deux peuples, des Arabes et des barbares. Il est notre prophète, qui nous prescrit ce que nous devons faire, et nous défend ce que nous devons éviter. Il est le plus véridique de tous les hommes, soit qu’il affirme, soit qu’il nie. Il est l’ami de Dieu ; il est celui dont l’intercession est l’unique fondement de notre espoir et notre ressource contre les dangers les plus affreux. Il a appelé les mortels à la connaissance de Dieu, et quiconque s’attache à lui s’attache à une corde qui n’est point sujette à se rompre. Il a surpassé tous les autres prophètes par l’excellence de ses qualités extérieures et de ses qualités morales. Aucun d’eux n’approche de lui en science ni en vertu. Chacun d’eux sollicite de l’apôtre de Dieu une gorgée de la mer de sa science, ou une goutte des pluies abondantes de sa vertu. Ils se tiennent près de lui dans le rang qui leur convient, n’étant en comparaison de sa science, et au prix de sa sagesse, que ce qu’est un point ou un accent dans l’écriture.
C’est lui qui est parfait par les qualités de son cœur et par les grâces de sa personne. Le créateur des âmes l’a choisi pour ami. Il ne partage avec aucun autre ses qualités incomparables ; il possède toute entière et sans partage la substance même de l’excellence.
Laisse là ce que les chrétiens débitent faussement de leur prophète : cela seul excepté, use d’une liberté sans bornes dans les éloges que tu donneras à Mouhammad. Vante autant qu’il te plaira l’excellence de sa nature, relève autant que tu le voudras l’éminence de ses mérites ; car l’excellence de l’apôtre de Dieu ne connaît point de bornes, et il n’est personne dont les paroles puissent dignement l’exprimer. Si la grandeur de ses miracles répondait à l’éminence de son mérite, la seule invocation de son nom rendrait la vie aux ossements depuis longtemps desséchés.
Par l’amour qu’il nous a porté, il n’a point voulu nous mettre à une épreuve dangereuse, en nous enseignant des choses auxquelles notre intelligence ne pût atteindre. Nous n’avons éprouvé ni doute ni soupçon sur la vérité de sa doctrine.
Les hommes s’efforceraient en vain de comprendre l’excellence de ses qualités intérieures ; il n’en est aucun soit proche soit éloigné qui ne soit incapable d’y atteindre. Tel le soleil vu de loin ne paraît pas dans sa véritable grandeur, et, regardé de près, éblouit la vue. Et comment pourraient, en ce monde, atteindre à la connaissance parfaite de ce qu’est ce grand prophète, des mortels plongés dans le sommeil, qui se contentent des songes de leur imagination?
Tout ce qu’on peut savoir de lui t c’est qu’il est homme, et la plus excellente des créatures de Dieu.
Tous les miracles qu’ont fait les saints envoyés de Dieu, n’étaient qu’une communication de la lumière de ce prophète. Il est lui seul le soleil de l’excellence, les autres ne sont que les planètes qui dépendent de ce soleil, et qui réfléchissent ses rayons lumineux sur les mortels, au milieu des ténèbres.
Combien est digne d’admiration la figure de ce prophète, dont les charmes sont relevés par ses qualités intérieures, qui réunit toutes les grâces, qui a pour caractère distinctif la douceur et l’aménité de ses traits. Il réunit à la beauté délicate d’une fleur, la grandeur majestueuse de la lune. Sa générosité est vaste comme la mer, ses desseins sont grands et fermes comme le temps. Lors même qu’il est seul, la majesté de son visage rend son aspect aussi redoutable à ceux qui le rencontrent, que s’il avait autour de lui une armée et de nombreuses cohortes.
On dirait que les organes qui produisent en lui la parole et le sourire, sont des perles cachées au fond de la nacre. Aucun parfum n’égale l’odeur suave de la terre qui couvre ses os; heureux qui respire cette odeur, qui couvre cette terre de baisers!
L’instant même de sa naissance a fait connaître l’excellence de son origine. Qu’ils sont précieux les premiers et les derniers moments de son existence !
En ce jour les Perses ont reconnu par des pronostics certains, l’annonce des malheurs et de la vengeance qui allaient tomber sur eux. Le portique de Chosroès renversé au milieu de la nuit annonça par sa chute la division qui allait ruiner la famille des souverains de cet empire, sans aucun espoir de réunion. Le feu sacré, dans la douleur où le plongeait cet événement, vit s’éteindre sa flamme, et le fleuve, troublé par la frayeur, oublia sa source accoutumée.
Sava s’affligea sur la disparition de ses eaux que la terre avait englouties, et celui qui venait y étancher sa soif s’en retourna transporté de colère et d’indignation.
Il semblait qu’en ce jour la violence de l’affliction eût transporté au feu l’humidité naturelle à l’élément aqueux, et à l’eau l’ardeur desséchante du feu.
Alors les génies poussèrent des hurlements, des lumières éclatantes s’élevèrent et se répandirent dans l’atmosphère, la vérité se manifesta par des signes muets et par des paroles. Mais ils ont été aveugles et sourds, les impies : les annonces les plus claires des heureux événements qui allaient arriver, ils ne les ont point entendues; les signes les plus éclatants des maux dont le ciel les menaçait, ils n’y ont point fait attention, après même que les peuples ont été avertis par leurs devins que leurs religions erronées allaient, être détruites; après qu’ils ont vu dans les. cieux des flammes se détacher et se précipiter en bas, de même que sur la terre leurs idoles se renversaient.
Poursuivis par ces flammes, les démons prirent la fuite à l’envi les uns des autres, obligés d’abandonner la route céleste par laquelle la révélation se communique aux mortels. A voir leur fuite précipitée, on eût dit, que c’étaient les guerriers de l’armée d’Abraha, ou les troupes infidèles mises en fuite par les cailloux que lancèrent sur elles les mains du Prophète à la journée de Bedr, lorsque ces cailloux, après avoir chanté les louanges de Dieu dans ses mains, furent lancés contre l’ennemi, semblables à Jonas jeté hors des entrailles du monstre qui l’avait dévoré, après que, dans son sein, il avait invoqué le nom de Dieu.
A l’ordre de Mouhammad, les arbres sont venus se prosterner devant lui ; sans pieds et portés seulement sur leur tige, ils s’avançaient vers le Prophète. De même que le crayon trace sur le papier la ligne qui doit servir de règle à l’écrivain, ainsi leur tronc semblait en marchant décrire une ligne droite, sur laquelle leurs branches, en sillonnant la poussière, devaient tracer au milieu de la route une écriture merveilleuse. Semblables dans leur obéissance à ce nuage officieux qui suivait l’apôtre de Dieu en quelque endroit qu’il portât ses pas, pour le défendre des feux du soleil dans la plus grande chaleur du jour.
J’en jure par la lune qui, à son ordre, se fendit en deux ; le prodige qui s’opéra alors sur cet astre, est pareil à celui qui s’était opéré sur le cœur du Prophète lorsque les anges l’avaient ouvert pour le purifier; et cette ressemblance est si parfaite que l’on peut légitimement l’assurer avec serment.
Les yeux des incrédules frappés d’aveuglement n’ont point vu ce que la caverne renfermait de vertus et de mérites La justice même et l’ami fidèle étaient cachés dans la caverne sans que personne les aperçût, et les impies disaient : Assurément il n’y a personne dans cette caverne. Ils ne s’imaginaient pas que des colombes voltigeassent autour de la créature la plus excellente, et qu’une araignée la couvrit de sa toile. La protection de Dieu lui a tenu lieu de la cotte de mailles la plus épaisse, et de la forteresse la plus inaccessible.
Jamais, dans les injustices que j’ai éprouvées de la fortune, je n’ai eu recours à l’assistance de Mouhammad, que je n’aie trouvé en lui un patron dont la protection est invincible. Jamais je n’ai désiré recevoir de sa main aucun bien temporel pu spirituel, que cette main, la plus excellente que l’on puisse baiser, ne m’ait accordé quelque don de sa libéralité.
Ne fais aucune difficulté de reconnaître sa vision nocturne pour une véritable révélation ; car le cœur de ce Prophète ne dort pas, lors même que ses yeux sont fermés par le sommeil. Dès lors il avait atteint l’âge parfait pour la mission prophétique, et l’on ne doit lui refuser aucun des avantages qui conviennent à l’âge parfait.
Combien de maladies a guéries le seul attouchement de sa main! combien de malheureux elle a délivrés des mains de la folie !
Vivifiée par l’efficacité de ses prières, l’année de la plus grande sécheresse s’est distinguée au milieu des temps de disette, par une abondante fertilité, semblable à cette étoile blanche qui brille sur le front d’un cheval, au milieu des crins noirs qui l’environnent de toute part. Les nuages l’ont fécondée par leurs eaux abondantes, et l’on eût dit que les vallées étaient devenues un bras de mer, ou des torrents échappés de leurs digues.
Laisse-moi, que je chante les oracles de ce Prophète. Ils ont paru ces oracles avec un éclat pareil à celui que jettent, au milieu de la nuit et sur le sommet d’une montagne, les feux qu’allume une main généreuse pour attirer le voyageur dans sa demeure hospitalière.
La perle reçoit, il est vrai, quelque augmentation de beauté de la main habile qui l’emploie à former un collier ; mais lors même qu’elle n’est pas mise en œuvre, elle ne perd rien de son prix. Pour moi je n’espère pas de pouvoir atteindre dans mes chants l’excellence des vertus et des qualités naturelles de cet auguste envoyé du Très-Haut.
Ces oracles, oracles de la vérité, émanés du Dieu de miséricorde, ont été produits dans le temps; mais en tant qu’ils sont un attribut de celui dont l’essence est éternelle, ils sont eux-mêmes aussi anciens que l’éternité, sans qu’on puisse leur assigner aucune époque ; ils nous instruisent cependant et de ce qui doit arriver au dernier jour, et des événements des siècles d’Ad et d’Irem. Ils sont un miracle toujours existant près de nous, bien supérieurs en cela aux miracles des autres prophètes dont l’existence n’a été que d’un instant. Leur sens clair ne laisse aucun doute dont puissent abuser ceux qui se séparent de la vérité, et il n’est pas besoin d’arbitre pour fixer leur signification. Jamais ils n’ont éprouvé d’attaque, que l’ennemi le plus envenimé n’ait abandonné le combat pour leur faire des propositions de paix. Leur sublime éloquence repousse toutes les entreprises de quiconque ose les attaquer, comme un homme jaloux repousse la main téméraire qui veut attenter à l’honneur de ses femmes. L’abondance des sens qu’ils renferment est pareille aux flots de la mer; ils surpassent en prix et en beauté les perles que recèle l’Océan. Les merveilles qu’on y découvre ne sauraient être comptées; quoiqu’on les relise souvent, jamais ils ne causent de dégoût. Ils répandent la joie et la vie sur les yeux de quiconque les lit : ô toi qui jouis de ce bonheur, tu as saisi une corde qui est Dieu même, garde-toi de la laisser échapper de tes mains. Si tu les lis pour y trouver un refuge contre les ardeurs du feu de l’enfer, les eaux fraîches du livre sacré éteindront les flammes infernales. Ainsi la piscine du Prophète blanchira le visage des pécheurs, fussent-ils noirs comme le charbon avant de se plonger dans ses eaux. Droits comme le pont Sirath, justes comme la balance dans laquelle seront pesées les œuvres des mortels, eux seuls sont la règle et la source unique de toute justice parmi les hommes. Ne t’étonne pas que l’envieux méconnaisse leur mérite, agissant ainsi en insensé, quoiqu’il soit plein de discernement et d’intelligence : ne vois-tu pas que l’œil altéré méconnaît l’éclat du soleil, et que la bouche d’un malade ne reconnaît plus la saveur de l’eau?
O toi, le plus excellent de tous ceux dont les indigents visitent la cour, vers lequel ils se rendent en foule soit à pied, soit sur le dos d’un chameau dont les pieds impriment de profondes traces sur la poussière, toi, le plus grand de tous les prodiges pour l’homme capable de réflexion, le plus précieux bienfait de la divinité pour quiconque sait le mettre à profit ! En une seule nuit tu as été transporté du sanctuaire de la Mecque au sanctuaire de Jérusalem : ainsi la lune parcourt la voûte céleste au milieu des plus épaisses ténèbres. Tu n’as cessé de t’élever jusqu’à ce que tu aies atteint un degré auquel nul mortel ne saurait prétendre ; la longueur de deux arcs seulement te séparait de la divinité.
Tous les prophètes, tous les envoyés de Dieu ont reconnu ta supériorité ; ils t’ont cédé le pas, comme le serviteur se tient derrière son maître. Entouré de cette vénérable cohorte parmi laquelle tu paraissais comme le porte-enseigne, tu as traversé l’espace des sept cieux, ne laissant devant toi aucune place plus proche de la divinité, au-dessus de toi aucun degré plus élevé que celui où tu es parvenu. Tu as rendu tout autre rang vil et méprisable, en comparaison de celui que tu occupais lorsque Dieu lui-même t’a appelé par ton nom, comme on appelle celui qui est distingué par son mérite, et qu’il t’a invité à venir jouir de l’union la plus inaccessible aux regards des mortels, et de la vue du secret le plus impénétrable.
Tu as réuni toute sorte de gloire en ta personne, sans la partager avec qui que ce soit. Il n’est aucun lieu que tu n’aies traversé, sans y trouver de concurrent.
Sublime degré que celui auquel tu as été élevé ! éminentes faveurs que celles dont tu as été comblé !
Disciples de l’islam, que notre sort est heureux! nous avons, dans la protection de Dieu même, une ferme colonne que rien ne peut renverser.
Celui qui nous a appelés au culte de Dieu a été déclaré par Dieu même le plus excellent des envoyés : nous sommes donc aussi le plus excellent de tous les peuples.
La seule nouvelle de sa mission a jeté l’épouvante dans le cœur de ses ennemis : tel un troupeau d’imbéciles brebis fuit en désordre au seul rugissement du lion. Partout où il a repoussé leurs attaques, il les a laissés percés de ses lances et étendus sur le champ de bataille, comme la viande sur l’étal d’un boucher. La fuite a été l’objet de leurs vœux, ils portaient envie à ceux dont les membres déchirés étaient enlevés en l’air par les aigles et les vautours. Les jours et les nuits se succédaient et s’écoulaient sans que l’effroi dont ils étaient saisis leur permit d’en connaître le nombre, à l’exception des mois sacrés où la guerre est suspendue. La religion était pour eux comme un hôte importun descendu dans leur demeure, suivi d’une foule de braves tous altérés du sang de leurs ennemis, traînant après lui une mer de combattants montés sur d’agiles coursiers, une mer qui vomissait des flots de guerriers dont les rangs pressés se choquaient et se heurtaient à l’envi, tous dociles à la voix de Dieu, tous animés par l’espoir de ses récompenses, enflammés du désir d’extirper et d’anéantir l’impiété. La religion musulmane qui était d’abord comme étrangère parmi eux, et l’objet de leur mépris, est, pour ainsi dire, devenue par l’effet des armes victorieuses de ce grand Prophète, leur proche parente, et le plus cher objet de leur amour. Dieu a assuré pour toujours parmi eux le secours d’un père et les soins attentifs d’un époux à cette religion auguste ; jamais elle n’a éprouvé le triste sort de l’orphelin, ou l’abandon du veuvage.
Ces défenseurs de la religion ont été aussi fermes et aussi inébranlables que des montagnes. Demande à leurs adversaires ce qu’ils ont éprouvé de la part de ces braves dans chacun des lieux qui ont été le théâtre de leur courage. Interroge Honeïn, Badr et Ohod, ces lieux où les ennemis de la religion ont succombé à un fléau mortel plus terrible que la peste.
Les glaives de ces soutiens de l’islam qui, avant le combat, étaient d’une blancheur éclatante, sont sortis rouges de l’action, après s’être abreuvés dans la gorge de leurs ennemis qu’ombrageait une épaisse forêt de cheveux.
Les flèches que distinguent des raies noires et dont Alkhatt a armé leurs mains, ont tracé une écriture profonde sur les corps de leurs adversaires ; leurs lances, ces plumes meurtrières, n’ont laissé aucun corps exempt de leurs atteintes ; aucune lettre n’est demeurée sans point diacritique.
Ces nobles combattants, hérissés de leurs armes, ont un caractère de piété qui les distingue de leurs ennemis: ainsi le rosier se distingue par ses épines, du bois de sélam qui n’est bon qu’à être la pâture du feu. Les vents qui t’apportent leur odeur, sont les garants d’une victoire assurée : chacun de ces guerriers, au milieu des armes qui le couvrent, semble une fleur au milieu de son calice. Fixés sur le dos de leurs coursiers ; ils y demeurent aussi immobiles qu’une plante qui a crû sur une colline : c’est la fermeté de leur cœur qui les attache, et non la solidité de leurs sangles. Leurs ennemis saisis d’effroi, perdent l’usage de la raison ; ils ne sont plus capables de distinguer un troupeau de faibles agneaux, d’un escadron de cavalerie.
Quiconque a pour appui l’assistance de l’apôtre de Dieu, réduira au silence les lions mêmes dans les marais qui leur servent de retraite.
Jamais vous ne verrez aucun de ses amis privé de la victoire, ni aucun de ses ennemis qui ne soit vaincu. Il a assuré à son peuple, dans la forteresse de la religion, une demeure tranquille, comme le lion habite sans crainte avec ses lionceaux dans des marais inaccessibles.
Combien de disputeurs audacieux que, par le ministère de ce prophète, les paroles de Dieu ont terrassés? Combien d’adversaires ont été subjugués par ses arguments victorieux ?
Te faut-il un autre prodige qu’une science si vaste dans un homme sans lettres, au milieu des siècles de l’ignorance, que tant de connaissances dans un orphelin ?
En lui offrant ce tribut de louanges, je me flatte d’obtenir la rémission des péchés d’une vie passée dans les frivolités de la poésie et dans le service des grands. Ces vaines occupations ont orné mon cou d’une félicité passagère dont les suites fâcheuses sont le sujet de mes justes alarmes : ainsi l’on pare une brebis destinée à servir de victime. En me livrant à ces frivoles amusements j’ai suivi la séduction de la jeunesse ; le crime et le repentir, voilà les fruits que j’en ai recueillis.
O mon âme ! ton négoce t’a ruinée entièrement; tu n’as pas su acheter les biens de la religion au prix des choses de ce monde. Celui qui vend sa félicité future pour s’assurer un bonheur présent, fait un échange funeste, et souffre une perte incalculable.
Quand je commettrais une faute, je ne perdrais pas pour cela tous mes droits à la protection de ce prophète : la corde à laquelle je me suis attaché, ne sera pas rompue sans ressource. J’ai droit à le regarder comme mon patron, puisque je porte le nom de Mahomet; et personne ne respecte plus que lui les droits de la clientèle.
Si, au jour de la résurrection, il ne me prend pas la. main avec une bonté pleine de tendresse, tu pourras dire de moi que j’avais appuyé les pieds sur un lieu glissant ; mais loin de lui cette infidélité que quiconque a espéré en sa bonté, soit frustré de son espoir ; que celui qui a cherché un asile près, de lui, n’éprouve pas les effets de sa protection !
Depuis que mon esprit s’occupe de chanter ses louanges, j’ai reconnu qu’il prend le soin le plus tendre de mon salut.
Jamais ses libéralités ne manquent d’enrichir la main de l’indigent : ainsi la pluie fait éclore les fleurs sur les collines.
Je ne désire point de recevoir de lui les biens frivoles de ce monde, pareils à ceux dont Harim, fils de Sénan, payait les vers que Zohaïr chantait à sa louange.
O le plus excellent des êtres créés ! Quel autre que toi prendrai-je pour refuge en ce moment terrible, commun à tous les mortels? Apôtre de Dieu, ta gloire ne sera point ternie par le secours que tu m’accorderas, au jour où Dieu se manifestera sous le nom de vengeur : car ce monde et le monde futur sont des effets de ta libéralité, et tous les décrets tracés par la plume éternelle sur les tablettes du Très-Haut, font partie de tes connaissances.
O mon âme, que la grandeur de tes fautes ne te jette pas dans le désespoir ; les plus grands crimes sont, par rapport à la clémence divine, comme les fautes les plus légères. Au jour où le Seigneur distribuera ses miséricordes, sans doute il daignera les proportionner aux péchés de ceux qui l’auront offensé.
O mon Dieu ! ne permets pas que je sois trompé dans mon espérance ; ne permets pas que je sois déçu dans mes calculs ! Qu’en ce monde et en l’autre ta bonté se fasse sentir à ton esclave; car tout courage l’abandonne aussitôt que les dangers le menacent.
Ordonne aux nuées de tes faveurs de se répandre toujours avec abondance sur ton prophète, et de verser sur lui sans interruption leurs eaux salutaires, aussi longtemps que le souffle des zéphyrs agitera les rameaux du ban; aussi longtemps que les conducteurs des chameaux charmeront leurs fatigues par des chansons.
Fais la même grâce à ses descendants, à ses compagnons, et à ceux qui leur ont succédé, à ces hommes distingués par leur piété, leur pureté, leur science, et la noblesse de leurs sentiments. »
Poême à la louange du Prophete(PBSL)Mouhammad . De sheikh Sharafeddin Al-Boussairy
l y a une centaine d’années, dans un petit village du centre de l’Iran, un soir, un jeune paysan pauvre et analphabète ne rentre pas chez lui. Il ne réapparaît que le lendemain, après une mystérieuse rencontre dans le jardin d’un sanctuaire proche du village à la suite de laquelle il s’est évanoui. A son réveil, il se rend compte qu’il connait désormais le Coran par cœur dans ses moindres détails. Cet événement fera grand bruit à l’époque, dans un Iran où les idées communistes sont alors en pleine expansion. Il viendra bouleverser certaines idées établies et donner un souffle nouveau au message de la foi révélé quelques centaines d’années plus tôt à un homme illettré lorsque, au fond de la grotte de Hira, l’Angle Gabriel lui souffla : Lis ! (Iqrâ !). Cet exemple sera également l’occasion de réfléchir sur la notion de miracle en islam, qui doit être distinguée de celle de prodige et qui comporte une dimension éminemment plus haute que le simple miracle sensible en ce qu’il invite l’homme à laisser progressivement éclore en lui un horizon illimité de signes affermissant sa foi.
Récit d’un miracle
Ce jours-là, Karbalâ’i Kâzem avait attendu depuis l’aube que le vent se lève pour battre le blé et que d’un souffle, il sépare les grains de la paille. En vain. Le crépuscule commençait à pointer à l’horizon. Karbalâ’i Kâzem, immobile devant un tas d’épis fraîchement cueillis, pensait aux pauvres du village à qui il aimait particulièrement donner une part de sa récolte chaque année, et qui allaient encore devoir supporter la faim ce soir. Il se résolut finalement à prendre le chemin du retour. Dans la semi-pénombre, une voix vint soudain briser le silence : « Karbalâ’i Kâzem ! Tu ne nous as rien donné cette année, nous aurais-tu oubliés ? » La pensée que ce père de famille croisé au hasard du chemin allait encore rentrer les mains vides fit naître en lui une tristesse indescriptible. Il retourna sur ses pas malgré lui, afin de réunir tant bien que mal quelques grains.
Chargé d’un petit ballot de blé et du fourrage pour ses chèvres, il reprit le chemin du retour. A mi-chemin, il décida de s’arrêter quelques instants pour se reposer dans un jardin abritant plusieurs Imâmzâdeh. Au temps du calife Ma’moun, 72 descendants des Imâms chiites avaient décidé d’aller rendre visite à l’Imâm Rezâ, alors exilé à Mashhad. Ils furent tués en chemin par les émissaires de la cour abbaside, avant d’être enterrés dans ce lieu désormais appelé Imâm zâdeh Sâleh , ou plus communément « les 72 corps » .
Après une courte visite dans le sanctuaire, Karbalâ’i Kâzem s’assit quelques instants sur un banc à l’extérieur. En regardant à l’horizon, il aperçut soudain deux jeunes hommes qui semblaient marcher dans sa direction. Ils étaient vêtus de blanc et avaient un visage rayonnant.
Karbalâ’i Kâzem fut particulièrement frappé par la grande beauté de l’un d’eux. Lorsqu’ils arrivèrent à sa hauteur, l’un des hommes l’interpella par son nom : « Karbalâ’i Kâzem ! Viens réciter une fâtiha avec nous dans le sanctuaire ! » Il leur répondit poliment qu’il avait déjà effectué sa visite, et qu’il devait rentrer au village nourrir ses chèvres. Mais l’homme l’invita de nouveau : « Pose ton fourrage ici, et viens avec nous réciter une fâteheh ». Karbalâ’i Kâzem finit par accepter. Malgré leur apparence étrangère, ils semblaient connaître parfaitement les lieux. Une fois entrés dans l’Imâm zâdeh Shâhzâdeh Hossein, ils commencèrent à psalmodier quelques versets du Coran. Karbalâ’i Kâzem les écoutait en silence. Les deux hommes continuèrent leur récitation : « Dis : Il est Dieu, Unique… ». Ils se dirigèrent ensuite vers le sanctuaire de l’Imâm zâdeh Sâleh, où ils reprirent leur récitation. L’un des hommes se tourna soudain vers lui : « Karbalâ’i Kâzem ! Pourquoi ne lis-tu pas avec nous ? » et ce dernier de répondre d’une petite voix : « Monsieur, je n’ai pas été à l’école, je ne sais pas lire… » Il lui dit alors : « Regarde cette inscription, tu peux lire ». Karbalâ’i Kâzem découvrit une inscription en lettres blanches et lumineuses qu’il n’avait jamais vue auparavant. Hébété, il répéta d’un souffle : « Je vous le dis, je ne peux pas… » L’homme le serra alors vigoureusement contre lui : « Lis maintenant ! » Et soudain, dans une confusion indescriptible, les arabesques lumineuses trouvèrent un sens… La voix claire de Karbalâ’i Kâzem s’éleva : « Inna rabbakum Allah… Votre Seigneur, c’est Dieu… qui a créé les cieux et la terre en six jours, puis S’est établi sur le Trône. Toute gloire à Dieu, Seigneur de l’Univers !
La miséricorde de Dieu est proche des bienfaisants… » L’homme souffla ensuite sur son visage et pressa le Coran contre son cœur. Lorsque Karbalâ’i Kâzem releva la tête pour l’interroger, les deux hommes avaient disparu, ainsi que l’inscription lumineuse. Saisi d’un effroi indescriptible, Karbalâ’i Kâzem perdit connaissance. Il ne revint à lui qu’à l’aube, le corps tout endolori et se demandant ce qu’il faisait là. Il se releva et rentra rapidement au village. Sur le chemin, des mots arabes dont il ignorait jusqu’à la veille l’existence même lui vinrent à l’esprit… bientôt suivi du souvenir de l’événement de la veille qui fit renaître en lui une peur intense. Après avoir nourri ses chèvres et porté le petit ballot de blé chez l’homme qu’il avait croisé la veille, il se rendit chez Hâjj Shaykh Sâber ‘Arâqi, l’imam du village, et lui raconta ce qui lui était arrivé la veille. D’abord dubitatif, il finit par amener le Coran et à lire le début d’une sourate. Et Kâzem Karbalâ’i de réciter la suite, avec une prononciation et une maîtrise parfaite. Il récita ensuite une à une les sourates du Coran d’une voix claire, sans aucune hésitation.
La nouvelle ne tarda pas à se répandre dans le village. Les gens commencèrent à affluer afin de voir le « prodige » et à lui arracher fébrilement ses vêtements en guise de « tabarrok » L’imâm le ramena chez lui avec difficulté et lui conseilla de quitter le village à la nuit tombée afin de fuir l’hystérie des habitants. Karbalâ’i Kâzem se réfugia dans le village de Seyyed Shahâb, où son secret ne sera découvert que quelques décennies plus tard.
Un « juste »
Mohammad Kâzem Karimi Sârouqi dit « Karbalâ’i Kâzem » est né en 1883 dans le petit village de Sârouq, situé à proximité de la ville d’Arak, à 3 heures de Téhéran. Durant sa jeunesse, lors du mois de Ramadan, un religieux envoyé à Sârouq pour y effectuer un prêche quotidien évoque un jour l’importance de l’aumône légale (zakât) et du cinquième (khoms), en insistant sur le fait que si un musulman ne donne pas chaque année le cinquième de son revenu, ses biens seront illégitimes (harâm) et ses actes d’adoration ne seront pas acceptés par Dieu. Profondément marqué par les paroles du religieux, Karbalâ’i Kâzem décide de se rendre chez son père pour lui demander s’il s’acquitte bien du khoms. Face à la colère de ce dernier lui demandant de ne pas se mêler de ce qui ne le regarde pas, Karbala’i Kâzem décide alors de quitter la maison familiale et de s’établir hors du village ; gagnant péniblement sa vie en ramassant du bois sec.
Quelques années plus tard, regrettant ses paroles, son père lui demande de revenir et lui donne une parcelle de terre ainsi que trois sacs de semence de blé afin de lui permettre de vivre de façon indépendante. Avant même de semer, Karbalâ’i Kâzem décide de donner la moitié de ses sacs à titre d’aumône aux pauvres du village. Après quelques mois et au cours des années suivantes, il choisi de donner la moitié du fruit de son travail aux plus nécessiteux – bien davantage que l’aumône légale -, tandis que l’abondance de ses récoltes ne tarit pas et que sa générosité commencent à être connue dans le village.
Le début de la renommée
Après son installation dans le village de Seyyed Shahâb , il se consacrera à ses travaux agricoles, sans rien révéler de son secret. Ce n’est que lorsqu’il atteint une cinquantaine d’années qu’il sera finalement dévoilé, grâce à un Ayatollah qui se promenait dans les champs en récitant le Coran. Karbalâ’i Kâzem lui fit alors remarquer qu’il avait mal lu un verset. Le religieux, qui connaissait parfaitement le Coran, fut stupéfait de voir ce vieux paysan lui adresser une telle remarque. Devant l’insistance de ce dernier, il vérifia et se rendit compte de son erreur. A la suite de cet événement, l’histoire de Karbalâ’i Kâzem va se répandre dans les milieux religieux iraniens de l’époque. Commencent alors de nombreux voyages à Qom, Mashhad, Téhéran et dans des dizaines de villes iraniennes ainsi qu’en Irak et même chez l’Emir du Koweït. Il s’entretient également avec la majorité des grandes autorités religieuses chiites de l’époque, dont Boroudjerdi, Mohseni Malâyeri, Khaz’ali , qui reconnaîtront unanimement le miracle. L’une des personnes qui fut sans doute le plus influencée par cet événement fut Seyyed Navvâb Safavi, qui organisa plusieurs conférences de presse afin d’assurer une diffusion maximale du miracle dans les journaux de l’époque. La même scène se répétait alors inlassablement : une foule de journalistes plus que dubitatifs arrivaient sur place, et comprenaient rapidement, après quelques questions et avoir observé l’infinie simplicité de Karbalâ’i Kâzem, qu’il ne s’agissait pas d’un événement banal.
Durant plusieurs années, il répond avec une patience sans limite aux questions des étudiants et des journalistes, qui citent des dizaines de versets en lui demandant à quelle sourate ils appartiennent. Karbalâ’i Kâzem répond toujours avec exactitude en ajoutant parfois : « Et le verset d’après est le suivant, et celui qui le précède est celui-ci… » On lui pose toutes les questions possibles et imaginables : le nombre de « n » dans telle sourate, le nombre d’occurrence du mot « Dieu » dans une autre… Hâjj Seyyed Mouhammad Naqi Khânsari essaie un jour de le mettre à l’épreuve d’une autre manière, en lui demandant de lire le Coran à l’envers. Il commença à réciter la sourate « Al-Baqara » (« La vache »), la plus longue du Coran, du dernier au premier verset sans la moindre erreur.
On cherche également à le piéger en mêlant à un verset des fragments d’ouvrages religieux reprenant les mêmes mots et expressions. Les réponses demeurent toujours sans appel : « La première partie est un verset coranique, mais pas la deuxième. » Lorsqu’on lui demande comment il a pu distinguer le verset du reste, il répondra toujours : « L’un avait une lumière… l’autre pas. » Il avait aussi la faculté de trouver la plus petite erreur de frappe ou de vocalisation dans n’importe quelle édition du Coran, en affirmant que telle partie du verset était sombre et n’avait pas la luminosité des autres.
Il était également capable de trouver n’importe quel verset du premier coup en ouvrant le Coran, quelle que soit l’édition. Après sa mort, on découvrira qu’il lui avait également été enseigné les secrets et le sens ésotérique (bâtin) du Coran. Cependant, peu de gens semblent avoir songé à lui poser des questions de fond sur le sens profond des versets. Il s’était d’ailleurs plaint à mi-mot du fait que les gens ne l’interrogeaient que sur la forme du Coran et sur la place de tel ou tel verset et oubliaient les questions essentielles, sous-entendant ainsi qu’il détenait aussi cette connaissance.
Durant sa célébrité, Karbalâ’i Kâzem continua de se distinguer par la simplicité extrême de son mode de vie. Lorsqu’il n’était pas assailli de questions, il passait la plupart de son temps à réciter le Coran et à faire des prières surérogatoires. Il fuyait la participation aux cercles intellectuels et religieux, et manifestait une inquiétude extrême lorsqu’il était invité : il avait un jour dîné chez quelqu’un qui gagnait sa vie de manière illégale. Il avait eu un malaise et avait senti qu’il perdait la mémoire du Coran… Après la fameuse rencontre au sanctuaire, les deux hommes continuaient parfois à lui apparaître en rêve où à l’état de veille afin de l’éclairer sur certaines questions de la vie quotidienne.
Karbalâ’i Kâzem quitta ce monde le jour de Tâsou’â de l’année lunaire 1378 (1968) à l’âge de 78 ans. Il est enterré à Qoms
Avant d’évoquer les différents enseignements que l’on peut tirer d’un tel événement, il apparaît tout d’abord essentiel de le resituer dans son contexte général. Le miracle de Karbalâ’i Kâzem s’est déroulé à une époque de grande expansion des idées matérialistes et communistes en Iran, qui allait donc de pair avec une tendance à nier tout phénomène non explicable par les lois scientifiques, notamment les révélations et miracles des prophètes. Dans ce contexte, cet événement est venu apporter un souffle nouveau à la foi, tout en suscitant un grand nombre de questions : pourquoi a-t-on octroyé à ce paysan analphabète un rang qu’aucun des grands Ayatollahs n’est arrivé à atteindre ? Quels sont les rôles respectifs de la science et de l’action dans la foi ? Les actes se suffisent-ils à eux-mêmes pour se rapprocher de Dieu ? Karbalâ’i Kâzem n’était ni un grand philosophe ni un théologien éminent. Il connaissait à peine par cœur les sourates que l’on récite lors des prières obligatoires. Mais il remplissait ses obligations religieuses avec un sérieux emprunt d’amour et de respect, en toute simplicité.
Il était également connu pour sa grande sincérité et sa profonde humilité. Afin de vivre en conformité avec les commandements de son Dieu, Karbalâ’i Kâzem était prêt à quitter sa famille et tout ce qu’il possédait ; démarche qui n’est pas sans rappeler celle d’Abraham et de nombreux autres prophètes. En faisant le choix de l’exil, Karbalâ’i Kâzem a choisi ses priorités en faisant du respect de la Loi et de sa foi l’axe central de son existence, au-delà des attaches de ce monde. Cette sincérité à toute épreuve et sa grande compassion ont sans doute contribué pour beaucoup à être choisi pour recevoir ce don divin.
Son histoire montre également que tout croyant sincère voit ses sacrifices fait pour Dieu récompensés dans cette vie même : son exil lui permet finalement d’accéder à la propriété d’un terrain, sa générosité semble multiplier l’abondance de ses récoltes… Cet aspect semble d’ailleurs évoqué dans l’un des versets qu’il a « lu » lors de sa rencontre avec l’Imâm : « Le bon pays, sa végétation pousse avec la grâce de son Seigneur ; quant au mauvais pays, (sa végétation) ne sort qu’insuffisamment et difficilement. Ainsi déployons-Nous les enseignements pour des gens reconnaissants. »
Ceux qui remercient leur Dieu au travers de leurs dons et générosité voient ainsi leurs biens matériels et spirituels multipliés : « Ceux qui dépensent leurs bien dans le sentier de Dieu ressemblent à un grain d’où naissent sept épis, à cent grains d’épi. Car Dieu multiplie la récompense à qui Il veut et la grâce de Dieu est immense, et Il est omniscient. » (2:261) ; « Tout ce que vous donnerez à l’usure pour augmenter vos biens au dépens des biens d’autrui ne les accroît pas auprès de Dieu, mais ce que vous donnez comme Zakât, tout en cherchant la face de Dieu [sa satisfaction]… Ceux-là verront [leurs récompenses] multipliées. » (30:39).
Pour tenter de saisir la raison d’un tel don, il est également important d’essayer de comprendre l’état d’esprit de Karbalâ’i Kâzem lors de sa rencontre avec les deux hommes. Ce soir-là, son esprit était entièrement préoccupé par le sort des familles pauvres du village mais aussi, dans une moindre mesure, par ses chèvres pour lesquelles il avait ramassé du fourrage et dont il s’occupait toujours avec beaucoup de sollicitude. Malgré sa fatigue intense, il décide de retourner à son champ pour rassembler de ses propres mains de quoi nourrir une famille. Aucune trace de « moi » ni d’égoïsme ; tout son être n’est que compassion pour les êtres qui l’entourent. Cette attitude de don entier de soi par l’acte et la pensée l’a sans doute préparé à recevoir le don divin. A ce titre, plusieurs hadiths soulignent que l’on ne peut connaître Dieu que par Dieu, c’est-à-dire en se rendant similaire à Lui. Ce soir-là, Karbalâ’i Kâzem était devenu une sorte de miroir de la miséricorde et de la compassion divine ; Dieu y a donc reflété Sa Lumière… L’occurrence de ce miracle à un endroit où sont enterrés des personnes ayant risqué leur vie pour aller rendre visite au huitième Imâm souligne aussi l’importance et le haut rang de ces martyrs presque oubliés à l’époque.
Ce miracle confirme également l’existence de deux types de connaissances : un savoir spéculatif et discursif qui s’apprend au travers de concepts, et une connaissance révélée au cœur sans l’intermédiaire des sens ou de l’intellect, même si cela implique parfois un intervenant « extérieur » à l’être de la personne, comme l’Ange Gabriel pour le prophète Mouhammad ou la main du seyyed contre le cœur de Karbalâ’i Kâzem. Il montre qu’en Dieu, le cercle des possibilités n’est pas déterminé par les lois de la matière, mais bien par la pureté du cœur et de la foi : ainsi s’explique le don d’un enfant à Abraham et à sa femme stérile, comme le choix de déposer le Livre et les secrets divins dans le cœur d’un pauvre paysan qui n’avait jamais ouvert le moindre livre. Le fait que le Coran ait ensuite été mis par la personne contre sa poitrine révèle également l’importance de l’inspiration et la connaissance par le cœur, sujet souvent abordé par la mystique islamique qui trouve ses sources dans le Coran : « Et quiconque croit en Dieu, [Dieu] guide son cœur. »(64:11) ; « Il y a bien là un rappel pour quiconque a un cœur, prête l’oreille tout en étant témoin. » (50:37) ; « Ceux qui discutent les prodiges de Dieu sans qu’aucune preuve ne leur soit venue, [leur action] est grandement haïssable auprès de Dieu et auprès de ceux qui croient. Ainsi Dieu scelle-t-Il le cœur de tout orgueilleux tyran. » (40:35). Le cœur est à ce titre souvent considéré comme le siège des visions et de la foi.
En outre, la perte de mémoire du Coran provoquée par le fait d’avoir mangé de la nourriture non licite révèle le fondement ontologique des commandements divins : chaque nourriture, acte, parole, a un effet concret dans l’être humain et constitue progressivement sa « forme » spirituelle et réelle. C’est également dans ce sens que l’on peut comprendre les versets concernant l’autre monde où les hommes « verront » l’ensemble de leurs pensées et actes : « Et on déposera le livre (de chacun). Alors tu verras les criminels, effrayés à cause de ce qu’il y a dedans, dire : « Malheur à nous, qu’a donc ce livre à n’omettre de mentionner ni pêché véniel ni pêché capital ? » Et ils trouveront devant eux tout ce qu’ils ont œuvré. Et ton Seigneur ne fait du tort à personne. » (18:49) Cet aspect révèle également pour les personnes dont l’existence est imprégnée de spiritualité et de vérité, le moindre « écart » peut avoir d’importantes conséquences physiques et spirituelles, Il invite ainsi chaque croyant à être attentif au moindre de ses actes et à essayer d’en percevoir les effets cachés qui, bien qu’ils ne soient pas visibles et analysables physiquement, façonnent peu à peu son destin dans l’outre-monde.
Les trois formules rituelles de la Fatiha….
Le texte coranique a deux caractéristiques essentielles et, apparemment
contradictoires. Il est à la fois ‘ouvert’ et hermétique. Ouvert, puisque
n’importe qui peut le lire, mais hermétique ne livrant ses ‘secrets’ qu’à des
personnes dont les cœurs ne sont point ‘cadenassés’. Et ceci selon
l’expression coranique : «Ne contemplent-ils pas le Coran? Leurs cœurs
seraient-ils cadenassés? » (Coran S. 47, V. 24).
Ouvert, transparent et fermé, le livre sacré accueille le lecteur, lui offre ce
qu’il cherche et le renvoie. Vous trouverez dans le Coran ce que vous lui
apportez-vous même. Si vous êtes intéressé par la littérature, vous trouverez
un livre de littérature ; si vous êtes scientifique vous y trouverez un livre de
sciences ; si vous êtes musicien vous y trouverez chants, sons et musique etc.
Mais le Coran est au-delà de tout cela. C’est la Présence divine offerte aux
différents niveaux d’une création dont l’homme jouit d’une position
centrale. Il englobe toutes nos préoccupations passées, présentes et futures,
et les transcende. L’attitude intérieure avec laquelle on aborde le Coran joue
un rôle primordial. Puisque nous allons faire une lecture soufie de quelques
chapitres du Coran, il est important d’être muni de certaines clés, en réalité
pas pour ouvrir le livre sacré, mais pour ouvrir nos cœurs, de telle sorte que
nous puissions être en état de contemplation.
Trois clés pour aborder le Coran
Ces trois clés du Coran ne sont pas bien mystérieuses. Elles sont connues
de chaque musulman. Ce sont tout simplement les trois formules
prononcées, généralement, au début de la lectures du livre sacré. La
première c’est : «Aoudou bi-Allahi mina Shaytani Rajime » (Je me
prémunis par Allah de Satan, le maudit). La deuxième c’est «Bismi- Allah Ar-
Rahman Ar- Rahiim» (Au nom de Dieu le Miséricordieux, le Clément). La
troisième formule est «Al Hamdou li-l-lahi Rabi al-alamine» (Louange à Dieu,
Seigneur des univers).
Au delà de leur prononciation rituelle, ces formules représentent, en
pratique, un véritable état d’esprit. Une discipline pratique, un programme
d’évolution est nécessaire au prétendant pour espérer pénétrer réellement
dans ce monde coranique, un monde de connaissances et de lumières.
Se prémunir contre Satan
‘Se prémunir contre Satan’ signifie se protéger contre cette force maléfique
appelée Satan, véritable obstacle interdisant l’entrée dans la Présence divine.
Cela signifie également, au niveau pratique, être à l’intérieur de la
communauté des croyants. L’adepte ne pouvant lutter, seul contre le
Démon, c’est le groupe de fidèles qui remplit pour lui le rôle de rempart
contre Satan. Le Prophète disait : «La brebis éloignée (de sa communauté)
est la part du loup ». En fait, il s’agit d’acquérir, à ce niveau, une éducation
adéquate au sein d’un groupe approprié. Dans le cadre de l’enseignement
soufi, l’acquisition de cette qualité éducative et gage de protection contre
Satan – première condition pour entrer dans le monde du Coran – se réalise
par l’engagement dans la voie, la confrérie soufie. « Et que tu sois, muni
de patience, en compagnie de ceux qui invoquent leur Seigneur matin et
soir, voulant Son visage » (Coran, sourate la grotte kahf).
Bismi-Allah Ar- Rahman Ar-Rahim
La deuxième formule est ‘Bismi-Allah Ar- Rahman Ar- Rahim’ (Au nom de Dieu
le Miséricordieux, le Clément). Elle signifie, pratiquement, la nécessité de
dépasser la lecture du Coran avec ‘nafs’ (l’ego), afin de le lire
effectivement ‘au nom du Seigneur’. C’est-à-dire qu’il s’agit de se
dépouiller du savoir, de la compréhension et de toute capacité personnelle.
Vide, disponible et réceptif, le lecteur contemplatif s’adresse au Coran,
n’aspirant qu’à la miséricorde et la clémence de Dieu.
Le premier verset reçu par le Prophète, c’est bien connu, est ‘Lis au nom de
ton Seigneur le Créateur’. Le Prophète, homme illettré, a reçu l’ordre de lire,
et ceci de la part de la Présence divine. Pourtant, il n’a pas organisé sa vie
pour prendre des cours, il ne s’est pas adressé à une quelconque institution
enseignante, il n’a point cherché un maître en lettres ou en savoir livresque.
Il était illettré, il est resté illettré. Il avait bien compris que «Lis au nom de
ton Seigneur» n’a rien avoir avec «Lis avec ton propre effort». S’adressant
à Dieu, Il disait dans sa prière : «Je me suis dépouillé de ma puissance et de
ma force et j’ai acquis la certitude de Ta puissance et de Ta force». Dieu a
alors inondé cet illettré, prosterné dans sa Présence, d’un Savoir qu’il
n’aurait jamais pu acquérir, par ses propres moyens, même s’il avait étudié
pendant des centaines de siècles! Les sciences qui ont débordé du corps de
cet illettré du désert ne cessent d’étonner les savants, et ceci depuis quinze siècles.
Si la première clé est donc l’appartenance, physique à la tarîqa, la voie
spirituelle, la deuxième clé est l’engagement intérieur, profond et complet
de telle sorte que l’adepte abandonne son ego, dans un processus éducatif
dont les maîtres en ont le secret. Il se remet alors complètement à son
Seigneur.
Al Hamdou li-l-lahi Rabi al-alamine
La troisième clé du Coran est «Al Hamdou li-l-lahi Rabi al-alamine »
(Louange à Dieu Seigneur des univers). ‘Al Hamdou li-llah’ c’est le dhikr des
gens du paradis. Quand les fidèles arrivent dans l’au-delà ; récompensés par
le paradis, ils se retrouvent dans un monde tellement éblouissant qu’ils ne
peuvent que s’exclamer : Al Hamdou- li-llah’ (Dieu, merci!). Quand le lecteur
s’adresse au Coran, après avoir acquis la première clé (appartenance à la
tarîqa) et la deuxième clé (abandon de l’ego) il est déjà au paradis. Il a
pénétré dans le monde des lumières. C’est pour cela qu’il dit ( Al Hamdou li-l-lahi
Rabi Alamine ).
Cette formule est à la fois un signe de récompense et une clé. Un signe de
récompense et de réussite puisqu’elle se trouve à l’intérieur du Coran, alors
que les deux autres formules sont à l’extérieur. Elle est également une clé,
un moyen de continuité, un signe de gratitude et de reconnaissance, garant
de la poursuite de la présence de l’adepte dans cette ‘Hadra’ et ces lumières.
Le Prophète, a qui on demandait pourquoi passe-t-il ses nuits à prier,
supportant d’innombrables sacrifices dans la voie de Dieu alors qu’il était
assuré de sa haute place au paradis, répondait «Ne serai-je pas un serviteur
reconnaissant ?». Une règle soufie stipule: «Assurez-vous de la continuité
des bienfaits dont Dieu vous comble en lui témoignant toujours votre
gratitude ».
Il est évident que n’importe qui peut lire le Coran. Mais le monde du Coran,
ses secrets et ses lumières, exige l’engagement dans un processus
d’évolution et de rénovation indiqué par les trois formules, ou les trois
étapes décrites. Le monde du Coran est un espace sacré, une enceinte de
lumières. Il reste hermétique sauf à ceux qui sont éduqués, qui acceptent de
laisser leur ego à l’extérieur de l’enceinte, tout comme on laisse ses sandales
à l’extérieur de la mosquée et qui, une fois à l’intérieur, découvrant des
secrets de Dieu, gardent leur humilité et leur respect de la Loi.
Et Allah Est plus Savant….
Salam ma soeur .je suis toujours ravi de vous lire
pourriez-vous nous parler de la relation entre le cheikh et son disciple.
Mais aussi del’anatomie du corps humain selon les soufis,j’entends svt paler du coeur comme siege central de
l’homme.
Inspiration Et Illumination
L’inspiration, ou l’illumination consiste en une sorte d’assistance du Ghayb qui, pénétrant l’être des savants, leur ouvre des voies de la science menant à des découvertes énormes.
Les méthodes utilisées pour l’acquisition de la connaissance sont de deux genres : le premier comprend l’observation et l’expérience, le seconde, la conclusion par analogie et le raisonnement par l’induction. À chacun de ces deux genres de méthodes correspond un genre de résultats ou conclusions.
Ces acquis sont-ils les fruits de la seule pratique ou du seul effort humain ? N’y aurait-il pas une troisième méthode, une troisième voie, menant à l’acquisition de la connaissance ?
Oui disent les savants. Ils disent même que les grandes découvertes et inventions sont les résultats de cette troisième voie qui est quelque chose de semblable à un courant électrique se déclenchant soudainement dans l’âme du savant et éclairant sa raison pour quelques moments, avant de s’éteindre.
Ibn Sînâ (Avicenne) croit en l’existence de cette force, à des degrés différents, chez tous les individus. Par cette force, prépondérante chez certains, il explique le verset coranique : Un olivier dont l’huile est près d’éclairer sans que le feu la touche. (Coran, 24/35)
Dans son livre Al-munqid min al-jal, al-Gazâli écrit que la plus grande partie des connaissances humaines relatives aux besoins de la vie quotidienne sont les fruits de l’inspiration. Dans ce même livre, et dans le chapitre traitant de la Révélation et de la prophétie, il écrit que : « Seule, la voie de l’illumination est l’origine des connaissances de l’humanité en matière de remèdes et de médication, d’astres et d’astrologie. Ces connaissances sont un don de Dieu inspiré pour aider et guider les humains. »
De son côté, Nasîru-ddine al-Tûsi considère la voie de l’inspiration comme étant à la base de la plupart des connaissances humaines.
Certains croient, peut-être, que l’inspiration, comme démarche ancienne, n’a plus de partisans, et que tout notre savoir nous est parvenu à travers nos sens, par l’expérience et l’observation. Pourtant, la question n’est pas comme ils croient et imaginent. Un grand nombre de savants contemporains pensent que de nombreuses théories découvertes par les savants l’ont été par des voies semblables à l’inspiration.
Dans son livre, L’homme, cet inconnu, Alexie Karl défend l’inspiration et l’illumination en disant : « Il est certain que les découvertes scientifiques ne sont pas simplement le résultat de la pensée humaine. Les hommes de génie possèdent, dit-il, des qualités particulières comme l’illumination en plus de leurs acquisitions par la lecture et la réflexion. C’est par la voie de l’illumination qu’ils découvrent ce que les autres ne pouvaient découvrir, établissent des liens entre des sujets apparemment sans relation, et parviennent ainsi à la compréhension de certaines questions importantes. »
Il dit aussi : « On peut diviser les savants en deux groupes : les logiciens et les illuminés. Les sciences sont l’œuvre de ces deux groupes de savants. Les mathématiques doivent tant de choses à l’illumination, malgré leur base essentiellement logique. L’inspiration occupe dans la vie courante, comme dans les domaines scientifiques, une place importante en tant que facteur de compréhension et de conception. L’inspiration conserve cette importance malgré le fait qu’elle s’apparente parfois à l’illusion jusqu’au point de se confondre avec elle. »
Par l’inspiration et illumination, les grands hommes atteignent le sommet de la vie spirituelle. Ce don est vraiment extraordinaire, et cette perception de la réalité, sans effort et réflexion, est vraiment inexplicable.
Alexis Karl nous dresse une liste de mathématiciens qui auraient, selon lui, acquis leurs connaissances par une voie purement logique. À côté, il nous présente une autre liste de mathématiciens qui doivent leurs connaissances à l’illumination.
Ce point de vue est admis par d’autres savants. Dernièrement, j’ai lu un article écrit par le mathématicien français J. Hadamart sous le titre Rôle de l’inconscient dans la perception scientifique, et j’ai retenu la phrase suivante : « Lorsqu’on pense aux facteurs originels des inventions et des découverts, on ne peut réfuter l’importance de la perception intérieure. »
Cette expérience est connue, dans une certaine mesure, par les vrais savants qui reconnaissent une partie de leurs découvertes comme résultant d’activités conscientes, une autre étant le résultat de l’inspiration. Le grand savant Einstein avait cette même conviction. Il disait qu’à l’origine de ses hypothèses, il y avait une sorte d’illumination.
On peut déduire de tout ce qui précède l’existence de modalités d’assistance du Ghayb, dans la vie des individus. Parfois, cette assistance leur procure volonté, persévérance et fermeté. Elle peut aussi leur offrir des moyens matériels, et se manifester sous la forme d’une force leur éclairant le chemin et leur inspirant les idées scientifiques.
Par là, on peut dire que l’être humain n’est pas laissé à sa guise : la grâce et le soin divins l’englobent dans certaines conditions, l’extrait de l’égarement et du doute, et le sauve au moment de faiblesse, l’impuissance et de détérioration.
Merci Lilia
j’ai beaucoup aimé ton exposé.
Salutations
MHD
Merci pour l’attention MHDiop …
Merci pour l’expose.Grace a vos post,j ai eu beaucoup de reponses a mes questionnements sur ma religion.je voudrais votre avis sur la place qu’occupe la »chance et le »hasard » en islam.
merci
Notre prophète (pbsl) nous a enseigné «Ne dit pas : Si j’avais fais telle chose, il serait autre chose, car le si ouvre la porte du diable ». Citation très significative, très profonde et surtout elle permettra à ceux dotés d’intelligence d’évaluer le passé pour mieux construire le futur.
je pense que dans la vie rien est fait au hasard malgré se qu’on peut pensé . Il n’y pas de hasard ,le hasard n’existe pas en islam tout est ecrit Dieu nous met des épreuves sur notre chemin afin d’ évaluer notre foi et ainsi en saisir des leçons ….
La chance quant a elle existe dans la mesure ou l’on veut donner un sens a quelque chose qui nous arrive, soit un événement qui nous rendra heureux ou le sentiment inverse. Il se peut qu’un même événement rende une personne heureuse et une autre malheureuse, cela dépendra de l’interprétation qu’on lui donne. Et si la chance donne un sentiment de bonheur, seul Allah a le pouvoir de rendre heureux ou malheureux,
Il y avait en Chine, un vieux cultivateur qui possédait un vieux cheval pour labourer son champ. Un jour, le cheval s’enfuit dans les montagnes et tous les voisins vinrent sympathiser avec le vieil homme à cause de sa malchance. Mais il leur dit:
Chance ou malchance, qui peut le dire?
Une semaine plus tard, le cheval revint des montagnes emmenant avec lui une horde de chevaux sauvages et alors les voisins vinrent le féliciter à cause de sa chance. Il leur dit encore:
Chance ou malchance, qui peut le dire?
Puis, alors que son fils essayait de dompter les chevaux sauvages, il tomba et se cassa une jambe. Tout le monde y vit de la malchance. Mais pas le cultivateur qui leur dit une fois de plus:
Chance ou malchance, qui peut le dire?
Quelques semaines plus tard, l’armée arriva dans le village et tous les jeunes aptes à faire la guerre furent conscrits. Quand les officiers virent le fils du cultivateur avec sa jambe cassée, ils le laissèrent libre. Était-ce une chance ou une malchance?
Qui peut le dire?
Tout ce qui apparaît comme une malchance peut-être une chance déguisée. Et ce qui apparaît comme une chance, peut être une malchance déguisée. Nous sommes donc sages quand nous laissons à Dieu de décider de ce qui est bon et de ce qui est mauvais, et nous Le remercions de ce que toute chose finit par être changée en bien pour ceux et celles qui L’aiment.
Bonjour maître davidoffolle. Je tiens à vous remercier sincèrement pour tout ce que vous faites. J’aime beaucoup vous lire. Vos paroles sont pleines de sagesse. Vous un bon guide. Et je n’ai pas souvent peur de pratiquer les recette que vous publiez. Vous êtes particulièrement celui à cause de qui je m’attache à ce blog. Et le maitre manojdev aussi.
Merci qu’Allah vous le rende au centuple.
yazidangel@gmail.com
La prière rituelle est un tête-à-tête avec Dieu (Bukhârî, Kitâb al-îmân).
Certains parmi les plus anciens soufis considéraient la prière rituelle comme une espèce de mi’râdj (ascension) qui les amenait près de Dieu. D’autres rattachaient le terme arabe pour la prière rituelle, salât, à la racine arabe wasala « relier », la prière étant le lien par excellence avec Dieu.
Une des conditions pour la validité de la prière est la pureté du corps et de l’âme (tahâra). Les mystiques accordaient une énorme importance aux ablutions qui pour eux étaient le symbole de la purification de l’âme qui veut atteindre Dieu. Certains mystiques préféraient les grandes ablutions (ghusl) où l’on se lave la corps tout entier aux ablutions mineures.
Pendant la prière, le soufi se sent comme s’il se tenait debout devant Dieu au jour du Jugement Dernier.
Kharrâz, contemporain de Muhâsibî, dit:
« Quand tu entres dans la prière, tu pénètres dans la présence de Dieu, comme tu te tiendras devant Lui au jour de la résurrection, quand tu seras devant lui sans aucun médiateur « .
La prière principale des soufis est le dhikr.
Il est précédé du wird.
Le wird
Le wird le plus simple consiste en 4 rak’a, avec une récitation d’un hizb (1/7) du Coran. Usuellement on rajoute des litanies ou des formules isolées telles la basmala (bi smi Llâhi r-rahmâni r-rahîm, « au nom de Dieu, le Clément, le Miséricordieux), le takbîr (Allâhu akbar, « Dieu est plus grand »), le tasbîh (subhâna Llâh, « gloire à Dieu »), la tasliya (sallâ Llâhi ‘alayhi wa sallama, « Dieu lui accorde la bénédiction et le salut »), l’istighfâr (formule de demande de pardon), l’isti’âdha (a’ûdhu bi Llâhi mina ch-Chaytâni ar-radjîm, » je cherche refuge auprès de Dieu contre Satan le lapidé »), ou encore des mots isolés: Allâh, Huwa (Lui) ou les 99 noms de Dieu.
Il y a des livres de wird .
Il y a 7 wird pendant la journée et 4 pendant la nuit.
D’autres wird sont mentionnés par Makkî
Les witr
Les witr sont des rak’a-s impaires (1 à 11) faites la nuit. Il s’agit d’une prière additionnelle entre la prière de la nuit et celle de l’aube. On recommande qu’elle se fasse après la vigile nocturne (le tahajjud) et, pour ceux qui ne pratiquent pas la vigile nocturne, durant la première partie de la nuit.
Dans l’islam ordinaire (non soufi), seuls les Hanafites les déclarent obligatoires.
L’ordre normal de la liturgie de la nuit soufie est donc: prière de la nuit, puis vigile nocturne, puis witr, puis prière de l’aube
La du’â
Est une invocation libre
Le dhikr histoire comparée des religions, ( le japa de l’hindouisme )
Le terme signifie « faire mémoire de Dieu ».
Il y a trois sortes de dhikr, les formules précises variant selon les ordres.
La récitation individuelle du chapelet (dhikr al-aqwât).
Elle consiste à réciter individuellement dans l’ordre Qâdiriyya 33 fois chacune des formules subhâna Llâhi (« gloire à Dieu »), al-hamdu li-Llâhi (« louange à Dieu) et Allâhu akbar (« Dieu est plus grand »). Le chapelet de l’ordre des Qâdiriyya comporte en effet 99 grains divisés en trois sections de trente-trois. Celui des Tidjâniyya en comporte 100 distribués en six sections: 12, 18, 20, 12, 18 et 20.
La récitation personnelle sans chapelet (dhikr al-khâfî).
On récite de manière rythmée le tahlîl lâ ilâha illâ Llâh, « il n’y a point de divinité si ce n’est Dieu ». Le soufi a les yeux fermés. quand il prononce le début de la formule (lâ ilâha), il expire, puis il inspire en prononçant la formule illâ Llâh.
La plupart des ordres ont des récitations communautaires (hadra) qui ont lieu le vendredi. La séance se divise en deux parties:
a) la récitation de la liturgie de l’ordre, de prières, souvent entrecoupée par de la musique (luth, tambourin, flûte) et des chants (anâchid). C’est le samâ’ ou l’oratorio spirituel.
b) le dhikr proprement dit qui commence par une formule introductive qui est dans l’ordre châdhili yâ wâhid yâ Llâh, suivi du tahlîl (qui est à proprement parler le premier dhikr !). On le chante d’abord lentement, puis sur un rythme plus rapide, les changements de rythme étant indiqués par le cheikh qui tape dans ses mains. De temps en temps on s’arrête pour un temps de concentration.
De nombreuses séances incluent la récitation du mawlid, c-à-d d’un poème retraçant la naissance du Prophète. Ces poèmes commencent tous par l’évocation de la descente de la lumière mouhammadienne, le principe éternel de création et de succession prophétique, par lequel la lumière s’est manifestée dans le monde depuis Adam jusqu’à la naissance de Mohammed. Le moment le plus solennel est l’instant où l’on prononce la phrase « Notre Prophète est né ». Tout le monde se met alors debout en disant: Marhaban yâ mustafà (« Bienvenue, ô Elu »). La récitation se poursuit par l’exposé des mérites (manâqib) du Prophète.
La position du corps est très importante dans le dhikr. Le soufi s’assoit les jambes croisées, les deux paumes des mains sur les genoux, à sa place dans le cercle, ou le corps tourné vers La Mecque, s’il s’agit d’un dhikr solitaire. Dans le dhikr des confréries, il est recommandé de se représenter mentalement le cheikh, de façon à recevoir l’influence bénéfique de ce dernier, qui lui la reçoit directement du Prophète.. Puis commence la récitation de la formule.
Elle diffère selon les ordres.
Chez les Châdhilî, elle est Lâ ilâha illâ Llâh. Ibn ‘Iyâd dit dans ses Mafâkir ; « On commence du côté gauche sous le nombril en prolongement longuement la prononciation de la formule négative lâ, puis on fait ressortir le i de ilâh du fond de la gorge, et on prononce le h vocalisé, et en le faisant suivre d’un profond temps d’arrêt, tout en inclinant le cou vers l’épaule . On dit ensuite illâ Llâh, en faisant ressortir distinctement du fond de la gorge le i de la particule d’exception illâ, en frappant le coeur au côté droit à la suite de l’émission de la voix. On s’appesantit alors sur le mot de gloire Allâh, en affectant le â d’un allongement profond et étendu ».
Le dhikr des Rahmâniyya comprend trois modes de récitation: lent, modéré, rapide. Deux formules sont proposées: lâ ilâh illâ Llâh pour les débutants; pour les avancés « Allâh » (avec des mouvements du corps du type de ceux cités ci-avant)
Le dhikr des Hallâdjiyya est Allâh pour la récitation solitaire. On supprime le A initial et on décline aux trois cas de l’arabe, donc: Llâhu, Llâha, Llâhi.
D’autres dhikrs sont indiqués chez Makkî.
Le stade décrit ici est le premier stade du dhikr, ce que l’on appelle le dhikr de la langue, par opposition au dhikr du coeur et au dhikr de l’intime.
Le premier stade dhikr de la langue a pour but, à travers la répétition prolongée des mêmes formules, la mainmise du Mentionné sur le mentionnant, le vidage de la conscience de tout autre concept que le concept de Dieu. Le but, c’est que le nom divin s’empare de la conscience de l’être humain.
Le deuxième stade est le dhikr du coeur. Là aussi le nom divin imprègne le soufi tout entier. Où se trouve alors la différence avec le dhikr de la langue ? C’est que la mainmise ne s’effectue plus à travers un état réflexif de conscience. Le soufi est absorbé dans la méditation du Nom divin, sans que l’intellect n’intervienne.
Mystique comparée: ces deux stades soufis sont évidemment l’exact parallèle de la concentration et de la méditation yoguique. ) Concentration en un seul point, sur un objet précis quel qu’il soit (centre du nombril, lotus du coeur, une divinité…) et méditation qui a pour but de pénétrer l’essence subtile de la chose sur laquelle on s’est concentré. Au stade du dhikr du coeur apparaissent des phénomènes visuels: lumineux et colorés. Les témoignages yoguiques sont concordants aussi sur ce point et signalent les mêmes faits. Ils apparaissent à la limite du premier stade et indique qu’il faut passer au stade suivant .
Le troisième stade est le dhikr de l’intime (dhikr as-sirr). Par « intime », il faut entendre le fond de l’âme. Le sujet mentionnant disparaît totalement dans le Sujet Mentionné. C’est l »abolition du sujet psychologique dans l’acte seul de la Mention de Dieu. Le psychisme n’est plus que mention de Dieu, n’est plus que dhikr. C’est le stade correspondant à l’enstase yoguique où l’âtman (le fond de l’âme, différent du flux psycho-mental) médite sur lui-même, déconditionné du monde extérieur.
Dans le vocabulaire arabe, c’est donc par l’intermédiaire du Dhikr du fond de l’âme que le fanâ’ est atteint. C’est-à-dire que l’homme disparaît de lui-même, il ne sent plus rien des phénomènes extérieurs, ni de ce qui se passe en lui. Il disparaît (fanâ’) de tout cela, vers Dieu, d’abord, en Dieu ensuite (baqâ’).
Au nom d’Allâh le Tout-Miséricordieux, le Très-Miséricordieux !
Louange à Allâh qui, des agencements de Sa Parole révélée, a fait les épiphanies de la beauté de Ses attributs, et qui, des « ascendants » de Ses Attributs, a fait les orients de la lumière de Son Essence ! (al-hamdu li-Llâh lladhî ja’ala manâdhim kalâmi-Hi madhâhir sifâti-Hi wa tawâli’ sifâti-H matâli’ nûri dhâti-Hi.)
Il a purifié l’ouïe des « cœurs » (qulûb) de Ses amis, pour qu’ils réalisent l’audition parfaite, et Il a clarifié les « saisies intuitives » (fuhûm) de Ses saints afin qu’ils soient assurés de la vue directe . Il a affiné leurs secrets (asrâr) en y projetant les rayons de Son Amour, et Il a rendu leurs « esprits » épris de la contemplation extinctive dans la beauté de Sa Face . Puis Il leur a lancé Sa parole pour les revigorer de Ses haleines matin et soir, et Il Se les est rendus ainsi proches pour qu’ils deviennent Ses interlocuteurs intimes. Il lava alors leurs âmes (nufûs) par l’ « extérieur » de cette Parole – et, voilà, une eau en torrents ! Et Il abreuva leurs « cœurs » (qulûb) par son « intérieur » – et, voici, une mer immense s’agitant ! Lorsqu’ils voulurent plonger pour en extraire les perles des secrets, l’eau les recouvrit et ils furent engloutis dans ses remous ; cependant les gués des compréhensions se remplirent de ce flux selon leurs capacités, et les ruisseaux des intelligences se gonflèrent de ses infiltrations. Les grèves des rivages firent bientôt briller pierres précieuses et pierres dispersées, et les berges des rivières offrirent à leur tour fleurs éclatantes et fruits savoureux. Devant cette exubérance de grâce, les « cœurs » commencèrent à s’en remplir « les pans et les manches », tant qu’ils n’en pouvaient compter, et les âmes se mirent à ramasser fruits et fleurs, rendant grâces de leur fortune et d’avoir atteint ainsi leur but. Quant aux « secrets », lorsque leurs ouïes furent frappées par les percussions des versets incantés, ils se dressèrent et aperçurent les éclaireurs des Attributs, et ils furent éblouis par leur beauté, et stupéfaits ; et lorsque les théophanies des Attributs éclatèrent elles-mêmes, ils furent ébahis et dissous, jusqu’à ce que, leurs « essences spirituelles » parvenant aux sublimités de l’ascension, se dresse alors derrière les hypostases attributives de la beauté essentielle de la Face éternelle, qui décide qu’elles auront accès à la Contemplation identifiante (ash-Shuhûd), mais en perdant leur propre existence, et leur en impose en même temps l’acceptation .
Gloire donc à Celui hormis lequel il n’y a pas de dieu, Lui l’Unique et le Réducteur ! Gloire à Celui qui se révèle à Ses adorateurs dans Sa Parole sous les manteaux de Ses Attributs de majesté et de beauté, en la forme de gloire de Son Essence et de Sa Perfection !
Fa-subhâna man lâ ilâha illâ Huwa al-Wâhid al-Qahhâr, subhâna man yatajallâ fî kalâmi-Hi bi-sahlil sifât jalâli-Hi wa jamâli-Hi ‘alâ ‘ibâdi-Hi fî sûrat hâ’ dhâti-Hi wa kamâli-Hi.)
Et que la Prière (l’action divine de grâce) soit sur l’Arbre Béni (le Prophète), qu’Allâh a fait parler pour énoncer cette Parole, et qu’Il a rendu lieu oraculaire de Ses Venues et de Ses Allées (ash-Shajarah al-Mubârakah), ou l’Olivier, qui donne l’huile de Lumière (Cor. 24, 35) et le Buisson Ardent du Lieu Béni (al-Buq’ah al-Mubârah) (Coran 28, 30).
Et que le Salut divin, procédant de cet Arbre pour lui-même et vers lui-même, soit sur lui et sur sa Famille, les dépositaires de la Science divine et du Livre précieux, ainsi que sur ses Compagnons, chez lesquels la Religion trouva un abri bien gardé !
(wa-s-salât ‘alâ ash-shajaratu al-mubârakah lladhî antaqahâ hadhâ al-kalâm wa ja’alahâ mawridah wa masdarah minhâ wa lahâ wa ilayhâ wa ‘alayhâ as-salâm wa ‘alâ âlihi lladhîna hum makhzan ‘ilmih wa kitâbihi al-‘azîz wa ashâbihi lladhîn asbaha ad-dîn bi-him fî hurz harîz.)
Appliqué de longue date à la récitation du Coran et à la méditation de ses idées avec la puissance de la foi, je me trouvais, malgré ma constance dans les récitations quotidiennes, la poitrine (sadr) toujours serrée et l’ « intérieur » (fu’âd) trouble, mon « cœur » (qalb) n’y trouvant aucune dilatation (Le sadr et le fu’âd sont techniquement deux enveloppes du qalb « péricarde » et « endocarde ». Cependant, mon Seigneur ne m’en détournait pas : c’est ainsi que je me trouvais en fin de compte habitué à cette pratique et attaché à elle, et que j’accédai à la saveur de sa coupe et de son breuvage. Alors je me suis senti l’âme revigorée (nashît an-nafs), la « poitrine » détendue (falj as-sadr), la « conscience » élargie (muttasi’ al-bâl), le « cœur » étendu (munbasit al-qalb), le « secret » épanoui (fasîh as-sirr) ; je fus ainsi heureux en tout instant et en toute circonstance (tayyib al-waqt wa-l-hâl), l’ esprit » réjoui (masrûr ar-rûh) de cette ouverture de grâce (futûh) , et comme abreuvé aux mulsions du soir et du matin . En cette condition d’esprit, de chaque verset du texte sacré se dévoilait à moi des significations que ma langue ne savait exprimer ; d’un côté aucune puissance ne pouvait les mettre par écrit et les agencer, mais d’un autre, aucune force n’arrivait à en empêcher la divulgation et la publication. Alors je me suis rappelé l’enseignement du Prophète illettré et véridique ( sur lui soient les meilleures grâces attirées par les invocations de tous les êtres doués de paroles ou muets (‘alayhi afdal as-salawât min kulli sâmit wa nâtiq ) lui qui m’a rendu fier de ce qu’il a apporté d’au-delà de toute recherche et de tout souhait – enseignement disant : « Aucun verset du Coran ne descendit (dans la révélation) sans qu’il comporte un « dos » (zahr) et un « ventre » (batn) ; et toute lettre (d’un verset) a une « limite » et toute limite a un « mirador » (mutalla’) (mâ nazala mina-l-qur’ân âyat illâ wa lahâ dhahr wa batn wa li-kulli harf hadd wa li-kulli hadd mutalla’). Or je compris que le « dos » est l’explication exotérique (at-tafsîr) et le « ventre » est l’interprétation ésotérique (at-ta’wîl) , la « limite » est ce où cessent les compréhensions du sens verbal (al-hadd mâ yatanâhî ilayhi al-fuhûm min ma’nâ al-kalâm), et le « mirador » le point contemplatif où l’on monte pour jouir du spectacle du Roi Très-Savant (al-matla’ mâ yas’udu ilayhi minhu fa-yatla’u ‘alâ shuhûd al-Malik al-‘Alâm). On a aussi rapporté de la part de la part de l’Imâm certificateur, notre chef précurseur, Ja’afar ben Mouhammad as-Sâdiq ) qu’il s’est exclamé : « Allâh Se révèle à Ses serviteurs dans Sa Parole (le Coran), mais vous ne voyez pas ! » (laqad tajallâ Allâh li-‘ibâdi-Hi fî kalâmi-Hi wa lakin lâ tabsirûn). Et on rapporte de lui encore qu’il tomba une fois évanoui pendant qu’il faisait le rite de la prière (as-salâh), et, comme on lui en demanda ensuite l’explication, il répondit : « Je ne cessais de répéter le même verset jusqu’à ce que j’arrive à l’entendre de la part même de Celui qui parle par ce verset ! » (mâ ziltu uraddidu-l-âyat hattâ sami’tuhâ mina-l-mutakallim).
C’est ainsi que je conçus l’idée de noter certaines choses qui s’offraient à mon esprit par moments, en fait de « secrets » (asrâr) de réalités intérieures et de « lumières » (anwâr) surgissant des visions miradoriales, choses autres que ce qui se rapporte aux acceptions extérieures (zawâhir) et aux dispositions juridiques (hudûd), car celles-ci connaissent des limites infranchissables. Quant à ce dernier point comme on le sait, on a dit que « celui qui interprète le texte sacré d’après son avis individuel, est mécréant » (man fassara bi-ra’yi-hi faqad kafara) (ce qui se rapporte donc au tafsîr). Mais quand il s’agit de ta’wîl, celui-ci ne saurait donner prise à aucun reproche de ce genre, car la portée de ses significations varie avec les conditions de l’auditeur et selon ses moments spirituels, d’après les phases de l’itinéraire de celui-ci, et au niveau qui lui est propre : chaque fois que l’être s’élève au-dessus de son maqâm (station), pour lui s’ouvre la porte d’une compréhension nouvelle, et il découvre la subtilité d’un sens prédisposé. (wa ammâ at-ta’wîl fa-lâ yabqî wa lâ yadhur fa-innahu yakhtalif bi-hasbi ahwâl al-mustami’ wa awqâtih fî marâtib sulûkihi wa tafâwut darajâtih wa kullamâ taraqqâ ‘an maqâmih nfataha lahu bâb fahm jadîd wa atla’a bihi ‘alâ latîf ma’nâ ‘atîd])
Il se peut qu’à un autre que moi se présentent des aspects plus beaux que ceux que j’ai pu retenir ici moi-même et plus engageants, certaines choses pouvant être plus faciles à d’autres. Allâh a dans chaque « parole » d’autres « paroles » qui ne finiraient pas, alors que finiraient les gouttes de la mer (si celles-ci servaient d’encre pour transcrire les paroles du Seigneur, ( Coran 18, 109). Comment arriverait-on alors à les recenser et compter ? Chaque « parole » est comme un « modèle » (unmûdhaj) pour les gens du goût et de l’expérience spirituelle directe , modèle auquel ceux-ci font face et selon lequel ils se configurent pendant leur récitation du Coran. Alors (par un effet de cette assimilation face à face) se dévoile à eux ce qui leur a été prédisposé des trésors cachés de la science du Coran, et se manifeste en eux ce qu’ils peuvent contenir des arcanes de son mystère profond. Et Allâh est le Guide pour les Gens d’effort, sur la voie de l’intuition et de la contemplation et, pour les gens de désir, vers les breuvages de la saveur. En vérité, Il est le Maître qui confère la réalisation et dans la main duquel se trouve la réussite !
(wa-li-Llâh ta’âlâ fî kulli kalimah kalimât yanfudual-bahru dûna nafâdihâ fa-kayfa as-sabîl ilâ hasrihâ wa ta’dâdihâ lâkinnahâ unmûdhaj li-ahli adh-dhawq wa-l-wijdân
( wa-Llâh al-Hâdî li-ahl al-mujâhadah ilâ sabîli al-mukâshafah wa-l-mushâhadah wa li-ahli l shaww ilâ mashârib adh-dhawq, inna-Hu waliyyu at-tahqîq wa bi-yadi-Hi at-tawfîq ).
Commentaire ésotérique du Coran : les Ta’wîlâtu-l-Qur’ân d’Abd ar-Razzâq al-Qâshânî –
Certains mots s’écrivent en arabe avec un alif, ou un lâm-alif, mais dans le Noble Coran cette lettre est absente. Le alif peut alors être suspendu au dessus d’une autre lettre, mais n’existe pas réellement dans la calligraphie originelle. Prenons pour exemple le mot as-Salât (الصلاة), la prière.
La prière est l’âme de la religion. Expression véritable de la spiritualité du croyant, Dieu l’a élevé parmi les plus hauts fait que le croyant peut accomplir. Le Prophète, , a dit : « Entre l’homme et l’infidélité, il y a l’abandon de la prière. ». Il a dit, , également, « La prière est le pilier de la religion. Celui qui l’établie, établie la religion. Celui qui la ruine, ruine la religion. ». La Salât préserve le fidèle, par la grâce d’Allâh. Son art l’accompagne tout au long de sa vie, et le fait progresser peu à peu vers les sommets spirituels. C’est une obligation que tout musulman se doit d’accomplir. Plus encore que cela, elle est une miséricorde divine qui pousse l’individu à se parfaire et à vivre sa foi au quotidien. Au niveau collectif, la Salât structure l’équilibre de la société, et les bonnes mœurs.
Allâh dit, exalté soit-Il :
« Ceux qui, si Nous leur donnons la puissance sur terre, accomplissent la Salat, acquittent la Zakat, ordonnent le convenable et interdisent le blâmable. Cependant, l’issue finale de toute chose appartient à Allah. » (Sourate 22 al Hajj verset 41)
Nous avons là un enchainement lumineux, bien clair, et récurent dans le Livre Saint : accomplir la Salat, puis s’acquitter de la Zakat, ordonner le convenable, et enfin interdire le blâmable. Allâh, , donne ici, et dans de nombreux versets, une démarche à suivre, et un ordre à respecter. Certains actes, en effet, sont une nourriture nécessaire pour d’autres. Ainsi, celui qui veut ordonner le convenable, mais n’accomplit pas sa prière, est dans l’erreur. Sa démarche est erronée, viciée. Nous allons voir pourquoi dans ce chapitre.
Penchons-nous sur l’écriture du verset et sa calligraphie. Le mot (الصلاة) s’écrit en arabe avec un lâm-alif. Dans le verset nous le voyons avec un lâm et un wâw (الصلوة). Le même phonème est à noter pour le mot (الزكاة).
La sentence du Bien Aimé, , concernant la prière est lourde. Aussi, convient-il de s’interroger sur ce qu’est véritablement la prière, son art, sa structure lumineuse, sa progression, et son équilibre. Effectuer une série de gestes et de paroles, dans un ordre précis, est chose facile pour laquelle le fidèle est récompensé. Ce n’est qu’un début, cependant, et la prière ne se limite pas à cela. Connaître ses lumières et les appliquer pour parfaire sa prière est une autre affaire. Dans cette optique se pose la problématique de ce « wâw » et de ses secrets. Le mot prière (الصلوة), donc, dans le Coran, est composé de six lettres, soit six lumières : ا, ل, ص, ل, وetة. Chacune de ces lumières tient un rôle incontournable dans l’équilibre de la Salât. Ce sont les six piliers lumineux de la prière, sans lesquels jamais celle-ci ne sera complète et authentique. Ces lumières basent la prière du croyant sur un socle véritable. Il vaudrait mieux, pour le musulman, que ce socle soit solide. Dans le cas contraire, la signification de la prière s’écroule dans le cœur de l’individu, sa pratique se fragilise, et son comportement, petit à petit, s’éloigne de la noblesse spirituelle de la Salât. Ceci, parce que sa prière est basée sur des charpentes non solides. La Salat véritable est soutenue par l’alimentation de chacune de ces six lumières, qui sont ses ingrédients véritables.
Ainsi, reprenons le hadith cité plus haut : « Entre l’homme et l’infidélité, il y a l’abandon de la prière. ». Pour comprendre cette parole prophétique, les spécialistes séparent généralement le cas de celui qui délaisse la prière par paresse, et de celui qui délaisse son statut. Ceci est certes une première approche, mais c’est une vision plus vaste qui nous intéresse ici, à savoir l’accomplissement de la prière sans ses piliers spirituels. Le deuxième hadith que nous avons cité va pleinement en ce sens : « La prière est le pilier de la religion. Celui qui l’établie, établie la religion. Celui qui la ruine, ruine la religion. ». Quelle sont donc les racines de la prière ? Quel est son art ? Comment y parvenir ? Ce sont les questions qui viennent à l’esprit de celui-ci qui veut être s’installer pleinement dans sa démarche spirituelle. Pour que la Salât soit véritable, il faut que l’individu soit sincère dans son accomplissement, mais aussi, et surtout, dans sa vie, de sorte que chaque instant devienne une prière, et qu’il trouve pleinement sa place dans la Vérité. Il y a donc un fiqh pour faire ses ablutions, faire sa prière, en connaître les obligations. Ceci concerne la démarche externe de la Salât. Et il y a un autre fiqh qui s’applique aux faits de l’interne, de sorte que le fidèle soit réellement sincère lorsqu’il dit « Allâhou Akbar » pour entrer en prière. C’est un fiqh complet, avec ses sources, ses étapes, ses règles. C’est le fiqh le plus important dans la vie du musulman, qui se rapporte à ses faits et à l’orientation de son cœur. La réalité de la prière est d’alimenter l’interne du croyant pour que la Vérité éclate en lui. Par la Miséricorde d’Allâh, la science des lumières est une science universelle, qui englobe les faits externes et les réalités spirituelles.
La première lumière est celle du alif, qui désigne l’obéissance à l’ordre d’Allâh. Elle fait partie du harf de la Contraction (harf al-Qabd)
La vérité de cette soumission de l’adorateur envers l’Adoré, c’est qu’il n’est pas suffisant de croire, si le fidèle veut goûter à la réalité de la foi. Allâh dit, , dans le verset 14 de la sourate 20 Ta Ha : « Certes, c’est Moi Allah : point de divinité que Moi. Adore-Moi donc et accomplis la Salat pour le souvenir de Moi. ». L’individu doit avant toute chose croire en ce qui a été révélé, accepter cette soumission à l’ordre divin, et l’appliquer, pour que le rappel d’Allâh prenne une dimension complète dans sa vie intérieure et extérieure. Les répercussions de cette soumission, ou non, sont personnelles et collectives. C’est la condition nécessaire et obligatoire pour quiconque souhaite approcher les secrets de la prière. Il n’est pas possible pour le fidèle de sentir l’odeur spirituelle de la Salâh si sa croyance n’est pas correcte et s’il ne s’efforce pas de délaisser le péché et de s’orienter vers les bonnes œuvres, et ceci est le secret de ce alif.
La deuxième lumière est celle du lâm, à savoir la science complète. Elle fait partie du harf du Message (harf ar-Risâlah).
Le lâm désigne ici la connaissance de l’externe de la Salâh, qui se rapporte à l’ablution, aux conditions de la prière, à ses obligations, ses temps, ce qui l’annule, etc. La Meilleur des Créatures a dit, , : « Priez comme vous me voyez prier ». Il y a donc un externe bien déterminé pour la prière, sur lequel le Prophète a ordonné qu’on s’appuie. Faire la prière comme elle doit être faite, selon l’enseignement prophétique. Le secret du lâm, ici, est cette formule divine qu’il faut respecter à la lettre. Il n’est permis à personne d’innover en la matière.
La troisième lumière est celle du sâd, qui est la perfection de la raison. Elle fait partie du harf Adamidte (harf al-Âdamiyyah).
Dieu dit, : « Ô les croyants ! N’approchez pas de la Salat alors que vous êtes ivres, jusqu’à ce que vous compreniez ce que vous dites » (sourate 4 an-Nisâ’ verset 43). Cela fait partie des conditions de la prière. Le croyant doit être conscient de ce qu’il fait et de ce qu’il dit pour effectuer la Salât. L’ivresse désignée par Allâh ne se limite pas à l’ébriété due à l’alcool, mais à toute sorte d’ivresse qui porte atteinte au discernement de l’individu. La prière se compose d’un certain nombre de paroles, de récitations. La conscience du croyant doit pouvoir mesurer leur valeur et de la délicatesse qu’il faut y apporter. La prière peut-elle être véritable pour celui qui n’est pas lucide sur ce qu’il est en train de faire ? La réponse est évidente. Le jugement divin que nous venons de cité est quant à lui très clair. La Salât est un acte céleste, le pacte entre la créature et le Créateur. Le fidèle doit mesurer l’importance de ce qu’il fait. Le secret de ce sâd réside dans l’intégrité de la raison.
La quatrième lumière est celle du lâm, la science complète. Elle fait partie du harf du Message (harf ar-Risâlah).
De même qui y a des péchés manifestes et subtils, il y a une science de l’externe et une science de l’interne. Chacune tire l’individu vers le haut. Lorsqu’une lumière se répète dans un même mot, ce n’est en réalité jamais le même secret qui est désigné. Dans la prière, comme dans toutes les adorations, il y a deux sortes de science. La première a été évoquée précédemment, dans le premier lâm. Il s’agit du fiqh externe de la prière. Si nous reprenons maintenant les lumières que nous avons vues jusqu’à présent, nous voyons un certain nombre de faits qui encadre l’individu dans son comportement : il s’écarte de l’illicite, se purifie, se présente dans la bonne direction, préserve son intégrité et entre dans la prière. Or, le voilà à présent perdu dans l’immensité de la Salât, pendant que son cœur se débat pour chasser les tourments de ce bas monde. Profite t’il réellement de sa prière ? Est-il vraiment dans la plénitude de la Salât ? Dieu dit, : « Bienheureux sont certes les croyants, qui accomplissent leur prière avec recueillement, qui se détournent des futilités, qui s’acquittent de la Zakat » (Sourate 23 al-Mu’minûn, versets 1 à 4). Nous savons, de source prophétique que « Le serviteur n’a de sa prière que ce qu’il en a réfléchi. ». Il y a donc une discipline à adopter, une éducation de l’âme, une orientation spirituelle. C’est une science du cœur, qui émerge de l’interne de la prière, et des étapes à franchir, pas à pas, afin d’arriver à sa réalité profonde. Il s’agit d’un autre fiqh que celui de l’externe, d’une autre science, qui traite d’autres problèmes. Celui qui prie, en effet, doit vider sont cœur afin qu’il laisse place à la Vérité. Par Son Savoir, Allâh a hiérarchisé des étapes de progressions, le croyant sincère n’a qu’à les respecter. Le secret de ce deuxième lâm est dans la science subtile et interne de la prière, qui est l’âme de la Salât. Celle-ci est plus importante que la science externe.
La cinquième lumière est celle du wâw, à savoir ‘’qu’il meurt tout en étant vivant », ou plus simplement, la mort dans la vie. Elle fait partie du harf du Message (harf ar-Risâlah).
Il faut prendre ici le temps de méditer devant les merveilles de la création divine, et de ce wâw. Pour les linguistiques, le mot as-Salât s’écrit avec un lâm-alif, (الصلاة), en harmonie avec sa prononciation. Cet avis est reconnu par tous. Or, dans la langue coranique, ce mot s’écrit avec lâm et un wâw (الصلوة). Beaucoup ont émis quelques spéculations à ce sujet, qu’il s’agisse de théologiens musulmans ou autres orientalistes, mais aucunes de leurs hypothèses n’est solide, en dehors de celle qui consiste à dire que le Noble Coran est descendu comme cela, et c’est ainsi qu’il doit être. Ceci est sage est véridique. Il y a néanmoins dans ces choses une science vaste et universelle, à l’image de ce qu’est la Parole d’Allâh . La lumière du alif est celle de l’obéissance, de la soumission. Nous la trouvons au dessus du wâw. Elle se manifeste dans la foi et la tenue de la prière. Celui qui arrive à ce stade a déjà obéi, mais il existe dans la Salât une obéissance dans l’obéissance. Celle-ci est plus vaste et plus profonde. Elle est présente dans la prononciation, et au dessus du wâw. Mais dans les actes et la progression, c’est la lumière du wâw qui trouve ici sa place. Par cette mort dans la vie, le croyant freine à ses penchants intérieurs, qu’ils soient bons ou mauvais. Si le fidèle suit ce qui lui dit son égo, jamais il ne trouvera la prière au fond de lui, plutôt, il restera une feuille emporté par le vent. Si le mort n’a plus ces sensations, le vivant est avec les idées qui lui passent par la tête. Pour que la prière du croyant soit véritable, il faut que ses racines le clouent dans la Vérité, pour que jamais, il ne soit influencé par le mauvais. Ce wâw, lumière incontournable, est en réalité celle du alif, mais qui nécessite une mort intérieure pour que cette dernière brille à son zénith. C’est le grand art de la soumission à Allâh, par le fait de mourir tout en étant vivant. Ce genre de lumière nous est enseigné plusieurs fois dans le Coran. Elle est très présente dans la vie du prophète Ibrâhîm, que la paix soit sur lui : « Puis quand celui-ci fut en âge de l’accompagner, Abraham dit : « O mon fils, je me vois en songe en train de t’immoler. Vois donc ce que tu en penses”. Ismaël dit : “O mon cher père, fais ce qui t’es commandé : tu me trouveras, s’il plaît à Allah, du nombre des endurants”. Puis quand tous deux se furent soumis (à l’ordre d’Allah) et qu’il l’eut jeté sur le front, voilà que Nous l’appelâmes “Abraham ! Tu as confirmé la vision. C’est ainsi que Nous récompensons les bienfaisants”. » (Sourate 37 as-Saffât versets 102 à 105). Il y a un externe et un interne à la prière. Le secret de ce wâw est que la réalité véritable et parfaite de la Salât se trouve dans son interne.
La sixième lumière est celle du tâ’ al-marbûtah et désigne la répugnance de ce qui est contraire. Elle fait partie du harf de l’Esprit (harf ar-Rûh).
Cette lumière vient solidifier la prière. Il s’agit de se protéger de toute impureté, de tout ce qui met en jeu la foi du croyant et son unicité. Le fidèle rejette ainsi tout ce qui est contraire à la Vérité, dans sa vie de tous les jours comme dans sa pratique religieuse. Il se raffermit alors dans la foi et la persévérance. Les piliers de la Salât sont les piliers de la vie. Les versets que nous allons citer, d’ailleurs, définissent là encore une progression spirituelle: « Et rappelle-toi quand Abraham dit : “Ô mon Seigneur, fais de cette cité un lieu sûr, et préserve-moi ainsi que mes enfants de l’adoration des idoles. Ô mon Seigneur, elles (les idoles) ont égaré beaucoup de gens. Quiconque me suit est des miens. Quand a celui qui me désobéit… c’est Toi, le Pardonneur, le Très Miséricordieux ! Ô notre Seigneur, j’ai établi une partie de ma descendance dans une vallée sans agriculture, près de Ta Maison sacrée [la Kaaba], – Ô notre Seigneur – afin qu’ils accomplissent la Salat. Fais donc que se penchent vers eux les cœurs d’une partie des gens. Et nourris-les de fruits. Peut-être seront-ils reconnaissants ? Ô notre Seigneur, Tu sais, vraiment, ce que nous cachons et ce que nous divulguons : – et rien n’échappe à Allah, ni sur terre, ni au ciel ! – Louange à Allah, qui en dépit de ma vieillesse, m’a donné Ismaël et Isaac. Certes, mon Seigneur entend bien les prières. Ô mon Seigneur ! Fais que j’accomplisse assidûment la Salat ainsi qu’une partie de ma descendance; exauce ma prière, ô notre Seigneur ! Ô notre Seigneur ! Pardonne-moi, ainsi qu’à mes père et mère et aux croyants, le jour de la reddition des comptes”.» (sourate 14 Ibrâhîm versets 35 à 41). Aussi, dans le verset 132 de la sourate 20
Tâ Hâ : « Et commande à ta famille la Salat, et fais-la avec persévérance. Nous ne te demandons point de nourriture : c’est à Nous de te nourrir. La bonne fin est réservée à la piété. ». Le secret du tâ’ marbûtah est que la perfection de la Salât vient avec la continuité et la persévérance. Pour se faire, le croyant doit absolument préserver sa foi, ses actes, sa vie, et sa prière.
Toute ces lumières constituent les piliers de la prière. Les quatre premières sont la construction véritable pour être apte à se présenter devant Allâh. Les deux dernières servent à protéger cette bâtisse lumineuse. Il y a là une recette divine et un ordre à respecter, avec des étapes. On ne peut pratiquer le deuxième pilier sans pratiquer le premier, ou appliquer le quatrième sans s’être scrupuleusement attardé sur le deuxième. Ainsi, le fidèle accepte la Vérité et se soumet. Il préserve ses membres de ce qui est réprouvé. Il applique ensuite les méthodes prescrites pour se purifier, se tourner dans la bonne direction, et va même dans cette optique jusqu’à effectuer des actes surérogatoires afin de bien mesurer l’importance de la Salât et ramasser les débris de sa pensée. Puis il entre en prière, en respectant un ordre précis de mouvements gestuels et vocaux. Il s’efforce d’être bien conscient qu’il est devant Allâh, et adopte l’attitude convenable. Pour parfaire sa dévotion, le croyant lutte contre les ruses de son égo, et préserve cet état de Vérité dans tout ce qu’il fait. Sa vie devient alors une prière constante. Nous implorons Allâh de nous guider vers ce stade, qui est celui des saints et des véridiques. Et Dieu dit, : « Récite ce qui t’est révélé du Livre et accomplis la Salat. En vérité la Salat préserve de la turpitude et du blâmable. Le rappel d’Allah est certes ce qu’il y a de plus grand. Et Allah sait ce que vous faites. » (Sourate 29 al-`Ankabût verset 45)
Le Prophète a dit : « La première chose pour laquelle le serviteur sera interrogé est sa prière. Si elle est correcte et saine, tout le reste de ses actions sera correct et sain et si elle est corrompue, alors tout le reste de ses actions sera corrompu. ». Aussi, celui qui prie tout en s’adonnant à l’alcool, la médisance, la fornication, ou encore la calomnie, doit vraiment se remettre en cause. Les piliers de sa prière ne sont ni sincères ni véritables. Qu’il ne s’aveugle pas à croire qu’il a goûté un temps soit peu aux saveurs de la Salât. Il est plutôt en train de jouer avec sa vie présente et future sans se soucier un seul instant que sa prière puisse témoigner contre lui. Il devrait lire ce hadith et méditer : « Celui que la prière n’éloigne pas de la turpitude et du blâmable ne peut que s’éloigner d’Allah. ». En jouant avec sa prière, il joue avec sa foi, et le Prophète a dit : « La foi n’est pas une chose que l’on peut prétendre avoir, c’est la bonne intention que l’on a dans le cœur et qui se manifeste à travers un bon comportement ». Pour revenir à la vérité de la prière, c’est avec des faits qu’il devra procéder. Le point de départ est de délaisser le blâmable et tout ce qui provoque la turpitude. Ceci, pour une Salât véritable, et le salut de son âme. Allâh dit, : « Et accomplis la Salat aux deux extrémités du jour et à certaines heures de nuit. Les bonnes œuvres dissipent les mauvaises. Cela est une exhortation pour ceux qui réfléchissent. » (Sourate 11 Hûd verset 114). Peu à peu, il reviendra dans les sentiers de la Vérité, et nul doute que, par la grâce d’Allâh, s’il est sincère, la réalité de la prière se manifestera à lui.
Petit récap :
الصلوة
ا: l’obéissance à l’ordre d’Allâh, et ceci se manifeste dans la foi
ل: la science complète pour ce qui est obligatoire et à éviter
ص: la perfection de la raison, qui est une condition de la prière
ل: la science complète pour la vérité de la prière et sa progression intérieure
و: la mort dans la vie, qui est l’obéissance dans l’obéissance, soit l’alongement du alif
ة: la répugnance de ce qui est contraire à la Vérité, pour préserver le cœur des turpitudes
secrets et lumieres……
Les « gens du blâme » (appelés aussi malâmiyya ou malâmatiyya) que le shaykh considère comme l’une des plus hautes catégories de la spiritualité islamique sont ainsi nommés parce qu’ils dissimuleront leur véritable condition sous des dehors blâmables.
Sache que Dieu t’assiste que ce chapitre contient la mention des serviteurs de Dieu qui ont reçu le nom de malâmiyya ; ce sont des hommes qui ont atteint les plus hauts degrés de la sainteté et seule la prophétie les surpasse. Leur station est celle de la proximité au cœur de la sainteté et le verset coranique qui les concerne est le suivant : Des hûrs aux grands yeux cloîtrées dans leurs tentes . Les attributs des femmes et des hûris paradisiaques symbolisent en effet les âmes de ces hommes de Dieu qu’Il a choisis pour Lui-même, qu’Il a préservés, emprisonnés dans les tentes de la Jalousie divine et soustraits aux regards curieux aux quatre coins du monde de crainte que ceux-ci ne se portent sur eux et ne les distraient de l’essentiel. Quoique, par Dieu, le regard des créatures ne les préoccupent point mais, de plus, il n’entre pas en leur pouvoir de rendre à ces serviteurs les devoirs qui leur sont dû à cause de la hauteur de leur fonction, si bien que s’ils les côtoyaient ils seraient confrontés à une réalité hors de leur portée. Dieu a donc retenu leur extérieur dans les tentes des habitudes et des œuvres dévotionnelles et ils pratiquent leurs obligations religieuses ainsi que les œuvres surérogatoires avec régularité. Ils ne sont pas connus pour faire des miracles et ne sont de ce fait pas louangés. Nul ne les désigne comme des gens pieux selon ce qu’entend par là le commun des mortels et ce bien qu’ils ne se livrent à aucun libertinage. En ce monde, ils sont des serviteurs cachés, innocents, loyaux, dissimulés dans la foule.
C’est d’eux que Dieu a dit par la bouche de Son Envoyé : « Le plus cher de Mes amis à Mes yeux est un croyant qui a peu de charges, qui prend bonne part à la prière, excelle dans le culte rendu à son Seigneur et qui lui obéit en public comme dans l’intimité tout en se dissimulant parmi les hommes. » Ce qu’Il veut signifier par là c’est qu’ils ne sont pas connus pour leur excès de piété sans que pour autant ils transgressent les interdits.
Certain spirituel homme, interrogé sur les qualités présentées par le connaissant, en a donné cette description : « Son visage est assombri (wajh muswadd) ici-bas comme dans l’Ultime Demeure. » S’il avait en vue ce que nous venons de dire à propos des états propres à cette catégorie de spirituels tâ’ifah, il voulait signifier par cette métaphore qu’ils sont totalement absorbés, en ce monde et dans l’autre, par les théophanies qui se présentent à eux. Or, l’homme, lorsque Dieu Se manifeste à lui, ne voit dans le miroir divin que son propre être et sa propre station ; il n’est qu’un être (un monde : kawn) parmi d’autres et chacun des « mondes » n’est que ténèbres comparé à la lumière de Dieu en sorte qu’il ne contemple que sa propre noirceur (sawâd) puisque le visage (wajh) est l’expression de la réalité et de l’essence d’un être. Les théophanies ne sont perpétuelles que pour cette catégorie spirituelle de contemplatifs : ils demeurent avec Dieu dans ce monde et dans l’autre sous l’emprise de cette théophanie perpétuelle que nous avons évoquée, ils sont donc les esseulés (afrâd) .
Si maintenant c’est de la seigneurie (taswîd) que ce spirituel voulait parler, cela est également vrai à condition de préciser que l’homme qui accède à la seigneurie en ce monde et dans l’autre ne peut être qu’un envoyé, car ce qui constitue une perfection pour les prophètes est un défaut pour les saints. Les prophètes sont en effet tenus de se mettre en avant à cause de leur qualité de législateurs, mais cela n’est pas accordé aux saints.
Ne vois-tu comment Dieu après qu’il eut parachevé Sa religion, ordonna à Son Envoyé de se préoccuper uniquement de la transcendance divine et de prononcer des louanges qui Lui convenaient ? C’est pourquoi Il lui révéla : Lorsque viendra l’assistance de Dieu ainsi que la victoire et que tu verras les hommes entrer en masse dans la religion de Dieu, alors glorifie ton Seigneur [en usant de] Sa louange et demande-Lui Son pardon ! par cet ordre, Il le retrancha définitivement du monde et, en demandant Son pardon, le Prophète demandait en réalité d’être soustrait aux créatures en se revêtant de Son voile protecteur afin de s’isoler à jamais avec Lui sans être accompagné de qui que ce soit. Car, pendant qu’il était occupé à sa mission qui était de transmettre et de guider, il connaissait tout de même des moments où « Seul son Seigneur pouvait le contenir ». Les autres périodes étaient en effet occupées par ce qu’il lui avait été commandé de faire, à savoir examiner les problèmes des créatures. Dieu le ramena donc à cet instant unique qu’il dérobait aux périodes qu’il consacrait aux créatures sur ordre de son Seigneur. La fin de la sourate : Car Il accorde volontiers Son repentir signifie que Dieu reviendra auprès de toi en s’accompagnant d’une façon qui ne laissera plus aucune place pour les créatures sous quelque rapport que ce soit. Lorsque l’Envoyé de Dieu récita cette sourate, seul Abû Bakr – que Dieu l’agrée – qui avalisait tous les propos du Prophète -sur lui la grâce et la paix – se mit à pleurer au grand étonnement de tous les membres de l’assemblée. Il venait en effet de comprendre, lui qui connaissait l’Envoyé mieux que quiconque, que Dieu venait de lui présenter Ses condoléances, chose que les autres ignoraient
Lorsqu’ils sont laissés à eux-mêmes, les saints qui ont atteint les sommets de la wilâya ne choisissent jamais la « célébrité » (d’être connus) car ils savent que Dieu ne les a pas créés pour eux-mêmes, ni par voie de conséquence , pour Ses créatures, mais bien qu’Il les a créés pour Lui-même. Aussi s’occupent-ils de ce pour quoi ils ont été créés et si, toutefois, Il décide de les faire connaître, en plaçant dans le cœur des créatures un sentiment de considération pour eux ta’zîm, cela n’est pas de leur fait, mais relève uniquement de Lui – glorifié soit-Il. De même lorsqu’Il choisit de les dissimuler faisant en sorte que les gens ne leur accordent aucune considération, cela relève encore de Lui Seul – exalté soit-Il. Leur choix, confronté au choix divin, est inexistant mais, si Dieu les contraignait à en faire un, ils feraient celui d’être soustraits aux regards des créatures et de s’isoler en vue de se rapprocher de Lui. Si leur état implique de voiler leur degré à leurs propres yeux, comment ne le dissimuleraient-ils pas à autrui ?
Il nous reste maintenant à déterminer en quoi consistent leurs abris « les demeures », manâzil, dans lesquelles ils se préservent.
Ces demeures consistent tout d’abord à accomplir les prières en commun, à s’habiller dans chaque pays selon les habitudes des gens, à ne pas adopter une place fixe à la mosquée et à changer constamment de place lors de la prière du vendredi afin de se fondre dans la foule. Lorsqu’il s’adresse aux hommes, il sait que Dieu est à l’écoute de ses propos et, lorsqu’il les écoute, il est dans les mêmes dispositions. Il évite d’avoir des relations avec les hommes, exception faite de ses voisins afin de ne pas attirer l’attention. Il tâche de satisfaire aux besoins des enfants et des veuves et distrait sa famille et ses enfants d’une manière qui lui vaut l’agrément de Dieu. Bien que plaisantant volontiers, il ne dit que la vérité et, s’il advient qu’il soit connu en un lieu, il s’en éloigne ; mais s’il ne lui est pas possible de s’en éloigner, il tâche d’en écarter celui qui le connaît, notamment en le sollicitant avec insistance pour soulager des gens dans le besoin et ce afin qu’il le fuie. S’il a atteint la station qui inclut la capacité de changer de forme, il en change comme le font les êtres subtils ar-rûhânî qui adoptent la forme humaine et dont on ignore qu’ils sont des anges : telle était la capacité de Qadîb al-Bân. Tout cela est possible tant que Dieu n’a pas décidé de les rendre célèbres à leur insu.
Cette catégorie de saints n’a atteint ce degré auprès de Dieu que parce qu’ils ont préservé leurs cœurs de toute intrusion étrangère à la Sienne et de toute dépendance à l’égard d’un autre que Lui. Ils ne s’assoient qu’en compagnie de Dieu, et n’ont de conversation qu’avec Lui. Ils se dressent par Dieu, n’ont de regard que pour Dieu, s’en vont vers Dieu, reviennent de chez Dieu, prononcent des paroles de Dieu, reçoivent tout de Dieu, s’en remettent à Dieu et placent leur espoir en Dieu. Il est leur seul bienfait et leur unique objet de contemplation. Ils sont préservés de leur égo qui ne les reconnaît même pas ! Ils sont voilés dans les plus intimes replis de la non-manifestation. Comme le commun des mortels, ils prennent leurs repas quotidiens et font leurs courses (évoluent) sur les marchés afin de mieux se dissimuler. Telle est la condition de la catégorie d’hommes évoqués dans ce chapitre.
Nous avons déjà expliqué que c’est à partir de cette « présence » que sont envoyés les prophètes que la paix soit sur eux tous en tant que législateurs. Ceux-là (les malâmiyya) sont leurs suivants qui exécutent les ordres qu’ils reçoivent de la même source, celle-là même dont prophètes et envoyés tiennent leurs lois ; les saints y ont également puisé ce en quoi ils les ont imités, ils sont donc bien les « suivants – at -tabi’un » mais en connaissance de cause (‘alâ baçîrah). Ils connaissent ceux qu’ils suivent et ce pour quoi ils les suivent, les demeures des envoyés, les méthodes des différentes voies procédant de Dieu , ainsi que leurs valeurs au regard de Dieu. Et Dieu dit la Vérité et c’est Lui qui conduit sur la bonne Voie
IBN ARABI :LES MALAMATIYYA ….
Et Allah est plus Savant…
ALCHIMIE SPIRITUELLE
On ne doit pas s’attendre de voir ici une explication en détail qui tire absolument le rideau
de dessus cet énigme philosophique, pour faire paraitre la vérité à découvert ; si cela doit, il
n’y aurait qu’à jeter au feu tous les ecrits des Philosophes : Les Sages n’auraient plus
d’avantage sur les ignorants ; les uns et les autres seront également habiles dans ce merveilleux
Art. On se contentera donc de voir dans cette figure, comme dans un miroir, l’abregé de toute
la Philosophie secrete, qui est contenu dans ce petit livre, où toutes les parties de cet
emblème se trouvent expliquées aussi clairement, qu’il est permis de le faire. Ceux qui sont
initiés dans les mysteres philosophiques comprendront d’abord aisement le sens qui est caché
sous cette figure, mais ceux qui n’ont pas ces lumieres, doivent considerer ici en general une
mutuelle correspondance entre le Ciel et la Terre, par le moyen du Soleil et de la Lune, qui
sont comme les liens secrets de cette union philosophique. Ils verront dans la pratique de
l’Oeuvre, deux ruisseaux paraboliques, qui se confondant secretement ensemble, donnent
naissance à la mysterieuse Pierre Triangulaire, qui est le fondement de l’Art. Ils verront un feu
secret et naturel, dont l’esprit penetrant la Pierre, la sublime en vapeurs, qui se condensent
dans le vaisseau. Ils verront quelle efficace la pierre sublimée reçoit du Soleil et de la Lune,
qui en sont le Pere et la Mere, dont elle herite d’abord la première couronne de perfection. Ils
verront dans la continuation de la pratique, que l’Art donne à cette divine liqueur une double
couronne de perfection par la conversion des Elements, et par l’extraction et la depuration des
principes, par où elle devient ce mystérieux caducée de Mercure, qui opere de si surprenantes
metamorphoses. Ils verront que ce même Mercure, comme un phoenix qui prend une nouvelle
naissance dans le feu, parvient par le Magistere à la dernière perfection de Soufre fixe des
Philosophes, qui lui donne un pouvoir souverain sur les trois genres de la nature, dont la
triple couronne sur laquelle est posé pour cet effet le Hieroglyphique du monde, est le plus
essentiel caractere. Ils verront enfin dans son lieu, ce que signifie la portion du Zodiaque avec
les trois signes qui y sont represente, de sorte que joignant toutes ces explications ensemble ;
il ne sera pas impossible d’en tirer l’intelligence entiere de toute la Philosophie secrete
Les alchimistes sont généralement désignés comme étant les disciples d’Hermès. Ils
pratiquent l’Art Royal qui correspond aux doctrines et aux méthodes qui permettent de
réaliser les Petits Mystères, qui sont la première grande étape dans la réalisation intérieure (la
seconde étant les Grands Mystères). La véritable alchimie est de nature purement spirituelle et
« intérieure ». Elle n’a absolument rien à voir avec les opérations matérielles d’une « chimie »
quelconque, au sens naturel de ce mot (Guénon). L’expression « disciples d’Hermès » indique
sans équivoque que l’alchimie est ancrée dans la tradition hermétique. L’hermétisme est une
tradition d’origine égyptienne revêtue par la suite d’une forme hellénisée, sans doute à
l’époque alexandrine, et transmise sous cette forme au moyen âge, à la fois au monde
islamique et au monde chrétien. Le mot alchimie est arabe dans sa forme. Il dérive
probablement du nom de « Kêmi », ou « terre noire », donné à l’ancienne Egypte, ce qui
indique clairement son origine. La doctrine et la pratique hermétiques sont à rapportées à
Hermès qui est identique au Thot égyptien. L’Hermès grec a pour principal attribut le
caducée. Le symbole du caducée se rapporte directement à l’alchimie humaine et spirituelle,
et concerne les possibilités de l’état subtil. L’état subtil correspond au domaine des « mondes
intermédiaires » où sont misent en oeuvre des forces dont la nature duelle est très nettement
figurée par les deux serpents du caducée d’Hermès. L’alchimie est donc un Art ou une
Science qui agira sur les forces qui agissent dans les « mondes intermédiaires ».
C’est encore une opinion qui montre combien nos mentalités
sont profondément ancrées dans la matière et ne peuvent pas envisager des niveaux de réalités
plus subtils et plus élevés. La vérité est que l’alchimie n’est ni une vaine superstition issue
d’un Moyen Age obscur, ni une technique dépersonnalisée (comme le sont toutes les
techniques issues de la science moderne) permettant à celui qui connaît la « recette » de faire
de l’or comme bon lui semble, mais c’est au contraire une voie spirituelle complète capable
de « transmuer » l’être humain. L’alchimie est un Art Sacré. L’alchimie est un chemin
spirituel et initiatique à part entière au cours duquel le travail s’effectue à la fois au laboratoire
(travail extérieur), et à l’oratoire (travail intérieur). Dans ce cas, le travail au laboratoire est
complémentaire de celui effectué à l’oratoire. Le but de l’alchimie n’est donc pas de faire de
l’or métallique, puisque pour celui qui est allé jusqu’au bout du processus alchimique la
possession de l’or matériel devient complètement inutile. La fabrication de l’or à partir d’un
métal vil ne représente qu’une sorte de « vérification » (un « test », dirions-nous aujourd’hui)
effectuée par l’alchimiste pour confirmer que la Pierre qu’il a réalisé est bien la Pierre
Philosophale. Quand l’alchimiste est parvenu à réaliser la Pierre Philosophale, il n’a plus
besoin de fabriquer de l’or pour s’enrichir. L’or matériel n’a pas plus de valeur pour lui qu’un
autre métal terrestre. Dans le monde arabe, l’alchimie matérielle à toujours été fort peu
considérée, et elle a même été parfois assimilée à une sorte de sorcellerie. Par contre, on y
tenait fort en honneur l’alchimie spirituelle, la seule véritable alchimie, souvent désignée sous
le nom de « Kimia es-saâdah » ou « alchimie de la félicité » (Guénon). Nous connaissons le
traité du soufi Al-Ghazâlî (1050 – 1111), intitulé « L’alchimie de la félicité », et celui du soufi
Mouheïddine Ibn’Arabî (1165 – 1240), intitulé « L’alchimie du bonheur parfait », qui sont
deux traités d’alchimie spirituelle.
De même, l’alchimie n’est pas non plus une recette permettant d’obtenir l’immortalité ou un pouvoir surhumain dans le but de dominer le monde.
Arrivé au stade de la réalisation de la Pierre Philosophale, l’alchimiste à la possibilité de sortir
de l’espace et du temps et de vivre dans l’éternel présent. Dans le point central où il réside
désormais, et qui représente vraiment la Pierre Philosophale, le passé, le présent et le futur, ne
font plus qu’un. Quelque soit l’importance que nous accordons aux manipulations extérieures,
il ne faut jamais perdre de vue que l’unique but de l’alchimie traditionnelle est la réalisation
intérieure, qui ne peut être qu’une réalisation d’ordre spirituelle. Les textes alchimiques
traditionnels présentent une technique spirituelle de réalisation intérieure qui peut prendre
comme support des réalités extérieures concrètes. La symbolique alchimique est basée sur un
« travail » qui doit s’effectuer à partir d’un certain nombre de matériaux, principalement des
métaux, en utilisant des « feux » et des « liquides ». Le but de l’alchimie est de spiritualiser la
« matière » (le corps humain) en procédant à un alignement intérieur. Cet alignement permet à
la Lumière de pénétrer la « matière ». Ainsi, la « matière » n’offre plus de résistance à la
Lumière. La « matière » est transmutée en Lumière. Le corps est alors affranchi des
limitations de l’espace et du temps. Il devient un « corps de gloire », un corps de lumière.
Il faut aussi considérer que l’être qui est parvenu à la réalisation de certains états spirituels
intérieurs peut, en vertu de la correspondance analogique entre le « microcosme » et le
« macrocosme », produire extérieurement des effets correspondants. Il est donc admissible
que celui qui est parvenu à un certain degré dans la pratique de l’alchimie spirituelle soit
capable d’accomplir des transmutations métalliques, mais à titre de conséquences
accidentelles, et sans recourir à aucun des procédés de la pseudo-alchimie matérielle, mais
uniquement par une sorte de projection, au dehors, des énergies subtiles qu’il porte en lui même.
Ceux qui possèdent de tels pouvoirs n’en font généralement aucun usage, du moins en
dehors de certaines circonstances très particulières où leur exercice se trouve légitimé par
d’autres considérations. Il ne faut jamais perdre de vue que ce qui est à la base même de tout
enseignement initiatique véritable (l’hermétisme est un enseignement initiatique), et donc à la
base de toute réalisation spirituelle digne de ce nom, est d’ordre essentiellement intérieur,
même s’il est possible que cette réalisation puisse avoir des répercussions à l’extérieur
(transmutations métalliques). L’homme ne peut trouver qu’en lui-même les principes et les
moyens de cette réalisation, et il le peut, parce qu’il porte en lui la correspondance parfaire de
tout ce qui existe. L’homme est un symbole de l’Existence Universelle. S’il parvient à
pénétrer jusqu’au centre de son être, il atteindra par la même la connaissance totale avec tout
ce qu’elle implique par surcroît.
La pratique de l’alchimie vise toujours le même objectif : relier le Ciel et la Terre pour opérer
l’ouverture au centre de l’être humain. Comme toutes les Traditions spirituelles authentiques,
l’alchimie est la voie qui mène au centre de l’état humain. L’alchimie est l’Art qui permet la
rencontre des énergies célestes et des énergies terrestres. Pour parvenir à ce résultat, elle opère
deux « ouvertures » : celle du Ciel (l’Esprit), et celle de la Terre (la Matière)
.Remarque : ce n’est pas parce que les deux ouvertures sont faites que les énergies du Ciel et de la Terre vont s’unir obligatoirement. Pour opérer cette union, il importe aussi de réaliser un « alignement » intérieur (rectification). Sans cet « alignement », la conjonction ne peut pas se faire. La jonction ne peut se faire que sur l’axe central de l’être humain. Si les ouvertures sont faites et
que l’« alignement » est réalisé, alors l’union du Ciel et de la Terre opère l’ouverture du
centre/coeur qui est le Graal. Le Graal est le centre divin présent en chaque homme. Le Graal
est l’étincelle divine qui est située au-delà de la réalité illusoire de ce monde. Le frontispice
du traité alchimique intitulé « Le triomphe hermétique » de Limojon de Saint-Didier . La jonction du feu céleste avec le feu terrestre s’effectue à travers le Sel (corps), le Mercure (âme), et l’Esprit (souffre)
Le ternaire, Souffre, Mercure et Sel correspond très exactement à l’Esprit, l’Ame et le Corps.
Nous avons donc le Souffre/Esprit qui correspond au forces célestes d’en haut, le
Mercure/Ame qui correspond aux forces intermédiaires des mondes subtils, et le Sel/Corps
qui représente la matière et les forces terrestres d’en bas. Si nous devions résumer dans une
formule simple ce qu’est l’alchimie, nous pourrions dire qu’elle est l’Art qui permet la
jonction du Sel et du Soufre en agissant sur le Mercure (Hermès). Rappelons que l’alchimie
est l’Art d’Hermès dont l’attribut principal est le caducée qui se rapporte au forces
intermédiaires duelles.
source les confins….
Ibn ARABI le grand maître de l’ésotérisme musulman (1165-1240)
Le grand maître, le vivificateur de la religion, le maître de l’amour ou Sultan des connaissants,
Abou BAKR Mouhammad Ibn AL ARABI est né le 27 ramadan 560 de l’hégire (7août 1165) à
Murcie, dans le sud est de l’Espagne de parents yéménite.
Ibn Arabi écrit ses œuvres sans ordre préconçu, mêlant citations, anecdotes, récits d’extase et
déconcertant le lecteur attaché à une dialectique rationnelle. Il fuit les définitions dogmatiques ;
les précisions détaillées qu’il multiplie sur tel ou tel exercice spirituel, ne visent qu’à servir
d’itinéraire à l’expérience personnelle de l’unification.
Il se refuse à l’incarcération de l’esprit dans les formules ,les concepts, les rites, les cultes qui
arrêtent les élans de l’âme sur des expressions toute humaines de l’infini divin, pour
s’abandonner totalement à l’attrait du seul amour de DIEU : « Mon cœur est capable de devenir
toute forme :cloître du moine chrétien, temple des idoles, prairies des gazelles, pierre noire
des pèlerins,Tables de lai mosaïque , Coran…Amour est mon credo(ce à quoi on croit) et
ma foi. »
Les soufis reconnaissent en Ibn Arabi, même s’ils ne le suivent pas en tout point, le très grand
maître.
Huit cent cinquante-six de ses ouvrages ont été répertoriés, son « livre des conquêtes spirituelles
de la Mekke (Futûhât) » est considéré comme la « somme » de l’ésotérisme musulman.
Les « Gemmes des Sagesses des Prophètes (Fûçûç) »résument les approches, les aspects, les
noms de la Connaissance de DIEU unifiante. Les figures des prophètes évoquent chacune l’une
des facettes du diamant unique, la Sagesse Divine.
Son influence grandissante éveille soupçons et critiques : il était accusé d’hérésie (s’opposer aux
doctrines officielles), et comme tant d’autres mystiques, il a écrit des poèmes brûlants pour
chanter les extases de l’amour ; il doit dès lors, se justifier contre l’accusation d’érotisme en
expliquant le symbolisme ésotérique de ses vers.
Il avait écrit : « mon cœur avait de multiples passions mais la découverte de ton amour en a
fait une saule…je laisse aux hommes leur terre et leur croyance depuis que tu es devenu
mon pays et ma religion. »
A l’age de soixante ans il s’installe à Damas, il est entouré de disciples et de visiteurs ; il donne
avec son enseignement, l’exemple d’une vie austère et recueillie. C’est là qu’il meurt ; il est
inhumé dans une petite mosquée des faubourgs de Damas.
Sans prétendre résumer en quelques mots son œuvre littéraire colossale, nous pouvons toutefois
nous arrêter sur ses apports suivants :
Science de la balance
Le mouvement des astres, des hommes et de toute chose dans l’univers lui paraît dominé par un
pôle, centre énergétique qui assure la cohésion de chaque être et la cohérence du tout.
Cette vision de pôle du temps et l’espace illustre pour lui la relativité du monde matériel et
sa destination global de manifestation de l’esprit.
Il a développé, ainsi, une science, qui marquera profondément le soufisme, « la science de la
balance » : c’est la capacité de mesurer « l’énergie spirituelle » immanente en un être, un acte, un désir, et même dans une parole ou un texte.
Cette science comporte une métaphysique, une éthique, ainsi tout être témoigne de deux
tendances : l’une vers le matérialisme et la mort ; l’autre vers la spiritualisation et la vie ;
Correspondant à sa double origine matérielle et spirituelle.
Le mystique se purifiera de l’une, se réalisera dans l’autre.
De même, l’interprétation d’un texte s’en tiendra à sa matérialité, la lettre, le manifesté, le
signifié du premier degré ; ou bien elle s’approfondira dans le sens caché, en dégagera
l’esprit, l’ésotérique (ce qui est réservé aux initiés
Ainsi, la science de la balance est tournée vers la rencontre de « l’esprit manifesté » et « l’esprit
caché », ou, suivant un langage familier à Ibn Arabi, vers une mutation de l’être, analogue à celle
du plomb en or pur : « science divine qui triomphe de la mort ».
Doctrine de l’amour
La mystique soufie est construite autour d’un principe fondamental : c’est à travers l’extase
amoureuse, au sens spirituel du terme, que le soufi peut, éventuellement « faire un» avec DIEU.
Les soufis utilisent souvent le personnage de « Leila » pour l’amour de laquelle, « Majnûn » (le
fou) a perdu la raison, car elle reste inaccessible à ce dernier qui se trouve en de-çà des frontières de son propre « moi ».
Ainsi chaque fois que Majnûn frappe à la porte de Leila, celle-ci demande : « Qui est-ce ? » et
Majnûn répond : « C’est moi. » La porte reste alors fermée jusqu’au jour où Majnûn fut emporté
par son amour, répondit : « C’est toi. » La porte lui fut alors ouverte. Ainsi :
« L’amour est cette flamme qui, lorsqu’elle s’élève brûle tout : DIEU seul reste. »
Le coeur du soufi « professe la religion de l’Amour « . » Quelque direction que prenne ma
monture, l’Amour est ma religion et ma foi » Ibn Arabi.
Ibn Arabi avance que le Créateur et la créature sont indissociablement liés par l’énergie
d’Amour.
En outre, l’homme étant issu de DIEU, il possède Sa conscience et a donc la possibilité de se
reconnaître. Car la réalité toute entière de son début et de sa fin vient de DIEU seul, et c’est
vers lui qu’elle retourne.
Par extension, à l’image de l’artiste qui se fait connaître par son œuvre et de l’œuvre qui nous
éclaire sur l’artiste, se découvrir soi-même c’est découvrir DIEU en soi : cette parole du
prophète en est la preuve :
« Celui qui se connaît soi-même connaît son Seigneur »
La réalisation de cette réunion au Divin par la connaissance de l’Amour est donc pour lui le but
de toute vie spirituelle.
Dans son traité sur l’Amour extrait des “ Conquêtes Mecquoises ” , le maître illustre à cet effet
qu’étant le fruit de l’Amour Divin, l’homme est intégralement concerné par cet Amour qui est à la
fois son origine et sa destination. L’homme est donc fait pour aimer et être aimé, et aimer DIEU
c’est d’abord être aimé par Lui, comme le déclare cette parole coranique :
« Il les aime et ils L’aiment » (coran, V, 54)
Composé d’un corps, d’une âme et d’un esprit, l’Homme ne peut déconsidérer une forme
d’Amour au profit d’une autre devant ainsi réaliser la symbiose des différents modes d’expression
de l’Amour : physique, spirituel et divin, pour reformer en lui l’unité primordiale.
Mais la réalisation de ce passage à l’unification avec Le Bien-aimé Divin se conçoit comme une
transformation et nullement comme une incarnation, car l’état individuel dans ses conditions
mêmes (par rapport à la loi religieuse, aux lois physiques, psychiques,…) est un état de servitude, état qui ne peut être dépassé sur le plan spirituel.
Ainsi chaque individu en tant que tel ne peut être rattaché à DIEU, nous dit Ibn Arabi, que par
son Seigneur exclusivement.
Le Seigneur est ici le nom divin, qui correspond à la prédisposition de l’individu à connaître
DIEU sous cet aspect particulier et non sous un autre (de servitude).
« Connaître DIEU par DIEU, aimer DIEU par DIEU »
Pour nous indiquer ce qu’il entend par terme « cœur », Ibn Arabi invoque le Hadith Qodsî
suivant :
« Ni Ma terre, ni Mon ciel ne sont assez grand pour me contenir . .mais le « cœur » de Mon
serviteur croyant pieux et pur, est assez grand pour me contenir.
Puis, il cite cette parole significative de Abu Yazid Al Bastami : « Même si le Trône divin et tout
ce qui y est contenu devaient se trouver indéfiniment multiplié dans le cœur du gnostique celui-ci ne le sentirait pas. »
Les cinq conseils d’Ibn Arabi
1-Conseil d’ordre général – l’union fait la force
La Main de Dieu est avec la Communauté rassemblée.
2-La pratique du bien
Il ne faut pas dédaigner d’adorer Dieu .Par adoration il faut entendre ici demande ou supplique
spontanée . La demande spontanée est appelée adoration puisque celle-ci implique l’humilité .
«Demandez Moi, Je vous exaucer » (Coran, 40/60)
3- La bonne estimation au sujet de DIEU
Que ta pensée à l’égard de Dieu soit empreinte de la connaissance certaine qu’Il efface, pardonne et est indulgent.
DIEU t’incite à garder cette pensée à Son égard dans le verset suivant :
« O Mes serviteurs qui avez été excessifs envers vous mêmes, ne désespérez pas de la
Miséricorde de DIEU »Coran
Il t’interdit donc le désespoir et tu dois t’abstenir de ce qu’Il défend.
« Certes, DIEU pardonne tous les péchés » (Coran, 43/54), sans spécifier tel ou tel péché
.
4- L’obligation de l’invocation de Dieu
Vous êtes tenus au dhikr de DIEU, secrètement et ouvertement, en vous-mêmes et en assemblée.
DIEU a dit : « Faîtes donc Mon Dhikr, Je fais votre dhikr »
5. La proximité de DIEU
Dans la nouvelle prophétique authentique suivante : « Si le serviteur s’approche de Moi d’un
empan, Je M’approche de lui d’une coudée. S’il s’approche de Moi d’une coudée, Je M’approche
de lui d’une brasse. S’il vient à Moi en marchant, Je viens à lui en M’empressant. »
Je veux parler ici de cette proximité qui est la conséquence de la proximité que le serviteur a avec DIEU.
Or le serviteur n’a de proximité avec DIEU que par la foi en ce qui provient de DIEU –
même, en plus de la foi en DIEU et en celui qui transmet (la Révélation) de Sa part.
Ainsi, l’importance essentielle d’Ibn Arabi dans l’histoire du soufisme repose sur deux choses :
D’une part il fut le lien entre deux phases historiques du soufisme et de l’islam et
d’autre part il fut le lien entre les formes occidentales et orientales du soufisme.
Et Allah sait mieux….
La Qaṣîda al-Burda, également connue sous l’appellation française « Poème du manteau » est une ode à la prière dédié au prophète Mouhammad qui a été composée par l’Imam Sharafu-Din Mouhammad Ben Sa‘ïd Ben Hammâd Ben Muhsin Ben Sanhâdj Ben Hilâl Sanhâdji) (1212-1296) d’Égypte. Il est fondé sur le mode de la qasida classique de Kaâb ibn Zouhaïr qui l’a composée à l’aube de l’Islam, comme une preuve de sa conversion. En échange de ce poème, le prophète Mouhammad lui offrit sa Burda, ou manteau. Ce poème fut, du vivant même de son auteur, considéré comme sacré, et occupe encore de nos jours une place particulière au sein de l’Islam : ses vers sont portés en amulette, récités dans les lamentations pour les défunts, et interpolés par de nombreux autres poèmes.
Louange à Dieu, qui fit surgir du néant la création
Et que Sa proximité soit d’avantage allouée à l’élu dans l’antériorité
Quel sujet fait couler de tes yeux des larmes mêlées de sang ?
Le souvenir des voisins que tu as laissés à Dû-Salem est-il la cause de tes pleurs ?
Est-ce le vent qui, soufflant du côté de Kadhéma, les rappelle à ta mémoire
Ou l’éclair brillant au milieu de l’obscurité, sur les hauteurs d’Idham, découvre-t-il à tes regards le lieu qu’ils habitent ?
Pourquoi tes yeux versent-ils des torrents d’eau, lors même que tu leur ordonnes de retenir leurs larmes?
Pourquoi ton cœur, au moment où tu lui dis : Reviens à toi, est-il dans une violente agitation ?
Celui que l’amour possède s’imagine-t-il tenir cachée la passion qui l’agite,
Lorsque deux parties de lui-même trahissent son secret ; ses yeux qui fondent en pleurs, et son cœur que consume une flamme ardente ?
Ah ! Si l’amour n’était la cause de ta peine, on ne te verrait pas verser des larmes sur les débris d’une habitation abandonnée
Le souvenir de ce banc et de cette colline ne te ravirait pas le sommeil.
Et comment pourrais-tu nier que tu sois en proie aux tourments de l’amour
Lorsque deux témoins irréprochables déposent contre toi, les pleurs que tu répands, et la maladie qui le consume.
Lorsque la violence de ta passion a écrit ta conviction sur tes joues
En y traçant les deux lignes des pleurs et de la maigreur, et en leur imprimant les couleurs de la rose jaune et du bois d’anem ?
Oui, l’ombre de ce que j’aime est venue me ravir le sommeil
Tel est l’effet de l’amour, il change nos plaisirs en cruels tourments.
O toi qui me reproches la violence d’un amour insurmontable, ma faiblesse est digne d’excuse
Et si tu étais équitable, tu m’épargnerais tes réprimandes.
Puissent les maux que j’éprouve retomber sur toi !
Mon secret ne saurait échapper aux regards des délateurs, et le mal qui me mine n’admet point de guérison.
Tu m’as donné de sages avis, mais je n’étais pas capable de les entendre
Car celui que l’amour domine est sourd à toutes les censures.
La vieillesse même aux cheveux blancs n’a pas été à l’abri de mes soupçons injurieux lorsqu’elle a voulu, par ses conseils, réformer ma conduite
Et cependant est-il des conseils moins suspects que ceux que donne la vieillesse ?
Dans sa folie, le penchant violent qui m’entraîne vers le mal
N’a point mis à profit les sages avertissements des cheveux blancs et de l’âge décrépit.
Incapable d’aucune bonne action
Mon âme corrompue n’a pas même offert un repas hospitalier à l’hôte respectable qui était venu sans façon chercher l’hospitalité près de moi.
Ah ! Si j’eusse prévu que je ne lui rendrais pas les honneurs qui lui étaient dus
J’aurais déguisé par le jus du katam son secret que j’ai aperçu
Qui ramènera de son égarement cette volonté rebelle et indomptable
Ainsi que l’on gouverne avec un frein le cheval le plus fougueux !
Ne te flatte pas d’amortir la violence de ses passions, en t’abandonnant aux actions criminelles.
Telle la nourriture ne sert qu’à augmenter la violence d’un appétit déréglé.
L’âme est semblable à un tendre enfant : si on le laisse suivre son penchant
Il conservera en grandissant l’amour du lait maternel ; mais si on l’en prive, il se sèvrera de cet aliment.
Détourne donc ton âme de l’amour auquel elle se livre, garde-toi de souffrir qu’il domine chez elle
Car où l’amour règne sans obstacle, il donne la mort, ou bien il couvre d’ignominie.
Veille sur elle au milieu de ses actions, ainsi qu’un berger veille sur ses troupeaux au milieu des pâturages
Et quand même le pâturage lui paraîtrait agréable, ne permets pas qu’elle y paisse à son gré.
Combien d’hommes l’attrait de la concupiscence n’a-t-il pas séduits, en leur présentant, sous une apparence favorable, des plaisirs qui leur ont donné la mort !
Ils ignoraient que le poison est caché dans les mets les plus délicats.
Crains également les pièges cachés de la faim et ceux de la satiété.
Souvent une faim violente est pire encore que les maux qui suivent l’excès de la nourriture.
Que tes yeux qui ont été remplis de crimes se purifient par des larmes abondantes
Et ne quitte jamais l’asile de la repentance.
Résiste à la concupiscence et à Satan, et sois rebelle à leurs suggestions
Quand même ils te donneraient des conseils sages en apparence, tiens-les toujours pour suspects.
Ne leur obéis jamais, soit qu’ils manifestent la malice d’un ennemi, ou qu’ils se couvrent des apparences d’une impartiale justice
Car tu connais les pièges que tendent et ces ennemis manifestes, et ces conciliateurs insidieux.
Je demande pardon à mon Dieu de ce que mes discours ne sont point accompagnés d’une conduite qui leur soit conforme.
Mon inconséquence est la même que si j’attribuais une postérité à un homme que la nature aurait frappé de stérilité.
Je t’ai donné des leçons de vertu dont moi-même je n’ai pas fait la règle de mes actions.
Je n’ai point redressé ma conduite, m’appartient-il de te dire : Redresse-toi ?
J’ai négligé d’amasser avant la mort une provision de bonnes œuvres pour le temps de mon voyage.
Je n’ai ajouté ni prières ni jeûnes à ceux dont l’obligation est d’une indispensable nécessité.
J’ai criminellement omis de me conformer à l’exemple de celui qui vivifiait les nuits en les passant en prières,
Jusque-là que ses pieds fatigués par la longueur de ses veilles en contractaient des tumeurs douloureuses;
Qui, épuisé par des jeûnes assidus, était obligé de serrer par des ligatures ses entrailles affamées,
Et de comprimer avec des pierres la peau fine de ses flancs délicats.
Des montagnes d’or d’une élévation prodigieuse ont sollicité l’honneur de lui appartenir;
Mais il leur a fait voir quelque chose de bien plus élevé, par son mépris pour les biens de ce monde.
La nécessité qui le pressait ajoutait un nouveau mérite à son détachement ;
Les suggestions du besoin ne purent triompher de son désintéressement.
Que dis-je ? Le besoin pouvait-il inspirer le désir des biens de ce mondé,
À celui sans lequel le monde ne serait jamais sorti du néant?
MOUHAMMAD est le prince des deux mondes, des hommes et des génies,
Le souverain des deux peuples, ceux qui parlent l’arabe et ceux qui parlent des langues différentes.
Il est notre prophète, qui nous prescrit ce que nous devons faire, et nous défend ce que nous devons éviter.
Il est le plus véridique de tous les hommes, soit qu’il affirme, soit qu’il nie.
Il est l’ami de Dieu ; il est celui dont l’intercession est l’unique fondement de notre espoir
Et notre ressource contre les dangers les plus affreux.
Il a appelé les mortels à la connaissance de Dieu, et quiconque s’attache à lui
S’attache à une corde qui n’est point sujette à se rompre.
Il a surpassé tous les autres prophètes par l’excellence de ses qualités extérieures et de ses qualités morales.
Aucun d’eux n’approche de lui en science ni en vertu.
Chacun d’eux sollicite de l’apôtre de Dieu une gorgée de la mer de sa science,
Ou une goutte des pluies abondantes de sa vertu.
Ils se tiennent près de lui dans le rang qui leur convient,
N’étant en comparaison de sa science, et au prix de sa sagesse, que ce qu’est un point ou un accent dans l’écriture.
C’est lui qui est parfait par les qualités de son cœur et par les grâces de sa personne.
Le créateur des âmes l’a choisi pour ami.
Il ne partage avec aucun autre ses qualités incomparables ;
Il possède toute entière et sans partage la substance même de l’excellence.
Laisse là ce que les chrétiens débitent faussement de leur prophète
Cela seul excepté , use d’une liberté sans bornes dans les éloges que tu donneras à Mouhammad.
Vante autant qu’il te plaira l’excellence de sa nature,
Relève autant que tu le voudras l’éminence de ses mérites ;
Car l’excellence de l’apôtre de Dieu ne connaît point de bornes,
Et il n’est personne dont les paroles puissent dignement l’exprimer.
Si la grandeur de ses miracles répondait à l’éminence de son mérite,
La seule invocation de son nom rendrait la vie aux ossements depuis longtemps desséchés.
Par l’amour qu’il nous a porté, il n’a point voulu nous mettre à une épreuve dangereuse, en nous enseignant des choses auxquelles notre intelligence ne pût atteindre.
Nous n’avons éprouvé ni doute ni soupçon sur la vérité de sa doctrine.
Les hommes s’efforceraient en vain de comprendre l’excellence de ses qualités intérieures ;
Il n’en est aucun soit proche soit éloigné qui ne soit incapable d’y atteindre.
Tel le soleil vu de loin ne paraît pas dans sa véritable grandeur,
Et, regardé de près, éblouit la vue.
Et comment pourraient, en ce monde, atteindre à la connaissance parfaite de ce qu’est ce grand prophète,
Des mortels plongés dans le sommeil, qui se contentent des songes de leur imagination?
Tout ce qu’on peut savoir de lui c’est qu’il est homme,
Et la plus excellente des créatures de Dieu.
Tous les miracles qu’ont faits les saints envoyés de Dieu,
N’étaient qu’une communication de la lumière de ce prophète.
Il est lui seul le soleil de l’excellence, les autres ne sont que les planètes qui dépendent de ce soleil,
Et qui réfléchissent ses rayons lumineux sur les mortels, au milieu des ténèbres.
Jusqu’à ce que ce soleil apparut dans l’univers
Et sa lumière éclaira les mondes et revivifia tous les peuples
Combien est digne d’admiration la figure de ce prophète, dont les charmes sont relevés par ses qualités intérieures,
Qui réunit toutes les grâces, qui a pour caractère distinctif la douceur et l’aménité de ses traits.
Il réunit à la beauté délicate d’une fleur, la grandeur majestueuse de la lune.
Sa générosité est vaste comme la mer, ses desseins sont grands et fermes comme le temps.
Lors même qu’il est seul, la majesté de son visage rend son aspect aussi redoutable à ceux qui le rencontrent,
Que s’il avait autour de lui une armée et de nombreuses cohortes.
On dirait que les organes qui produisent en lui la parole et le sourire,
Sont des perles cachées au fond de la nacre.
Aucun parfum n’égale l’odeur suave de la terre qui couvre ses os;
Heureux qui respire cette odeur, qui couvre cette terre de baisers!
L’instant même de sa naissance a fait connaître l’excellence de son origine.
Qu’ils sont précieux les premiers et les derniers moments de son existence !
En ce jour les Perses ont reconnu par des pronostics certains,
L’annonce des malheurs et de la vengeance qui allaient tomber sur eux.
Le portique de Chosroês renversé au milieu de la nuit annonça par sa chute la division
Qui allait ruiner la famille des souverains de cet empire, sans aucun espoir de réunion.
Le feu sacré, dans la douleur où le plongeait cet événement, vit s’éteindre sa flamme,
Et le fleuve, troublé par la frayeur, oublia sa source accoutumée.
Sa va s’affligea sur la disparition de ses eaux que la terre avait englouties,
Et celui qui venait y étancher sa soif s’en retourna, transporté de colère et d’indignation.
Il semblait qu’en ce jour la violence de l’affliction eût transporté au feu l’humidité naturelle à l’élément aqueux,
Et à l’eau l’ardeur desséchante du feu.
Alors les génies poussèrent des hurlements, des lumières éclatantes s’élevèrent et se répandirent dans l’atmosphère,
La vérité se manifesta par des signes muets et par des paroles.
Mais ils ont été aveugles et sourds les impies : les annonces les plus claires des heureux événements qui allaient arriver,
Ils ne les ont point entendues; les signes les plus éclatants des maux dont le ciel les menaçait, ils n’y ont point fait attention.
Après même que les peuples ont été avertis par leurs devins
Que leurs religions erronées allaient, être détruites;
Après qu’ils ont vu dans les cieux des flammes se détacher et se précipiter en bas,
De même que sur la terre leurs idoles se renversaient.
Poursuivis par ces flammes, les démons prirent la fuite à l’envi les uns des autres,
Obligés d’abandonner la route céleste par laquelle la révélation se communique aux mortels.
A voir leur fuite précipitée, on eût dit, que c’étaient les guerriers de l’armée d’Abraha
Ou les troupes infidèles mises en fuite par les cailloux que lancèrent sur elles les mains du Prophète à la journée de Badr
Lorsque ces cailloux, après avoir chanté les louanges de Dieu dans ses mains, furent lancés contre l’ennemi,
Semblables à Jonas jeté hors des entrailles du monstre qui l’avait dévoré, après que, dans son sein, il avait invoqué le nom de Dieu.
A l’ordre de Mouhammad, les arbres sont venus se prosterner devant lui ;
Sans pieds et portés seulement sur leur tige, ils s’avançaient vers le Prophète.
De même que le crayon trace sur le papier la ligne qui doit servir de règle à l’écrivain,
Ainsi leur tronc semblait en marchant décrire une ligne droite, sur laquelle leurs branches, en sillonnant la poussière, devaient tracer au milieu de la route une écriture merveilleuse.
Semblables dans leur obéissance à ce nuage officieux qui suivait l’apôtre de Dieu en quelque endroit qu’il portât ses pas,
Pour le défendre des feux du soleil dans la plus grande chaleur du jour.
J’en jure par la lune qui, à son ordre, se fendit en deux ; le prodige qui s’opéra alors sur cet astre,
Est pareil à celui qui s’était opéré sur le cœur du Prophète lorsque les anges l’avaient ouvert pour le purifier et cette ressemblance est si parfaite que l’on peut légitimement l’assurer avec serment.
Les yeux des incrédules frappés d’aveuglement
N’ont point vu ce que la caverne renfermait de vertus et de mérites.
La justice même et l’ami fidèle étaient cachés dans la caverne sans que personne ne les aperçût,
Et les impies disaient : Assurément il n’y a personne dans cette caverne.
Ils ne s’imaginaient pas que des colombes voltigeassent autour de la créature la plus excellente,
Et qu’une araignée la couvrit de sa toile.
La protection de Dieu lui a tenu lieu de la cotte de mailles la plus épaisse,
Et de la forteresse la plus inaccessible.
Jamais, dans les injustices que j’ai éprouvées de la fortune, je n’ai eu recours à l’assistance de Mouhammad,
Que je n’aie trouvé en lui un patron dont la protection est invincible.
Jamais je n’ai désiré recevoir de sa main aucun bien temporel pu spirituel,
Que cette main, la plus excellente que l’on puisse baiser, ne m’ait accordé quelque don de sa libéralité.
Ne fais aucune difficulté de reconnaître sa vision nocturne pour une véritable révélation ;
Car le cœur de ce Prophète ne dort pas, lors même que ses yeux sont fermés par le sommeil.
Dès lors il avait atteint l’âge parfait pour la mission prophétique,
Et l’on ne doit lui refuser aucun des avantages qui conviennent à l’âge parfait.
Ses prodiges évidents, personne ne les ignore
Sans eux la justice n’aurait pas été établi parmi les hommes
Combien de maladies a guéries le seul attouchement de sa main!
Combien de malheureux elle a délivrés des mains de la folie !
Vivifiée par l’efficacité de ses prières, l’année de la plus grande sécheresse s’est distinguée au milieu des temps de disette,
Par une abondante fertilité, semblable à cette étoile blanche qui brille sur le front d’un cheval, au milieu des crins noirs qui l’environnent de toute part.
Les nuages l’ont fécondée par leurs eaux abondantes,
Et l’on eût dit que les vallées étaient devenues un bras de mer, ou des torrents échappés de leurs digues.
Laisse-moi, que je chante les oracles de ce Prophète, ils ont paru ces oracles avec un éclat,
Pareil à celui que jettent, au milieu de la nuit et sur le sommet d’une montagne, les feux qu’allume une main généreuse pour attirer le voyageur dans sa demeure hospitalière.
La perle reçoit, il est vrai, quelque augmentation de beauté de la main habile qui l’emploie à former un collier ;
Mais lors même qu’elle n’est pas mise en œuvre, elle ne perd rien de son prix.
Pour moi je n’espère pas de pouvoir atteindre dans mes chants
L’excellence des vertus et des qualités naturelles de cet auguste envoyé du Très-Haut.
Ces oracles, oracles de la vérité, émanés du Dieu de miséricorde, ont été produits dans le temps;
Mais en tant qu’ils sont un attribut de celui dont l’essence est éternelle, ils sont eux-mêmes aussi anciens que l’éternité,
Sans qu’on puisse leur assigner aucune époque ; ils nous instruisent cependant et de ce qui doit arriver au dernier jour,
Et des événements des siècles d’Âd et d’Iram
Ils sont un miracle toujours existant près de nous, bien supérieurs en cela aux miracles
Des autres prophètes dont l’existence n’a été que d’un instant.
Leur sens clair ne laisse aucun doute dont puissent abuser ceux qui se séparent de la vérité,
Et il n’est pas besoin d’arbitre pour fixer leur signification.
Jamais ils n’ont éprouvé d’attaque,
Que l’ennemi le plus envenimé n’ait abandonné le combat pour leur faire des propositions de paix.
Leur sublime éloquence repousse toutes les entreprises de quiconque ose les attaquer,
Comme un homme jaloux repousse la main téméraire qui veut attenter à l’honneur de ses femmes.
L’abondance des sens qu’ils renferment est pareille aux flots de la mer;
Ils surpassent en prix et en beauté les perles que recèle l’Océan.
Les merveilles qu’on y découvre ne sauraient être comptées;
Quoiqu’on les relise souvent, jamais ils ne causent de dégoût.
Ils répandent la joie et la vie sur les yeux de quiconque les lit :
Ô toi qui jouis de ce bonheur, tu as saisi une corde qui est Dieu même, garde-toi de la laisser échapper de tes mains.
Si tu les lis pour y trouver un refuge contre les ardeurs du feu de l’enfer,
Les eaux fraîches du livre sacré éteindront les flammes infernales.
Ainsi le bassin du Prophète blanchira le visage des pécheurs,
fussent-ils noirs comme le charbon avant de se plonger dans ses eaux.
Droits comme le pont Sirat , justes comme la balance dans laquelle seront pesées les œuvres des mortels,
Eux seuls sont la règle et la source unique de toute justice parmi les hommes.
Ne t’étonne pas que l’envieux méconnaisse leur mérite,
Agissant ainsi en insensé, quoiqu’il soit plein de discernement et d’intelligence
Ne vois-tu pas que l’œil altéré méconnaît l’éclat du soleil,
Et que la bouche d’un malade ne reconnaît plus la saveur de l’eau?
O toi, le plus excellent de tous ceux dont les indigents visitent la cour
Vers lequel ils se rendent en foule soit à pied, soit sur le dos d’un chameau dont les pieds impriment de profondes traces sur la poussière
Toi, le plus grand de tous les prodiges pour l’homme capable de réflexion,
Le plus précieux bienfait de la divinité pour quiconque sait le mettre à profit !
En une seule nuit tu as été transporté du sanctuaire de la Mecque au sanctuaire de Jérusalem
Ainsi la lune parcourt la voûte céleste au milieu des plus épaisses ténèbres.
Tu n’as cessé de t’élever jusqu’à ce que tu aies atteint un degré auquel nul mortel ne saurait prétendre
La longueur de deux arcs seulement te séparait de la divinité
Tous les prophètes, tous les envoyés de Dieu ont reconnu ta supériorité ;
Ils t’ont cédé le pas, comme le serviteur se tient derrière son maître.
Entouré de cette vénérable cohorte parmi laquelle tu paraissais comme le porte-enseigne,
Tu as traversé l’espace des sept cieux,
Ne laissant devant toi aucune place plus proche de la divinité,
Au-dessus de toi aucun degré plus élevé que celui où tu es parvenu.
Tu as rendu tout autre rang vil et méprisable,
En comparaison de celui que tu occupais lorsque Dieu lui-même t’a appelé par ton nom, comme on appelle celui qui est distingué par son mérite,
Et qu’il t’a invité à venir jouir de l’union la plus inaccessible aux regards des mortels,
Et de la vue du secret le plus impénétrable.
Tu as réuni toute sorte de gloire en ta personne, sans la partager avec qui que ce soit.
Il n’est aucun lieu que tu n’aies traversé, sans y trouver de concurrent.
Sublime degré que celui auquel tu as été élevé !
Éminentes faveurs que celles dont tu as été comblé !
Disciples de l’islamisme, que notre sort est heureux!
Nous avons, dans la protection de Dieu même, une ferme colonne que rien ne peut renverser.
Celui qui nous a appelés au culte de Dieu a été déclaré par Dieu même le plus excellent des envoyés :
Nous sommes donc aussi le plus excellent de tous les peuples.
La seule nouvelle de sa mission a jeté l’épouvante dans le cœur de ses ennemis :
Tel un troupeau d’imbéciles brebis fuit en désordre au seul rugissement du lion.
Partout où il a repoussé leurs attaques, il les a laissés percés de ses lances et étendus sur le champ de bataille,
Comme la viande sur l’étal d’un boucher.
La fuite a été l’objet de leurs vœux,
Ils portaient envie à ceux dont les membres déchirés étaient enlevés en l’air par les aigles et les vautours.
Les jours et les nuits se succédaient et s’écoulaient sans que l’effroi dont ils étaient saisis leur permit d’en connaître le nombre,
À l’exception des mois sacrés où la guerre est suspendue
La religion était pour eux comme un hôte importun descendu dans leur demeure,
Suivi d’une foule de braves tous altérés du sang de leurs ennemis,
Traînant après lui une mer de combattants montés sur d’agiles coursiers,
Une mer qui vomissait des flots de guerriers dont les rangs pressés se choquaient et se heurtaient à l’envie
Tous dociles à la voix de Dieu, tous animés par l’espoir de ses récompenses,
Enflammés du désir d’extirper et d’anéantir l’impiété.
La religion musulmane qui était d’abord comme étrangère parmi eux, et l’objet de leur mépris, est, pour ainsi dire,
Devenue par l’effet des armes victorieuses de ce grand Prophète, leur proche parent, et le plus cher objet de leur amour.
Dieu a assuré pour toujours parmi eux le secours d’un père et les soins attentifs d’un époux à cette religion auguste ;
Jamais elle n’a éprouvé le triste sort de l’orphelin, ou l’abandon du veuvage.
Ces défenseurs de la religion ont été aussi fermes et aussi inébranlables que des montagnes.
Demande à leurs adversaires ce qu’ils ont éprouvé de la part de ces braves dans chacun des lieux qui ont été le théâtre de leur courage.
Interroge Honeïn, Badr et Ohod
Ces lieux où les ennemis de la religion ont succombé à un fléau mortel plus terrible que la peste.
Les glaives de ces soutiens de l’islamisme qui, avant le combat, étaient d’une blancheur éclatante,
Sont sortis rouges de l’action, après s’être abreuvés dans la gorge de leurs ennemis qu’ombrageait une épaisse forêt de cheveux.
Les flèches que distinguent des raies noires et dont Alkhatt
A armé leurs mains, ont tracé une écriture profonde sur les corps de leurs adversaires ;
Leurs lances, ces plumes meurtrières, n’ont laissé aucun corps exempt de leurs atteintes ;
Aucune lettre n’est demeurée sans point diacritique
Ces nobles combattants, hérissés de leurs armes, ont un caractère de piété qui les distingue de leurs ennemis:
Ainsi le rosier se distingue par ses épines, du bois de sélam qui n’est bon qu’à être la pâture du feu.
Les vents qui t’apportent leur odeur, sont les garants d’une victoire assurée :
Chacun de ces guerriers, au milieu des armes qui le couvrent, semble une fleur au milieu de son calice.
Fixés sur le dos de leurs coursiers ; ils y demeurent aussi immobiles qu’une plante qui a crû sur une colline :
C’est la fermeté de leur cœur qui les attache, et non la solidité de leurs sangles.
Leurs ennemis saisis d’effroi, perdent l’usage de la raison ;
Ils ne sont plus capables de distinguer un troupeau de faibles agneaux, d’un escadron de cavalerie.
Quiconque a pour appui l’assistance de l’apôtre de Dieu,
Réduira au silence les lions mêmes dans les marais qui leur servent de retraite.
Jamais vous ne verrez aucun de ses amis privé de la victoire,
Ni aucun de ses ennemis qui ne soit vaincu.
Il a assuré à son peuple, dans la forteresse de la religion, une demeure tranquille,
Comme le lion habite sans crainte avec ses lionceaux dans des marais inaccessibles.
Combien de disputeurs audacieux que, par le ministère de ce prophète,
Les paroles de Dieu ont terrassés? Combien d’adversaires ont été subjugués par ses arguments victorieux ?
Te faut-il un autre prodige qu’une science si vaste dans un homme sans lettres,
Au milieu des siècles de l’ignorance, que tant de connaissances dans un orphelin ?
En lui offrant ce tribut de louanges, je me flatte d’obtenir la rémission des péchés
d’une vie passée dans les frivolités de la poésie et dans le service des grands.
Ces vaines occupations ont orné mon cou d’une félicité passagère
Dont les suites fâcheuses sont le sujet de mes justes alarmes : ainsi l’on pare une brebis destinée à servir de victime.
En me livrant à ces frivoles amusements j’ai suivi la séduction de la jeunesse ;
Le crime et le repentir, voilà les fruits que j’en ai recueillis.
O mon âme ! Ton négoce t’a ruinée entièrement;
Tu n’as pas su acheter les biens de la religion au prix des choses de ce monde.
Celui qui vend sa félicité future pour s’assurer un bonheur présent,
Fait un échange funeste, et souffre une perte incalculable.
Quand je commettrais une faute, je ne perdrais pas pour cela tous mes droits à la protection de ce prophète :
La corde à laquelle je me suis attaché, ne sera pas rompue sans ressource.
J’ai droit à le regarder comme mon patron, puisque je porte le nom de Mouhammad;
Et personne ne respecte plus que lui les droits de la clientèle.
Si, au jour de la résurrection, il ne me prend pas la main avec une bonté pleine de tendresse,
Tu pourras dire de moi que j’avais appuyé les pieds sur un lieu glissant ;
Mais loin de lui cette infidélité que quiconque a espéré en sa bonté, soit frustré de son espoir ;
Que celui qui a cherché un asile près, de lui, n’éprouve pas les effets de sa protection !
Depuis que mon esprit s’occupe de chanter ses louanges,
J’ai reconnu qu’il prend le soin le plus tendre de mon salut.
Jamais ses libéralités ne manquent d’enrichir la main de l’indigent :
Ainsi la pluie fait éclore les fleurs sur les collines.
Je ne désire point de recevoir de lui les biens frivoles de ce monde,
Pareils à ceux dont Harim, fils de Sénan, payait les vers que Zohaïr chantait à sa louange
O le plus excellent des êtres créés !
Quel autre que toi prendrai-je pour refuge en ce moment terrible, commun à tous les mortels?
Apôtre de Dieu, ta gloire ne sera point ternie par le secours que tu m’accorderas,
Au jour où Dieu se manifestera sous le nom de vengeur :
Car ce monde et le monde futur sont des effets de ta libéralité,
Et tous les décrets tracés par la plume éternelle sur les tablettes du Très-Haut, font partie de tes connaissances.
O mon âme, que la grandeur de tes fautes ne te jette pas dans le désespoir ;
Les plus grands crimes sont, par rapport à la clémence divine, comme les fautes les plus légères.
Au jour où le Seigneur distribuera ses miséricordes, sans doute il daignera les proportionner aux péchés de ceux qui l’auront offensé.
O mon Dieu ! Ne permets pas que je sois trompé dans mon espérance ; ne permets pas que je sois déçu dans mes calculs !
Qu’en ce monde et en l’autre ta bonté se fasse sentir à ton esclave;
Car tout courage l’abandonne aussitôt que les dangers le menacent.
Ordonne aux nuées de tes faveurs de se répandre toujours avec abondance sur ton prophète, et de verser sur lui sans interruption leurs eaux salutaires,
Aussi longtemps que le souffle des zéphyrs agitera les rameaux du ban; aussi longtemps que les conducteurs des chameaux charmeront leurs fatigues par des chansons.
Fais la même grâce à ses descendants, à ses compagnons, et à ceux qui leur ont succédé,
À ces hommes distingués par leur piété, leur pureté, leur science, et la noblesse de leurs sentiments.
Sharaf-ad-Dîn al-Busayrî – Al-Burda (Poème du manteau)
L’Arche salvatrice de celui qui cherche refuge en Allah »
« Votre dieu est un dieu unique ! Il n’y a de dieu que Lui, le Tout-Miséricordieux, le Très-Miséricordieux » (II. 163)
« Dieu est tel qu’il n’y a pas de dieu hors de Lui, le Vivant, Celui qui subsiste par Lui-même »
Au nom de Dieu, le Tout-Miséricordieux, le Très-Miséricordieux. « Alif, Lam, Mim. Dieu est tel qu’il n’y a pas de dieu hors de Lui, le Vivant, Celui qui subsiste par Lui-même » (2.1-2)
« Et les visages s’humilient devant Le Vivant, Celui qui subsiste par Lui-même » (20. 111)
« Dieu est tel qu’il n’y a pas de dieu hors de Lui, le Vivant, Celui qui subsiste par Lui-même ; Il n’est sujet ni à l’assoupissement ni au sommeil. A Lui ce qui est dans les cieux et sur la terre. Qui [peut] intercéder auprès de Lui sans Sa permission ? Il sait ce qui se trouve devant eux comme ce qui se trouve derrière et ils n’embrassent de Sa science que ce qu’Il a voulu. Son Escabeau (Kursî) contient les cieux et la terre et leur garde ne Lui pèse en rien. Il est l’Elevé, le Sublime » (2.255)
Au nom de Dieu, le Tout-Miséricordieux, le Très-Miséricordieux. – « Ha, Mîm. Descente du Livre de la part de Dieu, le Très Fort le Très Savant. Celui qui pardonne le péché et qui accepte le repentir, le Terrible en châtiment, le Longanime. Pas de dieu si ce n’est Lui. Et c’est vers Lui l’aboutissement final » (40. 1-3)
« A Dieu appartient tout ce qui est dans les cieux et sur la terre. Que vous fassiez voir ce qui est en vous ou que vous le cachiez, Dieu vous en demandera compte. Il pardonne ensuite à qui Il veut et Il punit qui Il veut. Dieu est puissant sur toute chose (284). L’Envoyé a cru à ce qui est descendu sur lui venant de son Seigneur, ainsi que les croyants. Chacun a cru en Dieu, en Ses anges, en Ses Livres et en Ses Envoyés. Nous ne distinguons aucun d’entre Ses Envoyés. Ils ont dit : » Nous avons entendu et nous avons obéi. Ton pardon, notre Seigneur ! Et vers Toi est l’aboutissement ! (285). Dieu n’impose à une âme que ce qu’elle peut supporter. Pour elle ce qu’elle aura acquis [de bien] et contre elle ce qu’elle aura acquis [de mal]. Notre Seigneur ! Ne nous tiens pas rigueur si nous oublions ou commettons une erreur. Notre Seigneur ! Ne nous charge pas d’un fardeau tel que celui dont tu as chargé ceux qui nous ont précédés. Notre Seigneur ! Ne nous charge pas de ce que nous ne sommes pas capables de porter. Sois indulgent à notre égard, pardonne-nous et fais-nous miséricorde ! Puisque Tu es notre Maître, secours-nous donc contre les mécréants ! (286) » (2.284-286)
Au Nom de Dieu le Tout-Miséricordieux, le Très-Miséricordieux « Dis : O vous, les mécréants ! Je n’adore pas ce que vous adorez. Et vous n’êtes pas adorateurs de ce que j’adore. Je ne suis pas adorateur de ce que vous avez adoré. Et vous n’êtes pas adorateurs de ce que j’adore. A vous votre religion, et à moi ma religion » (109)
Au Nom de Dieu le Tout-Miséricordieux, le Très-Miséricordieux « Lorsque vient le secours de Dieu ainsi que la victoire, et que tu vois les gens entrer en foule dans la religion de Dieu, alors, par la louange, glorifie ton Seigneur et implore Son pardon. Car c’est Lui, en vérité, Qui accueille le repentir » (110)
Au nom d’Allah le Tout-Miséricordieux, le Très-Miséricordieux, Dis : « Lui – Allah – est Un ! Allah est le Soutien Universel. Il n’engendre pas et n’est pas engendré, Et il n’a pas d’égal » (112) 1
Au nom d’Allah le Tout-Miséricordieux, le Très-Miséricordieux, « Dis : « Je prends refuge en le Seigneur de l’Aube, Contre le mal de ce qu’Il a créé, Et contre le mal de l’Obscurcissement quand il envahit, Et contre le mal des Souffleuses dans les nœuds, Et contre le mal d’un envieux quand il porte envie » (113) 2
Au nom d’Allah le Tout-Miséricordieux, le Très-Miséricordieux, « Dis : « Je prends refuge en le Seigneur des hommes, Roi des hommes, Dieu des hommes, Contre le mal de l’Insufflateur à la dérobée – Qui insuffle la tentation dans la poitrine des hommes – D’entre les djinns et les hommes » (114) 3
Allahoumma je me réfugie en Toi contre le fait de T’attribuer un associé en toute connaissance de cause, et je Te demande pardon pour ce que j’ignore (x3)
Allahoumma, je prends refuge en Toi contre le souci et la tristesse, je prends refuge en Toi contre l’impuissance et la paresse, je prends refuge en Toi contre l’avarice et la lâcheté, je prends refuge en Toi contre le poids des dettes et la domination des hommes (x3)
Allahoumma, préserve mon corps, Allahoumma, guéris mon ouïe, Allahoumma, guéris ma vue. Il n’y a de dieu que Toi (x3)
Allahoumma, je prends refuge en Toi contre l’associationnisme et la pauvreté, et je prends refuge en Toi contre le châtiment de la tombe. Il n’y a de dieu que Toi (x3)
Allahoumma, Tu es mon Seigneur, il n’y a de dieu que Toi ; Tu m’as créé et je suis Ton serviteur ; et je me conforme à la mesure de mes capacités à mon engagement et à ma promesse vis-à-vis de Toi. Je me refugie en Toi contre le mal que j’ai commis. Je reconnais pleinement Ton bienfait à mon égard et je reconnais mon péché, aussi pardonne-moi car certes, nul ne pardonne les péchés sinon Toi
Allahoumma, je me suis trouvé au matin (au soir), de Ton fait, bénéficiant d’un bienfait, d’une immunité et d’une protection. Parachève donc Tes bienfaits à mon égard, Ton entière immunité, et Ta protection en ce bas-monde comme dans la vie dernière (x3)
Allahoumma, ce qui m’est arrivé au matin (au soir) comme bienfait, ou à quelqu’une de Tes créatures, vient de Toi, de Toi seul, Toi qui n’a pas d’associé. Ainsi à Toi revient la louange, et à Toi [revient] la gratitude (x3)
Ô Seigneur, à Toi la louange comme il convient à la Majesté de Ta Face, et à la Suprématie de Ton Pouvoir (x3)
J’ai agréé Allah comme Seigneur, l’Islam comme religion, et notre seigneur Mouhammad comme prophète et envoyé (x3)
Gloire à Allah, par Sa louange, au nombre de Ses créatures, selon la satisfaction [qu’Il a] de Lui-même, la beauté de Son Trône et l’étendue de ses Paroles (x3)
Je me réfugie par les Paroles parfaites d’Allah, contre le mal de ce qu’Il a créé. (x3)
Au Nom d’Allah, avec le Nom de qui rien ne saurait nuire, ni sur la terre ni dans le ciel, alors qu’Il est l’Oyant, l’Omniscient (x3)
Je me réfugie en Allah, l’Oyant et le Savant contre Satan le lapidé (x3)
« Lui est Allah, pas de dieu si ce n’est Lui, le Connaissant de l’invisible et du visible, le Tout-miséricordieux, le Très-miséricordieux. Lui est Allah, pas de dieu si ce n’est Lui, le Roi, le Très-Saint, le Salutaire, le Fidèle, le Protecteur, le Très-Fort, le Réparateur, le Superbe ! Gloire à Allah au-dessus de ce qu’ils Lui associent ! Lui est Allah, le Créateur, le Producteur, le Formateur ! A Lui les plus beaux Noms ! Ce qui est dans les Cieux et la Terre Le glorifie, et Lui, Il est le Très-Fort, le Sage ! » (59. 22-24)
Gloire à Allah et par Sa louange, Gloire à Allah le Magnifique (x3)
Je me suis préservé par le Possesseur de la Force et du « Monde de la Toute Puissance » (Jabarût), je me suis prémuni par le Seigneur du « Monde de la Royauté » (Malakût), je m’en suis remis au Vivant qui ne meurt point. (x3). Détourne de nous la nuisance, Tu es, certes, Puissant sur toute chose (x3 à chaque fois)
Au Nom de Dieu, le Tout-Miséricordieux, le Très-Miséricordieux, « au nom de l’habitude contractée par les Qorayshites, Habitude consistant à entreprendre un voyage en hiver et un en été, Qu’ils adorent donc le Seigneur de ce Sanctuaire (litt : de cette Maison), Qui les a nourris contre la faim et les a mis à l’abri de la peur » (106) (x1)
Allahoumma, comme Tu les as nourris, nourris-nous, et comme Tu les as mis à l’abri de la peur, mets-nous à l’abri ; et fais de nous des gens reconnaissants envers Toi
Gloire à Toi, Allahoumma, et par Ta Louange. Je témoigne qu’il n’y a de dieu que Toi, je Te demande pardon, et je reviens [repentant] vers Toi (x3)
Je demande pardon à Allah, l’Immense, Celui en dehors duquel il n’y a de dieu que Lui, le Vivant, Celui qui subsiste par Lui-même, et je reviens repentant vers Lui
Allahoumma accomplis Ta prière sur notre seigneur Mouhammad, Ton serviteur, Ton Prophète et Ton Envoyé, le Prophète illettré et sur sa famille ainsi que sur ses compagnons, et salue-le (x3) d’une salutation pacifiante, au nombre de ce qui est embrassé par Ta Science, et de ce qu’a tracé ton Calame, et de ce que contient Ton Livre. Et que la satisfaction soit sur nos maîtres Abû Bakr, Omar, Othmân et Alî, et tous les Compagnons, les Suivants, et ceux qui ont suivi les Suivants avec excellence jusqu’au Jour de la Rétribution (x3)
Gloire à ton Seigneur, le Seigneur de l’Élévation – Exalté soit-Il – au-delà de ce qu’ils Lui attribuent ! La Paix soit sur les envoyés et la louange revient à Dieu, Seigneur des mondes (37. 180-182)
Il n’y a de dieu qu’Allah (de 100 à 1000 fois),
Mouhammad est son Envoyé (une fois)
Je témoigne qu’il n’y a de dieu qu’Allah, et je témoigne que Mouhammad est son Envoyé (x3)
Qu’Allah prie sur lui et le salue
Affermis-nous, ô Seigneur, par sa prononciation (x 3)
Et fais-nous bénéficier, ô Seigneur, de son bienfait (x3)
Fais nous être parmi les meilleurs des gens de [la shahâdah] (x3)
Amen Amen Amen Amen, O Seigneur des mondes (x3)
Nous nous sommes trouvés au matin (au soir) en Ta Protection, ô notre Maître ; fais-nous arriver au soir (au matin) dans Ta Satisfaction, ô notre Maître (x3, au matin)
Amen, Amen, Amen, Amen, O Seigneur des mondes (x3)
Il n’y a de dieu que Toi, Unique. Notre Seigneur, ô Celui qui nous rassemble, pardonne-nous nos péchés (x3),
Amen, Amen, Amen, Amen, ô Seigneur des mondes (x3)
Pardonne-nous [nos péchés] passés et corrige [ceux] à venir, par la dignité des Pieux (Abrâr), ô Connaisseur des secrets (x3)
Amen, Amen, Amen, Amen, ô Seigneur des mondes (x3)
Ô Connaisseur du secret qui est en nous, n’ôte pas le voile [qui nous couvre], Préserve-nous, sois indulgent à notre égard, et sois avec nous où que nous soyons (x3)
Amen, Amen, Amen, Amen, ô Seigneur des mondes (x3)
Ô notre Maître, ô Celui qui répond, celui qui espère en Toi n’est pas déçu ! Nous demandons l’intercession par le Bien-Aimé, satisfais nos besoins rapidement ; c’est [maintenant] le moment [d’exprimer] les besoins, ô Présent qui ne s’absente pas (x3)
Amen, Amen, Amen, Amen, ô Seigneur des mondes (x3)
Allahoumma, prie sur notre seigneur Mouhammad, et salue-le, et bénis Mouhammad, ainsi que la famille de Mouhammad (x10)
Amen, Amen, Amen, Amen, ô Seigneur des mondes (x3)
« La Paix soit sur les envoyés et la louange revient à Dieu, Seigneur des mondes » (38.180-182)
Par le nom d’Allah le Tout-Miséricordieux, le Très-Miséricordieux, « La louange est à Allah, le Souverain des Mondes, Le Tout-Miséricordieux, le Très-Miséricordieux, Le Maitre du Jour de la Rétribution. C’est Toi que nous adorons, c’est Toi dont nous demandons l’aide ! Guide-nous dans le Chemin Droit, Le Chemin de ceux sur qui Tu répands Ta grâce, non de ceux sur qui est Ta colère, ni de ceux qui sont dans l’égarement » (Traduction de Cheikh Mustafa-Michel Vâlsan) Lire 3 fois la sourate el-Fâtihah]
« Certes, Allah et Ses anges prient sur le Prophète. Ô vous qui croyez, priez sur lui et saluez-le d’une salutation pacifiante » (33. 56)
Que les prières d’Allah, Sa salutation et Ses vivifications, ainsi que sa Miséricorde et ses Bénédictions, soient sur notre seigneur Mouhammed, Ton serviteur, prophète et envoyé, le Prophète illettré et sur sa famille et ses compagnons, au nombre du pair et de l’impair, et au nombre des paroles parfaites et bénies de notre Seigneur (x3)
Et il n’y a de puissance ni de force que par Allah, le Sublime, le Magnifique ; Il est Celui qui nous suffit, et quel excellent Garant, et quel excellent Maître, et quel excellent Secoureur !
« Gloire à ton Seigneur, le Seigneur de l’Elévation au-delà de ce qu’ils Lui attribuent ! La Paix soit sur les envoyés et la louange revient à Dieu, Seigneur des mondes » (38.180-182)
Ô notre Maître, Ô Généreux. Fais-nous miséricorde, Ô Très-Miséricordieux (x3)
Nous trouvons notre élévation en Allah
ainsi qu’en le Bien-aimé rapproché
Par Eux-Deux s’élève notre victoire non par un rang ou par une gloire
Quiconque veut nous avilir
parmi les proches ou les étrangers
Alors notre épée est notre parole
Allah nous suffit ainsi que le Prophète
Gloire au Maitre Permanent (3 fois)
« Gloire à ton Seigneur, le Seigneur de l’Elévation au-delà de ce qu’ils Lui attribuent ! La Paix soit sur les envoyés et la louange revient à Dieu, Seigneur des mondes » (38.180-182)
Puis, la sourate El-Fâtihah
LE NECTAR SUBLIME ,CE BIEN AIME MOUHAMMAD…..
Ô Seigneur accorde-nous Ton soutien et fais de nous des soutiens du Noble Prophète
Mouhammad (pbsl) comme Tu as dit dans ta Sainte Parole « Ceux qui suivent le Messager, le Prophète illettré qu’ils trouvent écrit (mentionné) chez eux dans la Thora et l’Evangile. Il leur ordonne le convenable, leur défend le blâmable, leur rend licites les bonnes choses,leur interdit les mauvaises, et leur ôte le fardeau et les jougs qui étaient sur eux. Ceux qui croiront en lui, le soutiendront, lui porteront secours et suivront la lumière descendu avec lui; ceux-là seront les gagnants » (S7, V157)
Ahmed, celui qui est loué, issu d’union terrestre des plus nobles et des plus pures
Mouhammad (pbsl) était attendu de l’univers, jamais une Création Divine ne reçut autant d’acclamations de la part des êtres vivants connus et inconnus des hommes, du ghayb et bien d’autres encore.
Lors de sa venue au monde, la fourmi dans les entrailles de la terre, les créatures du fond des mers tous eurent connaissance que l’avènement eut lieu et tous se félicitèrent
mutuellement et rendirent grâce et louange à ALLAH.
Une parole s’éleva du ciel : « Voilà la cause de votre existence sans quoi Je ne vous aurais
jamais créé», prosternation pour les uns, louanges pour les autres ; le sauveur de l’humanité était né.
Lorsque fut venu le moment de sa naissance terrestre, il fut présenté à tous les Prophètes rassemblés pour l’occasion qui lui prêtèrent serment d’allégeance et déposèrent entre ces
épaules la partie de la prophétie qu’ALLAH leurs avaient octroyés afin de sceller la prophetie en ces termes « Et tu es certes, d’une moralité imminente »
Et encore : « Mouhammad n’a jamais été le père de l’un de vos hommes, mais le messager de Dieu et le dernier des prophètes. Dieu est Omniscient » (S33, V40)
Les feux s’éteignirent sur terre certes, mais aussi il fut ordonné à l’enfer de se taire et de s’abstenir de tout châtiment « la miséricorde était arrivée » nul ne put montrer son mécontentement face à cet Ordre Divin sauf celui qu’ALLAH a maudit.
Parmi les signes qui sont apparus à sa naissance, les démons furent lapidés. Ils reçurent des projectiles de feu à partir du ciel et les nouvelles qu’apportent les anges du ciel leur
devinrent inaccessibles, conformément à ce que certains savants ont cité. Toutefois, ce qui est plus connu et retenu, c’est que la lapidation des démons par les flammes eut lieu lors de l’avènement de sa mission.
Parmi les signes encore, il y a que les nouvelles du ciel furent voilées à Iblis, qui a alors crié et a poussé un cri terrible identique à celui qu’il avait poussé lorsqu’il avait été maudit, lorsqu’il a été chassé du paradis, lorsque le Prophète (pbsl) est né et lorsque Fatihat al kittab a été descendue par révélation. Cela a été rapporté par le Hafidh Al-‘Iraqiyy dans AlMawridou l-Haniyy d’après Baqiyy Ibnou Makhlad.
Son oncle al-‘Abbas a laissé un poème où il écrit :
Lorsque tu es né, la terre brillait et le firmament (voute céleste) contenait à peine ta lumière ! Grâce à cette splendeur, et à cette lumière, et à cette voie bien guidée, nous pouvons espérer traverser le chemin.
Mouhammad (pbsl) allait devenir le réformateur de l’humanité et le Maître du monde
Preuve éclatante de la miséricorde divine, celui par qui le soleil rayonne, que les étoiles
scintillent que la lune brille, Mouhammad (pbsl) est sans nul doute la preuve de l’existence de la rencontre avec ALLAH, son visage fait preuve de foi, de véracité de particularité éclatante de la part de son Seigneur.
Son aura qui se dégage provoque chez ceux qui l’on côtoyer le repos de l’âme et de l’esprit.
ALLAH de sa magnificence en a fait un miracle permanent, ses qualités intellectuelles et physiques rassemblent le meilleur qu’ils ne peuvent être décrits de peur de le diminuer, de
tout temps et de toute époque son nom MOUHAMMAD (pbsl) a été le plus cité.
Celui de part la cause dont ALLAH a regardé ce bas monde avec miséricorde.
Notre Maître Mouhammad (pbsl) est celui par qui ALLAH saisit, donne, pardonne les fautes et efface les péchés, mais surtout Il est celui par qui ALLAH accepte les hommes et les djinns.
L’Eternel S’est reflété en Lui et S’est contemplé afin de voir seulement la ilaha illA ALLAH MOUHAMMAD Rassouloullah.
Il l’a façonné de la plus belle manière et vous a fait à son image en vous octroyant une partie de Lui à tout un chacun des êtres vivants connus et inconnus.
Tous comprirent alors l’importance de la venue au monde de notre Maître Mouhammad (pbsl) mais tous aussi surent que l’avènement qu’ALLAH avait déjà rappelé à travers les plus nobles messagers , la fin de ce bas monde avançait à grands pas et que le Seigneur de l’univers avait commencé le compte à rebours.
D’une perfection sans communes mesures notre maître Seydina Mouhammad (pbsl), allait apprendre aux mondes la soumission à un Dieu Unique, la foi et la perfection.
Dans les écrits arabes ancestraux il est rapporté que la lumière jaillie du centre du monde (la Mecque) et que de cette lumière ALLAH illumina l’univers (al kawn), cette Lumière est celle du Très Noble Prophète Mouhammad (pbsl).
Sa mère raconte que lorsqu’elle porta le Prophète () et le mit au monde, elle vit jaillir d’elle une lumière lui montrant les palais de Chêm.
El Mahboub dit au sujet de sa naissance : « Je suis l’accomplissement du vœu formulé par mon père Ibrahim et l’heureuse annonce faite par Jésus. Et ma mère a vu, quand elle me porta, jaillir d’elle une lumière par laquelle lui étaient illuminés les palais de Chêm. »
L’exceptionnalité du Prophète tient à ce qu’il ne fût pas seulement une grande figure de son temps, mais une grande figure pour tous les temps et pour tous les peuples,
indépendamment des considérations de races, de couleurs, de nationalités ou de situations géographiques.
Son exemple valait pour les Arabes du septième siècle comme il vaut pour l’humanité actuelle, en ce début de vingt et unième siècle. Il constitue un excellent modèle pour riches et pauvres, jeunes et vieux, gouvernants et gouvernés, pour les gens doués d’une grande intelligence comme pour les esprits communs. ALLAH a fait de lui Son Envoyé pour toute l’humanité.
La moralité du Prophète ne se réduisait pas à quelques traits de bonnes mœurs, mais recouvrait une grande diversité d’éléments et d’aspects de sa vie. Bon, compatissant,aimant, généreux et humble, il était également fort, courageux, éloquent, sage et d’une grande perspicacité.
S’il fut un grand planificateur, un éminent organisateur et penseur, il fut aussi un homme empli de foi, de confiance et de piété envers ALLAH.
Son implication active au sein de sa famille et de sa communauté ne lui faisait aucunement négliger ses prières, son jeûne et son dévouement à ALLAH. En vérité, nul ne priait autant que lui. Exemplaire comme enseignant, prêcheur, Imam, chef, homme d’Etat, juge, commandeur des armées, il l’était aussi comme époux, père, grand-père, comme homme d’affaires, voisin et ami.
Avant de recevoir l’honneur de la Mission Prophétique (Nubuwwah), il était connu parmi les Mecquois pour être « As-Sadiq Al-Amîn », la personne la plus véridique, la plus honnête et la plus digne de confiance ; caractère qu’il conserva tout au long de sa vie. Il n’a jamais failli
à une promesse ou à un engagement. Ses ennemis eux-mêmes ne pouvaient le taxer de malhonnêteté.
Il faisait preuve de la plus grande humilité qui soit. C’était son habitude de se mêler aux pauvres et de s’asseoir parmi eux, faisant cesser l’usage de ceux qui restaient debout en sa présence.
Toute place disponible dans une assemblée, quelle qu’elle fût, le satisfaisait, jamais il ne cherchait le surplomb ou la mise en avant, il pouvait ainsi arriver que les visiteurs ne sachent pas qui des personnes réunies était le Prophète. Ainsi, lorsqu’à la tête d’une grande armée victorieuse, il entra à La Mecque, ce fut en faisant la démonstration d’une humilité exceptionnelle, son front touchait la selle de son chameau
Il était la personne la plus miséricordieuse du monde. ALLAH dit de Lui qu’il est « une miséricorde pour les mondes » (S21, V107). Il exerçait cette qualité auprès de sa famille, de ses partisans, de ses amis, mais aussi de ses ennemis. En bénéficiaient également jeunes et vieux, humains comme animaux. Ceux qui le persécutèrent à la Mecque, tuant ses proches et faisant prisonniers ses compagnons lors des défaites, eurent eux-mêmes droit à son pardon.
La constance constituait une donnée primordiale de son comportement moral.
Après avoir déterminé une pratique saine ou une voie bénéfique, il s’y tenait et l’observait à
jamais, répétant volontiers que : « L’action la plus aimée d’ALLAH est celle qui est accomplie régulièrement, même si elle n’est que peu de chose. » (Al-Boukhari).
Le Prophète, paix et bénédictions de Dieu sur lui, a plusieurs noms, à l’unisson de ses qualités. Mentionnés à la fois dans le Coran et les hadiths, voici quelques-uns de ses plus
beaux noms :
Mouhammad (le Loué) ; Ahmad (le Plus Digne de louange) ; Hâmid (le Dispensateur de louanges et de remerciements) ; Ar-Rasûl (le Messager) ; An-Nabî (le Prophète) ; Shâhid (le
Témoin) ; Rashîd (le Droit) ; Bashîr (l’Annonciateur de bonnes nouvelles) ; Nadhîr
(l’Avertisseur) ; Dâ`î (Celui qui appelle à ALLAH) ; Hâdi (le Guide) ; Mâhî (celui par qui Dieu
efface le mal et la mécréance) ; Fâtih (le Conquérant) ; Râ’ûf (compatissant) ; Rahîm (miséricordieux) ; Mujtabâ (Celui qui a été choisi) ; Mustafâ (l’Élu) ; Murtadâ (L’Agréé) ; AsSâdiq
(le véridique) ; Al-Amîn (le loyal) ; Musaddiq (Celui qui corrobore la vérité) ;
Habîbullâh (l’Aimé d’ALLAH) ; Safiyyullâh (Celui qu’ALLAH a choisi) ; Najiyyullâh (le Protégé
d’ALLAH) ; Shakûr (Le très reconnaissant) ; Karîm (généreux) ; Hakîm (sage) ; Sayyid (le maître ou le leader) ; Sirâj Munîr (luminaire rayonnant) ; Jawâd (très Généreux) ; `Âdil
(Juste) et Khâtam Ar-Rusul (le Sceau des Prophètes).
ALLAH dit :
« ALLAH et Ses anges bénissent le Prophète. O vous, les croyants ! Priez pour lui et appelez
sur lui le salut »(Al-Ahzab s.33, v.56).
Le cheikh, qu’Allah soit satisfait de lui, a dit, en dénouant de nombreuses problématiques concernant les sciences de l’au-delà, et en exposant et organisant chronologiquement les différents lieux de l’au-delà, ce qui suit :
Le jour du jugement commence par les trois expositions : Allah, le très haut, blâme toute personne par rapport à ce qu’il a fait, Dieu, l’exalté, a dit : « Et ils seront présentés en rangs devant ton Seigneur » (Sourat La caverne, Ahl El Kahf, 18, verset 48). Deux de ces expositions seront dédiées à la contestation et aux divers excuses et motifs. Le prophète, prière et salut d’Allah sur lui, a dit : « Les deux premières expositions sont des discussions et des excuses. Allah a dit : « Le jour où chaque âme viendra, plaidant pour elle-même, et chaque âme sera pleinement rétribuée pour ce qu’elle aura oeuvré sans qu’ils subissent la moindre injustice » (Sourat An Nahl, Les abeilles, verset 111).
La troisième exposition, quant à elle, c’est l’envolement des fiches. Chacun prendra sa fiche, ou bien par sa droite, ou bien par sa gauche. Ceci n’est pas propre à une communauté particulière, mais il est subi par toute collectivité. Toute cette collectivité sera dans la même station lors de cette exposition.
La seconde étape est celle de l’interrogatoire des messagers et de leurs communautés à propos de la messagerie. A ce moment-là, la communauté Mouhammadienne est mélangée aux autres communautés jusqu’à ce qu’elle témoigne en faveur des messagers, un par un. Ensuite, la communauté Mouhammadienne sera isolée à part, toute seule, pour le compte- rendu et le jugement. Ses membres seront isolés et jugés à leur dernier. Puis, Allah, le très haut, passe à la comptabilité et aux jugement des autres communautés, une par une.
Une fois les mécréants isolés puis éliminés de la station , il ne restera alors que les croyants et ceux qui adoraient Allah parmi les mécréants, comme les juifs par exemple. En ce moment là, Allah se manifeste par ce trouble (le trouble du dévoilement de la jambe = l’apparition de la solennité majestueuse et la perfection qui n’a pas de semblable) et les expédiera à l’enfer.
Lorsque seuls les croyants restent, Allah les jugent alors par rapport à ce qu’ils se doivent mutuellement. Il envoie les gens dignes du paradis au paradis et les gens dignes de l’enfer à l’enfer.
Quant à ce qui a été rapporté sur le bassin dans la citation du prophète, prière d’Allah et salut sur lui, il s’agit de la période du jugement de la communauté Mouhammadienne, Les membres ce cette communauté y parviennent, à leur maximum de soif et de chagrin à cause de cette soif. Certains seront autorisés à boire ; d’autres seront plutôt chassés ; ce sont ceux qui ne bénéficieront pas du pardon d’Allah et qui seront dignes de l’enfer.
Ce bassin se trouvera (chronologiquement), d’après l’authenticité de l’information, avant le « Sirat » le parcours étroit. Certains savants pensent qu’il se trouvera après le ‘Sirat’ ; mais c’est faux ! Parce que celui qui dépasse le ‘Sirat’, ne peut pas être chassé du bassin ‘Haoud’ ; son salut est déjà parfait. Fin de citation du Sheikh, satisfaction d’Allah sur lui, à partir de son mémoire et de son lexique.
Le Sheikh, qu’Allah soit satisfait de lui, a été interrogé sur le bassin, il a répondu, en disant : Sachez qu’il s’agit d’un seul bassin. Mais il se trouvera, au début, avant l’accès au ‘Sirat’ afin d’empêcher d’y boire ceux qui changent ou modifient les données religieuses. Une fois il ne restera personne à bannir, le bassin sera transféré et mis après le Sirat pour que les gens y boivent.
Le déplacement des choses dans le monde de l’au-delà, d’un endroit à un autre, a été mentionné dans les prédicats authentiques (A titre d’exemple, l’enfer se déplace et vient vers ceux qui sont groupés pour le dernier jugement) .
En ce qui concerne le témoignage de la communauté du prophète seydina mouhammad, paix et bénédiction d’Allah sur lui, le jour de la résurrection contre les autres communautés, Elle témoigne sur les communautés qui ont traité de menteurs leurs propres prophètes, et qui ont nié la transmission du message prophétique. Si une communauté dit : O seigneur, il (notre prophète) ne nous a rien transmis ; alors Allah, le solennel, qui détient l’information sur eux, dit : Qui témoigne en ta faveur que tu leur as annoncé le message prophétique ? le messager d’Allah dit : C’est la communauté Mouhammadienne . Allah, le très haut, le Majestueux, leur dit : Avez-vous un témoignage en faveur de mon messager, celui-ci ? La communauté Mouhammadienne dit : L’as-tu envoyé, O seigneur ? Allah, le glorieux, le très haut, dit : Oui, je le leur ai envoyé. La communauté Mouhammadienne dit : Nous témoignons qu’il leur a annoncé ton message. Ils ont témoigné parce qu’ils savent qu’Allah ne confie le secret de sa révélation qu’aux gens crédibles, véridiques et loyaux. Celui qui se caractérise par ces qualificatifs, il lui est impossible de ne pas transmettre le message prophétique.
En ce qui concerne le dévoilement de la jambe, « quand la jambe sera dévoilée », C’est la dernière panique qui touche les gens sur la station d’attente. Allah, le très haut, dit : « … où ils seront appelés à la Prosternation mais ils ne le pourront pas. Leurs regards seront abaissés, et l’avilissement les couvrira. Or, ils étaient appelés à la Prosternation au temps où ils étaient sains et saufs!… » (Sourat Al qalam, la plume, versets 42-43).
Quant à l’interprétation de l’expression (Kachf et Saq) « Le dévoilement et la jambe) il s’agit de l’apparition de la solennité sublime et de la perfection qui n’a pas de semblable. C’est la signification de « la jambe » Cette expression est un adage chez les arabes. Lorsqu’il y a besoin d’une guerre intense et d’une grande endurance et lorsque l’intensité augmente, les arabes disent : « maintenant la jambe est dévoilée » C’est-à-dire, il n’y a plus de doute là-dessus.
Dans la citation du prophète, prière et salut d’Allah sur lui : Allah leur apparaît dans la forme qu’ils ne connaissent pas. Il leur dira : Je suis votre seigneur. Ils répondront : Qu’Allah nous protège de toi ! Nous resterons ici, à nos places, jusqu’à l’arrivée de notre seigneur. Lorsqu’il vient, nous le reconnaissons. Le Hadith.
La signification de ce hadith est la suivante : Allah, le très haut, s’est manifesté aux gens derrière les voiles. Il ne leur a pas décelé sa solennité clairement. Mais il leur a fait entendre la causerie de son essence, en disant : Je suis votre seigneur. Cette situation a groupé deux catégories de gens : Ceux dignes de la certitude et ceux dignes de foi. Les gens dignes de la certitude n’ont rien dit parce qu’ils savent que c’est leur seigneur.
C’est lui qui s’adresse à eux par son entité. Ils n’ont donné aucune importance aux voiles derrière lesquels Allah s’est manifesté. Allah dit, dans ce sens : Qu’attendent-ils sinon qu’Allah leur vienne à l’ombre des nuées de même que les Anges et que leur sort soit réglé ? Et c’est à Allah que toute chose est ramenée (Sourat Al Bakarah, la vache, verset 210). Il dit aussi : Il n’a pas été donné à un mortel qu’Allah lui parle autrement que par révélation, ou de derrière un voile, ou qu’Il [lui] envoie un messager (Ange) qui révèle, par Sa permission, ce qu’Il [Allah] veut. Il est Sublime et Sage (Sourat As Shoura, La consultation, verset 51).
Les gens ordinaires, ignorant les classements divins, ont cru qu’Allah ne leur parlera que lorsque les voiles sont levés et la solennité divine leur apparaît. C’est pour cela qu’ils ont dit : ‘Qu’Allah nous protège de toi !’ Mais les véridiques et les prophètes, se trouvant dans la même situation que les gens dignes de foi, sont certains que c’est bien Allah qui s’est manifesté derrière les voiles.
Pour les gens dignes de foi, Allah n’a pas d’image ni de corps ni de localité ni de frontières et ne peut être délimité en aucun cas. Quand Allah, le très haut, s’est manifesté différemment de cela, ils ont dit ‘Qu’Allah nous protège de toi’. Ils ont entendu sa parole, mais ils l’ont niée dans l’apparence. Allah, le très haut, ne les a pas détestés, parce que c’est ça le rang de leur foi. Ensuite il s’est manifesté à eux dans la forme qu’ils connaissent ; il s’agit des limites qu’on vient de citer. Il leur dira ‘Je suis votre seigneur’. Ils diront ‘Vous êtes notre seigneur. Et ils prosternent’ (le Hadith).
Dans sa deuxième manifestation, Allah a lancé, en eux, les lumières de la certitude, par lesquelles ils l’ont reconnu. Ils ont alors dit : ‘Vous êtes notre seigneur’.
Celui qui a connu Allah, quel qu’il soit, parmi les croyants et parmi les gens dignes de la certitude, ne doit pas croire qu’il l’a connu par lui-même, par sa force ou par sa pensée. Il ne l’a connu que par une lumière qui lui a été injectée de la part d’Allah, le très haut, et qui l’a spécifié parmi les gens. C’est par ces lumières qu’Allah est connu par les gnostiques et cru par les croyants. Sans ces lumières, les mécréants n’ont pas cru.
Notre cheikh, qu’Allah soit satisfait de lui, a dit : Les êtres créés sont de trois catégories dans le monde de l’au-delà : La première catégorie constitue le lot de satisfaction de la part d’Allah, Gloire à lui. Ce sont les véridiques, les pôles, les prophètes et les messagers.
La deuxième catégorie est celle qui représente le lot de la Miséricorde . Elle regroupe tous les élus de Dieu, les vertueux et les martyrs. La troisième catégorie est constituée quant à elle de gens dignes de grâce et de rémission. Ce sont les insoumis parmi les croyants.
La signification de la satisfaction d’Allah c’est sa volonté de rendre son serviteur à son maximum d’éminence, de sublimité et de solennité. La miséricorde c’est les mutations dans les étapes des appétences, des délectations qui font régaler et dans les aubaine recommandées. Les gens dignes de grâce et de rémission seront pardonnés et leurs péchés seront annulés.
La voie ahmadiya tidjaniya a été fondée « sur la piété et l’agrément d’Allah » grâce à ce qu’Allah a attribué à son fondateur comme sincérité dans sa relation avec son seigneur et son amour parfait envers le messager d’Allah seydina Mouhammad, prière et salut d’Allah sur lui.
Les piliers de la tariqa tidjaniya ne sont que l’assiduité dans la récitation du wird , de la wadifa et de la haylala le jour du vendredi. Ces piliers viennent bien sûr après l’accomplissement des cinq prières de la journée en respectant leurs horaires, ainsi qu’après l’exécution des devoirs religieux et la renonciation aux inhibitions religieuses selon la capacité de chacun.
En ce qui concerne les mérites du cheikh sid ahmed tidjani, qu’Allah soit satisfait de lui, et de sa voie tidjaniya, c’est un sujet qui s’inscrit en dehors des conditions de la tariqa tidjaniya. La voie tidjaniya n’est en effet qu’une voie d’invocation d’Allah, tout ce qui s’ajoute à ça n’est que faveur ou curiosité.
La faveur ne doit être citée qu’aux gens qui vont en bénéficier, la curiosité est l’interpénétration des non bénéficiaires. (extrait du livre « kachf el balwa » de l’érudit sid Ahmed ben haj Ayachi SKIREDJ, satisfaction d’Allah sur lui)
Assalam Aléykoum
Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux.
S112
Dis : “Il est Allah, Unique.
Allah, Le Seul à être imploré pour ce que nous désirons.
Il n’a jamais engendré, n’a pas été engendré non plus.
Et nul n’est égal à Lui”.
S2V255 Allah ! Point de divinité à part Lui, le Vivant, Celui qui subsiste par lui-même “al-Qayyum”. Ni somnolence ni sommeil ne Le saisissent. A lui appartient tout ce qui est dans les cieux et sur la terre. Qui peut intercéder auprès de Lui sans Sa permission ? Il connaît leur passé et leur futur. Et, de Sa science, ils n’embrassent que ce qu’Il veut. Son Trône “Kursiy” déborde les cieux et la terre, dont la garde ne Lui coûte aucune peine. Et Il est le Très Haut, le Très Grand.
L’Imam Al-Ghazali dit que l’istiwa de Allah n’est pas un établissement et qu’Il est sans endroit
« Et Allah est « istawa ‘ala l-‘Arch » (le Trône), tel qu’Il l’a révélé et avec le sens qu’Il a voulu, d’un « istiwa » exempt du contact, de l’établissement, du fait d’être dans un endroit, d’être diffus ou d’être en mouvement. Il n’est pas porté par le Trône, au contraire, le Trône est porté grâce à Sa puissance et Sa grâce. »
L’Imam Al-Ghazali explique que la supériorité (fawqiyyah) de Allah n’est pas par la direction
« Allah est supérieur (fawqa) au Trône et aux cieux, et Il est supérieur (fawqa) à toute chose, d’une supériorité (fawqiyyah) qui ne Le rend pas plus proche du Trône et des cieux, mais qui ne Le rend pas plus loin de la Terre non plus. Il est Très Eminent par rapport au Trône et aux cieux, tout comme Il est Très Eminent par rapport à la Terre.»
L’Imam Al-Ghazali parle de la croyance en Allah et du fait qu’Il n’est pas un corps, et qu’Il n’est pas dans une direction.
« Allah n’est pas un corps doté d’une image, Il n’est pas non plus un atome, Il ne ressemble pas aux corps, dans le sens où Il n’est pas limité, ou divisé. Il n’est pas une substance et Il n’est pas composé de substance, Il n’est pas un attribut des substances et n’existe pas dans un attribut des substances. Non, Il ne ressemble pas aux choses qui existent, rien de semblable à Lui n’existe.
{لَيْسَ كَمِثْلِهِ شَيْءٌ}
(layça kamithlihi chay) ce qui a pour sens : « Rien n’est tel que Lui », et Il n’est pas comme quoi que ce soit. Il n’est pas limité ni circonscrit. Il n’est pas entouré par les directions, et Il n’est pas contenu par les terres et les cieux. »
L’Imam Al-Ghazali dit que Allah n’est pas dans une direction
« Le septième fondement : savoir que l’Être de Allah ta’ala est exempt d’être spécifié dans les directions car la direction est soit haut ou bas, droite ou gauche, devant ou derrière et toutes ces directions, c’est Allah Qui les crée ».
Wa salalahou alaSeydina Mouhammad Wa Salim
https://ndogalsy.wordpress.com/2015/11/27/ar-rahman-istawa-al-arch-le-tout-misericordieux-sest-etablie-istiwa-sur-son-trone-layssa-kamithlihi-chay-rien-nest-tel-que-lui/
Merci 😊
La Gnose
Shams dira aussi : « Je suis le négociant qui a acheté les perles, parce que la perle est au milieu de nous (c’est Mawlana). Moi je raconte son histoire » (Aflaki, tome I, p. 278). Il dira aussi qu’il est « le banquier » de Mawlana. Ces différentes formules expriment la même idée : celle de « changer » la nature de l’homme, comme d’échanger une monnaie inférieure contre une autre qui a plus de valeur. Le changeur, le négociant ou le banquier, ont une même fonction : faire circuler les biens, évaluer le meilleur prix, échanger une chose contre une autre. La perle et l’or sont les images de la perfection réalisée. Shams, à la recherche de la perfection, veut à tout prix la voir réaliser et l’« acheter ». On ne saura qu’après que lui-même en est le prix.
Nous touchons ici le mystère d’une mutation alchimique du plus haut niveau spirituel. Il y aurait beaucoup à dire et à écrire sur le sens de ce mystère si cela ne dépassait le cadre du présent ouvrage. Car nous assistons à une rare théophanie alchimique, à une naissance de l’homme par sa mort, par une incarnation dans l’être et dans le monde. Ainsi seulement nous pouvons comprendre Mawlana, qui écrit dans le Masnavi : « Puisque le corps terrestre est devenu tout entier pierre philosophale grâce à Shams de Tabriz. »
De fait, Shams, dont le nom signifie « Soleil », est comme le feu. Il est celui par qui les choses arrivent, par qui l’être se consume, meurt et renaît. C’est le sens des paroles suivantes, rapportées par Aflaki et attribuées à Shams, alors qu’il parlait un jour dans le collège de Mawlana : « On lui demanda : « Qu’est-ce que la gnose ? » « C’est la vie du cœur par Dieu (qu’il soit exalté !), répondit-il ; ce qui est vivant, fais-le mourir : c’est ton corps que je veux dire ; ce qui est mort, vivifie-le ; c’est ton cœur que j’ai en vue ; ce qui est présent, cache-le : c’est le monde d’ici-bas ; ce qui est absent, fais-le venir : c’est le monde de la vie future, ce qui existe, anéantis-le : c’est la passion ; ce qui n’existe pas, produis-le : c’est l’intention. La véritable connaissance est dans le cœur » (Aflaki, tome II, p. 147).
Soleil silencieux
L’alchimiste est celui qui opère par le feu, et surtout par la connaissance des énergies subtiles, la transmutation de l’or en plomb, et, plus encore, sur le plan spirituel par la transmutation de l’être inférieur en un être spirituel. Il est celui par qui « se fait le voyage », sens qui a toujours été celui du voyage de Compostelle, c’est-à-dire faire sur soi-même le voyage de compost (terre) à stella (le ciel). Aller de la terre au ciel, du vieil au nouvel homme, ou, plus précisément, dévoiler l’essence fondamentale cachée et la rendre agissante, c’est ce que fait Shams avec Mawlana. Ce n’est qu’après la Rencontre que Mawlana devient ce qu’il est : le géant spirituel, le poète inspiré de la Connaissance se révélant en définitive à travers et au-delà de Shams.
Et Mawlana le chante on ne peut mieux :
« Quand il efface mon chemin, je ne cherche plus ce chemin ni ne le désire.
Tout le monde sait que l’or n’a nul besoin de la pierre philosophale.
Grâce à la chaleur de ce creuset, le cuivre dit : Je suis devenu or.
Quand son cœur brilla de ce feu glorieux.
Le cuivre revint à lui-même, toute prière lui devint suave.
Quand de nouveau s’avança vers lui le grand Alchimiste. »
(Rûmi, Odes Mystiques (Divan-e Shams-e Tabrizi, trad. Eva de VitrayMeyerovitch et Mohammed Mokri, ed. Klincksieck, Paris, 1973, p. 294)
Cette opération s’est faite dans le monde sublimal du parfait soleil et du parfait silence. Pour désigner Shams, Mawlana emploie dans le Divan, tantôt le mot « soleil » (puisque nous l’avons dit, Shams signifie « soleil »), tantôt le mot khamush qui signifie « silencieux ». Ainsi se perçoit la dimension ultime où les secrets de l’être sont révélés.
Shams, les gens du blâme (ou malamati) et la futuwwa
Il est presque impossible de comprendre Shams si on le situe dans le cadre de l’éthique et des règles spirituelles conventionnelles.
À maints égards il se présente comme un personnage paradoxal : il est accueilli et respecté comme un grand saint par Mawlana, qui lui exprime les plus extraordinaires preuves d’affection et de vénération, mais nous le voyons aussi se comporter d’une manière qui va à l’encontre de nos idées reçues sur la sainteté. Il n’hésite pas à faire périr ceux qui l’offensent, il insulte ses disciples, boit du vin (ce qui est rigoureusement interdit par l’Islam) demande de l’argent pour ses conseils, joue même à un jeu d’argent tel que le trictrac, etc.
Or, il est incontestable :
1) que Shams est un Maître initiatique réel ;
2) que lui-même est relié à un Maître et, plus encore, à une tradition spirituelle de son temps ;
3) que c’est seulement par la connaissance de ce double contexte que nous pourrons percevoir la vraie réalité de Shams.
Or, comme on le sait, les informations sont rares le concernant. Nous pouvons cependant observer que le comportement de Shams (qui, on l’a vu, suscite à Konya même une nuée d’opposants) se calque en définitive assez bien sur un courant soufique célèbre à l’époque, et que l’on nomme « gens du blâme » ou Malamati.
Ces « Malamati » présentent nombre de caractéristiques que nous retrouvons chez Shams : ce sont, comme lui, des errants et des voyageurs impénitents. On les nomme « gens du blâme », car ils affectent ouvertement de faire tout ce qui est interdit. Ils bénéficient de pouvoirs et en usent à l’occasion, enfin, et surtout, ils représentent un très haut degré dans la hiérarchie spirituelle du soufisme. Qu’est-ce qu’un Malamati ? C’est un homme qui fuit toute publicité, qui ne recherche aucun disciple et ne tolère aucune louange. Ses vertus sont grandes, mais secrètes et cachées. Pour les cacher et les rendre plus secrètes encore, il fait ouvertement ce qui est défendu. Il s’attire ainsi non seulement des « blâmes »,
« On rapporte, écrit Aflaki, que de grands savants au cœur éclairé appelaient Shams « le glaive de Dieu » parce que toute personne contre laquelle il se fâchait, ou bien il la tuait, ou bien il lui rendait l’âme blessée » (Aflaki, tome II, p. 131)
On pourrait multiplier les exemples. Ainsi, Shams fait mourir un derviche errant, dit Kalandar. Ce derviche, alors qu’il dansait le sama, n’arrêtait pas de se heurter contre Shams, disant que l’espace était à tous. Shams lui envoya une malédiction et l’homme tomba mort.
L’âme du refus
De même, il n’a que faire des règles de l’orthodoxie conventionnelle. Il se qualifie « d’incroyant » (in Maqalat). Il oppose le chapelet, la religion et le monastère qui, dit-il, sont « la règle des ascètes » au talisman, à l’incroyance et à la taverne qui sont « la religion de l’amoureux ».
Shams se moque constamment des valeurs établies et va jusqu’à plaisanter sur le Prophète lui-même. On l’a vu précédemment dans l’anecdote concernant Qotb.
Quant à ses qualités, elles sont aussi nombreuses que secrètes : « Toutes les fois, dit Aflaki, qu’il se sentait enivré par la fréquence et la continuité des manifestations divines, qu’il se trouvait plongé dans l’extase parfaite, il (Shams) se rendait en secret auprès des hommes de peine et travaillait jusqu’à la nuit ; quand il s’agissait de recevoir son salaire, il cherchait des prétextes et disait : Qu’on le garde pour l’amasser, car j’ai une dette que je veux payer. Puis il sortait » (Aflaki, tome II, p. 180).
De même, à Erzerum, Shams s’occupa selon Aflaki, de tenir une école. On lui amena le fils d’un personnage considérable, un « roi » [Il s’agit probablement du fils du Sultan, Aflaki, tome II, p. 183]. Cet enfant était extrêmement beau, mais sot et niais. Shams s’occupa si bien de son éducation, qu’en un mois il sut réciter le Coran en entier. Un tel miracle procura à Shams l’amitié du roi, de son fils et de tous les gens de la maison. Quand Shams comprit que cet événement l’avait rendu célèbre, il disparut le jour même.
Shams recevait, il est vrai, de l’argent pour ses « conseils » ou consultations, et demandait aux riches d’importantes sommes, mais tout en continuant à vivre très pauvrement. On peut penser qu’il ne gardait rien de ce qu’il recevait. Les Malamati n’ont ni prières, ni tekke, ni aucune forme extérieure de religion. Ils ne font pas le pèlerinage de La Mecque. Ils pratiquent la danse, la libre pensée, et sont particulièrement tolérants envers toutes les expressions de pensée.
Gölpinarli, qui fut un ancien derviche mawlawi, dit que nombre de successeurs de Mawlana, nommés Djelebis, vivaient comme des derviches Kalandari (qui sont une branche ou une extension des Malamati), ainsi Ulu Arif Djelebi, et plus encore son frère Abid Djelebi, et le Divane (Le Fou), Mehmed Djelebi.
Initiations
En fait, les Malamati prennent naissance au IXe siècle, du côté de Nishapur, dans le Khorassan. Au XIe siècle, apparaissent les Kalandar qui sont une branche de Malamati. Au XIIe siècle, les Haydari se détachent des Kalandari, puis apparaît Najm ud-din Kubra, qui crée la Kubraviya dont fait partie, on l’a vu, le père de Mawlana, Baha ud-din Walad. Le mouvement se poursuivra : on trouve au XIIe siècle, en Anatolie et en Iran, un ordre de vagabonds qui se nomment Abdal, puis en Anatolie les Baba’i, et enfin les Bektashi qui se séparent des Baba’i. Cette filiation conserve les mêmes caractéristiques fondamentales : profonde négligence des rites et du culte musulman, y compris la salat (la prière rituelle).
Les références aux Malamati sont nombreuses dans la littérature mystique de l’Islam. Abd ar-Rahman Al Djami (1414-1492), l’un des plus grands poètes persans, écrit par exemple dans Vie des Soufis (Michel Allard, Edit. Orientales, p. 50) : « Quant aux Mélaméti (Équivalent de malamati), ce sont des hommes qui consacrent tous leurs efforts à observer dans toute leur conduite une parfaite pureté (d’intention), et à ne s’écarter en rien de la règle fondamentale de la véracité ; ils se font un devoir rigoureux de dérober aux hommes leurs bonnes œuvres, et de cacher le bien qu’ils pratiquent, ne négligeant cependant aucune action vertueuse et s’imposant la loi de remplir non seulement tous les préceptes obligatoires, mais même les pratiques pieuses de surérogation. »
En fait, les Malamati « sont d’abord un groupe de grands initiés », écrit Gérard Leconte (« Le traité de l’Unité », Ibn Arabi, introd. Gérard Leconte, Édit. de l’Échelle, 1977, p. 62), sortes de Mahâtmâs occupant le cinquième degré dans la hiérarchie spirituelle de l’ésotérisme musulman.
Muhyi ud-din Ibn Arabi écrit à ce sujet dans le Traité sur les catégories de l’Initiation (Idem, p. 63-64) :
« Le cinquième degré est occupé par « ceux qui s’inclinent », ceux qui s’humilient devant la Grandeur dominicale, qui s’imposent le hiératisme du culte, qui sont exempts de toute prétention à une récompense quelconque dans ce monde-ci ou dans l’autre. Ceux-là sont les Malamati. Ce sont les « hommes de confiance de Dieu », et ils constituent le groupe le plus élevé. Leur nombre n’est pas limité, mais ils sont placés sous la direction du Qutb ou de « l’Apogée spirituelle ». Leur règle les oblige à ne pas faire voir leurs mérites et à ne pas cacher leurs défauts. Néanmoins, ils agissent ouvertement, et ils évoluent dans tous les domaines de la virilité spirituelle. »
« Le mot « Malamati », écrit encore Gérard Leconte (Idem, p. 66), désigne un des trois éléments fondamentaux de la religiosité islamique. Il constitue la « Voie extérieure », ou exotérique, rituelle, morale et sociale.
Mais il y a aussi une congrégation religieuse, une tarîqa du même nom. Elle est plutôt rare ; on ne la trouve guère qu’en Albanie, en Syrie et dans l’Inde. Autrefois, elle était puissante et répandue, mais, démocratique et libérale, elle a été ruinée par la persécution gouvernementale. Son nom est toujours vénéré parmi les derviches de tous les ordres. Il est de tradition malâmite de s’abriter chez les Naqshabendi et les Bektashi pendant les périodes difficiles. La ruine de cet ordre coïncide avec la décadence de tout le monde musulman.
La Proximité
Si les références aux Malamati sont nombreuses, les textes faisant pressentir la réelle dimension de leur initiation sont extrêmement rares. C’est le mérite de Gérard Leconte de révéler à ce sujet un texte qui est, dit-il, « un document unique sur un sujet tout à fait inédit ». En voici un extrait (Idem, p. 67 et 70 à 73) :
Principes des Malamati.
Par le docte Imâm, le savant Initié, le Seyyd Abu Abd ar-Rahman (petit-fils d’Isma’il Ibn Nadjib).
La troisième catégorie, ce sont ceux qu’on appelle les Malamati. Ce sont eux dont Allah a embelli l’intérieur par différentes qualités merveilleuses, comme El-Qurba ou la « Proximité divine », Ez-Zulfâ, ou El-Ittiçal ou l’« Union spirituelle ». Dans leur « secret dominical », ils ont réalisé les idéalités de l’hypersensible et ne peuvent plus en être séparés. Comme ils ont réalisé « le Vrai divin » dans les degrés supérieurs (du Microcosme) ; comme ils se sont affirmés parmi « les gens de la concentration » (Ahlu-l-Jam’), d’El-Qurba, d’El-Uns et d’El-Waçl, Dieu est (pour ainsi dire) trop jaloux d’eux pour leur permettre de se révéler au monde tels qu’ils sont en réalité. Il leur donne, par conséquent, un extérieur qui correspond à l’état de « séparation avec le Ciel » (El-Iftirâq), un extérieur fait de connaissances ordinaires, de préoccupations sharaïtes – rituelles ou hiératiques – ainsi que l’obligation d’œuvrer, de pratiquer et d’agir parmi les hommes…
« Les Malamati, au contraire, ne parlent jamais de leurs expériences spirituelles, et n’enseignent à leurs disciples que les différentes manières d’obéir à Dieu, et de le suivre réellement. La Tradition en toute circonstance. Ils ne leur permettent pas de prétendre aux récompenses des bonnes œuvres, de divulguer les miracles ou les choses extraordinaires, ainsi que de s’y rapporter. Mais ils leur enseignent la vraie manière d’agir et de persister dans les efforts sacrés. Ils admettent le disciple à leur enseignement et l’élèvent selon leurs principes hiératiques. Lorsqu’ils lui voient des défauts en ses états ou en ses actions, ils lui expliquent ce qui lui manque et lui indiquent comment se corriger. Ils n’approuvent jamais rien et ne se dépensent point en belles paroles. »
« Si le disciple prétend participer à des « états » (Ahwal) supérieurs, se voyant en beau, ils lui font voir que son « état » (Hal) est peu de chose, jusqu’à ce qu’ils aient contrôlé la véracité de son intention. Alors seulement, ils lui font voir ce qu’ils sont eux-mêmes en lui recommandent de tenir secrets les « états » supérieurs de l’extase, d’observer les rapports extérieurs, d’accomplir ce qu’il est ordonné de faire et d’éviter ce qui est prohibé (selon la loi extérieure). Ainsi, le contrôle des « stations spirituelles » (Maqamat) se trouve entièrement dans la volonté : la justesse de la volonté, selon eux, rend valides toutes les « stations spirituelles ». »
Le sheykh Abu Afs aurait encore dit (Opus cité, p. 73) : « les Malâmati sont constamment avec Dieu par le fait qu’ils se dominent toujours et ne cessent d’avoir conscience de leur « secret dominical » … Dieu les favorise par la découverte des mystères, par la contemplation du monde hypersensible, par l’art de connaître la réalité intime des choses d’après les signes extérieurs (El-firâsa), ainsi que par des miracles. Le monde finit par les laisser en paix avec Dieu, éloigné d’eux par leur ostentation de ce qui est.
– Ceux qui désirent le miroir sont aussi désirés par le miroir, si tu casses le miroir ; c’est toi-même que tu brises.
– Il y a un sama qui est interdit : celui où les mains et les pieds dansent et bougent sans rien ressentir.
– Ces sept cents voiles ne sont qu’un seul voile qui n’est lui-même que toi-même.
PAROLES DE SHAMS :
(EXTRAITS DES MAQALAT)
– Mawlana et bon et beau, et moi je suis laid et beau. Mawlana avait vu ma beauté, non ma laideur. Cette fois-ci, je montrerai mes deux aspects.
– Mawlana est le clair de lune qui brille. On ne peut évoquer mon soleil brillant avant d’avoir atteint la lune.
– Les yeux ne peuvent pas supporter la lumière du soleil.
– Il (Mawlana) me dit qu’avec les étrangers je suis toujours aimable et avec lui toujours en colère ; je lui ai répondu : « Ne vois-tu pas tout mon amour dans ma façon d’agir ? Cet amour-là est éternel. »
– Toutes mes paroles manifestent mon côté terrible (kibria), c’est pourquoi ils ne me comprennent pas, tandis que le Qalam et les paroles des prophètes ne constituent que des supplications (niaz), c’est pourquoi ils les saisissent.
– Le chapelet, la religion et le monastère sont les règles des ascètes, le talisman, l’incroyable et la taverne, la religion de l’amoureux.
– Le sommet de la demande est la non-demande, le sommet de la recherche est le but. Qu’est-ce que le but ? L’Aimé. Je suis incroyant et toi tu es musulman. Ils ne me connaissent pas. De la logique ils demandent Dieu, mais de Dieu ils ne veulent pas entendre logique.
– Si Shahab m’entendait dire : « les larmes et les rires des minerais » il dirait : « Que raconte-t-il ? C’est contre la logique humaine. »
– Le sultan Mahmoud fit cadeau d’un bijou à l’un de ses courtisans et lui demanda s’il le trouvait beau.
– Il est plus que beau.
– Brise-le, alors.
– Comment pourrais-je le briser puisque le ministre dit que tout votre royaume ne vaut pas un quart de son prix ?
– Ainsi, tu le considères digne de mon trésor ? Bravo ! Et le sultan le combla de cadeaux.
– Maintenant, voyons, quelqu’un d’entre vous veut-il le casser ?
Le bijou fit le tour du salon royal et le roi tremblait à l’idée qu’Ayaz son favori pût répondre de la même manière ; qu’adviendrait-il alors, de son épreuve ? Il se disait : « Enfin, tant pis, si c’est Ayaz, je ne peux agir que selon sa volonté. »
Ayaz, le voyant trembler, se dit : « Pourquoi tremble-t-il ? Ne sait-il pas que j’ai un cœur qui comprend ? »
Le roi était si égaré dans ses réflexions qu’il dit : « Prends-le, ô ! mon roi », et hésitant, répéta :
« … Prends-le, mon esclave. » Mais, dans ce mot d’esclave, il y avait tant d’amour que le mot de roi ne pouvait sonner aussi agréablement à son oreille. Le roi lui demanda :
– Est-il beau ?
– Oui, ce bijou est beau et précieux.
– Oui, effectivement il l’est, brise-le.
L’esclave avait rêvé de Yasin et avait caché dans sa poche deux pierres avec lesquelles il brisa la pierre. Tout le monde se mit à crier : « Ah mon Dieu, qu’il est fou celui qui brise un pareil bijou. » Ayaz répondit calmement : « Qui est le plus précieux, l’ordre de mon roi ou cette pierre ? »
– Un jour, je répondis à mon père qui s’inquiétait de mon état d’âme : « Tu agis avec moi comme celui qui avait mis un œuf de canard à couver sous une poule. Quand les poussins grandirent, ils partirent un jour vers l’eau avec leur mère. La mère ne put se mettre à l’eau, tandis que les canards, eux, se mirent à nager. Maintenant, O ! mon père, je nage dans la mer ; si tu es mon père, viens nager avec moi ou va rejoindre la poule. » Mon père répondit : « si tu agis ainsi avec un ami, que ne feras-tu à ton ennemi ? »
Mawlana Shams de Tabriz, les «gens du blâme» et Gurdjieff…..
Une personne a interrogé Seydina Ahmad Tidjani(RA)sur le fait que dans Salât Fatihi il n’y a pas la
formule -la paix- (salam). a répondu :
« Quant à votre question sur Salât Fatihi, sachez qu’elle provient de l’invisible sous cette forme,
et tout ce qui vient de l’invisible sa perfection est confirmée, elle sort des règles connues car elle
ne provient pas d’une composition écrite. Il y a des formules de prières qui proviennent du
Prophète(pbsl)et qui ne contiennent pas la formule Salam et ce sont des formules prophétiques
qui sont utilisées pour l’adoration. » Seydina Ahmad Tidjani (ra) a dit :
« Salât Fatihi est un acte Divin (c’est-à-dire une grâce Divine) qui ne laisse pas de place à la
raison humaine. S’il y avait 100.000 communautés, et que chacune soit composée de 100.000
tribus et que chaque tribu soit composée de 100.000 hommes et que, chacun de ces hommes
vive 100.000 ans et récitent chaque jour 100.000 prières sur le prophète autre que Salât Fatihi, et
qu’on rassemble toute la récompense de ces communautés durant toute cette période, ils
n’arriveraient pas à la récompense de l’évocation d’une seule Salât Fatihi. Ne la dément pas et ne
la critique pas car la grâce est détenue par Allah et II la donne à qui II veut, et Sa grâce sort du
cercle des normes et il te suffit Sa parole qui dit : « Et II crée ce que vous ne savez pas. » (S 16,
V8)
J’ai demandé à Seydina Ahmad Tidjani(ra):
« Est-ce que le Prophète(pbsl)était au courant de cette grâce des derniers temps, à son
époque ? » II a dit :
« Oui, le Prophète (pbsl) était au courant. »
Je lui dis : « Pourquoi ne l’a-t-il pas dit à ses compagnons sachant ce qu’elle contient
comme bien qui n’en finit pas ? » II a dit :
« Deux choses l’en ont empêché, la première est qu’il savait que cela devait arriver dans
les derniers temps et que celui qui devait la recevoir n’apparaîtrait pas à son époque. La seconde
est que s’il leur avait parlé de cette grâce immense obtenue avec si peu d’œuvre,
ils auraient insisté pour la connaître vu leur intense recherche du bien, or elle ne devait
pas apparaître à leur époque, c’est pour cela qu’il ne leur en a pas parlé. Un autre point en
dehors de ce qui a précédé : Allah connaissant la faiblesse des gens de cette époque et le chaos et
la corruption dans laquelle ils se trouveraient. II leur fit miséricorde et leur fit don de biens
immenses en échange d’œuvres faciles, il réserve Sa Miséricorde à qui II veut au moment où II
veut. et II ne faut pas dire que ce dont le Prophète(pbsl)nous a informé étant mort n’est pas
comme ce dont il nous a informé étant vivant car ces deux choses sont en vérité
similaires dans l’ensemble de ce dont nous a informé le Prophète(pbsl)à part que ce dont
il informe aux communs est alors pour le commun et ce dont il informe ces particuliers est
pour ces particuliers, sauf en ce qui concerne les actes obligatoires qui sont inchangés et restent
inchangés pour tous, comme l’exemple du hadith où le Prophète(pbsl)répond quand on lui
demande « quelle œuvre est la meilleure ? » Il dit : « La prière faîte en sa première heure. »
Seydina Ahmad Tidjani (ra) a dit :
« Saches que si tu évoques Salât Fatihi une seule fois elle équivaut à 600.000 prières (sur le
Prophète) faites dans l’univers par l’ensemble des génies, des hommes et des anges, ensuite si
tu l’évoques une seconde fois tu as la récompense de ce que tu as récolté pour la première fois mais multiplié 600.000 fois, ensuite si tu l’évoques une troisième fois tu as la récompense
évoqué pour la première fois multiplié 120.000 fois et ainsi de suite cela est multiplié… En plus
si cela est accompli de nuit une seule Salât Fatihi équivaut, en plus du mérite déjà mentionné,
500 Salât Fatihi accomplis de jour. »
Seydina a dit :
« Si les habitants des sept cieux et tout ce qu’ils contiennent et les habitants des sept terres et tout
ce qu’ils contiennent se rassemblent pour décrire la valeur de Salât Fatihi, ils n’en seraient pas
capables. »
« Si les habitants des sept cieux et tous ceux qu’ils contiennent et les habitants des sept terres et
tous ceux qu’ils contiennent se rassemblent pour décrire la valeur de Salât Fatihi, ils n’en
seraient pas capables. »
Seydina Ahmed Tidjani a dit :
« Tout ce que vous avez entendu sur les mérites de Salât Fatihi comparé à ce qui est resté
caché est semblable à une goutte dans un océan. »
Seydina(ra)en parlant des mérites de Salât Fatihi a dit qu’elle a sept ou huit degrés et que tout
ce qui a été dévoilé comme mérites à ses compagnons n’est qu’une partie du premier degré, tout
le reste étant caché. Le Prophète(pbsl)lui dit aussi que le mérite de cette prière est emmagasiné
dans les trésors mystérieux qu’Allah n’a dévoilés à aucun prophète, ni aucun ange car c’est un
secret d’entre les secrets qui sont particuliers au Prophète(pbsl)et qu’il a déversé sur son
représentant Abou-l-‘Abbas Tidjani , qu’Allah nous abreuve, ainsi que tous ceux qui l’aiment,
de son océan par les plus grands récipients.
Commentaires de Salât Fatihi
« 0 mon Dieu ! Prie sur notre seigneur Mouhammad qui a ouvert ce qui était clos; et qui a clos ce
qui a précédé; le soutien de la Vérité par la Vérité et le guide sur Ton droit chemin, ainsi qu’à sa
famille, selon sa valeur et à la mesure de son immense dignité. »
Les termes de Salât Fatihi font référence, dans leur sens, à des passages coraniques :
– « 0 mon Dieu… » fait référence au verset qui dit : « Gloire à Toi 0 mon Dieu ». (Sourate
10; verset 10)
– « …prie sur… » fait référence au verset qui dit : « Certes Allah et ses anges prient sur le
Prophète; Ô vous qui croyez priez sur lui et adressez lui vos salutations. » (Sourate 33; verset
56)
– « …notre seigneur.. » fait référence au verset sur le prophète Yahya u qui dit : « …un
seigneur (saydan), un homme parfaitement chaste.. » (Sourate 3; verset 39).
Le seigneur (dans la noblesse) des créatures est le Messager d’Allah et il est permis de le
considérer comme tel en effet le Prophète(pbsl)a dit : «Je suis le seigneur des enfants d’Adam
et sans prétention.. »
Quant à ceux qui ont prétendu que les compagnons n’appelaient pas le Prophète(pbsl)par le
terme de seigneur (Saydan) en citant le hadith suivant : « Ne m’appelez pas par le terme de
seigneur car le Seigneur est Allah.» Il faut savoir que sa chaîne est faible et il est inutile de le
citer car il nous suffit de citer ce qui a été authentifié par Nissa-i, la parole de Sahl ibn
Houneyf qui a appelé le Prophète(pbsl)par « Ô mon seigneur.. » ainsi que la parole
d’Abou Houreyra pour Hassen ibn ‘Ali rapporté par El Hakem et la prière de Ibn
Mess’oud qui est rapporté selon une bonne chaîne et dans laquelle se trouvent ces mots : «
Ô mon Seigneur prie sur le seigneur des Messagers.. »
– « …Mouhammad.. » fait référence au verset qui dit : « Mouhammad est le Messager d’Allah…
» (Sourate 48; verset 29)
– « …qui a ouvert ce qui était clos… » : fait référence aux versets qui dit :
« Nous t’avons ouvert d’une façon manifeste les portes.. »(Sourate 48; verset 1)
« Voilà que vous est venu Notre Messager vous apportant des explications claires après une
longue absence des Messagers.. » (Sourate 5; verset 19)
Elle veut dire celui qui a ouvert les cœurs fermés par l’association et l’ignorance. Le
Prophète (pbsl) a dit :
« Je suis le premier des gens à être créé et le dernier à être envoyé. »
Les gens désignent ici les prophètes u. Le Prophète (pbsl) a dit aussi :
« Je suis le premier sur qui s’ouvrira la terre, je suis le premier à intercéder et le premier pour qui
se sera accepté, je suis le premier à faire passer sa communauté sur le Sirat, et je suis le premier
à entrer au Paradis. »
– « …qui a clos ce qui a précédé.. » : fait référence au verset qui dit :
« ..mais le Messager d’Allah et le sceau des prophètes.. » (Sourate 33; verset 40)
Elle veut dire qu’il est celui qui a clôturé la prophétie et Allah a réuni en lui toutes les grâces.
Cela veut dire aussi qu’il a atteint les plus hauts degrés de perfection, il est le plus élevé des
savants, des indulgents, il est le maître des sages. Il est le plus proche des rapprochés dans la
plus haute des Présences, il est la plus honorable des créatures chez Allah.
– « …le soutien de la Vérité par la Vérité… » fait référence aux versets qui dit : «… si vous
soutenez Allah II vous soutiendra… » (Sourate 47; verset 7)
« Et c’est en toute vérité que Nous l’avons fait descendre, et avec la vérité il est descendu… »
(Sourate 17; verset 105)
Elle veut dire qu’il est le soutien d’Allah par Allah, il ne soutient pas le faux et il ne soutient pas
la vérité par le faux.
– « …et le guide sur ton droit chemin.. » fait référence au verset qui dit :
« …et en vérité tu guides vers un chemin droit. » (Sourate 42; verset 52)
– « …ainsi qu’à sa famille… » fait référence au verset qui dit : « Allah ne veut que vous
débarrasser de toute souillure, 0 gens de la maison (du Prophète), et veut vous purifier
pleinement. » (Sourate 33; verset 33)
C’est-à-dire ceux pour qui il est interdit de prendre l’aumône. Il existe une autre explication,
ce sont ses héritiers parfaits qui portent l’apparent de la Loi (Chari’a) et ses secrets. C’est de
l’égarement de dire que l’apparence de la Chari’a contredit son sens caché (ésotérique) car ils
sont en concordances.
La Vérité (Haqiqa) est le fruit de la mise en application de la Chari’a :
«… et craignez Allah et il vous enseignera… » (Sourate 2; verset 282)
– « …selon sa valeur… » fait référence aux versets qui dit :
« Ils n’ont pas apprécié Allah à sa juste valeur… » (Sourate 39 ; verset 67)
« Par ta vie, leur ivresse les laisse agir comme des aveugles ! » (Sourate 15; verset 72).
– «… selon sa valeur.. » veut dire « la plus haute station ».
– « …à la mesure de son immense dignité.. » fait référence pour « à la mesure » au verset qui
dit : «… et toute chose a auprès de Lui sa mesure. » (Sourate 13 ; verset 8) et pour « immense
» il fait référence au verset qui dit : « Et tu es certes d’une moralité immense » (Sourate 68 ;
verset 4).
C’est sa considération et son honneur chez Allah.
Il est rapporté dans la Thora sur la description du Prophète(pbsl ) :
« II (Allah) ne le reprendra pas jusqu’à ce qu’il redresse le peuple tordu, qu’il ouvre des yeux
aveugles, des oreilles sourdes et des cœurs fermés et qu’ils disent alors : II n’y a d’autre divinité
qu’Allah. »
Et ALLAH sait mieux …..
Forces et dimensions spirituelles
Seydina Ahmed Tidjani (qu’Allah sanctifie son précieux secret), en détaillant la force de perception Q’Allah octroie aux Connaissants, a dit :
« Sache que chacun d’entre les saints véridiques possède la force de 100 hommes.
Les Connaissants d’Allah faisant partie de l’Univers de la Royauté (‘Alam al Moulk), chacun d’entre eux possède la force de 300 hommes.
Les Connaissants d’Allah faisant partie de l’Univers des Royaumes (‘Alam al Malakout), chacun d’entre eux possède la force de 500 hommes.
Les Connaissants d’Allah faisant partie de l’Univers de la Toute-Puissance (‘Alam al Jabarout), chacun d’entre eux possède la force de 700 hommes.
Les Connaissants d’Allah faisant partie de l’Univers de l’Autorité (‘Alam Al Amr), chacun d’entre eux possède la force de 1000 hommes, la force du Pôle des Pôles est de 1500 hommes ; la force des quatre Pôles de la Singularité (Al Afrad) est de 700 hommes ; et la force des Clefs des Trésors (Mafatih al Kounouz : les 3 chefs des Afrads) chacun d’entre eux possède la force de 2000 hommes.
Quant à la signification sur ce que représentent l’Univers de la Royauté (‘Alam Al Moulk), l’Univers des Royaumes (‘Alam Al Malakout), l’Univers de la Toute-Puissance, (‘Alam Al Jabarout) et l’Univers de l’Autorité (‘Alam Al Amr) :
L’Univers de la Royauté s’étend du ciel vers la terre ; celui des Royaumes s’étend du 1er ciel au 7ième ciel ; celui de la Toute-Puissance s’étend du 7ième ciel au Piédestal (Koursi) et celui de l’Autorité s’étend du Piédestal au Trône et ce qu’il y a au-delà de lui.
L’Univers de la Royauté est le monde du Nasout (de la pesanteur). Il incarne l’intensité de la consistance, à cette échelle les théophanies s’accomplissent par le biais des corps pesants.
L’Univers des Royaumes c’est le monde des Lumières et les théophanies s’accomplissent par le biais des formes subtiles.
L’univers de la Toute-puissance c’est le monde des Secrets et les théophanies s’accomplissent par les formes des êtres sacrés parmi les Chérubins et ceux qui y sont ralliés.
Dans l’Univers de l’Autorité, les théophanies s’accomplissent sous des formes spirituelles Sacrées transcendant la matière et la nature.
Chacun de ces Univers subit des théophanies de la part de la Présence divine ; en proportion bien établie. »
Texte tiré et traduit du livre Djawahirou-l-Ma’ani
shoukrane ya seyda shoukrane djazilane .
Ali Ahmad ibn al-Buni ( arabe : أحمد البوني ), ou plutôt Sharaf al-Din ou Shihab al-Din Ahmad ibn Ali ibn Yusuf al-Buni al-Maliki al-amazighe. (et oui, c’est un amazhighe, ce qui explique beaucoup de choses concernant certaines de ses interprétations Wink )
Né aux environs de 1150 dans l’actuelle Algérie et mort en 1225 Ahmad al-Buni était un soufi et écrivain sur l’ésotérisme en particulier sur ses recherches concernant les valeur des lettres et des sujets relatifs aux mathématiques , « sihr » ( sorcellerie ) et la spiritualité , mais on sait très peu de chose sur lui en vérité.
Al-Buni vécu en Egypte et a cotoyé d’éminents maîtres soufis de son temps.
Contemporain de Ibn Arabi , il est surtout connu pour avoir écrit un des livres les plus importants de son époque, le Shams al-Ma’arif, un livre qui est toujours considéré comme le texte occulte ultime qui recèle tout le savoir concernant la talismanie et les formes et techniques de divination. Tellement, qu’il sera rapidement interdit et l’auteur taxé d’héretique par les adeptes de l’Islam orthodoxe.
Encore aujourd’hui il est introuvable dans les circuits « officiels » de vente dans les pays arabes…
Au lieu de sihr (sorcellerie), cette sorte de magie a été appelée Ilm al-Hikmah (la connaissance de la Sagesse), Ilm al-simiyah (étude des noms divins) et Ruhaniyat (spiritualité). La plupart des soi-disant mujarrabât (« le temps des méthodes éprouvées») des livres sur la sorcellerie dans le monde musulman sont simplifiés dans son ouvrage Shams al-ma `ârif .
Vers 1200, , Ahmad al-Buni montre comment construire des carrés magiques en utilisant une technique simple bordure, technique qui lui a été transmise.
Al-Buni a écrit à propos de carrés latins et construit, par exemple, 4 x 4 carrés latins en utilisant des lettres de l’un des 99 noms d’Allah .
Ses travaux sur la médecine traditionnelle reste un point de référence parmi les guérisseurs musulmans Yoruba du Nigeria et d’autres régions du monde musulman.
Que se soit l’alchimie, l’astrologie, la magie, tous les domaines ont été abordés et traités par cet auteur!
Ahmad al-Buni aussi laissé une liste des autres titres qu’il a écrit. Malheureusement, très peu d’entre eux ont survécu jusqu’à nous.
Il est indiqué dans son travail Usul ‘Manba al-Hikmah ( Source des Essentiels de la Sagesse ) qu’il a acquis sa connaissance des
propriétés ésotériques des lettres de son personnel enseignant Abou Abdillah Shams al-Din al-Asfahani.
Il a à son tour reçu de Jalal al-Din Abdullah al-Bistami , qui à son tour qu’elle a reçu de Cheikh al-Sarajani, qui l’a reçu de Qasim al-Sarajani, qui l’a reçue de M. Abdallah al-Babani, qui l’a reçu à partir Asil al -Din al-Shirazi, qui l’a reçu d’Abu al-Najib al-Sahruwardi, qui l’a reçu de Mouhammad ibn Mouhammad Al-Ghazali Al-Tusi, qui l’a reçu de Ahmad al-Aswad, qui l’a reçue de M. Hamad al-Dînuri , qui l’a reçu du maître al-Junayd al-Baghdadi, qui l’a reçu de Sari al-Din al-Saqati, qui l’a reçu de Marouf al-Karkhi , qui l’a reçu de Dawoud al-Jili, qui l’a reçu de Habib al-A’ajami, qui l’a reçu de l’Imam Hassan al-Basri .
Il déclare également qu’il a acquis des connaissances supplémentaires sur l’art ésotérique des lettres et des places magiques de Mohammad ‘Izz al-Dîn Jam’a ibn, qui l’a acquis de Mouhammad al-Sirani, qui l’a acquise de Shihab al-Dîn al-Hamadani , qui l’a acquise de Qutb al-Dîn al-Dhiya’i, qui l’a acquise de Muhyiddin Ibn Arabi.
Autant d’auteurs mythiques, dont la pluparts sont encore inconnus en occident…
Al-Buni indique également qu’il a acquis son savoir occulte d’Abu al-‘Abbâs Ahmad ibn Maymun al-Qastalâni, qui l’a acquise Abou Abdillah Mouhammed al-Qurashi, qui l’a acquis d’Abu Madin Shu’ayb Hasan ibn al-Ansari al -Andalusi, qui l’a reçu de Abu Ayyub ibn Abi al-Sa’id al-Armuzi Sanhaji, qui l’a reçu de Muhammad ibn Abi Nur, qui l’a reçu d’Abu al-Fadhl Bashr Abdullah ibn, qui l’a reçu d’Abu al-Bashr Hasan al-Jujari, qui l’a reçu d’al-Saqati, qui l’a reçu de Dawoud al-Tai, qui l’a reçu de Habib al-A’jami , qui l’a reçu d’Abu Bakr Mouhammad ibn Sirin , qui l’a reçu de Malik ibn Anas.
Al-Buni également fait mention régulière dans son travail de Platon , Aristote , Hermès , Alexandre le Grand , et obscures chaldéens magiciens.
Il a influencé indirectement le mouvement chiite fin de babisme, qui fait un large usage des talismans et des lettres magiques.
Salam
N’oubliez pas qu’il est conseillé de jeûner les jours blancs. Ce sont les 13, 14 et 15 de chaque mois. Pour ce mois ci de safar cela correspond au mercredi 25, jeudi 26 et vendredi 27 novembre 2015.
La prière de TAHAJJUD
est une prière islamique spéciale pas obligatoire mais qui est recommandée pour tous les croyants musulmans. La prière de Tahajjud est effectuée après la prière d’Isha (la prière obligatoire de nuit) et avant la prière de Fajr (la prière obligatoire du matin). Il vaut mieux effectuer la prière de Tahajjud entre minuit et Fajr, de préférence lors du premier tiers de la nuit….
LONGUE VIE DE PAIX ET DE SANTE
Salam maître Ndiaye, ça m’intéresse bcp de maîtriser le calendrier musulman. Voici mon email abassdiouf@hotmail.com
Salam aleykum Lilia Rose je demande si vous avez les écris(livres)numérique de soufi ibn Arabi n’import les quelles je demande cela dans mon adresse abdelaziztraor76@yahoo.
1) Rûmî Djalâl ad-Dîn, né en 1207 en Afghanistan et mort en 1273 en Turquie, est considéré comme le plus grand poète et mystique musulman de langue persane.
« Purifie-toi des attributs du moi, afin de pouvoir contempler ta propre essence pure, et contemple dans ton propre cœur toutes les sciences des prophètes, sans livres, sans professeurs, sans maîtres. Le livre du Soufi n’est composé d’encre et de lettres ; il n’est rien d’autre qu’un cœur blanc comme la neige. »
« De même que le Souffle de l’Esprit-Saint, insufflé en Marie, lui a fait concevoir l’Enfant Divin, de même lorsque la Parole de Dieu pénètre dans le cœur de quelqu’un, et que l’inspiration Divine emplie son cœur et son âme, sa nature est telle qu’alors est produit en lui un enfant spirituel ayant le souffle de Jésus qui ressuscite les morts. L’appel de Dieu qu’il soit voilé ou non, octroie ce qu’Il a octroyé à Marie. O vous qui êtes corrompus par la mort à l’intérieur de votre corps, revenez de la non-existence à la voix de l’Ami. En vérité, cette voix provient de Dieu. Dieu a dit au Saint : « Je suis ta langue et tes yeux, Je suis tes sens, Je suis ton contentement et Je suis ton courroux. Va, car tu es celui dont Dieu a dit : « Par Moi, il entend et par Moi, il voit ; tu es la Conscience Divine. » Comment conviendrait-il de dire que tu possèdes cette Conscience Divine ? Puisque tu es devenu, par ton émerveillement, « Celui qui appartient à Dieu », Je suis à toi, car Dieu lui appartiendra. Parfois Je te dis : « C’est toi », parfois « C’est Moi ». Quoi que Je dise, Je suis le soleil illuminant toutes choses. »
« Que faire, ô Musulmans ? Car je ne me reconnais pas moi-même. Je ne suis ni Chrétien, ni Juif, ni Guèbre, ni Musulman ; je ne suis ni d’Orient, ni d’Occident, ni de la terre, ni de la mer ; je ne proviens pas de la nature, ni des cieux en leur révolution. Ma place est d’être sans place, ma trace d’être sans trace ; ce n’est ni le corps ni l’âme, car j’appartiens à l’âme du Bien-aimé. J’ai renoncé à la dualité, j’ai vu que les deux mondes sont Un : Un seul je cherche, Un seul je sais, Un seul je vois, Un seul j’appelle. Il est le Premier, Il est le Dernier, Il est Manifeste, Il est le Caché ; je ne connais nul autre que « ô LUI » et « ô LUI qui est ! ». Je suis enivré à la coupe de l’Amour, je n’ai que faire des deux mondes ; je n’ai d’autre fin que l’ivresse et l’extase. Si j’ai passé un seul instant de ma vie sans toi, de ce moment et de cette heure, je me repens. Si j’obtiens en ce monde un seul moment avec Toi, je foulerai aux pieds les deux mondes, je danserai en triomphe à jamais. O Shams de Tabriz ! Je suis si enivré en ce monde que je ne sais rien d’autre qu’ivresse et transports. »
« Quand l’homme et la femme deviennent Un, Tu es cet Un ; quand les unités sont effacées, Tu es cet Unité. Tu as façonné ce Je et ce nous afin de pouvoir jouer au jeu de l’adoration avec Toi-même. Afin que tous les Je et Tu deviennent une seule âme, et soient à la fin submergés dans le Bien-aimé. »
2) Awhad al-dîn Balyânî, originaire de la région de Shîrâz(Iran), mort en 1288, est un des plus grands Maîtres du Soufisme. Auteur de l’Epître sur l’Unicité absolue, dont voici quelques extraits.
– Au Nom d’Allâh, Le Tout-Miséricordieux, Le Très-Miséricordieux. La louange à Allâh, le Seigneur des mondes. De la signification de la parole du Prophète – sur lui la Grâce et la Paix ! -: « Celui qui se connaît soi-même, connaît son Seigneur. »….
Nul ne Le voit, si ce n’est Lui ; nul ne l’atteint, si ce n’est Lui ; nul n’a de science à Son sujet si ce n’est Lui. Il se connaît Lui-même par Lui-même et Se voit Lui-même par Lui-même. Nul autre que Lui ne Le voit. C’est Son Unicité même qui est Son voile, et non pas quelque chose qui serait « autre que Lui « ; c’est Son Etre même qui Le voile. Son Unicité est occultée par Son Unicité au delà de tout « comment « .
Aucun « autre que Lui « ne le voit. Il n’est pas de prophète envoyé, de saint parfait ou d’ange rapproché qui Le connaisse. Son prophète, c’est Lui ; Son envoyé, c’est Lui. Il S’est envoyé Lui-même, par Lui-même, de Lui-même à Lui-même ; il n’y a pas d’intermédiaire ou de cause seconde qui serait autre que Lui. Il n’y a pas de différence entre Celui qui envoie, ce qui est envoyé et celui à qui l’envoi est destiné. Les lettres de la Prophétie sont Son être même. Il n’y a pas d’ « autre » qui pourrait cesser d’être (après avoir été) ou à propos de qui on pourrait parlé de « nom » et de « nommé ».
C’est en raison de tout cela que le Prophète – sur lui la Grâce et la Paix ! – a dit : « Celui qui se connaît soi-même connaît son Seigneur « . Il a dit aussi : « J’ai connu mon Seigneur par mon Seigneur « . Ce que le Prophète indique par là, c’est que tu n’es pas « toi « mais que tu es « Lui « et qu’il n’y a pas de « toi « ; et non pas qu’il entre en toi ou sort de toi, ou que tu entres en Lui ou sort de Lui. Cela ne signifie pas davantage que tu possèdes l’être et que tu es qualifié par tel ou tel attribut – non, définitivement non ! Ce qu’il a voulu dire, c’est que tu es totalement dépourvu d’être et que jamais tu ne « seras « , que ce soit par toi-même, ou par Lui, ou en Lui, ou avec Lui. On ne peut dire de toi, ni que tu cesses d’être, ni que tu es. Tu es Lui et Il est toi, sans aucune de ces imperfections. Si tu connais ton « être » de cette façon, alors tu connais Allâh ; et sinon, tu ne Le connais pas !
La plupart de ceux qui se prétendent des Connaisseurs subordonnent la connaissance d’Allâh à l’extinction de l’être et à « l’extinction de l’extinction « . C’est là une erreur et un manque de discernement manifeste ; la connaissance d’Allâh n’exige, ni extinction de l’être, ni extinction de cette extinction car les choses n’ont pas d’être et ce qui n’a pas d’être ne peut donc s’éteindre puisque l’extinction suppose l’affirmation préalable que ce qui s’éteint était. Si tu te connais comme n’étant pas et (par conséquent comme) ne cessant pas d’être, alors tu connais Allâh ; et sinon, tu ne Le connais pas !
Lorsque ce secret se dévoile à toi, tu sais que tu n’es pas « ce qui est autre qu’Allâh « mais que tu es toi-même le but de ta quête, que tu n’as nul besoin de l’extinction (pour y parvenir), que tu n’as jamais cessé et ne cesseras jamais d’être, au-delà de tout « quand « et de tout moment, ainsi que nous l’avons déjà mentionné : tu vois Ses attributs comme tes attributs, ton extérieur comme Son Nom « l’Apparent « , ton intérieur comme Son Nom « le Caché », ton commencement comme Son Nom « le Premier » et ton terme comme Son Nom « le Dernier », sans le moindre doute ou la moindre hésitation à ce sujet. Tu vois Ses attributs comme tiens et Son essence comme ton essence, sans que tu aies à devenir Lui ou qu’Il ait à devenir toi à quelque degré que ce soit.
Ne pense donc pas que (pour Le connaître) tu dois d’abord cesser d’être : car si cette extinction était nécessaire, cela signifierait que tu Le voiles. Il serait par conséquent voilé par « autre que Lui « , ce qui impliquerait nécessairement qu’un autre que Lui peut l’emporter sur Lui et L’empêcher d’être vu. C’est là une erreur et un manque de discernement : ainsi que nous l’avons déjà mentionné, Son voile n’est rien d’autre que son Unicité et Sa singularité. Voilà pourquoi il est licite à celui qui parvient à la Vérité essentielle de dire : « Je suis la Vérité » ou « Gloire à moi ! « . Nul n’est véritablement parvenu jusqu’à Lui aussi longtemps qu’il ne voit ses attributs comme les attributs d’Allâh et son essence comme l’essence d’Allâh ; cela sans qu’il y ait infusion en Allâh ou effusion, à partir de Lui, de Son essence et de Ses attributs, et sans qu’il y ait non plus extinction par rapport à Allâh ou permanence en Lui. Il se voit comme ayant toujours été dépourvu d’être propre, et non pas comme l’ayant eu, puis perdu. Il n’y a de soi que le Soi, il n’y a d’être que Son Etre. Le Prophète -sur lui la Grâce et la Paix ! – a fait allusion à cela lorsqu’il a dit : « N’insultez pas le Temps, car Allâh est le Temps « , affirmant ainsi que la transcendance d’Allâh – qu’il soit exalté et béni – exclut tout associé, égal ou pareil.
Quand se découvre le secret d’un seul atome se découvre aussi le secret de toutes les choses existenciées, apparentes ou cachées, et tu cesses de voir les deux mondes comme autres qu’Allâh ; leurs noms et ce qu’ils nomment sont dépourvus de réalité. Ou plutôt : leurs noms et ce qu’ils nomment, et leur existence même sont Lui, sans le moindre doute. Tu ne vois pas Allâh comme ayant jamais créé une chose quelconque mais comme étant « chaque jour à une oeuvre « , laquelle tantôt Le manifeste et tantôt L’occulte, et cela en dehors de toute modalité concevable : Car « Il est le Premier et le Dernier, l’Apparent et le Caché et Il est Savant à l’égard de toute chose ». Il se manifeste par son Unicité et se cache par sa Singularité. Il est le Premier par Son Essence et Son Immutabilité et le Dernier par Sa permanence éternelle. Il est l’être même du Nom « le Premier » et du Nom « le Dernier » du Nom « l’Apparent » et du Nom « le Caché « . Il est à Lui-même le Nom et le Nommé. De même qu’il est nécessaire qu’Il soit, il est nécessaire que ce qui est « autre que Lui » ne soit pas. En effet, ce que tu crois être « autre que Lui » n’est pas « autre que Lui « . « L’autre que Lui » est Lui ; Sa transcendance exclut qu’un « autre que Lui » soit véritablement « autre » : « l’autre que Lui » est Lui sans qu’il y ait réellement altérité, que ce soit « avec Lui « , ou « en Lui « , intérieurement ou extérieurement.
Celui qui comprend cet exemple sait qu’il n’y a en fait ni union, ni séparation ; que le connaisseur est Lui et que le connu est Lui ; que celui qui voit est Lui et que ce qui est vu est Lui ; que celui qui arrive est Lui et que ce à quoi il arrive est Lui. Nul autre que Lui ne parvient à Lui, nul autre que Lui ne se sépare de Lui. Quiconque comprend cela est totalement exempt de l’idolâtrie de l’idolâtrie ; quiconque ne l’a pas compris n’a pas même respiré le parfum de cette libération de l’idolatrie.
La plupart de ceux qui se prétendent des « Connaisseurs « , qui pensent connaître leur soi et leur Seigneur et se croient libérés de l’illusion cosmique, déclarent que la voie ne peut être parcourue que par « l’extinction » puis par « l’extintion de l’extinction ». Cette erreur vient de ce qu’ils ne comprennent pas la parole du Prophète – sur lui la Grâce et la Paix ! – et, croyant s’être défaits de l’idolâtrie, font allusion tantôt à la « négation de l’existence » ou à son « extinction « , tantôt à « l’extinction de l’extinction « , tantôt à « l’effacement » tantôt au déracinement. Or toutes ces désignations relèvent de la pure et simple idolâtrie car celui qui affirme la présence à coté de Lui de quelque chose qui est susceptible ultérieurement d’extinction, puis d’extinction de l’extinction, affirme qu’il y a un « autre que Lui « : or celui qui affirme cela Lui donne un associé – qu’i soit exalté ! Qu’Allâh nous guide et vous guide vers la Voie droite !
– Tu t’es formé l’idée que tu étais toi
Or tu n’es point toi et ne le fus jamais !
Car si tu étais toi, tu serais un Seigneur
Et le second de deux. Abandonne cette idée !
Entre Son Etre et ton etre, il n’y a nulle différence.
Il n’est pas distinct de toi, ni toi de Lui.
Si, par ignorance, tu déclares que tu es autre que Lui ton endurcissement est manifeste.
Mais si ton ignorance cesse, alors tu t’affines.
Car ton union est séparation, ta séparation union
Et ton éloignement, proximité : par cela tu atteindras la perfection.
Renonce à l’intellect et comprends par la lumière du dévoilement.
Afin que ne t’échappe point ce que tu tiens de Lui.
N’associe à Allah aucune chose
Afin de n’être point avili, car l’idolâtrie avili.
– Sache, en résumé, que celui qui voit et ce qui est vu, celui qui trouve et ce qui est trouvé, celui qui sait et ce qui est su, Celui qui existencie et ce qui est existencié, celui qui perçoit et ce qui est perçu ne sont qu’Un. Il voit, connaît, perçoit Son Etre par Son Etre, au-delà de toute modalité et de toute forme de vision, de connaissance ou de perception. De même que Son Etre transcende tout « comment « , de même aussi la vision, la connaissance ou la perception qu’Il a de Lui-même sont sans « comment « .
– J’ai connu le Seigneur par le Seigneur
Sans hésitation ni doute
Mon essence est réellement Son essence
Sans imperfection, ni défaut
Il n’y a pas, entre nous, de devenir
Et mon âme est le lieu où le Caché apparaît
Depuis que je Le connais, mon âme est exempte de tout mélange et de toute corruption
Je suis parvenu à m’unir à mon Bien-aimé
Il n’y a plus ni éloignement, ni proximité
J’ai obtenu du Munificent un don
Qui n’a ni contrepartie, ni cause
Sans que mon âme s’éteigne en Lui.
Al-Ghazâlî né en 1058 et mort en 1111, est un soufi d’origine perse. Personnage emblématique dans la culture musulmane, il représente le mysticisme le plus profond.
L’univers est constitué par deux mondes, spirituel et matériel, ou, si vous préférez, un monde des sens et un monde de l’Intelligence ; ou encore, un monde supérieur et un monde inférieur. Toutes ces expressions sont proches l’une de l’autre, et la différence entre elles, n’est qu’une question d’éclairage. Si l’on considère les deux mondes en eux-mêmes, on utilise la première expression ; si c’est par rapport à l’organe qui les saisit, la seconde ; si c’est leur relation mutuelle, la troisième expression. On peut aussi les appeler le monde de la souveraineté et de la perception sensorielle, et le monde de l’Invisible et du Royaume Céleste.; Le monde visible est, ainsi que nous l’avons dit, le point de départ vers le monde du Royaume Céleste, et l’avance du pèlerin sur la Voie Droite est une expression désignant cette ascension, qui peut aussi être désignée comme la Religion et le lieu où descend la Lumière qui guide. S’il n’y avait pas de relation et de connexions entre les deux mondes, toute ascension de l’un vers l’autre serait inconcevable. C’est pourquoi la Miséricorde Divine a conféré au monde visible une correspondance avec le monde du Royaume Céleste, et pour cette raison il n’existe pas une seule chose dans ce monde du sens, qui ne soit un symbole de quelque chose dans l’autre monde. »
« Pour les mystiques, Dieu fait parler chaque atome des cieux et de la terre de Son omnipotence, d’une façon telle, qu’ils entendent comment tout proclame Sa sainteté, chante Ses louanges et confesse sa propre impuissance et ce, dans un langage parfaitement clair. »
« Ainsi que le dit encore le grand mystique Abû Yazid Bistamî : « Le savant n’est pas celui qui emprunte sa connaissance à quelque livre, et qui devient ignorant quand il oublie ce qu’il a appris. Le vrai savant est celui qui reçoit, quand il le veut, sa connaissance de son Seigneur, sans étude ni enseignement. »
« Quand l’homme s’est rendu familier avec le dhikr (invocation du Nom de Dieu), il se sépare de toute chose. Or, à la mort, il est séparé de tout ce qui n’est pas Dieu. Dans le tombeau, il ne lui reste ni épouse, ni biens, ni enfant, ni ami. Seul lui reste le dhikr. Si ce dhikr lui est familier, il y prend plaisir et se réjouit que les obstacles qui l’en détournaient aient été éloignés […], de sorte qu’il se découvre comme seul avec son Bien-Aimé. Ainsi l’homme, après la mort, trouve son plaisir dans cette intimité. Puis, pris sous la protection de Dieu, il s’élève de la pensée de la rencontre, à la rencontre elle-même. »
Ibn’Arabi, né en 1165 en Espagne et mort en 1240 en Syrie, est un théologien, juriste, poète et métaphysicien musulman. Il est considéré comme le plus grand des Maîtres du Soufisme.
« Quiconque vivifie une âme morte par la vie de la connaissance dans n’importe quel domaine rattaché à la connaissance de Dieu, la vivifie vraiment. Cette connaissance particulière étant pour cette âme comme une lumière avec laquelle elle marche parmi les gens, c’est-à-dire entre ceux qui lui sont pareils en forme. »
« Celui dont la langue se tait, même si son cœur ne se tait pas, allège son fardeau ; celui dont la langue et le cœur se taisent tous les deux, purifie son « Centre Secret » et son Seigneur s’y révèle ; celui dont le cœur se tait, mais dont la bouche parle, prononce les paroles de la Sagesse ; mais celui dont ni la langue ni le cœur ne se taisent est objet de Satan et soumis à sa domination. Le silence de la langue est un des traits ordinaires de tous les hommes spirituels, et de tous les Maîtres de la Voie. Le Silence du cœur est parmi les caractères distinctifs des « rapprochés » qui sont des gens de contemplation. L’état que le Silence assure aux « progressants » est la préservation des malheurs, et celui qu’il favorise chez les « rapprochés » est l’entretien dans la familiarité seigneuriale. »
« Il est prairie pour les gazelles, couvent pour les moines, temple pour les idoles, Mecque pour les pèlerins, Tablettes de la Torah et livre du Coran. Je suis la religion de l’Amour, partout où se dirigent ses montures, L’Amour est ma religion et ma foi. »
« Tandis que l’ascète se plaît à renoncer au monde, et que celui qui se confie à Dieu repose entièrement sur son Seigneur, et tandis que le désirant recherche les chants spirituels et l’enthousiasme annihilant, et que l’adorateur est tout à sa dévotion et à son effort, enfin tandis que le sage connaisseur exerce sa force d’esprit et se concentre sur le but, ceux qui sont investis de l’Autorité et possèdent la Science restent cachés dans l’invisible et ne les connaît ni « connaisseur », ni « désirant », ni « adorateur », comme ne les perçoit ni « confié à Dieu », ni « ascète » L’ascète renonce au monde pour en obtenir le prix, le confiant se remet à son Seigneur pour atteindre son dessein, le désirant recherche l’enthousiasme pour abolir le chagrin, l’adorateur fait du zèle dans l’espoir d’accéder à la « proximité », le connaisseur sage vise par sa force d’esprit l’ arrivée », mais la Vérité ne se dévoile qu’à celui qui efface sa propre trace et perd jusqu’à son nom ! »
« Lorsque l’homme s’éloigne des créatures ainsi que de sa propre âme, et fait taire en lui la conscience du moi pour laisser place seulement à la connaissance du Seigneur, aussi lorsqu’il se détache de la nourriture corporelle et se maintient en état de veille pendant que les autres sont plongés dans le sommeil, lorsqu’il réunit donc en lui ces quatre résultats, sa nature humaine est transmuée en nature angélique, sa servitude est changée en Seigneurie, son intelligence est convertie en faculté intuitive , sa Réalité invisible devient manifeste. »
« Celui qui unit en sa connaissance de Dieu le point de vue de la transcendance avec celui de l’immanence, et qui attribue à Dieu les deux aspects globalement, le connaît vraiment, c’est-à-dire qu’il le connaît globalement, non pas distinctement, de même que l’homme se connaît soi-même globalement et non pas distinctement. »
« Celui qui est fixé sur telle adoration particulière ignore nécessairement la vérité intrinsèque d’autres croyances, par là-même que sa croyance en Dieu implique une négation d’autres formes de croyance. S’il connaissait le sens de la parole de Junyad « La couleur de l’eau, c’est la couleur de son récipient », il admettrait la validité de toute croyance, et il reconnaîtrait Dieu en toute forme et en tout objet de foi. C’est qu’il n’a pas la connaissance de Dieu, mais se fonde uniquement sur l’opinion dont parle la Parole Divine : « Je me conforme à l’opinion que mon serviteur se fait de Moi », ce qui veut dire : Je ne me manifeste à mon adorateur que sous la forme de sa croyance ; donc qu’il généralise, s’il veut, ou qu’il détermine. La Divinité conforme à la croyance est celle qui peut être définie, et c’est Elle, le Dieu que le cœur peut contenir selon la Parole Divine : « Ni Mes cieux, ni Ma terre ne peuvent Me contenir, mais le cœur de Mon serviteur fidèle Me contient ». Car la Divinité absolue ne peut être contenue par aucune chose, puisqu’elle est l’essence même des choses et SA propre Essence. »
« Dieu est donc le miroir dans lequel tu te vois toi-même, comme tu es Son miroir dans lequel Il contemple Ses Noms. Or, ceux-ci ne sont rien d’autre que LUI-même. »
« Ainsi en va-t-il pour l’Amour : un être n’aime en réalité personne d’autre que son créateur. Et si tu aimes un être pour sa beauté, tu n’aimes nul autre que Dieu, car Il est l’Etre-Beau. Ainsi, sous tous ses aspects, l’objet de l’Amour est uniquement Dieu. En outre, comme Dieu se connaît Soi-même et que c’est en se connaissant Soi-même qu’Il a connu le monde, Il l’a produit « ad extra » à Son image. Ainsi le monde est-il pour LUI un miroir dans lequel Il voit sa propre image, et c’est pourquoi Dieu n’aime que Soi-même, de sorte que s’Il déclare : Dieu vous aimera, – en réalité Il est Soi-même celui qu’Il aime. »
*Les oraisons essentielles de la voie sont aux nombres de trois :
– Le Lazim (Dhikr quotidien effectué matin et soir, solitairement à voix basse)
– Le Wadhifa (Dhikr effectué une à deux fois par jour, en groupe, à haute voix)
– Le Haylala ou Hadrat (Dhikr effectué seulement le vendredi entre la prière du ‘Asr et le coucher du soleil, en groupe et à haute voix)
Ces trois oraisons correspondent aux trois degrés de la religion qui ont été enseignés par la tradition prophétique :
– LAZIM / « ISLAM » / CHARI’A
– WADHIFA / « IMAN » / TARIQA
– HAYLALA / « IHSAN » / HAQIQA
Chacune de ces oraisons a ses particularités, mais toutes sont axées sur les formules qui tirent leurs sources fondamentales dans le Coran et la Sunna. Leur évocation est une source de bienfait intarissable tel le Kaouthar (bassin du prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui)) et leur négligence ou abandon est la porte ouverte à tous les malheurs.
Ces trois formules sont :
– La demande de pardon avec le repentir auprès d’Allah :
Allah (Glorifié et Exalté) dit :
« Qu’ils disent : notre Seigneur ! Nous avons cru. Fais-nous rémission de nos pêchés et préserve-nous des tourments du feu ! Les patients, les sincères, les dévots, les généreux et ceux qui implorent le pardon de Dieu dans les dernières heures de la nuit… » (Sourate 3 Al Imran, versets 16 et 17).
« Nous n’avons envoyé des messagers que pour qu’ils soient obéis avec la permission d’Allah. Si, lorsqu’ils ont fait du tort à leurs propres personnes ils venaient à toi en implorant le pardon d’Allah et si le Messager demandait le pardon pour eux, ils trouveraient, certes, Allah, Très Accueillant au repentir, Miséricordieux » (Sourate 4 Les Femmes, verset 64).
« Celui qui fait une mauvaise chose ou se montre injuste envers lui-même, puis demande à Allah de l’absoudre, trouvera Allah Absoluteur et Miséricordieux. » (Sourate 4 Les Femmes, verset 110).
« Allah n’est pas de nature à les soumettre au supplice alors que tu te trouves parmi eux et il n’est pas disposé à les y soumettre alors qu’ils implorent pardon » (Sourate 08 Le butin, verset 33).
« J’ai donc dit : » Implorez le pardon de votre Seigneur, car il est grand pardonneur, pour qu’Il vous envoie du ciel, des pluies abondantes, et qu’Il vous accorde beaucoup de biens et d’enfants, et vous donne des jardins et vous donne des rivières » (Sourate 71 Noé, versets 10-11-12).
« Ceux qui, lorsqu’ils ont fait une action immorale ou commis une injustice envers eux-mêmes se rappellent Allah et demandent l’absolution de leurs pêchés, qui donc absous les péchés si ce n’est Allah ? Et qui ne persistent pas dans ce qu’ils ont fait en connaissance de cause » (Sourate 03 Al Imran, verset 135).
– Le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) a dit :
« Ô ! Hommes soumettez-vous à Allah et implorez son pardon, car moi-même j’implore Son pardon 100 fois dans la journée » (Muslim)
– Le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) a dit :
« Il n’y a pas un serviteur ou une servante qui implore le pardon d’Allah 70 fois dans la journée sans qu’Allah ne lui pardonne 700 péchés. Malheur au serviteur ou à la servante qui commet plus de 700 péchés en un seul jour » (Bayhaqi et ibn Abi Dounia)
– Selon Anas Ibn Malik (qu’Allah l’agrée), le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) a dit :
« Allah dit : Ô fils d’Adam ! Tant que tu m’appelles et que tu espères en Moi Je te pardonne tes mauvaises actions, et ne m’en soucie guère. Ô fils d’Adam ! Même si tes péchés touchent le ciel et que tu implores mon Pardon, Je te pardonne et Je ne m’en soucie guère. Ô fils d’Adam ! Si même tu viens avec l’équivalent de la terre en péchés et que tu me rencontres sans que tu ne m’associes rien, Je viendrais à toi avec son équivalent en pardon » (Tirmidhi)
– D’après Abou Sa’id al Khoudri (qu’Allah l’agrée) le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) a dit :
« Satan a déclaré : » Ô mon Dieu ! Je jure au nom de Votre Majesté ! J’induirais vos serviteurs dans l’erreur tant que leur âme n’a pas quitté leur corps » Il dit : » Je jure par Ma Puissance et Ma Majesté ! Je ne cesserais de leur pardonner tant qu’ils implorent Mon Pardon » (Ahmed et al Hakim)
– il est rapporté que le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) a dit :
« Excédez dans la demande de pardon, car la demande de pardon dévore les péchés comme le feu dévore le bois et comme la brebis dévore l’herbe, si le livre d’une personne monte au ciel et qu’il ne contient pas de demande de pardon alors il n’aura pas de lumière, mais s’il monte en contenant la demande de pardon il aura une lumière éclatante, il n’y a pas un groupe qui s’assoit dans une assemblée de distraction et qui clôture avec la demande de pardon sans que cette assemblée ne soit comptée entièrement comme une assemblée de demandes de pardon »
Wa Lahou A’lam….
Ma sha allah, barakallah fik la gardienne du temple . Bien détaillé. A propos du (de la ? ) lazim , rien qu’elle seule permet au disciple d’avoir l’agrément d’Allah disait un sage de mon pays. Lazim composée de 100 astaghfirulah, 100 salat fatihi, 100 la ilaha illallah . 100+100+100 = 300 = رَضِيَ = 200+90+10 … allah sait mieux. Btw need you, leave me a message please happyme241@outlook.com
La grammaire de l’univers : Le Monde des lettres
BismiLahi R- Rahmanir Rahim – Au Nom d’Allah Clément et Miséricordieux.
Paix et Salut sur le réceptacle ultime des lumières propre à l’Essence, le secret des secrets des manifestations divines, le point en dessous du Bâ, le Grand Nom suprême et citadelle de la science notre Seigneur Mouhammad et sur ses compagnons et sa famille pour l’éternité de l’éternité.
Allah est la Lumière des cieux et de la Terre. Le monde dans lequel nous vivons est une manifestation de la Lumière d’Allah par Ses Noms et Attributs. Ces noms étant des combinaisons de lettres composés selon le bon vouloir d’Allah. Occultés au commun et dévoilés à qui Allah veut.
La langue arabe, catalyseur du Coran, est composée de 28 lettres correspondant aux 28 mansions lunaires et divisée en deux grand registre de 14 lettres chacune: les lettres lumineuses (les 14 lettres détachées débutant certaines sourates du Coran) et les lettres ténébreuses (les 14 lettres restantes). Les lettres de lumières typifient les phases de l’apogée de la Lune : du 1er au 14eme jour. Et les ténébreuses les phases de déclin : du 15éme au 28éme jour. Ces lettres chantent la succession des jours et des nuits, le passage de l’obscurité à la lumière et de la lumière à l’obscurité. Ces 28 lettres sont repartie en groupes de 7 lettres chacune suivant les 4 éléments : terre ( ا، ه، ط، م،ف،ش، ذ ), air ( ب، و، ي، ن، ص، ت، ض ), eau ( ج، ز، ك، س، ق، ث، ظ ) et feu ( د، ح، ل، ع، ر، خ، غ ). On a respectivement les lettres terrestre, aérienne, humide et chaude. La terre et tout ce qui est composé de terre est formé par la combinaison de lettres de l’élément terre. L’air de la combinaison de lettres aériennes. L’eau de la combinaison de lettres humides et le feu de la combinaison de lettres chaudes.
Tout sur Terre et dans l’Univers n’est donc que manifestation de lettres. Le monde a été construit avec les 28 lettres. Il est le lieu de la manifestation de Noms D’Allah et toute chose dans l’univers est soumise à une configuration purement divine qui fait d’elle un miroir qui reflète une ou plusieurs réalités du Créateur. Le verbe, à l’origine de toute chose, étant lui même une combinaison de lettres et de flux divin.
Les lettres de type Terre ajoutées aux lettres de type Eau manifestent la vie. Le verset « Ceux qui ont mécru, n’ont-ils pas vu que les cieux et la terre formaient une masse compacte ? Ensuite Nous les avons séparés et fait de l’eau toute chose vivante. (Coran, 21 : 30) » confirme la présence de lettres de type Eau en tout élément donnant la vie. Le type Eau est présent dans toute combinaison d’éléments. Seul le degré de présence diffère. L’air respirable et donc propice à la vie est donné par une combinaison de lettres de type Air à des lettres de type Eau. Cette combinaison est primordiale pour maintenir le Feu.
L’homme est le siège par excellence de l’harmonie des 4 éléments. Ils sont présents en nous selon une combinaison et une harmonie unique. Tous les êtres vivants ont en commun cette harmonie dans la présence des éléments Terre, Air, Eau et Feu. Mais aussi en la manifestation en eux d’un dépôt divin. C’est en ce dépôt que sont définie les paramètres d’existence de chaque créature. En plus de cela, le Très-haut lui insuffle la lumière de son Nom Al-Hayy (Le Vivant) afin d’activer la vie en elle.
Allah, exalté soit t’Il, a accordé à Adam le dépôt suprême en lui apprenant « tous les Noms« .
D’un point de vue exotérique il s’agit des Noms de toutes les choses et créatures. Les noms de tout ce qu’Allah a crée. Mais d’un point de vue ésotérique il s’agit des 28 lettres, de leur Essence, et de la quintessence spécifique à leurs combinaisons. La combinaison donnant les noms.
D’un autre point de vue on ne peut plus ésotérique, il s’agit de la manifestation complète de l’ensemble des Noms Divins. Ces noms dont la connaissance parfaite permet le Califat d’Allah sur Terre. Adam a reçu ce dépôt alors que son Rouh (esprit) lui fut insufflé. Alors que la vie s’activait en lui.
La vie est accompagnée de l’insufflation d’un dépôt spécifique comprenant l’ensemble des réalités matérielles voire spirituelles dont hérite la créature. C’est cette connaissance des Noms d’essences et des Attributs d’Allah que magnifient les anges en se prosternant devant Adam. Parce que celui qui manifeste ces Noms est un Calife d’Allah. Et se détourner de lui c’est se détourner du Très-Haut. Le Calife d’Allah assure la gérance des Univers supérieur comme inférieur. Ces Noms qui désignent le « trésor caché » sont une effusion du Nom suprême qui est la mère de tous les Noms et Nom d’essence spécifique du Tout Miséricordieux dont la connaissance dévoile toutes les sciences des Mondes.
L’homme est la seule créature qu’Allah a gratifiée de cette prédisposition. Ceci du fait que l’humanité a été comblé pour recevoir le Bien-aimé d’Allah, paix et bénédiction d’Allah sur lui, qui est la manifestation de ce Nom d’essence et de l’essence divine elle même. Il, paix et bénédiction d’Allah sur lui, totalise les lumières de toutes les lettres, de tous les Noms, de toutes Essences qui ont permis la création de toute chose. Il ne pouvait ne pas être « miséricorde pour les mondes ».
Louange à Allah l’exalté qui nous a comblé de son Amour et de l’Amour de Son bien-aimé et de l’Amour de ses Saints.
slm alk les maitres,pourquoi il ya trop de dans le coran?,et pourtant c’est dieu qui parle.est ce que cela ne corrobore pas le dit d’un frere que le coran est rempli de la parole de djibril?votre explication
Un voyage de la négation à l’affirmation qui kidnappe les âmes, annihile les
envies, supplante les désirs, rend l’homme à lui même dans l’extinction de son
essence à la découverte de son origine…
Tout doucement, lentement, sans précipitation, avec toute ton attention donne
à chaque lettre son droit…
Jusqu’à ce que se déplace la suprême de ta langue vers le tréfonds de ton
cœur…
Jusqu’à ce que le sillon se creuse de ton cœur vers ton âme…
Jusqu’à ce que ton âme soit submergée et éteigne l’ardeur de ta voix…
Jusqu’à ce que ton intérieur vibre tel un tourbillon naissant dans le silence de
ton enveloppe charnelle
Jusqu’à ce que la lumière implose, explose…
que ton intérieur souffle explose, s’impose…
Jusqu’à ce que ta personne se résume à ton cœur,
ton cœur à ton âme,
ton âme à la lumière originelle…
Jusqu’à ce que l’anéantissement soit synonyme de renaissance et que le flux
de ce voyage coule dans tes veines…
Jusqu’à ce que ce flux soit la source de ton énergie…
Jusqu’à ce que la plus petite parcelle de ta chair témoigne passionnément de
son unicité et de sa majesté…
Jusqu’à ce que la fougue devienne douceur …
Jusqu’à ce que la chaleur devienne fraicheur …
Jusqu’à ce que la saveur de notre amour exclut tout autre…
Jusqu’à ce qu’une pluie de miséricorde et de sérénité emplisse l’assemblée…
Jusqu’à ce que le sentiment d’avoir retrouvé l’amour perdu m’apaise…
Ya Rahmanou,Ya Rahim, offre à tes pauvres et négligentes créatures la
rédemption de leurs péchés…
Ya Latif, apporte-nous ton concours en toute situation…
Ya Fattah, ouvre-nous les portes de nos succès…
Ya Nour, éclaire nos décisions, nos voies…
Ya Allah, par la grâce du meilleur de tes envoyés et du maitre de ces cercles
bénis, met nous sous ton ombre et guide nos pas…
Mon meilleur ami, Ma force, Mon confident…
Je t’ai fait don de ma personne, de mon âme sans aucune retenue…
Je m’éteins à Tes côtés…
N’aspirant à nul autre que Toi…
L’espoir de Ta proximité me comble…
La quête de Ta lumière, la vivification de mon engagement à travers le temps,
plus que des mots un réel leitmotiv…
Bercé le long d’un voyage de la négation à l’affirmation, j’entrevois la porte de
la certitude…
Je perçois les élans de sa saveur, la plénitude de sa lumière m’emplit de
sérénité…
Cet océan de sérénité qui se déverse lors de mon intime complainte
amoureuse…
Je t’appelle, Je scande Ton nom, jusqu’à ce qu’il soit gravé dans la chair de
mon cœur, au cœur de mon âme, jusqu’à ce que la vérité prenne le contrôle de
mon âme, de mes pulsations…
Je Te sens, je Te vois, mon cœur s’accélère toute Tienne, à la rencontre de son
bonheur originel, de sa sève, qui emplit le sillon, attaque mes vaisseaux et par
ce corps tout acquis à ta cause…
Harmonie divine qui ne cherche qu’à être témoignée, je me laisse submerger
dans ton océan de fraicheur, je perds pied et m’envole vers des contrées encore
méconnues à mes sens à la rencontre de l’Unique…
A chaque fois que je pensais avoir trouvé la plénitude, j’ai ressenti ce manque
au fond de mon être…
A chaque fois j’ai levé les yeux au ciel…
A chaque fois j’y ai vu cette lumière me montrant qu’il y avait mieux audessus…
A chaque fois j’y ai aspiré, j’ai tendu ma main, mon cœur, mon être vers…
Par cette inévitable tension…
A chaque fois j’y ai accédé mais je voyais toujours mieux plus haut…
Une intense attraction vers ce quelque chose qui m’anéantit…
Douce brulure de l’âme qui incendie mes passions et éclaire mes yeux…
Toute attention captée, nul autre désir que Ta proximité…
Chaque jour un peu plus, mon obsession, ma hantise, malgré toutes les
pesanteurs…
Je m’abandonne tout doucement dans Ta quiétude.
Libère moi ! Libère moi ! Libère moi de mes chaines !
Comme autrefois, dans mon intérieur solitude, je te sollicite, je t’appelle, je te
scande…
Les effluves de Ta savoureuse compagnie le berce, mes élans me font
tressaillir, submerges moi…
Humaine crainte de ma physique imperfection, absous moi de mon ignorance,
de ma faiblesse, de mon passé, de mon futur, raffermis moi au présent,
Ya Allah inondes moi…
Tant que nos appuis nous porteront vaillamment, donne-nous la volonté et la
sincérité de la fréquentation de ces cercles…
Lorsque nos appuis faibliront, offre-nous la force d’assurer ce rendez-vous
dans les jardins du paradis…
Lorsque nos appuis ne seront plus qu’une charge, porte nos cœurs et nos
esprits au sein de cette Hadra…
O Abul ‘ Abass, si tu nous accepte dans ton cercle de purification, qu’Allah fasse
de nous des membres de ton élite Batinan wa Zahiran…
Ya Allah tiens nous, retiens nous dans l’amour de ton envoyé (pbsl).
Incendies de ta lumière toutes nos impuretés, raffermis nous dans ton amour
malgré nos erreurs, vices, faiblesses, notre ignorance…
Que la lumière de la certitude et plus encore nous habite constamment…
Par ta Puissance, protège-nous des désagréments…
Par ton amour, aide-nous dans la patience de nos épreuves…
Par ton lien, retiens-nous dans la persévérance de nos invocations
quotidiennes…
Ya Allah, fais de nous des etres courageux dans ta voie…
Ya Allah, épargne-nous de l’éblouissement de notre propre lumière…
BONNE LECTURE …
Le Soleil, La Lune, La Terre et Le Sceau de La Sainteté Mouhammadienne
Le Terme Rouh fait référence à la Réalité Mouhammadienne ou la Symbolique du Soleil Immuable.
Tandis que le terme Jasad fait référence au Corps du Prophete paix et salut sur lui, à la Terre, donc à la Matière Adamique qui est la Boue. Cela symbolise aussi tout ce qui est Masse ou Solide dans l’Univers impliquant les Galaxies, les Constellations,les Astres et Corps Célestes. Cette fameuse Terre est aussi la Présence des Saints.
Le Terme Qabr fait référence au Secret du Prophete paix et salut sur lui, à sa Sainteté incarnée par Le Pole Caché Shaykh Ahmad Tidjani -Qu’Allah l’agrée- avec sa double Réalite : la Khatmiyya qui est La Face apparente de la Lune et La Katmiyya qui est La Face Cachée de La Lune dans le Ghayb.
Le Soleil Mouhammadien est le Sirrou hayatil Woudjou qui alimente autant la Terre, la Lune ainsi que tous les Plans Existenciels. Ce Soleil typifiant La Noubouwa et La Risalat lorsqu’il s’eclipse à 63 ans dans les Nuées Seigneuriales à l’Horizon Eleve (Oufouqil Ala), continue d’actualiser sa Présence en dardant ses Rayons Effusionnels sur la Lune qui devient son Calife, Son Representant, Son Reflet, Son Heritier c’est à dire le Sceau de la Saintete Mouhammadienne Shaykh Ahmad Tidjani Sherif -qu’Allah l’agrée- de par Qui La Terre, l’Univers ou Adam reçoit les Dons émanant du Soleil Prophétique -paix et salut sur lui-.
La Dilatation numérique de Al Qamar (la lune) donne la valeur numérique 654= 201+90+181+71+111= c’est à dire 548 + 53 +53.
548 est la valeur numérique du nom Ahmad at Tidjanî 53 la valeur numérique du nom Ahmad dans sa Khatmiyya `Et l’autre 53 celle du nom Ahmad dans sa Katmiyya
N’oublions pas que la Lune Reçoit sa Lumière à partir du Soleil Mouhammadien par le code 92 (valeur numérique du nom Mouhammad. Ainsi l’inverse de 654 qui donne 456 auquel on ajoute 92 qui est la Source nous renvoie à 548 qui est la Valeur numérique de Ahmad at Tidjanî.
Ainsi l’Elite qui Récite La Salat Rouh verra cette Réalité se manifester. La lettre Waw (و) nous dirige et nous diligente. Elle représente l’Amour Divin, la Mawadda ou Mahabba qui habite le Salik vers la Connaissance de la lettre Ha (ه) ou vers la Connaissance de soi dans les Cinq Dimensions, Tazkiyatoun Nafs, Tatthiroul Qalb, Tanwiroul Aql, Safaa-ir Rouhi, TakShifous Sirr. La lettre Waw est le Code du nombre 6 qui est la Wilayatoul Mouhammadiyya ou Shaykh Ahmad Tidjani -qu’Allah l’agrée- et la lettre Ha qui est le code du nombre 5 est la Connaissance de soi par Le Prophete -paix et salut sur lui- dans la Sainte Présence (Hadratoul Qoudsi).
Dans la Salat Fatihi la lettre Waw est Typifiée par le mot al Fâtihi et le Ha par le nom Mouhammad. Ainsi Shaykh Ahmad Tidjani nous fait découvrir ce que nous ignorions en d’autres termes le Prophete -paix et salut sur lui- (Lima Oughliq – qui était clos).
Dans la Sphere du Nasout (Univers de la royauté) Shaykh Tidjani deploie sa Fardaniyya en tant que l’Uniformisation de toutes les Densites Existencielles. Nul Presence n’emplit cet Espace si ce n’est Sayyidina Shaykh Ahmad Tidjani. Dans la Sphere du Malakout (Univers des Royaumes) on verra la Qoutbaniyya ou l’Axe Supreme, le Pivot Imperial autour duquel toute cette Sphere gravite tel que les Esprits gravitent autour de la Kaaba. Shaykh Ahmad Tidjani assure l’Harmonie de la Sphere du Malakout. Dans la Sphere du Jabarout (Univers de la Toute-Puissance) la Ghawsaniyya incarne la Main de Dieu ou Force Divine par lequel Dieu detient par de vers Lui le Dextre de l’Univers. Dans la Sphere de Lahoût (Univers de l’Autorité) la Califat fait de lui l’Etre habillé par l’Ensemble des Noms et Attributs divins, c’est bien lui Le Calif de Dieu et par delà cette Sphere la Jamiatoul Ouzmaa réunit toutes les Gradations precitées et leurs Contenances et se voit effacée et immergée pleinement et entièrement en l’Etre Sanctissime et Immuable dans le Mystere Absolu.
Shaykh Ahmad Tidjani -qu’Allah l’agrée- nous conduit vers le Déclic de L’Œil Principiel par lequel on contemple l’Etre. Cet Œil Demiurgique est le Ay nour Zat. Comment pouvons nous alors contempler les Cinq Plans de La Réalité Prophétique sans l’Œil Prophétique ?
Le Prophete -paix et salut sur lui- est a la fois l’Essence Miséricordieuse (Ay nour Rahmati) de laquelle découle tous l’Univers. Mais il est aussi cet univers dans sa totalité en tant qu’Etre Indivis.
Sachez que le Terme Ard (terre) se refere au Zât (corps) du Prophete -paix et salut sur lui-, le Shams (soleil) au Rouh (esprit) du Prophete -paix et salut sur lui-, et le Qamar (lune) à son Secret. L’Isthme ou Barzakh est entre Le Zat (Corps) et l’Esprit (Rouh), mais ce Barzakh represente aussi leur Conjonction Harmonieuse. La Partie Tenebreuse de La Lune est Immergée en ALLAH dans la Présence de Ses Noms et Attributs et la Partie Lumineuse est Immergée en Sayyidina Mouhammad -paix et salut sur lui- dans la Présence de l’Etre. La Partie Tenebreuse correspond à la lettre Ha et la Partie Lumineuse à la lettre Waw.
L’Etre Humain a un esprit (Rouh) qui est le soleil (Shams), un Corps (Zât) qui est la Terre et un Secret qui est la Lune (qamar) ou le Barzakh qui calibre et équilibre l’Individu. N’est-ce pas que Adam est fait d’Eau et d’Argile ? L’Eau et l’Argile sont en Parfaite cohabitation graçe a la Présence du Qamar en lui. En outre Le Sang, l’Eau, La Salive, le Plasma, etc ne se mélangent pas graçe à cet ithme (Barzakh) présent en l’Individu mais présent aussi dans tout l’Univers.
Ce Barzakh c’est Shaykh Ahmad at Tidjanî Qu’Allah l’agrée-.
Allahoumma Salli ala Sayyidina Mouhammad wa Salam.
Par Ahmad Tidjanî
Wa Lahou A’lam ….
Dieu n’a pas cité dans le Coran les noms des sept jours de la semaine, tout comme Il ne l’a pas fait pour les douze mois de l’année, nous laissant la liberté de les nommer à notre guise. Ainsi la prière du jour de rassemblement peut correspondre à n’importe quel jour où les musulmans sont rassemblés comme pendant les supermarchés en plein air (« souks »), du Lundi ou mardi ou dimanche, ou autres motifs de rassemblement.
O vous qui croyez, quand il est appelé pour la Prière en jour du rassemblement, vous devrez vous dépêcher pour la commémoration d’ALLAH, et laisser choir la vente, ceci est meilleur pour vous, si vous saviez(62:9)
Une fois que la prière est achevée, vous pouvez vous déployer à travers la Terre pour chercher les générosités D’ALLAH, et continuer à vous souvenir d’ALLAH fréquemment (« AL wosta »), que vous puissiez réussir(62:10)
PRECISIONS COMPLEMENTAIRES POUR LA LECTURE SUPPLEMENTAIRE, « NAFILA »
Et commémore le nom de ton Seigneur à la pointe du jour (« salat al fajr ») et à son déclin (« salat al icha »), et à partir de la nuit (« nafila »), prosterne-toi pour Lui et glorifie-Le une longue nuit.(76:25-26)
Dis, «Je vous exhorte seulement pour une chose, que vous veilliez pour ALLAH (« nafila »), à deux et seul, puis que vous réfléchissiez, votre ami n’est nullement possédé, il n’est qu’un avertisseur pour vous: Entre mes mains (il y a) un douloureux châtiment».(34:46)
Ton Seigneur sait que tu veilles moins que le tiers de la nuit (“nafila”), et sa moitié, et son tiers, avec un groupe de ceux qui sont avec toi. Et ALLAH considère la nuit et le jour. Il sait que vous ne le mesurez pas et Il vous a pardonné. Lisez donc ce que vous pouvez du Coran. Il sait que certains d’entre seront malades, et d’autres en train de voyager en quête de provisions d’ALLAH, et d’autres en train de se battre dans la cause d’ALLAH. Par conséquent, lisez-en ce que vous pouvez, et observez les prières de contacts et donnez la charité obligatoire, et prêtez à ALLAH un bon prêt et quel que soit le bien que vous mettiez en avant pour votre âme, vous trouverez chez ALLAH bien mieux et généreusement récompensé. Et implorez ALLAH pour le pardon. ALLAH est Pardonneur, le Plus Miséricordieux.(73:20)
DECRET DE LA PRIERE INTERMEDIAIRE (« AL SALAT AL WOSTA »)
Observez les prières, notamment la prière intermédiaire (« AL SALAT AL WOSTA ») et consacrez-vous totalement à ALLAH.(2:238)
*2:238 Le « AL » qui précède le mot « SALAT », indique qu’il s’agit d’une prière désignée par sa qualité et non par son nom. Cette qualité est celle d’occuper tout intervalle de temps entre deux prières comme décrit en 4:103. Bien entendu elle ne peut consister qu’à remplir ce temps par la commémoration de Dieu sans arrêt, debout, assis ou couché, comme précisé en 4:103. Cela revient à se remémorer ce que dit Dieu à propos de chaque action que nous entreprenons, unique moyen de se préserver contre le mal, voir 29:45 et 20:42.
Une fois que vous avez accompli votre Prière de Contact (« al fajr »), vous devrez commémorer ALLAH, debout, assis, ou couchés (« al wosta »). Une fois que vous vous sentez en sécurité, vous devrez observer la Prière de Contact (« al icha »). La prière de Contact est prescrite pour les croyants en tant que programme basé sur le temps.(4:103)
Tu devras réciter ce qui t’est révélé du Livre, et observer les Prières de Contact (Salat), car les Prières de Contact interdisent le mal et le vice. Mais se souvenir D’ALLAH sans arrêt (« al wosta »), est encore plus efficient. Et ALLAH sait ce que vous faites.(29:45)
Supporte patiemment ce qu’ils disent et célèbre la louange de ton Seigneur avant le lever du soleil (« al fajr ») et avant son coucher (« al icha ») et à partir de la nuit (« nafila ») gloirifie, et aussi aux parties de la journée (« al wosta »), que tu puisses être heureux.(20:130)
Donc sois patient face à leurs paroles et glorifie et loue ton Seigneur avant le lever du soleil (« al fajr ») et avant son coucher (« al icha »). Et à partir de la nuit glorifie-Le (“nafila”), et aussi à la fin de la prosternation (“aL wosta »).(50:39-40)
«Vas avec ton frère, soutenu par Mes signes, et ne cessez pas de m’invoquer (« al wosta »).(20:42).
A Lui seul appartiennent tous ceux qui sont dans les cieux et sur la terre. Et Ceux qui sont avec Lui (les Anges) ne sont pas arrogants pour L’adorer et ne s’en lassent pas.(21:19) Ils glorifient nuit et jour, sans s’arrêter (« al wosta »).(21:20)
PRECISIONS SUPPLEMENTAIRES POUR « AL FAJR », « AL ICHA » ET LA « NAFILA »
Et accomplis la Prière pendant les deux bords du jour (« al fajr » et « al icha ») et pendant une partie de la nuit (« nafila »). Les bonnes œuvres dissipent les mauvaises. Il s’agit là d’étude pour ceux qui veulent étudier (le Coran).(11:114)
Et pendant une partie de la nuit glorifie-Le (“nafila”), et aussi pendant la disparition (de la lumière) des étoiles(“al fajr” et “al icha”).(52:49)
Et commémore le nom de ton Seigneur à la pointe du jour (« al fajr ») et à son déclin (« al icha »), et à partir de la nuit, prosterne-toi pour Lui et glorifie-Le une longue nuit (« nafila »).(76:25-26)
VOICI COMMENT PRIAIT LE DERNIER PROPHETE
Mouhammad, le messager D’ALLAH, et ceux qui sont avec lui, sont durs face aux mécréants, compatissants entre eux. Tu les vois s’agenouillant et se prosternant, en cherchant la bénédiction et l’approbation d’ALLAH. Leurs signes distinctifs sont dans l’expression de leurs visages, reflétant leur prosternation. Leur exemple dans la Thora et leur exemple dans l’évangile est comme une semence qui germe, puis se raffermit, s’épaissit, et ensuite se dresse sur sa tige, à l’émerveillement des semeurs. Il enrage ainsi les mécréants. ALLAH promet à ceux d’entre eux qui croient, et font de bonnes oeuvres, le pardon et une grande récompense.(48:29)
Ils ne sont pas tous pareils : parmi les suiveurs du Livre il y a ceux qui sont justes. Ils récitent les révélations d’ALLAH, pendant la nuit, tout en se prosternant.(3:113)
Dans des circonstances inhabituelles, vous pouvez prier tout en marchant ou conduisant. Une fois que vous êtes en sécurité, vous devrez commémorer ALLAH comme Il vous a enseigné ce que vous ne saviez pas(2:239)
Puis nous t’avons inspiré (O Mouhammad) à suivre la religion d’Abraham,* le monothéisme, il n’a jamais érigé d’idoles à côté d’ALLAH.(16:123).
*16:123 ce verset prouve que le prophète ne pouvait qu’obéir à Dieu en priant comme décrit en 3:113 ci-dessus, c’est à dire en s’agenouillant pour lire le Coran et en se prosternant par révérence pour Dieu et pour Le glorifier et ce, comme les suiveurs du Livre qui l’ont précédé.
1. La première position: agenouillé pour lire le Coran. En effet, la traduction avec un dictionnaire simple et impartial donne en arabe phonétique: genou = rokba et coude = koo’ et par conséquent la concaténation de rok comme préfixe de genou et de koo’ qui correspond au coude donne rokoo’ et c’est ainsi que l’on se rend compte qu’il s’agit bien d’une position où les genoux touchent le sol, pendant que les coudes touchent les genoux, voir 38:24 où Dieu précise que David est tombé agenouillé (kharra rakiaan), ce qui prouve que l’action qui s’appelle en arabe « rokoo » correspond non pas à l’inclinaison, base des unités héritées de nos parents, mais plutôt à l’agenouillement qui est d’ailleurs plus humble face à Dieu, tout en permettant de lire le Coran, le livre sous les yeux, et en toute aisance contrairement à toute autre position
La seconde position: prosterné où, en plus des genoux et des coudes, les mains et le front touchent aussi le sol et ce, pour glorifier Dieu, « tasbih », voir 7:180 et 17:110, et ce, sans limitation du nombre de prosternations, car cela dépend du sentiment profond « khouchou’ » que provoque en nous la parole divine:
C’est à ALLAH qu’appartiennent les meilleurs noms. Invoquez Le par ces noms et laissez ceux qui estropient Ses noms: ils seront rétribués pour ce qu’ils ont fait.(7:180)
Dis, «Appelez ALLAH, ou appelez-Le le Plus Gracieux, quel que soit le nom que vous utilisez, à Lui appartiennent les meilleurs noms.» Et ne prononce pas tes prières de Contact bruyamment, ni silencieusement, utilise un ton modéré.(17:110)
LES RAISONS D’ETRE DES PRIERES DE CONTACT
Voici ce que Dieu a prévu pour ceux qui ont la possibilité de comprendre et qui ne le veulent pas:
Et malheur à ceux qui font les prières et qui, en ce qui concerne la raison d’être de leur prière sont indifférents.107:4-5)
En effet, si Dieu a prévu le malheur pour ceux qui font leurs prières et qui, en ce qui concerne la raison d’être de celles-ci, sont indifférents, voir 107:4-5, il serait illusoire de croire qu’il n’en serait pas de même en ce qui concerne la véritable raison d’être de tout autre commandement divin. Voici le verset où Dieu nous prévient d’une manière générale, que le malheur en question est réservé pour tous ceux qui refusent de comprendre, voir 10:100.
Aucune âme ne peut croire excepté par la volonté d’ALLAH. Car Il place une malédiction sur ceux qui refusent de comprendre.(10:100)
Et voici les raisons d’être des prières de contact pour ceux qui veulent bien comprendre:
1). Les prières interdisent le mal et le vice, en particulier le fait de commémorer Dieu sans arrêt
Tu devras réciter ce qui t’est révélé du Livre, et observer les Prières de Contact (Salat), car les Prières de Contact interdisent le mal et le vice. Mais commémorer ALLAH sans arrêt (« alwosta »), est encore plus efficient. Et ALLAH sait ce que vous faites.(.(29:45)
2). Révérer Notre Créateur et être reconnaissant envers Lui
«Je suis ALLAH, il n’y a pas de dieu à part Moi. Adore-Moi, et observe les prières pour te rappeler de Moi.(20:14)
«Vas avec ton frère, soutenu par Mes signes, et ne cessez pas de m’invoquer (« prière alwosta »).(20:42).
En 20:14 et 20:42 Dieu nous ordonne de nous rappeler constamment de Lui, en signe de reconnaissance à Son égard par le fait de ne jamais perdre de vue Ses écritures saintes afin d’appliquer Ses commandements notamment lorsque nous entreprenons toute action de notre quotidien, voir 31:14.
Nous enjoignons l’être humain à honorer ses parents. Sa mère le porta, et la charge devint de plus en plus lourde. Cela prend deux années (de soins intensifs) jusqu’au sevrage. Tu devras être reconnaissant à Mon égard, et à l’égard de tes parents. A Moi est l’ultime destinée(31:14).
3) Connaître Ses vrais ordres conditionnant notre retour au Paradis.
C’est grâce à la lecture assidue du Coran qu’intègrent dans notre quotidien les longues prières, que nous sommes à même de connaître les commandements sans lesquels nous n’avons aucune chance de retourner au Paradis d’où nous avions été déchus, voir 80:17-23:
L’homme a été tué: ( lors de sa première vie au Paradis) O combien il fut mécréant!(80:17)
(En vue de lui donner une ultime chance de se racheter), de quoi le créa-t-Il ?(80:18)
D’une semence, Il le créa et l’évalua.(80:19)
Puis Il lui facilita son chemin (Le Coran).(80:20)
Puis Il le fit mourir et ensevelir.(80:21)
Puis, s’Il veut bien, Il le redéploie.(80:22)
Il existe d’autres compréhensions,commentaires et interprétations des Saintes Écritures.
La parole de Dieu n’est pas figée et se peut expliciter à l’infini et nul ne peut en restreindre ou limiter l’explication.
Chacun essaie d’en aborder une possibilité d’interprétation…
Wa Allahou A’alam
Puisqu’elle est la Parole de Dieu, l’Écriture Sainte demeure éternellement actuelle ; elle parle à l’humanité entière, de tout temps et de toute culture
Nous pouvons prendre conscience du fait que l’interprétation est nécessaire, et nous avons alors l’occasion de soumettre à la réflexion les procédures, les méthodes, les modèles et autres moyens que nous mettons en œuvre pour comprendre ;
Wa Lahou A’lam .
Lorsqu’on pense à Dieu, nous ne pouvons le faire sous le rapport du temps et de l’espace parce qu’Il transcende toutes les dimensions. Existant de toute éternité, Son existence provient de Lui-même sans besoin de tout autre. Cela étant, le Tout-Puissant a voulu être connu et a donc créé
l’existence, le monde de la pluralité (âlam’ul-kastrat), qui est également appelé mâ siwa lâh, désignant toute chose autre que Dieu. Dans le processus de la création, Il créa d’abord la lumière qui est l’essence de Haqîqa’tul-Mouhammadiya, la Réalité Mouhammadienne.
Une pierre précieuse se conserve dans une boîte ornementale et non pas dans une boîte rudimentaire. Parallèlement, la Lumière Mouhammadienne est le bijou précieux caché dans le reste de la création, la boîte ornementale servant à le préserver. Les créatures n’ont été créées que pour l’amour de Sa grandeur. On pourrait donc dire que Dieu a créé l’existence dans le but d’orner la Lumière Mouhammadienne. Dans le langage divin, le Tout-Puissant est l’origine de la création, possédant une liberté absolue de faire tout ce qu’Il veut, tandis que la cause est la Lumière Mouhammadienne, la première création.
Contrairement aux affirmations des philosophes, l’univers n’est ni éternel ni incréé ; au contraire, il a été façonné par Dieu. Seul le Tout-Puissant est incréé et intemporel. Ce qui fut créé en premier, c’est la Lumière Mouhammadienne qui met en lumière le hadith suivant :
« J’étais (déjà) un Prophète alors qu’Adam n’était qu’entre l’âme et le corps (c.-à-d. lorsque la création d’Adam était dans sa phase préliminaire). » (at-Tabaranî, Al-Mu’jam al-Kabir; Al Khasa’is al-Kubra, vol.1, p.4). (Tirmidhî, Manâqib, )
En d’autres termes, le Saint Prophète (pbsl) a été créé et s’est vu confier son Apostolat prophétique bien avant la création d’Adam (sur lui la paix). Sa manifestation corporelle sur Terre, cependant, marque la dernière page du livre de l’histoire prophétique, ce qui signifie que la première page de ce livre à été tournée avec la Lumière Mouhammadienne et a pris fin avec l’avènement de Muhammad en tant que prophète sur le plan physique.
Le Prophète Mouhammad (pbsl) est donc la Lumière de la Création auprès de qui tous les êtres empruntent leur valeur, un fait élaboré dans le hadith suivant :
« Quand Adam fut expulsé du Paradis à cause de son péché, il demanda pardon à Dieu en prononçant ces mots : ‘Pardonne-moi, mon Seigneur, pour l’amour de Mouhammad ! »
« Comment connais-tu le nom de Mouhammad alors que Je ne l’ai pas encore créé ? » demanda le Tout-Puissant. »
Adam répondit :
« Lorsque Tu m’as créé, mon Seigneur, et insufflé en moi Ton esprit, j’ai levé la tête et vu inscrit les mots Lâ ilâha ilallâh, Mouhammad Rasoûl allâh au dessus des piliers du Trône. J’ai donc pensé que Tu voulais mentionner Ton nom à côté de celui du Plus Aimé de la Création. »
« Je te pardonne, déclara le Tout-Puissant, et si ce n’était pas à cause de Mouhammad, Je ne t’aurais sûrement pas créé. » (Hâkim, II, 672)
Rapporté par Ibn ‘Abbas, Dieu inspira à Jésus (‘Issa) de « croire en Mouhammad et d’ordonner aux gens de son époque de croire en lui. Car si ce n’était pas à cause de Mouhammad, Je n’aurais pas créé Adam ; ni d’ailleurs le Paradis et l’Enfer. Quand J’ai créé le Trône (Arsh) sur l’eau, il a commencé à remuer, en s’arrêtant seulement après que J’eus écrit Lâ ilâha ilallâh, Mouhammad Rasoûl allâh. » (Hâkim, II, 672)
Jabir (que Dieu l’agrée) aurait un jour demandé au Prophète (pbsl) :
« Que mon père et ma mère te servent de rançon ô Messager de Dieu ! Peux-tu me dire s’il te plaît quelle est la première chose que Dieu créa ?
Le Prophète (pbsl) répondit :
« La première chose créée par Dieu fut la Lumière de Son Messager (issue) de Sa Propre Lumière. »
Ibn ‘Arabî, quant à lui, avance le commentaire suivant :
« Quand Dieu annonça à Mouhammad son Apostolat prophétique, Adam n’avait pas été entièrement créé ; il était dans un état intermédiaire entre l’eau et la boue. Ainsi, le Messager de Dieu est effectivement devenu, dès lors, le cœur principal de toutes les lois divines (charia) pour apparaître à travers les prophètes par la suite. Même dès lors, il était en possession d’une charia, comme le Prophète lui-même l’a indiqué dans le hadith qui indique qu’il était un Messager lorsqu’ Adam était toujours dans un état intermédiaire entre l’esprit et le corps ; il ne dit pas qu’il était un « homme » ou qu’il existe tout simplement. L’Apostolat prophétique ne peut se faire que par une loi, une charia, donnée par le Tout-Puissant. » (Ibn ‘Arabî, al-Futuhat, II, 171 ; IV, 66-67)
Dans un autre ouvrage célèbre, Ibn ‘Arabî dit :
« Étant la plus parfaite de toutes les particularités humaines, l’Apostolat prophétique a ainsi débuté et s’est achevé avec le Messager de Dieu. » (Ibn ‘Arabî, Fusûs al-Hikam, IV, 319)
Dans son Mathnawî, Rumî déclare :
« Viens, ô cœur ! La véritable fête, c’est l’union avec Mouhammad, sa Majesté ; car la luminosité de l’univers provient de la lumière de son être sacré. »
Souleyman Chelebi fait également mention de la Lumière Mouhammadienne dans son Mawlid :
La Lumière de Mustapha, Il la fit d’abord,
Celui qu’Il aimait, le Généreux, le Grand.
Ainsi donc, la Lumière Mouhammadienne, marquée également par la Vérité Mouhammadienne, est une essence qui représente l’identité spirituelle du Noble Prophète (pbsl). C’est lui qui, au regard du Créateur, est le plus aimé et le plus précieux. La raison pour laquelle il y a eu création réside dans l’amour du Tout-Puissant envers la Lumière Mouhammadienne, la première entité créée. L’univers entier est donc venu à l’existence en l’honneur de la Lumière Mouhammadienne, le cœur qui l’enveloppe. L’existence consiste seulement à exposer et à expliquer sa réalité. Cela dit, comme il est impossible de verser un océan dans une tasse, il n’est pas concevable d’appréhender la Lumière Mouhammadienne comme il sied à sa nature.
Allah le Très Haut Glorifié soit-Il est comme Il nous a été présenté :
« Celui qui connaît ce qui est caché et ce qui est apparent, le Clément, le Miséricordieux, le Roi, le Saint, la Paix, Celui qui témoigne de Sa propre véridicité, le Vigilant, le Tout Puissant, le Très Fort, le Très Grand, le Créateur, Celui qui donne un commencement à toute chose, Celui qui façonne, à qui appartient les Noms les Plus Beaux. Il nous ordonne de L’invoquer par ces Noms. Ce noms ou Attributs sont :
Allah
Le Nom qui englobe toute Sa personnalité Honorable, l’Etre Nécessaire.
Superpuissance infinie, absolue, éternelle et spontanée ; force et cause première, forme et conditionne la matière ; crée et meut l’univers ; ordonne et anime la nature ; la pousse à sa fin et la ressuscite sans arrêt et sans fatigue.
Allah – Dieu : Supérieurement intelligent, doué de toutes les perfections ; nul autre ne peut Lui être comparé ; non engendré, n’engendre pas. Il est l’Unique ; Seul, II est adorable.
Le mot Allah est mentionné 2652 fois dans les 6.236 versets qui composent les 114 chapitres du Qur’an Sacré.
Allah ne saurait être représenté sous quelque forme que ce soit.
Le Miséricordieux – (Ar Rahman)
Celui qui a une immense miséricorde.
Le Très Miséricordieux – (Ar Rahim)
Celui qui a une miséricorde permanente.
Le Roi – (Al Malik)
A Lui appartient la Royauté et Il est le Souverain des royaumes.
Le Saint – (Al Quddus)
Le Pur qui est loin de toute déficience et incapacité.
La Paix – (Al salam)
Celui qui répand le salut entre les hommes, et dont Sa Personne est loin de tout vice.
Le Protecteur – (Al Mu-min)
Celui qui délivre Ses serviteurs de la peur car il n’y a d’autre sécurité que La sienne. Selon d’autre interprétation : Celui qui témoigne de Sa Propre Véridicité.
Le Vigilant – (Al Mu-aymin)
Celui qui observe les œuvres de Ses serviteurs, pourvoit à leurs besoins, et les prédomine.
Le Puissant – (Al ‘Aziz)
Le vainqueur qui ne sera jamais vaincu et qui n’a point d’égal dans Son Pouvoir.
Dieu est doué, dans tous les domaines, d’une influence et d’un pouvoir absolus. Cette puissance n’appartient qu’à Dieu ; elle est inaltérable
Le Prépondérant – (Al Jabbar)
Qui est unique dans Sa grandeur et nul ne jouit de Son orgueil.
Le Créateur – (Al Khaliq)
Celui qui crée toute chose qui n’avait pas de pareille auparavant pour un but qui, Seul, le connaît.
L’Animateur – (Al Bari-)
Qui a tout tiré du néant et lui donne un commencement.
Le Formateur – (Al Moussawir)
Celui qui façonne les créatures en leur donnant la forme et l’aspect après Sa Sagesse Eternelle.
Le Grand Pardonneur – (A Ghaffar)
Qui ne cesse de pardonner aux gens leurs péchés et les effacer par le repentir.
Le Dominateur Suprême – L’Irrésistible (Al Qa-ar)
Celui qui humilie les tyrans et Le Détenteur de vengeance.
Le Suprême Donateur – Le Très Généreux – (Al Wa-ab)
II donne largement. Ses bienfaits sont incommensurables sans attendre de Ses créatures récompense ou gratitude.
Le Dispensateur – (Al Razzaq)
Qui pourvoit aux besoins des gens et leur accorde la connaissance.
Le Juge – Celui qui décide – (Al Fattah)
Qui ouvre les coeurs à la vérité, qui juge, qui tranche. II ouvre largement à Ses créatures les trésors de Sa miséricorde.
Le Savant – (Al ‘Alim)
Celui qui sait tout, rien des secrets ne lui est caché. Il connaît tout ce qui existe et qui arrivera.
Dieu sait tout, a connaissance, est au courant de tout, possède toute science, II est Omniscient.
Celui qui tient tout – (Al Qabid)
II retient Ses bienfaits à qui II veut et comme II veut. Suivant d’autre interprétation, II est celui qui recueille les âmes lors de la mort et les rend aux corps le jour de la résurrection.
Celui qui donne largement – (Al Bacit)
II accorde largesse à qui II veut de Ses créatures.
Celui qui abaisse – (Al Khafid)
Qui humilie les orgueilleux et ceux qui sont pleins de gloriole. Il abaisse l’erreur et élève la vérité. Qui rabaisse, réduit à un état humiliant, à une moindre valeur.
Celui qui élève – (Al Rafi’)
II élève surtout les croyants et les hommes vertueux. Celui qui élève, procure considération.
Celui qui honore – Celui qui rend puissant – (Al Mu’izz)
II honore ceux qui Lui obéissent en les protégeant. Qui donne la puissance, la force, le pouvoir, l’autorité, le respect.
Celui qui humilie – (Al Mudil)
II humilie les désobéissants, les vaniteux, les injustes et les tyrans. Qui remplit de confusion, accable, mortifie les fiers.
Celui qui entend – (As Sami’)
Rien ne Lui est caché des voix de Ses créatures, qu’elles soient au ciel ou sur terre, aucune invocation ne Le préoccupe d’une autre. Qui perçoit, prête attention, exauce, conçoit, comprend, veut. On a dit aussi : «II entend même la marche lente d’une fourmi sur un rocher lisse. »
Le Clairvoyant – Celui qui voit (Al Bacir)
II observe, discerne et voit tout, rien ne pourrait échapper à Sa vue soit-il au ciel, sur terre dans les tombes, dans le futur ou le présent. Rien ne lui est caché
L’Arbitre – (Al Hakam)
II est le gouverneur suprême dont Ses décisions ne peuvent être réfutées et personne ne s’oppose à Son jugement. Il juge entre Ses serviteurs avec équité. Il fait justice à l’opprimé contre l’oppresseur. Celui qui juge, tranche, dispose du sort des autres et règle à son gré leur activité.
Le Juste – (Al ‘Adil)
Qui est loin de toute injustice et iniquité dans Ses décisions, Ses paroles et Ses actes. Il donne à chacun son droit sans le léser. Qui agit avec équité et respecte les droits et la valeur de chacun
Le Bon – (Al Latif)
II est Le Bienveillant envers Ses serviteurs, les traite avec compassion et pourvoit à leurs besoins. Le Bienveillant, Doux, subtil, enclin à la mansuétude, à la sollicitude dans les difficultés et les épreuves
Le Parfaitement Informé – (Al Khabir)
Qui sait tout ce qu’il faut savoir, est mis au courant de tout, est fixé et très renseigné sur tout.
Rien n’est caché è Dieu sur la terre et dans le ciel, II connaît tous les gestes de Ses créatures même les gîtes et les repaires de chaque bête.
Le Doux – (Al Halim)
Le Pacifique, Paisible, endure les offenses des autres avec indulgence, patience, tolérance, compréhension et longanimité. II est plein de mansuétude de sorte que si un homme commet une faute, II ne le punit pas sur le champ, plutôt II lui accorde un délai afin de se repentir pour la lui effacer. Il pardonne au désobéissant et le fauteur s’il revient à Lui.
L’Immense – (Al ‘Azim)
Sa grandeur n’a ni commencement ni fin. D’une Importance et d’une Grandeur Considérable
Le Pardonneur – (Al Ghaffur)
II ne cesse de pardonner aux hommes, d’accepter leur repentir et les absoudre.
Le Reconnaissant – (Al Shakur)
II permet à Ses serviteurs de Le remercier pour Ses bienfaits, les récompense pour leurs bonnes actions, et pour le moindre acte de bien II donne une rétribution incommensurable. Il rétribue, récompense et Il est Reconnaissant.
L’Elevé – (Al ‘Ali)
Il est élevé aux degrés les plus hauts, qui prédomine Ses créatures par Son pouvoir et Sa Puissance, on ne peut concevoir ni Sa Personne ni Ses Qualités. Qui a atteint une hauteur, une importance considérable et au plus haut degré.
Le Très Grand – (Al Kabir)
Il est le Plus Considérable, Le Principal, qui dépasse en mérites à un degré exceptionnel, du point de vue de Sa Qualité, de Sa Condition, de Son Pouvoir, de Sa Situation, etc. Nul ne peut concevoir Sa Magnificence ni par ses sens ni par sa raison. Nul ne peut disputer une de Ses Qualités ni Sa Grandeur ni Son Pouvoir.
Le Gardien – (Al Hafid)
Qui surveille pour protéger, le Conservateur.
Sa Connaissance englobe tout ce qui se trouve sur la terre et dans le ciel sans pourtant que cela Lui soit une charge. Il garde tout ce qu’Il a créé et les éléments de leur existence, sans cela le fort aurait exterminé le faible et les éléments auraient été dissipés.
Le Nourrisseur par Excellence – (Al Muqit)
Qui pourvoie à tout pour Ses créatures.
II n’y a pas de bête ni d’homme dont la subsistance n’incombe à Allah. II accorde aux hommes les connaissances et le savoir.
Le Demandeur de comptes – (Al Hasib)
Celui qui règle le compte de tout.
II tient compte de tout et demandera compte à Ses serviteurs, II pardonne à qui II veut et punit qui Il veut.
Le Majestueux – (Al Jalil)
Qui a Grandeur, Dignité, Souveraineté et impose le respect. Grand, Elevé, Illustre.
On ne Lui attribue que ce qui sied à Sa Majesté, Il est parfait en Nature et en Qualités. Il perce les fonds des cœurs et de tout ce qui est caché.
Le Noble – Le Généreux – (Al Karim)
Qui commande le respect par Son autorité, Sa majesté, Sa générosité.
II est bon en Sa Nature, Ses Qualités et Ses Actes, Sa Générosité n’a aucune limite et Ses Bienfaits sont Impérissables. Il est comme a dit Ibn ‘Ata : « Le Généreux par Excellence. Il n’est aucune demande qui puisse Le réduire à l’impuissance. »
L’Observateur – Le Veilleur (Ar Raqib)
Il examine avec attention. II observe les cœurs de Ses créatures, tient compte de leurs actes, et rien ne Lui est caché.
Celui qui exauce – (Al Mujib)
Allah Satisfait, Accueille et Réponds favorablement.
II répond à la demande du malheureux quand il L’invoque. En vertu de Sa Connaissance Incommensurable Il pourvoit aux besoins de Ses serviteurs avant même que ceux-ci demandent et Il exauce quiconque L’invoque.
L’Immense – Qui contient tout – (Al Wasi’)
Immensément riche, qui contient tout, qui a la capacité de répandre de grands biens avec générosité et de pardonner. II est présent partout, II accorde largement Son pardon, et Sa Miséricorde. Sa Connaissance, Son Pouvoir et Ses Bienfaits n’ont aucune limite.
Le Sage – (Al Hakim)
Dieu a toutes les Qualités de la Sagesse, c’est-à-dire, le moyen de juger avec Intelligence, Science, Force, Prudence, Justice, Bonté, Clémence, etc. II donne à chaque chose une juste mesure, Sa Sagesse est Persuasive, Il met toute chose dans sa juste place.
Celui qui aime beaucoup – L’aimant – (Al Waddoud)
L’Ami, L’Affecteux. II manifeste son affection envers ceux qui Lui obéissent, qui une fois qu’ils ont commis un péché Lui demandent pardon, et ceux qui Lui demandent de Ses bienfaits.
Le Glorieux – (Al Majid)
Celui qui relève de la Splendeur, d’un Grand rayonnement.
Celui qui jouit Seul de la Haute Considération et du vaste royaume depuis l’éternité.
Celui qui Ressuscite – (Al Ba’it)
Qui ramène de la mort à la vie.
II redonne la vie aux morts au jour de la résurrection, ainsi aux dormeurs après leur éveil. Il ressuscite ceux qui sont dans les sépulcres, et II connaît bien ce qui sera acquis ce qui est dans les poitrines.
Le Témoin – (Al Shahid)
Il Voit, Entend, Perçoit, Témoigne, Juge et Exprime.
Rien ne Lui est et ne Lui sera caché dans Son Royaume dans le ciel et sur la terre, II est Témoin des cœurs de Ses serviteurs et les jugera avec équité.
La Vérité – (Al Haqq)
En vérité II est celui qui est digne d’être Adoré, l’Absolu et l’Eternel, rien n’existera en dehors de Sa volonté, car II est la Vérité et la Vérité vient de Lui.
Le Tuteur – (Al Wakil)
Il Protège contre l’adversité, Défend, Garantit, Préserve…
II est la meilleure garantie à qui les hommes confient toutes leurs affaires et II leur suffit.
Le Très Fort – (Al Qawi)
Le Puissant. II jouit d’une Force qui n’a pas de pareille, le Vainqueur et nul Le vaincra. Il donne asile et refuge à qui le Lui demande.
L’inébranlable – Le Robuste (Al Matine)
Le Fort, Vigoureux, Inébranlable, Ferme.
Son pouvoir et Sa force sont Illimités, et rien, dans les cieux ni sur terre ne saurait Le réduire à l’impuissance. D’autre part nul n’a aucune influence sur ce qui se trouve sur la terre ou dans les cieux.
Le Protecteur – (Al Wali)
Il est Le Patron Protecteur, met à l’abri, Soutient, Secourt, Défend…
II dirige avec Attention les affaires de Ses serviteurs, leur accorde Sa Bienveillance et Sa Protection aux croyants qui se confient à Lui.
Le Digne de Louange – Le Louable – (Al Hamid)
II est Loué en toute circonstance, qui Se loue éternellement, et les serviteurs Lui doivent les louanges pour toujours pour ce qu’Il leur accorde.
Celui qui fait le compte exact – Celui qui connaît le compte de tout – (Al Muhsi)
II tient compte de tout, rien ne lui est caché et ne saurait cacher, dans le ciel et sur la terre, II inscrit les œuvres de Ses serviteurs, et même leurs intentions dans le tréfonds de leurs cœurs.
Celui qui donne un commencement – (Al Mubdi)
II a créé l’univers alors que rien n’existait sans imiter aucun modèle.
Celui qui recommence – Celui qui fait tout revenir au néant – (Al Mu’id)
Qui réintègre, qui renvoie à la terre.
Une fois que les choses créées périssent, II les recommence, car leur création, leur anéantissement ainsi que leur reconstitution dépendent de Lui.
Celui qui donne la vie – (Al Muhyi)
Comme II a créé tout alors qu’il n’existait pas, II redonne la vie à toutes les créatures après leur mort le jour de la résurrection, et II revivifie les cœurs et les esprits par les lumières de Son savoir.
Celui qui fait mourir – (Al Mumit)
II fait mourir les créatures en fixant à chacune son terme de vie comme II pourra les ressusciter.
Le Vivant – (Al Hayy)
Celui qui est en vie, doué des principes d’existence et que n’atteint pas la mort. Son existence est Eternelle, ni somnolence ni sommeil ne Le prennent et toute chose périt à l’exception de Sa Noble Face.
Celui qui subsiste par Lui-même – (Al Qayyum)
Subsistant par lui-même sans être sujet au changement. II tient en main Son Royaume, II se suffit à Lui-même, alors que toute créature se confie à Lui, II est l’Absolu.
Celui qui existe – (Al Wajid)
Qui possède la vie, qui est hors du néant.
II obtient tout ce qu’Il désire, réalise tout ce qu’Il veut et II n’a pas besoin de l’univers.
Le Seul – (Al Wahhid)
L’Unique. II est plein de gloire, occupe la place que nul ne pourrait L’atteindre, nul ne Lui est égal dans Sa sublimité et Sa magnificence. Conforte le principe du rejet catégorique et absolu de la trinité, des idoles et autres divinités associées à Dieu ou invoquées en dehors de Lui
L’Unique – (Al Ahad)
Rien ne Lui est pareil dans Sa nature, Ses qualités et Ses actes.
L’Illustre – L’impénétrable – (Al Majiid)
II est le Maître qui s’adresse toute créature pour combler les besoins, qui porte aide dans les afflictions et les gênes, dont chacun a besoin de Lui, alors que Lui se suffit à Lui-même.
Le Capable par Excellence – L’Eternel Seigneur (As Samad)
Il n’a ni commencement ni fin : Il est hors du temps.
II jouit d’un Pouvoir Absolu, rien ne saurait Le réduire à l’impuissance. Suivant une autre interprétation, II est celui qui Décide de Sa prédestination et dirige les affaires de Son Royaume par Son pouvoir et Sa sagesse.
Le Déterminant – (Al Qaddir)
Celui qui détermine le destin et amène à faire ce qu’Il veut. Sa Puissance et Son Pouvoir n’ont aucune limite, II prédomine Ses Créatures, tout l’univers n’est qu’un aspect de Son pouvoir.
Le Tout Puissant – (Al Muqtaddir)
L’Omnipotent dont l’autorité est Absolue.
Celui qui avance – (Al Muqaddim)
Il a existé avant toute chose.
Il crée des choses avant d’autres en raison de leur utilité et de leur effet en avançant ainsi leur existence. Il assure à Ses serviteurs ce dont ils ont besoin pour leur subsistance d’après Sa propre décision.
Celui qui retarde – (Al Muakhir)
Celui qui sera après tout.
Comme Il avance, II retarde ce qu’Il veut par Sa Propre Volonté. D’autre part, II retarde Ses Considération, Rang, Rapprochement, Affection, Guidance et Sciences à qui Il veut parmi Ses serviteurs comme II le juge.
Le Premier – (Al Awwal)
Rien n’existait avant Lui, à savoir qu’Il ne faut pas comprendre par cela qu’il y avait un commencement par rapport a Lui, Lui qui existait avant Ses serviteurs. On rapporte à ce sujet qu’un bédouin a demandé à l’Envoyé d’Allah (Saluts et Bénédictions d’Allah sur lui) : « Où se trouvait Dieu avant la création ? » Il lui répondit : « Dieu était alors que rien n’existait avec Lui. ».Et le bédouin de répliquer : « Où est-Il maintenant ? » l’Envoyé d’Allah (Saluts et Bénédictions d’Allah sur lui) : « II est partout (par sa Science) comme II était. »
Le Dernier – (Al Akhir)
C’est à dire qui restera une fois que toutes les créatures auront péri. Dieu a dit : « Tout doit périr, sauf Son Visage » [Sourate (28) Le Récit – Verset 88]
L’Apparent – (Al Za-ir)
Ne sachant rien de Son apparence, le qualificatif « Le Manifeste » paraît mieux convenir, Son Existence étant Réelle, Evidente, Indiscutable, Incontestable.
II manifeste Sa Présence par Sa Puissance sur toute chose qui existe. Car tout l’univers n’est qu’un aspect de Son existence et Ses qualités.
Le Caché – (Al Batine)
Nul ne peut Le voir ni le concevoir. Qui connaît l’intérieur de tous.
Le Monarque – (Al Wali)
Qui gouverne Seul en Maître Souverain.
C’est Lui qui se charge des affaires de Ses serviteurs, Qui leur assure leurs besoins et comble leur nécessité pour toujours, II est le Seul qui les leur accorde selon Sa Volonté, en exerçant Son Pouvoir et exécutant Sa décision.
Le Sublime – (Al Muta’ali)
Le Plus Elevé en toute chose.
Qui se distingue par Sa Supériorité, Sa Sublimité et Sa Grandeur dans Sa Nature et Ses Qualités.
Le Bienfaiteur – Le Très Bon – (Al Barr)
Plein de Bonté, de Justice.
II est le Charitable qui ne cesse de pourvoir aux besoins de Ses serviteurs largement sans interruption tant aux vertueux qu’aux pervers.
Le Tolérant pour repentants – (At Tawab)
Qui remet la punition d’une faute, d’un péché commis par les repentants.
C’est Lui qui accepte le repentir des hommes une fois revenus à Lui, en leur accordant un délai après les avoir avertis.
Le Vengeur – (Al Muntaqim)
II se venge surtout des désobéissants et des tyrans, car Il a dit dans Son Livre : « Nous nous vengerons des coupables » [Sourate (32) La Prosternation- Verset 22].
L’Indulgent – (Al ‘Afu-)
Enclin au pardon.
II est par excellence Celui qui efface les péchés et les fautes et substitue les mauvaises actions en de bonnes s’Il veut. Et selon les avis des ‘Ulamas : effacer les péchés est plus important que pardonner, car par cet acte Dieu fait montre de Sa large Miséricorde.
Le Bon – Le Bienveillant en grâces (Al Ra ouf)
Enclin à la clémence, à l’indulgence, à la pitié ; Le Compatissant.
Dieu ne cesse de faire miséricorde à Ses serviteurs et II est compatissant envers eux.
Le Souverain des Royaumes – Le Maître du Pouvoir – (Malikul Mulk)
II dispose librement de Son royaume au ciel et sur la terre, exécute Sa volonté comme II veut, car II a dit : « Dis: ‹O Allah, Maître de l’autorité absolue. Tu donnes l’autorité à qui Tu veux, et Tu arraches l’autorité à qui Tu veux; et Tu donnes la puissance à qui Tu veux, et Tu humilies qui Tu veux. Le bien est en Ta main et Tu es Omnipotent. » [Sourate (2) Al Baqarah – Verset 26].
Celui qui est plein de Majesté et de Munificence – (Dul Jalal wal Ikram)
Celui qui est rempli de Majesté, d’Honorabilité, de Respectabilité, digne d’adoration.
Etant l’Unique dans Sa Majesté, Sa Perfection et Sa Grandeur, II accorde l’honneur à qui II veut et humilie qui II veut, tout provient de Lui.
L’Equitable – (Al Muqsit)
Il attribue à chacun ce à quoi il a droit naturellement, avec justice. II est le Juge Suprême et Juste dans Ses sentences, II tire vengeance de l’oppresseur pour servir l’opprimé, II vient en aide aux faibles contre les tyrans en repoussant d’eux leurs méfaits et leur iniquité.
Le Rassembleur – (Al Jami’)
Celui qui fait venir et rassembler dans un même lieu.
II assemble tout ce qui est de nature pareille tels que les hommes sur la terre et au jour de la résurrection, et tout ce qui est de nature différente : tels que les cieux, les astres, les mers, les plantes, les métaux et autres, aussi tout ce qui est de nature contradictoire tels que : La chaleur et le froid, l’humidité et la sécheresse chez les animaux, enfin entre l’opprimé et l’injuste, l’âme et le corps.
Le Riche – (Al Ghani)
Qui possède de grands biens en abondance, matériels et spirituels, une grande fortune… Allah Se suffit à Lui-même. Il suffit aux humains, Se passe d’eux.
Tout ce qui existe dans les cieux et sur la terre ont beoin de Lui alors que Lui n’a besoin de quiconque car II se suffit à Lui-même.
Qui Enrichit – La Satisfaisant – (Al Mughni)
II dispense largement sans mesurer ses dons à qui Il veut parmi Ses créatures, car Il a dit : « Nous accordons abondamment à tous; ceux-ci comme ceux- là, des dons de ton Seigneur. Et les dons de ton Seigneur ne sont refusés [à personne]. » [Sourate (17) Le Voyage Nocturne – Verset 20]
Le Défenseur Invisible – (Al Mani’)
Qui apporte Son Soutien, Sa Protection, Préserve, sauve…
Comme II dispense largement, ainsi II refuse afin d’éprouver les hommes. Il empêche aussi les causes de la ruine et la mort soit dans les corps, soit dans la foi en créant, les moyens pour sauvegarder ce qu’Il a créé
Le Pernicieux – (Ad Darr)
Celui qui peut nuire ou occasionner du mal aux méchants.
Selon Sa volonté il peut nuire comme II peut être utile; il crée la maladie, la pauvreté, II égare, II dirige, tout ceci pour éprouver Ses serviteurs afin de connaître ceux qui se désespèrent et ceux qui endurent avec foi pour les récompenser.
L’Utile – (An Nafi’)
Allah est Bon, fait du bien. Fait profiter des avantages.
C’est Lui qui accorde la santé, le bien, les bienfaits, le bonheur, la haute considération, la guidance, la piété et la richesse.
La Lumière – (An Nur)
II est l’Apparent dans Son existence que nul ne peut nier. II fait sortir les uns des ténèbres à la lumière de l’existence, Sa lumière s’étend sur toutes les choses et les créatures. Cette lumière est matérielle et immatérielle. II éclaire les ténèbres, les cieux et la terre par le soleil, la lune et les astres. II met de la lumière dans les cœurs de Ses saints serviteurs, et revivifie les âmes de ceux qui apprécient Sa Lumière et Sa Guidée.
Celui qui dirige – (Al -Adi)
Qui conduit, qui montre le chemin aux croyants et aux autres malgré les difficultés.
II guide l’élite de Ses serviteurs vers la sagesse et le savoir, les hommes en général vers ce qui leur assure leur intérêt et leur réforme, et les animaux vers leur nourriture en leur accordant l’intuition contre ce qui pourrait leur nuire pour le repousser en utilisant leurs sens et leur instinct. Comme II guide le nourrisson vers le sein de sa mère, le poussin pour picorer, l’abeille pour la construction de la ruche etc.
L’inventeur – (Al Badi’)
Qui crée quelque chose d’original, Le Novateur.
II invente les figures de Ses créatures sans qu’Il ait un modèle.
L’Eternel – Le Permanent – (Al Baqi)
Qui dure sans changer, reste dans le même état, pendant un certain temps avec une idée de plus haut degré.
Toutes les créatures périssent, mais Lui l’Eternel ne périt pas comme Il nous l’a montré dans ce verset : « Tout ce qui est sur elle [la terre] doit disparaître, [Seule] subsistera La Face [Wajh] de ton Seigneur, plein de majesté et de noblesse. » [Sourate (55) Le Miséricordieux – Versets 26 27].
L’Héritier Suprême – (Al Warith)
Après la disparition de tout, comme Il ne reste que le Seigneur, II héritera tout ce qui se trouve dans les cieux et sur la terre.
Le Droit – (Ar Rashid)
II guide les créatures vers leurs intérêts et leur fin heureuse, en les dirigeant grâce à Sa Sagesse et Son Savoir, dans le bas monde et dans la vie future.
Le Patient – (As Sabur)
Allah supporte tout avec résignation, persévérance et constance.
II inspire la patience à toutes Ses créatures et les font endurer. Et Lui, de Sa part, II endure les méfaits et la méconnaissance des hommes sans pour autant que cela ne Le provoque et Le porte à hâter leur châtiment à tout désobéissant.
Tel est Allah à Lui la Puissance et la Gloire, les Plus Beaux Noms Lui appartiennent qui montrent Ses qualités, ce Grand Excellent Créateur qui : « S’il a décrété une chose, Il lui dit : « Sois » et elle est, » et Celui qui « Crée et forme harmonieusement les hommes, qui fixe leurs destins et qui les dirigent. Celui qui fait pousser les pâturages et qui les transforme ensuite en fourrage. » S’il est ainsi pour cette fin, quels sont donc Ses droits sur les hommes ….
Tout est pour périr et ne perdure que la Face de ton seigneur Détenteur de Magesté et de Munificence…
Koullou mane’alayha fane wa yabqa Wadjhou Rabbik Zoul Djalali Wal Ikram ….
LA MORT DU PROPHÈTE
Prenez tout votre temps pour lire car l’histoire est un peu longue. Vous comprendrez un peu plus l’immensité de la valeur de votre Prophète et à quel point il vous aime.
Le Prophète (alayhi salat wa salam) avait 63 ans, il était bien fatigué et avait beaucoup donné! Il avait traversé tellement d’épreuves:il avait été orphelin, il avait perdu son père, sa mère, son grand-père, son oncle,6 de ses enfants étaient morts (3 filles et 3 garçons).Deux de ses filles lui avaient été renvoyées divorcées des fils de Abou Jahl, avec lesquels elles avaient été mariées avant la révélation. Il avait été frappé, insulté de tous les noms, rejeté par 26 tribus auxquelles il avait proposé de l’accueillir, la femme qui avait partagé 25 ans de sa vie et avait été pour lui un soutien considérable était morte, son honneur était entaché pendant un mois avec l’histoire (fausse) de la trahison de Aïcha, il avait mené près de 29 batailles en 8 ans, à 55 ans passés, dans des conditions d’extrême dureté à cause de l’environnement hostile, la chaleur et les longs trajets dans le désert d’Arabie! Il avait été blessé à la tête d’un coup d’épée qui avait cassé son casque faisant pénétrer son bout métallique dans sa joue… ( tout cela pour que tu deviennes musulman (e)…
Tout cela fut qu’à 63 ans,il n’était plus capable d’accomplir les prières surerogatoires debout et les accomplissait donc assis.
Lorsqu’on lui demanda:《Tu pries assis? Qu’as tu ya Rassoul’Allah? 》il répondit:《je me suis fatigué à force de me soucier des gens.》
Omar lui dit:《Tu as des cheveux blancs ô messager d’Allah!》
Il lui répondit:《Houd m’a fait vieillir !》(il s’agit d’un bout de verset qui dit: »demeure sur le droit chemin comme il t’est commandé… » )
Cette année-là, il sortit pour le pèlerinage d’adieu et répéta:《Ô gens! Prenez de moi( en me regardant pour m’imiter) vos actes de dévotion, peut-être que vous ne me trouverez pas à cet endroit après cette année!》Puis il a été révélé le verset:《j’ai parachevé pour vous votre religion, et accompli sur mon bienfait. Et j’agrée l’islam comme religion pour vous》
Les gens furent heureux en apprenant ce verset sauf Abou Bakr qui pleura! Lorsqu’on lui demanda ce qui le faisait pleurer il répondit:《C’est (ce verset) l’annonce de la mort (faire part de décès) du Prophète(alayhi salat wa salam).
En effet, Abou Bakr avait du discernement, puisque si la religion était parachevée, la mission du Prophète(alayhi salat wa salam) était arrivée à son terme et donc son existence sur terre aussi ! Puis le Prophète(alayhi salat wa salam) tomba gravement malade pendant 13 jours. 9 jours avant sa mort, le dernier verset est révélé:《Et craignez le jour où vous serez ramenés vers Allah. Alors chaque âme sera pleinement rétribuée de ce qu’elle aura acquis. Et ils ne seront point lésés.》
8 jours avant sa mort, il dit:《Mes frères d’Ohod(les martyrs) me manquent! Je veux leur rendre visite.》 Il alla les voir et leur dit:《As salamou alaykoum martyrs d’Ohod! Vous êtes les précurseurs et je suis inshaAllah le suivant. 》
Sur le chemin du retour, il se mit à pleurer, et ses compagnons lui demandèrent:《qu’est qui te fait pleurer ya Rassoul’Allah?》Il répondit:《Mes frères me manquent! 》On lui dit alors:《Ne sommes nous pas tes frères?》Il dit:《Non! Vous êtes mes compagnons! Mes frères sont des gens qui viendront après moi, croiront en moi alors qu’ils ne m’ont pas vu!》
Il a tellement pleuré que tu lui manques! T’arrive t-il de le pleurer ?
Puis son état de santé s’aggrava.
Il rassembla alors ses épouses chez Maymouna, et leur dit:《M’autorisez-vous à me faire soigner chez Aïcha ?》
[As-tu vu les bonnes manières et le bon comportement envers ses épouses ? Il souhaitait passer les jours de sa convalescence chez Aïcha ce qui veut dire qu’il ne pourrait pas voir ses autres épouses aux jours habituels puisque chaque épouse avait son jour. ] Elles l’autorisèrent à aller chez Aïcha. Il voulut se lever mais n’y parvint pas! Vinrent alors Ali et Al Fadl pour le soutenir et l’aider à se déplacer jusque chez Aïcha. Les gens virent dans quel état était le Prophète(alayhi salat wa salam)
Inquièts, ils se rassemblèrent dans sa mosquée sans boire ni manger et attendirent des nouvelles.
Le Prophète(alayhi salat wa salam), chez Aïcha essuya la sueur de sur son front et dit:《La ilaha illallah! Certes la mort a ses moments d’agonie.》
Puis il demanda:《qu’est ce que ce bruit?》(le bruit venait de la mosquée car sa maison n’était séparée de la mosquée que par une porte avec un rideau)
On lui dit alors:《Les gens se sont rassemblés, ils ont peur pour toi.》Il dit:《Emmenez moi à eux!》Une fois à la mosquée, il dit:《Ô gens! On dirait que vous avez peur pour moi?》Ils répondirent:《Oui! Ô messager d’Allah! 》Il répliqua:《Ô gens! Mon rendez-vous avec vous n’est pas ici-bas! Mon rendez-vous avec vous est aux abords du bassin (le jour du jugement dernier)! Par Allah! Je ne crains pas la pauvreté pour vous! Mais (bien au contraire) je crains pour vous (les mondanités de) la vie d’ici-bas! (Je crains que) vous vous la disputiez comme ceux qui vous ont précédés, et qu’elle vous fasse périr comme elle les a fait périr! Ô gens! Je vous recommande de prendre soin de vos femmes! Ô gens je vous en conjure pour la prière (Ne l’abandonnez pas!) Ô gens si j’ai fouetté (injustement) le dos de quelqu’un (d’entre vous) voici mon dos, qu’il viennent me rendre la pareille!
Si j’ai souillé l’honneur (ou la réputation) de quelqu’un, voici mon honneur qu’il me rende la pareille!
Si j’ai pris de l’argent à quelqu’un, voici mon argent qu’il me reprenne et qu’il ne craigne pas la rancune, elle n’est pas dans ma nature ! Jusqu’à ce que je retrouve Allah avec une âme saine et pure. 》Puis il dit:《Ô gens! Allah a proposé à un serviteur de choisir entre la vie d’ici-bas et la rencontre d’Allah et il a choisit la rencontre d’Allah! 》
Seul Abou Bakr comprit que le serviteur dont il parlait était lui-même, alors il se leva, coupa la parole au Prophète(alayhi salat wa salam) et lui dit:《Je sacrifie tout mon avoir pour toi! Je sacrifie mon père pour toi! Je sacrifie ma mère pour toi! Je sacrifie mon enfant pour toi!》 Les gens ont regardé Abou Bakr avec désapprobation et réprimande(car il avait interrompu le Prophète(alayhi salat wa salam) ce qui était un vrai sacrilège!
D’ailleurs les compagnons dans les récits, utilisaient tous la même formule pour décrire à quel point ils étaient attentifs lorsque le Prophète(alayhi salat wa salam) commençait un prêche:《Nous l’écoutions (et nous ne bougions pas) comme si nous avions chacun un oiseau sur la tête (et que nous craignions qu’il ne s’envole effrayé si nous bougions)》
Le Prophète(alayhi salat wa salam) leur dit:《Ô gens laissez Abou Bakr (ne le réprimandé pas!) Par Allah aucun d’entre vous ne nous a rendu service sans qu’on l’ait récompensé sauf Abou Bakr! Je n’ai pas pu le récompenser, alors j’ai laisser sa recompense à Dieu!》
Puis il leva les mains et fit des invocations:《Qu’Allah vous mette à l’abri! Qu’Allah vous assiste! Qu’Allah vous honore! Qu’Allah vous préserve! Qu’Allah vous consolide! Ô gens! Passez mon salam à quiconque me suivra de ma oumma jusqu’au jour du jugement dernier! 》
Nous sommes en 1437 après et le salam est arrivé! Wa alaykoum salam ya Rassoul ‘Allah
Puis, le Prophète(alayhi salat wa salam) retourna chez lui, sa douleur s’intensifia. Il s’allongea tellement il etait épuisé. Il vit dans la bouche de son beau-frère, Abdel-Rahman ben Abou Bakr, un ‘Siwak’ mais il fut incapable de le lui demander. Aïcha avec, sa bienveillance, vit sur quoi le regard du Prophète(alayhi salat wa salam) était tombé alors elle retira le siwak de la bouche de son frère et le mis dans la bouche du Prophète(alayhi salat wa salam) (par l’autre bout), mais il fut incapable de se frotter les dents avec car celui-ci était très dur et le Prophète(alayhi salat wa salam) agonisait.
Donc Aïcha repris le siwak et le mis dans sa bouche à elle, pour le mouiller et le rendre moins dur, puis elle le
remis dans la bouche du Prophète(alayhi salat wa salam).
[Elle s’en souviendra et dira que ce fut un honneur pour elle que ce soit sa salive qui entre en dernier dans la bouche du Prophète(alayhi salat wa salam) juste avant sa mort] Quelle attention!
Le Prophète(alayhi salat wa salam) demanda qu’on le laisse seul avec Aïcha, qui vint à côté de lui, et il posa sa tête sur la poitrine de sa femme. [Quelle scène magnifique! le Prophète(alayhi salat wa salam) de l’humanité mourut dans les bras de sa femme! Oui! Il ne mourut pas l’épée à la main en martyr, et Dieu sait que cette mort est belle, ni en lisant le Coran, et Dieu sait que cette mort est belle, ni en priant, et Dieu sait que cette mort est belle! Non! Il mourut dans les bras de sa femme! Tout un symbole! Un honneur pour la femme musulmane et un message auquel nous avons été très peu attentifs malheureusement.]
Cela montre aussi toute l’affection et l’amour qu’il y avait dans ce couple…Puis, il leva la main et dit:《 plutôt la compagnie du Très-Haut! Plutôt la compagnie du Très-Haut!》
En fait ce qui se passa,c’est que Jibril(alayhi salam) entra et salua le Prophète(alayhi salat wa salam):《Assalamou alaykoum ya Rassoul’Allah 》Et le Prophète(alayhi salat wa salam) répondit:《wa alaykoum salam ya Jibril》(Aïcha entendit le Prophète(alayhi salat wa salam) et comprit que Jibril (alayhi salam) était présent)
Puis Jibril (alayhi salam ) dit au Prophète(alayhi salat wa salam):《L’ange de la mort est à la porte. Il demande l’autorisation d’entrer et il ne le demandera à personne après toi.》
Le Prophète(alayhi salat wa salam) lui dit:《Autorise le à entrer ya Jibril!》
(Aïcha entendit cela et comprit que l’ange de la mort était présent.)
L’ange de la mort entra et dit:《Assalamou alaykoum ya Rassoul’Allah! Allah m’a envoyé te proposer de choisir entre la vie d’ici-bas et la rencontre avec Allah. 》
Malgré l’agonie le Prophète(alayhi salat wa salam) leva la main et dit:《Plutôt la compagnie du Très-Haut! Plutôt la compagnie du Très-Haut! 》
L’ange de la mort vint alors à côté de la tête du Prophète(alayhi salat wa salam) et dit:《Ô toi, bon esprit! Esprit de Mohammad ben Abdallah! Sort vers l’agrément et les bonnes grâces d’un Dieu satisfait non fâché(contre toi)!》
La main du Prophète(alayhi salat wa salam) tomba et sa tête devint lourde dans les bras de Aïcha.
Elle raconta:《Je sus qu’il était mort mais je ne savais pas quoi faire! Alors j’écartai le rideau qui séparait ma maison de la mosquée[Seul le Prophète(alayhi salat wa salam) empreintait cette issue qui donnait sur la mosquée. A chaque fois que le rideau était écarté les gens voyaient apparaître le Prophète(alayhi salat wa salam) mais pas cette fois-ci ] J’entrai chez les hommes réunis à la mosquée et je criai:《le Prophète est mort! Le Prophète est mort ! 》Toute la mosquée éclata en sanglots et aucun d’entre eux ne trouva la force de se lever de sa place!》
Voilà! Le Prophète(alayhi salat wa salam) est mort ! Le Prophète(alayhi salat wa salam) est mort ! Il a été mis en terre et couvert de terre…
Fatima, sa fille, a dit à Anas:《Ô Anas! Comment avez vous fait pour couvrir de terre le visage du Messager?》
Le Prophète a plus de droits sur les croyants qu’ils n’en ont sur eux-mêmes et ses épouses sont leurs mères…
Donc, si ses épouses sont leurs mères, lui est un père pour eux! Il l’a lui-même dit: il est mort! …
Louange à Allah Bienfaiteur,
Miséricordieux. Paix et bénédiction sur son Prophète Mohammad ibn Abdallah, ultime envoyé d’Allah. Guide des législateurs.
L’envoyé d’Allah Mohammad (alayhi salat wa salam) a dit:《Qu’ Allah embellisse le visage de qui, ayant entendu ma parole, la conserve dans son coeur puis la transmet à d’autres telle qu’il l’a entendu.》
Mouhammad grandeur et bonté. Humble serviteur d’Allah l’Exalté à Toi Seul, on peut se référer à Mouhammad le bien aimé. Exemple sur toi nous prendrons. Délivre nos coeurs par le pardon. Ton champ d’action est l’islam.
Tolérance, amour sont 2 graines semées au fil du temps. Certaines fleurs ont fanées d’autres se sont épanouies. La bulbe restera la même peu importe l’endroit de l’implant. Elle gardera cette empreinte que nul ne pourra effacer. Celle du savoir et de la vérité.
Venons et partons à la découverte de la vie de ce merveilleux personnage nommé Mouhammad (alayhi salat wa salam) car rien de telle n’a jamais foulé le sol de ce monde. L’exemple de ses enseignements peut révolutionner la vie et notre monde et ce pour le meilleur
Que la paix et la bénédiction soient sur lui…..
Salam.
Merci.
على أشْرَفِ العالَمينَ سَيِّدِنا مُحَمَّدٍ الصَلَوات.على أفْضَلِ العالَمينَ سَيِّدِنا مُحَمَّدٍ الصَلَوات.على أكْمَلِ العالَمينَ سَيِّدِنا مُحَمَّدٍ الصَلَوات
. صَلَواتُ اللهِ تعالى ومَلائِكَتِهِ وأنبيائه ورَسُلِهِ وجَميعِ خَلْقِهِ على مُحَمِّدٍ وعلى آلِ مُحَمَّدٍ، عليه وعليهمُ السَّلامُ ورَحْمَةُ اللهِ تَعالى وبَرَكاتُهُ
ورَضِىَ اللهُ تَبَارَكَ وتَعالى عَنْ سادَاتِنا أصْحابِ رَسُولِ اللهِ أجْمَعين وعَنِ التَّابِعينَ بِهِم بِإحْسان وعَنِ الأئِمَّة المُجْتَهِدين الماضين وعَنِ العُلَماءِ المُتَّقين وعَنِ الأوْلياءِ الصالِحين وعَن مَشايخِنا في الطَريقةِ النَقْشْبَنْدِيّة العَليّة، قدَّسَ اللهُ تَعالى أرْواحَهُمُ الزَكِيّة ونَوَّر اللهُ تَعالى أضْرِحَتَهُم المُبارَكة وأعادَ اللهُ تَعالى علينا من بَركاَتِهِم وفُيُوضاتِهِم دائِمًا والحَمدُ للهِ رّبِّ العالَمين – الفاتِحة
Assalamou aleykoum Lilia Rose, Merci infiniment,Qu’Allah( swt)t accorde tout ce que tu veux.j’ai écouté d’innombrables fois des récits sur notre prophète( sas),mais peu d’entre eux m’ont ému que celui que vous avez publié sur la mort du Prophète(sas).ce récit ma ému jusqu’au plus profond de mon coeur et je vous en remercie.
Salam
Je rectifie (j’étais entrain de réciter la sourate 112 au moment ou j’écrivais)
La sourate 114 Al Nass (Les Hommes) : C’est la dernière sourate.
MERCI
Salam
La première sourate Al Fatiha (l’ouverture) : fait de 7 versets. Appelée « ouverture » ou « ouvrante ». Elle est utilisée pour faire la prière.
La sourate 2 Al Baqara (la vache) : C’est la sourate la plus longue et peut-être une des plus importante.
La sourate 9 Al Tawba (Le répentir) : C’est la seule des 114 sourates du Coran à ne pas commencer par Bismillah Arrahman Arrahim : « Au Nom d’Allah Clément et Miséricordieux ».
La sourate Al-Alaq 96 (l’adhérence) : Elle est chronologiquement la première sourate révélée à Mahomet (psl). Elle commence par le mot « Iqra » » Lis « .
La sourate 114 Al Nass (Le Monothéisme) : C’est la dernière sourate.
LONGUE VIE DE SANTE DANS LA PAIX
Al Islam, Al Iman wa Al Ihsan
L’obligation de croire en les Livres que Dieu Le Très-Haut a fait descendre sur Ses Envoyés, le
Très-Haut a dit : « Oui, Nous avons envoyé Nos Envoyés avec les preuves, et fait descendre
avec eux le Livre et la balance »Nous croyons en effet en tout livre que Dieu a fait descendre sur Ses Envoyés, mais nous y croyons de façon globale. Quant aux détails, notons que les livres saints précédents avaient subis des falsifications, des changements et des modifications, nous ne pouvons désormais pas faire la distinction entre ce qui est vrai et ce qui est faux. Pour ce qui est de la pratique, nous mettons en pratique ce qui est descendu sur Mouhammad uniquement, les lois divines précédentes ont été abrogées par notre religion ( l’Islam). L’obligation de croire en les Messagers. Nous croyons que tout Messager envoyé par Dieu est vrai, apportant la vérité, véridique dans ce qu’il a informé, véridique dans ce qu’il a recommandé. Nous croyons globalement à ceux que nous ne connaissons de façon précise, et de manière détaillée à ceux que nous connaissons de façon précise. Le Très-Haut a dit : « Oui, Nous avons envoyé des Envoyés avant toi. Il en est de qui Nous te narrâmes l’histoire, d’autres de qui
Nous ne l’avons pas fait » Donc ceux de qui Dieu a narré l’histoire et dont les
renseignements nous sont parvenus, nous croyons en eux de façon détaillée, quant à ceux que nous ne connaissons pas, nous croyons en eux de façon globale. Le premier d’entre les Messagers est Nuh( Noé ) et le dernier est Mouhammad, comptant parmi les cinq hommes de rigueur que Dieu a réunis dans deux versets du Qur’an : dans la sourate « les coalisés », I
l a dit : « Lorsque Nous reçûmes des Prophètes leur engagement : de toi ( Mouhammad ), de Noé, d’Abraham, de Moïse, de Jésus fils de Marie… », et Il a dit dans la sourate « La
concertation » : « Pour vous Il a édicté en fait de religion ce qu’à Noé Il recommanda, et notre révélation à toi ( Mouhammad ), et à ce que Nous avons recommandé à Abraham, à Moïse, à Jésus : « Accomplir la religion ; n’en point faire matière à division »
La croyance au Jour Dernier : C’est le jour de la résurrection, il est appelé jour dernier parce qu’il est la fin des étapes pour l’homme, ce dernier passe en fait par quatre étapes :
La première demeure : Le ventre de sa mère.
La deuxième demeure : Ce bas-monde où nous vivons.
La troisième demeure : Le firmament ( le monde de la tombe –el Barzakh).
La quatrième demeure : Celle du Jour dernier, il n’y a pas de demeure après
celle-ci, c’est soit le Paradis soit l’Enfer. Il entre dans la croyance au Jour dernier,
tel que le souligne le Chaykh al Islam Ibn Taymiyya : « Tout ce dont le Prophète – ( pbsl)-
a informé comme événements après la mort, incluant ce qui se passe dans la tombe, notamment les questions posées sur son seigneur, sa religion et son prophète, et ce qu‟il vivra dans sa tombe comme félicité ou châtiment »Qur’an ( 40/78) Qur’an (33/7). Qur’an (42/13) mille ans, en effet, ce qui a été décidé qu’il arrivera à l’homme ne saurait manquer, et ce qui n’a pas été décidé à son propos ne saurait l’atteindre. Voilà donc ces six piliers de la foi que l’Envoyé de Dieu-( pbsl) a montrés. S’il manque un seul pilier, la foi est vaine. -Dans le Hadîth il y a l’explication du bel-agir ( ihsân], il consiste à ce que le serviteur adore son Seigneur, d’une adoration poussée par l’espoir et l’aspiration comme s’il Le voyait, ainsi il aime arriver à Lui, ce degré du bel-agir est le plus parfait. S’il n’arrive pas à atteindre ce degré, il passe au
deuxième degré qui consiste à adorer Dieu d’une adoration poussée par la crainte et la volonté de fuir Son Châtiment, c’est pour cela que le Prophète -(pbsl)- a dit :« Si tu ne Le vois pas, Lui te voit » c’est-à-dire : « Si tu ne l’adores pas comme si tu Le voyais, Lui, en tout cas, te voit »
La connaissance de l’Heure ( de la résurrection ) est voilée, nul ne la connaît sauf Dieu – aza wa jal-. Celui qui prétend connaître l’Heure est un menteur, même le meilleur des messager d’entre les Anges ( Gabriel ) et le meilleur messager d’entre les hommes ( Mouhammad ) n’ont pas connaissance de l’Heure.
L’Heure présente des signes avant-coureurs ( ‘alâmât ), le Trè-Haut a en effet dit : « Attendent-
ils seulement l’Heure, qu’elle survienne ? Les signes avant-coureurs en sont déjà venus »
. Les savants ont subdivisé les signes avant-coureurs de l’Heure en trois parties :
Une partie qui est déjà révolue. Une partie qui se renouvelle à chaque fois.
Une partie ne surviendra que peu de temps avant l’Heure de la résurrection, et c’est celle-
ci qui comporte les signes majeurs tels que la descente de Jésus fils de marie -(as)-
, l’apparition du Massîh ad-dajjal et de Gog et Magog, le lever du soleil de son coucher. Le Prophete (pbsl)- a cité comme signe avant coureur l’esclave qui donnera naissance à une femme riche qui possédera des femmes de la même condition que sa mère, allusion à la grande vitesse par laquelle s’effectue l’abondance de l’argent et de son expansion au milieu des
gens. Ce qui appuie cette explication, le passage du Hadîth qui vient juste après : « …Et quand tu verras les vas-nu-pieds, les déguenillés et les gueux, gardiens de bêtes, rivaliser dans l’élévation des constructions »
La méthode efficace par laquelle le Prophète -(pbsl)-a enseigné les compagnons en leur apprenant la science par l’intermédiaire de l’inconnu ( Gabriel ) et par la méthode des questions-
réponses. Cette méthode est très efficace pour la compréhension et la mémorisation.
Ce qui pose des questions sur le savoir religieux est considéré comme un enseignant. Ce point a été déjà souligné, mais ce que nous voulons préciser est qu’il convient à ce que l’homme pose des questions au savant sur ce dont les gens ont besoin même s’il connaît les réponses, pour obtenir la récompense de l’enseignement…….
Wa Lahou A’Lam….
.
Mouharram et ses bienfaits
Le mois de Moharram est le premier mois du calendrier musulman qui correspond au calendrier lunaire. Mouharram veut dire en arabe sacré ou interdit, il est de ce fait l’un des quatre mois sacrés du calendrier musulman avec Rajab, Dhou al-hijja et Dhou al qi’da. Le caractère interdit concerne le combat religieux qui a été interdit durant ce mois.
Le mois de Moharram étant sacré, le prophète a préconisé son jeûne, pas en entier bien sûr vu que le seul mois à jeûner en entier est celui de Ramadan, mais plusieurs jours dont le 10 Mouharram qui correspond à Achoura (Achoura 10 MouHarram 1437 environ Samedi 24 octobre 2015). Il est par ailleurs souhaitable de jeûner aussi le 9 du mois toujours dans le cadre de Achoura, à ce sujet il y a plusieurs divergences des Oulemas quant au jeûne d’un jour avant ou après le jour d’Achoura.
POUVEZ VOUS NOUS ECLAIRER?
LONGUE VIE DE SANTE
Bienfaits de la compagnie en Allah – Imâm Charânî
Les deux Maîtres rapportent dans leur deux recueils sahîh : « Sept personnes seront ombragées par l’ombre d’Allah, le jour où il n’y aura d’ombre que la Sienne : un chef équitable, un jeune homme qui aura grandi dans l’adoration d’Allah ; un homme dont le cœur était accroché aux lieux de prière ; deux hommes qui se seront aimés en Allah : ils se sont réunis en Lui et se sont séparés en Lui ; un homme qu’une femme de haut rang et de grande beauté aura appelé à elle et à qui il aura dit : « Je crains Allah » ; un homme qui aura donné une aumône si discrètement que sa main gauche n’aura pas su ce qu’aura donné sa main droite ; un homme qui évoquait Allah à l’écart des gens et dont les yeux débordèrent de larmes
Muslim rapporte : « Par Celui dans la Main duquel se trouve mon âme, vous n’entrerez pas au Paradis avant de croire et vous ne croirez pas avant de vous aimer mutuellement. Vous indiquerai-je une chose qui fera que vous vous aimerez mutuellement quand vous la pratiquerez Répandez la salutation (es-salâm) entre vous !
Il rapporte également dans Cha’bu-l-îmân : Le summum de l’intelligence (ra’su-l-‘aql) , après la foi en Allah, est l’affection (tawaddud) envers les gens. Les gens de l’affection dans le bas-monde ont un degré au Paradis. Or, celui qui a un degré au Paradis est au Paradis. »
Il rapporte aussi : « Le summum de l’intelligence, après la foi, est l’amour mutuel (tahabbub) envers les gens et faire le bien au pieux comme au débauché. »
Daraqtnî rapporte : « Le croyant est fréquenté et fréquente. Nul bien en celui qui n’est pas fréquenté et qui ne fréquente pas. La meilleure personne est celui qui est le plus utile aux gens. »
Abû Dawûd rapporte : « Qui aime pour Allah et déteste pour Allah, qui donne pour Allah et retient pour Allah a parachevé (istakmala) sa foi.
Il rapporte également : « La foi la meilleure consiste à aimer pour Allah et à détester pour Allah, à se mettre en colère pour Allah, à utiliser ta langue dans le rappel d’Allah, à aimer pour les gens ce que tu aimes pour toi-même et à détester pour eux ce que tu détestes pour toi-même ; et que tu dises du bien ou que tu te taises.
L’Imâm Ahmed rapporte qu’Allah dira au Jour de la Résurrection : « Où sont ceux qui s’aiment mutuellement en Ma Grandeur ? Aujourd’hui je les place dans Mon ombre. »
Il rapporte aussi : « Le croyant est celui qui se mélange aux gens et supporte leurs nuisances. Le meilleur des croyants est celui qui ne se mélange pas aux gens et ne supporte pas leurs nuisances.
Il rapporte également : « L’oeuvre la plus aimée d’Allah est l’amour (hubb) en Allah et la haine (bughd) en Allah.
Tabarânî rapporte : « Le summum de l’intelligence, après la foi en Allah, est d’aimer les gens. »
Il rapporte également: « Ceux qui s’aiment en Allah seront dans l’ombre du Trône. »
Il rapporte aussi : « Trois personnes seront dans l’ombre du Trône au Jour de la Résurrection le jour où y n’y aura d’autre ombre que la Sienne : un homme qui, lorsqu’il s’oriente sait qu’Allah est avec lui, un homme qu’une femme a attiré à elle et qu’il a délaissée par crainte d’Allah et un homme qui aimait pour la Grandeur d’Allah.
Il rapporte également : « Ceux qui s’aiment réciproquement en Allah seront sur un escabeau (kursiy) de hyacinthe autour du Trône (‘Arch). »
Il rapporte également : « J’ai rendu obligatoire Mon Amour à ceux qui se sont aimés en Moi (fiyya), à ceux qui se sont assis (dans une réunion) en Moi, à ceux qui ont développé des efforts en Moi et à ceux qui se sont visités en Moi.
Il rapporte aussi : « Si deux serviteurs s’aimaient en Allah, l’un en Orient et l’autre en Occident, Allah les réunira certainement au Jour de la Résurrection. Il dira : Voila celui que tu aimais en Moi.
Il rapporte aussi : « Deux personnes ne s’aiment pas en Allah sans qu’Allah ne pose l’un d’eux sur un escabeau et ne le fasse s’y asseoir jusqu’à ce qu’il termine le compte [des oeuvres]. »
Et aussi : « Qui aime une groupe (qawm) sera rassemblé au sein de leur catégorie (zumrâti-him).
Il rapporte également : « Ceux qui s’aiment en Allah seront dans l’ombre d’Allah le jour où il n’y aura d’ombre que la Sienne dans des oratoires de lumière, alors que les gens seront effrayés et qu’ils ne le seront pas.
Il rapporte aussi : « Allah a des serviteurs qui ne sont ni des prophètes ni des martyrs. Les prophètes et les martyrs s’étonnent de leurs stations et de leur proximité auprès d’Allah. On demanda : Qui sont-ils, ô Envoyé d’Allah ? Il répondit : Des gens de pays différents, qu’aucun rapport familial proche ne lie. Ils s’aiment en Allah et se serrent la main. Allah établira à leur intention des oratoires de lumière le Jour de la Résurrection et les y fera asseoir, [alors que] les gens seront effrayés et qu’ils ne le seront pas. »
Il rapporte également : « Allah rassemblera des gens (aqwâm) au Jour de la Résurrection qui auront sur leurs visages la lumière sur des oratoires de perles. Les gens s’étonneront qu’ils ne soient ni des prophètes ni des martyrs. On demanda : « Qui sont-ils ? Il répondit : Ceux qui s’aiment en Allah, issus de tribus différentes et de pays différents, qui se réunissent sur le dhikr d’Allah (‘alâ dhikri-Llah) pour Le mentionner (yadhkurûna-Hu).
Il rapporte aussi : « Il est au Paradis une chambre (ghurf) dont on voit l’extérieur de l’intérieur et l’intérieur de l’extérieur qu’Allah a réservé a ceux qui s’aiment en Lui, ceux qui se visitent en Lui, ceux qui font des efforts en Lui.
Tirmidhî rapporte, que le Prophète a dit (hadîth hassan sahîh) : « Allah élevé soit il a dit : « Ceux qui s’aiment réciproquement en Ma Grandeur ont des oratoires de lumière dont s’étonnent les prophètes et les martyrs.
Il rapporte également : « L’homme sera avec celui qu’il aime ; à lui ce qu’il aura gagné ».
Et aussi : « Multipliez les frères, car chaque croyant dispose d’une intercession au Jour de la Résurrection. »
…….
..5.9..20.
..7.12.24..29
..22..26.28..
…….
slim alek
tèmèni walada niyé….
……..
CORAN et NOMBRES MYSTIQUES
Au Nom de Dieu le Clément le Tout-Miséricordieux.
Gloire A Dieu, Seigneur de l’univers.
Qu’Il accorde sa prière et son salut
Sur son Serviteur et prophète Mouhammad
Et sa Famille
Comme Il a béni et prié sur le prophète Ibrahim
Et sa descendance.. Amin
……
je vous le dis en vérité
« Wa maa khalaqtou jinn wal in’san illa liya boudoûn »
s51v56
« Je n’ai créé les djinns et les hommes que pour M’adorer »
si nous sommes musulmans Alors cherchons A
défendre l’enseignement du saint coran face aux autres croyances.!
« Je n’ai créé les jinn et les humains que pour M’adorer »
TRAVAILLER SUR LE SENTiER DE DiEU
C’EST AUSSi UNE FORME D’ADORATION.
L’ADORATION N’EST PAS QUE PRIERE ET JEÛN ET PELERINAGE….
bref,….
LUTTER CONTRE le mal de SON PROPRE ÂME
C’EST AUSSi UNE FORME D’ADORATION.
bref…..
FAiRE DU BiEN AUTOUR DE SOi.
C’EST AUSSi UNE FORME D’ADORATION.
bref,
si un homme veut savoir A quel point il tient A ton Seigneur…
qu’il divorce de sa femme….et qu’il compte le temps….
Ah le temps…
pour ceux qui sont initiés dans une science occulte quelconque
(et ceux qui ne sont pas initiés peuvent également TESTER)
il verront avec SURPRISE que l’Araignée tisse sa Toile le 12 du mois lunaire.!
d’après de « nouvelles » recherches d’un garib
il s’avère que le calendrier musulman a POIDS sur plan ésotérique.
*un astrologue peut se passer du calendrier Lunaire (musulman)
mais un non-astrologue peut bien se servir du même calendrier.
Exemple
nous sommes aujourd’hui Mercredi 16/09/2015 alhamdouliLLah
qui correspond au Mercredi 02/12/1436 du calendrier musulman.
donc le 04/12/1436 va correspondre au vendredi 18/09/2015
donc c’est le 4e jour du mois lunaire (civiquement)
quoique astronomiquement cela n’est pas correct…
mais reste « dynamique » pour le domaine occulte…
car
si nous allons en Arabie-Saoudite ou au Gabon
nous trouverons TOUJOURS le même calendrier islamique…
c’est cet aspect de CONSCiENCE UNiVERSELLE
qui donne POIDS au celendrier lunaire (juif ou muslim).
oui cet aspect d’universalité des calendriers Lunaires
ou aspect communautaire si on veut.
en regardant le calendrier musulman
nous remarquons facilement
que les 12 Mois de l’Année
sont repartis entre 29 jours et 30 jours.
*Aucun calendrier Lunbaire n’affiche 28 jours ou 31 jours.
toujours 29 ou 30 jours….
aussi vous remarquerez que les Mois de 30 jours
correspondent le +souvent A des Mois qui sont « sacrés »
regarder et vous verrez clairement…mashaAllah.!
cependant l’Araignée comme on disait +haut
tisse sa toile principalement le 12 du mois LUNAiRE
mais pas tous les 12 du mois
elle la tisse que les 12 des Mois qui comptent 30 jours…
d’accord, c’est bon A savoir…
et si nous ouvrons le saint Coran
nous trouvons que c’est la sourate 29
qui est est intitulée ‘L’ARAIGNÉE »
or ce que beaucoup de musulman ignore malheureusement
c’est que le saint coran traite la science des nombres de façon aléatoire dans les sourates…
par exemple la sourate 24 « LA LUMièRE » traite beaucoup la numérologie…
toutes les sourates d’ailleurs traite la science des nombres
mais certaines sourates sont +faciles A observer pour les seuls-initiés.!
car la science du coran est si vaste que seul Dieu et ses prophètes
peuvent en decoder tout le mystère…
bref,
revenons A l’Araignée et le fameux calendrier…
le Mot Araignée n’est cité que 2 Fois dans le coran et dans la même sourate29 au verset-41
v41. »Ceux qui ont pris les protecteurs en dehors d’Allah ressemblent à L’ARAIGNÉE qui s’est donnée maison. Or la maison la plus fragile est celle de L’ARAIGNÉE. Si seulement ils savaient ! »
et si nous enlevons 29 A 41 on trouve 12
et n’oublions pas, on avait dit que L’ARAIGNÉE
tisse sa toile seulement le 12 du mois
…
et n’oublions pas également
+haut on parlait du vendredi 18/09/2015 comme étant le 4e jour du mois lunaire musulman (5e jour du Mois Tishri chez les Yaoudia)
mais restons avec celui des musulmans…
le ciel est donc ouvert aux musulman pour le vendredi 18/09/2015 mashaAllah…
les douaw les invocations, les actes spirituels, les recettes magico-fantastico….
tout passe donc pour les musulman le vendredi 18/09/2015.!
votre garib-kenni compte sur vos douaw A ce jour si Dieu nous donne Longue vie.!
Amin.!
*et personne n’est obligé d’y croire.!
mais ceux qui ont reçu une science « céleste » devrait le savoir. par grâce Divine!
**ceux qui trouveront solution a leur problème ce vendredi tant mieux…
un musulman ne peut que souhaiter bonnes choses aux autres muslim.
**et ceux qui seront éxaucés ce vendredi si Dieu veut, tant mieux…
un muslim ne peut que souhaiter bonnes choses aux autres muslim.
…
les injustes ne réussissent que dans un délai bien-determiné dans ce monde
et aucune réussite pour eux dans l’autre.
…..
Sourate 74 Verset 30 dit
« Ils sont dix-neuf 19 (Anges) à y veiller. »
« Nous n’avons assigné comme gardiens du Feu que les Anges.
Cependant, Nous n’en avons fixé leur nombre que pour éprouver ceux qui ne croient pas au jugement dernier, et aussi afin que ceux qui ont réçu la science et à qui des Livres ont été apportés soient convaincus de la vérité. et augmenter la foi des croyants.
qu’il n’y ait donc point de doute pour les peuples qui ont reçu les Livres ainsi que les croyants;
et quant aux assassins et à ceux qui ont de mal de coeur ainsi que les mécréants qui diront :
“Qu’a donc voulu Allah par cette parabole ? ”
C’est ainsi qu’Allah égare qui Il veut et guide qui Il veut.
Nul ne connaît les armées de ton Seigneur, à part Lui.
Et ce n’est là qu’un rappel pour les humains.
…….
svp ya-t-il un savant ici qui pourra nous expliquer cette s74v30 « afin que ceux qui ont réçu la science et à qui des Livres ont été apportés soient convaincus de la vérité »
garib vous remerci d’Avance…pour soutenir le saint coran.
*que chacun de nous reste donc modeste et humble.!
…sans racunes…
garib vient de donner des explications sur la sourate de l’Araignée.
ceux qui ont reçu la science en le lisant comprendront. mashaAllah.
Alhamdoulillahi Rabbil Alamain.
*quand on est même apprenti-astrologue, on a plus rien A jalouser dans la science des autres…
ceux sont les autres occultistes qui ont besoins de Lune et des Etoiles…
or ce sont bien la Lune et les Etoiles qui ont besoin des astrologues…
tel est la Loi de L’Univers…
encore sans rancunes……
…
wa oulek slim
maitre kabadenkele
vous me demandez de revoir les données sur les Anges….
sans me dire ce que je dois revoir….
en tant maitre, vous avez le devoir de corriger votre élève garib….
sinon comme vous le dites vous-même donc vous serez aussi responsable de votre silence et de votre refus de guider les crpyants…!
wa salam
salam frère kabadenkele
vous avez des arguments svp ?
ne confondons pas erreur de frappe et ignorance.!
chacun peut corriger les erreurs de frappe ou d’orthographes….
merci d’apporter donc vos arguments…. garib est humble au fond…. et acceptera vos enseignements s’ils sont +véridiques et +convaincants…
pourquoi je refuserai la verité.??
donc au plaisir de vous lire maitre kabadenkele
wa salam
voici mn mail kabadenkele@gmail.com
une derniere fois
slim alek
…..
La Malakiiyah suite….
……
Tèmè ni Dimanssi walada niyé…
…..
An gna a daaminè ni Allah Tohgô Barikalé yé
Allah mi yé kow daminè
ni o Allah bè kow laban
Allah mii yé kLéné ya kè wadjibi yé aka djonw ka
…..
Au Nom de Dieu le Clément le Tout-Miséricordieux.
Gloire A Dieu, Seigneur de l’univers.
Qu’Il accorde sa prière et son salut
Sur son Serviteur et prophète Mouhammad
Et sa Famille
Comme Il a béni et prié sur le prophète Ibrahim
Et sa descendance.. Amin
….
Abandon du ciel et perte soit
sur toute personne qu’utilisera un enseignement quelconque de garib pour causer du mal aux innocents. Amin.
Je vous le dis en vérité,
et c’est bien dommages,
de priver l’un A cause de l’autre
….
Apporte-les des nouvelles. Peut être qu’ils se souviendront et verront plus clair. En vérité nous sommes des gens outranciers et prompt aux désordres… et sourdes Aux Rappels…
Mais nous montrerons nos signes jusqu’à ce que chacun puisse comprendre que quelque part se trouve la vérité.
Dans le sermon de la sourate Yasin nous trouvons cette invocation :
« Allahoumma Sali alla Seydina Mouhamadine wa ala alî Mouhamadin wa salim. Allahoumma inna Nas’alouka anne tadj’ala fîmâ taqdî wa touqadirou minal amrîl mahtoumî Wa fil amrîl hakîm. Yâ khayral mas’oulinâ wa awsaal-mou’tina ishfî bihî çoudourana wazbah bihi gayzha qouloûbina wahdina bihî lima oukhtoulifa fihi minal haqqi bi’iznika inna tahdi mane ta’cha’oû ilâ çiratin Moustaqîm. Wançourna bihi ala adouwwika wa adouwwina ilahal Haqqî. Amin.
Allahoumma yâ FATAFAYA’iiLOU yâ ZARZAYA’iiLOU yâ RATFAYA’iiLOU yâ DAMDAMAYA’iiLOU yâ KAFKAYA’iiLOU yâ MALAKAYA’iiLOU yâ MAWLAYA’iiLOU yâ MACHAKAYA’iiLOU yâ TAYBAYA’iiLOU yâ TABTAYA’iiLOU yâ ADjABAYA’iiLOU adjîb yâ RAWQAYA’iiLOU bil haqqi La hawla wala qouwwata illa bi Lahi aliyyil-Azhîm. Soubhanal alImou bi koulî mak’nounine Soubhana moudj’ril fil bihari wal ouyounî Soubhana mane djaala khaza innahou baynâl KAFî wa NOÛNî . Soubhana mane iza arada chay’an anne yaqoula lohou KOUN faya KOUN Soubhana lezi biyadihi malakoutou kouli chay’in wa ileyhi tourdja’ouna. Soubhana Rabbika Rabbil izati amma yasifoûna wa salamoûn alal moursalînâ wal hamdouliLahi Rabbi lala mina. Amin. »
En Latin ce qui peut donner +ou-
« ô Seigneur bénis notre maître Mouhammad et la Famille de Mouhammad. ô Seigneur qui est le meilleur des Sollicités, le grand Donateur, guéris nos poitrines, dissipe la colère dans nos cœurs par Ta Puissance guide-nous dans la vérité face au désaccord. Car tu guides vers le droit chemin qui Tu veux. Et par ton ordre donne nous victoire sur ton ennemi et le nôtre. Dieu de la vérité. Amin. Ô mon Seigneur Ô les Anges serviteurs. ô FATAFAYA’iiLOU ô ZARZAYA’iiLOU ô RATFAYA’iiLOU ô DAMDAMAYA’iiLOU ô KAFKAYA’iiLOU ô MALAKAYA’iiLOU ô MAWLAYA’iiLOU ô MACHAKAYA’iiLOU ô TAYBAYA’iiLOU ô TABTAYA’iiLOU ô ADjABAYA’iiLOU réponds ô RAWQAYA’iiLOU par la valeur du mot IL N’Y A DE FORCE Ni DE PUISSANCE EN DEHORS DE DiEU LE TRèS-HAUT LE TRèS-GRAND. Gloire A Dieu qui sait toutes choses cachées. Gloire A Celui qui fait couler de l’eau dans les Océans et dans les sources. Gloire A Celui qui a placé ses Trésors entre les Lettres kâf et Noûn. Gloire A Celui qui lorsqu’il veut une chose, son ordre suffit A dire « SOiT ! et C’EST. » Gloire A Celui qui détient en Sa Main la royauté sur toute chose. Et c’est vers Lui que nous serons ramenés. Gloire A ton Seigneur, Seigneur de la Puissance. Paix sur les envoyés vertueux et Louanges A Dieu Seigneur des Mondes. Amin. »
Tel est l’un des doauw résumé de ce qu’il faut lire Avant et Après la Lecture de la S36 Yasin.
Ici nous avons cités 12 Anges.
Dans de nombreuses sources nous trouvons l’invocation des Anges et de différentes façons. encor cette manière d,attirer l’attention des nobles anges sur nous est l’une des +meilleures. Personne ne peut parler de kuffr dans 1 telle invocation.
N’oublions pas qu’A cause de nos multiples pêchers quotidiens, le Seigneur peut « facilement » refuser d’écouter nos demandes… tandis que si nous nous adressons aux Anges ces derniers aussi supplieront le Seigneur pour nous et feront de bénédictions en notre faveur…. et le Seigneur finira donc par nous pardonner ou donner le feu vert aux anges de nous assisté…
*et nous savons tous A travers la sourate 97 al-Qadr que Dieu même dans sa gloire favorise nos contacts avec les Anges… en nous les envoyant ici sur terre une fois par Année [Au mois de ramadan pendant peut être plusieurs nuits…] pour nous aider dans nos évolutions spirituelles…
S97v4-5
« Durant celle-ci descendent les Anges ainsi que l’Esprit [le grand Archange] , par permission de leur Seigneur pour TOUT ORDRE [tout besoin]. Elle est paix et salut jusqu’à l’apparition de l’aube.»
…
nos 2 précédents exposés dégage la voie vers la MALAKiYAH et qui « pourra » déboucher sur quelques explications sur les Talsam si Dieu veut.
Après avoir expliqué qu’à travers les anges nous pouvons obtenir de l’aide pour un besoin quelconque, et dont nous venons de donner un autre type d’invocation.
2 mots de bavardages avant d’entamer les calculs les prochaines fois. mashaAllah
**Dans une certaine mesure nous n’avons pas besoin d’encens ou de bougie quelconque pour une invocation comme celle donnée +haut. Les invocations où les anges sont inclus on peut donc les faire même après 2 simples rakats… ou après une des prières quotidiennes. C’est comme un simple zikr parfois.
Cependant si on veut lier contact avec les anges comme une sorte de relation établi comme font certains pratiquants de la jinniya avec les jinns… dans le cas nous devons donc prévoir au moins une bougie et un encens… et faire de tel pratique de préférence la nuit… et le plus souvent les anges se manifestent d’abord pendant le sommeil en [rêve] sous forme d’un être humain ou d’un oiseau… afin de vous guider ou de vous transmettre des reponses en rapport avec vos invocations dans lesquelles vous les avez nommé. Sinon il accorde leurs satisfactions dans la vie concrète sans même qu’ils vous viennent en rêve ou qu’ils se manifestent a vous.
…….
Apporte les récits….
Cela n’est pas sans raison si tous les prophètes dans leurs missions sur terre ont été assistés et soutenus par les Anges. Certains prophètes en ont pris conscience de la présence des anges a leurs côtés qu’A l’Age de la maturité [40Ans] comme le cas de notre cher prophète Mohammad salut et bénédiction d’Allah sur son serviteur Mohammad.
Quant Au prophète Youssoufa salut et bénédiction d’Allah sur lui qui n’a pris connaissance des anges que lorsqu’il se trouva au fond du fameux puits abandonner et trahit par ses frères. Les Anges se sont manifestés physiquement Au prophète Youssoufa dans le puits et c’est « Là » que les anges lui apprises l’INTERPRÉTATION DES ÉVÉNEMENTS et lui donna la Faculté de juger avec bon sens, qui le conduisit au pouvoir par la suite. !. et si le prophète Youssoufa sur lui paix et lumière divine A su résister aux avances de Zouliika c’est A cause des « choses qu’il a vu dans le puits » ce qui a renforcé sa Foi en Dieu en toute évidence. Car quand ses frères le jeta dans le puits les anges étaient bien là avant lui et l’attendait par avance… le fond du puits était déjà transformé en un grand salon luxueux avec de tapis ornés et de mets de toutes sortes et des servantes de toutes races… un vrai-paradis sous-terre pour ce jeune prophète qui grandissait et qui avait besoin de réconfort et de soutien après cette trahison de ses frères. Car a vrai dire les frères de youssoufa ibn yacouba (paix et bénédictions d’Allah sur le prophète Yacouba et sa famille) étaient dotés de grand pouvoirs mystiques en + de leur forces physiques… donc sans cette manifestation rapide des anges dans le puits, Youssoufa aley salam aurait été + que désorienté et confus sur la position divine au regard de l’injustice. Et c’est pour cela que Dieu Avait ordonné A ses Anges serviteurs de se manifester très tôt au prophète Youssoufa aleyhi salam.
quant Au prophète Moïse paix et bénédiction d’Allah sur Lui. Il eu son 1er miracle quand il devrait fuir le palais de pharaon la 1ere fois après qu’il aurait tué un homme de pharaon par coup de poing.
C’est là que commence le cheminement d’initiation du prophète Moïse paix et bénédiction d’Allah sur Lui qui le conduisit jusqu’au Mont Sinaï.
Le coran nous l’explique ainsi
Sourate 28
V14 « Et quand il [Moïse] eut atteint sa maturité [40 Ans] et sa pleine formation [50 Ans], Nous lui donnâmes la faculté de juger et une science. C’est ainsi que Nous récompensons les bienfaisants. »
15. Il entra dans la ville à un moment d’inattention de ses habitants; il y trouva deux hommes qui se battaient, l’un était de ses partisans et l’autre de ses adversaires. L’homme de son parti l’appela au secours contre son ennemi. Moïse lui donna un coup de poing qui l’acheva. – [Moïse] dit : “Cela est l’oeuvre du Diable. C’est vraiment un ennemi, un égareur évident”.
16. Il dit : “Seigneur, je me suis fait du tort à moi-même; pardonne-moi”. Et Il lui pardonna. C’est Lui vraiment le Pardonneur, le Miséricordieux !
17. Il dit : “Seigneur, grâce au bienfaits dont tu m’as comblé, jamais je ne soutiendrai les criminels”.
18. Le lendemain matin, il se trouva en ville, craintif et regardant autour de lui, quand voilà que celui qui lui avait demandé secours la veille, l’appelait à grand cris. Moïse lui dit : “Tu es certes un provocateur déclaré”.
19. Quand il voulut porter un coup à leur ennemi commun, il (l’Israélite) dit : “ô Moïse , veux-tu me tuer comme tu as tué un homme hier ? Tu ne veux être qu’un tyran sur terre; et tu ne veux pas être parmi les bienfaiteurs”.
20. Et c’est alors qu’un homme vint du bout de la ville en courant et dit : “ô Moïse, les notables sont en train de se concerter à ton sujet pour te tuer. Quitte (la ville). C’est le conseil que je te donne”.
21. Il sortit de là, craintif, regardant autour de lui. Il dit :
“Seigneur, sauve-moi de cette population injuste !.”
22. Et lorsqu’il se dirigea vers Madyan [Medine], il dit :
“Je souhaite que mon Seigneur me guide sur la voie droite”.
23. Et quand il fut arrivé au point d’eau de Madyan [Medine],, il y trouva un attroupement de gens abreuvant [leur bêtes] et il trouva aussi deux femmes se tenant à l’écart et retenant [leurs bêtes]. Il dit : “Que voulez-vous ? ” Elles dirent : “Nous n’abreuverons que quand les bergers seront partis; et notre père est fort âgé”.
24. Il abreuva [les bêtes] pour elles puis retourna à l’ombre et dit :
“Seigneur, j’ai grand besoin du bien que tu feras descendre vers moi”.
25. Puis l’une des deux femmes vint à lui, d’une démarche timide, et lui dit : “Mon père t’appelle pour te récompenser pour avoir abreuvé pour nous”. Et quand il fut venu auprès de lui et qu’il lui eut raconté son histoire, il (le vieillard) dit : “N’aie aucune crainte : tu as échappé aux gens injustes”.
36. Puis, quand Moïse vint à eux [retourna vers pharaon] avec Nos prodiges évidents, ils dirent : “Ce n’est là que magie inventée. Jamais nous n’avons entendu parler de cela chez nos premiers ancêtres”.
37. Et Moïse dit : “Mon Seigneur connaît mieux qui est venu de Sa part avec la guidée, et à qui appartiendra la Demeure finale. Vraiment, les peuples injustes ne réussiront pas”.
….
Dans ces versets de la sourate al-Qasas (tout comme la sourate18 al-kahf) on relate suffisamment de choses occultes qui ne sont perçus que ceux qui savent interpreter ésotériquement les text du coran. C’est le sens caché dans une phrase qu’il faut rechercher dans le coran et autres text sacrés…
dans ces versets c,est le côté mystique des choses qui nous intéresse ici que nous allons recherché dans les text…
au verset 21 nous avons cette invocation du prophète Moussa aley salam
“Seigneur, sauve-moi de cette population injuste !.”
Ici
Les mystiques miracles ou moudjiza commencent véritablement pour le prophète Moïse aleyhi salam. Cette courte prière en langage clair lui a permis d’avoir l’assistance des Anges Serviteurs pour s’échapper de pharaon pour la 1ere fois.(car Moïse reviendra A nouveau chez pharaon pour repartir avec les autres Juifs qui sont encore restés). Pour l’instant il n’est qu’au debut de son initiation spirituel et prophétique..
En disant
V21.“Seigneur, sauve-moi de cette population injuste !.”
Moïse aleyhi salam venait de se trouver hors-de-la-ville.
Il venait d’être [télétransporter si on peut dire] en dehors de la ville pour être a l’abris.
Ensuite le saint Coran nous dit la suite de l’histoire :
v22. Et lorsqu’il se dirigea vers Madyan [Medine], il dit :
“Je souhaite que mon Seigneur me guide sur la voie droite”.
Ici
Étant donné qu’il venait de se trouver hors-ville A quelques kilomètres en quelques secondes.
Maintenant c’est vers Madyan [Medine] qu’il se dirigea A présent tout en faisant la nouvelle prière qui est la suivante
“Je souhaite que mon Seigneur me guide sur la voie droite [vers la bonne direction]”.
v23. Et quand il fut arrivé au point d’eau de Madyan [Medine],,»
encore là le prophète Moïse venait d’être Rétélétransporter une 2e fois pour lui ramener cette fois-ci très loin et dans un endroit où il y’a du monde (mais qui ne savent pas comment il est arrivé là) et où il peut trouver refuge et accueil.
** »certains » compagnons du prophète Mouhammad aleyhi salat wa salam réalisaient de télétransportations avec ces versets qu’on vient de citer entre Mecque et Médine.
Pour ce faire Ils prononçaient mot « Madyan » comme « Medine » ou « Makaa ».
Mais Dieu est + Savants mais ce sont là des exploits de nos maîtres spirituels.
*autre remarque pour ceux qui veulent +de details sur l’aspect télétransportation lié a ces versets de la sourate-28…
Dans ces versets le Coran nous guide sur certains détails ésotériques pour la télétransportation
v22. Et lorsqu’il se dirigea vers Madyan [Medine], il dit :
ce qui signifie [ésotériquement] que pour se telé-transporter dans un lieu quelconque il faut faire face A ce endroit qu’on veut atteindre (car on est projeté vers l’avant dans cette action)
Le saint coran nous dit
v24. Il abreuva [les bêtes] pour elles puis retourna à l’ombre et dit :
“Seigneur, j’ai grand besoin du bien que tu feras descendre vers moi”
Ici Moïse aley salam venait de montrer qu’il est content de sa destination d’arrivé et qu’il a besoin de repos et l’acceptation des gens…
puis il fait l’invocation
“Seigneur, j’ai grand besoin du bien que tu feras descendre vers moi”
Mais dans la phrase
« Il abreuva [les bêtes] pour elles puis RETOURNANT A L’OMBRE et dit : »
Les tafsir nous le traduit mal ici
On aurait puis le traduire par
V24. Il abreuva [les bêtes] pour elles puis TOURNA LE DOS VERS L’OMBRE..:
Pourquoi « tourner le dos a l’ombre » au lieu de « retournant a l’ombre » ?
Car c’est cette 1ere interprétation qui nous permettra de saisir le sens ésotérique de ce texte coranique.
et aussi dans les pratiques de télétransportation que Moïse venait de faire 2fois de suite… l’ombre du corps projeté a terre joue un rôle important dans cette action de télé-transportation…
Certains initiés disent que pour parcourir de milliers kilomètres instantanément nous devons être sous le soleil brillant mais notre ombre doit être complètement sous nos pieds ou projeté devant nous… sinon qu’on ne peut être teletransporter si l’ombre est projeté derrière notre dos… et si nous ne marchons pas A pieds sous le soleil pendant l’invocation de demande de lététransportation … ainsi pour éviter toute surprise d’une 3e téletransportation le prophète Moussa TOURNA donc LE DOS A L’OMBRE de son corps pour faire
cette autre invocation…
“Seigneur, j’ai grand besoin du bien que tu feras descendre vers moi”
Et cette fois-ci il ne sera pas télétransporter mais recevra de bonnes nouvels des habitants de ce Lieu
Le saint coran nous dit donc la suite….
V25. « …“Notre père t’appelle pour te récompenser d’avoir abreuvé pour nous [nos bêtes]”. Et quand il fut venu auprès de lui [le père] et qu’il lui eut raconté son histoire, il (le vieillard)** dit : “N’aie aucune crainte : tu as échappé aux gens injustes”.
Ici le « Vieillard » n’est autre que Chouayb paix et bénédiction d’Allah sur le prophète Chouayb.
Il initia Moïse pendant 11Ans et le maria A sa fille.
en arrivant chez Chouayb, Moïse ne savait pas encore TROP qu’il était prophète lui-même mais Chouayb aleyhi salam savait que lui-même était prophète et ignorait également pour Moïse mais il eu de doute sur Moïse et pour tester la prophétie de Moïse le prophète Chouayb lui demanda de lui rapporter le bâton qui était posé quelque part au coin de la maison… puis Moïse aleyhi salam lui apporta le bâton en un tour de bras… or seuls les prophètes peuvent soulever un tel Bâton. Et c’est ainsi que le prophète Chouaïb su que Moïse aussi était prophète et le garda auprès de Lui et Lui enseigna A diverses sciences…
quoique nous savons tous que le prophète Idriss aley salam a été élevé vivant au ciel au rang de Matatoûr Sarfanîm. Et disent-t-ils que c’est le prophète Idriss aleyhi salam qui, depuis le Mont Sinaï, a donné la Loi à Moïse. Puis après la mort de Moïse aley salam et au temps de Ilyass aley salam le prophète Moïse le donna au prophète Ilyassa. Et celui-ci a son tour le donna au prophète Jésus (toujours de façon invisible car le prophète qui transmet A l’autre est déjà mort. Donc il agit dans le monde invisible sur le monde physique comme font les anges ou certains génies !).
Quant au prophète Mohammad aley salat wa salam a d’abord reçu de Dieu la Loi tout comme les autres prophètes et il a aussi reçu les manifestations d’anges et des anciens prophètes avant Lui… tels que Ilyass aleyhi salam que Mouhammad aley salat twa salam rencontra physiquement dans une caverne probablement entre Mecque et Médine. De même Khidr ou seydina Khadra (le porte parole des Prophètes) qui s’est également manifesté physiquement A tous les prophètes pratiquement. Sa rencontre avec Moïse est la seule décrite dans le saint Coran.
Ensuite le prophète Mouhamad paix et bénédiction d’Allah sur Lui a eu le grand privilège que tous les prophètes réunis se manifestèrent physiquement A Lui en une Nuit dans la grande Mosquée de Jérusalem « Masjid Aqsa ».
*cependant on sait aussi que c’est Dieu qui donna ses Lois A Moïse ou a ses autres prophètes. Mais Le Seigneur peut bien faire faveurs aux précédents messagers après qu’ils ont quittés cette terre et de les choisir dans le monde invisible a la place des Anges pour apporter la Loi et la science au prophète qui est actuellement au cours de sa Mission terrestre.
Par défaut c’est le rôle des anges de transmettre des données aux prophètes.
Mais cette façon de transmission entre les prophètes eux-mêmes est très mystique et n’est perçu que par quelques individus. C’est comme une sorte de Relation d’entraide et de solidarité qui relie les prophètes entre eux….
Comme quand Moïse aley sala demanda A Mouhammad aley salam de négocier avec dieu le nombre de prière quotidienne de 50 A 5.
Ce sont là des actes de solidarité et d’entraide entre messagers. Qui n’ont aucun grain de méchanceté dans leur noble cœur. !
Aucun prophète n’est capable de faire bénévolement du mal A une mouche. A leurs époques Ils ont été obligés A se battre bon gré malgré… sinon les prophètes sont les + pacifiques et les + Bienfaisants par tous les enfants d’Adam.
Ce sont les prophètes qui ont les meilleurs cœurs, les cœurs les +cœurs Pures les +Généreux et ils sont environ 124 000 Personnes.
Après eux viennent nous autres en toute dernière position comme des mouches ou des crottes en matière de pureté de cœur.
Quand on sait que
Moise Aleyhi salam avait décidé de donner ses yeux A crever pour sauver un simple oiseau.
Et Quand on sait que
Mouhammad aleyhi salat wa salam donnait tout ses biens aux autres et se couchait sans rien manger lui-même et sa famille.
Quand on sait que
Jésus aleyhi salam n’a jamais touché l’argent dans sa vie sinon qu’une seule fois quand il devait payé nécessairement les impots pour lui et pour ses compagnons et Jesus aley salam courroucé de penser a l’argent pris un poisson dans l’eau etl retira ou demanda A ses disciples de retirer dans le ventre du dit poisson quelques pièces de monnaies pour payer les fisc.
Et le même prophète Jésus aleyhi salam n’a jamais voulu construire de maison ni vouloir dormir sous un toit. Il dormait dans la nature et se nourrissait de fruits sauvages… et Jésus aleyhi salam était AUSSi un des prophètes qui mangeaient peu… ils mangeaient tous peu d’ailleurs sauf probablement les prophètes Daoud et Youssoufa (paix et salut sur eux) qui appréciait la bonne Table après la maturité…
mais Dieu est plus savant sur la vie des prophètes… mais Dieu aime qu’on cherche A connaitre ses prophètes…
Le prophète Is’haqa aleyhi salam n’était pas très populaire tout comme le vieux prophète Nouhou aleyhi salam fil alamina… qui a été l’un des + impopulaires des prophètes…
Les enfants connus de Nouhou koro se nommaient
Châm
Hâm
Hafiz
Yafiz
Et Yâwousa (le dernier qui resta infidèle parmi ces enfants.).
et leur Mère l’épouse mécréante du prophète Nouhou s’appelait
Wahila.
Le prophète Idriss aley salam inaugura le 1er calendrier et inventa la couture et dévoila la géomancie qu’il réçu d’Adam.
Le prophète Anoûssoû aley salam inaugura la nomination des Lieux…
Quant au prophète Yacouba fils de Is’haqa (paix et bénédictions d’Allah sur eux) Dieu lui donna 12 garçons et 1 fille
Qui sont
*les enfants du prophète Yacouba avec son épouse Laya sont 6 :
Roûbinn
Simmô
Laawi
Youhdâ
Izakhar
Zibalou
Et Dînna (la seule fille de ses enfants)
*ses enfants avec son épouse Rachilou sont 2 :
Youssoufa aleyhi salam
Et Benyamin (le dernier) TUBABUDOLO dit Benjamin.
*ses enfants avec son épouse Zoulfa (la servante de Laya) sont 2 :
Gaadoû
Et Yasser
*ses enfants avec son épouse BîLha(la servante de Rachilou) sont 2 :
Daanoû
Et Neftalî
Ce sont là les 12 fils et 1 Fille du prophète Yacouba sur Lui paix et bénédictions d’Allah et sur sa famille.
Quant A notre père Adam sur Lui soit salut et bénédictions d’Allah et sur sa descendance il eu 5 Enfants connus qui se nommaient ainsi.
Kâayin
Abîl
Siita (le seul prophète connu parmi les enfants direct d’Adam)
Awân
Azoûra (une fille)
Et le prophète Siita fils direct d’Adam vécu 912Ans et il eu 2 enfants connus :
Anoûch aleyhi salam (qui sera aussi prophète comme son père Siita)
Et Nohâm (une fille)
Puis le prophète Anoûch vécu 905Ans et donne naissance A 90Ans A
Kaynânoû aleyhi salam (qui sera lui aussi prophète a son tour)
Et Kâynânoû donna Naissance A
Mahalaiilou aley salam (qui sera lui aussi prophète) et vécu 365 Ans.
qui donna Naissance au père du prophète Idriss.
Le père d’idriss aley salam reste peu connu !
Donc Mahala’ilou est le grand-père d’Idriss (sur eux paix et bénédictions d’Allah).
Puis Idriss donna Naissance A
Mâsousalem aley salam (qui sera lui aussi prophète)
Le prophète Nouhou vient donc de cette lignée jusqu’à remonter a Siita.
Et le prophète Jésus remonte par la même généalogie jusqu’à Kaynânoû
ainsi A partir de Kaynânoû les prophètes Nouhoun et Jésus ibn Mariama (sur eux paix et bénédictions d’Allah) prennent 2 voies différentes sur l’arbre généalogique afin de remonter a notre père Adam…
Ce qui est compréhensible dans la raison. !
Quant aux prophète Ibrahîma Paix prière et Bénédictions d’Allah sur le prophète Ibrahim et sa descendance. Il vécu 175 Ans et eux 8 Enfants connus
Ismaiil aley salam (qui sera lui aussi prophète) qu’il eu A 90Ans
Ishâqa aley salam (qui sera lui aussi prophète) qu’il eu A 100Ans
Zimranâ
Yakchana
Madane
Madiana
Yashbaka
Et shou’a’hou
…..
Que le Seigneur nous guide.
Gloire A Dieu, Seigneur de l’univers.
Qu’Il accorde sa prière et son salut
Sur son Serviteur et prophète Mouhammad
Et sa Famille
Comme Il a béni et prié sur le prophète Ibrahim
Et sa descendance.. Amin
….
wa oulek slim
salam frere guarib
je t invite a mieu revoir ces ecrit notament sur le cote ange.
ces ecrit sont une grande responsabilite pour toi ici bas et l au delas.
prend juste le soin de faire une recherche approfondie sur sa avant de poste.
Bonjour Mme LILIA ROSE,je voudrais savoir ce que dit la charia au sujet des couples mariés islamiquement, il est dit dans le coran que : » vos femmes sont comme vos champs, cultivez les comme vous voulez »
ma question est la suivante: est ce l’islam permet au couple de se livrer sous la lumiere de sorte que chacun puisse contempler l’autre dans toute sa nudité?
Merci d’avance d’éclairer ma lanterne
JARDIN INTIME
Il ne fait aucun doute que la relation sexuelle soude le mariage comme les racines font tenir un arbre sur terre. Mais s’ils ne savent pas comment rendre heureux l’autre et le satisfaire pleinement, ils peuvent dire adieu à leur union. C’est pour cette raison que la relation sexuelle n’est pas la raison principale d’un mariage réussi, mais c’est leur isolement pour connaître un moment de jouissance réciproque qui peut en être la cause. Seul le corps apaise la faim du corps, le sentiment apaise le sentiment, la féminité apaise la virilité et la virilité la féminité. C’est une faim perpétuelle, avant l’acte, après et à tout moment, que seul calme l’union de l’un à l’autre.
Si les époux respectent ces points : embellissement, parfum et caresses, échange de paroles pleines de désir vis-à-vis de l’autre, d’amour et de besoin, ils auront dès lors tout fait pour contribuer à leur bonheur.
Se déshabiller pour être nu
Le fait de se débarrasser de tout vêtement et de se mettre tout nu avant l’acte sexuel est une chose demandée et voulue, dont il est mention dans le verset :
{ Elles sont un vêtement pour vous et vous êtes un vêtement pour elles }
[ Sourate 2 – Verset 187 ]
Ibn Jarîr al-Tabarî dit :
« Que chacun d’eux devienne pour son compagnon un vêtement pour leur nudité quand ils vont dormir et se regroupent sous un seul tissu, et l’adhésion du corps de chacun d’eux pour son compagnon est comparable au vêtement qu’il porte sur son corps. On a alors dit de chacun d’eux qu’il est « un vêtement » pour son compagnon ». [Tafsîr al-labarî, 168-169.]
On rapporte également du Prophète selon Atâ’ :
« J’ai questionné Aïsha au sujet d’un homme qui regarde le sexe de son épouse. Et elle dit : « Je me lavais, moi et le Messager , à partir d’un seul récipient qu’il y avait entre moi et lui et en utilisant un gobelet appelé Faraq. Nous étions tous deux en état de souillure majeure et nos mains s’y entrelaçaient. Il me devançai d’où je dis : laisse (-le) pour moi, laisse (-le) pour moi » ». [ Rapporté par al-Bukhârî (250), Muslim et Abu « Awâna.).
Ibn Urwa al-Hanbalî dit :
« II est permis à chacun des époux de regarder l’entièreté du corps de son compagnon et de le toucher, même le sexe, pour (l’argument que l’on peut tiré de) ce hadîth, car il est permis de jouir du sexe, donc il est permis de le regarder et de le toucher au même titre que le reste du corps ».
Muâwiya Ibn Hîda rapporte qu’il a dit :
« Ô Messager d’Allah ! Notre nudité, qu’en apportons-nous et qu’en laissons-nous ? ».
Et lui de dire : « Préserve ta nudité sauf de ton épouse ». [Fiable. Rapporté par Abu Dâwûd), al-Tirmidhî ), Ibn Mâjah ) et d’autres selon Bahz Ibn Hakîm d’après son père d’après son grand-père.
Quant au fait de se déshabiller, étant isolé, sans raison, comme pour se laver ou se rafraîchir et autre, cela est détestable. Et ce selon la fin du hadîth précédent :
« Préserve ta nudité… ».
Je dis : « Ô Messager d’Allah ! Si les gens se trouvent entre eux ? ».
« Si tu peux faire en sorte que personne ne la voit, qu’ils ne la voient guère », répondit-il.
« Ô Messager d’Allah ! si l’un de nous se retrouve seul ? », reprit-il.
« Allah a plus le droit que tu éprouves de la honte envers Lui qu’envers les gens », répliqua-t-il.
Et dit le poète :
Prends garde à consommer les rapports intimes dans les vêtements car cela relève sans doute de l’ignorance.
Au contraire, mon ami ! Tout ce qu’elle porte doit être enlevé.
Et de caresses et de jeux de l’amour comble-la pour ne pas l’effaroucher.
En embrassant, en caressant et en enlaçant…
Ainsi, le fait de se dépouiller de tout vêtement et la jouissance de chacun des époux en regardant son compagnon et le caresser, tout cela conduit à une préparation complète à une pratique de l’acte sexuel réussie et pleinement satisfaisante.
Chacun des époux, son corps, son âme et ses actes, sont un désir qu’Allah a fait aimer pour l’autre de façon innée. Nul grief ni honte donc pour les époux de se dévêtir et de se mettre tout nu l’un pour l’autre. Cela correspond à la nature innée tandis que le contraire s’y oppose.
Machallah; c’est clair et sans l’ombre d’un doute.NO COMMENT
Merci beaucoup
Mme LILIA, il ya des croyances dans nos contrées qui disent qu’un homme qui regarde la nudité de sa femme ou s’ils se livrent à une partie de jambes en l’air sous la lumiere ou sous la clarté des etoiles et de la lune,ils risquent d’avoir des enfants borgnes et malhonnetes,
Que pensez vous de ces croyances?
Ce n’est que des croyances cher frere Hamadi sinon le monde serait remplit de borgnes quant aux malhonnetes se serait plutot le contraire (dans le noir absolu) qu’en pensez vous ?
La gnose est la connaissance de Dieu, c’est-à-dire celle de Ses Noms, de Ses attributs et de Ses lieux de manifestation, des états de l’origine et du retour vers Lui, ainsi que des réalités manifestées dans le monde et de la modalité de leur retour à la Réalité une, c’est-à-dire à l’Unicité de l’Essence. Cette science étudie aussi la voie initiatique, l’effort requis pour libérer l’âme des liens qui la retiennent dans les pièges de sa séparation, pour la rattacher à son principe d’origine et lui redonner les qualités d’absoluité et d’universalité. Ainsi, l’utilité de la gnose consiste dans ce retour à Dieu, dans la contemplation de la réalité de l’Etre et de l’anéantissement qui ont lieu en Sa Présence.
Les méthodes d’adoration diffèrent dans chaque religion : elles existent où Dieu n’est pas objet de culte uniquement par peur du Châtiment ou dans l’espoir d’obtenir Sa récompense, mais uniquement pour Sa bonté, Son amour et Son amitié. La gnose met également en œuvre les caractères innés qui sont inscrits dans la nature de chaque homme, et qui sont la source de bon nombre d’intentions et d’actes chez les êtres humains. Cette idée peut s’exprimer dans chacune des religions et doctrines, et en procédant à l’examen attentif du sens profond de certaines expressions provenant de l’esprit d’une religion, nous rencontrons des similitudes sur le plan du fond et de la méthode, et c’est cela la gnose (‘irfân).
Le but de la gnose est d’établir une liaison avec Dieu de façon directe et proche, relation appelée contemplation (shuhûd). Cette grande aspiration s’opère dans des conditions pratiques où il n’est plus question de connaître, parce que la connaissance requiert deux choses : celui qui connaît et la chose connue, alors que le chemin que suit la gnose en vue d’obtenir la connaissance ne conduit qu’à la Réalité elle-même sans que subsiste la moindre trace de soi. Cette station est celle de l’anéantissement (fanâ) dans lequel l’ensemble des écoles gnostiques voit la réalisation de l’unité suprême.
On peut définir la gnose comme la voie moyenne entre deux théories : celle du primat de la matière et celle du primat de la représentation. Outre l’acceptation des connaissances sensibles en vue de la connaissance de ce monde, les gnostiques considèrent ces dernières comme les prolégomènes à la connaissance vraie. Et tant que l’initié est en vie, il est nécessaire de les connaître, mais il ne doit pas s’y arrêter. C’est à la suite de sa contemplation de l’intérieur de la réalité qu’il voit la nécessité de rompre ces attaches matérielles, afin de parvenir à l’unité avec la Réalité éternelle, qui n’a ni commencement ni fin.
Une expérience au-delà des expériences ordinaires et fréquentes
Le mot ‘irfân est le mot utilisé par les gnostiques musulmans pour désigner leur pratique de la gnose. Ce mot arabe dérive du verbe ‘arafa qui signifie « connaître », mais il est ici question d’un type de connaissance particulière : ainsi, la gnose est un itinéraire qui conduit l’homme sur la voie d’une connaissance totalement différente de la connaissance sensible et formelle. C’est en vue d’atteindre cette connaissance qu’il a été nécessaire de créer un autre instrument de connaissance étroitement lié à l’intériorité du gnostique. Les différentes écoles de gnose dans le monde ont toutes fait allusion à ce genre de connaissance appelée contemplation, qui procède de l’intériorité et s’obtient par la contemplation par le cœur. L’effort permettant d’en tirer parti nécessite un programme pratique spécial, la Loi (sharî’a), lorsqu’elle parvient aux hommes de la part de Dieu et par l’intermédiaire des prophètes. En admettant que l’homme ait été créé par un Créateur Savant et Sage qui est au fait de tous les secrets de son existence, il faut dès lors reconnaître que la sharî’a divine est la meilleure voie d’éclosion des potentialités gnostiques que l’homme recèle. En se conformant à la Loi divine, on peut ainsi parvenir à une gnose authentique. C’est pour cette raison que la Loi a été révélée à tous les prophètes. Dieu a dit au prophète Muhammad (s) : « Il vous a légiféré en matière de religion, ce qu’Il avait enjoint à Noé, ce que Nous t’avons révélé, ainsi que ce que Nous avons recommandé à Abraham, à Moïse, à Jésus… » (Ash-Shûrâ (La consultation) ; 42 : 13). Sayyed Haydar Amolî compare la relation entre la Loi (sharî’a) et la Réalité de la gnose à la relation entre la peau de l’amande et son huile : sans cette peau, l’intérieur de l’amande pourrirait et perdrait de sa fraîcheur, et si l’amande n’est pas douce et fraîche, la peau sera sans valeur.
Les grands maîtres de la gnose ont toujours insisté sur ce point que sans la Loi, on ne peut mettre le pied dans le domaine de la gnose ni parvenir à la connaissance de la réalité. La gnose a donc été instaurée afin de permettre à l’homme de trouver le moyen d’accéder à une connaissance particulière et qui ne peut être enseignée aux hommes ni par les sciences expérimentales, ni par la philosophie, ni même par la raison. Cette connaissance ne s’obtient que par la voie de l’initiation, la purification de l’âme. La gnose est un but, c’est-à-dire que le but du gnostique est de parvenir à la connaissance, à une sorte de connaissance qu’il n’obtiendrait jamais par d’autres voies.
En d’autres termes, la connaissance gnostique n’est pas acquise en s’asseyant et en étudiant année après année, en résolvant les questions avant de tirer la conclusion – comme c’est notamment le cas des sciences expérimentales. Sa méthode diffère donc de celle de toutes les autres disciplines. Comme le dit Hâfez, le grand poète persan du XIVe siècle :
« Apprends à t’emparer de la Perle que tu pourras porter sur toi, sinon la Perle, pour les autres, n’a qu’une valeur matérielle, comme l’or et l’argent. »
Cette Perle dont parle Hâfez est la connaissance, l’essence même de la connaissance. Les autres choses ne sont que des gloses en marge de cette connaissance. Elles sont comme les coquilles. La Perle est autre chose, et c’est cette Perle qui mérite d’être convoitée par l’homme. Comme dit Rûmi, le célèbre chantre de l’amour :
La cause de l’amoureux est distincte des autres causes
L’Amour est l’astrolabe des secrets divins.
Cet amour est l’amour même des gnostiques. Dans le passé, l’astrolabe était un instrument avec lequel les astrologues consultaient les étoiles. Mowlâwi (Rûmî) nous dit que si nous voulons atteindre les secrets divins, nous devons être animés par un amour gnostique. Le but du gnostique est de parvenir aux secrets, de parvenir à la connaissance, et dans ce but, l’amour est comparé à cet instrument d’orientation qu’est l’astrolabe. C’est un instrument inhabituel, insolite qui est mis à notre disposition. De même, la gnose est un moyen extraordinaire de parvenir à une connaissance qui nous livre les secrets divins.
La gnose est donc la Perle de la connaissance vraie, l’astrolabe des secrets. De nos jours, le mot qui est employé pour désigner la gnose est le mot mysticisme. Et de façon générale, nos traducteurs rendent ce mot par celui de ‘irfân.
Mais cette traduction est erronée et insuffisante, car aucun mot n’existe qui soit de nature à véhiculer une signification aussi large que le mot irfân qui doit être réservé pour cette raison à la gnose musulmane. Le but, le principe et la méthode du ‘irfân islamique sont différents de ceux des autres doctrines apparentées. A titre d’exemple, dans les gnoses indienne, chinoise et les autres pratiques comme le Yoga, etc. qui font appel à la méditation basée sur la concentration, le vide est l’un des buts. Il n’y a aucune connaissance de quoi que ce soit, et cela ne s’oriente sur aucune chose sauf l’atteinte d’un « vide pur ». A l’opposé, le but de la gnose musulmane est de parvenir à la connaissance mystique suprême, le ‘irfân. Le fait de qualifier des réalités aussi différentes par « mysticisme » est donc erroné.
Le bouddhisme Zen, la gnose hindouiste, la gnose des indiens d’Amérique… toutes sont donc qualifiées de mysticisme. Le terme mysticisme vient de mystère qui signifie secret. Quel est le sens de la notion de « secret » ? Dans la vie ordinaire, il n’y a pas de place pour la purification et la voie initiatique. Les gens ne prêtent pas attention à ces questions et ils ignorent tout des débats qui se passent entre gnostiques. Cela est sans doute l’une des raisons pour laquelle l’ensemble de ces pratiques a été qualifié de « mysticisme » – du fait, donc, que ce sont des choses qui sont au-dessus de ce que comprennent le commun des mortels et qui dépassent leurs préoccupations quotidiennes.
Face à cela, toutes les gnoses, au-delà des gnoses orientales et occidentales, prétendent que l’homme n’atteint la délivrance et le salut que lorsqu’il sort de la vie ordinaire – lorsqu’il s’éloigne de ses préoccupations matérielles, change ses habitudes alimentaires, restreint son sommeil et s’éloigne des discussions quotidiennes de la majorité, et qu’il fait ainsi son entrée dans un autre monde. C’est là qu’il se rapproche de son humanité originelle. Néanmoins, les gnoses ne s’accordent pas toutes sur la question de savoir jusqu’à quel point l’homme peut se séparer de ce monde, de la matérialité terrestre, et comment il doit prendre ses distances à leur égard. Les gnoses issues du tronc abrahamique comme la gnose islamique considèrent que la voie de salut consiste dans la quête de la proximité divine ; proximité dans le sens que l’homme s’éloigne de ce monde et se joigne à l’Être qui est le principe et la racine même de ce monde.
Face à cela, les gnoses naturalistes, notamment certaines gnoses de l’Extrême Orient comme le Taoïsme, disent : « Asseyez-vous et concentrez-vous et soyez UN (unifiez-vous) avec le flux du monde ! »
Du point de vue de la gnose islamique, ces gnoses s’éloignent, jusqu’à un certain point, du train habituel de leur vie quotidienne et parviennent à la connaissance d’un certain type de mystère. Cependant, elles ne sont pas capables de conduire l’homme à un Être qui se trouve bien au-delà du monde matériel ; leur souci est, en dernière instance, d’harmoniser l’homme avec la nature, suivre son rythme, et s’abstenir de porter préjudice aux plantes et animaux terrestres.
L’Imam Ali (s) a dit : « Prétends-tu n’être qu’un corps minuscule… alors qu’en toi se trouve plié l’univers immense ! ». Cela signifie que Dieu a inscrit en l’homme toutes les subtilités de ce monde et lui en a confié le dépôt. Par conséquent, quand les hommes se sont mis à pratiquer la gnose, ils sont parvenus à découvrir cette correspondance entre les deux mondes. Ils ont réalisé que tout ce qu’ils cherchaient existait déjà, dissimulé, en eux-mêmes. A la fin de sa vie, on posa une question à Allâmah Tabâtabâ’î : « Après une longue vie, dans quel état vous sentez-vous ? ». Il répondit : « Jusqu’ici, je cherchais les choses hors de moi-même, mais à présent je m’aperçois que ces choses que j’ai cherchées des années durant à l’extérieur existent à l’intérieur de moi-même. » Toutes les réalités existent donc déjà en l’homme, mais il est nécessaire que ce dernier atteigne certains degrés d’avancement dans le ‘irfân pour réaliser que Dieu a déposé en lui tout l’univers en imitation. Il n’est pas indispensable que l’homme consacre toute la durée de sa vie à la recherche de la gnose, mais il doit plutôt chercher à s’éduquer afin de libérer progressivement les potentialités que Dieu a déposées en lui, et parvenir à une station où ces potentialités seront en acte.
L’homme selon Fârâbî
Fârâbî conçoit des Intelligibles communs censés être intelligés par tout un chacun. Cette notion peut permettre d’attirer l’attention sur le fait suivant : Fârâbî envisage l’homme comme une entité qui s’intègre ontologiquement dans un tout collectif conçu dans les Opinions des Habitants de la Cité vertueuse en fonction du concept « d’opinion ». De la même façon, l’intellection des Intelligibles communs invite à concevoir l’idée d’une intellection collective, et à supposer ainsi, un bonheur non singulier, mais collectif. Or, si comme la cité idéale cette cité est dirigée par un prophète-philosophe au contact de la dixième Intelligence, on résout pour les habitants de cette même cité le problème de l’obtention du bonheur qui s’acquiert ainsi en suivant les lois prescrites par le chef de la cité. On résout également le problème de la félicité ultime en cela que le bonheur dont il est question dans une cité justement gouvernée ne peut-être qu’ultime parce que résultant du commandement d’un individu parfait. On perd cependant de vue l’idée d’un bonheur proprement individuel, le bonheur étant strictement obtenu sous le régime de la collectivité.
Tout homme peut donc s’élever à la vertu en suivant le sillon de l’homme parfait. Le salut de l’âme humaine s’obtient chez Fârâbî dans une vision politique, qui, idéale, impliquerait comme dans le Politique de Platon, non plus des individualités éparses, mais une communauté de vies. Et l’on peut à juste titre estimer que, de même que l’individu parfait s’unit à la dixième Intelligence comme pour s’y fondre par la pensée, de même, l’ensemble des habitants de la cité vertueuse communient tous dans ce vers quoi le gouvernement de l’individu parfait tend, à savoir, la félicité. Ceci pousse Fârâbî à considérer la cité vertueuse comme une cité instituée sur l’amour : « Dans cette cité, l’amour advient d’abord en vue du partage de la vertu. Cela est relié au partage des opinions et des actions. Les opinions qu’ils doivent partager portent sur trois choses : le commencement, la fin, et ce qui est entre les deux. L’accord de l’opinion à propos du commencement est l’accord de leurs opinions à propos de Dieu, à propos des [êtres] spirituels, à propos des hommes pieux qui sont le modèle [à imiter], [à propos de] la manière dont le monde et ses parties ont commencé, dont l’homme est venu à l’existence, puis [à propos] des rangs des parties du monde, du rapport les unes avec les autres, de leur niveau par rapport à Dieu et aux [êtres] spirituels, puis, [à propos] du niveau des hommes par rapport à Dieu et aux [êtres] spirituels. Cela est le commencement. La fin est le bonheur, et ce qui est entre les deux, ce sont les actions par lesquelles le bonheur est acquis »
Fârâbî envisage une dernière situation, celle de l’âme de l’individu vertueux vivant dans une cité impie où il est forcé d’agir contre la vertu. Un tel être est malheureux en cette vie, mais mérite néanmoins le bonheur dans la vie à venir. Fârâbî étudie de façon approfondie cette situation dans sa Philosophie de Platon où il explique dans son analyse du Phédon, qu’une telle « vie est pire que la mort », et comment Socrate fut par conséquent conduit à accepter son sort injuste plutôt que de fuir sa communauté. Ainsi, entre la vie et la mort il n’y a qu’un pas et il faut justement le franchir pour résoudre le problème de l’immortalité de l’âme chez Fârâbî.
En concevant l’homme comme un être susceptible de s’élever ou de se corrompre, Fârâbî lui accorde en réalité une dignité et une responsabilité. Etre digne, c’est reconnaître le privilège par lequel il est possible de s’élever vers l’Un et de faire la différence entre les causes et les réalités. Etre responsable, c’est faire de cette même dignité une destination : l’homme peut alors s’élever, dans le cas de l’individu parfait, jusqu’à la dixième Intelligence en se libérant totalement de la matière pour devenir intelligent du divin. Les individus n’arrivant pas à un tel niveau peuvent s’unir au moyen d’une disposition intérieure qui n’est autre que l’humilité et par l’amour dans cette quête de l’Un, en suivant l’enseignement de l’homme parfait qui est un philosophe parfaitement sage (connaissant les vérités théoriques) et un prophète inspiré (connaissant les vérités pratiques). Une telle vie, en tant que communauté de lien et quête vers l’Un, est à la fois vertueuse et religieuse, et donne lieu à bon droit à la félicité ultime. C’est donc dès cette vie que le bonheur doit être recherché. Le bonheur, c’est le destin de l’homme et non sa destination. Par conséquent ceux qui considèrent le bonheur ultime dans la seule vie future n’ont pas su faire le départ entre les causes et les réalités.
Vivre, c’est donc aspirer à l’union avec la dixième Intelligence et vouloir se consumer dans l’Amour de l’Un. C’est déjà mourir à soi et vouloir de toutes ses forces se hisser vers le Vrai. Or, une vie dans laquelle la vérité ne saurait avoir de place, est-ce encore une vie ? C’est le détournement du Vrai qui annihile l’existence. Et l’on peut à juste titre affirmer que vivre dans le faux, c’est déjà mourir. Qu’espérer alors, dans une telle situation, de l’au-delà ? Comment prétendre à un Retour possible au Vrai après la mort, tout en inscrivant son existence dans l’impiété ? Le salut de l’âme dépend donc de la disposition intérieure du sujet et s’enracine dans un cœur tourné dès cette vie vers le retour à l’Un, dont Rûmî donne une description qui illustre l’aspiration de Fârâbî : « Comme les oiseaux de mer, les hommes viennent de l’océan – l’océan de l’âme. Comment, né de cette mer, l’oiseau ferait-il ici-bas sa demeure ? Non, nous sommes des perles au sein de cette mer, c’est-là que nous demeurons tous : sinon, pourquoi la vague succède-t-elle à la vague qui vient de la mer de l’âme ? La vague de « Ne suis-je pas » est venue, elle a brisé le vaisseau des corps ; et quand le vaisseau est brisé, la vision revient et l’union avec Lui. C’est le temps de l’union et de la vision, c’est le temps de la résurrection et de l’éternité ; c’est le temps de la grâce et de la faveur, c’est l’océan de la pureté parfaite ».Vivre c’est nager contre la vague du « Ne suis-je pas » et se fondre en même temps dans la mer de l’âme. En brisant ce vaisseau, l’on peut alors s’unir à l’Un et retrouver notre condition originelle océanique. Toutefois, n’étant pas dans la situation d’une âme isolée, mais unie à une multiplicité d’âmes, il est possible dès cette vie de s’y unir au moyen de l’Amour et de l’Humilité dans l’espoir de parvenir à l’océan de la pureté parfaite.
Quelle conclusion tirer à l’issue de cette étude ? L’on constate que Fârâbî redéfinit la mort, ainsi que la vie. Dans ce contexte la vie ultime apparaît comme étant celle de l’individu parfait, et la vie contraire s’apparente à une non-vie. Est-ce à dire que Fârâbî n’eut pas conscience de la peur que peut susciter la mort, ni de la portée d’une doctrine selon laquelle la vie après la mort ne va pas de soi ? Nullement. La force de cette vision réside en fait dans l’idée d’un optimisme intégral, selon lequel l’homme est destiné au bonheur, se trouvant seul responsable de sa condition. Aussi, plutôt que d’envisager l’accomplissement de l’existence dans un au-delà inconnu qui devrait se produire après la mort, Fârâbî fait entrer la mort dans la vie, et la vie dans la mort. L’existence doit donc conjointement être tournée vers l’Un, ce qui implique la mort de ce que Rûmî nomme le « Ne suis-je pas », et présuppose en même temps le vivre ensemble, et donc le bonheur. L’on comprend alors pourquoi, selon Fârâbî, le vertueux « ne doit pas avoir hâte de mourir, mais doit employer des stratagèmes pour survivre aussi longtemps que possible, afin que s’accroisse l’activité par laquelle il jouit du bonheur et afin que les habitants de la cité ne manquent pas du bénéfice que sa vertu leur [procure] ». La vie ne doit pas faire l’objet de jouissances et de besoins infinis, comme c’est le cas des opinions des habitants des cités imparfaites, mais elle ne doit pas non plus être rejetée en vue de la mort. L’homme doit assumer sa part d’existence, et c’est de cette façon que la vertu véritable ne saurait s’apparenter à une logique du renoncement ascétique.
Certes, la question de l’immortalité de l’âme chez Fârâbî ne saurait trouver au terme de notre étude une réponse totalement arrêtée. Nous estimons cependant avoir apporté suffisamment d’éléments de réponse pour au moins être en mesure de la poser avec précision. Car, comme on l’a constaté, penser l’immortalité de l’âme revient pour ce philosophe à s’interroger sur la nature de l’âme, à comprendre le phénomène de l’intellection, mais aussi à saisir « l’homme » en tant qu’entité susceptible du pire comme du meilleur. Mais ce n’est pas tout. En effet, ces trois éléments sont à leur tour soumis à une cosmologie eudémoniste ainsi qu’à une théologie mystique, identifiable à une théosophie. Replacée dans son contexte historique, on imagine l’impact que cette pensée put produire sur les consciences. Peu éloigné dans le temps d’al-Kindî, premier philosophe arabe, soucieux d’une adéquation de la philosophie avec la Révélation
, Fârâbî semble responsable de l’attitude inverse consistant à penser la Révélation à partir de la philosophie. Or, cela est mesurable à l’aune de la problématique de l’immortalité de l’âme. Dans sa biographie intellectuelle en effet, Ghazâlî condamne Fârâbî (et son disciple Avicenne) pour hérésie : « Ils prétendent qu’au Jugement Dernier, les corps humains ne seront pas rassemblés, mais que seules les âmes seront récompensées ou punies. Ils disent aussi que les récompenses et les peines seront spirituelles, et non corporelles. Ils ont raison d’insister sur le spirituel, mais tort de nier le corporel, ce qui est une hérésie ».
Cette remarque permet de lever le voile sur une nouvelle difficulté suscitée par la question de l’immortalité de l’âme, à savoir, la problématique de la résurrection des corps. Mais, traiter ce problème c’est déjà en poser un autre. Contentons-nous présentement d’établir le constat suivant : malgré la spécificité de sa conception de l’immortalité de l’âme, Fârâbî n’a pas été envisagé par la postérité comme un penseur du néant et donc de l’absolu mortalité de l’âme. Il est en revanche considéré comme un spiritualiste (penseur de l’âme seule), raison pour laquelle Ghazâlî le présente comme un disciple des philosophes théistes : Socrate, Platon et Aristote. Sur ce point force est de concéder à Ghazâlî l’influence qu’exerça sur sa pensée celle des grecs, qu’il s’agisse de la Théologie astrale qui apparaît dans sa cosmologie (dans laquelle les planètes sont assimilées à des Dieux), de sa doctrine de l’intelligible teintée de l’hylémorphisme d’Aristote ainsi que de l’idéalité de Platon, de sa vision de l’âme empreinte d’aristotélisme, ou encore de l’Un de Plotin (dont on attribuait la paternité à Aristote et sa pseudo-Théologie). Fârâbî est bien un penseur de la synthèse et de l’harmonie entre les doctrines. Il faut reconnaître cependant l’incommensurable génie à partir duquel il sut les réunir en leur donnant un nouveau souffle. On peut reconnaître en lui, en effet, un philosophe parfaitement sage et connaissant qui, mû par un optimisme universel, laissa dans son sillon le moyen de nous départir, au moins en partie, de la problématique de l’au-delà.
Sources École Normale Supérieure de Lyon….
Les Anges du Trône
Et tu verras (Ô Mouhammad) les Anges faisant cercle autour du Trône, célébrant les louanges de leur Seigneur et Le glorifiant. Et il sera jugé entre eux en toute équité, et l’on dira : « Louange à Dieu, Seigneur de l’univers. » (39 :75)
Et sur ses côtés [se tiendront] les Anges, tandis que huit, ce jour-là, porteront au-dessus d’eux le Trône de ton Seigneur. (69 :17)
Dieu a créé le Trône divin et y a placé une brillance venant de Sa lumière. La grandeur du Trône est telle que celui-ci s’apparente à un immense désert où l’ensemble des sept cieux et des sept terres ne serait qu’un grain de sable. Quand Dieu voulu que l’immensité de Son Trône soit connue, Il créa un ange du nom de Harquaeel, et le dota de dix-huit mille ailes. Et, se réjouissant de cela, l’ange fut soudainement d’avis d’appréhender la taille du Trône céleste, mais Dieu lui dit « Ô Harquaeel, Je sais le but qui est le tiens d’observer Mon Trône divin. Alors voici, Je te fais à nouveau don de dix-huit mille ailes et Je t’accorde la permission de t’envoler autour de Mon Trône, et d’utiliser toutes tes forces. » Harquaeel déploya ses ailes et vola, trois cent mille années lumières durant, jusqu’à épuisement – bien que les anges ne connaissent nulle fatigue – et fut contraint de se reposer. De nouveau, le commandement divin fut entendu « Harquaeel, vole ! Continue donc ! » Et, une seconde fois, l’ange déploya ses ailes et s’envola, trois cent mille années lumières durant. Et là encore, il s’épuisa et alors, il s’arrêta. Une troisième fois, l’ordre lui fut donné de continuer son envol ; et alors la troisième fois, il déploya ses ailes de nouveau et vola trois cent mille années lumières durant. Puis, il s’arrêta encore, médusé : la colossale distance qu’il avait traversée n’était rien, comparée à celle que ses ailes extraordinaires ne pourraient jamais embrasser.
Harquaeel s’adressa alors à son Seigneur « Ô Toi mon Seigneur et Créateur, dis-moi je T’en prie, combien de fois ai-je tourné autour du Trône ? » Le Seigneur des cieux et de la terre, et de toute la création, dit alors « Ô Harquaeel ! Tu as volé pendant neuf cent-mille années lumières, mais tu n’as pu atteindre ne serait-ce qu’un seul des piliers soutenant le Trône ! » Harquaeel se senti immédiatement honteux, et se repentit de son désir d’évaluer la grandeur de la création de son Seigneur et d’en retirer, par-là, une connaissance de Son impénétrabilité. Dieu lui dit ensuite « Ô Harquaeel ! Si Je t’avais donné l’ordre de voler jusqu’au Jour de la Résurrection, tu ne pourrais toujours pas parvenir à la connaissance que renferme le premier pilier du Trône absolu. Personne ne peut connaître l’inconnaissable, si ce n’est par Ma faveur et par Mon accord. »
Dieu a créé huit anges pour porter le Trône, ils sont à la fois extrêmement beaux et extrêmement puissants. Chacun d’entre eux possède sept faces (ou sept visages) : une devant, une derrière, une à droite, une autre à gauche, une au-dessus et une autre en-dessous. La dernière face est le point central, le cœur, connecté à toutes les autres faces. Elle est la plus rayonnante, et également la plus puissante. Ces sept visages correspondent aux sept cieux et aux sept terres.
A la Cour du Tout-Puissant, ces anges ont obtenu le plus grand des honneurs. Ils font partie des premiers anges que Dieu a créés. Le premier des huit anges précités a forme humaine et prie constamment, au nom de l’humanité, disant « Ô Seigneur ! Elargis les provisions de tous les hommes et de toutes les femmes, et veille sur eux par Ta bonté et par Ta grâce. » Le deuxième ange a la forme d’un lion, et sa prière est comme suit « Ô Seigneur ! Elargis les provisions de chaque animal de prédation parmi leurs proies. » Le troisième ange a la forme d’un bœuf et il intercède pour tous les animaux domestiques et les bêtes de pâturage. Il prie que leur subsistance ne vient jamais à manquer, et que leurs conditions de vie leur soient facilitées. Le quatrième ange a la forme d’un aigle, il prie pour le bien des oiseaux et de toutes les créatures possédant des ailes. Le cinquième ange a la forme du soleil, et sa lumière irradie sur toute la planète terre. Il prie pour le bien des êtres humains, des animaux, et de la nature et qu’ils soient tous en mesure de goûter l’énergie qu’il leur envoi. Le sixième ange a la forme d’un arbre dont les feuilles symbolisent toute chose que Dieu a créée. Il prie pour que ces feuilles continuent de pousser, grâce au nectar des louanges au Seigneur. Le septième ange a la forme d’une constellation et il embrasse tous les univers. Le huitième ange est telle la Cité, il est la source de tous les autres anges. Il se tourne vers Dieu, et il reçoit Sa lumière.
Dieu a posé le Trône majestueux sur les épaules de ces anges : leurs têtes demeurent en-dessous de ce dernier, et leurs pieds touchent une dimension qui est en-deçà des sept terres. Et, bien que les anges jamais ne se lassent, le poids du Trône du Tout-Puissant fini par pesé trop lourd pour eux : ils devinrent alors trop fragiles pour le supporter. Dieu leur inspira alors une prière particulière « Gloire à Toi, notre Seigneur, A Toi sont destinés toutes nos louanges ! Que Ton Nom soit béni, et Ta Puissance, et Ton Pouvoir ! Il n’y a nul autre dieu, si ce n’est Toi. » Et depuis, le poids du Trône s’allégea sur leurs épaules.
Puis, Dieu a commandé à toute l’assemblée céleste des anges de se présenter chaque jour devant les porteurs du Trône, et de leur offrir leurs salutations. Ils accomplissent cette mission du salut en deux fois : un groupe salut les porteurs du Trône le matin, et le second le soir. Et Dieu leur a enjoint d’implorer le pardon pour toute l’humanité. Leurs larmes sont des fleuves, et de chaque goutte, Dieu crée des anges nouveaux qui Le loueront et imploreront le pardon pour les hommes et les femmes, jusqu’au Jour du Jugement.
Sheikh Mouhammad Hicham Kabbani
Bonjour ma LILIA . Je me faisais une fête de lire la réponse à ma kestion mais j’avoue ke je suis restée sur ma faim . Kan je disais ke vous ne sortez pas indemne de votre post , vous me donnez raison n’est ce pas ?
LA CLE DES LANGUES
L’Islam est né au 7ème siècle de notre ère. De 622 à 632, le prophète Mouhammad assit sa nouvelle religion sur un état qui, à sa mort, comprenait l’ensemble de la péninsule arabique. La religion était déjà complètement intriquée dans un système social. Les conquêtes arabes étendirent rapidement l’empire musulman jusqu’à l’Espagne à l’ouest et à la vallée de l’Indus à l’est. Au sein de cet empire, la religion officielle se structura selon les règles précisées progressivement par un corps de juriste, les oulémas. Nulle dimension mystique ne transparaissait dans cette nouvelle forme religieuse au premier abord. Toutefois, au fil du temps, en tout cas à partir du 8ème siècle, apparurent des personnes isolées ou des petits groupes qui ne se satisfaisaient plus de la vie religieuse sociale ordinaire. Sans constituer de monastères au sens strict – le monachisme, contraire à l’esprit de l’Islam, est condamné – ils se retiraient à l’écart des agglomérations, et menaient une vie d’ascèse, se consacrant jour et nuit à des prières et des dévotions diverses. Le prestige de ces saints hommes s’accrut. Ils se rendaient socialement visibles par la pauvreté de leur mode de vie : aussi les appela-t-on faqîr (pauvre), darvîsh (mendiant), ou surtout sûfî (celui qui s’habille de laine, tissu des plus démunis). Vers le 10ème siècle, ce « soufisme » devint une manifestation sociale considérable par le rayonnement qu’il exerçait. A partir du 12ème siècle, son poids devint parfois prépondérant : regroupés en confréries parfois très nombreuses et puissantes, dotés de structures et de moyens économiques, les Soufis occupèrent un rôle central dans la cité musulmane – rôle qu’ils conservèrent jusqu’au 19ème siècle le plus souvent.
Qu’est-ce qui fait la différence entre un Musulman ordinaire et un Soufi ? c’est la conviction que le divin peut être expérimenté dès ici-bas, avant même la Résurrection finale. Et le moyen, le lieu de cette expérience, c’est le cœur. J’en viens donc au sujet propre à notre commune recherche ici.
Le Coran, qui constitue une source d’inspiration première pour les Soufis, parle très fréquemment du cœur comme organe de la compréhension de la foi. Il utilise pour ce faire quatre termes que l’on a pu différencier comme suit :
Qalb : est une appellation générale pour l’ensemble des facultés cognitives et affectives de l’être humain. Ainsi dit-on « œil » pour désigner l’ensemble de l’organe de vision.
Sadr : la poitrine. C’est le lieu du combat spirituel. Il contient le centre comme le blanc de l’œil qui entoure la pupille.
Fu’âd : c’est le centre même du cœur, celui qui permet la vision mystique. Il est comparable à la pupille de l’œil.
Lubb : c’est l’effusion de la vie spirituelle, comme la lumière du regard ; la contemplation elle-même. Nûrî, mystique du 9ème – 10ème siècle, propose une autre distinction, complémentaire : dans le sadr réside le siège de la soumission extérieure, liée au milieu social (islâm), dans le Qalb celui de la foi personnelle, dans le fu’âd celui de la connaissance vécue des choses divines et dans le Lubb le lieu de l’union mystique.
Ces subtilités du lexique coranique indiquent que, pour tous les Musulmans, la compréhension par la foi s’adresse à une faculté particulière, qui n’est pas simplement rationnelle – le terme de raison (Aql) n’apparaît pas en tant que tel dans le Coran – mais aussi intuitive, impliquant tout l’être en fait. Le cœur suppose la compréhension, mais il engage aussi la sensibilité. Ceci est comme condensé dans les versets du Coran XXXIX 21-23 : « Ne vois-tu pas que Dieu fait descendre du ciel une eau qu’il achemine vers des sources jaillissantes dans la terre et par laquelle il fait germer des graminées de diverses espèces ? Celles-ci se fanent et tu les vois jaunir, puis devenir des brins desséchés. En vérité, il y a en cela matière à réflexion pour les hommes doués d’intelligence (littéralement : doués de Lubb) * Eh quoi ! Celui dont le cœur (Sadr) a été ouvert par Dieu à l’islâm reçoit ainsi une lumière de son Seigneur… Malheur à ceux dont les cœurs (Qulûb, pluriel de Qalb) sont endurcis à l’évocation de Dieu ! Ceux-là sont dans un égarement manifeste * Dieu a révélé les paroles les plus belles dans un Livre dont les paroles se ressemblent et se répètent. La peau de ceux qui craignent Dieu frissonne à leur audition, puis elle s’apaise ainsi que leurs cœurs (Qulûb) à la remémoration de Dieu. Voilà la guidance de Dieu, par laquelle Il guide qui Il veut. Celui que Dieu égare, nul ne peut le guider ». On le constate dans ces versets : le cœur implique à la fois la capacité de compréhension de l’homme, son acceptation désirante de la foi, et l’émotion qui étreint le croyant percevant la proximité du divin. L’analogie avec les processus végétaux donnée dans le verset 21 suggère combien il s’agit là d’une expérience vitale, avec la force et la fragilité que cela suggère.
Les Soufis ont approfondi plus particulièrement cet aspect de l’approche de la vie spirituelle par le cœur. Je tenterai de l’exposer en trois paliers, trois « mystères ».
1) Le mystère de la connaissance
Chaque homme, selon les Soufis, est le théâtre d’un combat, d’un jihâd intérieur. L’âme charnelle (Nafs) l’attire vers les plaisirs mondains, et tout ce qui satisfait son égoïsme. L’esprit supérieur (Rûh) l’aimante vers le monde spirituel et la parole divine. Le lieu de ce combat, c’est le cœur, qui sera selon les cas encombré de souillures, pervers, ou purifié. Ces dimensions « gnostiques » du cœur ont été exposées avec grande clarté par le profond penseur de tendance soufie Ghazâlî (m. en 1111) dans son œuvre maîtresse Revivification des sciences de la religion (3° Partie, livre 1 « Commentaire sur les merveilles du cœur »). Le cœur désigne pour lui la réalité profonde de l’homme, ce qui le rend unique dans toute la création. La fonction du cœur, dans la pensée ghazâlienne, est celle d’un miroir. Il est fait pour refléter les lumières divines. Mais les préoccupations égoïstiques et mondaines ont couvert de miroir de rouille (l’image est coranique) et de souillures diverses. Les rites religieux et les exercices spirituels soufis – dont principalement le dhikr, répétition continuelle de prières et Noms divins – ont pour fonction de purifier sa surface. Progressivement, le mystique perçoit les modalités de la grâce divine avec plus d’acuité. Il peut parvenir à la purification complète, et à ce moment là connaître l’ « annihilation » devant l’apparition fulgurante des lumières divines se manifestant dans son propre coeur. Il ne s’agit pas pour Ghazâlî d’une fusion entre Dieu et le mystique, mais d’une contemplation unitive dont le cœur est à la fois l’organe et le réceptacle : « Chaque cœur, malgré les différences individuelles, est prédisposé à connaître la réalité des êtres, car il est lui-même un être divin (amr rabbânî) et noble, qui par cela même se distingue des autres substances du monde, car il est le lieu de la science des choses divines ». Cette expérience du divin n’exclut pas la raison discursive, le aql, mais elle l’intègre et le dépasse en quelque sorte. La théologie spéculative prend ici la place d’une simple science auxiliaire, secondaire.
Il est question souvent – dans le Coran déjà, verset LIII 11 – de la « vision du cœur ». Il peut s’agir éventuellement d’expériences visionnaires ou oniriques où la divinité est perçue sous une forme sensible. Mais le plus souvent, cette expression indique en fait l’expérience intérieure induisant une certitude totale, aussi évidente et forte qu’une perception sensible. Cette connaissance, cette « gnose », n’est pas de l’ordre d’une acquisition mentale. Elle requiert un itinéraire exigeant, que le Soufi Nûrî (9°-10° siècle) résuma dans son opuscule Les stations des cœurs. Le cœur, c’est la Kaaba, la voie mystique revenant à un pèlerinage et un vaste rituel à l’intérieur de soi-même en quelque sorte. Il ne s’agit pas ici d’acquérir, par accumulation d’expériences, un savoir sur le monde divin, mais au contraire de se dépouiller, de rendre le cœur libre, vide, disponible : nous retrouvons ici l’image du miroir. Comme l’écrivit plus tard le grand maître soufi et poète Roumi dans son célèbre Masnavî :
« Contemple dans ton propre cœur toutes les sciences des prophètes, sans livres, sans professeurs, sans maîtres,
Le livre du Soufi n’est pas composé d’encre et de lettres ; il n’est rien d’autre qu’un cœur blanc comme de la neige ».
2) Le mystère de l’amour
Mais la voie soufie n’est pas seulement affaire de connaissance. Les mystiques musulmans nous parlent inlassablement de la condition première du voyage : l’éclosion de l’amour (ishq). Cet amour n’est pas une donnée affective, dans le sens de la sentimentalité humaine. C’est une énergie immense et transcendante, qui à l’instar de la passion amoureuse, envahit, possède celui qui la reçoit. Par ailleurs, une autre différence importante le distingue de l’affectivité humaine exprimée par la dévotion ordinaire : le ishq ne se porte pas vers Dieu en tant qu’Il serait un « objet » qui puisse être aimé. Dieu est incommensurable et l’homme incapable de constituer par lui-même une source d’un véritable amour. Si l’amour éclôt dans le cœur du mystique, c’est que Dieu le suscite afin de pouvoir réverbérer sa propre perfection. Ainsi écrivait Sultân Valad :
« Le Dieu Très-Haut est épris de Lui-même et n’a personne qui Lui soit égal afin qu’Il puisse le contempler. Il joue constamment un jeu d’amour avec Lui-même. C’est pourquoi il te faut te libérer de toi-même et de la contemplation de toi-même et te remplir d’amour et de passion pour Dieu, afin qu’Il Se voie Lui-même en toi ».
Cet amour divin n’est pas à proprement parler personnel. Au fond, sa dimension est proprement cosmique :
« L’amour chante un cantique au sein du monde obscur
Amoureux ! Ecoute ses paroles !
L’univers connaît son secret : l’écho garde-t-il un secret ?
Ce mystère, chaque atome le redit : qu’ai-je besoin de parler ? »
L’emprise de l’amour sur le cœur du Soufi est immense. La majeure partie de la poésie lyrique persane d’orientation mystique lui est consacré : à son appel, à sa puissance, à la délectation et à la souffrance qu’il entraîne. L’amour marque à la fois la présence divine dans le cœur du croyant, et la force susceptible de transmuter « les cœurs de pierre en rubis précieux » (Roumi). La symbolique de l’ivresse est également fréquemment convoquée par les poètes :
« Mes paroles sont ivres, mon cœur est ivre, tes images sont ivres * tombés les
uns sur les autres, ils regardent …» (Roumi).
L’amour constitue donc une force, un feu alchimique transformant les cœurs étriqués et endurcis en tabernacles purifiés pour la divine Présence. Ibn Arabî pouvait conclure un de ses plus célèbres poèmes par les vers suivants :
« Mon cœur est devenu capable d’accueillir toutes les formes * il est pâturage
pour les gazelles et couvent pour les moines
3) Le mystère de la seconde naissance
Le cœur de l’ésotérisme islamique se situe toutefois à un niveau plus inexprimable en fait. Il se fonde sur la doctrine de l’Homme Universel. Dieu, selon ce principe, aurait créé la forme humaine avant toute chose – avant l’univers, avant même les anges. Puis il aurait créé le reste du cosmos selon l’image de cet Homme Universel. D’où la cohérence traversant les différents mondes, dont les parties les plus minuscules reflètent, résument les plus immenses :
« Sache que le monde entier est un miroir ; dans chaque atome se trouvent cent soleils flamboyants.
Si tu fends le cœur d’une seul goutte d’eau, il en émerge cent purs océans.
Si tu examines chaque grain de poussière, mille Adam peuvent y être découverts ».
L’homme concret, terrestre, aurait été produit en dernier. C’est une explication donnée à la formule célèbre, donnée parfois comme un hadîth : « Le Très-Miséricordieux a créé Adam à son image » – c’est à dire, selon l’image primordiale conçue par Lui dans la prééternité. L’homme concret est la créature la plus conforme à ce sublime modèle premier. Il est donc en principe l’être le plus parfait, le plus complet qui soit ici-bas – mais en principe, potentiellement seulement. Il lui revient d’actualiser cette perfection, de se conformer à ce modèle divin préexistant. C’est le sens de tout l’effort de Soufi, guidé par la connaissance et galvanisé par l’amour. Il s’agit en quelque sorte d’une seconde naissance ; c’est en tout cas une image souvent reprise par les Soufis. Ainsi Hallâj (10ème siècle) comparait l’intime des cœurs à une vierge où seul l’Esprit de vérité peut pénétrer. Lui fait écho Roumi parlant de naissance spirituelle et comparant la pénétration du souffle divin dans le cœur de l’homme à la fécondation de Marie par l’effet de l’Esprit saint : elle engendre un enfant spirituel, qui à son tour peut ressusciter les morts. Chaque être est au fond appelé à devenir un Jésus, un homme parfait et diffusant la vie. Cette perfection humaine est désignée comme étant la sainteté (walâya), l’engendrement d’hommes dont le cœur et le corps soient entièrement transparents aux motions divines. Ces saints constituent de véritables théophanies, ce sont les rois, les pôles du monde grâce auxquels l’univers peut continuer d’exister :
« L’homme de Dieu est enivré sans vin * l’homme de Dieu est rassasié sans pain
L’homme de Dieu est éperdu, bouleversé * l’homme de Dieu ne mange ni ne dort
L’homme de Dieu est un roi sous son froc * l’homme de Dieu est un trésor dans les ruines
L’homme de Dieu n’est pas fait d’air et de terre * l’homme de Dieu n’est pas
fait de feu et d’eau
L’homme de Dieu est un océan sans limite »
Les perspectives classiques de la religion sont ici renversées. L’homme parfait rend présent la miséricorde divine et son projet d’éternité. Ainsi, Nûrî décrit le cœur du saint comme un jardin luxuriant, suggérant que le cœur du mystique n’est rien d’autre que le véritable lieu du paradis et la demeure de Dieu sur terre. Il résume ailleurs autrement cette évocation de ce destin suprême de l’homme accompli, qui est de se transformer au plus intime de son être physique et spirituel et de réaliser ainsi l’image divine des origines : « La première chose qui apparaît dans le cœur de celui dont Dieu veut le bonheur, c’est une lumière. Cette lumière devient ensuite une clarté, puis un rayon, puis une lune et puis enfin un soleil. Lors donc que la lumière apparaît dans le cœur, le monde et tout ce qu’il contient perdent toute valeur à ses yeux ; quand elle devient une lune, l’homme renonce à l’Au-delà et à ce qu’il contient. Et quand elle devient un soleil, il ne voit plus ni le monde ni ce qui est en lui, ni l’Au-delà et ce qu’il contient : il ne connaît plus que son Seigneur. Alors son corps est lumière, son cœur est lumière et lumière aussi sa langue – « lumière sur lumière, Dieu dirige vers sa lumière qui Il veut ! ». La transmutation de l’homme ordinaire en homme spirituel complet se trouve ainsi achevé.
Comment conclure, si ce n’est par un hadîth, une tradition que les Soufis font remonter au Prophète affirmant : « Le cœur du croyant est le Trône de Dieu ». Car le plus profond des mystères de Dieu, c’est l’homme précisément. Et c’est ce qui le rend si difficilement accessible, car il est bien sûr plus aisé de dépouiller des bibliothèques entières ou de faire le tour du monde que de se connaître soi-même. Et pourtant – les Soufis répètent souvent un autre hadîth, que j’aurais aussi bien pu placer en exergue de ce texte, où Dieu dit : « Ni ma terre ni mon ciel ne Me contiennent, mais le cœur de mon serviteur croyant Me contient ». Comment cela se concevrait-il ? On commentait un jour en présence du grand Soufi Shiblî le verset coranique L 37 « Il y a en cela une remémoration pour ceux qui ont un cœur ». On lui demanda qui étaient « ceux qui ont un cœur ». Il répondit : « Ceux dont Dieu est le cœur ».
source pierre lory……
Salam,
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thiarmohamad dit
19 mars 2015 à 9 h 35 min
Coeur= qalb=132
Quand ce coeur prend la direction du qibla=132, acec une vraie concentration, 132:2=66 (Allah)
Mais il ne se manifestera pas dans un coeur tourne vers monde. Il faut se purifier de tout ce ki n est pas lui d abord. Essayer cette demarche sur une duree de 40 jours. Juste une idee.
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11×12= 132 les partisans du 11 perles comme ceux du 12 se retrouvent dans RABBANAH !
Et selon le nombre de Rak’ah pour la paire et l’impair (à savoir s’il s’agit du minimum 2 et 1 qui est aussi = aux trois Alifs volées par Satan dans la Basmala) selon le Prophète (psl)en plus des 5 prières obligatoires l’on n’est loin en Takbbir de ce nombre.
ALLAH sait mieux
Wa Salam.
Bonjour le Blog .? Ma LILIA ! Ne me dites pas ke vous êtes sortie de ce post indemne . Ke votre clavier n’est pas inondé de larmes . Waouh !!! Mon cœur a fondu !!! Waouh ! J’en ai perdu le souffle . MERCI MERCI ET KE DIEU VOUS GARDE . G encore une kestion : dans un post sur l’autre page du blog g lu ke mon bienaimé avait un manteau YÉMÉNITE ET je me suis laissée dire ke la KAABA a un coin YÉMÉNITE , je voudrai savoir kél importance à ce mot YÉMÉNITE dans l’islam ? Ou tout du moins pour mon bienaimé RASSOUL SAW????
Pas du tout mon clavier reste propre de toute tricherie et Hypocrisie,les larmes de crocodile sont pour celle qui le coeur et la foi sont en derives,moi je ne pleure que quand je me tiens debout devant mon seigneur pour demander le pardon de ceux qui s’egarent
Evitez d’attirer la mauvaise énergie. Il s’agit de salir son aura par
les mauvaises actions ou un comportement de malhonnétes, de tricheurs
de la méchancété. Evitez le péché autant que vous pouvez
Dieu éxalté soit il dit ; Invite (les gens) à suivre le sentier de ton Seigneur en usant de sagesse et de bonnes paroles. Et discute avec eux de la meilleure façon. Certes, c’est ton Seigneur qui connaît le mieux celui qui s’égare de Son sentier et ceux qui sont bien guidés. »
Bien le bonjour chez vous ….
Bonjour lilia mon mail c’est amiedefatou@gmail.com jai besoins de recettes pour réussir à mes concours aussi une recette qui fait durer mes relations amoureuses et aussi une recette pour me marier très vite
*salam. svp erreur de post ci-dessus… merci de ne pas le valider ou A supprimer…desolé et merci par avance.cordialement
SLIM ALEK
PHILOSOPHIE MYSTIQUE DE
ABU-CHEIKH-MICHEL-DE-NOSTRADAMUS
pour ce que beaucoup ignore était TRÈS GRAND CROYANT.
voici quelques lignes de ce que Abu-Michel-NostraDamus écrivit A son fils en l’An 1555
« A César, fils de Nostradamus,
A qui je souhaite une vie longue et heureuse.
parce que tu es venu tardivement en ce monde,
j’ai pu consacrer les longues et continuelles veilles nocturnes de mon existence passée A rédiger par écrit, pour le bien des humains, tout ce que la science que j’ai reçu de Dieu m’a permis de connaitre au fur et A mesure que les révolutions astronomiques s’accomplissent…
puisqu’il a plu A Dieu, Seigneur immortel, que tu ne possède pas le don qui permet de parvenir A l’illumination naturelle sur cette terre chargée de maux. je ne veux pas te révéler le nombre d’années qui s’écoulent encore avant que tu y parviennes…
car il ne m’est pas possible de t’exposer par écrit ce que les injures du temps ne manqueraient pas d’altérer peu A peu.
Aussi lorsque je descendrai dans la tombe, j’emporterai avec moi tout ce qui m’a été confié dans le plus grand secret.
mon fils, il ne faut pas attacher trop d’importance aux événements que l’homme entend déterminer par l’effet de sa seule volonté puisque tout est régi et voulu par la puissance incommensurable de Dieu.
c’est Lui qui doit nous inspiré et notre recherche doit se fonder sur les seules certitudes astronomiques.
Néanmoins, ceux que l’esprit de Dieu inspire peuvent prédire avec une grande rigueur des faits particuliers.
mon cher fils, il m’est arrivé très souvent, après avoir bien précisé que mes révélations étaient inspirées par Dieu, de prédire, longtemps A l’avance, des événements qui se sont ensuite produits dans des lieux que j’avais également désignés.
de même, j’ai annoncé des faits heureux ou tragiques qui sont survenus dans plusieurs parties du monde.
je n’ai pas dévoilé en exposant par écrit tous les événements concernant les Etats, les dirigeants, les religions et les sectes; si j’avais, au contraire, décrit clairement tout ce qu’ils devront subir [comme transformations], [étant peu accoutumés aux changements], ils n’auraient pas manqué de condamner mes écrits et d’en interdire la diffusion.[ou de me persécuter en étant que auteur d’une telle oeuvre].
mon cher fils, je me suis résolu A utiliser un langage qui ne soit pas compréhensible par tous.
j’ai voulu néanmoins expliquer des événements qui concernent l’humanité entière, je l’ai fait au moyen de phrases mystérieuses et imprécises quant aux circonstances de ces faits.
pour éviter de heurter les susceptibles, j’ai voilé la vérité en la présentant a travers des images imprécises.
mon fils, rien ne peut être parfaitement accompli sans la volonté de Dieu; mais Il est si Puissant et si Bon que ceux en qui Il demeure peuvent être comparés en tout et pour toutes choses A de bons génies.
[mais] en tant qu’hommes, nous ne pouvons acquérir les connaissances et nous ne possédons pas naturellement les dons nécessaires pour découvrir les secrets de Dieu. Néanmoins, il peut y avoir dans le monde des personnages auxquelles Dieu A voulu révéler, A travers des images suscitées en leurs esprits, certains secrets concernant l’avenir de l’humanité qui peuvent être rattachés A des phénomènes astrologiques.
ceux qui sont ainsi inspirés sont en état de comprendre les inspirations humaines et divines car les œuvres de Dieu sont parfaites et Dieu les complète sans cesse.
celles du milieu le sont pas les Anges; le troisième est accompli par les démons.
je sais bien, mon cher fils, que mon langage te paraîtra obscur.
Quant aux révélations secrètes qui, sous l’inspiration divine, nous sont faites de façon si subtile, ou quand on contemple le plus éloigné des astres, quand les mots prononcés deviennent audibles, on est tout surpris de les écrire et de les dire soi-même sans éprouver la crainte de se montrer irrespectueux.
Et tout ceci est l’expression de la puissance de l’éternel, notre Dieu, car tout procède de sa Bonté.
mon cher fils, bien que j’ai employé [dans les centuries] les mots prophétiques, je ne peux en aucune façon m’attribuer [ce titre ou] une quelconque supériorité sur les hommes de ce temps car celui qui, de nos jours, est appelé ‘prophète’, n’était hier encore qu’un visionnaire.
sache mon fils qu’on ne peut appréhender le futur dans les mouvements célestes sans l’inspiration venue de Dieu, notre Créateur.
mon cher fils, bien que la philosophie occulte n’ait jamais été bannie, je n’ai point voulu rapporter les propositions scandaleuses contenues dans de nombreux ouvrages[magie noire] demeurés dans l’ombre pendant des siècles et qui parvinrent en ma possession; doutant de l’usage qui pourrait en être fait par d’autres que moi, j’ai jugé bon, après les avoir lus, de les livrer au feu de vulcain. et pour que dans l’avenir, personne ne puisse utiliser abusivement de tels ouvrages.
mon cher fils, malgré que tu ne possèdes pas de connaissances réduites, tu peux comprendre que les faits qui surviennent dans le futur peuvent être connus et prédis A la suite d’illuminations nocturnes venue du ciel.
Mais il m’est arrivé pendant une semaine entière, de recevoir le don de l’inspiration divine qui donne a mes recherches un profond agrément; alors, après de longs calculs, j’ai composé des ouvrages des CENTURIES groupant, chacun cent quatrains astronomiques renfermant des prédictions que j’ai volontairement rédigées dans un langage obscur et qui se rapporte A une période Allant de nos jours A l’An 3797.
il est évident que certains critiqueront et hocheront la tête au vu de l’étendu de mes prédictions dans le temps.
mon cher fils, c’est après avoir appris A connaitre ta propre personnalité que tu pourras prédire les événements futurs par la grâce divine.
si le Dieu Éternel est Seul A connaitre l’éternité dont il est Lui-même le Créateur, j’affirme que ceux auxquels Il permet, [man-yasha’ou] par un effet de son immense bonté dont l’explication nous échappe, de connaitre l’avenir en les inspirant longuement et doucement…
Mais parvenu A ce point de mon exposé, je dois m’arrêter, car je ne veux pas mettre A l’épreuve la capacité de ton esprit.
j’ai découvert que le monde avant la conflagration finale, subira de grandes inondations; et avant celles-ci, les pluies seront rares dans de nombreuses régions; des pierres incandescentes et des boules de feu tomberont du ciel et tout sera détruit par le feu.
Tout cela se produira A l’improviste, avant l’ultime conflagration.
Bien que la planète Mars doive accomplir son cycle jusqu’à son terme, il ne m’a pas été donné de savoir si, l’ayant achevé, elle le recommencera, car certaines planètes seront groupées dans la constellation de la Vierge pendant de longues années, tant disque les autres seront rassemblées dans la constellation du Cancer pour une durée encore plus longue.
mon cher fils, le monde est actuellement sous l’influence de la Lune[l’An 1555] par la volonté de Dieu, éternel et tout-puissant.
Après le cycle et la génération de la Lune, viendra le cycle du Soleil, puis celui de Saturne, le règne de la huitième sphère (Saturne) correspondra aux périodes des révolutions [astronomiques]**.
Et quand le règne de Saturne reviendra A nouveau au huitième[?] milliers d’années, Alors notre Dieu [pourra] mettre fin A la période de révolution [ou] les corps célestes recommenceront A se mouvoir [dans un autre rythme comme le soleil pourrait se lever A l’Ouest et se coucher A l’Est].
Mon cher fils, le moment est venu pour moi de conclure. accepte ce don que ton père, Michel-Nostradamus, te fait …je prie Dieu, notre Seigneur éternel, de t’accorder une vie longue, heureuse et prospère.
ainsi s’achève la longue Lettre d’Abu Nostradamus A son fils.
…
wa salam
….
CENTURIES III – QUATRAIN XCIV
« DE CINQ CENS ANS PLUS COMPTE ION TIENDRA,
CELUY D’ESTOIT L’ORNEMENT DE SON TEMPS,
PUIS A UN COUP GRANDE CLARTÉ DONRA,
QUE PAR CE SIECLE LES RENDRA TRESCONTENS. »
ici il NOUS dit que + de 500Ans APRES qu’il écrivit ces lignes, qu’une personne utile A son époque subitement trouvera le code secret [decouverte-lumière]….
MAIS QUEL CODE ou quelle découverte??
disons que Michel-NostraDamus avait écrit les CENTURIES en 2 exemplaires…
une première version compréhensible et en langage-clair,
puis une seconde version en langage-imagée, langage-des-oiseaux…
..
et il savait qu’après lui personne ne retrouvera les copies de la 1ere version compréhensible, qu’il a lui même cacher quelque part sous-terre..
Abu-Michel-de-NostraDamus parle donc ici de trouver le code-secret de la version public-codée des CENTURIES qui nous est parvenu et qui sera d’abord oublié durant ce temps.
….
wa oulek slim
svp ne gardez que ce post sur Nostradamus…merci par Avance.
slim alek
…
Bi’ismillah Rahman Rahîm
Allahoumma sali ala seydina Mohammad
wa ala ali Mohammad wa salim.
V2.le but de cet exposé est de dire la vérité vraie sur l’astrologie karmique.
cette branche de l’astrologie qui est basée sur l’évolution spirituelle, admet que chaque âme(personne) doit connaitre plusieurs vies sur terre. c’est-à-dire vivre une 1ere fois, ensuite mourir, puis 100 ou 500 Ans..après leur 1er décès… donc c’est VARIABLE A ce qu’ils disent…puis de renaître et de revenir sur terre avec un autre corps..pour une nouvelle vie…peper…d’Ancien Papi…au primitif moyenâgeuse!
et d’après les astrologues karmique le temps de revenir dépend de tout un chacun (évolution spirituelle ou désir profond de revenir….sans blagues….),
les astrologues karmiques qui n’ont pas assez de Foi en Dieu, soutiennent que chaque Âme doit
NÉCESSAIREMENT ou OBLIGATOIREMENT faire plusieurs vies sur terre pour atteindre l’évolution spirituelle la +élevée qui permettrait A l’Âme de pouvoir rester dans l’autre monde.
sans quoi
toute Âme qui n’a pas atteint le sommet de son Evolution spirituelle reviendra dans un autre corps… ces astrologues donnent par défaut la constellation des poissons comme étant l’Apogée de l’évolution spirituelle pour toute personne. ce qui sous entend qu’il faut être signe des poissons pour ne plus revenir qui est l’ultime réincarnation, disent certains astrologues karmique. car ils considèrent le signe de petits poissons comme étant la dernière constellation entre les étoiles Ashebaar et Sharataïn
l’Astrologie karmique avance des arguments DIFFICILES à contredire parfois.
quand on apprend cette science, on voit toutefois une vérité dans le contenu, un peu comme toutes sciences occultes.
et cela fait de siècles qu’elle existe, et elle aurait disparue si certaines vérités ne la soutenaient pas.
….
pourtant la religion nous dit qu’après la mort, nous ne revenons plus dans ce monde, jusqu’au jour du jugement dernier.
Dieu NE VA JAMAIS TRAHIR SA PROMESSE DE RÉCOMPENSE ET DE PUNITION….
INNA LILLAHI WA INNA ILEYHI RAJiOUN
L’ASTRO KARMIQUE AVANCE CERTAINES PREUVES DE SA VISION
les « 20 cas suggérant le phénomène de réincarnation » du savant Edgar Cayce
les travaux menés à l’université Charlottetown sur les karma….etc…
sont assez de preuves et de sérieux face auxquels faut au moins « 1 » argument solide…
ils disent même que certains individus tués durant la 1ere guerre mondiale sont revenus pendant la 2e guerre ou juste après ce second conflit….sans blagues.
leurs méthodes principales pour connaitre les vies antérieures (vies passées) d’une personne
c’est de monter le thème de celle-ci et d’observer les positions de la queue et de la Tête du dragon (appeler respectivement Nœud SUD et Nœud NORD) ensuite ils analysent les PLANÈTES RÉTROGRADES toujours dans le thème ainsi que la position de LiLiTH de PLUTON et de la Part de Fortune, ils observent également les configurations astrales de la NOUVELLE LUNE qui a lieu avant naissance….
leurs autres méthodes pour voir par rêve les vies antérieures (vies passées) d’une personne
c’est de faire passer celle-ci durant son sommeil dans un état d’hypnose, de transe ou voyage
astral….qui se fait principalement dans la 1ere moitié de la nuit, ou milieu de nuit…. mais pas après…Pas facile de les contredire nombreuses personnes qui croient à ce phénomène…et qui ont témoignés A la suite de leurs expériences par manque d’initiation et d’inspiration…
vous qui croyez,
c’est votre droit de remettre en cause cette notion de vivre plusieurs vies.
comme nous le savons l’astro karmique a un fond de vérité indiscutable tout comme la géomancie ou les tarots…
mais soyez sûre que nous ne vivons qu’une seule vie selon ce que la religion monothéiste nous apprend….
…ALORS VOICI LA VRAIE-VISION DES CHOSES
*ce que l’astro karmique appelle « plusieurs vies sur terre pour une même Âme dans de corps differents »
IL S’AGIT DU SANG qui se transmet de génération en génération …GÉNÉALOGIE…
DESCENDANCE…
si c’est le même « sang » qui circulait dans les veines de votre Arrière-arrière-grand-père,
forcement l’astro karmique en voulant remonter dans le temps, pourra avoir la vision de ce papi qui vivait on va dire vers 1710…
CE SONT DONC VOS PARENTS AUXQUELS VOUS ETES LIEZ PAR LE SANG « ARBRE GÉNÉALOGIQUE » QUE LES EXPÉRIENCES DE L’ASTRO KARMIQUE PERMETTENT DE VOIR ET DE REMONTER, ET CES ASTROLOGUES LE « CONFONDENT » AVEC LA VIE DU CONSULTANT ELLE-MEME ce qu’on appelle en Bambara « BOUROUDJOU ».
……
wa oulek slim
AS SALAMOUALEÏKOUM
Étant une cellule dans un corps et mon savoir une infime grain de sable dans une dune dont le sommet nous est invisible.
Bismilahi ar RAHMAN ar RAHIM
En vérité le souffle pénétra le corps
Et le corps à été créé pour le souffle
Le corps étant un bouclier est une porte de manifestation du souffle
L’âme s’exprime ici bas grâce au corps à sa disposition
Un corps sans âmes n’a pas d’utilité
L’existence ici bas est soumis à l’assemblage minutieux de ce qui est palpable et ce qui ne l’est pas sinon l’existence de l’extérieur et de l’intérieur ne saurait être.
Les péchés de l’âme sont notifiés sur le corps qui les exécute.
Car le péché est mentionnée sur le corps qu’il soit physique ou morale
Et cette mention se fait naturellement
Le corps et l’âme tout deux sont régit par une loi divine
Et cette loi se maintient que dans l’accomplissement des piliers et l’abandon des interdits,comme nous savons tous le pieux est le plus proche
D’allah
Si le but de la réincarnation et d’acquérir l’apogée de l’évolution spirituelle c’est à dire l’Être originel ou sa nature originelle
Par une suite successive de transferts sanguine,dans différent corps et aspects.Si nous prenons ses données et que nous les introduisons dans la logique du vraie Dieu,on se rend compte clairement que la réincarnation et loin d’être islam.Prenons l’exemple du jugement dernier,Allah le juste jugera qui,si tout les êtres atteignent la proximité avant de se présenter à lui,car la nature originelle est lavée de toute souillure petite qu’elle soit,aucune fraude aucun grain de ténèbres entre les battements du coeur.
Et pourtant la promesse est véridique je remplirait l’enfer de djinns et d’homme
Mais qu’est ce qu’un homme aussi innocent qu’un nourrisson fera en enfer,on voit bien que la contradiction sonne dans l’oreille de celui qui lit avec discernement.
Et Notre seigneur ne commet nul bavure en terme de justice,il est le parfait le sage
Et quand les hommes ressusciteront,notre créateur nous fait savoir qu’il remettra en place l’ensemble de nos os
Jusqu’à l’extrémité des orteils,
Mais quel corps va t’il rassembler vu que l’âme à eu plusieurs corps c’est incohérent, alors l’âme portera exemple le péché de 7 corps ou plus selon ses réincarnations,Je ne pense pas,chaque âme est unique comme l’empreinte de l’index.
Et lui même le maître des monde nous a révélé la vérité dans son livre évident
Qu’il renouvellera la création une nouvelle fois et cette nouvelle fois correspond au jour de la ressurection car l’homme ressuscitera avec la peau qui lui été enlevée lors de l’excision ou l’accomplissement de l’alliance.
chaque âme sera rétribué selon ses efforts et l’effort dont le coran nous dit et de concentrer notre âme et notre corps dans les sentiers d’allah pour rechercher sa miséricorde ici bas et au jour du regret c’est à dire au jour des conséquence après évaluation des causes.
Donc cette vie est décisive car c’est d’ici que tu rassemblera ta richesse dans les cieux et c’est d’ici que tu te précipiteras à ta perte,c’est le corps qui a oeuvré depuis la naissance jusqu’à la mort qui passera à la balance avec l’âme qui était en son fort intérieur à l’époque de l’usufruit sans nul doute.
Si nous prenons en considération cette théorie de réincarnation en ce même moment on accepte intégralement que nous somme des âmes en transfert vers une perfection spirituelle de notre être,sans le décompte de nos péché et que nous somme intérieurement d’autres qui vivaient à une époque éloigné,ça veut dire pas de Châtiment mais juste un temps d’attente pour accéder à la perfection
Le paradis est l’enfer tel qu’on nous l’a dévoilé ne sont plus,et l’effort du pieux dans l’ascetisme n’est plus tandis que le libertin ne cesse d’outrepasser toute limite dans l’attente de sa perfection
Cette théorie arrache aux pieux leurs bien et au croyant leurs bon oeuvres et donne une bonne fin au méchant
Il arrive d’entendre dans certain culture les gens dirent en voyant un enfant que c’est un tel qui est revenu,et ils voillent chez lui un certain parent décédé ou un sage revenu.
Sachon que dans la généalogie le sang à un rôle très complexe
Car ce transfert de sang et appellé par d’autre transmission de gêne et ces transmissions démontrent la puissance et l’impact du sang dans les génération futurs depuis la première goutte de liquide séminal.
Je prend l’exemple de mon fils
Il est venu au monde totalement blond et sa couleur de peau hyperclair
Sans parler de ses yeux et de sa morphologie spécifique à lui et de son visage
Je suis d’un père châtain et d’une mère senegalaise et une femme asiatique
Mais il a l’allure d’un russe et des traits qui me sont inconnu
Mais ça veut pas dire que c’est l’âme d’un autre
Allah créé ce qu’il veut et il fait hériter à qui il veut quelque chose de son ancêtre lointain grâce au gêne
Et allah est plus savant nous ne somme que des bricoleur c’est lui le créateur
L’âme s’élève en degrés après la mort non pas en revenant sur terre mais en laissant un aumône durable,un enfant pieux qui après sa mort adressera des prière en faveur de ces ancêtres
D’après L’Élu de dieu voilà des oeuvres qui dureront même après la mort
Et n’oublions pas ce qui a été mentionner dans le livre
Lorsque iblis demanda le délais
Il lui a dit tu es de ce à qui ce délais est accordé S15 Hijr V35,36,37
Nous pouvons compter Éli,Idriss,Seth,Issa,Al Khidr en vérité Dieu seul détient les clés de linconnaissable
Alors tout homme ou autres créatures qui sort de ce délais ne connaîtra aucune réincarnation sous aucune forme que se soit ni autres aspect que ce soit
C’est à dire il vivra,il mourra,il ressuscitera et il sera jugé ensuite Allah est plus savant
Qu’Allah fasse miséricorde à l’ensemble des frères et soeurs qui fréquentent ce site
Dans ce monde ici bas,et dans le plus haut des cieux amine.
Voilà une petite participation
De la part d’un tout petit talibé merci
AS SALAMOUALEÏKOUM
Étant une cellule dans un corps et mon savoir une infime grain de sable dans une dune dont le sommet nous est invisible.
Bismilahi ar RAHMAN ar RAHIM
En vérité le souffle pénétra le corps
Et le corps à été créé pour le souffle
Le corps étant un bouclier est une porte de manifestation du souffle
L’âme s’exprime ici bas grâce au corps à sa disposition
Un corps sans âmes n’a pas d’utilité
L’existence ici bas est soumis à l’assemblage minutieux de ce qui est palpable et ce qui ne l’est pas sinon l’existence de l’extérieur et de l’intérieur ne saurait être.
Les péchés de l’âme sont notifiés sur le corps qui les exécute.
Car le péché est mentionnée sur le corps qu’il soit physique ou morale
Et cette mention se fait naturellement
Le corps et l’âme tout deux sont régit par une loi divine
Et cette loi se maintient que dans l’accomplissement des piliers et l’abandon des interdits,comme nous savons tous le pieux est le plus proche
D’allah
Si le but de la réincarnation et d’acquérir l’apogée de l’évolution spirituelle c’est à dire l’Être originel ou sa nature originelle
Par une suite successive de transferts sanguine,dans différent corps et aspects.Si nous prenons ses données et que nous les introduisons dans la logique du vraie Dieu,on se rend compte clairement que la réincarnation et loin d’être islam.Prenons l’exemple du jugement dernier,Allah le juste jugera qui,si tout les êtres atteignent la proximité avant de se présenter à lui,car la nature originelle est lavée de toute souillure petite qu’elle soit,aucune fraude aucun grain de ténèbres entre les battements du coeur.
Et pourtant la promesse est véridique je remplirait l’enfer de djinns et d’homme
Mais qu’est ce qu’un homme aussi innocent qu’un nourrisson fera en enfer,on voit bien que la contradiction sonne dans l’oreille de celui qui lit avec discernement.
Et Notre seigneur ne commet nul bavure en terme de justice,il est le parfait le sage
Et quand les hommes ressusciteront,notre créateur nous fait savoir qu’il remettra en place l’ensemble de nos os
Jusqu’à l’extrémité des orteils,
Mais quel corps va t’il rassembler vu que l’âme à eu plusieurs corps c’est incohérent, alors l’âme portera exemple le péché de 7 corps ou plus selon ses réincarnations,Je ne pense pas,chaque âme est unique comme l’empreinte de l’index.
Et lui même le maître des monde nous a révélé la vérité dans son livre évident
Qu’il renouvellera la création une nouvelle fois et cette nouvelle fois correspond au jour de la ressurection car l’homme ressuscitera avec la peau qui lui été enlevée lors de l’excision ou l’accomplissement de l’alliance.
chaque âme sera rétribué selon ses efforts et l’effort dont le coran nous dit et de concentrer notre âme et notre corps dans les sentiers d’allah pour rechercher sa miséricorde ici bas et au jour du regret c’est à dire au jour des conséquence après évaluation des causes.
Donc cette vie est décisive car c’est d’ici que tu rassemblera ta richesse dans les cieux et c’est d’ici que tu te précipiteras à ta perte,c’est le corps qui a oeuvré depuis la naissance jusqu’à la mort qui passera à la balance avec l’âme qui était en son fort intérieur à l’époque de l’usufruit sans nul doute.
Si nous prenons en considération cette théorie de réincarnation en ce même moment on accepte intégralement que nous somme des âmes en transfert vers une perfection spirituelle de notre être,sans le décompte de nos péché et que nous somme intérieurement d’autres qui vivaient à une époque éloigné,ça veut dire pas de Châtiment mais juste un temps d’attente pour accéder à la perfection
Le paradis est l’enfer tel qu’on nous l’a dévoilé ne sont plus,et l’effort du pieux dans l’ascetisme n’est plus tandis que le libertin ne cesse d’outrepasser toute limite dans l’attente de sa perfection
Cette théorie arrache aux pieux leurs bien et au croyant leurs bon oeuvres et donne une bonne fin au méchant
Il arrive d’entendre dans certain culture les gens dirent en voyant un enfant que c’est un tel qui est revenu,et ils voillent chez lui un certain parent décédé ou un sage revenu.
Sachon que dans la généalogie le sang à un rôle très complexe
Car ce transfert de sang et appellé par d’autre transmission de gêne et ces transmissions démontrent la puissance et l’impact du sang dans les génération futurs depuis la première goutte de liquide séminal.
Je prend l’exemple de mon fils
Il est venu au monde totalement blond et sa couleur de peau hyperclair
Sans parler de ses yeux et de sa morphologie spécifique à lui et de son visage
Je suis d’un père châtain et d’une mère senegalaise et une femme asiatique
Mais il a l’allure d’un russe et des traits qui me sont inconnu
Mais ça veut pas dire que c’est l’âme d’un autre
Allah créé ce qu’il veut et il fait hériter à qui il veut quelque chose de son ancêtre lointain grâce au gêne
Et allah est plus savant nous ne somme que des bricoleur c’est lui le créateur
L’âme s’élève en degrés après la mort non pas en revenant sur terre mais en laissant un aumône durable,un enfant pieux qui après sa mort adressera des prière en faveur de ces ancêtres
D’après L’Élu de dieu voilà des oeuvres qui dureront même après la mort
Et n’oublions pas ce qui a été mentionner dans le livre
Lorsque iblis demanda le délais
Il lui a dit tu es de ce à qui ce délais est accordé S15 Hijr V35,36,37
Nous pouvons compter Éli,Idriss,Seth,Issa,Al Khidr en vérité Dieu seul détient les clés de linconnaissable
Alors tout homme ou autres créatures qui sort de ce délais ne connaîtra aucune réincarnation sous aucune forme que se soit ni autres aspect que ce soit
C’est à dire il vivra,il mourra,il ressuscitera et il sera jugé ensuite Allah est plus savant
Qu’Allah fasse miséricorde à l’ensemble des frères et soeurs qui fréquentent ce site
Dans ce monde ici bas,et dans le plus haut des cieux amine.
Voilà une petite participation
De la part d’un tout petit talibé merci
slim alek
…
Bi’ismillah Rahman Rahîm
Allahoumma sali ala seydina Mohammad
wa ala ali Mohammad wa salim.
DIEU-CRÉATEUR ET SON UNIVERS A LUI
s31v10.

« Il a créé les cieux sans piliers que vous puissiez voir.. »
s41v53
« Nous leur montrerons Nos signes dans l’univers et en eux-mêmes, jusqu’à ce qu’il leur devienne évident que c’est cela (le Coran), la Vérité… »
les planètes n’ont pas de moteur électronique A ce que nous sachons
elles voyagent et se déplacent toutes dans le vide portées par le vent.
sinon que les scientifiques nous fassent un objet qui serait seulement au volume et A la masse d’un ballon et sans Moteur-Electrique et créer leur propre-orbite autour de la terre et ainsi placer leur ballon sur cet orbite….
ne raisonnez-vous donc pas ?
s52v35-36
« Ont-ils été créés à partir de rien ou sont-ils eux les créateurs? »
« Am Khuliqu Min Ghayri Shay’in Am Humul Khaliquna.? »
« Ou ont-ils créé les cieux et la terre? Mais ils n´ont plutôt aucune conviction »
« Am Khalaqu As-Samawati Wa Al-Arda Bal La Yuqinuna »
slim alek
« désolé pour le précédent post!.si on le supprimait merci A vous chers validateurs et validatrices des commentaires.!.
quand nous regardons cette image « virtuel » de Venus

et quand nous regardons de prèt sa surface^

nous comprenons que le Seigneur veut nous montrer de signes
les expériences astrologiques ont prouvées que venus a un rapport avec le Sentiment-Féminin.
de loin cette planète est joly a voir
mais « la majeure partie de sa surface » est bouillonnante-passionnante
et une autre partie de sa surface qui est calme-sereine-et-apaisante
voilà qui nous rappel le sentiment féminin qui est parfois très bouillant
et tout homme pourrait s’y glisser qu’il soit guerrier, moine ou vaillant.
Venus étant comme une sœur jumelle de notre terre en masse et volume
et par le fait que venus soit +proche du soleil que la terre
montre en toute évidence
que la planète Venus est +Âgée que notre Terre
et pourquoi notre terre aussi ne pourrait-t-elle pas un jour tourner en sens inverse
et ainsi le soleil se lèverait A l’Ouest et se coucher A l’Est?
c’est Dieu Très-Haut qui décide ce qu’Il voudra faire de la Terre
mais cela ne lui coûterait aucune peine de mettre la Terre en rotation inverse.
tout comme Venus.
*je ne dis pas que le hadith relatif A éventuel léver du soleil a l’Ouest et de son coucher A l’Est est Authentique….
mais si ce hadith de Mahammad rassouloullah sala Lahou aleyhi wa salim s’avère Authentique, nous devons admettre que l’événement décrit par le prophète est très probable de se produire selon la volonté Divine évidemment.
….
wa oulek slim
….
je cite yabiladi.com
« depuis 1400 ans Le prophete Mouhammad salla Allahou alayhi wa sallam, qui n etait ni devin ni astrophysicien mais seulement le messager d ALlah, a dit en substance: « La fin du monde ne viendra pas tant que le soleil ne se levera pas de son couchant…. La planete Mars en 2003 a subit des perturbations impressionnantes au niveau de son orbite et de son cycle de revolution a tel point que son cycle de révolution s est inversé! En effet [le soleil sur Mars s’était mise a se lever A l’Ouest en 2003 pendant quelques mois, affirment-ils]. »
….
wa oulek slim
slim alek
…
Bi’ismillah Rahman Rahîm
Allahoumma sali ala seydina Mohammad
wa ala ali Mohammad wa salim.
….
DIEU CRÉATEUR ET SON UNIVERS
s52v35
« Ont-ils été créés à partir de rien ou sont-ils eux les créateurs? »
« Am Khuliqu Min Ghayri Shay’in Am Humul Khaliquna.? »
s52v36
« Ou ont-ils créé les cieux et la terre? Mais ils n´ont plutôt aucune conviction »
« Am Khalaqu As-Samawati Wa Al-Arda Bal La Yuqinuna »
s31v10.


« Il a créé les cieux sans piliers que vous puissiez voir; et Il a enfoncé des montagnes fermes dans la terre pour l’empêcher de basculer avec vous; et Il y a propagé des animaux de toute espèce. Et du ciel, Nous avons fait descendre une eau, avec laquelle Nous avons fait pousser des plantes
productives par couples de toute espèce. »
v11.
“Voilà la création d’Allah. Montrez-Moi donc ce qu’ont créé, ceux qui sont en dehors de Lui ?
” Mais les injustes sont dans un égarement évident. »
s46v33.
« Ne voient-ils pas qu’Allah qui a créé les cieux et la terre, et qui n’a pas été fatigué par leur création, est capable en vérité de redonner la vie aux morts ? Mais si. Il est certes Omnipotent. »
s81
v15.
« Non ! … Je jure par les planètes qui gravitent »
v16.
« qui courent et disparaissent ! »
v17.
« par la nuit quand elle survient ! »
v18.
« et par l’aube quand elle exhale son souffle ! »
s41v53
« Nous leur montrerons Nos signes dans l’univers et en eux-mêmes, jusqu’à ce qu’il leur devienne évident que c’est cela (le Coran), la Vérité… »
en regardant ces images, nous remarquons une cette harmonie.
il serait insensé de penser que ces corps se sont placés seuls ainsi
oui une force les a espacé en mesurant leurs proportions de rayon
inutile de vouloir nous voiler la réalité visible quoique nous essayons
s’ils disent que la terre et les autres planètes se sont crées en big-big
dis pourquoi ne continuent-t-elles pas A s’en créer d’autres sans cesse?
s’ils disent qu’effectiement l’univers est en expansion continuelle
dis pourtant hormis cette terre que nous habitons depuis de siecles
nous n’avons encore toujours pas trouver d’autres terres habitées ?
ne raisonnez-vous donc pas ?
si tout est crée automatiquement comme vous le dites par « biG baG »
et que ce même big-bag continue A travers l’univers en expansion
donc ces autres terres crées par big-bag devraient aussi être habiter!?
ne raisonnez-vous donc pas ?
garib s’adresse aux savants astronomes (avec respect toutefois) !
un tel corps comme la TERRE qui puisse garder un rythme si regulier
et ce depuis des millenaires d’Années, est très soutenu par une force.
que cette force soit mentale ou physique, il est tout évident de croire.
ne raisonnez-vous donc pas ?
l’avion est pour vous un exemple lucide,
rien ne peut se mouvoir dans l’air
et rester flotter au vent s
ans qu’une force l’entraine (mentale ou physique)
ne raisonnez-vous donc pas ?
les planètes n’ont pas de moteur electrique A ce que nous sachons
elles voyagent et se deplacent toutes dans le vide portées par le vent.
ne raisonnez-vous donc pas ?
sinon que les scientifiques nous fassent un objet qui serait seulement au volume et A la masse de
la planète Mercure et sans Moteur et créer leur propre-orbite autour du soleil et ainsi placer leur
objet sur cet orbite….
ne raisonnez-vous donc pas ?
le mystère Divin se trouve encore +prononcer quand on pense aux orbites…
comment mercure peut etre si proche du soleil sans se faire écraser par la force du soleil
pourquoi il n’y a pas
2 ou 3 planètes Mercure entre venus et le soleil?
et pourquoi pas 3 A 4 planètes Venus entre le soleil et la terre?
et pourquoi pas 5 A 6 Mars entre la terre et jupiter?
ou pourquoi jupiter et saturne sont gazeux? et pluton ne l’est pas?
ne raisonnez-vous donc pas ?
pourquoi une ceinture d’asteroïdes entre Mars et Jupiter ?
et pas de ceinture « visible » entre la terre et mars ?
ou pas de ceinture entre mercure et venus ?
ne raisonnez-vous donc pas ?
pourquoi venus est la seule A tourner dans le sens inverse ?
pourquoi venus n’a-t-elle pas de lune ?
tandis que la terre n’en possède qu’une
et Mars est reliée A 2 lunes A la fois.
ne raisonnez-vous donc pas ?
pourtant mars est +petite que la terre et venus !
ne raisonnez-vous donc pas ?
chacun doit admettre que les planètes et les étoiles sont HARMONIEUSEMENT placées dans
l’univers par 1 DIEU TOUT PUISSANT sinon ce sera le chaos.
que le Seigneur nous guide..
………
wa oulek slim
oui c’est big-bang ! LoL
nous n’admettons pas la théorie de big-bang des non-croyants.!
PRINCIPES DES MALAMATIYAH
Avec le terme « les gens du blâme » (Ahlul-Malâmah), on comprend trois choses très distinctes, qui peuvent cependant s’identifier en des conditions exceptionnelles. Les « Malâmatiyah » sont d’abord un groupe de grands initiés, sorte de « Mahâtmâs » occupant le cinquième degré dans la hiérarchie spirituelle de l’ésotérisme musulman. –
Voici, à ce sujet, un extrait du « Traité sur les Catégories soufites », par Mohyiddin ibn Arabi.
« Le cinquième degré est occupé par « ceux qui s’inclinent », ceux qui s’humilient devant la Grandeur dominicale, qui s’imposent l’hiératisme du culte, qui sont exempts de toute prétention à une récompense quelconque dans ce monde-ci ou dans l’autre. Ceux-là sont les Malâmatiyah. Ils sont les « hommes de confiance de Dieu », et ils constituent le groupe le plus élevé. Leur nombre n’est pas limité, mais ils sont placés sous la direction du Qutb ou de l’ « Apogée spirituelle » (2). Leur règle les oblige de ne pas faire voir leurs mérites et de ne pas cacher leurs défauts. Néanmoins, ils agissent ouvertement, et ils évoluent dans tous les domaines de la « virilité spirituelle » (Er-rajûliyah). Ils ont dix « stations » auxquelles ils reviennent et desquelles ils parlent. Ce sont : la charité du Savoir, la sagesse, la prévoyance, l’art de juger la nature intime des personnes et des choses d’après des signes extérieurs, la glorification, l’inspiration, la « Grande Paix » (Es-Sakînah), la sécurité et l’élévation de l’esprit (3). Ils s’attachent aux noms divins suivants : Celui qui abaisse, Celui qui élève, Celui qui rend glorieux, Celui qui humilie, etc., etc. Ils discourent sur le contrôle des actes (par la purification des intentions), sur l’affinement de la piété, la contrainte des passions, l’absence des prétentions auprès de Dieu, l’obéissance à la Tradition prophétique, la pauvreté volontaire, l’indulgence vis-à-vis des autres, la discipline de la parole, non seulement par le silence, mais encore par l’obligation de parler selon la permission de Dieu, la lumière sharaïte, etc., etc. Ils parlent aussi des différents « avertissements intérieurs » (El-Khawathir), le dominical, l’angélique, l’intellectuel, l’animique et le diabolique, ainsi que des différentes nuances entre l’avertissement dominical, celui d’Allah, et celui du Miséricordieux. Ils disent que le premier vient de la « Majesté » ; celui du Miséricordieux vient de la « Beauté », et l’avertissement divin vient de la « Perfection ». Le premier avertissement est toujours véridique, selon leur tradition. Chez le « disciple » (El-Murîd), il se manifeste comme l’interprétation exacte des signes extérieurs ; chez le « voyageur » (Es-Sâlik), comme « intuition » (Mokâshafah) ; et, chez l’ « initié » (El-Arif), comme « contemplation » (Moshâhadah). L’avertissement qui vient de la « Majesté » (El-Jelâl) efface et anéantit ; celui qui vient de la « Beauté » (Jamâl) affermit et fortifie ; celui qui vient de la « Perfection » (Kamâl) améliore et conduit dans le bon chemin. On se prépare à la « Majesté » par la « Constance » (Eç-Çabr), à la « Beauté » par la « Gratitude » (Es-Shukr), et à la « Perfection » par la « Grande Paix ». Selon eux, le comble du Soufisme est la contrainte des passions, l’absence de prétentions, l’attachement aux noms et aux attributs de Dieu, ainsi que l’incarnation avec eux. Ils disent que le Soufisme, c’est l’humilité, la pauvreté, la « Grande Paix », et la contrition. Ils disent que « le visage du Soufi est abattu (mot à mot : noir) dans ce monde-ci et dans l’autre », indiquant ainsi que l’ostentation tombe avec les prétentions, et que la sincérité de l’adoration se manifeste par la contrition, car il est dit : « Je suis auprès de ceux dont les cœurs sont brisés à cause de Moi. » Les invocations des Malâmites sont formulées par des paroles divines dont le sens littéral indique l’abstraction et la purification, comme : « Louange à Dieu l’Immense », « Louange au Roi Saint », etc., etc. Lorsqu’ils sont parfaits, ces noms, dans leurs invocations, ils voient ce qui leur manque, car « l’ordre vient du Sage, du Savant et du Bien-Informé par excellence ». Ce qu’ils possèdent en fait de Grâces provient de la source même des faveurs divines. Ils n’ont plus, alors, ni nom ni traits propres, mais ils sont effacés dans la « véritable prosternation ». »
J’emploie ici ce mot, à défaut d’un meilleur, et bien qu’il ait une signification différente en sanscrit, parce qu’il présente l’avantage d’être connu de tout le monde ; mais il va sans dire que ce que j’entends par là n’a rien de commun avec les entités imaginaires auxquelles les théosophistes ont donné cette même dénomination. Par ce terme, je veux désigner des initiés qui sont parvenus à la pleine possession des puissances de leur Être complet.
Le nombre des Afrâd ou « Solitaires » n’est pas limité non plus, mais ceux-ci ne sont pas placés sous la surveillance du Qutb de l’époque. Ils forment la troisième catégorie dans la hiérarchie ésotérique de l’Islamisme.
PRINCIPES DES MALAMATIYAH
par le docte Imâm, le savant Initié,
le Seyid Abu Abdur-Rahmân
(petit-fils d’Ismaîl ibn Najib)
Au nom d’Allah, le Clément, le Miséricordieux ; Qu’Allah prie sur notre Seigneur Mouhammad, sur sa famille, ses compagnons, et les premiers Musulmans, les continuateurs de sa Tradition.
Gloire à Dieu, Qui a fait un choix parmi Ses serviteurs ; Qui a établi Ses élus comme des pontifes dans Son royaume ; Qui a embelli leurs extérieurs par le culte, et Qui a illuminé leur intérieur par Sa science et Son amour. Il leur a indiqué comment on arrive à connaître son moi inférieur. Il leur a donné le pouvoir de dominer ce moi en leur en faisant connaître les pièges. Il les a aidés a réduire ce moi orgueilleux et égoïste à peu de chose, et Il leur a enseigné à le mépriser. Ceux qui observent Ses ordres et connaissent Sa Grâce souveraine, ceux-là sont les vrais savants. Dieu distingue par Sa miséricorde celui qu’Il veut.
slim alek
*le grin de cette debut de semaine commence par
Bi’iSMiLLAHi RahMANi RaHiM
PHILOSOPHIE MYSTIQUE DE
ABU-CHEIKH-MICHEL-DE-NOSTRADAMUS
pour ce que beaucoup ignore Abu-Michel-NostraDamus était TRÈS GRAND CROYANT.
voici quelques lignes de ce qu’il écrivit A son fils César en l’An 1555
« A César, fils de Nostradamus,
A qui je souhaite une vie longue et heureuse.
parce que tu es venu tardivement en ce monde,
j’ai pu consacrer les longues et continuelles veilles nocturnes de mon existence passée A rédiger par écrit, pour le bien des humains,
tout ce que la science que j’ai reçu de Dieu m’a permis de connaitre au fur et A mesure que les révolutions astronomiques s’accomplissent…
puisqu’il a plu A Dieu, Seigneur immortel, que tu ne possède pas le don qui permet de parvenir A l’illumination naturelle sur cette terre chargée de maux. je ne veux pas te révéler le nombre d’années qui s’écoulent encore avant que tu y parviennes…
car il ne m’est pas possible de t’exposer par écrit ce que les injures du temps ne manqueraient pas d’altérer peu A peu.
Aussi lorsque je descendrai dans la tombe, j’emporterai avec moi tout ce qui m’a été confié dans le plus grand secret.
mon fils, il ne faut pas attacher trop d’importance aux événements que l’homme entend déterminer par l’effet de sa seule volonté puisque tout est régi et voulu par la puissance incommensurable de Dieu.
c’est Lui qui doit nous inspiré et notre recherche doit se fonder sur les seules certitudes astronomiques.
Néanmoins, ceux que l’esprit de Dieu inspire peuvent prédire avec une grande rigueur des faits particuliers.
mon cher fils, il m’est arrivé très souvent, après avoir bien précisé que mes révélation étaient inspirées par Dieu, de prédire, longtemps A l’avance, des événements qui se sont ensuite produits dans des lieux que j’avais également désignés.
de même, j’ai annoncé des faits heureux ou tragiques qui sont survenus dans plusieurs parties du monde.
je n’ai pas dévoilé en exposant par écrit tous les événements concernant les Etats, les dirigeants et les religions les sectes; si j’avais, au contraire, décrit clairement tout ce qu’ils devront subir [comme transformations], [étant peu accoutumé aux changements], [les générations concernées] n’auraient pas manqué de condamner mes écrits et d’en interdire la diffusion.[ou de me persécuter en étant que auteur d’une telle oeuvre].
mon cher fils, je me suis résolu A utiliser un langage qui ne soit pas compréhensible par tous.
j’ai voulu néanmoins expliquer des événements qui concernent l’humanité entière, je l’ai fait au moyen de phrases mystérieuses et imprécises quant aux circonstances de ces faits.
pour éviter de heurter les susceptibles, j’ai voilé la vérité en la présentant a travers des images imprécises.
mon fils, rien ne peut être parfaitement accompli san la volonté de Dieu; mais Il est si Puissant et si Bon que ceux en qui Il demeure peuvent être comparés en tout et pour toutes choses A de bons génies.
[mais] en tant qu’hommes, nous ne pouvons acquérir les connaissances et nous ne possédons pas naturellement les dons nécessaires pour découvrir les secrets de Dieu. Néanmoins, il peut y avoir dans le monde des personnages [comme ton père Nostradamus et d’autres] auxquelles Dieu A voulu révéler, A travers des images suscitées en leurs esprits, certains secrets concernant l’avenir de l’humanité qui peuvent être rattachés A des phénomènes astrologiques.
ceux qui sont ainsi inspirés sont en état de comprendre les inspirations humaines et divines car les œuvres de Dieu sont parfaites et Dieu les complète sans cesse.
celles du milieu le sont pas les Anges; le troisième est accompli par les démons.
je sais bien, mon cher fils, que mon langage te paraîtra obscur.
Quant aux révélations secrètes qui, sou l’inspiration divine, nous sont faites de façon si subtile, ou quand on contemple le plus éloigné des astres, quand les mots prononcés deviennent audibles, on est tout surpris de les écrire et de les dire soi-même sans éprouver la crainte de se montrer irrespectueux. Et tout ceci est l’expression de la puissance de l’éternel, notre Dieu, car tout procède de sa Bonté.
mon cher fils, bien que j’ai employé [dans les centuries] les mots prophétiques, je ne peux en aucune façon m’attribuer [ce titre ou] une quelconque supériorité sur les hommes de ce temps car celui qui, de nos jours, est appelé ‘prophète’, n’était hier encore qu’un visionnaire.
sache mon fils qu’on ne peut appréhender le futur dans les mouvements célestes sans l’inspiration venue de Dieu, notre Créateur.
mon cher fils, bien que la philosophie occulte n’ait jamais été bannie, je n’ai point voulu rapporter les propositions scandaleuses contenues dans de nombreux ouvrages demeurés dans l’ombre pendant des siècles et qui parvinrent en ma possession; doutant de l’usage qui pourrait en être fait par d’autres que moi, j’ai jugé bon, après les avoir lus, de les livrer au feu de vulcain. et pour que dans l’avenir, personne ne puisse utiliser abusivement de tels ouvrages.
mon cher fils, malgré que tu ne possèdes pas de connaissances réduites, tu peux comprendre que les faits qui surviennent dans le futur peuvent être connus et prédis A la suite d’illuminations nocturnes venue du ciel.
Mais il m’est arrivé pendant une semaine entière, de recevoir le don de l’inspiration qui donne a mes recherches un profond agrément; alors, après de longs calculs, j’ai composé des ouvrages des CENTURIES groupant, chacun cent quatrains astronomiques renfermant des prédictions que j’ai volontairement rédigées dans un langage obscur et qui se rapporte A une période Allant de nos jours A l’An 3797.
il est évidemment que certains critiquerons et hocheront la tête au vu de l’étendu de mes prédictions dans le temps.
mon cher fils, c’est après avoir appris A connaitre ta propre personnalité que tu pourras prédire les événements futurs par la grâce divine.
si le Dieu Éternel est Seul A connaitre l’éternité dont il est Lui-même le Créateur, j’affirme que ceux auxquels Il permet, [man-yasha’ou] par un effet de son immense bonté dont l’explication nous échappe, de connaitre l’avenir en les inspirant longuement et doucement, ceux-là sont en mesure de comprendre les deux causes principales A savoir l’INSPIRATION ET LA DOCTRINE DES ASTRES… qui permettent de décoder les visions des temps lointains.
Mais parvenu A ce point de mon exposé, je dois m’arrêter, car je ne veux pas mettre a l’épreuve la capacité de ton esprit.
j’ai découvert que le monde avant la conflagration finale, subira de grandes inondations; et avant celles-ci, les pluies seront rares dans de nombreuses régions; des pierres incandescentes et des boules de feu tomberont du ciel et tout sera détruit par le feu.
Tout cela se produira A l’improviste, avant l’ultime conflagration.
Bien que la planète Mars doive accomplir son cycle jusqu’à son terme, il ne m’a pas été donné de savoir si, l’ayant achevé, elle le recommencera, car certaines planètes seront groupées dans la constellation de la Vierge pendant de longues années, tant disque les autres seront rassemblées dans la constellation du Cancer pour une durée encore plus longue.
mon cher fils, le monde est actuellement sous l’influence de la Lune[l’An 1559] par la volonté de Dieu, éternel et tout-puissant.
Après le cycle et la génération de la Lune, viendra le cycle du Soleil, puis Saturne, le règne de la huitième sphère (Saturne) correspondra aux périodes des révolutions humanitaires.
Et quand le règne de Saturne reviendra A nouveau au huitième millier d’années, Alors notre Dieu [pourra] mettre fin A la période de révolution et les corps célestes recommenceront A se mouvoir[dans un autre rythme genre le soleil pourrait se lever a l’Ouest et se coucher A l’Est]. mon fils, laisse moi t’apprendre ce que j’ai reçu du Divin Maître, le châtiment divin se produit sous certaines conjonctions des astres; car il est écrit » Je réprimerai leur iniquité avec une verge de fer et les châtierai avec le fouet, je n’aurai nulle pitié d’eux »
Mon cher fils, le moment est venu pour moi de conclure. accepte ce don que ton père, Michel Nostradamus, te fait …je prie Dieu, notre Seigneur éternel, de t’accorder une vie longue, heureuse et prospère.
ainsi s’achève la longue Lettre d’Abu Nostradamus A son fils.
…
wa slim alek.
*salam frère et karamogo AliouFisa….
tous mes respects.(sincères)
bien de chose au Togo et partout en Afrique
nous sommes fier d’être astro-afro
…
c’est peut être de vous cher KARAMOGO Aliou Fisa? que Maître NostraDamus fait allusion dans ce quatrain.
je cite
« DE CINQ CENS ANS PLUS COMPTE ION TIENDRA,
CELUY D’ESTOIT L’ORNEMENT DE SON TEMPS,
PUIS A UN COUP GRANDE CLARTÉ DONRA,
QUE PAR CE SIECLE LES RENDRA TRESCONTENS. »
…………….[CENTURIES III – QUATRAIN XCIV]
ici il dit que + de 500Ans plus tard qu’il écrivit ces lignes, qu’un homme utile A son époque subitement trouvera le nouveau code secret….
MAIS QUEL CODE ?
mais il faut comprendre que Michel-NostraDamus avait écrit les CENTURIES en 2 exemplaires…
une première version compréhensible et en langage-clair,
puis une seconde version en langage-imagée, langage-des-oiseaux…
..
le savant Michel-NostraDamus savait qu’après lui les hommes ne retrouveront guerre les copies de la 1ere version compréhensible de ses CENTURIES, qu’il a lui même cacher quelque part sous-terre-la-caverne!..
Michel-de-NostraDamus parle ici de trouver le code de la version public qui nous est parvenu.
LES CENTURIES D’ABU NOSTRADAMUS COUVRE DES PRÉDICTIONS ALLANT DE 1557 A L’AN 3797 SOIT 2240 ANNÉES DE PRÉVISIONS.
évidemment si nous ajoutons 500Ans A 1557 nous serons en l’An 2057
mais n’oublions pas que le calendrier avait été changé en l’An 1582-Octobre-4 pour passer de Julien A Grégorien…
aussi les méthodes manuelles de calculs des données astrologiques du temps de Michel-NostraDamus n’étaient pas très précises…
comme NostraDamus s’est basé sur la PÉRIODE DE PRÉCESSION pour englober les CENTURIES
or le TEMPS D’UNE PRÉCESSION dure entre 2150 A 2160 Années…
80 a 90Ans de différence avec le temps Annoncé par Nostradamus (2240)
si donc nous reculons de 80ans A partir de l’An 2057
nous seront en 1977
et si donc nous reculons de 90ans A partir de l’An 2057
nous seront en 1967
MAIS attention Abu-NostraDamus DIT je cite
« DE CINQ CENS ANS plus COMPTE ION TIENDRA,.. »
on voit bien le mot « plus »
donc pas précisément dans 500ans…
donc l’événement annoncé dans ces quatrains pour la découverte du code des prophéties de Nostradamus « LES CENTURIES » se situe entre 1967 et 2057 probablement….
…
wa slim alek
disons entre 2015 et 2057
car le code n’a toujours pas encore été trouvé.
…
wa slim alek A tous les mystico-magiciens du blog Diop.
merci A maître Diop qui nous permet de nous exprimer
gratuitement et « librement »
de certains de s’éclater comme de pouff !!
mes respects A tous !
bonne semaine A tous !
c’est bon de rire avec bon cœur!
*salam A l’ingénieur flakè Oussou ni misikin béré.
Intéressant !
SLIM ALEK
……..
Langage et Symbole
…….
un ensemble d’images et de symboles empruntés au langage amoureux, le moins déficient pour décrire les contours d’une expérience à proprement parler intraduisible de la proximité divine et de sa rencontre.
La palette de l’élément visuel, le clavier sonore, le registre du goût et du désir sont sollicités tour à tour, dans le passage continuel du plan physique au plan spirituel, car l’homme, selon Abu-Ghazâlî, a un envers et un endroit, un bâtin et un zâhir.
Aux sens corporels correspondent des sens spirituels.
L’homme intérieur possède, comme l’homme charnel, goût (dhawq). vision (basira). audition et parole. Cette conception de l’homme, à double niveau.
Ghazâlî Va admirablement décrite dans le « Livre des merveilles du cœur », dans lequel il explique en particulier qu’au cœur, organe de chair, correspond le cœur spirituel qui. lui, voit Dieu, Lorsqu’Il ordonne à Ses prophètes et à Ses saints de se dévoiler dans le secret du cœur.
L’amour de Dieu est éprouvé comme un plaisir (ladhdha); il est savouré comme une douceur au palais (halâwa).
L’amant de Dieu connaît une jouissance, des délices (na’îm) qui ne sont pas de ce monde mais se rapprochent de celles dont jouiront les saints. Ses amis (wali, awliya ) au Paradis, Il se laisse cajoler (tamallaqa) par Dieu. Son plaisir est plus grand que celui des fêtards dans leurs nuits d’ivresse.
La nuit favorise cette intimité (uns), les apartés (khalwa) avec le Bien-Aimé. L’êpanchement du cœur (munâjât) est goûté au fond du cœur.
Rien n’existe plus au monde que les amoureux.
La rencontre est trop brève, quand la montée de l’aurore vient l’interrompre.
L’amour s’exprime par des cris, des pleurs, des gémissements, des soupirs, « comme l’oiseau revenant à son nid ».
Il fait endurer (lahammala) des labeurs pour Dieu.
L’amour est à lui-même sa récompense et tient pour rien tout ce qu’il peut endurer.
Il s’augmente du désir de voir la Beauté aimée (al-Jamil al-mahbûb) derrière le voile, le Roi qui gratifie de Ses dons. Il répand dans l’âme des grâces divines (fawft’id). Il crée surtout une intimité (uns) et une réciprocité entre « ceux que J’aime et ceux qui M’aiment ».
D’ailleurs, le priant est nommé ami de Dieu (habîb) et Dieu est l’Aimé (mahbûb). En vertu d’une élection divine, l’ami de Dieu a été élévé jusqu’à la proximité et revêtu des caractères divins, car l’amour transforme celui qui aime et lui donne les qualités de l’Aimé. Cela n’entraine aucun changement en Dieu, qui ne saurait aimer un autre que Lui-même.
Cest pourquoi, la levée du voile, les motions qui viennent de Dieu Lui-même sont encore une expression par laquelle Dieu s’aime Lui-même, mais où le serviteur, dans ce moment inouï du dévoilement de la rencontre, a expérimenté un retournement : il n’a plus conscience d’exister pour lui-même, mais d’être anéanti dans l’unicité. à l’ombre de la Sainteté, de la Présence seigneuriale, là où naissent des sentiments nouveaux: désir ardent (shawq), extase (wajd), aisance (inbisât).
Nous relevons ici que Ghazâlî ne se situe pas au plan de l’activité intellectuelle de la méditation (tafakkur), qui est une des quatre activités du murid. L’émergence de ces motions au niveau du cœur n’est pas non plus réductible à la formation des concepts qui seraient le fruit d’une émanation divine, une impression de l’intellect actif sur l’âme passive, selon la conception de certaines philosophies de l’union mystique défendue par les Itiihâdiyya. thèse rejetée par Ghazâlî lui-même. Non, Ghazâlî se tient au niveau de l’expérience de la foi et de la prière du croyant : en dépit du silence de Dieu et de Sa non-vision, qui ne sont pas synonymes d’absence, s’impose une conviction perçue par l’homme de certitude au niveau du cœur : la rencontre avec Dieu, dont il expérimente la jouissance, ne peut être mise en doute, car « espérer la vérité de Dieu est encore plus crédible, plus durable et plus profitable que ce qui vient de tout autre que Lui ».
Un certain nombre de verbes d’existence traduisent cette évidence de la rencontre sur laquelle aucun doute ne peut planer.
C’est d’abord le verbe wajada, le fait de trouver, de rencontrer : le fidèle « rencontre en lui même des états d’Âme qu’il n’avait pas rencontrés avant que ne se réalise ce qui a été l’occasion du wajd ». Ce dernier mot exprime le caractère inouï de l’expérience, sa nouveauté.
Si le mot wajd, extase, n’est pas employé ici comme substantif, le verbe, rendant compte de l’expérience, est employé, exprimant à l’état actif la découverte de ce qui advient dans Came
comme indubitable, « ce que les amants expérimentent dans leurs cœurs ». La traduction existentielle de cette expérience nous induit à penser que Ghazâlî exprime là l’expérience personnelle qu’il fit lui-même, la certitude de rencontrer un Dieu-Sujet, expérience qu’il fit sans doute dans sa retraite de dix années, à partir de 438 de l’hégire.
Les souffles divins opèrent une touche (isâba) sur les cœurs en éveil. La certitude de l’expérience crée entre l’amant et l’Aimé une affinité qui permet à chacun de parler de l’autre en vérité. La conscience aiguë de la proximité divine, la jouissance de la Présence seigneuriale (hadra rubùbiyya) remplit les cœurs éveillés, qui se trouvent, de ce fait, illuminés (islinâra) et elle se répand, à travers eux. sur tes cœurs endormis. C’est un don (‘atâ’) accordé par Dieu. On peut s’exposer à ces souffles la nuit comme le jour, mais surtout la nuit.
Y’a-t-il des paliers dans cette rencontre ? Il en est. pour le moins, deux importants, correspondant à deux sortes d’amour, dans ces pages de l’Ihyâ qui retiennent notre attention : un premier degré de l’amour est le fruit de la pratique du zikr, remémoration du Nom : il introduit le croyant à la familiarité divine (uns), mais le priant n’entre pas dans le château intérieur. C’est une connaissance extérieure, une foi d’emprunt, et non pas la vision intérieure (basira).
L’autre amour est qualifié de passionné (‘ishq) et aussi d’amour ardent (ishtiyâq). Cet amour est plus parfait, car il procède de la connaissance (ma’rifa). La ma’rifa est sagesse expérimentale, une connaissance affective, savoureuse, amoureuse » ; elle entre dans la science du dévoilement de la Présence transcendante film al-mukâshafa). Elle est le propre de l’initié (ârif). qui a vu. par une vision intérieure plus pénétrante que le regard extérieur, la Majesté et la lleauté divines. Cet état est une réalisation spirituelle (tahqiq). Pour de tels hommes, a commencé la levée des voiles de l’invisible (hijâb). Comme dans les théophanies bibliques ou dans l’expérience des mystiques, ces voiles cachent et révèlent tout à la fois. Ghazâlî ne déclare-t-il pas qu’on pourrait les appeler « lumières ». Leur nombre, soixante-dix (77), est un chiffre parfait. Au terme de ces voiles lumières, on ne serait pas loin de la source même : Dieu.
Il s’ensuit une hiérarchie des valeurs qui marque non seulement une subordination, mais aussi une imbrication et une inclusion entre des registres situés à des niveaux différents. On vient de parler de la différence entre deux amours, celui du juièle qui se contente de remémorer (dhâkir), celui de l’homme de connaissance (ârif). La supériorité d’un dhikr, même simplifié comme le conçoit Ghazâlî, sur la multiplicité des rak’as, n’est pas à démontrer. La méditation (fikr, tafakkur), est supérieure. Elle-même est à deux degrés :
1-le premier se rapporte aux procédés de raisonnement dans la science du kalàm, théologie;
2-le second est la méditation pure qui réfléchit sur les signes de Dieu et Ses attributs et celle-ci est supérieure au dhikr, qui se borne à fixer l’esprit ou à ramener les connaissances sur le coeur pour qu’elles ne s’effacent pas. Ainsi, la méditation est la « clé de la connaissance et du dévoilement [de Dieu) et apporta un surcroît d’amour; elle est donc le plus noble des actes cultuels ».
La récitation coranique est à un niveau encore plus élevé, car le Coran, parole de Dieu, réunit les avantages à la fois du dhikr, de la méditation et de la du’â’, prière de demande.
Cependant, chaque activité a une excellence dans son domaine propre: science (ilm) et connaissance (ma’rifa) sont prioritaires, à titre de condition préalable de tout progrès spirituel, car « de la méditation (fikr) résulte la connaissance, de la connaissance la vénération et de la vénération l’amour ». De là vient la supériorité des assemblées de savants sur les assemblées de dhikr. La prière rituelle canonique (salât) ne peut être mise sur un pied d’égalité avec les quatre
activités de base du murid ; du’â’, dhikr. lectuie, méditation, en vertu du Commandement divin qui en fait une obligation stricte à des heures déterminées par Dieu. Mais le but de, tous ces exercices, en définitive, est l’union avec Dieu, par le cœur, sans fusion ni immanence. Dans une page de l’Ihyâ Ghazâlî déclare même que tous ces exercices, même la récitation coranique, doivent être dépassés pour ne se concentrer que sur Dieu seul :
« Puis [le soufi] se retire seul avec lui-même, dans une cellule, se bornant à accomplir les précepte d’obligation et les devoirs religieux il demeure ainsi le cœur vide, concentré en une seule préoccupation ;
et il ne disperse sa pensée ni par la lecture du Coran, ni par la méditation d’un commentaire [du Coran], ni par celle des livres des traditions, ou de quelque autre. Mais il fait effort, au contraire, pour que rien ne lui vienne à l’esprit, si ce n’est Dieu Très-Haut. Après s’être mis dans la solitude, il ne cesse de dire de bouche : » Allah, Allah « , continuellement et avec la présence du cœur. Et cela jusqu’à ce qu’il parvienne à un état où il abandonne le mouvement de la langue, et voie le mot comme coulant sur cêllr-ci. Puis il en vient au point d’effacer la trace du mot sur sa langue et il trouve son cœur continuellement appliqué au dhikr; il y persévère assidûment, jusqu’à ce qu’il en arrive à effacer de son cœur l’image de la locution,
les lettres et de la forme du mot, et que le sens du mot demeure seul en son cœur, présent en lui, comme joint à lui et ne le quittant pas.
Il est en son pouvoir de parvenir à cette limite, et de faire durer cet état en repoussant les tentations ; par contre, il n’est pas en son pouvoir d’attirer à lui la Miséricorde de Dieu Très-Haut. Mais, par ce qu’il fait, lui, il se met en mesure de recevoir les souffles de la Miséricorde divine, et il ne lui reste plus qu’à attendre ce que Dieu Très-Haut lui révélera de la miséricorde, comme Il l’a révélée, par cette voie, aux prophètes et aux saints.
En définitive, cette voie se ramène uniquement, en ce qui te concerne, à une complète pureté, purification et clarté ; puis à être prêt et à attendre. »
Après avoir proclamé la supériorité de l’oraison mentale la litanie vocale, Hallâj retrouvait la pleine valeur du dhikr comme formule excitative; de même, Ghazâlî reconnaît cette valeur incitative au dhikr, comme pure disposition du cœur de l’homme à accueillir un bienfait de Dieu qui est gratuit, sur lequel l’homme n’a pas prise. Ainsi, toutes les dispositions prises par l’homme, dans la
prière d’invocation, la répartition des temps et des moments du jour et de la nuit à travers un rituel minutieux des wird-s, la lecture et la méditation du Coran, dans les veilles où se purifie son désir, ne font que disposer l’intelligence et le cœur du fidèle à la connaissance et l’amour de l’Unique qui reste maître du don qu’il fait à Son serviteur, à l’instant où il Lui plaît de faire lever les voiles de l’Invisible et de faire passer les souffles de Sa miséricorde.
……..
** »Ihya ulum al-din » Cheick Abu-Ghazâlî (qu’Allah l’Agrée!)
……..
wa slim alek
As salamou aleykoum Maître garib Babalao-108.
Je voudrais revenir sur votre exposé sur l’astro karmique pour m’instruire davantage sur un point.
Il y a des années de cela j’avais entendu Patrick Nguema Ndong dire dans une de ses émissions sur Africa N°1 qu’ils y auraient des passages dans le coran qui laisseraient croire à la réincarnation. Depuis lors quand je lis le coran je fais attention pour voir s’il y a quelque chose qui se rapproche du sujet. Dans cette démarche, quand je lis les versets 60 et 61 de sourate 56 (60-Nous avons prédéterminé la mort parmi vous. Nous ne seront point empêché
61-de vous remplacer par vos semblables, et vous faire renaître [ dans un état] que vous ne savez pas.), je ne peux m’empêcher de penser à la réincarnation.
Ne comprenant pas l’arabe, il est évident que je suis loin de pouvoir comprendre les versets comme un compagnon du prophète (SAW). Je souhaite donc avoir votre avis et, pourquoi pas, l’avis des autres maîtres sur l’existence ou non d’une relation entre ces versets et la réincarnation.
Je profite souhaiter bienvenue à notre sœur et « maître » Aminahassanedev, en espérant qu’elle fasse un tour sur cette page.
Salam
salam alkoum
*le grin du samedi soir qui commence par
Bi’iSMiLLAHi RahMANi RaHiM
frère et karamogo Yangouba
vous êtes bien le Number One A vouloir nous convaincre de la preuve de la réincarnation qui serait décrite dans le saint coran….
j’n’suis pas professeur en langue Arabe
mais je comprends mieux le coran que ceux qui ont doctorat en Arabe…
hamdoulillah
et je vous le dis en toute vérité.
quelque soit la lexique grammaticale utilisée
la traduction la +conforme du text original du Saint-Qourhan-karîm est déjà fournis en toutes les langues écrites sur terre actuellement…
n’oubliez pas aussi que votre petit garib est avant tout un interprétateur de niveau-2 « savant ».
donc al-hamdoulillah
mon cher karamogo et frère Yangouba
mes respects A vous
les versets que vous citez
l’interprétation semble confuse pour vous
s56v60 « Nous avons fait de vous des êtres mortels. Nous ne serons pas en peine »
v61 « de vous remplacer par de genres de votre espèce ou de vous donner une forme inconnue de vous. »
on ne voit dans ces versets aucun signe qui « affirme » ou « confirme » que nous serons revenus sur terre après cette fameuse mort qui nous attend tout un chacun un jour ou l’autre tôt ou tard… selon le delai prescrit par Dieu tout puissant.
inna li Lahi wa inna ileyhi raji’oune…
KARAMOGO YANGOUBA
WALAHi FAUT PAS COMPTER SUR UN « EVENTUEL » retour APRES cette VIE…
C’EST POURQUOI IL EST RECOMMANDÉ DE toujours RESTER SUR LE BON CHEMIN et A TOUT MOMENT PENSER A SON SEIGNEUR A ALKIYAMA….
MAIS C’EST RARE QUE DIEU CHANGE NOS DESTINS EN MAL
LE +SOUVENT IL NE LES CHANGE QU’EN BIEN.
….
si vous avez d’autres arguments pour prouver la réincarnation
l’appel est lancé A tous les savants astrologues karmiques
garib ouvre le debat
mais qu’ils sache
que garib maîtrise l’astro karmique dans ces états
connait les pratiques de phénomènes de réincarnation…
aucune voie ne vous a même jamais confirmer que vous êtiez vivant au XIVe Siecle…
vous vous pensez sur des simples images pour expliquer une réalité mystique si on peut dire ainsi….
l’explication que j’ai fourni peut ne pas être la seule valable religieusement parlant…
mais elle est beaucoup +proche de la réalité des choses….
et parait plu logique A + de points de vue…
….
d’ailleurs quand les vraie savants astrologues karmique décrivent leurs interprétations, elles emploient le plus souvent les phrases telque
« …vous avez hérité de vos parents tels ou tels dons… »
« …dans votre vie passée vous êtiez gourou parmi les moines… »
« …au cours de votre vie antérieure vous êtiez rebel et anti-conformisme… ».
« ..vous avez un karma en rapport avec l’adversité que vous devez surmonter… ».
…etc….
c’est ainsi que les thèmes astro karmique sur queue du dragon est traduit en langage littéraire….du langage des initiés a celui des non-initiés….
bref
les interpretations karmique sont basées sur des « dons innés »
c’est « l’idée génerale » que ptit savant garib donne comme « mots-clefs » du queue de dragon
quant A la TêTe du dragon
voici des exemples d’interprétation que donnent les vraies savants astrologues karmique sur la TêTe du DraGon
« …au cours de cette vie vous devez développer le sens de la sociabilité… »
« ..votre évolution karmique vous demande le pardon et la bienveillance… »
« ..vous serez en accord avec votre chemin d’évolution si vous arrivez A aimer celui ou celle qui vous prend pour ami des jinniya muso… »
….etc…
la TêTe du dragon est principalement interprétée comme « qualités A Acquérir » « le côté de la personnalité A Ameliorer »…
…
QUANT AU LILITH
elle renseigne sur les grossesse et domaine occulte de la personnalité….
QUANT A LA PART DE FORTUNE
elle parle sur la chance materielle pure et dure !!!!
wa slim alek
mes respects.
As salamou aleykoum Moualim garib Babalao-108.
Alhadoulillah
Qu’Allah vous récompense en bien pour tout ce que vous faites pour nous. Vous m’avez délivrer d’une longue attente. J’avais justement besoin d’une réponse de quelqu’un qui s’y connaît comme vous pour rassurer mon cœur.
Loin d’être Karamoko, je ne suis que votre élève qui ne cherche qu’à s’instruire.
Barakallahou fîkoum.
LA HIERARCHIE DES THEOPHANIES…….
La hiérarchie des théophanies correspond à celle des êtres depuis l’Essence divine dans son non-conditionnement absolu jusqu’à l’existence sensible. Abd el-Kader expose la hiérarchie des êtres et la manière dont ils procèdent de l’Essence dans un long chapitre,
Le mawqif 248, intitulé, comme s’il constituait un traité à part : Bughyat al-tâlib ‘alâ tartîb al-tajalliyât bi-kulliyyât al-marâtib « Le désir de celui qui cherche à connaître la hiérarchie des théophanies dans leur dimension la plus universelle ». Il s’appuie sur le symbolisme du miroir et de la réfraction de l’image dans des miroirs multiples pour exposer la réalité et les modalités existentielles de la théophanie dans un passage de ce mawqif, intitulé de manière significative : Inna-ka ramz wa-fakk kanz « Tu es symbole et découverte d’un trésor ». Ce titre suggère que la connaissance de l’existence est tout entière contenue, tel un trésor caché, dans l’âme de l’homme
La théophanie hiérarchique de l’Être fait également l’objet du mawqif , consacré au commentaire du début de la sourate al-Shams « Le soleil » : « Par le soleil et sa clarté matinale. Par la lune, lorsqu’elle le suit. Par le jour lorsqu’il le révèle. Par la nuit, lorsqu’elle le recouvre. Par le ciel et ce qui l’a édifié. Par la terre et ce qui l’a étendue. Par une âme et ce qui l’a formée » (Coran 91 : 1-7). Abd el-Kader voit dans ces serments l’expression par Dieu de sa propre théophanie :
Dieu n’a pas en réalité prêté serment par autre que sa propre essence. Les degrés hiérarchiques (marâtib) et les descentes (tanazzulât) ne sont qu’expressions symboliques (umûr i‘tibâriyya) qui n’ont d’existence que dans la transposition symbolique de celui qui l’effectue.
Ils sont donc « une représentation imaginale (khayâl) qui n’a d’autre réalité que celle de l’Être vrai (al-wujûd al-haqq) par laquelle ils ont été manifestés ». L’Être n’appartient en propre qu’à l’Essence transcendante et tout ce qu’on appelle, dans le langage des Initiés « degré hiérarchique », « détermination de l’être » (ta‘ayyun) etc. ne sont que transposition symbolique, relation et attribution, rien d’autre.
« Par le soleil et sa clarté matinale » fait allusion au plan hiérarchique de l’Unité (ahadiyya), « le premier des lieux de la théophanie (majlâ pl. majâlî), lieu essentiel où rien des Noms ni des Attributs, ni de quelque réalité créaturelle que ce soit, ne connaît de manifestation ». L’Unité est donc la théophanie de Dieu à Lui-même « car il n’est sur ce plan d’autre que Lui ». Toute chose est comprise dans cette réalité transcendante, mais sous un mode d’occultation (bi-hukm al-butûn). Cette théophanie est symbolisée par le soleil parce que « par lui les choses sont perçues tandis que lui ne peut être perçu dans sa réalité. De plus lorsque sa lumière apparaît, elle efface celle de tous les astres qui ne sont que la réflexion de sa lumière.
Sur l’identification de l’Esprit à la Réalité mouhammadienne, d’après le commentaire de (Coran 17 : 8 )
Sur ce plan de l’Être, voir également le mawqif , où sont expliqués les différents noms de la haqî
« Par la lune, lorsqu’elle le suit » représente le second plan théophanique. Cette première auto-détermination de l’Essence s’appelle “unitarité” absolue (wahda mutlaqa) parce qu’elle implique d’un côté l’Être conditionné par rien ou l’Unité et de l’autre l’Être conditionné par toute chose, c’est-à-dire l’Unicité. Il ne faut donc pas confondre ce plan avec celui de l’Unicité. Il constitue un plan intermédiaire et est appelé pour cette raison “l’Isthme des isthmes” (barzakh al-barâzikh), l’Esprit Universel ou encore la Réalité mouhammadienne (haqîqa mouhammadiyya) Abd el-Kader n’envisage pas ici ces principes comme réalités indépendantes mais comme l’expression d’une première auto-détermination de l’Essence, sans intermédiaire. Ce plan est symbolisé par la lune, intermédiaire entre le soleil et la terre ; il comporte une face tournée vers Dieu, une autre vers la création. Il est pour Abd el-Kader la réalité ultime à laquelle peut parvenir le connaissant et c’est à elle que les gens de la Voie adressent leurs poèmes d’amour
Ce plan dans sa relation avec celui qui le précède et celui qui le suit est une question complexe dont les implications mériteraient d’être approfondies pour montrer le rôle décisif d’Abd el-Kader dans l’explicitation de certains concepts akbariens.
« Par le jour lorsqu’il le dissipe » désigne le plan de l’unicité (wâhidiyya) ou seconde détermination de l’Être ou de l’Essence en tant que Noms et Attributs procèdent d’elle. « Elle est un lieu de théophanie où l’Essence se manifeste comme Attribut et l’Attribut comme Essence. » Ce plan suit le précédent car il faut, pour que les Attributs divins soient manifestés, un principe d’autodétermination interne. Il est représenté par le jour qui permet à la lumière du soleil d’apparaître.
« Par la nuit lorsqu’elle le recouvre » est expression de la détermination de l’Être dans les corps physiques obscurs, produits par le mélange des éléments, depuis le règne minéral jusqu’à l’homme. Dans ce plan d’existence, par l’obscurité se révèlent la lumière et la perfection de l’Être. Comme dit Abd el-Kader : « N’était l’être grossier, on ne pourrait connaître ni entendre parler de l’être subtil. »
« Par le ciel et ce qui l’a édifié » fait allusion à la détermination des êtres comme esprits, bien que l’Esprit soit en réalité unique, multiplié par la manifestation des formes. C’est pourquoi le ciel est ici mentionné au singulier.
« Par la terre et ce qui l’a étendue » désigne la détermination de l’être sur le plan de l’Âme universelle, émanant de l’Intellect Premier. Ce plan et celui qui le précède concernent donc l’action conjointe de l’Intellect et de l’Âme, ou Adam et Ève, comme principes actif et passif. La science contenue synthétiquement dans l’Intellect est détaillée dans l’âme, ce que symbolise l’extension de la terre.
« Par l’âme et ce qui l’a formée ». L’âme est ici envisagée dans sa réalité particulière, créée de la lumière de Dieu, parfaite grâce à cette théophanie et imparfaite à cause de sa descente de « la plus parfaite constitution » au « plus bas des bas » (voir Coran 95 : 4-5). L’âme peut être comparée à l’eau, pure à l’origine, altérée au cours de sa descente dans les réceptacles obscurs. Les prophètes ont été envoyés et les lois sacrées instituées pour la purifier soit par le ravissement en Dieu soit par le cheminement initiatique. « La réalité de l’âme n’est autre que l’esprit et celle de l’Esprit, Dieu lui-même. » Ainsi « qui connaît son âme, connaît son Seigneur ». De ce point de vue, on peut considérer ce mawqif comme un commentaire de la définition du tajallî par Ibn ‘Arabî, précédemment citée : « Ce qui se dévoile au cœur des lumières des mystères divins [après qu’ils aient été voilés ».
Haqîqat al-wujûd ‘inda-hum wâhida lâ tata‘addadu wa-lâ tatajazza’u wa-lâ tataba‘ ‘adu wa hiya mâ bi…..
Pour saisir la portée de ce commentaire de la sourate Le soleil, il convient de garder en mémoire le fait que Dieu, selon Abd el-Kader, ne prête serment que par Lui-même. Il remarque ailleurs combien la notion de tajallî et ce qu’elle implique est difficile à comprendre et à admettre pour les savants exotériques (‘ulamâ’ al-rusûm) qui distinguent radicalement l’existence éternelle et contingente, alors que pour les initiés, il n’y a pas de dualité dans l’Être : « la réalité de l’Être pour eux est unique ; elle ne peut ni se multiplier, ni se particulariser ni se diviser en parties ; elle est ce par quoi une chose se trouve être et se réalise d’une manière qui lui est essentielle». Abd el-Kader en revient toujours à l’image du soleil sans lequel le monde ne serait que néant et dont la lumière ne pourrait se manifester dans tous les êtres du monde à la mesure de leur réceptivité à la lumière et de leurs qualités respectives : « La théophanie de l’Être vrai (al-wujûd al-haqq) sur tout l’univers est unique. Il n’y a aucune différence entre un être majestueux et un être vil, petit et grand, mais Il ne se manifeste dans une forme qu’à la mesure de sa réceptivité. » Or, comme le répète souvent Abd el-Kader, les formes sont les traces des Noms divins.
salam
« Par le soleil et sa clarté matinale. Par la lune, lorsqu’elle le suit. Par le jour lorsqu’il le révèle. Par la nuit, lorsqu’elle le recouvre. Par le ciel et ce qui l’a édifié. Par la terre et ce qui l’a étendue. Par une âme et ce qui l’a formée » (Coran 91 : 1-7)
dans ces text se trouve 7 « autres principes » liés aux nombres 1 A 7..
1-le soleil
2-la lune
3-le jour
4-la nuit
5-le ciel
6-la terre
7-l’Âme
voilà qui mérite une méditation pour nous apprenants…
merci chère Lilia la grande princesse.
wa salam
LA WALAYA !!!
Le prophète a dit : « Je suis venu pour parfaire la bonne éducation. » : compléter les enseignements prophétiques afin de faire retourner l’homme à son état initial d’Homme Universel.
Sans le message prophétique l’homme n’a pas la capacité d’accéder à la réalité divine enfouie en lui. L’homme est un barzakh, un entre deux mondes où le divin et le créaturel se trouvent conjugués. Les Attributs divins éternels et parfaits de Dieu et ceux contingents et imparfaits de la nature humaine sont représentés dans leur totalité dans l’homme. Le but et la fin de l’enseignement des prophètes est de faire accéder le serviteur à son éminente et véritable dignité qui lui demeure cachée par ses attributs de contingence. Tant que l’homme reste attaché à ces derniers, il ne peut se rendre compte qu’il est le microcosme créé à l’image du macrocosme :
Le message prophétique vise à rétablir l’homme en sa qualité de vicaire, lieu-tenant de Dieu. Il se présente comme ayant deux faces :
A) La face exotérique est la mission prophétique par laquelle le prophète transmet et énonce aux serviteurs les lois devant régir leurs comportements : Coran 5, 102 : « Il n’incombe au prophète que de transmettre. »
B) La face ésotérique par laquelle le prophète reçoit les Lumières divines et les réalités spirituelles, coté tourné vers Dieu, elle est Amitié et Proximité divine. C’est la Walaya en lui, le lieu de l’inspiration divine et de la révélation de Ses secrets. En elle, il y a une connaissance initiatique qui conjoint à la fois gnose et amour.
De fait il y a quatre types de prophètes ou Nabi :
1) Les prophètes législateurs ont pour mission d’apporter aux hommes une nouvelle législation abrogeant la précédente. Ce sont les six grands prophètes : Adam, Noé, Abraham, Moïse, Jésus et Mouhammad. Ils ont la perception auditive et la vision de l’Ange en songe et à l’état de veille.
2) Les prophètes envoyés ont les mêmes perceptions et visions que les précédents. Ils sont missionnés pour expliquer aux hommes leur religion sans être chargés de transmettre une nouvelle législation.
3) Les prophètes envoyés à une communauté restreinte : l’exemple en est Lot. Ils ont la vision de l’Ange et l’entendent uniquement en songe, jamais à l’état de veille.
4) Il y a le prophète qui n’est envoyé qu’à soi-même; il a la vision de l’Ange et l’entend uniquement en songe, jamais à l’état de veille.
Le qualificatif de Wali, ami et aimé de Dieu ne peut être traduit par le mot « saint » qoddûss. Cet Attribut de Qoddûss est réservé à la divinité en Islam et traduit la pureté et la sacralité. Nulle part dans le Coran ni dans la littérature arabe, on ne le trouve qualifier une créature. Une exception existe cependant : là où, s’agissant d’un défunt, on dit : qaddassa Allah rûhah, que Dieu sanctifie son âme.
Dans le sens du mot Wali on trouve la connotation de proximité, de loyauté, d’allégeance et de fidélité. On qualifie aussi de Wali celui à qui on confie l’administration ou la direction d’une affaire.
Dans Coran 10, 62, « Non, vraiment, Les Amis de Dieu, Awliyâ’ Allah, n’éprouveront plus aucune crainte, ils ne seront pas affligés. », le qualificatif de Wali s’applique à l’homme; alors que dans Coran 2, 257 : « Dieu est le Wali des croyants : Il les fait sortir des ténèbres vers la lumière. » l’Attribut s’applique à Dieu. C’est un attribut partagé entre le Seigneur et son serviteur. Cela n’est pas le cas pour le qualificatif Nabi lequel est réservé uniquement aux prophètes par droit d’élection divine. Le mot nabi, prophète, provient du verbe nâba qui a pour sens, remplacer, tenir lieu et place, représenter. Ainsi s’éclaire la fonction des prophètes. Ils sont une théophanie de la Lumière primordiale qui résume la création par les Attributs divins : l’Apparent et le Caché, l’Absolu et l’Impératif absolvens.
Le cycle de la prophétie commence avec le prophète Adam et se termine avec le prophète Mohamed, Sceau des prophètes. La Lumière prophétique est une; elle s’épiphanise en les différents prophètes jusqu’au lieu de son repos, son épiphanie totale : Mouhammad…..
Cela ne veut pas dire que la gnose islamique est la seule à détenir la plénitude du sens spirituel. En fait, les prophètes sont comme les Imâms, ils sont à chaque fois complets et détiennent le sens vrai des Livres, mais ne livrent que la spiritualité dont ils sont les trésors et les trésoriers. La gnose qu’ils transmettent de leur vivant ou après leur disparition est à chaque fois complète. Le prophète a dit : « La religion éternelle est établie depuis la nuit des temps. Elle est comme une maison dont la construction est terminée. Il ne lui manque qu’une seule brique, et cette brique c’est moi. ».
La brique qui manque est la clé qui décode et ouvre au Sens que son enseignement permet d’atteindre.
La prise de conscience, chez l’être humain, de la dimension Malakûti en lui, est le premier degré de la Walaya. Elle exprime une délivrance accompagnée d’une renaissance. L’âme accouche de son enfant aîné spirituel. C’est le degré de la Walaya Mouhammadienne Générale Absolue, « Porte » d’entrée dont l’Imâm ‘Ali est le symbole.
La naissance spirituelle de l’Enfant Parfait, le corps de résurrection, ouvre sur le second degré de la Walâya. Cette ouverture n’est possible que lorsque la connaissance mystique, la Maryem de l’être, est fécondée par l’Esprit Saint ou Gabriel de l’être. Le fruit de cette fécondation doit arriver à maturité par une spiritualité toujours ascendante et totaliser les sept cieux.
Ici, une parenthèse à propos de la prise de position d’Ibn ‘Arabi au sujet de la Walaya universelle, peut être ouverte. Lorsque l’on a vu la Croix de Lumière voguer de concert avec le Mouhammadien par dessus les sept cieux et les totaliser dans le même envol, on comprend que c’est une identification par le Cheïkh du Trône du Miséricordieux avec la Réalité Christique Cosmique troisième du nom.
La Ghayba essoughrâ est la petite période d’absence qui dure sept millénaires, soit le « temps » nécessaire pour que cette septième Lumière atteigne sa position. Lorsque le maximum de sa clarté est acquis, le mystique ayant atteint la connaissance que présuppose cette position, elle s’inclue alors dans la colonne des cinq Lumières primitives reconstituant ainsi les six millénaires.
Le troisième degré est celui de la Walaya Plénière Mouhammadienne. Elle est conférée en puissance par la naissance spirituelle du Mahdi de l’être, né enfant presque adulte du fémur du mystique, fruit des noces de l’intellect saint de ce dernier et de la connaissance gnostique acquise. Le Mahdi met cinq millénaires pour devenir adulte. La Ghayba al kubrâ, la grande absence est ce « temps » qui courre jusqu’à sa parousie, soit douze millénaires, 12 spiritualités au total.
Le pèlerin parvient ensuite au lit de repos de Mawlâna, au Nom de Seigneur ‘Abd al Wahad, l’Un, qui ouvre sur l’Union, al Maqâm al Mahmoud, à la distance de « deux arcs ou plus proche encore. ».
Ahmed al Ghazâli, frère de Abou Hamid le théologien, a trouvé les mots justes et l’éloquence du verbe pour donner une idée de cette position :
« Le papillon qui est devenu l’amant de la Flamme, a pour nourriture, tant qu’il est encore à distance, la lumière de cette aurore. C’est le signe avant-coureur de l’illumination qui l’appelle et qui l’accueille. Mais il lui faut continuer de voler jusqu’à ce qu’il la rejoigne. Lorsqu’il y est arrivé, ce n’est plus à lui de progresser vers la Flamme, c’est la Flamme qui progresse en lui. Ce n’est pas la Flamme qui lui est une nourriture, c’est lui qui est la nourriture de la Flamme. Et c’est là un grand mystère. Un instant fugitif il devient son propre Aimé. Et sa perfection, c’est cela. ».
Source Soufisme La Walaya ….
bonjour
si l’astro karmique existait en géomancie,
Lassana et Maleju auraient été 2 figures à la représenter.
en tant que des Nœuds Lunaires.
mais tel n’est pas le but de cet exposé.
le but de cet exposé est d’enlever LA CONFUSION dans l’esprit des « religieux-croyants » qui voudront apprendre l’astro karmique.
l’astrologie karmique est une branche de l’astrologie qui admet que chaque âme(personne) doit connaitre plusieurs vies sur terre. c’est-à-dire vivre une 1ere fois, ensuite mourir, puis 100 ou 500Ans.. après de renaître et de revenir sur terre avec un autre corps..pour une nouvelle vie…
et d’après l’astro karmique le temps de revenir dépend de tout un chacun (évolution spirituelle ou désir profond de revenir sur terre….sans blagues….),
l’astro karmique admet que certains peuvent mourir et revenir moins de 100ans après,
et d’autres ne reviendront que 200 ou 500ans après leur 1er décès.
donc c’est VARIABLE A ce qu’ils disent…
les astrologues karmiques qui n’ont pas assez de Foi en Dieu, soutiennent que chaque Ame doit NÉCESSAIREMENT ou OBLIGATOIREMENT faire plusieurs vies sur terre.
l’Astrologie karmique avance des arguments DIFFICILES à contredire parfois.
quand on apprend l’astro karmique, on voit toutefois une vérité dans le contenu, 1peu comme toutes sciences occultes.
et cela fait des siècles que l’astro karmique existe, elle aurait disparue si certaines vérités ne la soutenaient pas.
….
pourtant la religion nous dit qu’après la mort, nous ne revenons plus dans ce monde, jusqu’au jugement dernier.
pendant de longues années GARIB a cherché pour trouver une réponse à cela, AFIN DE DÉFENDRE LA RELIGION…
car Dieu NE PEUT PAS MENTIR JAMAIS….
donc pour le petit garib, c’était CLAIR ET NET
quand on quittera ce monde, on ne reviendra plus
sauf rendez-vous au jugement dernier devant le Seigneur de l’univers.
INNA LILLAHI WA INNA ILEYHI RAJiOUN
Mais ma Foi n’aurait pas suffit à convaincre tous ces hommes et femmes inspirés qui s’intéressent à l’astro karmique.
il fallait donc apporter des arguments pour prouver qu’Allah ne ment pas,
que l’homme n’aura qu’une seule vie, puis le jugement dernier.
L’ASTRO KARMIQUE AVANCE CERTAINES PREUVES DE SA VISION
les « 20 cas suggérant le phénomène de réincarnation » du savant Edgar Cayce
les travaux menés à l’université Charlottesville (USA, Virginie) sur les karma….etc…
sont assez de preuves et de sérieux face auxquels faut des arguments solides…
ils disent même que certains individus tués durant 1ere guerre mondiale sont revenus pendant la 2e guerre ou juste après ce second conflit….
leurs méthodes pour connaitre les vies antérieures (vies passées) d’une personne
c’est de faire passer la personne dans un état d’hypnose, de transe ou voyage astral….qui se fait principalement par rêve nocturne dans la 1ere moitié de la nuit, ou milieu de nuit…. mais pas après…
on ne peut pas claquer le doigt et contredire de telles expériences si facilement, face aux millions et milliers de personnes qui croient à l’astro karmique…et qui ont témoignés…
mais Dieu est au dessus de tout cela, certes.
vous qui croyez,
c’est votre droit de remettre en cause cette notion de vivre plusieurs vies.
chers croyants, sachez que l’astro karmique a un fond de vérité indiscutable tout comme la géomancie ou les tarots..,, donc je ne vous décourage pas dans l’apprentissage de l’astro karmique qui est d’ailleurs basée sur l’EVOLUTION SPIRITUELLE,
mais sachez que nous ne vivons qu’une seule vie selon ce que la religion monothéiste nous apprend….
…ALORS VOILà LA VRAIE-VISION DES CHOSES
*ce que l’astro karmique appelle « plusieurs vies sur terre pour une même Âme »
IL S’AGIT DU SANG qu’on transmet de génération en génération …GÉNÉALOGIE…DESCENDANCE…
si c’est le même « sang » qui circulait dans les veines de votre Arrière-arrière-grand-père, forcement l’astro karmique en voulant remonter dans le temps, pourra avoir la vision de ce vieux qui vivait on va dire vers 1710…
CE SONT DONC VOS PARENTS AUXQUELS VOUS ETES LIEZ PAR LE SANG « ARBRE GÉNÉALOGIQUE » QUE LES EXPÉRIENCES DE L’ASTRO KARMIQUE PERMETTENT DE VOIR ET DE REMONTER, ET CES ASTROLOGUE LE « CONFONDENT » AVEC LA VIE DU CONSULTANT ELLE-MEME.
*pour ceux qui connaissent l’astro karmique et ont Foi en Dieu, comprendront mashaAllah.
….
BIENS DE CHOSES A TOUS…
Farid al-Din Attar. Poète persan (Volume 2, Page 805).Le langage des Oiseaux !
« L’idée des l’oiseaux se confond avec celle de la légèreté, de l’essence des choses et des êtres. Les oiseaux dont il est question incarnent la pensée opposée à la matière , l’intériorité de l’homme, son « moi profond, son esprit ».
Le « Langage des Oiseaux » comprend 4 647 vers. C’est une épopée mystique où 30 000 oiseaux sont à la recherche de leur Roi.
Le récit commence par un discours de bienvenue qui constitue une fonction rituelle et magique associant la « Huppe », un oiseau, porteur d’une couronne et les autres oiseaux, qui représentent une humanité cherchant
Aussitôt, la foule des oiseaux inquiets se rassemblent et providentiellement la Huppe se présente comme messagère.
Elle exhorte les oiseaux à partir pour un voyage difficile qui les conduira à la cour de leur Roi, un oiseau fabuleux, le Simorg (ou Simurgh).
Tous les oiseaux comprennent l’intérêt fondamental de cette entreprise. Cependant presque aussitôt plus de dix mille d’entre eux s’excusent : ils sont pour des raisons diverses, content de leur sort ici-bas.
La Huppe admoneste tout le monde, tranquillise les uns, encourage les autres et commence l’enseignement qui permettra d’entreprendre le voyage.
Ils doivent s’engager dans les sept vallées qui marqueront les degrés initiatiques de leur ascension spirituelle.
Ces vallées magiques et mystiques sont : les vallées de la recherche, de l’amour, de la connaissance, de l’indépendance, de l’union, de la stupeur et du dénuement.
C’est après avoir franchi ces vallées, en un long voyage dont la durée comprend souvent une ou plusieurs vies pleines d’embûches, voyage où la grande majorité des oiseaux périront, que les rescapés se voient refuser – ultime épreuve – l’accès tant espéré au palais de leur Roi : le Simurgh
PREMIERE VALLEE OU VALLEE DE LA RECHERCHE.
Dans cette vallée, l’homme a le sentiment d’être en captivité. Il se sent séparé de quelque chose d’essentiel. Il est souvent un cherchant. Il cherche à se libérer, mais rencontre partout l’hostilité.
La Huppe dit et enseigne :
« Cent choses pénibles t’assailliront sans cesse. C’est seulement au prix de modifications profondes et lentes du comportement que des progrès sont possibles ».
La Huppe dit et ajoute :
« Il te faudra passer plusieurs années dans cette vallée à faire de pénibles efforts et y changer d’état, car pour progresser, un engagement véritable et endurant est nécessaire ».
La Huppe dit aussi :
« Tu ne cherches pas le vrai sens des choses, tu n’en as que la prétention ».
La Huppe dit encore :
« Animé par un désir ardent et par l’espérance, l’homme doit sans cesse exposer sa vie dans ce long cheminement spirituel ».
« Si tu te laisses aller au moindre orgueil, tu n’est plus maître de ton coeur, tu es alors comme enivré par la boisson et tu as perdu ton intelligence ».
… et finalement :
« Sois patient dans l’espoir de trouver quelqu’un qui t’indique le chemin que tu dois faire. Accroupi comme un enfant dans le sein de sa mère, recueille toi ainsi en toi-même ».
… et des encouragements et d’espoir :
« Qu’on fasse partie des bons ou des méchants, on possède toujours un soleil de grâce dans le giron de l’invisible ».
Cette première vallée nous indique principalement que c’est à l’intérieur de nous-mêmes que la recherche doit être entreprise avec constance et patience.
DEUXIEME VALLEE ou VALLEE DE L’AMOUR.
L’intériorité retrouvée est ressentie comme une grâce et provoque un éclair d’amour mystique vers le Créateur. Il éveille violemment l’adepte qui s’engage alors dans la seconde vallée.
Cet amour calcine tous les conformismes et toutes les idées reçues, il agit comme un feu purificateur.
« CAR TOUT COMMENCE PAR UNE PURIFICATION ».
La Huppe dit :
« La raison ne peut cohabiter avec la folie ou l’amour, l’amour n’a rien à faire avec la raison humaine ».
« Ils s’efforcent à poursuivre à se détacher de tout ».
La Huppe dit encore :
« Quand tu auras la certitude que tu ne possèdes plus rien, il te restera encore à détacher ton cœur de tout ce qui existe ».
La fin de cette seconde vallée est ainsi marquée par une première audition intérieure.
TROISIEME VALLEE ou VALLEE DE LA CONNAISANCE.
L’amour qui est confiance en la volonté supérieure a permis la réduction par le feu de l’esprit du monde extérieur. Cette purification met l’âme en état de réceptivité. La médiation lui donnera accès à la vallée de la Connaissance par intuition directe.
La Huppe dit:
« Lorsque le soleil de la connaissance brille à la voûte de ce chemin, chacun est éclairé selon son mérite et il trouve le rang qui lui est assigné dans la Connaissance de la vérité ».
La science spirituelle est révélée par une longue méditation patiente. Le calme et le silence sont nécessaires.
La Huppe dit encore : « Quand on a un goût véritable pour ces secrets, on ressent à chaque instant une nouvelle ardeur pour en connaître d’autres ».
Cette révélation devient alors le guide spirituel de l’âme. La connaissance n’est cependant révélée qu’en fonction d’une prédestination de l’être. Cette vallée est marquée par l’acquisition de la gnose, de la connaissance révélée par intuition directe.
QUATRIEME VALLEE ou VALLEE DE L’INDEPENDANCE.
Muni de la connaissance qui le soutiendra, l’être doit maintenant devenir indépendant des chaînes subconscientes qui le relient encore à son environnement, puis au cosmos. L’épreuve du vide, du néant permettra une réduction ontologique à l’état du germe, puis pour une autre existence.
Dès l’entrée dans cette vallée, la Huppe nous dit :
« Il n’y a ni prétention à avoir, ni sens spirituel à découvrir ». Toute perception du temps est modifiée ».
Elle ajoute :
« Alors cent caravanes vont périr dans l’espace du temps que met la corneille à remplir son jabot ».
Il faut être absolument indifférent.
La traversée de cette quatrième vallée a été une longue ascèse qui a apporté la réduction de « l’ego » par la maîtrise de l’inconscient. Concentré, l’Être attend maintenant le face à face divin.
CINQUIEME VALLEE ou VALLEE DE L’UNION.
Cette vallée correspond à la naissance lumineuse d’un être nouveau qui est en communication directe avec l’Unité.
La Huppe nous dit :
« Lorsque le voyageur spirituel est entré dans cette vallée, il disparaît ainsi que la terre même qu’il foule aux pieds. Il sera perdu parce que l’Être Unique sera manifesté, il restera muet car cet Être lui parlera ».
Le monde devient à jamais autre. Il se produit un renversement total. La lumière de l’évidence et de la certitude remplace les sensations.
Farid Al Din Attar dit :
« Ce qui se présente en toi comme Unité n’est pas différent de ce qui se compte ».
Même l’intelligence n’a plus rien à faire ici. Dans cette cinquième vallée l’être nouveau vit désormais dans la certitude de l’Unité retrouvée avec l’entité céleste qui lui correspond.
SIXIEME VALLEE ou VALLEE DE LA STUPEUR.
Dans cette vallée, l’Être nouveau réalisé subira dans un grand éclair de stupéfaction, l’épreuve de la visite du monde des intelligences pures.
La Huppe dit :
« Là, il y a du feu de l’esprit, car l’homme de chair en est abattu, brûlé et consumé ».
La Huppe nous dit encore :
« Les soupirs sont comme des épées et chaque souffle est une amère complainte ».
« C’est à la fois le jour et la nuit et ce n’est ni le jour ni la nuit ».
L’être avance ainsi stupéfait de vivre dans un monde éternellement présent, sans mémoire.
La Huppe ajoute :
« Celui qui a l’Unité gravée dans son coeur oublie tout et s’oublie lui-même ».
L’être réalisé accède ainsi à l’invisible, il passe derrière le rideau. (disent les Soufis).
Dans cette sixième Vallée, l’épreuve du monde des intelligences pures prépare la résurrection de l’être au sein de l’essence divine.
SEPTIEME VALLEE ou VALLEE DU DENUEMENT.
L’être a dépassé le monde des intelligences pures, il est maintenant dénué de tout, il peut s’incorporer à l’harmonie parfaite de l’Unité céleste et participer à la volonté divine. Il est alors l’égal des plus grands personnages de la spiritualité.
(Cette volonté n’est pas déiste, mais uniquement spirituelle).
La Huppe nous dit :
« Si une chose pure tombe dans cet océan, elle perdra son existence particulière, elle participera à l’agitation des flots de cet océan, en cessant d’exister isolément, elle sera belle désormais ».
L’Etre disparaît au sein de l’océan divinité.
La Huppe dit encore :
« Ce que l’on peut considérer comme l’essence de cette Vallée c’est l’oubli, le mutisme, la surdité et l’évanouissement de toute choses ».
Car dit la Huppe :
– L’être est devenu porteur de lumière.
– L’être entre dans l’éternité.
– L’être connaîtra peut-être une mission de création mystique dans le monde.
– « Il ne se verra plus lui-même, il n’apercevra que son ami, dans tout ce qu’il verra, il verra alors sa propre face, dans chaque atome il verra le tout, il contemplera sous le voile des millions de secrets aussi brillants que le soleil ».
Avant de conclure, je voudrais dire quelques mots de la Huppe.
Les oiseaux avancent sous la conduite de la Huppe. Elle est leur guide et leur Conseillère. Son discours n’admet aucun doute et n’est jamais discuté. Il est plein de certitude et semble providentiellement relié à l’âme du monde.
Ce discours est toujours général comme la Loi. Jamais la Huppe n’emploie la ruse. Elle n’est jamais flatteuse non plus. Tout ce qu’elle dit est orienté vers l’Unité, vers l’Ultime face à face. Remarquons aussi que son discours répond généralement à la question d’un oiseau particulier.
Tout ceci nous a conduit à penser que les échanges des oiseaux et les réponses de la Huppe correspondaient à un langage intérieur et symbolisaient en fait les méditations.
Les oiseaux représentaient alors les multiples facettes de notre moi et la Huppe est cette voix intérieure qui doit, selon Farid al Din Attar, nous enseigner toute vérité. Les oiseaux qui meurent pendant le voyage deviennent les modes de penser et de sentir qui ne sont pas en harmonie avec l’ordre et qui devront donc disparaître.
Ceci dit, ne nous étonnons pas, si à travers ce que nous dit la Huppe, un passage se fait vers la partie la plus secrète de notre être, provoquant la percée d’éclairs de vérité. Comprendre le langage des oiseaux serait donc comprendre le langage secret qui nous interpelle, constamment, au plus profond de notre inconscient personnel.
JE conclue en disant mon émerveillement d’avoir au sein de l’Islam soufi un gnostique authentique : Farid al-Din Attar. Il est véritablement un représentant de l’universelle spiritualité du monde qui, au-delà des siècles, des distances, des races et des religions nous fait un discours d’où surgissent comme des fleurs, les figures des archétypes que nous avons toujours pressenties, attendues et désirées.
salam merci enormement pour ce rappel ce livre est excellent. il faudra voir aussi le livre des haltes. kitab al mawaqif c’est du lourd et te plonge dans les plus profonds secret de la maarifa.
qu’allah te facilite chere LiliaRose
Salam
salam
ATTENTION A NE PAS CONFONDRE….
LES CLASH, LES MALENTENDUS, LES DISPUTES…ETC…GARIB LES PARDONNE CEUX-CI
MAIS
TOUT ACTE-MYSTIC OU AUTRE COMMIS SUR LE DOS DE GARIB et TOUTE MAUVAISE PAROLE OU INSULTES SUR SON DOS….ETC…
GARIB NE LES PARDONNE PAS ET DEMANDE A « SON SEIGNEUR » A NOTRE SEIGNEUR TOUT-PUISSANT DE RENDRE JUSTICE ET DEMANDE RÉTRIBUTION ICI-BAS ET DANS L’AUTRE MONDE….
**AVANT QU’ON DIRA LE JOUR DU JUGEMENT DERNIER QUE GARIB NOUS A TRAHIT POUR AVOIR LE DEVANT DE LA SCENE…
JE PREFERE TOUT EXPLIQUER CLAIREMENT AFIN CHACUN PUISSE COMPRENDRE LE SENS DE MES PARDONS….
GARIB A LA CONSCIENCE TRANQUILLE DANS SES ACTES…
*les vrais musulmans s’expliquent ils ne se font pas de guerre-douce…
si garib t’a fait quelqu’un chose, vient simplement et lui en faire savoir… c’est tout…
aulieu de te mettre en guerre-douce avec garib et le Seigneur aussi se mettrait en guerre-douce contre toi ou contre tes enfants…. WILIBALIDÔ…
ON A PEUR DE PERSONNE ON A LE CŒUR-PUR ET LE DOS POSER SUR LE KUSIYOU… SI TU CROIS « POURVOIR » NOUS TUER, TU NOUS TROUVERAS ON T’ATTENDRA SUR PLACE…
INNA LI LAHI WA INNA ILEYHI RAJIOUN….
ET SI TU CROIS « POUVOIR » NOUS PRENDRE QUELQUE CHOSE IC, TU NOUS LE RENDRA LE JOUR DU JUGEMENT AVANT D’ALLER AU FEU….MASHAALAH
LAHAWLA WALA QUWATTA ILA BI LAHI
WA SALAM
slim alek
s21v16
« Ce n’est pas par jeu que Nous avons créé le ciel et la terre et ce qui est entre eux »
princesse Lilia salam
inshaAllah je reviendrai sur votre dernier exposé…
….
LES SCIENTIFIQUES-SAVANTS MÉCRÉANTS NE SONT PAS + MEILLEURS QUE LES SAVANTS CROYANTS EN MATIÈRE DE THÉORIE DE CRÉATION DE L’UNIVERS ou D’ASTRONOMIA…..
n’oublie pas qu’il aussi DES SCIENTIFIQUES MÉCRÉANTS aussi bête qu’un ballon…
…..Exemple
tu trouve un ballon gonflé qui s’envole et tu dis qu’il s’est gonflé et s’envoler tout-seul…c’est ridicule…non.?
….Exemple-2
quand les animaux voient un avion tout en haut,
A ton avis
que pensent-ils ?
l’interprétation d’un avion par un animal en le voyant lui survoler…
est comparable aux explications scientifiques des hommes sur la création de l’univers….
….
un animal ne peut pas imaginer 500 personnes dans un petit-avion en le voyant tout en haut…
n’est-ce pas ?
…
seule une inspiration divine pourra faire comprendre aux hommes quelques petits principes employés par Dieu pour créer l’univers…
…
sinon les scientifiques astronomes savent bien que de telle MASSE comme LA TERRE ne peut pas voguer indéfiniment de cette façon et de façon régulière et sans secousses sans qu’une Force ne la soutienne et la maintienne….
…..
mais Dieu ne laissera SCIENTIFIQUES-SAVANTS MÉCRÉANTS impregnés leurs idées A dormir debout pour detourner les gens dans leur Foi en Dieu….
le Seigneur enverra toujours sur terre des SCIENTIFIQUES-SAVANTS CROYANTS capables d’argumenter contre les SCIENTIFIQUES MÉCRÉANTS.
…..mashaAllah…
mes respects…du courage…wa salam
La Foi oblige le croyant à se tenir à l’écart de toute polémique et papelardise, et quand il s’agit d’une discussion savante, il faut y prendre part pour poser des questions dans le dessein d’apprendre et comprendre, sans aucune volonté de chercher à nuire à ton interlocuteur et à le pousser à se défendre avec du vrai comme du faux, ou prendre la parole pour exprimer une science si tu en es porteur, sans aucune volonté de montrer que tu es savant intelligent et informé etc. et cela en utilisant dans ton discours des vérités ou des mensonges. Sinon garder le silence reste le meilleur remède pour éviter les péchés qui résultent des polémiques et des papelardises.
Des contenus scientifiques dans un contexte religieux !
Comment notre univers est il apparu Initialement il y avait une nébuleuse primaire puis il eut une séparation brutale qui donna lieu aux galaxies le Soleil ,la Lune ,la Terre sur laquelle nous vivons et que cela s’appelle le big bang Quand on a découvert ces faits liés la création de l’univers
Des scientifiques ont découvert dans les années 1950 En prenant pour référence le Coran origine de l’Univers est décrite dans les versets suivant !
II est le Créateur des cieux et de la terre a partir du néant Lorsqu ‘iI décide une chose II dit seulement Sois et elle est aussitôt !Ceux qui ne croient pas ne Voit ils pas que les cieux et la terre étaient fermes de sorte que Nous les avons séparés et qu avec l’eau Nous avons fait tout ce qui Vit Ne croiront ils pas alors (21.3O)
Pour plus de précisions la théorie du big bang est admise par toute la communauté scientifique créationniste ou non
Cependant en remontant suffisamment loin dans le temps l’univers tout entier serait confiné a ses origines un seul et unique( point )mathématique La conclusion que l’on pourrait tirer de ce modèle est qu un certain moment donné toute la matière de l’univers formait une masse unique compacte de la taille un point et de volume nul dû a l’immense force gravitationnelle ,Notre univers serait donc né de la dilatation thermique de cette masse ponctuelle et sans volume Cette explosion ou plutôt violent mouvement expansion
le big bang a été démontrée a maintes reprises par de nombreuses preuves scientifiques Une autre vérité sous entend la théorie du big bang si cette masse est réellement sans volume cela reviendrait dire qu elle est l’équivalent d’un rien dans notre monde tridimensionnel
Donc tout l’univers aurait été créé a partir de ce néant Et qui plus est l’univers aurait donc un commencement et tel que nous le connaissons se serait structuré a l’époque du big bang ….
Parmi les preuves déterminantes de cette théorie c’est la découverte du fond diffus cosmologique Son observation entre autres preuves a permis d’en venir a cette conclusion l’univers est en expansion Afin de mieux comprendre cela imaginons que l’univers est la surface d’un ballon que l’on gonfle ,De la même manière que les points sur sa surface s’éloignent les uns des autres a mesure que le ballon est gonflé les corps célestes s’éloignent eux aussi les uns des autres au fur et mesure que l’univers s’étend
Pourtant dans le Coran révélé voici quatorze siècles une époque où la science de l’astronomie en était a leurs balbutiements l’expansion de l’univers est décrite ainsi (Wassamaa Banaynaha biaydin Wa inna lamousi ‘ouna) Le ciel Nous avons construit par Notre puissance et Nous étendons constamment dans l’immensité ( 51 47) Le mot ciel tel que mentionné dans le verset ci dessus est utilisé en divers endroits du Coran Il fait référence a l’espace et l’univers tout entier; Le mot arabe(mousi ‘ouna ) dans la phrase( inna lamousi ‘ouna traduite en français par (Nous étendons constamment dans l’immensite vient du verbe (Wasaa )qui signifie étendre Le préfixe (la )souligne le nom ou le titre qui suit et ajoute le sens de (dans une large mesure )Par conséquent cette expression signifie Nous déployons le ciel ou l’Univers dans une large mesure est cette même conclusion que la science est arrivée aujourd hui ;Après ce rappel concernant l’origine de l’univers il est tout aussi naturel d’être informé de sa fin …..
Le jour ou Nous plierons le ciel comme on plie le rouleau des Iivres Tout comme Nous avons commencé la première creation ainsi Nous la répéterons est une promesse qui Nous incombe et Nous l’accomplirons (21.IO4 ) Dans un autre verset cet état des cieux est décrit ainsi
IIs n’ont pas évalué Dieu a sa juste Valeur II saisira la terre toute entière dans Sa poigne au Jour de la Résurrection et les cieux seront ployés dans Sa dextre ,
Gloire a Lui et ( exalté soit iI )au dela de ce qu ils lui associent ( 39 67 )
A votre avis qui aurait pu mentionner dans le Coran que l’univers avait une destinée, Il n’est pas nécessaire d’argumenter ce stade poursuivons avec cette question !
Est ce que la lune a sa propre lumière ou est ce une lumière réfléchie ?
Auparavant les hommes pensaient que la Lune émettait sa propre lumière et récemment nous avons appris que la lumière de la Lune n’était pas la sienne mais qu elle était réfléchie Ceci est mentionné dans le Coran depuis 1400ans !
(Tabāraka Al-Ladhī Ja`ala Fī As-Samā’i Burūjāan Wa Ja`ala Fīhā Sirājāan Wa Qamarāan Munīrāan) Que soit béni Celui qui a placé au ciel des constellations et placé un Iuminaire
le soleil ayant sa propre lumière et aussi une lune éclairante ayant une Iumiere empruntée (25 .61)Le mot arabe utilisé dans le Coran est munir de nur qui signifie lumière réfléchie ou lumière empruntée Qui aurait pu mentionner cela dans le Coran il y a 1400 ans que la lumière de la Lune n’était pas la sienne mais une lumière réfléchie ce que nous avons découvert récemment
Pensez vous que le prophète Mouhammad (PBSL) était peut être un homme surdoué …..
Poursuivons avec d’autres questions a propos du monde sur lequel nous vivons quelle est la forme de la Terre Sphérique tout simplement !
Eh bien quand avons nous appris a la fin du XVIe siècle des explorateurs firent le tour de la planète et découvrirent que la Terre était ronde Seulement la rondeur de la Terre rappelle celle d’un oeuf , La forme sphérique légèrement plate de la Terre est appelée ( géoïde )Pendant des centaines années les gens ont cru que la Terre était plate et ont appris la vérité que grâce au développement de la technologie ,Pourtant ce fait était déjà révélé dans le Coran il y a 1400ans (Wa Ar -Arda Ba da Dhalika Dahaha )Et quant a la terre apres cela II l’ a étendue (79 3O )
Le mot Dahaha utilisé ici a plusieurs sens ,Le premier est que la Terre est étendue,
L’ autre sens est dérivé du mot arabe ( duhiya )qui veut dire oeuf mais cela ne renvoie pas un oeuf ordinaire mais celui de l’autruche et nous savons que la Terre n’est pas complètement ronde mais qu elle a une forme géo -sphérique aplatie au niveau des pôles Si vous analysez la forme d’un oeuf d’autruche il est aussi de forme géo -sphérique
Qui aurait pu mentionner il y a 1400ans que la forme de la terre était géo -sphérique
Vous commencez a penser que le prophète Mouhammad (PBSL) était un génie
Le Coran mentionne le cycle de l’eau que nous avons appris a l’école vous vous en rappelez ?
c’est en 1850 qu un travail authentique débuta pour décrire le cycle de l’eau et la façon dont l’eau s’évapore des océans forme les nuages se déplace vers les terres tombe sous forme de pluie ,Ce cycle de l’eau est expliqué avec beaucoup de détails dans le Coran dans de nombreux versets
Dieu dit ! c’est Lui qui envoie les vents qui soulèvent des nuages d’eau puis iI les étend dans le ciel comme iI Veut et iI les met en morceaux ,Tu Vois alors la pluie sortir de leurs profondeurs ,Puis lorsqu’iI en atteint avec elle qui II Veut parmi Ses serviteurs les Voila qui se réjouissent ( 30 48) n’ as tu pas Vu Q’Allah pousse les nuages ,Ensuite II les réunit et II en fait un amas et tu Vois la pluie sortir de son sein !
Et II fait descendre du ciel de la grêle provenant des nuages comparables a des montagnes II en frappe qui II Veut et l’écarte de qui II Veut …..
Peu s’en faut que l’éclat de son éclair ne ravisse la Vue (24 43 ) Et Nous envoyons les Vents fécondants ensuite Nous faisons tomber l’eau des nuages de sorte que Nous Vous la donnons a boire et que Vous n’etes pas en mesure de conserver (15 22 )
En arabe le mot fécondant signifie fécondation des plantes et des nuages ;La science moderne a prouvé en effet que les vents avaient deux fonctions ,ils fécondent les nuages en apportant les cristaux nécessaires a la formation des gouttes de pluie et ils fécondent également les plantes en apportant le pollen…..
Il y a aussi cette autre réalité scientifique a préciser toujours liée a l’eau le fait que celle ci descende avec mesure
Chaque année la quantité d’eau qui s’évapore et qui revient a la Terre sous
forme de pluie est constante 513 trillions de tonnes ,Cette quantité est
indiquée dans le Coran par l’expression !
(Celui qui fait descendre l’eau du ciel avec mesure ), La régularité de cette quantité est très importante pour la continuité de l’équilibre écologique et par conséquent pour le maintien de
la vie
Et Nous avons fait descendre l’eau du ciel avec mesure ,Puis Nous l’avons
maintenue dans la terre cependant que Nous sommes bien Capable de la faire disparaitre (23 18)
C ‘est lui qui fait descendre l’eau du ciel avec mesure et avec laquelle Nous
ranimons une cité morte (aride) Ainsi Vous serez ressuscités (43 .11)
Même une légère déviation de cet équilibre entraînerait vite un
déséquilibre écologique qui provoquerait la fin de toute vie sur Terre
Mais cela n’arrive jamais et la pluie continue de tomber chaque année en
déversant exactement le même volume tel que révélé dans le Coran pour
attirer notre attention sur le subtil ajustement dans la pluie et son cycle ce
qui n’aurait pu être connu à l’époque de sa révélation
Tout a fait étonnant NON ?
Suite prochainement sur ce remarquable recit !
source ; le souffle de l’alliance …YR
Asalam Aleyekoum!
Mes chers Maîtres Davidoville et autres, quelques questions d’éclaircissement:
1-pourquoi Dieu laisse t’il faire Satan et ses djinns nous traumatiser en »pénétrant » dans notre corps physique et spirituel, perturbant notre personnalité et nos actes?
-pourquoi le mal prédomine dans le cœur des créatures (humaines)? Je suis un tidjanitite qui a abandonné la tariqa il y’a plus d’un an pour une raison difficile à dire publiquement.
Mes amitiés et mes respects profonds.
Modibo à Bamako
Chose promise chose due je passe à la page spiritualité pour causer avec le frère Qalam 111 qui c’est sûr m’a relu et peut-être comprend mieux.
Parceque je n’ai aucune prétention ni aucune connaissance autre que ce que mon Seigneur veut que je sache. Lui l’Audient,l’Omniscient en attendant qu’il me délivre.
Je crois qu’en parlant de son œuvre nous entendons ( نحن نزلنا ) et c’est ici que commence les cinq divisions ou 5 points qui sont venus former l’Alif la première de « l’Abdjad » comme nous le voyons le premier point est sur la première lettre qui est la première des Cinq Noun,et l’Alif apparaissant à la fin du cinquième.
Il est Majestueux Notre Seigneur !
Au commencement donc il y a la BASMALA comme le dit les savants soufi dont ‘Abd al-Qâdir al-Jîlâni (1077-1166) que nous citons :
« C’est donc le bâ’ qui est proprement à l’origine de la création,et celle-ci s’accomplit par lui et en lui, c’est-à-dire qu’il en est à la fois le » moyen » et le » lien »,suivant les deux sens qu’a cette lettre quand elle est prise comme la préposition bi,ce qui est effectivement le cas au début de la Fâtiha, ou bism est formé de la préposition en question suivie du mot ism (nom),de sorte que l’on peut comprendre tout à la fois « au Nom », « par le Nom »,et « dans le Nom » .
Dans certaines versions du hadith rapporté par ‘Ali,celui-ci ajoute : « …et je suis le point sous le bâ’ ». Il s’agit alors d’un symbole de l’Homme universel, lequel est également,bien que sous un autre rapport,le barzakh par excellence. Ce symbolisme « fut employé par certains grands initiés pour exprimer la perfection de leur réalisation spirituelle » notamment Shibli. Ibn ‘Arabi lui l’utilise dans sa prière sur le prophète,où il désigne celui-ci par les expressions de « Parole du Nom Suprême », « Fatiha du Trésor Inviolable », « point de la Basmala qui renferme ce qui sera et ce qui a été »,et « vocable du Décret qui tourne sur les circonférences des mondes ».
Michel Vâlsan, dans sa traduction de cette prière,commente comme suit cette dernière expression :
« Ce vocable n’est rien d’autre que l’expression,sous un aspect distinctif et dynamique,du point sous le bâ’. On remarquera en même temps que ce point est lui même la projection de la pointe supérieure de l’alif dont le trait vertical représente l’axe suivant lequel se manifeste le Décret divin.
L’élément circulaire de la forme du bâ’ représente les » circonférences » des mondes,qui,en tant que non séparées les unes des autres,forment ensemble une spirale sur laquelle tourne le vocable du Décret ».
Ces considérations permettent de comprendre que le Prophète Mouhammad – sur lui la Grâce et la Paix – a pu dire « Je suis le Calame (anâ al-qalame) ». Or,selon un hadith transmis par Sa’id ibn Mançûr : « La première chose qu’écrivit le Calame fut : « En vérité,Ma miséricorde précède (ou : l’emporte sur) Ma colère ».
C’est pourquoi l’une des significations du point sous le bâ’est celle de miséricorde (rahma) ; cette signification,qui se trouve dans les noms divins « al-Rahmân » et « al-Rahîm » mentionnés dans la
basmala, renvoie elle aussi aux liens très étroits qui unissent la rahma et le Prophète – sur lui la Grâce et la Paix divines.
Les deux noms qui viennent d’être mentionnés se rattachent tous deux à l’idée de miséricorde (rahma),mais il y a néanmoins entre eux plus qu’une nuance : Allâh est al-Rahmân en tant que « sa miséricorde embrasse toute chose » ( Coran 7, 156) ; Il est al-Rahîm en tant qu’Il fait miséricorde. Par son nom al-Rahmân il crée le monde;par son nom al-Rahîm,Il y fait descendre Sa grâce et le sauve. C’est l’Expir du Tout-Misericordieux (nafas al-Rahmân) que toute chose vient à l’existence : « Al-Rahmân est la Qualité commune (à tous les degrés de l’Existence universelle),car Il est
Rahmân de ce monde et de l’autre ». En revanche « le Nom al-Rahim s’applique plus particulièrement à la demeure de l’au-delà »,ce qui,transposé sur le plan initiatique,signifie que ce Nom se réfère à l’Homme universel, qui est la véritable finalité de la création.
En substance voila un commentaire des savants sur les secrets de la Basmala,en dehors du premier paragraphe qui est de, l’aspirant à la connaissance de son Seigneur,et qui est, ici votre serviteur.
Nous observons quant à la conclusion sur cette partie parlant de l’Homme universel ( إنسانيا عالميا )comme au début du texte mais dans un autre sens de l’Alif et du Noun comme dans les lettres des noms pour le premier prophète (ادم ) Adam et le dernier prophète (محمد ) Mouhammad nom terrestre et
( احمد ) nom céleste. Nous observons ici aussi que la dernière lettre du premier م est la première du dernier م aussi et le dernier du premier د vient s’intercaler dans le nom du dernier après l’Alif ( ا ) qui notons est la première lettre du nom céleste de l’Imam des envoyés et Sceau de la Prophétie.
Une fois encore notre Alif du faisant dire aux grands soufis tel Ibn Arabi dans sa Profession de Foi au chapitre la réalité principielle de l’envoyé écrit « sachez que » l’Annonce solennelle » et la » Voie droite », en laquelle ont cru les hommes de Dieu et qu’on suivie les voyageurs vers Dieu,à la suite des parfaits qui ont le but ( bâllighûn ) et qui encourageaient les aspirations de leur âme, de l’intime de leur être et de leur cœur,est qu’ils ont proclamé que : la première Lumière apparue hors du « rideau du non-manifesté » ( khidr al-ghayb) de la science à l’existence à l’existence concrète,est la lumière de notre Prophète Mouhammad (psl) c’est à dire « son essence lumineuse profonde dans le Monde des Archétypes .
Voilà ce que nous pouvons dire sur la corrélation entre le Noun,le Ba et l’Alif vous remarquerez aussi que les les lettres codées commencent par Alif Lam Mim et se termine par Noun.
Le Ba n’y étant pas parce qu’il ouvre ce qui était clos la FATIHA.
Que toute La Grâce et La Paix divines soient sur le Prophète,sa Famille et ses Compagnons jusqu’au jour de Rétribution.
Vous corrigerez à « Une fois encore notre Alif du début…… » puis « à la suite des parfaits qui ont atteint le but…… »
Seul Allah est infaillible Gloire Au Seigneur du Trône Magnifique,Le Puissant,Le Sage.
Toute la Science est à LUI.
Assalam @Maitre Albadrou18. J’ai aimé votre contribution. Un savant a dit à peu près ceci: « Toute notre vie consiste à faire passer le point qui est au dessous du BA, au dessus du NOUN ». Après réflexion, voici ce que j’ai trouvé. 1) Il est admis que le BA représente la création, et le NOUN la résurrection. 2) La résurrection induit la mort qui est Mawt représentée par lettre Mim. Ainsi Ba (2) + Mim (40) + Noun (50) = 92, PM de Muhammad (SAW), le prophète bien-aimé, qui a été envoyé pour être une miséricorde pour tout l’univers…
Bonsoir !
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Suject : Une Aide Concernant Le Reve de DJIN or Femme de Nuit
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Espérant que cette note vous trouverais dans les meilleurs conditions ainsi que votre famille et proches.
—– Ça fait des années que je rêve continuellement d’une fille or femme appelé par le marabout « Djin » ou Femme de nuit avec qui j’entretiens des rapports sexuels continuellement. Nb: A noter que dans le rêve, je me suis dejas marie avec elle ( Djin ) et nous avons un enfant ensemble et elle a m’a promis de m’aider a changer ma vie pour le meilleur.
—- Au début je ne prenais pas au sérieux le rêve mais avec une répétition sans fin j’ai essayé de contacter les Marabouts a plusieurs reprise et me laver avec Le Nacy écrit par ces Marabout mais jusqu’à présent aucune solution concrète comme promis par ces Marabouts.
—– Toutes ces consultation Ces marabouts ont confirmé que c’est le » Djin « mais il est gentil. Mes tentatives avec ces marabouts n’ont pas abouti à une concrète solution pour moi car je ne vois pas de changement. Et J’ai souvent des changements d’humeur Avec MA Femme a la maison
Par Conséquemment, Je viens auprès Des Maitres et Les Bloggeurs de Cet Geomancie pour solliciter une Aide.
Je vous remercie Les amis de Blog
aziztb@yahoo.com
Trente-huitième Exhortation Sublimes !
« Allah – تعالى – dit :
« Ô fils d’Adam ! Fais le bien car c’est la clé du Paradis et il conduit vers lui, et évite le mal car il est la clé de l’Enfer et conduit vers lui.
Ô fils d’Adam ! Sache que ce que tu construis est voué à la ruine, que ta vie est vouée à la ruine, que ton corps est voué à la terre et que ce que tu amasses est voué aux héritiers.
Ainsi, le bien-être bénéficie aux autres, et à toi, incombent les comptes que tu dois rendre, ainsi que le châtiment et les regrets.
Ton seul compagnon dans la tombe c’est ton œuvre.
Aussi, exige des comptes à toi-même avant qu’on ne te les exige. Attache-toi à Mon obéissance. Prends garde à Me désobéir. Contente-toi de ce que Je t’ai donné et sois parmi les reconnaissants.
Ô fils d’Adam ! Celui qui commet un péché en rigolant Je le fais entrer en Enfer en pleurant.
Celui qui s’assoie en pleurant par crainte de Ma Majesté, Je le fais entrer au paradis en souriant.
Ô fils d’Adam ! Combien d’hommes riches souhaiteront au jour de la Résurrection d’êtres pauvres ?
Combien de tyrans sont humiliés par la mort ?
Combien de choses agréables sont rendues amères par la mort ?
Combien d’hommes réjouis de leur bien-être sont troublés par la mort ?
Combien de joies ont cédé la place à de longues peines ?
Ô fils d’Adam ! Si les bêtes connaissaient ce que vous savez de la mort elles refuseraient de manger et de boire jusqu’à ce qu’elles meurent de faim et de soif.
Ô fils d’Adam ! S’il n’y a que la mort et ses affres qui s’imposent à toi, tu ne devrais ni te calmer la nuit ni te reposer le jour.
Qu’en serait-il lorsque tu sais que l’après de la mort est encore plus terrible ?
Ô fils d’Adam ! Mets son secret derrière toi grâce aux délices que tu obtiendras dans ta vie future et que tes regrets portent sur les biens que tu raterais dans la vie de l’Au-delà.
Ne te réjouis pas trop de ce que Je te donne dans ta vie d’ici-bas et ce que tu en rates ne doit pas te pousser aux remords.
Ô fils d’Adam ! De la poussière Je t’ai crée, vers la pâtissière Je te remmènerai et de la terre je te ressusciterai.
Fais tes adieux au bas-monde, prépare-toi pour la mort et sache que lorsque J’aime un serviteur Je l’éloigne du bas-monde, Je le prépose pour la vie future et Je lui fais voir les défauts du bas-monde pour qu’il l’évite et oeuvre selon l’agir des gens voués au Paradis pour que Je le fasse entrer au Paradis par Ma miséricorde.
Et lorsque Je déteste un serviteur je l’occupe par le bas-monde et je le prépose pour oeuvrer en ce sens afin qu’il, soit de ceux qui sont voués à l’Enfer où Je le précipite.
Ô fils d’Adam ! Toute vie connaît sa fin même si elle s’allonge.
Le bas-monde est semblable à l’ombre qui dure quelque moments puis s’efface et ne revient plus vers toi.
Ô fils d’Adam ! C’est Moi qui t’ai créé.
C’est Moi qui t’ai accordé des subsistances.
C’est Moi qui t’ai donné la vie. C’est moi qui te fera mourir. C’est Moi qui te ressuscitera.
C’est Moi qui te demandera des comptes.
Si tu commets un mal Je le verrai, bien que pour toi même tu ne possèdes aucun pouvoir de nuire ou d’être bénéfique ou de faire mourir ou défaire vivre ou défaire ressusciter.
Ô fils d’Adam ! Obéis-Moi, sers-Moi et ne te soucie pas des subsistances car Je Me charge de cette affaire.
Aussi ne te soucie pas d’une chose que Je prends en charge.
Ô fils d’Adam ! Comment pouvais-tu assumer les conséquences de ce qui n’a pas été décrété à ton encontre, de la même manière que tu ne reçois pas de rétribution pour une œuvre que tu n’as pas accomplie ?
Ô fils d’Adam! Celui dont la mort est sa finalité comment peut-il se réjouir du bas-monde ?
Celui dont la tombe est sa demeure comment peut-il se réjouir dans sa maison ici-bas ?
Ô fils d’Adam ! Peu de subsistances pour lesquelles tu rends grâce sont meilleures que beaucoup de subsistances pour lesquelles tu ne rends pas grâce.
Ô fils d’Adam ! Le meilleur de tes biens est ce que tu offres avant de partir et le pire de tes biens est ce que tu laisses derrière toi en ce bas-monde.
Aussi offre pour toi-même un bien que tu retrouveras auprès de Moi avant que la mort ne t’emporte.
Ô fils d’Adam ! A celui qui croule sous les soucis c’est Moi qui dissipe son souci.
A celui qui demande pardon c’est Moi qui lui pardonne.
Celui qui se repent c’est Moi qui l’ai interpellé.
Celui qui est nu c’est Moi qui le couvre.
Celui qui a peur c’est Moi qui le rassure.
Celui qui a faim c’est Moi qui le rassasie.
Et lorsque Mon serviteur M’obéit et agrée Mon Ordre Je lui facilite son affaire, Je le soutiens et Je dilate sa poitrine.
Ô Mûsâ (Moïse) ! Celui qui s’enrichit par les biens des pauvres et des orphelins, Je le réduits à la pauvreté en ce bas-monde et Je le châtie dans la vie future.
Celui qui opprime les pauvres et les faibles, Je voue son édifice à la ruine et Je le loge en enfer.
{ contenu dans les Livres anciens : Les Livres d’Ibrahim et de Mûsâ } (Coran, 87 – 18/19). »
Les nuits du cheminement (sulûk) vers Allah » – Cheikh Mouhammad Zakî al-Dîn Ibrâhîm
Dans cet extrait d’Al-Bayt al-Mouhammadî, le Cheikh Mouhammad Zakî al-Dîn Ibrâhîm fait correspondre symboliquement les nuits bénies de l’année islamique aux principales étapes du cheminement spirituel. Ces correspondances se basent notamment sur une doctrine des « déterminations qualitatives du temps » dont l’importance du point de vue initiatique est fondamentale et qui prend son origine dans le Noble Coran et la Sunnah la plus pure. En effet, chacune des nuits évoquées correspond à une ou plusieurs sourates révélées à l’occasion d’épisodes marquants de la geste prophétique (sirah).
En ce sens, nous indiquons en note les principaux versets coraniques qui s’y rapportent et donnons pour chacune des nuits mentionnées dans le texte, un ensemble de données traditionnelles complémentaires afin de mettre ensuite en évidence les correspondances profondes et parfois très précises, existant entre la geste prophétique, le Coran et la « technique » de l’initiation islamique telle qu’elle ressort des indications données par le Cheikh Mouhammad Zakî Ibrâhîm. L’étude de ces correspondances, qui sont par ailleurs loin d’être exhaustives, nous semble en effet susceptible d’offrir une aide effective à l’initié dans son cheminement .
Laylatu-l-Isrâ’ wa-l-Mi’râj 1434
Les nuits du cheminement (sulûk) vers Allah
A tout murîd [correspond] une nuit d’ « ouverture » (fath) , une nuit de « voyage nocturne » (isrâ’) et une nuit de « valeur » (qadr) : la nuit de l’ « ouverture » est la nuit du rattachement (‘ahd) et de la réconciliation (çulh) avec Allah, la nuit du « voyage nocturne » est la nuit du commencement de la pratique opérative (at-tatbîq al-‘amalî) en vue de l’adoration ainsi que de la persistance dans les convenances de la Voie (âdâb at-Tarîqah) et ses usages traditionnels (taqâlîd) quant à la nuit de la « valeur » c’est la nuit du rapprochement (al-qurb) vers Allah ou la nuit de l’arrivée (al–wuçûl), si Allah veut !
Cheikh Mouhammad Zakî al-Dîn Ibrâhîm
A tout murîd correspond une nuit d’ « ouverture » (fath) , une nuit de « voyage nocturne » (isrâ’) et une nuit de « valeur » (qadr)
* L’énoncé initial « A tout murîd » exprime une constante nécessaire dans la Voie, inhérente à l’état du murîd qui la parcourt jusqu’à son terme. Dans une autre version de cet enseignement celui-ci débute par la formule « A tout cheminant (sâlik) ».
On remarquera dès maintenant que l’ordre dans lequel ces nuits sont mentionnées est « inversé » par rapport à celui attesté par la chronologie traditionnelle de la geste prophétique et, plus particulièrement, de la « descente » coranique qui commence lors de la Nuit de la « valeur » et s’achève quelques années après à la conquête (al-fath) de la Mekke. Entre ces deux événements se situe, à dix ans d’écart de chacun (selon la chronologie habituelle), le « voyage nocturne ». Le cheminement spirituel du murîd peut ainsi être décrit comme une « remontée » du cycle temporel, conformément aux indications données par René Guénon, notamment dans ses Aperçus sur l’Initiation (Chap. XXXIX) et La Grande Triade (Chap. XVII),
La nuit de l’ « ouverture » (al-fath) est la nuit du rattachement (‘ahd) et de la réconciliation (çulh) avec Allah,
Dans la geste prophétique, la nuit de l’ « ouverture » (al-fath) par excellence est celle qui a vu la conquête (al-fath) par les musulmans de la ville sacrée de la Mecque, le 10 du mois de Ramadân de l’an 8 de l’hégire.
Dans cette nuit, un des plus grands ennemis de l’Islam, Abû Sufyân ibn Harb, se repentit et entra en islam – qu’Allah soit Satisfait de lui.
Durant la journée qui suivit immédiatement, sa propre femme, Hind et son esclave Wahchî – à qui elle avait confié la tâche de tuer Seyydinâ Hamza, l’oncle du Prophète, le seigneur des Martyrs (seyyid ach-Chuhadâ’) – ainsi que de nombreux polythéistes mecquois se convertirent et firent le pacte (bay’ah) avec le Prophète sur la colline de Çafâ.
Ce jour vit aussi la destruction des idoles par le Prophète, montée sur sa chamelle, les renversant tour à tour de son bâton (ou de la pointe de son arc) en récitant les versets suivants : « «La vérité est venue et l’erreur a disparu. Car l’erreur est toujours destinée à disparaître.» (Coran, 17:81)
Enfin celui-ci déclara, se positionnant à l’encontre d’un des compagnons qui avait dit «Aujourd’hui est un jour de guerre! Il n’y a pas de sanctuaire (haram), Allah a humilié Quraych!» : «Non! Aujourd’hui est un jour de clémence et de pardon. Aujourd’hui, Allah honorera Quraych et élèvera la gloire du Sanctuaire (Haram).»
Cette victoire fut annoncée de manière prémonitoire par la révélation de la sourate justement intitulé Al-Fath et que le Prophète reçu à Hudaybiyyah, lorsqu’il fut contraint de signer un pacte de non agression avec les polythéistes et de renoncer à effectuer le petit pèlerinage pour lequel il s’était mis en marche. «En vérité, Nous t’avons accordé une victoire éclatante afin qu’Allah te pardonne tes péchés, passés et futurs, qu’Il parachève sur toi Son bienfait, te guide sur une voie droite et te donne un puissant secours. (Coran, 48:1-3). En ce jour eu lieu le pacte (bay’ah) prototypique entre le Prophète et ses compagnons qui sert de base législative à celui pratiqué par les gens du Taçawwuf. Cet évènement est ainsi commémoré dans la sourate Al-Fath : «Allah a très certainement agréé les croyants quand ils ont pris le Pacte avec toi sous l’arbre. Il a su ce qu’il y avait dans leurs cœurs et a fait descendre sur eux la Paix (Sakînah). Et Il les a récompensés par une victoire (fathan) proche.» (Coran, 48:18)
Certaines traditions prophétiques (ahâdith) indiquent que celui qui lit cette sourate reçoit la récompense de ceux qui étaient auprès du Prophète lors de la conquête de la Mecque ainsi que celle des croyants qui ont pris le Pacte avec lui sous l’arbre de l’Agrément ( Khazînatu-l-Asrâr, chapitre des mérites de la sourate al-Fath.)) .
Une autre sourate fut révélée en rapport à la Conquète de la Mecque, il s’agit de la Sourate An-Naçr (La Victoire, parfois appelée elle aussi Al-Fath) qui fût la dernière révélée au Prophète ﷺ: «Lorsque vient le secours d’Allah ainsi que la victoire, et que tu vois les gens entrer en foule dans la religion d’Allah, célèbre les louanges de ton Seigneur et demande-Lui pardon. Lui, en vérité, accueille tout repentir.» (Coran, 110).
Wonderful, super thx!
Salam à tous je viens un peu en retard mais mon cœur est avec vous tous.Bonne fête qu’Allah accepte nos prière et pardonne nos péchés. Je demande pardons à tous les maîtres et maitresse sans exception qu’Allah glorifie la religion musulmans et qu’il soit notre seule guide dans la vie , que l’amour du notre prophète bien aimé (sws )soit éternel dans nos coeur. Bèka yafanema!
Les Mussabbi’ât de l’Imam Al-Khidr
من أشهر من رواها عنه الإمام الجزولي الشاذلي صاحب الدلائل ، والمسبعات من أوراد كل طريق شرعي بصفة عامة ، خصوصاً ( الشاذلية المحمدية ) ، وتقرأ لكل مناسبة تعبداً وتوجهاً إلى الله في قضاء الحاجات ورفع الدرجات ، ودفع النوازل ، وتحصيل درجات القرب من الله ، ويستحب أن تقرأ تمهيداً لجميع الأوراد المحمدية وغيرها ، وكل سورة أو صيغة تكرر سبع مرات .. وهي :
Parmi les plus célèbres invocations rapportées à l’Imam Al-Khidr – [notamment] par l’Imâm Al-Jazûlî, l’auteur des Dalâ’îl el-Khayrât – les Mussabbi’ât figurent de manière en général au nombre des awrâd de toute voie (tarîq) régulière (char’î) et en particulier de la Châdhiliyyah Mouhammadiyya. On les lit en toute occasion, s’orientant vers Allah pour obtenir les besoins, s’élever en degrés [dans la Voie], éloigner les nuisances (nawâzil), parvenir aux degrés de la Proximité d’Allah. Il est recommandé de les lire en prélude à la récitation de l’ensemble des awrâds mouhammadiens ou autres. Chaque sourate 1 ou formule est répétée 7 (seb’a) fois [d’où le nom de Mussabbi’ât : les « sept fois répétées » ].
Texte de l’invocation
1) بِسْمِ اللَّهِ الرَّحْمَنِ الرَّحِيمِ (1)
الْحَمْدُ لِلَّهِ رَبِّ الْعَالَمِينَ (2) الرَّحْمَنِ الرَّحِيمِ (3) مَالِكِ يَوْمِ الدِّينِ (4) إِيَّاكَ نَعْبُدُ وَإِيَّاكَ نَسْتَعِينُ (5) اهْدِنَا الصِّرَاطَ الْمُسْتَقِيمَ (6) صِرَاطَ الَّذِينَ أَنْعَمْتَ عَلَيْهِمْ غَيْرِ الْمَغْضُوبِ عَلَيْهِمْ وَلا الضَّالِّينَ (7)
[1:1]
Au nom de Dieu, le Miséricordieux, le Clément.
[1:2]
Louange à Dieu, Seigneur des mondes,
[1:3]
le Miséricordieux, le Clément,
[1:4]
Roi du Jour du Jugement.
[1:5]
C’est Toi que nous adorons, et c’est de Toi que nous implorons le secours.
[1:6]
Guide-nous sur la voie droite,
[1:7]
la voie de ceux que Tu as comblés de bienfaits, non de ceux qui encourent Ta colère, ni des égarés.
2) بِسْمِ اللَّهِ الرَّحْمَنِ الرَّحِيمِ
قُلْ أَعُوذُ بِرَبِّ النَّاسِ (1) مَلِكِ النَّاسِ (2) إِلَهِ النَّاسِ (3) مِنْ شَرِّ الْوَسْوَاسِ الْخَنَّاسِ (4) الَّذِي يُوَسْوِسُ فِي صُدُورِ النَّاسِ (5) مِنَ الْجِنَّةِ وَالنَّاسِ (6)
Au nom de Dieu, le Miséricordieux, le Clément.
[114:1]
Dis : » Je prends refuge auprès du Seigneur des hommes,
[114:2]
Roi des hommes,
[114:3]
Dieu des hommes,
[114:4]
contre le mal du tentateur sournois
[114:5]
qui susurre le mal dans la poitrine des hommes,
[114:6]
contre les djinns et contre les hommes ! »
3) بِسْمِ اللَّهِ الرَّحْمَنِ الرَّحِيمِ
قُلْ أَعُوذُ بِرَبِّ الْفَلَقِ (1) مِنْ شَرِّ مَا خَلَقَ (2) وَمِنْ شَرِّ غَاسِقٍ إِذَا وَقَبَ (3) وَمِنْ شَرِّ النَّفَّاثَاتِ فِي الْعُقَدِ (4) وَمِنْ شَرِّ حَاسِدٍ إِذَا حَسَدَ (5)
Au nom de Dieu, le Miséricordieux, le Clément.
[113:1]
Dis : » Je prends refuge auprès du Seigneur de l’aube
[113:2]
contre le mal de ce qu’Il a créé,
[113:3]
et contre le mal de l’obscurité lorsqu’elle s’étend,
[113:4]
et contre le mal de celles qui soufflent sur les nœuds,
[113:5]
et contre le mal de l’envieux lorsqu’il envie « .
4) بِسْمِ اللَّهِ الرَّحْمَنِ الرَّحِيمِ
قُلْ هُوَ اللَّهُ أَحَدٌ (1) اللَّهُ الصَّمَدُ (2) لَمْ يَلِدْ وَلَمْ يُولَدْ (3) وَلَمْ يَكُنْ لَهُ كُفُوًا أَحَدٌ
Au nom de Dieu, le Miséricordieux, le Clément.
[112:1]
Dis : » Lui, Dieu, est Un !
[112:2]
Dieu est le Soutien universel !
[112:3]
Il n’engendre pas et Il n’est pas engendré,
[112:4]
et Il n’a pas d’égal. »
5) بِسْمِ اللَّهِ الرَّحْمَنِ الرَّحِيمِ
قُلْ يَا أَيُّهَا الْكَافِرُونَ (1) لا أَعْبُدُ مَا تَعْبُدُونَ (2) وَلا أَنْتُمْ عَابِدُونَ مَا أَعْبُدُ (3) وَلَا أَنَا عَابِدٌ مَا عَبَدْتُمْ (4) وَلَا أَنْتُمْ عَابِدُونَ مَا أَعْبُدُ (5) لَكُمْ دِينُكُمْ وَلِيَ دِينِ (6)
Au nom de Dieu, le Miséricordieux, le Clément.
[109:1]
Dis : » O vous, les mécréants !
[109:2]
Je n’adore pas ce que vous adorez,
[109:3]
et vous n’adorez pas ce que j’adore.
[109:4]
Et moi, je n’adorerai pas ce que vous avez adoré
[109:5]
pas plus que vous n’adorerez ce que j’adore.
[109:6]
A vous votre religion, et à moi ma religion « .
6) سُبْحَانَ الله ، وَالْحَمْدُ لله ، وَلاَ إلَهَ إلاَّ الله ، وَالله أَكْبَرُ ، وَلاَ حَوْلَ وَلاَ قُوَّةَ إلاَّ بِالله الْعَلِيِّ الْعَظِيمِ .
Gloire à Allah, louange à Allah, pas de dieu si ce n’est Allah, Allah est Plus grand, pas de puissance ni de force en dehors d’Allah, l’Elevé, l’Immense !
7) اللَّهُمَّ صَلِّ عَلَى سَيِّدِنَا مُحَمَّدٍ ، وَعَلَى آلِ سَيِّدِنَا مُحَمَّدٍ ، كَمَا صَلَّيْتَ عَلَى سَيِّدِنَا إبْرَاهِيمَ ، وَعَلَى آلِ سَيِّدِنَا إبْرَاهيمَ ، وَبَارِكْ عَلَى سَيِّدِنَا مُحَمَّدٍ ، وَعَلَى آلِ سَيِّدِنَا مُحَمَّدٍ ، كَمَا بَارَكْتَ عَلَى سَيِّدِنَا إبْرَاهِيمَ ، وَعَلَى آلِ سَيِّدِنَا إبْرَاهيمَ ، فِي الْعَالَمِينَ إنَّكَ حَمِيدٌ مَجِيدٌ .
Allâhoumma prie sur Mouhammad et sur la Famille de Mouhammad comme Tu as prié sur Abraham et sur la Famille d’Abraham et bénis Mouhammad et la Famille de Mouhammad comme Tu as béni Abraham et la Famille d’Abraham dans les mondes. Tu es, en vérité, Digne de louanges, Glorieux !
8) اللَّهُمَّ اغْفِرْ لِي وَلِوَالِدَيَّ ، وَلأَصْحَابِ الْحُقُوقِ عَلَيَّ ، وَلِلْمُؤْمِنِينَ وَالْمُؤْمِنَاتِ ، وَالْمُسْلِمِينَ وَالْمُسْلِمَاتِ ، الأَحْيَاءِ مِنْهُمْ وَالأَمْوَاتِ .
Allâhoumma pardonne-moi ainsi qu’à mes parents, à ceux qui détiennent des droits sur moi, aux Croyants et aux Croyantes, aux Musulmans et aux Musulmanes, aux vivants parmi eux et aux morts !
9) اللَّهُمَّ افْعَلْ بِي وَبِهِمْ عَاجِلاً وآجِلاً فِي الدِّينِ وَالدُّنْيَا وَالآخِـرَةِ مَا أَنتَ لَهُ أَهْلٌ ، وَلاَ تَفْعَلْ بِنَا يَا مَوْلاَنَا مَا نَحْنُ لَهُ أَهْلٌ ، إنَّكَ غَفُورٌ حَلِيمٌ ، جَوَادٌ كَرِيمٌ ، رَءُوفٌ رَحِيمٌ .
Allâhoumma agis (if’al) envers moi et envers eux, maintenant et à jamais, dans le Dîn, la vie présente et la vie future, selon ce dont Tu es Digne, et n’agis pas envers nous, ô notre Maître, selon ce dont nous sommes dignes ! Tu es Pardonneur, Clément, Prodigue, Généreux, Bienveillant, Très Miséricordieux !
10) لاَ إلَهَ إلاَّ الله وَحْدَهُ لاَ شَرِيكَ لَهُ ، لَهُ الْمُلْكُ وَلَهُ الْحَمْدُ وَهُوَ عَلَى كُلِّ شَيءٍ قَدِيرٌ .
Pas de dieu si ce n’est Allah, sans associé, à Lui [appartiennent] le Royaume et la Louange, Il est Puissant sur toute chose !
ويختم بقوله :
( يَا عَالِمَ السِّرَّ مِنَّا ، لاَ تَكْشِفِ السِّتْرَ عَنَّا ، وَعَافِنَا وَاعْفُ عَنَّا ، وَكُن لَنَا حَيْثُ كُنَّا ، يَا كَرِيمُ يَا حَلِيمُ ).
Et on clôt la récitation par cette formule :
Ô Connaisseur du Secret qui est en nous, ne retire pas le voile qui nous couvre, préserve-nous, pardonne-nous et sois « pour nous » où que nous soyons, Ô Généreux, Ô Très Clément !
Maître Davidifolle ou êtes vous on ne vous enttend plus j’espère que tout va pour le mieux pour vous
Les oraisons essentielles de la voie sont aux nombres de trois :
– Le Lazim (Dhikr quotidien effectué matin et soir, solitairement à voix basse)
– Le Wadhifa (Dhikr effectué une à deux fois par jour, en groupe, à haute voix)
– Le Haylala ou Hadrat (Dhikr effectué seulement le vendredi entre la prière du ‘Asr et le coucher du soleil, en groupe et à haute voix)
Ces trois oraisons correspondent aux trois degrés de la religion qui ont été enseignés par la tradition prophétique :
– LAZIM / « ISLAM » / CHARI’A
– WADHIFA / « IMAN » / TARIQA
– HAYLALA / « IHSAN » / HAQIQA
Chacune de ces oraisons a ses particularités, mais toutes sont axées sur les formules qui tirent leurs sources fondamentales dans le Coran et la Sunna. Leur évocation est une source de bienfait intarissable tel le Kaouthar (bassin du prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui)) et leur négligence ou abandon est la porte ouverte à tous les malheurs.
Ces trois formules sont :
1 – La demande de pardon avec le repentir auprès d’Allah :
Allah (Glorifié et Exalté) dit :
« Qu ils disent : notre Seigneur ! Nous avons cru. Fais-nous rémission de nos pêchés et préserve-nous des tourments du feu ! Les patients, les sincères, les dévots, les généreux et ceux qui implorent le pardon de Dieu dans les dernières heures de la nuit… » (Sourate 03 Imran, versets 16 et 17).
« Nous n’avons envoyé des messagers que pour qu’ils soient obéis avec la permission d’Allah. Si, lorsqu’ils ont fait du tort à leurs propres personnes ils venaient à toi en implorant le pardon d’Allah et si le Messager demandait le pardon pour eux, ils trouveraient, certes, Allah, Très Accueillant au repentir, Miséricordieux » (Sourate 04 Les Femmes, verset 64).
« Celui qui fait une mauvaise chose ou se montre injuste envers lui-même, puis demande à Allah de l’absoudre, trouvera Allah Absoluteur et Miséricordieux. » (Sourate 04 Les Femmes, verset 110).
« Allah n’est pas de nature à les soumettre au supplice alors que tu te trouves parmi eux et il n’est pas disposé à les y soumettre alors qu’ils implorent pardon » (Sourate 08 Le butin, verset 33).
« J’ai donc dit : » Implorez le pardon de votre Seigneur, car il est grand Pardonneur, pour qu’Il vous envoie du ciel, des pluies abondantes, et qu’Il vous accorde beaucoup de biens et d’enfants, et vous donne des jardins et vous donne des rivières » » (Sourate 71 Noé, versets 10-11-12).
« Ceux qui, lorsqu’ils ont fait une action immorale ou commis une injustice envers eux-mêmes se rappellent Allah et demandent l’absolution de leurs pêchés, qui donc absous les péchés si ce n’est Allah ? Et qui ne persistent pas dans ce qu’ils ont fait en connaissance de cause » (Sourate 03 Imran, verset 135).
– Le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) a dit :
« Ô ! Hommes soumettez-vous à Allah et implorez son pardon, car moi-même j’implore Son pardon 100 fois dans la journée » (Muslim)
– Le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) a dit :
« Il n’y a pas un serviteur ou une servante qui implore le pardon d’Allah 70 fois dans la journée sans qu’Allah ne lui pardonne 700 péchés. Malheur au serviteur ou à la servante qui commet plus de 700 péchés en un seul jour » (Baïhaqi et ibn Abi Dounia)
– Selon Anas Ibn Malik (qu’Allah l’agrée), le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) a dit :
« Allah dit : Ô fils d’Adam ! Tant que tu M’appelles et que tu espères en Moi Je te pardonne tes mauvaises actions, et ne M’en soucie guère. Ô fils d’Adam ! Même si tes péchés touchent le ciel et que tu implores Mon Pardon, Je te pardonne et Je ne M’en soucie guère. Ô fils d’Adam ! Si même tu viens avec l’équivalent de la terre en péchés et que tu Me rencontres sans que tu ne M’associes rien, Je viendrais à toi avec son équivalent en pardon » (Tirmidhi)
– D’après Abou Sa’id el Khoudri (qu’Allah l’agrée) le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) a dit :
« Satan a déclaré : » Ô mon Dieu ! Je jure au nom de Votre Majesté ! J’induirais vos serviteurs dans l’erreur tant que leur âme n’a pas quitté leur corps » Il dit : » Je jure par Ma Puissance et Ma Majesté ! Je ne cesserais de leur pardonner tant qu’ils implorent Mon Pardon » (Ahmed et El Hakem)
– Dans « Targhib el Taleb », il est rapporté que le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) a dit :
« Excédez dans la demande de pardon, car la demande de pardon dévore les péchés comme le feu dévore le bois et comme la brebis dévore l’herbe, si le livre d’une personne monte au ciel et qu’il ne contient pas de demande de pardon alors il n’aura pas de lumière, mais s’il monte en contenant la demande de pardon il aura une lumière éclatante, il n’y a pas un groupe qui s’assoit dans une assemblée de distraction et qui clôture avec la demande de pardon sans que cette assemblée ne soit comptée entièrement comme une assemblée de demandes de pardon »
– Il est rapporté, dans le « Kanz », d’après Ibn Chaïba, qu’Abou Darda (qu’Allah l’agrée) a dit :
« Bienheureux celui qui trouvera dans son livret un peu de demandes de pardon »
– Abou Hourayra (qu’Allah l’agrée) a dit :
« Je n’ai pas vu après le Messager d’Allah (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) quelqu’un dire autant que lui : Je demande pardon à Allah et je me repens à Lui » (Ibn ‘Asaker et Abou Ya’la)
– Yahya ibn Mou’adh a dit :
« Il n’est pas un connaissant celui qui n’a pas pour objectif le pardon d’Allah »
– Ibn Wahaba a dit :
« Celui à qui ses péchés sont immenses ne recherche pas à atteindre l’agrément, mais il recherche le pardon, or celui qui a parfait sa connaissance se trouve certainement dans cette station ».
2 – La prière sur le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) :
Allah (Glorifié et Exalté) dit :
« Certes, Allah et ses anges prient sur le Prophète ; ô vous qui croyez priez sur lui et adressez-lui vos salutations » (Sourate 33 Ahzab, verset 56).
– Selon Ibn Mas’oud (qu’Allah l’agrée), le Messager d’Allah (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) a dit : « Les gens qui seront les plus dignes de ma sollicitude et de mon amour, le jour de la résurrection, seront ceux qui me bénissaient le plus dans ce bas monde » (Tirmidhi)
– Abou Talha Al Ançari (qu’Allah l’agrée) rapporte :
« Un matin, le Messager d’Allah (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) fut de bonne humeur et la joie se voyait sur son visage. Ils dirent : » Ô Messager d’Allah ! Ce matin tu es de bonne humeur et la joie se lit sur ton visage ». Il dit : » Effectivement un envoyé est venu vers moi de la part de mon Seigneur, Puissant et Glorieux, et a dit : Toute personne de ta communauté qui prie une prière sur toi, Allah lui écrira dix bonnes œuvres, lui effacera dix péchés, l’élèvera de dix degrés et fera de même » » (Ahmed et Nissa-i)
– Il est rapporté, dans le « Kanz », par El Khatib, qu’Abou Bakr Siddiq (qu’Allah l’agrée) a dit :
« La prière sur le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) détruit les péchés plus que l’eau détruit le feu. Le salut sur le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) est meilleur qu’affranchir les esclaves, et l’amour du Messager d’Allah est meilleur que d’affranchir les âmes ou de frapper avec le sabre dans la voie d’Allah »
– L’Imam ‘Ali (qu’Allah l’agrée) a dit :
« Quiconque prie sur le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) cent fois le vendredi, viendra le jour de la résurrection avec sur son visage une lumière tellement grande que les gens diront : Quelle action faisait celui-là ? » (Baïhaqi)
3 – La bonne parole : » Il n’y a de Dieu qu’Allah »
Allah (Glorifié et Exalté) dit :
« Sache donc qu’en vérité, il n’y a point de divinité à part Allah […] » (Sourate 47 Muhammad, verset 19).
« Quand on leur disait : » Point de divinité à part Allah », ils se gonflaient d’orgueil » (Sourate 37 Les rangés, verset 35).
– Selon Abou Sa’id el Khoudri (qu’Allah l’agrée), il a rapporté que le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) a dit que le Prophète Moussa (paix sur lui) a demandé à son Seigneur :
« – Seigneur ! Enseigne-moi une chose pour t’évoquer et t’invoquer
– Dis : Il n’y a de Dieu qu’Allah.
– Seigneur ! Tous tes serviteurs disent cela
– Dis : Il n’y a de Dieu qu’Allah
– Je veux que tu m’accordes une chose personnelle
– Moussa ! Si les sept cieux et les sept terres étaient sur le plateau d’une balance et » Il n’y a de Dieu qu’Allah » était sur l’autre plateau, « Il n’y a de Dieu qu’Allah » l’emporterait sur eux ». (Nissa-i, Ibn Hibban et El Hakem)
– Selon Anas ibn Malek (qu’Allah l’agrée), le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) a dit :
« Celui qui dit : » Il n’y a de Dieu qu’Allah » et qu’il la prolonge, cela lui détruit quatre milles de ses grands péchés » (Daïlami)
– Selon Talha ibn ‘Oubeïdallah, le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) a dit :
« La meilleure chose que nous avons dites moi et les prophètes qui étaient avant moi c’est la parole : » Il n’y a de Dieu qu’Allah » » (Malek)
– Qourtoubi a rapporté que le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) a dit :
« L’ange de la mort (paix sur lui) est venu auprès d’un homme, il a regardé chacun de ses membres et n’a trouvé aucune bonne action, ensuite il a fendu son cœur et il n’a rien trouvé, ensuite il lui a ouvert sa bouche et a trouvé sa langue collée à son palais disant : » Il n’y a de Dieu qu’Allah » ; il a alors dit : » Le Paradis t’es devenu obligatoire par la parole de la sincérité (c’est-à-dire Il n’y a de Dieu qu’Allah) » »
– Sahl Toustari (qu’Allah l’agrée) a dit :
« La parole « Il n’y a de Dieu qu’Allah » n’a d’autres récompenses que la contemplation du noble Visage d’Allah, tandis que le Paradis est la récompense des œuvres »
Il a dit :
« Si la parole de l’unicité est dite par un mécréant alors les ténèbres de la mécréance s’effacent et la lumière de l’unicité s’affermit dans son cœur et si un croyant l’a dit chaque jour mille fois, à chaque fois qu’il l’a dit, elle lui efface quelque chose, c’est le meilleur Dhikr comme l’a dit le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui), c’est la bonne conduite des adorateurs et le pilier du cheminant, c’est la provision des voyageurs et l’excellence des devanciers ».
Zaouiya Tidjaniya El Koubra d’Europe
BONJOUR A TOUS LES MAITRES. CE BLOG EST FORMIDABLE. QUE LE BON DIEU VOUS A VOUS TOUS LES BENEFICES DE LEILETOUL QADR POUR LES PROBLEMES DES CREATURES DE DIEU QUE VOUS REGLEZ PAR VOS RECETTES MAGIQUES.
LILIA ROSE JE VEUX TON MAIL VOICI LE MIEN amdiallo52@gmail.com
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slim alek
garibou walanda sounkalo
wa slim alek
Salam aleykum les maîtres bon ramadan qALLAH le glorieux nous guide sur sa vérité!jaimerai savoir limportance des cheveux(dreads) chez les soufis et comment peut on être un bon soufi! les femmes peut il faire les dreads commes les hommes soufis!j’aime beaucoup les les soufis
L’étude des sciences de hadith ne peut se faire (en tout cas pour les débutants) sans d’abord se familiariser avec certains termes récurrents et indispensables à la compréhension des textes. Nous y consacrerons donc ces quelques lignes dans l’espoir de rendre cette science fascinante plus abordable.
La sunna
Le mot sunna, dans la langue arabe, désigne à la fois une voie, un chemin et une tradition même une habitude. Cette terminologie a une connotation particulière chez les oulémas selon leur spécialité. Sommairement, on peut définir la sunna comme toutes les pratiques cultuelles conformes à l’époque du prophète et de ses compagnons. A ce sujet, le prophète disait : « Suivez ma sunna et la sunna des droits successeurs après moi » Tirmidhi. Ceci étant dit, les oulémas de la science des hadiths considèrent comme sunna tout ce qui a rapport à la vie du prophète, aussi bien l’histoire que les caractéristiques physiques ou morales du prophète et ceci avant ou après la révélation. Quant aux oulémas du droit islamique, la sunna désigne pour eux seulement les dires, faits et gestes du prophète à connotations législatives. Pour mettre en exergue la subtile différence entre ces considérations, on peut citer deux hadiths, le premier où le prophète dit : « Je suis le petit fils d’Abdul Muttalib » Tirmidhi et le second où il dit : « Gardez vous du mensonge » Bukhari. N’ayant aucune finalité législative, le premier hadith n’est pas considéré comme sunna chez les juristes différemment du second qui fixe le statut du mensonge. Pour les oulémas de la science des hadiths, les deux paroles seront appelées sunna car selon eux sunna et hadith sont synonymes.
Hadith
Le mot hadith renvoie étymologiquement à la notion de nouveauté. Toute chose récente est appelée hadith. Il peut signifier aussi la parole dans la mesure où elle est nouvelle. Chez les oulémas de la science des hadiths, ce mot désigne l’ensemble des éléments qui ont été rapporté du prophète. Ces éléments rapportés peuvent être soit de l’ordre des dires du prophète par exemple : « Le clément, Le Miséricordieux leur fera don de clémence » Tirmidhi. Soit relatif aux actes par exemple la parole de Aïcha qui dit : « La main du messager d’Allah n’a jamais battu un être vivant ni femme, ni esclave, ni animal » Muslim. Parfois, ces éléments peuvent faire mention de traits physiques : « Ni grand ni petit, le prophète était moyen de taille » Bukhari ou moraux : « Le messager d’Allah était le plus généreux des hommes » Bukhari.
D’autre part, il existe aussi les hadiths « Al Qudsi », c’est-à-dire divin. Ils concernent toutes les paroles divines ne se trouvant pas dans le coran mais pourtant inspirées au prophète comme lorsque ce dernier dit : « Votre Seigneur Allah a dit: « Ô mes serviteurs, je me suis interdit l’injustice à moi-même, et je vous l’ai interdit entre vous, donc ne soyez pas injustes » Muslim.
Entre parenthèse, il existe également deux autres termes assez proches de hadith mais pas totalement identiques à savoir : Khabar et Athar. Le premier renvoie à ce qui a été rapporté non pas du prophète mais de ses compagnons comme la parole d’Ali: « Ne sois jamais en compagnie d’un ignorant car en voulant te servir il va te nuire ». Et enfin, Athar désigne ce qui a été rapporté de la génération dite des « tabiis » soit ceux qui ont vécu avec les compagnons comme la parole d’Al Hassan Al Basri: « Le jour où je n’ai pas péché est mon jour de fête ».
Matn et Sanad
L’imam Bukhari dit dans son recueil de hadith : « Al humaydi Abdallah Ibn Al Zubair m’a rapporté que Sofiane lui a rapporté que Yahya Ibn Saïd lui a rapporté que Muhammad Al Taymi a entendu Alqama Al laythi dire : « j’ai entendu Omar Ibn Al Khattab dire alors qu’il était sur le minbar » : « j’ai entendu le messager d’Allah dire » : « les actes ne valent que par leurs intentions » ».
Remarquez que ce hadith est constitué de deux éléments : une chaine de transmission d’une part qui relie le rapporteur (Bukhari) au prophète et d’autre part de la parole du prophète. Le premier élément (la chaîne de transmission) justifie l’authenticité et la véracité des dires rapportés, il est appelé « Sanad ». Quant au second (la parole du prophète), elle est appelée « Matn ». Le Matn et Sanad constituent un hadith.
Riwaya et Diraya.
Il existe deux branches distinctes dans l’étude de la science des hadiths : al Riwaya et al Diraya. Al Riwaya signifie littéralement le fait de rapporter. Mais, ici, le terme désigne l’acte de se spécialiser dans la mémorisation et la transmission des hadiths. Quant au mot « Al Diraya », il réfère au fait de se spécialiser dans la compréhension du hadith et la connaissance des règles d’application. Par conséquent, la mémorisation d’un hadith n’induit pas la connaissance de ses enseignements. Il faut savoir que dans le déroulement de l’instruction, l’élève débute par la mémorisation des textes avant de se consacrer à leur étude théologique.
La hiérarchisation des spécialistes de hadith.
Dans la science de hadith, il existe différents titres qui hiérarchisent les individus en fonction de leur mérite et du rapport aux autres. On compte six titres :
Al Talib (l’étudiant) qui désigne ceux qui sont dans la phase d’apprentissage des hadiths.
Al Musnid (détenteur d’une chaîne de transmission). On appelle ainsi celui qui a étudié la branche dite Al Riwaya de la science des hadiths. Il détient les chaines de transmission et à étudier les hadiths mais n’en connait pas pour autant le sens.
Al Muhadith (savant de hadith) autrement dit toutes personnes qui maîtrisent les deux branches de la science des hadiths Al Riwaya et Al Diraya. A la différence d’Al Musnid, al muhadith connait les enseignements que renferment les hadiths.
Al Hafiz (le protecteur). C’est un Al Muhadith qui mémorise jusqu’à 100 000 hadiths avec leur Matn et leur Sanad.
Al Hujja (la référence). C’est un Al Hafiz qui mémorise jusqu’à 300 000 hadiths avec leur Matn et leur Sanad.
Al Hakim (le juge) ou encore Amir al Muminine (le commandant des croyants). Ces deux titres ont valeur de synonymes. Dans la science des hadiths ils font référence à celui qui connaît la quasi totalité des hadiths existants ainsi que le savoir nécessaire à la compréhension. L’Imam Malik ou encore Bukhari font partie de ce groupe.
La science des hadiths
Par Sheikh Ahmad Mustapha Mbaye
L’Heure, le Jour du Jugement
À l’improviste
À maintes reprises Mouhammad (pbsl) mentionne la venue de l’Heure qui correspond au Jour du Jugement. Il nous livre plusieurs caractéristiques de cette Heure.
Mouhammad (pbsl) souligne le fait que les évènements de la fin des temps vont arriver à l’improviste:
Coran VII; Al ‘Araf, 187: « Ils t’interrogent sur l’heure: « Quand viendra-t-elle? » Réponds-leur: « Seul mon Seigneur en a connaissance. Lui Seul est à même de la faire surgir au terme fixé. Et du coup, les Cieux et la Terre en seront bouleversés! D’autant qu’elle ne vous prendra qu’à l’improviste. « On t’interroge à son sujet comme si tu en possédais le secret! Réponds-leur: « Dieu Seul en a connaissance. « Mais la majorité des hommes ne s’en doutent guère ».
C’est la majorité qui ne s’en doute guère. Une minorité sera avertie comme le souligne aussi Paul:
« Vous savez vous-mêmes parfaitement que le Jour du Seigneur arrive comme un voleur en pleine nuit. Quand les hommes se diront: Paix et sécurité! C’est alors que tout d’un coup fondra sur eux la perdition, comme les douleurs sur la femme enceinte, et ils ne pourront y échapper. Mais vous, frères, vous n’êtes pas dans les ténèbres, de telle sorte que ce Jour vous surprenne comme un voleur » (1 Théssaloniciens 5,2-4).
En d’autres termes ceux qui sont dans la Lumière seront avertis. Ils seront avertis par le Livre de l’Apocalypse ouvert qui démasque la Bête. Ils seront avertis aussi par les prophéties de Mouhammad (pbsl) sur notre temps.
Mouhammad (pbsl) dit aussi (Coran XII; Joseph,107):
« Sont-ils sûrs que le châtiment de Dieu ne viendra pas s’abattre sur eux? Ou que l’heure ne viendra pas les surprendre, au moment où ils s’y attendront le moins? »
Pour les uns ce sera une surprise, pour le petit nombre des fidèles, notre seigneur les avertira. Mouhammad (pbsl) le confirme en disant:
Coran LXXVII, Les Envoyés,8-13: « Lorsque les étoiles seront effacées, lorsque le ciel se fendra, lorsque les montagnes seront brisées en petits morceaux et dispersées, lorsque l’Heure sera signifiée aux Apôtres. À quel jour seront-ils reportés? Au Jour du Jugement ».
Dieu avertira donc ses Apôtres de « L’Heure ». C’est ce qui arrive actuellement.
Une guerre mondiale
Les textes suivants contiennent des symboles qui montrent que le châtiment de Dieu se fera à travers une guerre nucléaire.
Coran XLIV; La fumée,10-11: « Guette donc le Jour où le ciel apportera une fumée bien visible qui enveloppera les hommes: voici un châtiment douloureux ».
Coran LXXIX; Ceux qui arrachent,1-11: « …En vérité, le jour où la terre sera secouée violemment, puis ébranlée par un second tremblement, ce jour-là, bien des coeurs seront saisis d’épouvante et bien des regards seront frappés d’humiliation! Les hommes diront: « Seront-nous ramenés à notre premier état, lorsque nous serons des ossements pourris?…
Des tremblements de terre ont été aussi prophétisé par Jésus:
« Il y aura alors ça et là des famines et des tremblements de terre. Et tout cela ne fera que commencer les douleurs de l’enfantement » (Matthieu 24,7-8).
Et l’Apocalypse confirme:
« Lorsqu’il ouvrit le sixième sceau, alors il se fit un violent tremblement de terre, et le soleil devint aussi noir qu’une étoffe de crin, et la lune devint tout entière comme du sang, et les astres du ciel s’abattirent sur la terre comme les figues avortées que projette un figuier tordu par la bourrasque, et le ciel disparut comme un livre qu’on roule, et les monts et les îles s’arrachèrent de leur place… » (Apocalypse 6,12-14)
Ce « violent tremblement de terre » est la 3ème Guerre Mondiale qui va tout bouleverser.
Le prophète Joël avait déjà prophétisé à ce propos (Joël 2,10-11):
« Devant lui la terre frémit, les cieux tremblent! Le soleil et la lune s’assombrissent, les étoiles perdent leur éclat! Yahvé fait entendre sa voix à la tête de ses troupes (Message apocalyptique)! Car ses bataillons sont sans nombre, car il est puissant, l’exécuteur de ses ordres, car il est grand, le jour de Yahvé, très redoutable – et qui peut l’affronter? »
Mouhammad (pbsl) dit à ce propos:
Coran LXXXII; La Rupture du Ciel,1-19: « Lorsque le ciel se brisera et que les étoiles seront dispersées; lorsque les mers exploseront et que les sépulcres seront bouleversés: toute âme saura ce qu’elle a fait de bien et de mal…. Oui, les hommes bons seront plongés dans les délices et les libertins dans une fournaise où ils tomberont le Jour du Jugement sans pouvoir y échapper… Ce Jour-là, aucune âme ne pourra rien en faveur d’une autre âme. Ce Jour-là, le Jugement appartiendra à Dieu! »
Ce texte de Mouhammad (pbsl) rejoint la description de Pierre du Jour du Jugement ». Pierre dit:
« Mais les cieux et la terre d’à présent, la même parole les a mis de côté et en réserve pour le feu, en vue du jour du Jugement et de la ruine des hommes impies… Il viendra, le Jour du Seigneur, comme un voleur; en ce jour, les cieux se dissiperont avec fracas, les éléments embrasés se dissoudront, la terre avec les oeuvres qu’elle renferme sera consumée… Puisque toutes ces choses se dissolvent ainsi, quels ne devez-vous pas être par une sainte conduite et par les prières, attendant et hâtant l’avènement du Jour de Dieu, où les cieux enflammés se dissoudront et où les éléments embrasés se fondront…. » (2 Pierre 3,7-13).
Ce texte évoque clairement une 3ème Guerre Mondiale qui verra « la ruine des hommes impies .
Coran LXXX, Il s’est renfrogné,33-42: « Mais lorsque viendra le Fracas, le Jour où l’homme fuira son frère, sa mère, son père, sa compagne et ses fils: ce Jour-là, à chaque homme suffira ce qui le concerne. Ce Jour-là, des visages seront rayonnants, souriants et heureux. Ce Jour-là, des visages seront couverts de poussière, enveloppés de ténèbres. Tels sont les incrédules et les libertins! »
Le « Fracas » qui viendra est le fracas terrible de la guerre nucléaire. Ceci rejoint les versets de Pierre cités ci-dessus: « Les cieux se dissiperont avec fracas… »
Mouhammad (pbsl) exprime le triomphe des élus en disant: « Ce Jour-là, des visages seront rayonnants, souriants et heureux ». Et Matthieu précise qu’au temps de la Moisson, après le châtiment des impies: « …les justes resplendiront comme le soleil dans le Royaume de leur createur » (Matthieu 13,43).
Voici encore d’autres versets qui vont dans le même sens:
Coran LXXVII; Les Envoyés,29-34: « Cela projette des étincelles grosses comme des tours et semblables à des chameaux jaunes (le souffre) ».
Coran LXX, Les Degrés,8-14: « Le ciel, ce Jour-là, sera semblable à du métal fondu et les montagnes, à des flocons de laine. Nul ami dévoué ne s’enquerra de son ami quand ils s’apercevront… »
Coran XXII; Le Pèlerinage,1-2: « … Le tremblement de terre de l’Heure sera sûrement quelque chose de terrible! Le Jour où vous le verrez: toute femme qui allaite oubliera son nourrisson; toute femme enceinte avortera. Tu verras les hommes ivres, alors qu’ils ne le seront pas. – Le châtiment de Dieu sera très dur – »
Hadith (Noble Discussion)1821, chapitre 370: Le Messager d’Allah a dit: « Par celui qui tient mon âme dans Sa Main, ce monde ne s’éteindra pas avant que l’homme passe devant une tombe, et ne se penche sur elle en disant: « Hélas! Comme j’aurais souhaité être l’occupant de cette tombe! ». Il ne fera pas cela par dévotion, mais c’est la difficulté des épreuves qui le poussera à le faire ».
Et l’Apocalypse dit dans le même sens: « En ces jours-là, les hommes rechercheront la mort sans la trouver, ils souhaiteront mourir, et voilà que la mort les fuit » (Apocalypse 9,6).
Coran LXXIV; Celui qui est revêtu d’un manteau,8-20: « Lorsque l’on sonnera de la trompette, ce Jour sera un Jour horrible, un Jour difficile pour les incrédules. Laisse-moi seul avec celui que j’ai créé. Je lui ai donné une vaste fortune et des fils pour l’entourer. Je lui ai facilité toute chose et il désire que je lui donne encore davantage. Pas du tout! Il se montrait entêté vis-à-vis de nos Signes: je lui ferai gravir une pente rude. Il a réfléchi et il a décidé. Qu’il périsse comme il l’a décidé! Oui! Qu’il périsse comme il l’a décidé! »
L’Apocalypse qualifie cette attitude de « seconde Mort ». C’est la mort définitive de l’âme qui en tout état de conscience a choisi cette fin. Il n’y a plus de retour.
Tandis que pour les fidèles « la seconde mort n’a point pouvoir sur eux, mais ils seront Prêtres de Dieu et du Christ avec qui ils règneront mille années » (Apocalypse 20,6).
Coran LXXV; La Résurrection,3-25: « Mais devant cela l’homme souhaite rester libertin. Il demande: « Quand donc viendra le Jour de la Résurrection? » Lorsque la vue sera éblouie, lorsque la lune disparaîtra, lorsque le soleil et la lune seront réunis. Ce Jour-là, l’homme dira: « Où fuir? » Mais non! Il n’existe pas de refuge! Ce Jour-là, le retour se fera vers ton Seigneur; ce Jour-là, l’homme sera informé de tout ce qu’il aura fait… Ce Jour-là, il y aura des visages brillants qui tourneront leurs regards vers le Seigneur ».
Ces « visages brillants » sont les visages de tous ceux qui auront tenu bon jusqu’au bout dans le combat acharné contre la Bête pour le plus grand Triomphe de Jésus, Marie et Mouhammad dans un esprit libéré, non fanatique.
Le Retour de Jésus
Le Retour de Jésus à la fin des Temps est prophétisé dans l’Évangile, dans les Epitres et dans l’Apocalypse. Voici quelques uns des versets clés:
« Comme les jours de Noé, ainsi sera l’Avènement du Fils de l’homme. En ces jours qui précédèrent le déluge, on mangeait et on buvait, on prenait femme et mari, jusqu’au jour où Noé entra dans l’arche, et les gens ne se doutèrent de rien jusqu’à l’arrivée du déluge, qui les emporta tous. Tel sera aussi l’avènement du Fils de l’homme » (Matthieu 24,37-39).
Paul écrit: « Et comme les hommes ne meurent qu’une fois, après quoi il y a un jugement, ainsi le Christ, après s’être offert une seule fois pour enlever les péchés d’un grand nombre, apparaîtra une seconde fois, – hors du péché (hors de la chair), – à ceux qui l’attendent pour leur donner le salut » (Hébreux 9,27-28).
Pierre dans les Actes exhorte les Juifs en disant:
« Repentez-vous donc et convertissez-vous, afin que vos péchés soient effacés, et qu’ainsi le Seigneur fasse venir le temps du répit. Il enverra alors le Christ qui vous a été destiné, Jésus, celui que le ciel doit garder jusqu’au temps de la restauration universelle dont Dieu a parlé par la bouche de ses saints prophètes » (Actes des Apôtres 3,19-21).
L’Apocalypse se termine en disant:
Jésus retourne pour détruire la Bête et pour tout restaurer.
Mouhammad (pbsl) témoigne également dans diverses Sourates du Coran du Retour de Jésus:
Coran LXIX; Celle qui doit venir,1-52: « Celle qui doit venir! Quelle est celle qui doit venir? Comment connaîtras-tu celle qui doit venir… Lorsqu’on sonnera une seule fois de la trompette; lorsque la terre et les montagnes seront emportées et pulvérisées d’un seul coup, celle qui est inéluctable surviendra ce Jour-là; le ciel se fendra et sera béant ce Jour-là. Le Roi sera partout et le Trône du Seigneur sera porté par huit. Ce Jour-là, vous serez exposés en pleine lumière; aucun de vos secrets ne restera caché… »
Ce « Roi qui sera partout », c’est Dieu notre seigneur qui vivra dans l’intimité avec tous ceux qui auront résisté fidèlement à la Bête. Cette présence de Dieu avec nous s’opère à travers le Retour de Jésus dans le Pain de Vie, le Corps et le Sang de Jésus pris dans l’intimité des familles (voir le texte « Le pain de Vie dans la Bible et le Coran »). Dieu veut vivre avec nous dans l’intimité du quotidien. Il dit dans l’Apocalypse à propos de la Jérusalem Céleste formée des vrais disciples de Jésus qui auront résisté jusqu’au bout à la Séduction de la Bête:
« Voici la demeure de Dieu avec les hommes. Il aura sa demeure avec eux; ils seront son peuple et lui, Dieu-avec-eux, sera leur Dieu. Il essuiera toute larme de leurs yeux: de mort, il n’y en aura plus; de pleure, de cri et de peine, il n’y en aura plus, car l’ancien monde s’en est allé » (Apocalypse 21,2-4).
Mouhammad (pbsl) parle de « huit » qui portent le Trône de Dieu. Ces « huit » évoquent les « quatre vivants » décrits par Ézéchiel qui avec leurs ailes portent la voûte du Ciel et le Trône de Dieu. Ces quatre vivants sont les quatre évangélistes.
Ézéchiel dit:
« Au centre je discernai quelque chose comme quatre vivants dont voici l’aspect: ils avaient quatre faces, et chacun quatre ailes… Des mains humaines apparaissaient sous leurs ailes (les mains qui écrivent)…Leurs ailes étaient déployées vers le haut; chacun avait deux ailes se touchant et deux ailes lui couvrant le corps, et ils allaient chacun devant soi; ils allaient là où l’Esprit les poussait; ils ne se tournaient pas en marchant… Et ce qui était sur les têtes du vivant ressemblait à une voûte éclatante comme le cristal, tendue au-dessus de leurs têtes, et sous la voûte leurs ailes étaient dressées l’une vers l’autre; chacun en avait deux lui couvrant le corps… Au-dessus de la voûte qui était sur leurs têtes, il y avait quelque chose comme une pierre de saphir, en forme de trône, et sur cette forme de trône, dessus, tout en haut, un être ayant apparence humaine… » (Ézéchiel 1,1-28).
Les « huit » qui portent le Trône de Dieu sont donc les huit ailes des quatre vivants qui sont dressées vers le Ciel. Le Trône de Dieu est porté par les quatre évangélistes qui nous ont apporté la Parole de Dieu. Cette Parole a été confirmée par Mouhammad (pbsl) dans le Coran.
Pour comprendre les subtilités de la vision de Mouhammad, il faut se référer à la vision d’Ezéchiel. Il s’agit bien d’une vision que Mouhammad a eu puisqu’il dit vers la fin de la même Sourate LXIX au verset 43: « C’est une Révélation du Seigneur des mondes! » À travers cette révélation, Mouhammad (pbsl) certifie l’importance des quatre évangélistes dans le Plan de Salut de notre Père.
Les quatre vivants apparaissent aussi dans l’Apocalypse. Ils s’inclinent devant l’Agneau, lorsque celui-ci prend le livre de l’Apocalypse de la main de Dieu:
« Et l’Agneau s’en vint prendre le livre dans la main droite de Celui qui siège sur le trône. Quand il l’eut pris, les quatre Vivants se prosternèrent devant l’Agneau, ainsi que les vingt-quatre Vieillards (tout le peuple de Dieu) tenant chacun une harpe et des coupes d’or pleines de parfums, les prières des saints; ils chantaient un cantique nouveau: Tu es digne de prendre le livre et d’en ouvrir les sceaux, car tu fus égorgé et tu rachetas pour Dieu, au prix de ton sang, des hommes de toute race, langue, peuple et nation; tu as fait d’eux pour notre Dieu une Royauté de Prêtres régnant sur la terre » (Apocalypse 5,7-10).
À travers les quatre Vivants qui se prosternent devant l’Agneau, c’est symboliquement l’Évangile qui s’incline devant la Révélation du mystère de l’Apocalypse. Dieu va parler encore une fois en révélant à l’Ange de l’Apocalypse le mystère de ce saint petit Livre qui va déclencher les évènements de la fin des temps et changer le cours de l’histoire.
…………
..22..26.28..
…….
slim alek
la Lettre « L »
comme « LiLia »
elle est liée a la planète « Ouranus »
A la sphère « Hôkmah » la Sagesse.
correspond au nombres 2, 30, 86, 101…
elle est symbolisée par une ligne verticale
A l’image d’un bras qui se déploie.
son sacrifice est un moyen de déplacement.
elle incarne les savants, les inventeurs…
elle est représentée par un homme barbu.
parmi les Noms divins, nous avons
« AL Badihh » L’inventeur => 86
qui correspond au mot
« AM HOUM » ام هم => PM 86
…
n’est-ce pas mon ami et maître imam Azedin.
…
« AM HOUM » ام هم s’exprime « surtout » dans la s52v35
Am Khouliqou Min Ghayri Shay’in Am Hum ALKhaliqouna
« Ont-ils été créés à partir de rien ou sont-ils eux les créateurs? »
أم خلقوا من غير شيء أم هم الخالقون
s52v15
« Est-ce que cela est de la magie? Ou bien ne voyez-vous pas clair? »
………
mes respects.
wa slim alek
….
C’est exact frère abdoulaye garib,
…………
..22..26.28..
…….
slim alek
« Hasbi Allahou La ilaha illa Houwa Aleyhi Tawakaltou Wa Houwa Rabboul Arshil Azimi »
« Allah suffit A tout. Il n´y a de divinité que Lui. En Lui le croyant place sa confiance; et Il est le Seigneur du Trône immense ».
حسبي الله لا إله إلا هو عليه توكلت وهو رب العرش العظيم
cette douaw est efficace sur 7fois
quand on la lit
avant et après un zikr de protection.
surtout ceux et « celles » qui font le zikr de
« HASBOUNA ALLAH WANi’iMAL WAKiL »
ou tout autre….
n’est-ce pas princesse Lilia « la douce » ?
si tu nous parlais des vertus de ce verset s9v129
merci.
……..
wa slim alek
Bukhari, Volume 6, livre 61, numéro 511 :
Rapporté par Zaid bin Thabit:
Abu Bakr m’envoya chercher et me dit : « Tu avais l’habitude d’écrire les révélations divines pour l’apôtre de Dieu : rassemble-le donc (le Coran) » J’ai commencé à rassembler le Coran jusqu’à ce que je trouve les deux derniers versets de la sourate At-Tauba chez Abi Khuzaima Al-Ansari et je n’ai trouvé ces versets chez personne d’autre que lui.
Mais il y a plus de preuves. Quand on regarde le titre de la sourate 9 dans le « mushaf », on note que 9:128-129 sont étiquetés comme « Mecquois », tandis que les 127 premiers versets sont étiquetés comme Médinois :
La « bismillah » manquante
Rien dans le Coran n’est coïncidence. Toutes les sourates du Coran commencent par la formule bismillah « Au nom de Dieu.. », mais nous notons que la sourate 9 est la seule sourate qui ne commence pas par une « bismillah ». Il s’agit sans aucun doute d’un acte délibéré de Dieu. Au lieu de cela, Dieu commence la sourate avec les mots :
Une exemption est accordée par Dieu à Son messager à l’égard des associateurs avec qui vous avez conclu un pacte.Coran, 9:1
Il s’avère que l’injection des deux versets 9:128-129 a permis :
(1) de démontrer la fonction majeure du système mathématique du Coran, et
(2) la production d’un miracle impressionnant en soi, et
(3) de distinguer les vrais croyants des hypocrites (qui défendent les traditions).
La traduction des deux versets est la suivante:
Certes, un Messager pris parmi vous, est venu à vous, auquel pèsent lourd les difficultés que vous subissez, qui est plein de sollicitude pour vous, qui est compatissant et miséricordieux envers les croyants.
Alors, s’ils se détournent dis: «Dieu me suffit. Il n’y a de divinité que Lui. En Lui je place ma confiance; et Il est le Seigneur du Trône immense».
Coran, 9:128-129
] La première violation du code du Coran par les versets 9:128-129 apparut quand le décompte du mot « Dieu »
(Allah) dans le Coran s’est trouvé être 2 699, ce qui n’est pas un multiple de 19, à moins que nous en enlevions
un. Le décompte du mot « Dieu » est présenté au bas de chaque page de cette traduction. Le total présenté à la fin
du Coran est 2 698 (19 x 142) parce que les fausses insertions 9:128-129 ont été retirées.
[2] La somme de tous les numéros de versets où le mot « Dieu » apparaît est 118 123 ou 19 x 6 217. Ce total est
obtenu en additionnant les numéros de versets chaque fois que le mot « Dieu » est trouvé. Si le verset 9:129
est inclus, ce phénomène disparaît.
[3] Comme présenté à la fin de la Sourate 9 de cette traduction, le nombre total d’occurrences du mot « Dieu »
jusqu’à la fin de la Sourate 9 est de 1 273 (19 x 67). Si les insertions 9:128-129 étaient comprises, le total
serait devenu 1 274, ce qui n’est pas un multiple de 19.
[4] Les occurrences du mot « Dieu » de la première initiale Coranique (« A.L.M. » de 2:1) à la dernière initiale (« N »
de 68:1) font un total de 2 641 (19 x 139). Puisqu’il est plus facile de lister les sourates en dehors de la partie à
initiales du Coran, le Tableau 1 montre les 57 occurrences du mot « Dieu » dans cette partie. En soustrayant 57 du
total du nombre d’occurrences du mot « Dieu », on obtient 2 698 – 57 = 2 641 = 19 x 139, de la première initiale à
la dernière initiale. Si les insertions humaines 9:128-129 étaient incluses, le décompte du mot « Dieu » dans la
partie à initiales serait devenu 2 642, ce qui n’est pas un multiple de 19.
Cela te suffit mon cher Abdoulaye garib….
La basmallah omise en début de sourate 9 est transférée dans un de ses versets : innahou min souleymane…bismillahir rahamanir rahîmi
Une science immense se cache ici.
Dieu sait mieux
…………
..5.9..20.
..7.12.24..29
…….
slim alek
il est vrai
personne ne DOIT forcer son semblable
A être ce qu’il ne veut pas être
ou ce qu’il ne peut pas être
nous devons savoir ce que nous voulons.
Dieu ne nous juge pas sur ce que nous faisons.
cela est déjà jugé.
A présent,
on est jugé sur ce que nous dérisons executer.
aussitôt que ce désir change
le jugement change de même..
en mal ou en bien.
beaucoup se plaignent d’être envoutés…
ce ne sont que paroles sans fondement…
sauf exceptions, sinon la plupart du temps
les blocages viennent des pêchers.
c’est le prix A payer pour le paradis.
pour se purifier…
celui qui pense que demain
ne serait pas meilleur
il en serait ainsi !
et celui qui pense que demain
serait Meilleur
il en serait également ainsi !
c’est Le Seigneur Seul qui décide de tout.
….
wa slim alek
salut maitre abdoulaye j aimerai correspondre avec vous voici mon e mail aliflam66@yahoo.fr
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..5.9..20.
..7.12.24..29
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slim alek
il est vrai
personne ne DOIT forcer son semblable
A être ce qu’il ne veut pas être
ou ce qu’il ne peut pas être
nous devons savoir ce que nous voulons.
Dieu ne nous juge pas sur ce que nous faisons.
cela est déjà jugé.
A présent,
on est jugé sur ce que nous dérisons executer.
aussitôt que ce désir change
le jugement change de même..
en mal
ou en bien.
beaucoup se plaignent d’être envoutés…
ce ne sont que paroles sans fondement…
sauf exceptions, sinon
les blocages viennent des pêchers.
c’est le prix A payer pour le paradis.
pour se purifier…
celui qui pense que demain
ne serait pas meilleur
il en serait ainsi !
et celui qui pense que demain
serait Meilleur
il en serait également ainsi !
c’est Le Seigneur Seul qui décide de tout.
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wa slim alek
Bienfaits de la compagnie en Allah – Imâm Charânî
Les deux Maîtres rapportent dans leur deux recueils sahîh : « Sept personnes seront ombragées par l’ombre d’Allah, le jour où il n’y aura d’ombre que la Sienne : un chef équitable, un jeune homme qui aura grandi dans l’adoration d’Allah ; un homme dont le cœur était accroché aux lieux de prière ; deux hommes qui se seront aimés en Allah : ils se sont réunis en Lui et se sont séparés en Lui ; un homme qu’une femme de haut rang et de grande beauté aura appelé à elle et à qui il aura dit : « Je crains Allah » ; un homme qui aura donné une aumône si discrètement que sa main gauche n’aura pas su ce qu’aura donné sa main droite ; un homme qui évoquait Allah à l’écart des gens et dont les yeux débordèrent de larmes ».
Muslim rapporte : « Par Celui dans la Main duquel se trouve mon âme, vous n’entrerez pas au Paradis avant de croire et vous ne croirez pas avant de vous aimer mutuellement. Vous indiquerai-je une chose qui fera que vous vous aimerez mutuellement quand vous la pratiquerez ? Répandez la salutation (es-salâm) entre vous ! »
Il rapporte également dans Cha’bu-l-îmân : « Le summum de l’intelligence (ra’su-l-‘aql) , après la foi en Allah, est l’affection (tawaddud) envers les gens. Les gens de l’affection dans le bas-monde ont un degré au Paradis. Or, celui qui a un degré au Paradis est au Paradis. »
Il rapporte aussi : « Le summum de l’intelligence, après la foi, est l’amour mutuel (tahabbub) envers les gens et faire le bien au pieux comme au débauché. »
Daraqtnî rapporte : « Le croyant est fréquenté et fréquente. Nul bien en celui qui n’est pas fréquenté et qui ne fréquente pas. La meilleure personne est celui qui est le plus utile aux gens. »
Abû Dawûd rapporte : « Qui aime pour Allah et déteste pour Allah, qui donne pour Allah et retient pour Allah a parachevé (istakmala) sa foi. »
Il rapporte également : « La foi la meilleure consiste à aimer pour Allah et à détester pour Allah, à se mettre en colère pour Allah, à utiliser ta langue dans le rappel d’Allah, à aimer pour les gens ce que tu aimes pour toi-même et à détester pour eux ce que tu détestes pour toi-même ; et que tu dises du bien ou que tu te taises. »
L’Imâm Ahmed rapporte qu’Allah dira au Jour de la Résurrection : « Où sont ceux qui s’aiment mutuellement en Ma Grandeur ? Aujourd’hui je les place dans Mon ombre. »
Il rapporte aussi : « Le croyant est celui qui se mélange aux gens et supporte leurs nuisances. Le meilleur des croyants est celui qui ne se mélange pas aux gens et ne supporte pas leurs nuisances. »
Il rapporte également : « L’oeuvre la plus aimée d’Allah est l’amour (hubb) en Allah et la haine (bughd) en Allah. »
Tabarânî rapporte : « Le summum de l’intelligence, après la foi en Allah, est d’aimer les gens. »
Il rapporte également: « Ceux qui s’aiment en Allah seront dans l’ombre du Trône. »
Il rapporte aussi : « Trois personnes seront dans l’ombre du Trône au Jour de la Résurrection le jour où y n’y aura d’autre ombre que la Sienne : un homme qui, lorsqu’il s’oriente sait qu’Allah est avec lui, un homme qu’une femme a attiré à elle et qu’il a délaissée par crainte d’Allah et un homme qui aimait pour la Grandeur d’Allah. »
Il rapporte également : « Ceux qui s’aiment réciproquement en Allah seront sur un escabeau (kursiy) de hyacinthe autour du Trône (‘Arch). »
Il rapporte également : « J’ai rendu obligatoire Mon Amour à ceux qui se sont aimés en Moi (fiyya), à ceux qui se sont assis (dans une réunion) en Moi, à ceux qui ont développé des efforts en Moi et à ceux qui se sont visités en Moi. »
Il rapporte aussi : « Si deux serviteurs s’aimaient en Allah, l’un en Orient et l’autre en Occident, Allah les réunira certainement au Jour de la Résurrection. l dira : Voila celui que tu aimais en Moi.
Il rapporte aussi : « Deux personnes ne s’aiment pas en Allah sans qu’Allah ne pose l’un d’eux sur un escabeau et ne le fasse s’y asseoir jusqu’à ce qu’il termine le compte [des oeuvres]. »
Et aussi : « Qui aime une groupe (qawm) sera rassemblé au sein de leur catégorie (zumrâti-him).
Il rapporte également : « Ceux qui s’aiment en Allah seront dans l’ombre d’Allah le jour où il n’y aura d’ombre que la Sienne dans des oratoires de lumière, alors que les gens seront effrayés et qu’ils ne le seront pas. »
Il rapporte aussi : « Allah a des serviteurs qui ne sont ni des prophètes ni des martyrs. Les prophètes et les martyrs s’étonnent de leurs stations et de leur proximité auprès d’Allah. On demanda : Qui sont-ils, ô Envoyé d’Allah ? Il répondit : Des gens de pays différents, qu’aucun rapport familial proche ne lie. Ils s’aiment en Allah et se serrent la main. Allah établira à leur intention des oratoires de lumière le Jour de la Résurrection et les y fera asseoir, [alors que] les gens seront effrayés et qu’ils ne le seront pas. »
Il rapporte également : « Allah rassemblera des gens (aqwâm) au Jour de la Résurrection qui auront sur leurs visages la lumière sur des oratoires de perles. Les gens s’étonneront qu’ils ne soient ni des prophètes ni des martyrs. On demanda : « Qui sont-ils ? » Il répondit : Ceux qui s’aiment en Allah, issus de tribus différentes et de pays différents, qui se réunissent sur le dhikr d’Allah (‘alâ dhikri-Llah) pour Le mentionner (yadhkurûna-Hu).
Il rapporte aussi : « Il est au Paradis une chambre (ghurf) dont on voit l’extérieur de l’intérieur et l’intérieur de l’extérieur qu’Allah a réservé a ceux qui s’aiment en Lui, ceux qui se visitent en Lui, ceux qui font des efforts en Lui. »
Tirmidhî rapporte, que [le Prophète] a dit (hadîth hassan sahîh) : « Allah ta’âlâ a dit : « Ceux qui s’aiment réciproquement en Ma Grandeur ont des oratoires de lumière dont s’étonnent les prophètes et les martyrs. »
Il rapporte également : « L’homme sera avec celui qu’il aime ; à lui ce qu’il aura gagné ».
Et aussi : « Multipliez les frères, car chaque croyant dispose d’une intercession au Jour de la Résurrection. »
« Celui qui se connaît soi-même connaît son Seigneur »
(Man arafa nafsahu faqad arafa rabbahu)
Chapitre XXXII « Les limites du mental », – Éditions Traditionnelles.
Celui qui s’attache au raisonnement et ne s’en affranchit pas au moment voulu demeure prisonnier de la forme, qui est la limitation par laquelle se définit l’état individuel ; il ne dépassera donc jamais celui-ci, et il n’ira jamais plus loin que « l’extérieur », c’est-à-dire qu’il demeurera lié au cycle indéfini de la manifestation. Le passage de « l’extérieur » à « l’intérieur », c’est aussi le passage de la multiplicité à l’unité, de la circonférence au centre, au point unique où il est possible à l’être humain, restauré dans ses prérogatives de « l’état primordial », de s’élever aux états supérieurs et, par une réalisation totale de sa véritable essence, d’être enfin effectivement et actuellement ce qu’il est potentiellement de toute éternité. Celui qui se connait soi-même dans la « vérité » de « l’Essence » éternelle et infinie, celui-là connait et possède toutes choses en soi-même et par soi même, car il est parvenu à l’état inconditionné qui ne laisse hors de soi aucune possibilité, et cet état, par rapport auquel tous les autres, si élevés soient ils, ne sont réellement encore que des stades préliminaires sans aucune commune mesure avec lui, cet état qui est le but ultime de toute initiation, est proprement ce que l’on doit entendre par l’ « Identité Suprême ».
nous voyons que la connaissance réelle n’a pas pour voie la raison, mais l’esprit et l’être tout entier, car elle n’est autre chose que la réalisation de cet être dans tous ses états, ce qui est l’achèvement de la connaissance et l’obtention de la sagesse suprême. En réalité, ce qui appartient à l’âme, et même l’esprit, représente seulement des degrés dans la voie vers l’essence intime qui est le vrai soi, et qui peut être trouvé seulement quand l’être a atteint son propre centre, toutes ses puissances étant unies et concentrées comme en un seul point, dans lequel toutes choses lui apparaissent, étant contenues dans ce point comme leur premier et unique principe, et ainsi il peut connaître toutes choses comme en lui-même et de lui-même, comme la totalité de l’existence dans l’unité de sa propre essence.
Il est facile de voir combien cela est loin de la psychologie au sens moderne du mot, et que cela va même plus loin qu’une connaissance plus vrai et plus profonde de l’âme, qui ne peut être que le premier pas dans cette voie. Il importe de remarquer que la signification du mot nefs ne doit pas être restreinte ici à l’âme, car ce mot se trouve dans la traduction arabe de la phrase considérée alors que son équivalent grec psyché n’apparaît pas dans l’original. Il ne faut donc pas attribuer à ce mot le sens courant, car il est certain qu’il possède une autre signification beaucoup plus élevée qui le rend assimilable au mot essence, et qui se rapporte au Soi ou à l’être réel ; nous en avons pour preuve ce qui est dit dans le hadith, qui est comme un complément de la phrase grecque : « Qui se connaît soi-même, connaît son Seigneur. »
Quand l’homme se connaît lui-même dans son essence profonde, c’est-à-dire dans le centre de son être, c’est alors qu’il connaît son Seigneur. Et connaissant son Seigneur, il connaît en même temps toutes choses, qui viennent de Lui et y retournent. Il connaît toutes choses dans la suprême unité du Principe divin, hors duquel, suivant la parole de Mohyiddin ibn Arabi : » Il n’y a absolument rien qui existe », car rien ne peut être hors de l’Infini.
LE MUSULMAN DANS L’ADVERSITE
La qualité de la foi du musulman et de son caractère moral se révèle dans les temps difficiles. Dans ces circonstances, on peut témoigner de leur excellence morale, leur courage, leur patience, leur confiance, leur perception, leurs valeurs morales, leur tolérance, leur mansuétude, leur sacrifice, leur humanité, leur appréciation, leur conscience et leur calme.
« Le musulman dans l’adversité » fait référence à un individu endurant face aux problèmes, à la frustration et à la privation, faisant preuve des qualités citées ci-dessus. Il ne fait pas de concession avec son caractère moral, embrasse chaque situation avec une grande maturité et une grande confiance en Allah, comprenant les raisons et le bien derrière chaque problème et exhortant les autres à l’excellence morale. Comme Allah dit dans le Coran, « Quand ils vous vinrent d’en haut et d’en bas de toutes parts et que les regards étaient troublés, et les cœurs remontaient aux gorges… » (Sourate al-Ahzab, 10), l’adversité correspond aux épreuves sérieuses vécues par les croyants assaillis par le désenchantement.
Dans l’esprit de ceux qui sont indifférents à Allah, les désillusions viennent suite à une catastrophe naturelle, à la perte d’un emploi, la faillite… Pour l’homme pieux, les temps sont difficiles lorsqu’il est privé des nécessités premières et que la déception est bien plus importante que celle connue au quotidien ou lorsque « le cœur remonte à la gorge », selon les termes du Coran. C’est-à-dire lorsque la maladie frappe, que les problèmes s’enchaînent, que l’on est expulsé de chez soi, de son pays, que l’on est pris au piège, avec sa famille, avec son peuple et que la pression mentale est intense.
Allah fournit des exemples de ce que les Prophètes et les pieux prédécesseurs endurèrent:
Pensez-vous entrer au paradis alors que vous n’avez pas encore subi des épreuves semblables à celles que subirent ceux qui vécurent avant vous ? Misère et maladie les avaient touchés et ils furent secoués jusqu’à ce que le Messager, et avec lui, ceux qui avaient cru, se fussent écriés : « Quand viendra le secours d’Allah ? » Le secours d’Allah est sûrement proche. (Sourate al-Baqarah, 214)
Dans ce verset, Allah annonce que tous les hommes subiront des épreuves et Il annonce aux endurants la bonne nouvelle des bienfaits dont ils jouiront pour l’éternité. La distinction entre « les musulmans des moments de douleur » et « les musulmans communs » sera évidente. Les membres du premier groupe répondent au désenchantement ainsi : Quand un malheur les atteint : « Certes nous sommes à Allah, et c’est à Lui que nous retournerons ». (Sourate al-Baqarah, 156)
La voix de la conscience et la voix de moi inférieur dans l’adversité
Confronté aux problèmes, l’individu entend deux voix intérieures. Celle de sa conscience qui l’incite à se comporter selon les attentes d’Allah : dans le sacrifice, le courage et la rectitude morale. Celui qui l’écoute se montre patient et confiant envers Allah. Quant à la seconde voix, elle appartient au moi inférieur, elle « est très incitatrice au mal » (Sourate Yusouf, 53). Cette voix pousse à la rébellion, l’immoralité, l’égoïsme et la lâcheté, menant celui qui l’écoute à une grande perte et attirant « l’amitié » de Satan. Afin de décrire leur perte, il est nécessaire de savoir comment Satan a acquis son influence sur eux. Nous trouvons ces informations dans le Coran, qui met également en garde contre les pièges de Satan
Quand Allah créa Adam (pbsl), Il ordonna aux anges et à Satan de se prosterner devant lui. Les anges obéirent, mais Satan, par fierté, refusa et fut alors expulsé du paradis. Il demanda ensuite à Allah l’autorisation d’influencer les hommes jusqu’au jour du jugement. Allah accepta, en lui faisant savoir qu’il n’aurait aucune influence sur Ses pieux serviteurs. Satan jura donc de tromper les êtres humains par toutes sortes de promesses, de duperies et de pièges afin de les écarter du véritable chemin. Ce vœu est repris ainsi dans le Coran :
« Puisque Tu m’as mis en erreur, dit satan, je m’assoirai pour eux sur Ton droit chemin, puis je les assaillirai de devant, de derrière, de leur droite et de leur gauche. Et, pour la plupart, Tu ne les trouveras pas reconnaissants. » « Sors de là banni et rejeté « , dit Allah. « Quiconque te suit parmi eux… de vous tous, J’emplirai l’enfer ». (Sourate Yusouf, 16-18)
Il dit encore : « Vois-Tu ? Celui que Tu as honoré au-dessus de moi, si Tu me donnais du répit jusqu’au jour de la résurrection; j’éprouverai, certes sa descendance, excepté un petit nombre parmi eux ». Et Allah dit : « Va-t-en ! Quiconque d’entre eux te suivra… votre sanction sera l’enfer, une ample rétribution. Excite, par ta voix, ceux d’entre eux que tu pourras, rassemble contre eux ta cavalerie et ton infanterie, associe-toi à eux dans leurs biens et leurs enfants et fais-leur des promesses ». Or, le diable ne leur fait des promesses qu’en tromperie. (Sourate al-Isra, 62-64)
Satan tentera tout pour faire dévier les hommes du droit chemin, les empêcher d’être reconnaissants envers Allah et de vivre une vie morale. Son meilleur outil pour cela est le recours à la voix du moi inférieur. C’est pourquoi, quand des individus passent par des épreuves, Satan leur fera égoïstement privilégier leurs intérêts au détriment d’options telles que le sacrifice, la compassion ou la miséricorde :
O gens ! De ce qui existe sur la terre, mangez le licite et le pur; ne suivez point les pas du diable car il est vraiment pour vous un ennemi déclaré. Il ne vous commande que le mal et la turpitude et de dire contre Allah ce que vous ne savez pas. (Sourate al-Baqarah, 168-69)
Pour toutes ces raisons, les musulmans connaissant des difficultés, des frustrations ou des tragédies doivent agir selon ce que leur dicte leur conscience pour ne pas rejoindre les rangs de Satan. S’ils se laissent tenter par Satan, ils risquent de laisser libre cours à l’égoïsme, l’opportunisme, l’addiction au plaisir, l’hypocrisie et autres tares et de corrompre leur moralité. Les musulmans sincères écoutent leur conscience et suivent toujours la voie du bien. Il est important de montrer de bonnes valeurs morales lorsque « l’affaire est décidée » :
Puis, quand l’affaire est décidée, il serait mieux pour eux certes, de se montrer sincères vis-à-vis d’Allah. . (Sourate Mouhammad, 21)
AL-‘ADL – Le Juste, L’ Equitable
O les croyants ! Soyez stricts (dans vos devoirs) envers Allah et (soyez) des témoins équitables. Et que la haine pour un peuple ne vous incite pas à être injuste. Pratiquez l’équité : cela est plus proche de la piété. Et craignez Allah. Car Allah est certes parfaitement connaisseur de ce que vous faites. (Sourate al-Maidah, 8)
Allah est le plus Juste des juges. Etant donné que Son ordre embrasse l’univers tout entier, Il fera preuve de justice envers Ses serviteurs aussi bien ici-bas que dans l’au-delà. Tous les actes d’Allah, Lui Qui voit, sait et est conscient de tout, convergent vers un but divin et sont placés sous le signe la justice.
Allah jugera les actes de chaque être humain selon Sa justice. Il nous a prévenus que quiconque s’engage dans la voie de la violence sera châtié, mais que d’autre part, la moindre bonne action sera elle aussi récompensée. Sa Justice infinie se manifestera dans l’au-delà dans toute Sa splendeur.
Les mauvais traitements que les incroyants infligent aux prophètes et aux croyants, leurs accusations scandaleuses et leurs autres péchés ne resteront pas impunis. Ces persécutions subies par les croyants les élèveront en degrés au paradis et précipiteront leurs auteurs dans les fins fonds de l’enfer. Le jour du Jugement, Allah établira la balance de justice et nulle âme ne sera lésée. Allah appellera les hommes à rendre compte de leurs actes en mettant un terme au délai qu’Il leur avait imparti. Comme la promesse d’ Allah l’Omniscient est toujours véridique, tout le monde verra les conséquences de ses mauvaises actions dans l’au-delà. Ainsi les incroyants seront sévèrement punis alors que ceux qui sont restés fidèles à Allah seront généreusement récompensés. Dans un verset Allah dit :
Ceux qui te prêtent serment d’allégeance ne font que prêter serment à Allah : la main d’Allah est au-dessus de leurs mains. Quiconque viole le serment, ne le viole qu’à son propre détriment ; et quiconque remplit son engagement envers Allah, Il lui apportera bientôt une énorme récompense. (Sourate al-Fath, 10)
C’est l’occasion de faire une remarque sur un point important. Lorsque l’on réfléchit sur la justice divine, il ne faut pas la comparer à la conception humaine de la justice : en effet une personne sans foi peut, lors d’un jugement, se laisser guider par ses passions et désirs, subir l’influence de ses sentiments ou oublier une partie des faits. L’une des principales limites de la justice humaine est surtout qu’on ne connaît jamais les vraies pensées de l’autre. Mais Allah, Qui ne se trompe ni n’oublie jamais, a assigné à chaque homme des anges qui l’observent et consignent tous ses actes et pensées. Allah tient l’âme de tout homme en Sa main. Le Coran nous révèle que notre Seigneur, Qui rend le meilleur des jugements possibles, est infiniment juste :
Le jour où Nous appellerons chaque groupement d’hommes par leur chef, ceux à qui on remettra leur livre dans la main droite liront leur livre (avec plaisir) et ne subiront pas la moindre injustice. (Sourate al-Isra, 71)
Dans l’au-delà, Allah vengera toutes les persécutés. Dans cette vie, il arrive qu’il octroie aux incroyants tous les biens matériels, mais cela ne fait que les inciter à commettre plus de péchés. Dans le Coran, Allah dit que les croyants ne doivent pas être aveuglés par les biens de ce monde, car ils sont insignifiants comparés à ceux qui les attendent dans l’au-delà, d’autant plus que les incroyants sont promis au châtiment éternel du feu.
Dans l’au-delà, chacun rejoindra sa vraie demeure finale, chaque âme se trouvera confrontée à ses actions—bonnes ou mauvaises. Allah manifestera Sa justice à travers l’enfer et le paradis pour toute l’éternité, en séparant définitivement ceux qui croient de ceux qui ne croient pas.
Dis : “Notre Seigneur nous réunira, puis Il tranchera entre nous, avec la vérité, car c’est Lui le Grand Juge, l’Omniscient”. (Sourate Saba, 26)
L’équité est un principe fondamental en Islam. Aussi Allah l’enjoint-Il aux croyants dans ce verset
Certes, Allah vous commande de rendre les dépôts à leurs ayants droit, et quand vous jugez entre des gens, de juger avec équité. Quelle bonne exhortation qu’Allah vous fait ! Allah est, en vérité, Celui Qui entend et Qui voit tout. (Sourate an-Nisa, 58)
Ils sont attentifs au mensonge et voraces de gains illicites. S’ils viennent à toi, sois juge entre eux ou détourne toi d’eux. Et si tu te détournes d’eux, jamais ils ne pourront te faire aucun mal. Et si tu juges, alors juge entre eux en équité. Car Allah aime ceux qui jugent équitablement. (Sourate al-Maidah, 4)
certains voudront contredire sans arguments « solides »
qu’ils sachent
que les Mots sont comptés selon le nombre de fois qu’on les prononce dans le zikr.
ceux qui ont des arguments solides peuvent contredire…
c’est avant tout une école
mes respects. wa salam
…………
..5.9..20.
..7.12.24..29
…….
slim alek
Ya Allahou => 66
Ya A’r-Rahman => 298
Ya A’r-Rahim => 258
ce qui englobe « Bi’ismillahi Rahmani Rahîm » =>
786 (en classic-legé)
mais si vous faites
66 + 298 + 258 => 622 seulement
….
pourtant ça doit faire encore moins que 622 si possible !
si nous fixons 298 comme nombre A atteindre =>
(3 tours de chapelets)
donc nous aurons
au 1er tour de chapelet on fait en-gros
« Ya Allahou Ya Ar-rahman Ya Ar-rahim » => 66
puis on continue le zikr sans s’arreter,
mais seulement avec les 2 Noms
« Ya Ar-rahman Ya Ar-rahim » => de 66=>A=>258
puis Arriver A 258
on continue uniquement avec
« Ya Ar-rahman » => de 258=>A=>298
….
ainsi nous venons de faire la Basmala en 298fois
…..
cependant celles qui sont déjà rodées avec 786
il serait préférable qu’elles continuent sur 786
car on ne change pas du jour au lendemain.
mais celles qui ont du mal A faire 8 tours de chapelet
au lieu de vous priver de la basmala
essaye de comprendre ce qui est décrit ici
véritablement. mes respects.
…..
* mon grand TUBIB stp c’est quoi le dîner de ce soir ?
tu m’invite ou pas avec mon garibou palani au dîner ?
TUBIB on attend la s105 (pas pour le désordre). merci
….
wa slim alek
certains voudront contredire sans arguments « solides »
qu’ils sachent
que les Mots sont comptés selon le nombre de fois qu’on les prononce dans le zikr.
ceux qui ont des arguments solides peuvent contredire…
c’est avant tout une école
wa salam
Slm alkm,
Je propose une application très utile et cette doua qui en fait partie,
Au moment de rompre le jeûne
Arabe: ذَهَـبَ الظَّمَـأُ، وَابْتَلَّـتِ العُـروق، وَثَبَـتَ الأجْـرُ إِنْ شـاءَ الله
Prononciation: Dhahaba z-zama’u wa btallati-l-‘urûqu wa thabata-l-ajru in shâ’a l-lâhu.
Traduction: « La soif est dissipée, les veines sont abreuvées et la récompense restera avec la volonté d’Allah. »
Application iPhone et Android
iOS: http://itunes.apple.com/us/app/id698000007
Android: https://play.google.com/store/apps/details?id=com.muslimtoolbox.app.android.dua
Slm alkm,
Votre frère azedin,
..5.9..20.
..7.12.24..29
slim alek
Le Prophète Mohammad Rassoulloullah
salla Lahou Aleyhi wa salama
A dit :
« Celui qui emprunte un chemin menant A l’apprentissage d’une science,
Le Seigneur lui facilitera l’accès au paradis. »
**je vais vous entretenir avec les vertus de la Foi(e)
Foébullus Globullus pour le traitement de Kéro-rology
….
l’être n’est rien
sans les autres.
qui vale mieux
que les autres ?
qui dit religion dit communauté.
une communauté heureuse
unie et solidaire
par de bons conseils et par bienfaits.
et se soutienne moralement.
car la vie est faite de hauts et de bas.
certains mangent
d’autres boivent
et d’autres exaltent…
Tâchez A ne souhaiter de mal aux autres.
ainsi vos enfants seront épargnés de mal.
….
c’est faire ce mal A soi même
que de faire grêve de faim
c’est donc un mal moins grave
que de laisser noyer ses semblables.
….
chacun pense souffrir plus que les autres
pourtant chacun souffre
d’une façon ou d’une autre
celui ou celle qui ne supporte pas sa souffrance
est condamné(e) A souffrir.
beaucoup veule être professeur Diop-junior(e)
pourtant Diop souffre humblement plus que tout
….
il n’est pas de mon devoir de parler de zikr
en presence de mes karamogo
qui sont présent
véritablement
et visiblement
….
les femmes aiment les zilr +que les hommes
raison qui me pousse A parler de zikr
comme je suis féministe (cause des femmes!)
*Salam A la grande « Traoré MAMAN néka garibou Muso »
*Salam A la noble HAICHATOU « néka wolofomus..j’éternuee! »
*Salam A la génereuse et douce princesse LILIA ROSE
*Salam A la cybèle DIMA la purété…
*Salam imam Azedin…
….
19 Noms du Seigneur le très-haut
et leurs Nombres d’invocations ou zikr
….
1 « Ya Awwal » Le Prémier Qui a ensuite crée toute chose => 37
2 « Ya Ar-rahman » Le Très Miséricordieux – Qui donne naturellement => 298
3 « Ya Ar-rahim » Le Tout Miséricordieux – Qui donne par excéllence => 258
4 « Ya Ar-raouf » Celui Qui Dispense la Bonté => 286
5 « Ya Ar-razaq » Le Fournisseur Qui donne généreusement => 308
6 « Ya Wahhab » Le Très Généreux Qui donne sans compter => 14
7 « Ya Ayyou Ya Qayyoum » Le Vivant – Qui ne manque de rien => 174
8 « Ya Fattaha » Celui Qui donne Guide vers la chance=> 489
9 « Ya Afouww » L’indulgent – Qui pardonne A ceux qui régrètent => 156
10 « AL Hadih » Le guide – Celui Qui montre le chemin => 20
11 « Ya Mouhyi » Celui Qui donne la vie => 68
12 « An Nafihou » Qui est utile envers Ses Serviteurs => 201
13 « Ya Mouqiit » Celui Qui nourrie sa création => 550
14 « Ya Wadoudou » Qui aime avec le coeur => 20
15 « Ya Hafiiz » Le gardien Qui prend soin de touche chose => 998
16 « Ya Latiif » Ceui Qui est subtile envers Ses Serviteurs => 129
17 « Ya Moujiib » Celui Qui répond A nos prières => 55
18 « Ya As-samihou » Celui Qui entend tout => 180
19 « Ya Akhir » Le Dernier Qui ne meurt jamais et Qui Accorde longue vie A Ses Serviteurs => 801
….
je laisse le micro A TUBABUDOL…
de nous guider encore davantage.
TUBIB au plaisir de le lire. merci.
luii qui aiime bien parler de kolodjan
–_–_-_-
mes respects.
….
TUBIB
voilà 2 méthodes « réccursives » de zikr
« Soubhanallah wal hamdoulilah wa la ilaha illa Lah wa Allahou akbar »
Etant donné que le zikreur est impatient avec ses grains de chapelet.
dire ces 4 phrases en grain => 100 / tour
et s’il fait
Soubhanallah => 1 grain
wal hamdoulilah => 1 grain
wa la ilaha illa Lah => 1 grain
wa Allahou akbar => 1 grain
=> 4 grains
donc
100 / 4 => 25
donc il faut 4 tours de chapelet pour faire 100.
ce qui est pourtant +rapide pour ce cas
que de faire 100 en 1 tour en classic-legé!,
…
wa slim alek
SALAM a toi le grand GARIB
j’espere que tu tiens bien avec le ramadan
Salem Abdoulaye Garib ,j’espere que tu vas bien ,je ne t’oublie pas recette inbox inshallah, prend soins de toi …
A bientot
alkm slm frere Abdoulaye garib ,
merci pour tes conseilles ,
c est dommage la video a été supprimer ,
porte toi bien frere ,au plaisir de te lire prochainement ,
slm alkm
ton frere azedin
merci A vous nobles musulmanes
vous êtes toutes 2 généreuses
je prends notes….princesse
car j’apprends aussi
comme tout le monde.
biens de choses A vous
wa salam
SALAM A TOUS
QUE DIEU TE BÉNISSE MA LILIA A MOI ET ROSES ET LILAS POUR TOUS
DE PENSER A MOI EN CE MOIS BÉNI DE RAMADAN.
IL NE POUVAIT EN ÊTRE AUTREMENT CAR TU ES ROSE DES JARDINS ET LILA DES CHAMPS.
POUR EMBOITER LE PAS A MA SOEUR DE COEUR SUR LES MERITES DE SOURATOUL QADRI;
IL FAUT DIRE 100 FOIS SOURATOUL QADRI EN ALLANT A LA MAISON POUR AVOIR UNE SATISFACTION AU DELÀ DE SES ATTENTES FINANCIÈRES MATÉRIELLES ET SPIRITUELLES.
IL FAUT DIRE 5 FOIS SOURATOUL QADRI LE JOUR DU VENDREDI POUR AVOIR L’ÉLÉVATION DE 50 PROPHÈTES.
assalamou alaykoume les maitre ramadan moubarak j’ai une question à propos de la voie spiritualité de ce faite qu on utilise cet voie pour entrer dans maison ou la chambre de quelq un autre ou écouté ce que les gens disent sans qu ils te voix ou avoir des relation sexuel avec certaines femme qui sont marié ou pas,questceque la voie de spiritualité dis sur ça. je vous remerci
..5.9..20.
..7.12.24..29
slim alek

comme on peut le remarquer
Saturn est liée aux racines
les fleurs sont liées A venus
donc pour les potions d’amour conjugal
certains utilisent les fleurs
qu’ils mettent autour d’une bougie verte
en forme de cercle
ensuite allument la bougie
A se consumer en entier
puis ils ramassent les fleurs
qui sont maintenant chargées
et les rajoutent A leur Nancy
de Wadudu
ou autre mouhibat
d’autres utilisent eau de rose ou miel
mes respects
wa slim alek
LES MERITES DE LA SOURATE QADR
Vous avez pu lire dans divers livres des Invocations tels que ‘’Toh’fatoul Awwam,’’ ‘’Mafatihoul Jinane,’’ ou ‘’Zadous-Salihine,’’ et, en particulier, à l’intérieur du chapitre relatif au Mois de Ramadan Karim, qu’il est fortement demandé de réciter sans cesse la Sourate Al Qadr durant
ce Mois de la Miséricorde, car sa psalmodie rapporte à son récitateur d’innombrables récompenses.
– Il est conseillé de débiter la Sourate Al Qadr mille fois durant chaque nuit du Mois Béni ou, dans l’impossibilité, de compléter ce nombre dans la journée, pour mériter les récompenses qui lui sont réservées. Ceci constitue une des Adorations la plus gratifiée.
– Plusieurs petites Invocations sont retenues pour être récitées au moment de l’Iftar, à l’heure de la rupture du jeûne, mais il est sollicité au jeûneur de faire, notamment, la récitation de la Sourate Al Qadr, pour s’approprier des récompenses qui lui sont destinées, car celle-ci rappelle la présence du Maître de l’Epoque qui forme l’Axe de l’univers.
– Le Messager d’Allah (swt) déclare : celui qui récite la Sourate Al Qadr ressemble à celui qui a jeûné durant le Mois de Ramadan et a passé les nuits dans les Adorations. Ce n’est pas une tâche facile de veiller toute la nuit et jeûner dans la journée. Alors, il est un homme absurde celui qui perd cette immense Bénédiction facilement acquise par la récitation de cette Sourate aux cinq Versets.
– Il ressort d’un Hadith de la Sainte Prophétie que celui qui récitera trois fois la Sourate Al Qadr sur un trésor caché ou sur le seuil de sa porte, en y soufflant après chaque récitation, il retrouvera ses biens, ses enfants, sa famille, sa maison, sains et saufs, à son retour, Allah les gardera en Sa Sécurité, de toute sorte de préjudice, de mal et du vol.
– Il apport e dans le livre ‘’Fiq’hour Ridha’’ que celui qui se trouve écrasé sous le poids des dettes dont l’issue semble impossible et voit sa subsistance diminuer de jour en jour doit psalmodier continuellement le ‘’Istighfar’’ (As’taghfiroullah Rabbi wa Atoubou Ilayhi) et la Sourate Al Qadr. Insha’Allah, ses dettes seront vite remboursées et sa subsistance ne fera que s’accroître.
– On y découvre aussi ce Hadith qui nous informe que la récitation de la Sourate Al Qadr au moment du Woudhou ou l’Ablution avant la Prière nettoie tous les péchés comme s’il ou elle venait de naître du ventre de sa mère. Combien est vaste la Miséricorde Divine ! Un petit effort suffit pour gagner le Paradis si cher !
– Nos Ma’assoumines (as) nous recommandent de réciter sans cesse la Sourate Al Qadr pour l’accroissement de notre subsistance qui paraît médiocre. Nous serons impressionnés par l’extension de celle-ci qui dépassera les limites de notre imagination. On dit qu’aux grands maux, de grands remèdes, mais ici, cette petite Sourate suffit pour multiplier ses subsistances comme les étoiles du ciel.
. – Un autre Hadith de nos Ma’assoumines (as) nous fait savoir que celui qui désire formuler un vœu à Allah doit réciter 360 fois la Sourate Al Qadr, sans oublier de prononcer le Salawat au début comme à la fin, il verra Insha’Allah son vœu exaucé. Le rapporteur ajoute que cette prière est très efficace et son résultat prouvé, surtout dans le cas de la pauvreté, la maladie ou des dettes surchargées.
– Le 1er Imam, Hazrat Ali (as), le Commandeur des Croyants et l’Attribut d’Allah (swt), annonce que toute personne qui récitera les Sourates Al Qadr et Al Ikhlaç avant le lever du soleil, avec cette intention qu’Allah le protège de commettre un mal ou un péché, il en sera à l’abri toute la journée. Malgré tous ses efforts, le Satan maudit ne pourra pas vous nuire.
. – Une bonne nouvelle pour ceux ou celles qui implorent la Miséricorde Divine : dans un Hadith, le 1er Imam, le Successeur Direct du Messager d’Allah (swt), Hazrat Ali (as) énonce : Allah répand la pluie de Sa Miséricorde Infinie sur toute personne qui récitera constamment la Sourate Al Qadr.
. – Il continue dans un autre Hadith que toute chose a ses fruits et le fruit du Livre d’Allah, du Saint Qour’an, est la Sourate Al Qadr. Qui ne voudra pas goûter ce fruit des Paroles du Très Haut qui se trouve entre ses mains et qui lui est offert par son Imam Bien-Aimé ?
. – Il ajoute, par ailleurs, que toute chose a un trésor caché et, pour chaque personne qui vit dans la pauvreté et la nécessité, le trésor du Saint CORAN est la Sourate Al Qadr. Nul ne peut prétendre être riche devant son Seigneur. Il nous échoit, donc, de saisir cette belle occasion qui fait partie de la Grâce Divine, car elle se rend le refuge du pauvre.
– Il déclare, en outre, que toute chose fait appel à une aide et, dans la Sourate Al Qadr, demeure l’aide des faibles, des gens qui n’ont pas les reins forts. Si l’ Imam Ali (as)veut signifier cette magnifique Sourate comme un soutien, une protection, il nous incombe de nous accrocher à celle-ci pour être secourus.
. – Il explique dans une autre Tradition qu’à toute chose appartient un guide et les gens de la Prière retrouvent leur guide dans la Sourate Al Qadr. C’est pourquoi, nous devons réciter cette Sourate dans chaque première Rakat de la Salat.
La Guidance n’est pas un médicament qui se vend dans la pharmacie. Il ne faut, donc, pas tourner son visage de cette bénéfique Sourate dans laquelle s’abrite, comme affirme le propos du Prince des Croyants, le traitement le plus facile. Récitez la Sourate Al Qadr et bénéficiez-vous de la Bonne Guidance !
. – Il répète que toute chose a un moyen pour s’agrandir, pour se développer et, l’accroissement des pauvres, des nécessiteux, réside dans la Sourate Al Qadr. Je pense que la signification des paroles de l’Imam des pieux, Hazrat Ali (as), ne vous est pas passée inaperçue. Il nous apprend que la solution de chaque besoin se loge dans la récitation de la Sourate Al Qadr : une poitrine rétrécie avec l’âme serrée et le cœur étroit, une maison réduite, une subsistance infime. . .il nous enseigne à prendre l’habitude de faire défiler, sans relâche, sur ses lèvres, ce Chapitre 97, car le remède de toute pénurie et insuffisance se cache dans la récitation de la Sourate Al Qadr.
– Il complète son Hadith en disant que : toute chose possède sa pureté et on rencontre la pureté du Croyant dans la Sourate Al Qadr. Lorsque notre Imam déclare que l’homme de Foi devient pur, sans souillure et sans corruption par la récitation du présent Chapitre, il est de son devoir de ne pas négliger cette Grâce exceptionnelle.
– Le Calife sans intermédiaire du Saint Prophète (pbsl) s’étend dans son discours en disant que toute chose a son chef et, suivant la Tradition, le chef du Saint CORAN, le chef de la science est la Sourate Al Qadr. Il nous encourage à prendre place sous l’aile de ce Chapitre, composé seulement de cinq Versets, mais combien significatifs, pour acquérir davantage de savoir. On doit recommander à nos enfants de se lier d’amitié avec cette Sourate en la récitant sans discontinuer et à nos vieux de ne pas céder sa compagnie, pour avoir l’esprit orné, rempli de connaissances.
. – Le Porte etendard et le Vainqueur de Khaybar développe ses explications en déclarant que toute chose possède une parure et la Sourate Al Qadr sert à embellir le Livre d’Allah, elle fait sa Parure.
– Il poursuit en disant que toute chose dispose d’un abri, d’une couverture, et la Sourate Al Qadr constitue pour les adorateurs d’Allah leur abri entouré, leur infaillible refuge et leur paisible toit : le navire de l’homme est menacé par les vents de la pauvreté, des ennemis, des personnes jalouses, des péchés. . . . , qui déchirent ses voiles ! Un homme sans abri est comme un oiseau sans nid, dit un proverbe. Bref, récitez la Sourate Al Qadr et mettez-vous à l’abri !
. – La Porte de la Cité du Savoir et le Maître des deux mondes, l’Imam Ali (as), soutient que toute chose a sa preuve, son attribut, et la Sourate Al Qadr, après le Messager d’Allah (pbsl), se manifeste comme la Preuve incontestable pour témoigner l’existence de son Dernier Successeur, du Dernier Représentant d’Allah dans l’univers, Sa Preuve et Son Attribut. Comment ne pas réciter Ces Versets qui certifient la présence dans le cosmos de notre Imam du Temps dont nous attendons avec impatience sa réapparition ? Nous nous devons de psalmodier cette Sourate d’une manière soutenue.
. – Nos infaillibles Ma’assoumines (as) nous apprennent qu’au moment de son accouchement, lorsque la femme éprouve de grandes souffrances qu’elle ne peut pas supporter, il est recommandé de réciter la Sourate Al Qadr sur un verre d’eau et lui faire boire cette eau bénite. Elle mettra son bébé au monde avec facilité, sans aucune douleur, Insha’Allah !
– Ils nous enseignent aussi à accomplir deux Rakats de Salat, après la Prière d’Ichâ, avec l’intention d’être sous la Protection Divine, en récitant, dans la 1ère Rakat, après la Sourate Al Fatihà, la Sourate Al Qadr, et, dans la 2ème Rakat, la Sourate Al Ikhlaç, après la Sourate Al Fatihà. Cette Prière nous mettra à l’abri de tous les maux de ce monde.
– Un nommé, Ismaïl bin Sahel, se plaignit au Descendant de l’Imam Ali (as), l’héritier de celui qui aplanissait les difficultés, l’Imam Mouhammad Al Baqir (as), de se trouver dans de grands embarras et d’être noyé de dettes qui pesaient sur son cœur. Il pria l’Imam (as) de lui en trouver une solution.
Le 5è Imam (as) lui conseilla de réciter l’Istighfar et la Sourate Al Qadr régulièrement et d’une façon constante. ‘’Insha’Allah, Le Seigneur viendra à ton secours,’’ lui avoua-t-il.
Nous ne devons plus manquer à ces Prières faciles qui ont déjà été annoncées précédemment, elles sont très efficaces pour éteindre ses dettes, améliorer sa situation et trouver une issue heureuse.
. – Un des Compagnons de l’Imam Mouhammad Al Baqir (as), nommé Sahel, lui écrivit une lettre dans laquelle il sollicita une prière, une oraison ou une supplication qui lui permettrait d’être au service de son Maître dans ce monde comme dans l’autre.
L’héritier du Saint Prophète (pbsl) lui répondit de réciter, sans relâche, l’Istighfar et la Sourate Al Qadr. Il verra son vœu exaucé, Insha’Allah ! Vous avez pu constater quelles merveilles renferment ces Versets !
J’espère que mes chers lecteurs laisseront inonder leurs lèvres par la récitation de cette Sourate pour mériter une place bénie aux pieds de l’ Imam (as) dans l’Au-delà.
– Le 6è Imam, Hazrat Ja’afar As Sadiq (as), déclare : toute personne qui récitera les Sourates Al Qadr et Al Ikhlaç ainsi que les Versets d’Ayatoul Kourçi dans les Rakats des Prières surérogatoires (recommandées, non obligatoires), Allah le couronnera de l’honneur, de l’estime, de la grandeur, de la réputation et de la considération glorieuse.
. – Dans une autre Tradition, il formule : la Sourate Al Qadr constitue un trésor précieux pour toute personne pauvre, misérable, nécessiteuse. Nous sommes tenus à témoigner toute sorte d’égards à cette Sourate de si grande étendue et ne devons jamais négliger sa récitation.
– Il ajoute, par ailleurs, que celui ou celle qui récitera la Sourate Al Qadr en quittant sa demeure et en y arrivant, sera protégé du mal du Satan maudit. Lorsque le prince des ténèbres lui-même s’enfuit, nous nous trouvons, alors, sous la seule aile protectrice de la Miséricorde Divine, loin de céder au chant des sirènes. La flamme est l’épreuve du fer, tandis que la tentation l’est des hommes, dit une citation. Notre âme se réjouit de prendre le large pour commettre un péché ou un acte répréhensible.
. – Il continue dans un autre Hadith que : toute personne qui récitera mille fois la Sourate Al Qadr le soir, avant de s’allonger sur son lit, aura la bénédiction de visiter sa demeure dans le Paradis de Darous-Salam. Voilà des Paroles qui étincellent de sublimes beautés ! Quelle aubaine ! Si le chapelet de ces Versets est accepté, que dire de son résultat ? Le Paradis de l’autre monde apparait dans ce monde !
– L’ultime Représentant d’Allah ainsi que Sa Preuve dans l’univers (que la Paix soit sur lui !) déclare : si un homme est poursuivi par le malheur, qui éprouve de la souffrance, qui semble voué à l’échec, récite sans arrêt la Sourate Al Qadr verra ses peines disparaître, ses difficultés s’aplanir, son mal s’atténuer, il se délibérera des chaînes de la mauvaise destinée.
Pourquoi se faire du souci en cas d’évènement fâcheux lorsque notre Maître et le Souverain de l’Epoque nous montre le chemin du Salut ?
– Suivant la Tradition transmise par ‘’Makarimoul Akhlaq,’’ le 4ème Imam, le Joyau des adorateurs d’Allah, Hazrat Ali Ibn Al Houssain, Zayn al Abidine (as), déclare que : toute personne qui récitera la Sourate Al Qadr, au moment de prendre place dans son véhicule, arrivera sain et sauf à sa destination comme aussi dans son pays ou dans sa ville de résidence, dès son retour, de même qu’Allah, Le Très Clément et Le Très Miséricordieux, lui pardonnera tous ses péchés.
Quel que soit le moyen de locomotion : la charrette, la carrosse, le vélo, la moto, l’âne ou le cheval, le car, le bus ou le métro, la voiture, l’avion ou le bateau, n’oubliez pas de réciter cette Sourate ‘’La Destinée,’’ elle vous ramènera chez vous, sans accident, sans blessure ni dommage.
Mes chers récitateurs et récitatrices du Saint CORAN, lecteurs et lectrices infatigables ! J’imagine et essaie de lire au fond de votre pensée qui ne doit que s’étonner devant tant de mérites de la Sourate Al Qadr qui valent son pesant d’or, tandis qu’elle fait partie des courtes Sourates du Livre Sacré. Peut-être vous demandez-vous : y a-t-il encore d’autres mérites ? A vrai dire, je suis loin de toucher à leur moitié.
La plume se sent impuissante pour peindre son importance qui pèse lourd sur la balance. Pour souligner sa grandeur et sa valeur, il suffit de vous faire remarquer que Hazrat Qaïmé Alé Mouhammad, l’Imam Al Mahdi (as) avait déjà commencé à réciter cette Sourate dès le ventre de sa mère.
La Tradition rapporte que lorsque ( Hakima Khatoune, la sœur du 10ème Imam, Ali An Naqi Al Hadi (as), se prépara à rentrer chez elle, le 11ème Imam, Hassan Al Askari (as) la retint en disant : ‘’Ô ma tante chérie ! Aujourd’hui, je vous prie de passer la nuit auprès de ( Narjis Khatoune,) car elle va mettre au monde un garçon dont l’Imamat durera jusqu’au Jour de Qayamah.’’
Hakima Khatoune raconte que ‘’malgré la grande stupéfaction dont mon âme fut frappée, en apprenant cela, parce qu’aucun signe de grossesse ne se manifestait, j’acquisais à la volonté de mon neveu qui est l’Imam de notre Epoque.
Nous passâmes une nuit tranquille et belle, dit-elle, sans que les douleurs de l’enfantement se fassent sentir. Arriva, maintenant, l’heure du Namaz Tahajjoud (Namaz Shab), nous accomplîmes ensemble ces deux Prières, suivies de la Prière de Fajr, les symptômes d’une maman qui porte un bébé dans son sein, jusqu’à présent invisibles, firent leur première apparition.
Pour lui permettre une heureuse délivrance, je commençai à psalmodier les ‘’Beaux Noms Sacrés’’ d’Allah (As’ma’oul Houss’nà) en soufflant sur Narjis Khatoune, mais l’Imam Hassan Al Askari (as) me recommanda de réciter le Chapitre ‘’La Destinée,’’ en insufflant l’air sur elle. Lorsque mes lèvres se mirent à murmurer les Versets de cette Sourate, le bébé se joignit aussi à moi pour les réciter de l’intérieur du ventre de sa mère.’’
Dites-moi, comment estimer la grandeur de cette noble Sourate Al Qadr et comment honorer ses vertus ? De son petit monde où il se logeait, l’Imam du Temps choisit la Sourate Al Qadr, parmi les 114 Sourates du Livre Saint, pour auréoler sa glorieuse naissance !
– Le récit précité qui nous parvient du 11ème Imam (as) nous révèle que la Sourate Al Qadr procura une couche heureuse à la maman de notre Imam du Temps. Que nous empêche de suivre cette Tradition ?
Le 12ème Imam (as), Al Mahdi, ‘’le Bien Guidé,’’ affirme : dans les Prières surérogatoires, vous pouvez remplacer par les Chapitres Al Qadr ou Tawhid (Ikhlaç), toute autre Sourate demandée à être récitée, au cas où vous l’ignorez. Ainsi, vous aurez les récompenses de la Sourate manquée, aussi bien que vos Prières seront correctement accomplies.
Qui peut, donc, évaluer les vertus dont regorge cette Sourate ?
– Il ajoute, par ailleurs, que le Salat sera parfaitement accompli si vous récitez d’autres Sourates à la place d’Al Qadr et d’Al Ikhlaç, mais ces deux dernières Sourates sont meilleures et très recommandées dans les Prières quotidiennes.
. – Il annonce, en un autre endroit, que les pouvoirs de la Sourate Al Qadr sont tels que si vous récitez trois fois, en soufflant à chaque fois, la Sourate Al Qadr, sur des produits à conserver, ceux-ci ne seront ni abîmés ni endommagés, ils resteront à l’abri de toute détérioration.
. – Comment recouvrer sa santé ? Comment faire briller la fleur de la santé sur son visage ? Ne vous creusez pas la cervelle !
L’Imam ‘’caché,’’ invisible par les sens, mais présent au cœur, le Maître de l’Epoque et la Preuve vivante, nous fournit la recette : le malade qui récitera sans cesse la Sourate Al Qadr sera complètement guéri, par la Grâce d’Allah (swt), celle-ci fera fuir sa maladie qui le ronge.
. – Il déclare que ce Chapitre 97 est doté de nombreuses vertus et, en particulier, le voyageur qui le récitera durant son périple rentrera sain et sauf dans son pays. En prenant connaissance de ce Hadith, une idée parcourut mon esprit : je ne voyage que très rarement, dis-je, pour suivre cette parole de mon Imam (as). Toutefois, ce monde n’est qu’éphémère, la vie est un voyage, nous ne faisons que passer sur cette terre.
Mon séjour réel se trouve au ‘’Wadious-Salaam, dans la Vallée de la Paix,’’ où se reposera mon âme en quittant ce misérable corps. Pourquoi ne pas ménager sa monture en récitant nuit et jour la Sourate Al Qadr pour voyager si loin ? Par la Miséricorde Infinie d’Allah et par la Grâce de Ses Paroles contenues dans cette Sourate de ‘’la Nuit Glorieuse,’’ mon trajet se déroulera sans peine dans le monde d’ici-bas pour rejoindre le Paradis.
– Le Maître de l’Autorité de l’Epoque, Houjjat Ibn Al Hassan (as), affirme dans un Hadith que : si un prisonnier récite sans arrêt la Sourate Al Qadr, il retrouvera vite sa liberté.
La prison ne veut pas dire uniquement ce centre de détention où sont enfermés les condamnés, me dis-je, le corps est aussi une prison pour mon âme, par exemple ! Elle a différents types: la haine, la jalousie, la maladie, la pauvreté, le péché . . . . , la liste est longue. De quel cachot désiré-je m’affranchir ? Continuez, donc, à réciter, la Sourate Al Qadr, comme vous demande l’Imam (as), et vous en serez débarrassés, Insha’Allah !
– Il ressort du Hadith formulé par nos Ma’assoumines (as) qui nous demandent de réciter la Sourate Al Qadr durant ‘’As-Sahar,’’ au moment d’Avant l’Aube, à l’heure de prendre le repas au début du jeûne. Il est dit dans un Hadith cité dans le Mafatihoul Jinane qu’il n’y a pas de Croyant jeûneur qui n’a lu la Sourate Al Qadr au moment d’Avant l’Aube et au moment de la rupture du jeûne, au crépuscule, qui ne soit, entre ces deux moments, comme celui qui serait trempé dans son sang dans la Voie d’Allah, si la mort l’attrapait, c’est-à-dire qu’il meurt comme un martyr.
– Un Hadith du 5ème Imam, H° Abou Ja’afar, Mouhammad Ibn Ali, Al Baqir (as) : celui qui récite la Sourate Al Qadr à haute voix est semblable à celui qui se bat sur la Voie d’Allah avec son épée dégainée.
– Il apparaît dans un autre Hadith du 5ème Imam (as) que celui qui récite la Sourate Al Qadr à demi-voix, en silence, est semblable à celui qui se baigne dans son sang, après s’être tué dans la Voie d’Allah.
Exhorter, écrire, lire et réciter sont des tâches faciles, toutefois mourir en martyr n’est pas une chose aisée. Toutes les Louanges appartiennent à Allah Qui, par Sa Miséricorde, nous a offert deux sources de Salut. Son Bien-aimé Messager l’explique dans son testament : ‘’Je vous laisse deux poids, deux objets de grande valeur, le Livre d’Allah, le Saint CORAN et ma Sainte Descendance. Attachez-vous à ceux-ci, suivez-les, pour ne pas vous égarer.’’
S’attacher au CORAN ne signifie aucunement de le porter à son bras ou à son cou en forme de collier, mais le réciter régulièrement, le lire et le comprendre et, surtout, appliquer ses ordres dans sa vie quotidienne.
Ce serait une interprétation opposée au véritable sens du texte que de traduire le verbe par s’accrocher à la jambe. Si ces paroles étaient prises au pied de la lettre, où irions-nous chercher les talons de notre Imam du Temps qui vit dans l’Occultation Majeure ? Alors, comment allons- nous suivre les dernières Volontés du Messager d’Allah (swt) ?
Les gens qui se délassent à l’ombre d’un grand arbre ne sont pas tous de la bonne société. Des voleurs, des criminels et, même des bûcherons à la recherche du bois à vendre se confondent aux promeneurs ou aux voyageurs qui, fatigués, goûtent le repos sous son ombrage
– Encore un troisième Hadith venant du 5ème Imam (as) : Allah pardonnera mille péchés à celui qui récitera dix fois la Sourate Al Qadr. Le Tout Puissant multiplie par cent le nombre des fautes à absoudre pour chaque récitation. Quel compteur admirable et quelles Bénédictions !
. – Le 7ème Imam Bien-aimé, la Porte des Vœux Exaucés, Moussa Al Kadhim (as) déclare : nos fidèles, nos croyants doivent réciter onze fois la Sourate Al Qadr, le soir, avant de prendre le chemin du lit.
Pourquoi, donc, laisser passer cette chance qui sourit à chaque pas et à chaque souffle, au réveil comme au sommeil, au travail comme au lit ?
. – Allama Majlissi rapporte, dans ‘’Al Kafî,’’ une Tradition de l’Imam Mouhammad Al Baqir (as) : Allah crée une sorte de lumière qui va de la terre jusqu’au ciel, près du Trône, pour toute personne qui récite onze fois la Sourate Al Qadr, le soir, avant de se coucher. Elle est formée de mille Anges possédant, chacun, mille langues qui ne cessent d’implorer le Pardon Divin pour le réciteur qui dort sur ses deux oreilles, sous la couverture bien douillette de cette lumière céleste, jusqu’au petit matin.
On dit que, parfois, la fortune vient en dormant. Ici, par contre, c’est le Croyant qui reçoit la Grâce Divine en dormant. Dans le cas où la personne, en récitant cette Sourate, tombe dans les pavots du sommeil, l’Ecran Lumineux Céleste appelé ‘’Lawhé Mahfouz,’’ se remplit de ses récompenses spirituelles jusqu’à l’apparition des premières lumières de l’aube.
. – Hadith de la part de l’Imam Mouhammad Al Baqir (as) et l’Imam Ja’afar As Sadiq (as), les 5ème et 6ème Imams : Allah a doté la Sourate Al Qadr d’une langue et deux lèvres. Il lui a insufflé l’âme comme Il l’a fait auparavant pour H° Adam (as). Elle se trouve au lieu appelé ‘’Baytoul Ma’amour,’’ dans le ciel, dont la Kaaba est sa copie sur terre. Un millier d’Anges tournent régulièrement autour de cette Sourate dont ils lui témoignent un respect particulier. d’une valeur inestimable, la Sourate Al Qadr fait partie du Trésor de la Miséricorde Divine.
. – Une Tradition nous décèle que toute personne qui récitera 21 fois, tous les jours, d’une façon régulière, la Sourate Al Qadr, avant l’heure du Dhor, elle ne mourra pas sans avoir vu le Saint Prophète (pbsl).
– Encore une autre Tradition formulée par nos Ma’assoumines (as) : toute personne qui récitera habituellement, tous les soirs, avant de dormir, la Sourate Al Qadr, verra, une fois, le Paradis dans le songe.
. – Le 6ème Imam, Ja’afar As Sadiq (as), déclare : toute personne qui récitera la Sourate Al Qadr, assidument, chaque jour, aura droit, le Jour du Jugement Dernier, à une lumière qui le précèdera dans ses déplacements. Certes, nous aurons un besoin pressant de la lumière dans la tombe obscure, sur le Champ du Jugement et sur le Pont Sirât.
-Le 7ème Imam, la Lumière d’Allah dans les ténèbres de la terre, celui qui contient sa colère, Aboul Hassan, Moussa Ibn Ja’afar (as), rapporte qu’Allah (swt) a créé, pour le jour de vendredi, un courant d’air merveilleux qui exhale la Miséricorde Divine et rencontre seulement les Croyants que Le Seigneur a choisis.
Il faut noter que Le Très Haut accorde mille parts de Sa Bonté et autant de récompenses spirituelles à celui qui récite cent fois le Chapitre d’Al Qadr le jour de vendredi, après le Salat d’Asr qui suit le Dhor.
La Miséricorde d’Allah n’a de bords, ni de limites. Nous pouvons acquérir de grandes choses par de petits moyens. Nous pouvons appeler la Grâce Infinie du Seigneur par le moyen de 5 petits Versets d’Al Qadr.
– Il est mentionné dans le livre des Supplications et des Prières, dans le chapitre des mérites, de réciter quinze fois la Sourate Al Qadr, dans la dernière partie de la nuit du jeudi à vendredi, avant d’invoquer Le Seigneur pour l’accomplissement de ses vœux.
Pour clore ce texte, je vous cite un dernier Hadith qui nous vient de notre 5ème Imam, Mouhammad Al Baqir (as), il nous rapporte de son grand-père, le Commandeur des Croyants, Ali Ibn Abî Talib (as) :
Un croyant, fidèle de l’Imam (as), se présenta chez lui et se plaignit de son mal de dos qui lui causait d’excessives et d’insupportables douleurs et lui faisait souffrir des insomnies sans bornes. Il sollicita son Maître de lui fournir une solution.
La réponse ne se fit pas attendre : ne t’inquiète pas, lui dit l’Imam des pieux. Pose ta main à l’endroit où tu ressens la douleur, récite sept fois la Sourate Al Qadr et trois fois le Verset 145 de la Sourate Alé Imrân du Saint CORAN. Insha’Allah, tu retrouveras ta santé et le mal disparaîtra !
Cette histoire n’est ni mienne ni vôtre, elle émane du Maître des deux mondes et le Représentant d’Allah. Ce traitement est des plus faciles, sans aucune peine ni dépense. C’est un moyen thérapeutique pour toutes sortes de maladies : corporelles comme spirituelles.
En cette ère marquée par des troubles, où la haine, la violence, la guerre et le terrorisme régissent un monde bouleversé, où les maladies pullulent, malgré les progrès de la médecine, où les vices et péchés abondent proportionnellement aux développements techniques, où la dépression, le stress et l’angoisse succèdent à la tranquillité de l’esprit, à la sérénité de l’âme et à la joie, seules les Paroles d’Allah (swt) ou le Saint CORAN, l’Evocation du Saint Prophète (pbsl) et de ses Ahl al Bayt Bénis (as) et les Invocations constituent un remède exceptionnel et efficace contre tous les maux, capable d’apaiser nos inquiétudes, d’aplanir nos difficultés, de dissiper nos soucis, d’éloigner nos malheurs, de guérir nos maladies, d’accroître notre subsistance matérielle, de nous apporter le rayon du bonheur, ici-bas comme dans l’Au-delà, d’illuminer notre esprit et notre Foi, bref, de nous entrevoir des solutions à nos problèmes. La Sourate Al Qadr fait partie de cette Médecine Divine.
MA CHA’ A ALLAHOU,
BARAKALLAHOU FIKA YA HABIBATI
ALLAHOU HAYYOUN SAMADOUN WA BAQQI
SOUBHANAHOU ZOU KANAFIN WA WAAQQI
WA NAHNOU FI KANAFIHI IL MAANII
MIN KOULLI CHARRIN WA AZAN CHAANII
MOUSTAMSIKINA BI QIYYAASSI AHMADA
KHAYRAL ANAAMI MOUNTAHA WA MOUBTADA
MAN QALAHA FI ZAMANIN WABA’I
AMANAHOU LAHA MINAL BALAA’I
WALLAHOU YAHSSIMOUKA MINA NASSI
WA I’JAL HAYATIKA FI NOUMOUWIL AJ’RI
KA LAYLATIL QADRI BI HAQQIL QADRI
..5.9..20.
Slim alek
RAMADAN JOURS PROPYCES aux pratiques mystiques A ne pas confondre avec
les pratiques religieuses qui peuvent être effectuées
A tout moment.
aussi Certaines recettes n’ont pas besoin de jours propyces,
évidemment
tout dépend du but et des matériaux utilisés (ingrédients)…
effectivement
nombreuses recettes mystiques fonctionnent 24h/24 – 7j/7 sans prendre en compte les configurations astrales au moment de leurs pratiques…
mais mon karamogo
ikanagninna
certaines plantes si vous les coupez A certains jours ou A certaines heures ou certaine phase lunaire…
la plante ainsi coupée n’aura que peu ou point de vertu magique
malheureusement.
une recette qui peut se pratiquer en achetant les ingrédients au marché-public devrait
fonctionner A tout moment…
mais si vous devriez,
vous-même,
couper vos plantes,
il serait sage de prendre en compte les configurations astrales,
ou tout au moins les phases lunaires
et le choix du jour parmi les 7….
ainsi faisaient nos ancêtres tradi-phytothérapeute ne connaissant pas les config astrals…
RAMADAN 2015 voici les JOURS PROPYCES aux mystiques. certes, mais Allah est +savant.
Au soleil levant du mardi 06/09/1436 A son couché du mercredi 07
jeudi 08/09/1436 pour tout rituel éviter le soleil passant au-dessus de l’horizon son Apogée,
puis après salat duha le vent devient +propyce…
mardi 30/06/2015 et jeudi 02/07 sont bien forts propyces !
De même pour le 06/07/2015 et le 07/07 qui est le jour de la conquête de la Mecque…la conquête de la Kaaba la Maison Sainte…
Du jeudi 09/07/2015 au djoumaa 17/07 toutes portes ouvertes entre cieux et terre par grâce divine…
ce sont 9jours propyces pour toutes actions bénéfiques…
certes, mais Allah est +savant…
——-
Wa slim alek
La louange est à Dieu le Créateur du monde Celui Qui existe sans début, sans fin, sans endroit, sans comment et ne dépend pas du temps, rien n’est tel que Lui et Il est Celui Qui entend et Qui voit, quoi que tu puisses imaginer Dieu en est différent. Et que l’élévation en degré et la préservation de sa communauté de ce qu’il craint pour elle soient accordées à notre maître Mouhammad Al-‘Amîn, l’Honnête, celui qui a appelé à la religion de vérité, l’islam la religion de tous les Prophètes du premier ‘Adam au dernier Mouhammad.
Allâh soubhânahou wa ta`âlâ a ordonné aux musulmans de jeûner le mois de Ramadân.
Allâh ta`âlâ dit : ( yâ ‘ayyouha l-ladhîna ‘amanou koutiba `alaykoumou S-Siyamou )
ce qui signifie : « Ô vous qui avez cru, le jeûne vous a été prescrit tout comme il a été prescrit à ceux qui vous ont précédé, puissiez vous faire preuve de piété », [sôurat Al-baqarah ‘ayah 18`].
L’obligation du jeûne de Ramadân est connue d’évidence dans la religion. Par conséquent, celui qui renie son obligation devient mécréant sauf s’il est récemment entré en Islam ou s’il a grandi dans une région éloignée des savants. Quant à celui qui ne fait pas le jeûne pendant Ramadân sans excuse légale, tout en ayant pour croyance que le jeûne est obligatoire pour lui, il ne devient pas mécréant mais il est désobéissant et il lui incombe de rattraper les jours pendant lesquels il n’a pas jeûné.
Cette obligation a été révélée au mois de Shabâne de la deuxième année après l’Hégire et le Messager de Allâh, Salla l-Lâhou `alayhi wa sallam, a accompli le jeûne de neuf années après quoi il est décédé.
Ainsi, le jeûne du mois de Ramadân béni est une adoration éminente, qu’ Allâh a spécifiée de particularités. Parmi ces particularités, il y a ce qui a été rapporté dans le Hadîth qoudsiy :
« Allâh dit : Chaque bonne action en vaut dix et [peut être récompensée] jusqu’à sept cents fois hormis le jeûne, il est certes pour Moi et c’est Moi Qui en accorde la récompense correspondante », [rapporté par Al-Boukhâri].
Le jeûne du mois de Ramadân fait partie des choses les plus importantes de l’Islam. Les musulmans se réjouissent de son approche : c’est le mois des bienfaits, des actes d’obéissances et des bénédictions. C’est le meilleur mois de l’année. Parmi les nuits de ce mois il y a la meilleure des nuits : la nuit de al-Qadr – la nuit de la destinée -.
Jeûner (as-siyam), c’est s’abstenir pendant la journée (depuis l’aube jusqu’au coucher) de ce qui rompt le jeûne que ce soit manger, boire ou autre que ces deux choses-là. Il faut avoir durant la nuit l’intention de jeûner la journée du lendemain.
Jeûner est une obligation pour tout musulman pubère, sain d’esprit, capable de jeûner. Il n’est pas valable de la part du mécréant d’origine, ni de l’apostat.
Le jeûne n’est pas valable de la part de la femme qui a les règles ou les lochies. Il leur est un devoir à toutes deux le rattrapage.
Il est permis de ne pas jeûner pour un voyageur qui fait un voyage permettant de raccourcir les prières de quatre à deux rakahs. Il appartient à un malade, à une femme enceinte ou à une femme qui allaite, pour qui le jeûne présente une difficulté insupportable de ne pas jeûner ; et il leur est un devoir le rattrapage.
Il est aussi un devoir de procéder à l’observation du croissant de lune de Ramadân lors de la nuit précédant le trentième jour de Shabâne.
Le jeûne de Ramadân devient obligatoire dans l’un ou l’autre des deux cas suivants:
– lorsque le mois de Shabâne a atteint trente jours.
– Lorsqu’on a aperçu le croissant de lune du mois de Ramadân, la nuit qui suit le vingt-neuvième jour de Shabâne, conformément à la parole du Prophète Salla l-Lâhou `alayhi wa sallam :
( Soumôu lirou’yatihi wa’aftirou lirou’yatihi fa’in ghoumma `alaykoum fa’akmilou `iddata Shabâna thalâthina yawma )
Ce qui signifie : « Jeûner à la vue [du croissant] et interrompez le jeûne à la vue [du croissant] et si vous ne l’avez pas vue , poursuivez le compte de Shabâne à trente jours » [rapporté par Al-Boukhâri et Mouslim].
Par conséquent, celui qui a vu le croissant de lune de Ramadân commence le jeûne et celui qui ne l’a pas vu mais a été informé par un musulman digne de confiance, juste (`adl ) [Le juste (`adl) est un musulman qui ne persiste pas à commettre les petits péchés, qui évite les grands péchés, qui conserve la dignité de ses semblables, dont la croyance est saine et qui se maîtrise lors de la colère], libre, non menteur, il lui est aussi un devoir de commencer à jeûner. Ainsi, Abôu Dawôud a rapporté de Ibnou `Oumar, qu’ Allâh les agrée tous les deux, a dit : » J’ai informé le Prophète, Salla l-Lahou `alayhi wa sallam, que j’avais vu le croissant, alors il a commencé le jeûne et a ordonné aux gens de jeûner « . Ibnou Hibban a donné à ce Hadîth le degré de sahih -sûr-.
Quelqu’un qui a été informé par un enfant, ou par un grand pécheur (fâciq), par une femme ou un esclave disant qu’ils ont vu le croissant de lune de Ramadân, il lui est permis de jeûner s’il a confiance en eux. Sinon il complète le compte de Shabâne à trente jours. Lorsque le juge (Qâdî) a confirmé le jeûne, il est devenu obligatoire pour les habitants du pays proches où le croissant a été vu et qui ont les mêmes horaires de lever et de coucher du soleil et non pas dans les pays qui n’ont pas les mêmes horaires ; ceci est selon Ach-Châfi`i.
Tandis que selon Abôu Hanîfah, il est un devoir de jeûner pour les habitants de tout pays ayant appris la confirmation du jeûne dans n’importe quel autre pays, quel qu’en soit l’éloignement du pays où a été confirmé l’observation du croissant. Ainsi, selon lui, le jeûne devient obligatoire pour les habitants de l’extrême Occident s’ils ont appris que le jeûne a été confirmé en Orient et de même dans le cas contraire.
Les obligation du jeûne sont au nombre de deux :
– L’intention : elle a lieu dans le cœur. Il n’est donc pas une condition de la prononcer avec la langue. Il est un devoir de la faire pendant la nuit qui précède le jeûne, c’est-à-dire de la faire intervenir de nuit avant l’aube pour chaque jour de Ramadân, avec le cœur. On fait de même s’il s’agit d’un rattrapage. Ainsi, lorsque le soleil s’est couché et que le jeûneur fait l’intention de jeûner le jour suivant de Ramadân avant de faire ce qui rompt le jeûne, lorsqu’il ne refait pas cette intention après avoir mangé, elle lui est suffisante. Il est aussi un devoir de préciser de quel jeûne il s’agit, comme de préciser qu’il s’agit du jeûne d’un jour de Ramadân, d’un vœu (nadhr) ou d’une expiation même s’il n’en cite pas la cause. De plus, il est un devoir de faire l’intention pour chaque jour. En effet, il ne suffit pas de faire l’intention au début du mois pour tout le mois, selon Ach-Châfi`i. Les savants ont dit : « L’intention complète durant le mois de Ramadân est : »j’ai l’intention de jeûner le jour qui vient du mois de Ramadân de cette année par acte de foi et par recherche de la récompense de Allâh ta`âlâ « . Ainsi on peut dire : (nawaytou Sawma ghadin `an’adâ’i fardi Ramadâna hâdhihi s-sanata ‘Imânan wa-htiçâban li l-Lâhi ta`âlâ )
Chez certains savants, il suffit de faire l’intention durant la nuit du premier jour de Ramadân pour tous les jours du mois. On dit avec son cœur : « j’ai l’intention de jeûner trente jours au titre de l’obligation du jeûne de Ramadân de cette année, par acte de foi et par recherche de la récompense de Allâh ta`âlâ « .
Et il est un devoir pour la femme qui a les menstrues ou les lochies et dont l’écoulement a cessé la veille du jeûne, de faire l’intention de jeûner le jour suivant de Ramadân, même si elle n’a pas fait le ghousl – la grande ablution -. Le fait de manger, de dormir ou d’avoir des rapports après avoir fait l’intention et avant l’apparition de l’aube n’est pas préjudiciable. Celui qui s’est endormi de nuit sans avoir fait l’intention de jeûner puis ne s’est réveillé qu’après l’aube, il lui est un devoir de s’abstenir des choses qui rompent le jeûne et doit le rattrapage de ce jour de Ramadân. Quant au jeûne surérogatoire, il n’est pas requis concernant l’intention de la faire intervenir de nuit avant l’aube. Ainsi, s’il se réveille après l’aube, n’a rien mangé et rien bu puis fait l’intention de jeûner ce jour-là, par recherche de l’agrément de Allâh ta`âlâ par cet acte surérogatoire, tout ceci avant que le soleil ne s’écarte du milieu du ciel, son jeûne est valable.
– S’abstenir de toutes les choses qui rompt le jeûne : ceci depuis l’apparition de l’aube véritable jusqu’au coucher du soleil. Il est un devoir de s’abstenir:
– le fait de manger, de boire ainsi que d’introduire tout ce qui a un volume, même petit dans la tête, le ventre ou ce qui est semblable, à partir d’un orifice ouvert tel que la bouche ou le nez, ne serait-ce qu’un grain de sésame, une goutte d’eau ou de médicament, ou même des petites particules comme la fumée de cigarette si on se rappelle qu’on est en train de jeûner, ou à partir des orifices inférieurs, antérieur ou postérieur, ceci depuis l’aube jusqu’au coucher.
Celui qui mange ou boit par oubli, même en quantité et même durant le jeûne surérogatoire, n’a pas rompu son jeûne. Ainsi dans le Hadîth sûr :
[rapporté par Al-Boukhâri]: « Celui qui a oublié en faisant le jeûne et qui a mangé ou bu, qu’il poursuive son jeûne, c’est Allâh Qui l’a nourri et abreuvé ».
– se faire vomir : il est un devoir de s’abstenir de provoquer le vomissement délibérément par exemple avec son doigt, même s’il n’en a rien avalé dans son ventre. Et celui qui a vomi sans l’avoir provoqué et n’en avale rien, il n’a pas rompu son jeûne, cependant il se purifie la bouche avant d’avaler sa salive. Le Messager d’ Allâh, Salla l-Lâhou `alayhi wa sallam a dit :
[rapporté par Al-Hâkim et les quatre (At-Tirmîdhiyy, Ibnou Mâjah, An-Naçâ’iyy et Abôu Dâwôud ) « Celui qui a été gagné par le vomissement alors qu’il faisait le jeûne ne doit pas de rattrapage, mais celui qui l’a provoqué doit rattraper.
– les gouttes : dans le nez ou les oreilles si le médicament parvient jusqu’à l’intérieur du corps et également le clystère par les deux orifices inférieurs, antérieur ou postérieur. Les gouttes dans les yeux en revanche, ne rompent pas le jeûne ni l’injection à travers la peau, le muscle ou les veines.
– l’évanouissement qui dure toute la journée : le jeûne de quiconque est resté évanoui toute la journée, de l’aube au coucher du soleil, n’est pas valable. Il en est de même pour celui qui est atteint de folie, ne serait-ce qu’un instant.
– le rapport sexuel : il est un devoir de s’abstenir d’avoir un rapport et de faire sortir le maniyy – le sperme ou son équivalent féminin – par la masturbation ou le contact : cela annule le jeûne. Quant à l’émission du maniyy à la suite d’un regard, même d’un regard interdit, ou bien à la suite d’une imagination, cette émission ne rompt pas le jeûne.
– les menstrues ou les lochies.
S’assurer de l’entrée du maghrib pour la rupture la et s’abstenir avant l’aube.
Étant donné que le temps du jeûne s’étend de l’aube jusqu’au coucher, il est un devoir de connaître les deux limites du jour pour chaque personne responsable de l’accomplissement du jeûne. En effet, ceux qui appellent à la prière de nos jours sont pour la plupart ignorants des temps des prières selon la Loi. Par conséquent, on ne se base pas sur les appels à la prière enregistrés qu’ils diffusent aux environs du temps de l’aube et du coucher.
L’aube est donc la lueur blanche transversale et horizontale qui apparaît à l’horizon est. À son début, il y a une légère rougeur mélangée à sa blancheur. Ensuite, après environ une demi-heure, cette rougeur devient plus prononcée. C’est donc cette lueur blanche qui est l’aube. Il est un devoir de faire l’intention avant l’apparition de cette lueur blanc ,le prophete a dit !
« Il se peut que quelqu’un pense faire des prières surérogatoires de nuit et il ne gagne de cela que la veille et il se peut que quelqu’un pense faire le jeûne et il ne gagne de cela que la faim et la soif » rapporté par ibnou Hibbân. C’est à dire que cette personne a fait des actes qui n’étaient pas valables du fait qu’il manque des conditions de validité ou des piliers, ou elle a fait des actes qui ne remplissent pas les conditions pour être récompensés. Donc La bonne intention à elle seule ne suffit pas pour la validité des actes d’adoration.
Ainsi, celui qui a mangé après l’aube, croyant que l’aube ne s’est pas encore levée, son jeûne n’est pas valable, il doit le rattrapage et doit s’abstenir des choses qui rompent le jeûne le restant de la journée. S’il avait fait son ijtihâd, c’est-à-dire s’il avait fait un effort de déduction et avait mangé puis, s’il s’avère que l’aube était déjà apparue, il ne commet pas de péché. C’est le cas par exemple de celui qui se base sur le cri du coq qu’on a expérimenté. De même, s’il a mangé juste avant la disparition de tout le disque solaire lors du coucher, en croyant que le soleil s’est déjà couché, puis qu’il s’est avéré qu’il n’en était pas ainsi, son jeûne n’est pas valable et il doit le rattrapage de ce jour. Quant à celui qui mange sans excuse juste avant le coucher, il commet un péché. Allâh ta`âlâ dit :« Il vous est autorisé de manger et de boire jusqu’à ce que la distinction entre la blancheur du jour et l’obscurité de la nuit vous apparaisse à l’aube, Et poursuivez le jeûne jusqu’à la nuit » [sôurat Al-Baqarah / 187], le lever de l’aube étant le signe de la fin de la nuit et le coucher du soleil étant un signe du commencement de la nuit.
La mécréance et l’apostasie rompent le jeûne.
De même, il est un devoir pour le musulman de se maintenir en Islam à jamais, pendant Ramadân et en-dehors de Ramadân. Il est donc un devoir d’éviter de tomber dans la mécréance, par ses trois sortes :
– La mécréance par la parole : comme celui qui insulte Allâh, le Coran ou l’Islam.
– La mécréance par la croyance : comme le fait de croire qu’ Allâh est un corps ou une lumière ou une âme.
– La mécréance par les actes : comme le fait de jeter le livre du Coran dans les ordures ou la prosternation pour une idole.
En effet, persévérer sur la foi de l’Islam et ne pas le rompre est une condition de validité du jeûne pour celui qui le fait. La mécréance est donc une cause d’invalidation du jeûne. Celui qui tombe dans une de ces sortes de mécréances, commettant ainsi l’apostasie alors qu’il était en train de jeûner, son jeûne est annulé et il doit revenir immédiatement à l’Islam en prononçant les deux témoignages. Il doit d’autre part s’abstenir le restant de la journée des choses qui rompent le jeûne, puis rattraper ce jour immédiatement après Ramadân, après le jour de la Fête (al-`Id): Comment le Musulman Préserve sa Foi.
Les jours où il est interdits de jeûner
– Le jour de la Fête de la fin du jeûne (`Idou l-fitr) qui est le jour où on accomplit la prière de la Fête
– Le jour de la Fête du sacrifice (`Idou l-‘adhâ) qui est le jour où l’on accomplit la prière de la Fête.
Mouslim a rapporté de `Aicha, qu’ Allâh l’agrée, elle dit ce qui signifie : » Le Messager d’ Allâh, Salla l-Lâhou `alayhi wa sallam, a interdit deux jeûnes : celui du jour de al-fitr- la Fête de la fin du jeûne – et celui du jour de al-‘adhâ – la Fête du sacrifice- » ;
– Les trois jours de at-tachriq, et ce sont les trois jours qui suivent le jour de la Fête du sacrifice. Le Messager d’ Allâh, Salla l-Lâhou `alayhi wa sallam, a dit
« Les jours de at-tachriq sont des jours où on mange et où on boit », [rapporté par Mouslim].
– Le jour du doute, c’est le trentième jour de Shabâne dans le cas où certaines personnes ont dit avoir vu le croissant de lune de Ramadân, par exemple des personnes comptant parmi les grands pécheurs (fâciq), des femmes, des enfants ou autres de ceux dont la parole ne confirme pas le début du jeûne. Le Prophète, Salla l-Lâhou `alayhi wa sallam a interdit de jeûner ce jour
« N’anticipez pas Ramadân d’un ou deux jours. Jeûnez à la vue [du croissant] et interrompez le jeûne à la vue [du croissant] et si l’observation et gênée [par des nuages par exemple], completez le compte de Shabâne à trente jour Al-Boukhâriyy et Mouslim]. et il a dit aussi
« Celui qui jeûne le jour du doute, il désobeit à Abou l-Qâcim », [rapporté par abôu dâwoud]. Abou I Qacim est le surnom du prophète Mouhammad.
– La deuxième moitié de Shabâne. Il n’est donc pas permis de la jeûner sauf si son jeûne est relié avec un jeûne qui le précède, ou si on jeûne par rattrapage, par vœu (nadhr), par expiation (kaffârah) ou par wird – comme celui qui jeûne le lundi et le jeudi de chaque semaine de toute l’année -.
Jeûner les six jours de chawwâl
Il est recommandé de jeûner six jours de Chawwâl. Il est d’autre part recommandé de les accomplir en continu à la suite de la Fête, après la Fête. Si on les accomplit séparément, la sounnah est quand même réalisée. D’après Abôu ‘Ayyôub Al-‘AnSâriyy, le Messager d’ Allâh, Salla l-Lâhou `alayhi wa sallam, a dit:
[rapporté par Mouslim] qui signifie : « Celui qui jeûne Ramadân et le fait suivre par [le jeûne de] six jours de Chawwâl aura une grande récompense ».
Il est interdit d’interrompre le jeûne d’une obligation pour celui qui s’y engage que ce soit en l’accomplissant dans son temps, en rattrapage ou par vœu. Mais lorsque c’est un jeûne surérogatoire, il lui est permis de l’interrompre..
La louange est à Allâh le Créateur du monde.
SALAMOU ALEYKOUM MA SOEUR DE COEUR
BARAKALLAHOU FIKA OUKHTI KBIRA.
QU’ALLAH T’ELEVE ET TE GARDE DANS SA STATION DES RAPPROCHES.
QU’ALLAH TE FORTIFIE ET QU’IL AGREE TA SCIENCE DANS SA SAGESSE INFINIE.
RAMADAN MOUBARAK ET NE M’OUBLIE SURTOUT PAS DANS TES PRIERES.
SOIT SANS CRAINTE FRERE DE COEUR
RAMADAN MOUBARAK A TOI AUSSI
SAHA FTOUREK
En islam, ni la Mecque, ni un sacerdoce, ni un centre unique comme le Vatican n’est capable d’édicter une fatwa, un avis religieux qui serait obligatoire ou même acceptable par tous les musulmans. Une telle situation encourage la relation directe du musulman avec son Dieu et l’incite à examiner les textes islamiques sans passer par un ministre de culte. Ainsi, se forgera une égalité entre les croyants et une démonopolisation de l’interprétation du Coran et de la Sunna ( les dires et les comportements du prophète Mouhammad (PBSL)
Cette structure intrinsèque, propice au développement de l’individualisme, ouvre la voie à de multiples interprétations du texte sacré, à l’émergence d’un leadership grandement éclaté et à la prolifération des organismes et des leaders religieux islamiques. Elle a empêché et empêche toujours une institution religieuse comme Al Azhar – la plus ancienne et prestigieuse autorité de l’islam sunnite basée en Égypte – de concentrer entre ses mains l’accès au texte sacré et d’uniformiser l’interprétation des textes sacrés pour ainsi devenir, comme l’est le Vatican pour les catholiques, l’unique institution religieuse officiellement reconnue par les musulmans.
D’ailleurs, c’est cette hiérarchie molle et mal structurée qui a permis à des gens comme Ben Laden de se faufiler entre ses parois pour penser son propre islam et répandre ses propres fatwas concoctées selon une recette composée d’un choix d’ingrédients fortement politisés.
Dans la religion catholique, c’est une autorité religieuse qui désigne le clergé (pape, évêque, prêtre, diacre, etc.) Le clergé catholique se consacre entièrement au culte et le célibat religieux y est prôné ou imposé. En revanche, et dans le même contexte, l’imam ne connaît pas la vie religieuse au sens strict. Il peut se marier, avoir des enfants et exercer une activité professionnelle. La religion et la vie mondaine se côtoient sans peine. Par exemple, Abou Hanîfa, «le plus grand imam sunnite», se démarquait par son intelligence et sa vivacité d’esprit dans le domaine du commerce et des transactions. En plus, il fut un juriste connu en jurisprudence et un enseignant hors pair. Dans ce contexte, nous soulignons qu’une bonne partie des musulmans accepte une interprétation qui ne fait pas de séparation entre les différentes activités humaines. Pour eux, l’islam est din wa dounya (vie et religion) et les croyants, et en premier lieu les imams, sont appelés à s’occuper de tous les aspects de la vie. La séparation entre laïc et religion, entre politique et religion, entre État et religion n’existe pas. Cette séparation est rejetée et même attaquée.
L’élément vital de la structure intrinsèque islamique montrant la fragilité du clergé islamique se nourrit de deux points essentiels:
l’unicité de dieu qui occupe une place très importante dans le dogme et la foi islamique. Cette unicité est un élément clé très cher au cœur du musulman. Le croyant, par peur d’associer quelqu’un ou quelque chose à dieu, ne donne aucun rôle de médiation et n’accepte aucune intervention entre lui et dieu;
la liberté qu’a le musulman pratiquant de choisir la voie qu’il veut emprunter parmi les écoles, les tendances et les interprétations accessibles. L’absence de sacrements, l’opportunité offerte à chaque musulman d’interpréter le texte sacré pour y trouver les solutions à ses problèmes ainsi que la possibilité d’accomplir les rites religieux en solo affaiblissent le rôle des intermédiaires religieux et font de la structure organisationnelle de l’islam, une structure caractérisée par un clergé non hiérarchisé, non structuré, fragile, favorisant la concurrence et la division entre les oulémas
( savant de l’islam).
Mais les textes sacrés de l’islam peuvent aussi être interprétés – d’ailleurs ils l’ont été tout au long de l’histoire islamique –en faveur des leaders absolus et même des despotes. Pour certains jurisconsultes, surtout ceux qui étaient proches du pouvoir, l’existence d’une autorité est nécessaire et l’obéissance à cette autorité est demandée. Ainsi, le verset coranique suivant: « O, les croyants! Obéissez à Dieu, et obéissez au messager et à ceux d’entre vous qui détiennent le commandement…, renforcé par le hadith ( parole du prophète) rapportant que le prophète de l’islam a dit : « si quelqu’un voit quelque chose d’indésirable en son chef ou dirigeant, il doit être patient car, s’il s’éloigne, ne serait-ce qu’un peu de l’obéissance, il mourra dans l’ignorance », ont été interprété comme un appel à l’obéissance à une catégorie de gens dont les dirigeants politiques des pays musulmans font partie. D’ailleurs, les événements qui ont secoué les pays arabes, connus sous le nom de printemps arabe, ne sont qu’une révolte de cette mainmise des dictateurs sur la vie des citoyens dans ces sociétés. Ces clameurs populaires réclamant la démocratie et la liberté d’expression visaient le bouleversent des anciens discours des oulémas ( savants de l’islam) sollicitant une grande soumission au pouvoir existant et même si ce dernier opprime et inflige des souffrances.
Il est vrai que certains cultes islamiques, comme les prières par exemple, se font en groupe et demandent que l’un des musulmans présents soit nommé « imam » (imam dérive du verbe arabe amma, c’est-à-dire celui qui est devant); il est vrai aussi que certaines personnes, à cause de leur savoir en sciences religieuses, de leur connaissance de la vie contemporaine, de leur charisme, de leur prestige, de leur responsabilité au sein de la communauté musulmane, se distinguent en se propulsant à l’avant scène. Mais cela ne donne à ces individus, en aucun cas, un lien privilégié avec dieu et ne leur attribue jamais le statut d’intermédiaire entre Dieu et les fidèles. Il ne fait pas d’eux des clergés au sens catholique du mot. Ce n’est qu’un fait social qu’on rencontre chez tous les groupes humains indépendamment de leur religion. Mais ces individus ont fait de telle sorte que certains cultes passent par un médiateur pour être acceptés religieusement et socialement. Ils ont, par exemple, exigé l’existence d’un imam (appelé mazoun) pour pouvoir contracter un mariage; un imam pour diriger la prière mortuaire; un imam (appelé khatib) pour prononcer le prêche de vendredi ; etc.
Parmi les oulémas qui ont exigé la résignation aux lois imposées par les pouvoirs, les imams occupent le premier plan.
LES IMAMS
Le terme «imam» dérive de la racine linguistique arabe amma. Cette racine est à l’origine de plusieurs mots qui sont entrés dans le vocabulaire islamique. De cette racine dérivent les mots qui signifient: chemin, chef, religion, mère, principe, nation, communauté, source, etc. Il suffit de signaler que les deux mots oumma (=communauté, comme dans oumma islamiyya, la communauté musulmane) et imam (guide, celui qui se tient devant et dirige la prière) dérivent de cette même racine.
Les imams, dans le sens large et religieux du terme, sont des responsables religieux dont la fonction peut être simple, comme diriger une seule fois la prière, ou complexe, tel guider spirituellement et temporellement la communauté musulmane toute entière. Ces imams – indépendamment de leurs importances, leurs occupations, leur classes sociales, leur métiers, leur moyens de vivre, etc. – ont une fonction sociale aux multiples facettes et jouent un rôle étendu à savoir: prêcher, orienter, éduquer, enseigner, contrôler, surveiller, exhorter, avertir, censurer, etc.
Par la suite, nous allons faire une classification aléatoire des imams en essayant de mettre l’accent sur les plus influents.
Les grands imans.
Parmi les grands imams nous énumérons en premier plan :
Les grands imams chez les chiites : Ce sont les successeurs du prophète Mouhammad, les guides suprêmes qui dirigent la communauté musulmane. Ils doivent être les descendants du quatrième calife Ali Ibn Abi Taleb . Les chiites prétendent que le choix de ces grands imams est une affaire divine. Pour cette raison ils les déclarent justes, éclairés, connaisseurs du futur et infaillibles. Les grands imams chiites guident, organisent le culte, s’occupent de la communauté, veillent à réaliser ses buts et surveillent le bon fonctionnement de ses institutions.
Le nombre des grands imams chiites est différent. Ils sont 12 chez les chiites jaafarites ou duodécimains, 7 chez les ismaélites ou septimaniens, 5 chez les zaydites .
Les califes, c’est-à-dire les vicaires ou les successeurs du prophète. Ils ont dirigé l’état islamique après la mort du prophète. Ils sont aussi de grands imams. Dans la théorie sunnite, les quatre premiers califes qui ont succédé au prophète sont nommés les califes bien guidés. Ils sont dans l’ordre : Abou Bakr Assiddiq, Omar Ibn Alkhattab, Othman Ibn Affan et Ali Ibn Abi Taleb.
Il existe des différences entre le calife, en tant que grand imam pour le sunnisme, et le grand imam chiite chez la branche majoritaire du chiisme, la branche duodécimaine. Le premier est élu par des gens et peut commettre des fautes, tandis que le deuxième, l’imam, selon l’idéologie chiite duodécimaine, est choisi par dieu et il est infaillible. Le titre de calife a un sens politique plus riche. Pour l’imam chiite, c’est plutôt le sens religieux et spirituel qui est plus important. En général ces deux personnages avaient dans le temps les mêmes responsabilités: guides suprêmes de la communauté et gouverneurs. Aujourd’hui, ces deux genres de personnalités n’existent plus. Atatürk (1881-1938), président de la Turquie, a aboli le califat. Tandis que le dernier grand imam du chiisme duodécimain est caché; il est actuellement en occultation (occulté depuis le dixième siècle) et les chiites duodécimains attendent sa parousie.
Les fondateurs de chacune des quatre écoles juridiques sunnites, Abu Hanifa, Malîk, Shâfi’i et Ibn Hambal, sont aussi de grands imams. Mais ces derniers ne gouvernaient pas. Ils étaient créateurs des tendances à suivre; des maîtres religieux que les musulmans sunnites suivent et imitent pour résoudre les problèmes de la vie quotidienne.
Les marja’ al-taqlid ( sources d’imitation) sont aussi des grands imams pour les musulmans chiites. Ils occupent un rang élevé. Leur nombre est réduit à cause des conditions exigeantes pour accéder à ce statut. Les fidèles chiites puisent chez eux la façon de résoudre les problèmes cultuels et sociaux. Marja’ al-taqlid est un imam qui se nomme aussi ayatollah (ayatollah = mot composé de deux syllabes :ayat=signe, allah=dieu; ayatollah=signe de dieu), mais c’est un ayatollah ouzma, (= magnifique signe de dieu ou grand signe de dieu). Khomeini (1902-1989) guide de la révolution islamique en Iran était un ayatollah ouzma. Dans les temps qui courent, le grand imam Sistani (1930 – ) qui vit en Iraq et qui est suivi par un très grand nombre des chiites, est aussi un grand ayatollah.
Le mufti est un grand imam qui s’occupe d’un territoire national déterminé. Chaque pays islamique de tendance sunnite a son propre mufti. Il est nommé mufti aljoumhouryat (mufti de la république). C’est un conseiller juridique en droit islamique. Il s’occupe parfois de la politique et est proche du pouvoir et payé par lui. Dans la plupart des pays islamiques, le mufti généralement appuie et légitime les pouvoirs en place.
Le houjat al-islam ( preuve de l’islam). Ce sont des titres religieux en islam chiite donnés aux théologiens érudits de grade élevé.
Les moujtaheds ou les jurisconsultes qui exercent un effort de réflexion personnelle. Ils sont des intellectuels musulmans et leurs relations directes avec leurs coreligionnaires sont minimes.
En parlant des grands imams, force est de signaler l’importance de la catégorie des maîtres des confréries soufies. Ces confréries sont les organismes religieux les bien structurés de l’islam. À la tête de chacune d’elle il y a un imam, un maître soufi bien écouté. Or dans le milieu soufi circule un adage voulant que: qui n’a pas un cheick (maitre) le diable est son cheikh …..
Bel exposé trés chere seydat lilia …néanmoins le coran et les hawadiths ne sauraient être interprétés que suivant des regles trés strictes ,ce qui ferme la porte d’interpretations individuelles ….
WALLAHHOU TAALLAH AHLAM
BON RAMADAN
HISTOIRE DU JOUR : SOURATE FIL, sourate éléphant
Au frère ABDOULAYE GARIB TAYROUKI qui aime raconter des histoires instructives, tes lumières nous manquent
Un aspirant marabout du nom de Kalanden (qui avait pourtant tout le Coran en tête) peinait à subvenir à ses besoins. Il joignait difficilement les deux bouts comme maitre coranique. La situation devenait de jour en jour intenable. Un matin il prit quelques affaires et s’en alla en aventure. Il fit quelques villes et quelques villages, vivant de petits boulots. Tout malheureux, amaigri et affamé, il arriva un jour au village de KARAMOGO, un cultivateur comme un autre. Le sort favorisa leur rencontre.
Après les préliminaires, le jeune homme lui expliqua qu’il est aspirant marabout mais que la chance ne lui sourit pas. Karamogo lui demanda : tu as lu le coran jusqu’ a quel niveau ? Tu connais sourate FIL ? Le jeune homme se dit intérieurement voila c’est la fin, il ne manquait plus que ca, il va m anéantir une bonne fois avec cette sourate FIL parce que cette sourate c est pour détruire un ennemi. Puis il dit à haute voix en souriant : bien sur je connais sourate FIL (c est à moi qu’on pose cette question, moi qui ai tout le coran en tête, se dit-il). Alors bien, tu n as plus besoin d autres choses, cette seule sourate nous suffira pour tout. Je me demande comment avec cette seule sourate en tête, tu peux souffrir. Karamogo apprit au jeune homme un secret rapide de sourate FIL pour la chance, lui dit de passer à la pratique séance tenante. 3 jours plus tard le jeune homme n avait plus de soucis de subsistance. Comme quoi ce qui peut détruire peut aussi apporter du bonheur, preuve de la versatilité des versets coraniques (parce qu’ ils sont divins, les versets coraniques sont multi directions et multi fonctions, tout dépend de la volonté de l’opérateur). Karamogo apprit enfin au jeune homme les autres secrets de chance de la sourate ainsi que ses secrets d’attaque et de défense. C est tout heureux que le jeune homme Kalanden retourna chez lui et se dit que c est maintenant qu’il vient d apprendre le Coran pour de vrai.
Histoire tres instructive.Et c’est une realite les versets sont multi fonctionnels e multi directionnels.
Bonsoir LILIA ROSE,le dictionnaire encyclopédique du blog M.H.D. ! C,est avec grand intérêt que je suis analytiquement tes posts relatifs à la religion et spiritualité.Nulle part tu ne t,es trompée ni commis d,erreurs,chaque mot arabe ou chaque notion hébraïque est clairement défini par des démonstrations référencielles coraniques ou bibliques.Sois à l,aise ma favorite for ever ! Je t,embrasse très religieusement !